Publié le 16 Mai 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 15,1-8):

«Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite: Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit: ainsi, vous serez pour moi des disciples».

 

L’application

 

Nous connaissons cette image de Vigne et les sarments. La question qui se pose est, comment ? Nous tous aimerions nous connecter à la vigne d’une manière permanente, pourtant on n’y arrive jamais. En reconnaissant cette faiblesse, nous prions ardemment: Seigneur, ayez pitié de nous.

Pour moi personnellement, je demande au Seigneur son conseil et je Le mets devant moi, pour qu’Il s’avance et que je Le suive. J’imagine, si Le Seigneur est devant moi et comment agirait-t-il ?

Tout ce que je fais, à partir de cette contemplation, je le fais comme une volonté divine. Tout ne se passe pas bien, pourtant ma conscience me pardonne facilement et j’accepte les échecs volontiers. Il faut tout mettre devant Dieu et demander-Lui  de nous accompagner. La première lecture peut être un modèle pour notre vie quotidienne, lors d’un confit de la vie.

«Demeurez en moi, comme moi en vous»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons à nouveau Jésus entouré de ses disciples, dans une ambiance d'intimité. Il leur confie ce qu'on pourrait qualifier comme ses dernières instructions, ce qu'on dit au dernier moment juste avant le départ, et comme tel cela a une force spéciale, car il fait office de testament.

Nous l'imaginons au cénacle. Là, Jésus leur a lavé les pieds, Il leur a annoncé une fois de plus son départ, leur a transmis l'amour fraternel et les a consolés en leur donnant l'Eucharistie ainsi que la promesse de la venue du Saint Esprit (cf. Jn 14). En lisant cet évangile, au chapitre 15, nous trouvons l'exhortation à l'unité dans la charité.

Le Seigneur ne cache pas à ses disciples les dangers et difficultés qu'ils rencontreront dans le futur: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20). Mais Il leur conseille de ne pas se laisser abattre ni se sentir opprimés face à la haine du monde: Jésus renouvelle sa promesse de leur envoyer leur Défenseur, il leur garantit son assistance dans tout ce qu'ils lui demanderont et enfin, Il prie son Père pour eux, pour nous tous, dans sa prière sacerdotale.

Le danger pour nous ne vient pas de l'extérieur: la menace vient de nous mêmes quand l'amour fraternel parmi les membres du Corps Mystique de Jésus n'est pas présent et quand l'unité n'existe pas entre le Corps et la Tête de ce Corps Mystique. La recommandation de Jésus est claire: «Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5).

Les premières générations de chrétiens avaient conservé une notion vive du besoin de vivre unis par la charité: voici un témoignage d'un père de l'Eglise, Saint Ignace d'Antioche: «Courez tous à l'unisson comme un seul temple de Dieu, un seul autel, un seul Christ qui procède d'un seul Père». Voici encore la recommandation de notre Sainte Mère: «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5).

 

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Publié le 15 Mai 2017

Gospel text (Jn 14,21-26): 

Jesus said to his disciples, «Whoever keeps my commandments is the one who loves me. If he loves me, he will also be loved by my Father; I too shall love him and show myself clearly to him». Judas —not the Iscariot— asked Jesus, «Lord, how can it be that you will show yourself clearly to us and not to the world?». Jesus answered him, «If anyone loves me, he will keep my word and my Father will love him; and we will come to him and make a room in his home. But if anyone does not love me, he will not keep my words, and these words that you hear are not mine but the Father's who sent me. I told you all this while I was still with you. From now on the Helper, the Holy Spirit whom the Father will send in my name, will teach you all things and remind you of all that I have told you».

«The Helper, the Holy Spirit whom the Father will send in my name, will teach you all things and remind you of all that I have told you»

Fr. Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Spain)

Today, Jesus shows us his immense desire for us to share his plenitude. United with him, we live into the stream of divine life that is the Holy Trinity. «God is with you. In your soul filled with grace, lives the Blessed Trinity. —This is why, you, despite all your misery, may and must be in steady conversation with the Lord» (Saint Josemaria).

Jesus assures us He will be present with us in the divine intimacy of the soul through grace. Thus, we Christians are no longer orphans. He loves us so much that, though He does not need us, He does not want to prescind from us. 

«Whoever keeps my commandments is the one who loves me. If he loves me, he will also be loved by my Father; I too shall love him and show myself clearly to him» (Jn 14:21). This thought helps us to have presence of God. And those desires or thoughts which, eventually, are wasting our time and preventing us from abiding by the divine will, will have no room any more on our minds. This is an advice from saint Gregory the Great: «Let us not be seduced by the flattery of prosperity, because it is a stupid traveler he who sees, during his journey, delightful prairies but forgets where he was heading for».

God's presence in our heart will help us discover and carry out in this world those designs the Divine Providence may have planned for us. The Spirit of the Lord will arouse initiatives in our heart to be placed on top of all human activities and, thus, make Christ stand out over and above all of us. If we manage to have this intimacy with Jesus we shall end up by being good sons of God and will always and everywhere feel as his friends: whether in the street, amidst our daily chores or within our family life.

All light and fire of divine life will fall upon each one of the faithful who are willing to receive the gift of divinity living in our soul. God's Mother will intercede for us —as our own mother that she also is— to deeply enter into this covenant with the Holy Trinity.

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Publié le 15 Mai 2017

Texte de l'Évangile (Jn 14,21-26):

 «Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui». Jude lui demanda: «Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde?». Jésus lui répondit: «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi: elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit».

«Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous montre son immense désir de ce que nous participions de sa plénitude. Incorporés à Lui, nous sommes à la source de la vie divine qu'est la Très Sainte Trinité. «Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité. -C'est pourquoi, toi, en dépit de tes misères, tu peux et tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur» (Saint Josemaría).

Jésus assure qu'il sera présent en nous par l'inhabitation divine dans l'âme en état de grâce. Les chrétiens ne sont donc plus orphelins. Puisqu'Il nous aime tant, alors qu'Il n'a pas besoin de nous, il ne veut pas se passer de nous.

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui» (Jn 14,21). Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Alors, il n'y a pas de place pour d'autres désirs ou pensées qui, pour le moins, nous font perdre du temps et nous empêchent d'accomplir la volonté divine. Voici une recommandation de saint Grégoire le Grand: «Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination».

La présence de Dieu dans notre cœur nous aidera à découvrir et à réaliser dans ce monde les plans que la Providence nous a assignés. L'Esprit du Seigneur suscitera dans nos cœurs des initiatives pour les placer au sommet de toutes les activités humaines et rendre ainsi présent le Christ au plus haut de la terre. Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous parviendrons à être de bons enfants de Dieu et nous nous sentirons ses amis en tout lieu et à tout instant: dans la rue, au milieu de la tâche quotidienne, dans la vie de famille.

Toute la lumière et le feu de la vie divine se déverseront sur chacun des fidèles qui sont disposés à recevoir le don de l'inhabitation. La Mère de Dieu, qui est notre mère, intercèdera pour que nous pénétrions dans cette fréquentation de la Sainte Trinité.

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Publié le 15 Mai 2017

Nous tous aimerions d’avoir une vie paisible et agréable, pourtant la vie ne nous offre ni cette tranquillité ni une stabilité. Même dans une communauté qui est enracinée en Dieu, est en difficulté, parce que la différence et la partialité sont le jeu du jour. La première lecture du jour nous présente un très bon exemple. Il faut le regarder et l’associer avec l’évangile du jour, particulièrement, comment Jésus était le Chemin, la Vérité et la Vie pour les chrétiens, lorsqu’ils étaient en difficulté.

Tout commence avec une bonne écoute et discernement. La patience et la bien vaillance nous aide à regarder les événements tels qu’ils sont, sans porter notre propre jugement. Les Apôtres entrent en dialogue et corrigent en introduisant le service de diaconie. Il faut savoir discerner le bon fonctionnement et déléguer la responsabilité avec les autres.  Il important de noter que ce discernement est ancré dans la prière et consécration. Nous recevons une mission, la mission du Seigneur.

Comment pour ce peuple, Jésus devient le chemin éternel vers le Père ? En regardant la manière donc Jésus a vécu sa vie, en écoutant tout ce qu’Il a dit, et en les mettant en œuvre, ils sont devenus le christ pour le monde. La vie du Christ commence à revivre dans le cœur du monde par ce peuple et sans Lui, ils ne verront plus un sens de la vie.

Ils ont appris la vérité de la Croix, comme un chemin vers la résurrection. Il faut assumer notre responsabilité, accepter notre difficulté et notre confit comme real, et aller vers Celui qui nous a appelés. Il va nous aider à découvrir la vérité de la vie, la Vie en Christ. Tous ceux et celles qui ont découvert cette vérité, mettrons toute leur énergie et force à l’accomplissement de la volonté divine. C’est ainsi, la vie d’une personne de foi, est radicalement transformé et configurée au Christ. Voilà, Jésus est la vie.

Cette vie en Christ nous aide à découvrir son Père. Il faut Le découvrir  en son Fils, le seul qui est capable de nous faire comprendre la volonté divine. Tous ceux et celles qui ont vu le Christ, certainement ont vu son Père. Autrement dire, nous ne devons pas chercher le Père en dehors de son Fils, car le Fils est en Père et le Père est en Fils.

Si nous sommes appelés à vivre une telle vie qui ressemble celle du Père, ce n’est pas par hasard. Saint Pierre dans la deuxième lecture nous a dit que nous sommes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que nous annoncions les merveilles de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

 

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Publié le 10 Mai 2017

Gospel text

(Jn 13,16-20):

After Jesus had washed the feet of the disciples He said «Truly, I say to you, the servant is not greater than his master, nor is the messenger greater than he who sent him. Understand this, and blessed are you if you put it into practice. I am not speaking of you all, because I know the ones I have chosen and the Scripture has to be fulfilled that says, ‘The one who shared my table has risen against me’ I tell you this now before it happens, so that when it does happen, you may know that I am He. Truly, I say to you, whoever welcomes the one I send, welcomes me, and whoever welcomes me, welcomes the One who sent me».

 

The application

 

If there is something that the disciples have recalled fondly after the resurrection is this very moment of sharing the bread and in the heart of this sharing Jesus has placed the service. The washing of the feet is placed as the centre of this breaking of the bread. It is certainly very clear that Jesus is as the service of the will of the Father. Mint time Jesus reminded his disciples to understand the importance of the accomplishment of the divine will, for Him, and for the society.

It is from here that Jesus forms and sends His disciple in mission. This divine preparation will be recalled later, when the disciples themselves would call this very sharing of the Word of God in the breaking of the bread, like the disciples of Emmaus, as a heart burning and joyful moment of life.

Paul and all those who accompanied him will share with the people this joy of the divine accomplishment in Jesus, certainly, without judging others. Jesus knew that our enemy reminds not outside of us, rather in us. This is the crude and painful truth that He teaches today. The devil always tries to put the darkness in our heart that even if the sun remains bright outside, the devil doesn’t allow the light to enter into us.

Unless and until we discover the Holy Spirit that God has sent to us, it’s very difficult to understand the salvific plan that God has accomplished in Christ. Unless and until we discover and accept the Christ crucified, we will never be able to understand how much God loves us in Christ.

«After Jesus had washed the feet of the disciples...»

Fr. David COMPTE i Verdaguer
(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, as with those movies that, at the beginning, take us back in time, our liturgy remembers a passage that belongs to the Holy Thursday: Jesus washes the feet of his disciples (cf. Jn 13:12). Thus, this gesture —read from the Easter perspective— recovers a perennial validity. Let us consider only three ideas.

In the first place, the centrality of the person. In our society it seems that to do is the thermometer to measure a person's worth. Within this dynamic it is easy for people to be considered as tools; we use each other extremely easy. Today, the Gospel urges us to transform this dynamic into service dynamics: the other party will never be just a tool. It would rather be a matter of living a spirituality of communion, where the other one —quoting John Paul II— becomes “someone that belongs to me” and a “gift to me”, whom we have “to give room” to. In our language we could translate it as “to care about other people's feelings”. Do we care about other people's feelings? Do we listen to them when they speak to us?

In our world of image and communications, this is not a message to transmit, but a job to be done, to live up to every day: «and blessed are you if you put it into practice!» (Jn 13:17). Maybe, this is why the Master does not limit himself to an explanation: He imprints into his disciples' memory his gesture of service, to pass it immediately on to the Church's memory; a memory that we demand to become a gesture, time and again: in the lives of so many families, of so many people.

Finally, a warning signal: «The one who shared my table has risen against me» (Jn 13:18). In the Eucharist, Jesus resurrected becomes our servant, He washes our feet. But the physical presence is not enough. We have to learn in the Eucharist and get the necessary strength from so that it may become a reality that «having received the gift of love, we die to sin and we live for God» (Saint Fulgence, Bishop of Ruspe).

 

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Publié le 10 Mai 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 13,16-20):

Après qu'il leur eut lavé les pieds, leur dit: «Amen, amen, je vous le dis: le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture: Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, je suis. Amen, amen, je vous le dis: recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie».

L’application

 

S’il y avait une chose qui préoccupait le Seigneur, c’était l’accomplissement de la volonté de Dieu. Pourtant Il laisse l’homme libre de choisir de l’accepter ou de le rejeter. C’est dans cette liberté l’homme est invité à choisir et à agir. Jésus prépare ses disciples à cette liberté. Que l’homme arrive à découvrir le projet divin pour lui, et à travers de l’accomplissement de ce projet personnel, Dieu se révèle son œuvre dans ce monde.

Jésus nous affirme l’actualité du jour. Les hommes qui sont avec nous, ne sont pas forcément avec nous. Il faut pourtant vérifier et affirmer, si sommes-nous un de ces gens ? Comment pouvons-nous découvrir notre position ? Jésus nous aide à identifier notre position : recevoir l’envoyé dans notre vie. Pour le recevoir, il faut savoir identifier cette présence divine dans notre vie quotidienne.

Une fois qu’on est branché à ce projet divin, petit-à-petit, nous pouvons découvrir non seulement celui qui est envoyé, mais aussi CELUI qui l’a envoyé. Il faut reconnaitre l’heure de cet enseignement ; après le lavement des pieds. Ce moment est un moment de transition de pratique (de service) vers la source de cette pratique (l’accomplissement de l’Ecriture.)  

 

«Après qu'il leur eut lavé les pieds…»

Abbé David COMPTE i Verdaguer
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui comme dans ces films qui commencent par raconter un événement passé, la liturgie se souvient d'un geste qui appartient au Jeudi Saint: Jésus lave les pieds de ses disciples (cf. Jn 13,12). Lu dans la perspective de Pâques, ce geste acquiert une valeur permanente. Voici simplement trois idées.

D'abord, le caractère central de la personne. Dans notre société, on dirait que le faire est le thermomètre de la valeur de quelqu'un. Il est alors facile de traiter les gens comme des instruments; nous nous servons des autres. L'Évangile d'aujourd'hui nous pousse à transformer cette dynamique en une dynamique de service: l'autre n'est jamais un pur instrument. Il s'agit de vivre une spiritualité de communion, où l'autre —selon les mots de Jean-Paul II— en vient à être «quelqu'un pour moi», un «don qui m'est adressé», auquel je dois «faire sa place». Sommes-nous attentifs aux autres? Les écoutons-nous quand ils nous parlent?

Dans une société de l'image et de la communication, il ne s'agit pas d'un message à transmettre, mais d'une tâche à remplir, à vivre chaque jour: «Heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique» (Jn 13,17). Voilà peut-être pourquoi le Maître ne se borne pas à une explication: il imprime le geste de service dans le souvenir des disciples, pour que l'Église en fasse mémoire; mémoire constamment appelée à se faire à nouveau geste: dans la vie des familles, dans la vie des personnes.

Et pour finir un cri d'alerte: «Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber» (Jn 13,18). Dans l'Eucharistie, Jésus ressuscité se fait notre serviteur, Il nous lave les pieds. Mais notre assistance physique ne suffit pas. Il faut apprendre de l'Eucharistie et y puiser les forces pour qu'il soit vrai qu'«ayant reçu le don de l'amour, nous mourions au péché et vivions pour Dieu» (Saint Fulgence de Ruspe).

 

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Publié le 9 Mai 2017

Gospel text

(Jn 12,44-50):

Jesus declared publicly: «Whoever believes in me, believes not in me but in him who sent me. And whoever sees me, sees him who sent me. I have come into the world as light, so that whoever believes in me may not remain in darkness. If anyone hears my words and does not keep them, I am not the one to condemn him; for I have come, not to condemn the world, but to save the world. The one who rejects me, and does not receive my word, already has a judge: the very word I have spoken will condemn him on the last day. For I have not spoken on my own authority; the Father who sent me has instructed me in what to say and how to speak. I know that his commandment is eternal life, and that is why the message I give, I give as the Father instructed me».

 

The application

Today’s readings are quite rich in theology and we have plenty for the application. Thus I propose to you all with lot of choice without giving or insisting any orientations.

First I invite you all to choose one or two words which you find interesting or personally interpellant or challenging. Once you have chosen to word, I invite you to observe the movements interior and see the feelings and emotions that dominate or dwells our thinking. It is here that the Lord works in you and is going to orient your day.

For an example, if you take the world, ‘sent’, see by yourself for what mission that The Lord has called you and sent you. Or simply, are you able to identify the person send by God, either to help you, or who is in need of your help. It is here, where the Lord invites you to act in His place, why not? You see already in the first reading that Paul is asked to be ready for a particular mission. You see there already the role of the community in prayer and the communion. Even though the elements necessary are not visible, they have learned to listen and engage by their obedience. And you………..?

Why not take the word faithfulness, or Jesus as the light of the world. It may be also equally important to look at the way Jesus affirms that He hasn’t come to judge us. Why not meditate on it and see in ourselves, how many times in our words, the way we look at people and gesture that we have become judgemental?  Why not meditate on the authority of Jesus and from where he has received this authority? And our own authority and how we exercise this in our daily life?  Or simply, Jesus brings us towards His Father, and where do we lead the people?

 

«Whoever believes in me, believes not in me but in him who sent me»

Fr. Julio César RAMOS González SDB
(Mendoza, Argentina)

Today, Jesus cries out; He cries out just as someone who is saying words everybody should clearly listen to. His clamor synthesizes his saving mission, as He has come «to save the world» (Jn 12:47), but not on his own but in the name of «the Father who sent me and has instructed me in what to say and how to speak» (Jn 12:49).

It is not yet a month ago when we were celebrating the Paschal Triduum: how much present was the Father in the final hour, the hour of the Cross! As His Holiness John Paul II has written, «Jesus, overwhelmed by his foreknowledge of the trial waiting for him, alone before God, invokes him with his usual and tender expression of trust: ‘Abbá, Father’». The next hours clearly show the intimate dialogue of the Son with the Father: «Father, forgive them, for they do not know what they are doing» (Lk 23:34); «Father, into your hands I commend my spirit» (Lk 23:46).

The importance of this work by the Father and his Messenger, well deserves the personal response of he who is listening. This response is to believe, that is, a profession of faith (cf. Jn 12:44); faith that gives us the light —by the same Jesus— so that we shall not remain in darkness. But, he who rejects all these gifts and manifestations, and does not listen to those words «already has a judge: the very Word I have spoken» (Jn 12:48).

Therefore, to accept Jesus is to believe in, see and listen to the Father, not to be in darkness, to obey the command of eternal life. We certainly deserve Saint John of the Cross' rebuke: «[The Father] with this Word said everything in one go (...). Consequently, if you would like to ask God now, or should you pretend some kind of vision or revelation, it would not only be a piece of nonsense, but an offence for God, for not looking up only at Christ without asking for any other thing or novelty».

 

 

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Publié le 9 Mai 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 12,44-50):

Jésus, lui, affirmait avec force: «Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé; et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé. Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver. Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour. Car ce que j'ai dit ne vient pas de moi: le Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer; et je sais que son commandement est vie éternelle. Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l'a dit».

 

L’application

 

Aujourd’hui, je vous invite à relever dans cet évangile certains mots qui vous interpellent. En prenant ces mots nous pouvons observer et contempler tout ce qui se passe à l’intérieur de nous. Il faut choisir parmi eux les points qui peuvent nous aide à grandir. Il est important que nous veillions dans ces mouvements intérieurs, comment Dieu nous parle et comment nous devons devenir nous-même les envoyés du Père.  

Si nous prenons le mot ‘envoyé’, nous pouvons nous demander pour qu’elle mission Dieu vous a choisi aujourd’hui et contemplons la manière donc nous allons agir comme ‘envoyé(e)’ du Père. Comment allons-nous représenter Dieu aujourd’hui ?

Si nous prenons le mot ‘lumière’, nous pouvons méditer comment Jésus enlève les ténèbres en nous, et quels sont les éléments que Dieu a mis en lumière devant nous.  

Dans la première lecture nous avons vu comment Dieu a confié certaine mission importante aux disciples. Nous voyons aussi l’importance de prière et la communion. Nous pouvons prendre encore les autres mots dans l’évangile du jour, comme la Parole, la fidélité, le jugement, etc. Bonne journée.

«Celui qui croit en moi, ce n'est pas en moi qu'il croit, mais en celui qui m'a envoyé»

Abbé Julio César RAMOS González SDB
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui Jésus crie; Il crie comme un qui dit des paroles que doivent être clairement entendues par tous. Son cri synthétise sa mission salvatrice, car Il est venu «sauver le monde» (Jn 12,47), non en son propre nom, mais au nom du «Père lui-même, qui m'a envoyé, m'a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer» (Jn 12,49).

Il y a à peine un mois, nous célébrions le Triduum Pascal: combien le Père dû-il être présent à la dernière heure, celle de la Croix! Comme Jean Paul II a écrit, «Jésus, accablé à la pensée de l'épreuve qui l'attend, seul devant Dieu, l'invoque à sa manière habituelle de tendre confiance: «“Abbà”, “Père”».

Et dans les heures qui suivent, l’intime dialogue du Fils avec son Père se fait plus évident: «Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23,34); «Père, entre tes mains je remets mon esprit» (Lc 23,46).

L'importance de cette œuvre du Père et de son envoyé, mérite une réponse personnelle de celui qui écoute. Cette réponse est celle d'y croire, c'est à dire, la foi (cf. Jn 12,44); cette foi qui —grâce à Jésus— nous donne la lumière pour ne pas demeurer dans les ténèbres. Au contraire, celui qui rejette tous ces dons et manifestations, et ne garde pas ces paroles «aura un juge pour le condamner. La Parole» (Jn 12,48).

Par conséquent, accepter Jésus c'est croire, voir, écouter le Père, ne pas demeurer dans le ténèbres, obéir au commandement de la vie éternelle. Profitons bien de l'avertissement de saint Jean de la Croix: «Il [Le Père] l'a dit tout entier dans son Fils, en nous donnant ce tout qu'est son Fils. Voilà pourquoi celui qui voudrait maintenant l'interroger, ou désirerait une vision ou une révélation, non seulement ferait une folie, mais ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le Christ, sans chercher autre chose ou quelque nouveauté».

 

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Publié le 8 Mai 2017

Gospel text

(Jn 10,22-30):

The time came for the feast of the Dedication. It was winter and Jesus walked back and forth in the portico of Solomon. The Jews then gathered around him and said to him, «How long will you keep us in doubt? If you are the Messiah, tell us plainly». Jesus answered, «I have already told you but you do not believe. The works I do in my Father's name proclaim who I am, but you don't believe because, as I said, you are not my sheep. My sheep hear my voice and I know them; they follow me and I give them eternal life. They shall never perish and no one will ever steal them from me. What the Father has given me is stronger than everything and no one can snatch it from the Father's hand. I and the Father are one».

 

The application

 

Knowing and loving go hand-in-hand. Knowing can be attributed to the intellectual excellence and loving is mainly of the heart. God very often insists this heart and heart relationship. It is the same relationship that He has with the Father. They are so united that before son thinks, Father knows.

Jesus is extending this divine relationship with us. Particularly by using this parable of sheep and Shepheard, where Jesus insist his connaissance about the sheep and He demands that we should from our part should know Him and love Him.  Many of us know about God and not God.

Jesus helps us in this gospel by giving some notes to know God; His works. Though His words are very rich and clear, we have to humbly accept that it is very difficult for us to decode the divine mystery and intelligence. In contrast, the divine works which are visible in this world are simple with a tangible message. Jesus is asking us to be connected to the present status of life (neither be taken of the past, nor by the future) and observe all that is happening around us, which are rich in revelation.

The gospel has an important assurance for us. Jesus will never abandon us. In truth, it is we who abandon God very easily. We are called to see the goodness of God in Christ and believe in Him. He gave His life for us. This deep faith in Him is capable of giving us the inner peace and Joy, and in its fullness.

Little note to my readers. Yesterday I was at the Shrine of ‘Mary of Lourdes’, particularly in the evening rosary with all the pilgrims from different part of the world. I remembered you and prayed for you all and God bless you.

«I and the Father are one»

Fr. Miquel MASATS i Roca
(Girona, Spain)

Today, we see Jesus walking «back and forth in the portico of Solomon» (Jn 10:23), during the Feast of Dedication, in Jerusalem. It was then when the Jews ask him: «If you are the Messiah, tell us plainly», and Jesus answers: «I have already told you but you do not believe» (Jn 10:24-25).

Only through Faith man is able to recognize Jesus Christ as the Son of God. When The Holy Father John Paul II addressed the young people on occasion of the 15th World Youth Day at Tor Vergata, in the year 2000, he spoke about the “school of faith”. To the question «Who do the crowds say that I am?» (Lk 9:18), there are many answers... But, then, Jesus becomes more personal: «But, who do you say that I am?». To correctly answer this question we need the “revelation of the Father”. To be able to answer like Simon Peter did —«You are the Messiah, the Son of the living God» (Mt 16:16)— it takes God's grace.

But, even though God wishes everybody to believe and be saved, only humble men are capacitated to receive the gift of grace. «But with the humble is wisdom», can be read in the Book of Proverbs (11:2). Man's true wisdom consists of trusting God.

Saint Thomas Aquinas comments on this passage of the Gospel by saying: «I can see thanks to the sun light, but if I close my eyes, I cannot see; but this is not the fault of the sun, but mine».

Jesus tells them to believe in him, if nothing else, because of his works that manifest God's power: «The works I do in my Father's name proclaim who I am» (Jn 10:25).

Jesus knows his sheep and his sheep hear his voice. Faith allows us to connect with Jesus through prayer. What else is a prayer but a way to communicate with Jesus Christ, who loves us and takes us to the Father? And the outcome and reward of this intimacy with Jesus in this life is eternal life, as we have read in the Gospel.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 8 Mai 2017

Texte de l'Évangile

(Jn 10,22-30):

On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs se groupèrent autour de lui; ils lui disaient: «Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement!». Jésus leur répondit: «Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle: jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes un».

L’application

 

Nous sommes toujours dans le même thème de brebis et Berger. S’il y a une chose que Jésus insiste fermement, c’est la connaissance mutuelle. Le Berger et ses brebis, ils se connaissance. C’est dans cette connaissance se construisent la relation interpersonnelle. Dieu veut établir une relation personale et intime avec nous.

Nous devons faire une relecture sincère, si nous connaissons bien notre Dieu qui nous aime.  Nous, par notre propre intelligence, que Dieu nous a déjà accordée, sommes capables de connaitre de ce Dieu. Une connaissance de Dieu, est un travail intellectuel, mais établir une relation avec Lui, est un travail de cœur.

Jésus nous invite aujourd’hui, particulièrement à regarder tout ce qui se passe autour de nous. Elles sont ses œuvres. Il est tout à fait possible que nous ne comprenions pas sa Parole, pleine de sagesse et mystique. Pourtant ses ouvres sont simple et compréhensible. Nous sommes demandés de croire en Celui qui se donne, en donnant sa vie pour nous. Cette croyance nous poussera de nous mettre au service de son peuple, le peuple qu’Il aime tellement.

«Le Père et moi, nous sommes un»

 

Abbé Miquel MASATS i Roca
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons Jésus qui «allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon» (Jn 10,23), durant la fête de la Dédicace à Jérusalem. Alors les juifs lui demandent: «Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement!», et Jésus leur répond: «Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas» (Jn 10,24.25).

Seule la foi rend l'homme capable de reconnaître Jésus-Christ comme Fils de Dieu. L'an 2000, pendant la rencontre avec les jeunes à Tor Vergata, Jean-Paul II parlait du “laboratoire de la foi”. À la question «Qui suis-je, aux dires des foules?» (Lc 9,18), il y a beaucoup de réponses… Mais Jésus passe ensuite au plan personnel: «Mais pour vous, qui suis-je?». Pour répondre correctement à cette question la “révélation du Père” est nécessaire. Pour répondre comme Pierre —«Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant» (Mt 16,16)— il faut la grâce de Dieu.

Même si Dieu veut que tout le monde croie et soit sauvé, seuls les humbles sont capables d'accueillir ce don. «Aux humbles, la sagesse», lit-on au livre des Proverbes (11,2). La vraie sagesse de l'homme consiste à se fier à Dieu.

Saint Thomas d'Aquin commente ainsi ce passage de l'Évangile: «Je puis voir grâce à la lumière du soleil, mais si je ferme les yeux, je ne vois pas; ce n'est pas la faute du soleil, mais la mienne».

Jésus leur dit que s'ils ne croient pas, qu’au moins ils croient les œuvres qu'Il fait, qui manifestent le pouvoir de Dieu: «Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage» (Jn 10,25).

Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. La foi mène à fréquenter Jésus dans la prière. Qu'est-ce que la prière, sinon la fréquentation de Jésus, qui nous aime et nous emmène au Père? Le résultat et la récompense de cette intimité avec Jésus dans cette vie, est la vie éternelle, comme nous l'avons lu dans l'Évangile.

 

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