Publié le 29 Juin 2017

Texte de l'Évangile (Mt 8,1-4): 

Lorsque Jésus descendit de la montagne, de grandes foules se mirent à le suivre. Et voici qu'un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier». Jésus étendit la main, le toucha et lui dit: «Je le veux, sois purifié». Aussitôt il fut purifié de sa lèpre. Jésus lui dit: «Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l'offrande que Moïse a prescrite dans la Loi: ta guérison sera pour les gens un témoignage».

«Si tu le veux, tu peux me purifier»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre un lépreux, rempli de douleur et conscient de son infirmité, qui accourt à Jésus en lui demandant: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier» (Mt 8,2). Nous aussi, qui voyons le Seigneur si proche et nos têtes, nos cœurs et nos mains si loin de son projet salvifique, nous devrions nous sentir avides et capables de formuler la même expression que le lépreux: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier».

Maintenant une question se pose: une société qui n'a pas conscience du péché, peut-elle demander pardon au Seigneur? Peut-elle lui demander sa purification? Nous connaissons tous des gens qui souffrent et dont le cœur est blessé, mais leur drame est qu'ils ne sont pas toujours conscients de leur situation personnelle. Malgré tout, Jésus continue de passer près de nous, jour après jour (cf. Mt 28,20), et Il attend de nous toujours la même demande: «Seigneur, si tu le veux…». Mais nous aussi nous devons collaborer. Saint Augustin nous le rappelle dans sa formule classique: «Celui qui t'a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi». Nous devons donc être capables de demander au Seigneur son aide, de vouloir changer avec son aide.

Quelqu'un se demandera: pourquoi est-il si important de se rendre compte, de se convertir et de désirer changer? Tout simplement parce que, sinon, nous ne pourrions toujours pas donner une réponse affirmative à la question précédente, où nous disions qu'une société sans conscience du péché ne ressentira que difficilement le désir ou le besoin de chercher le Seigneur pour lui demander son aide.

Aussi, quand vient le moment du repentir, le moment de la confession sacramentelle, il faut se défaire du passé, des plaies qui infectent notre corps et notre âme. N'en doutons pas: demander pardon est un grand moment d'initiation chrétienne, c'est le moment où le bandeau nous tombe des yeux. Et si quelqu'un se rend compte de sa situation et ne veut pas se convertir? Nous connaissons le dicton: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre».

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Publié le 29 Juin 2017

Gospel text (Mt 16,13-19): 

Jesus came to Caesarea Philippi. He asked his disciples, «Who do people say the Son of Man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God». Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven».

«You are the Messiah, the Son of the living God»

Mons. Jaume PUJOL i Balcells Archbishop of Tarragona and Primate of Catalonia 
(Tarragona, Spain)

Today we celebrate the solemnity of St. Peter and St. Paul, who were basic for the early Church and, therefore, for our Christian faith. Apostles of the Lord, witnesses of the first hour, they lived those initial moments of expansion of the Church and sealed with their blood their loyalty to Jesus. Let us hope that we, Christians of the 21st century, also know how to be reliable witnesses of the love of God in the midst of men, as these two Apostles were, along with so many others of our fellow citizens.

In one of his first interventions addressing the Cardinals, Pope Francis told them that we must 'walk, build and confess'. That is, we must move forward in our way of life, by building up our Church and by confessing the Lord. But the Pope warned: "we can walk as much as we want, we can build many things, but if we do not confess Jesus Christ, nothing will avail. We will become a compassionate NGO but not the Church, the Bride of Christ»

We have heard in the Mass Gospel a central fact for the life of Peter and the Church. Jesus asks that fisherman of Galilee an act of faith in his divine status and Pedro does not hesitate to say: "You are the Christ, the son of the living God" (Mt 16:16). Immediately, Jesus institutes the Primacy, by telling Peter that he will be the firm rock upon which the Church, throughout the ages, will be built (cf. Mt 16:18) and by giving him also the power of the keys of the Kingdom, the Supreme authority.

Although Peter and his successors are assisted by the force of the Holy Spirit, they still need our prayers, because their mission is of great significance for the life of the Church: they must be a strong foundation for all Christians throughout the ages; we must, therefore, also pray, every day, for the Holy Father, for his person and for his intentions.

«You are the Messiah, the Son of the living God»

+ Mons. Pere TENA i Garriga Emeritus Auxiliar Bishop of Barcelona 
(Barcelona, Spain)

Today, is the day consecrated by the martyrdom of the apostles Peter and Paul! «Peter, our leader in faith; Paul, its fearless preacher who became the teacher of the world» (Preface). Today is a day to be grateful for the Apostolic Faith, which is also our faith, proclaimed by these two pillars of the Church through their preaching. It is the faith overcoming the world, because it believes and announces Jesus Christ as the Son of God: «You are the Messiah, the Son of the living God» (Mt 16:16). Other celebrations of St. Peter and St. Paul commemorate other aspects of their lives, but to day we contemplate the memory of the Apostles «through whom our religious life had its origin» (Collect): through their martyrdom they confirmed their testimony.

Their faith, and strength for martyrdom, did not come from their human capacity. For it was no man of flesh or blood that has revealed Peter who was Jesus, but the revelation of his Father in Heaven (cf. Mt 16:17). And likewise, it was indeed God's grace that made Saul recognize Jesus, the Lord, “as the one he was persecuting”. In both cases, human freedom, necessary for the act of faith, leans on the Holy Spirit's action.

The faith of the apostles is the faith of the, one, holy, catholic and apostolic Church. Since Peter's confession at Caesarea Philippi, «every day, in the Church, Peter goes on saying: ‘You are Christ, the Son of the living God’» (St. Leo the Great). Ever since, till our days, a crowd of Christians of all epochs, ages, cultures, and anything else that may differentiate men has unanimously proclaimed the same victorious faith.

Through Baptism and Confirmation we are paving a path to testimony, that is, a path to martyrdom. It is necessary that we are always attentive to the “laboratory of faith” that the Holy Spirit carries out upon us (John Paul II), and that we implore with humility to be able to experiment the joy of the faith of the Church.

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Publié le 29 Juin 2017

Texte de l'Évangile (Mt 16,13-19): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux».

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

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Publié le 28 Juin 2017

Gospel text (Mt 7,15-20): 

Jesus said to his disciples, «Beware of false prophets: they come to you in sheep's clothing but inside they are wild wolves. You will recognize them by their fruits. Do you ever pick grapes from thorn bushes, or figs from thistles? A good tree always produces good fruit, a rotten tree produces bad fruit. A good tree cannot produce bad fruit and a rotten tree cannot bear good fruit. Any tree that does not bear good fruit is cut down and thrown in the fire. So you will know them by their fruit».

 

The application

 

I would invite my leaders simply look this gospel in a different way. Jesus says that every good tree give good fruit. In our limitedness and sinfulness, we should believe in us, particularly the goodness that God has shared with us. By simply believing that we are good, we will slowly and progressively advance by our repeated good deeds towards the status of a virtuous person.

It is important to be aware of our being that forcing a new identity in us by our doing. This inner self should be revealed by our acts. Indirectly Jesus is asking each and every one of to be ourselves (children of God) and produce the fruits, and certainly our fruits will be good, because by our ‘being’ we participate in the good of God.

«You will know them by their fruit»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, a new evangelic contrast opens up before our eyes, the one between the good tree and the bad one. The avowals of Jesus are so simple they look almost simplistic. But we can affirm that they are certainly not! They are not simplistic, as real life is not simplistic either.

This one teaches us good trees can degenerate and end up by bearing bad fruits while, on the other hand, there may be rotten trees ending up by bearing good fruits. So what does that actually mean? Perhaps, that «every good tree bears good fruit» (Mt 7:17)? No, it means that the good one is good as long as he does not stop doing good. That he does good and he does not get tired of it. He does good and he does not give up before the temptation to do evil. He does good and perseveres in heroism. He does good, and if by any chance, he yields to the weariness of doing it, falls before the temptation of doing evil, or gets scared before the non-negotiable postulate, he sincerely and truly admits it, heartily repents and... restarts all over again.

Ah! And he also does it, amongst other reasons, because he is conscious that if the tree does not bear a good fruit, it will be cut down and thrown into the fire (the fear of God keeps the true vine of the vineyard!). And because, by being aware of the goodness of others through their good deeds, he knows, not only through personal experience, but through social experiences too, that he can be recognized as good not because of his good words but through his good deeds only.

It is not enough to say: «Lord, Lord!». As St. James reminds us, faith is shown through our works!: «Show me your faith apart from your works, and I will show you my faith by my works» (Jm 2:18).

 

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Publié le 27 Juin 2017

Gospel text

(Mt 7,6.12-14): 

Jesus said to his disciples, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs: they might trample on them and even turn on you and tear you to pieces. So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets. Enter through the narrow gate; for wide is the gate and broad is the road that leads to destruction, and many go that way. How narrow is the gate that leads to life and how rough the road; few there are who find it».

 

The application

 

Many of us look towards the eternal life or bliss and convinced that it is available only after death. In our march towards the perfection of our spiritual life, some of us are voluntarily make us available for the cross or suffering. To some, the narrow gate may represent these above like realities. Though they carry a valour in themselves to master in a given situation of eventualities, somewhere our priorities of life is misplaced, fixing largely towards heaven, than on this earth.

The Franciscan spirituality may be of very utile for such people, to find the same heavenly bliss, (though in a limited way as says saint Paul) on this earth. The narrow way is related to our priorities and discernment in our decision process.

The less we prioritise our priorities, the more confused we will be before the possible choices of life. Once our priority is finalised, then to choose the right door, won’t be a difficult process, because, we have the certitude though limited to our human intelligence, that this door will lead us to the desired destination of life, God.

«Do not give what is holy to the dogs»

Deacon Fr. Evaldo PINA FILHO 
(Brasilia, Brazil)

Today, the Lord makes three recommendations. The first one, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs» (Mt 7:6), makes a contrast in which “assets” are associated with “pearls” and to what “is holy”; and “dogs and pigs” to what is impure. Saint John Chrysostom teaches us that «our enemies are like us in nature but not in faith». Although the earthly benefits are equally distributed to the worthy and unworthy, it is not so when it comes to “spiritual graces”, which are a privilege of those who are faithful to God. The right distribution of spiritual assets is related to the zeal for sacred things. 

The second is the so called “rule of gold” (cf. Mt 7:12), which encompasses everything the Law and the Prophets recommended, like branches of a single tree: the love of one’s neighbor presupposes the love of God, from which it comes.

Doing unto our neighbor what we would have done to us implies transparency of actions towards the other, the acknowledgement of their similitude to God, of their dignity. Why do we want the Good for ourselves? Because we recognize it as a means of identity and union with the Creator. Since the Good is, for us, the only means to achieve life in its fullest, its absence is unconceivable in our relationship with our neighbors. There is no place for the good where falseness prevails and evil preponders.

Lastly, the “narrow gate”… Pope Benedict asks us: «What does this "narrow door" mean? Why do many not succeed in entering through it? Is it a way reserved for only a chosen few? » No! The message of Christ is that «everyone may enter life, but the door is "narrow" for all. We are not privileged. The passage to eternal life is open to all, but it is "narrow" because it is demanding: it requires commitment, self-denial and the mortification of one's selfishness».

Let us pray to the Lord, who won universal salvation with His own life and resurrection, to gather us all in the eternal life Banquet.

 

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Publié le 26 Juin 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 7,6.12-14): 

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture: la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent».

 

L’application

Je vous invite à contempler sur ‘la porte étroite’. Comment comprenons-nous ou concevons cette conception ? Parle-t-elle sur la rigidité ou fermeté ? Ce concept est-il contre la liberté ?

Pour moi, c’est une question de discernement et décision. Comment je discerne et décide dans ma vie quotidienne ? Devant les choix et les possibilités quelles sont mes priorités ? Suive-je l’opinion majoritaire ou suis-je individualiste ? Devant mes positions, l’autre, a-t-il une importance ?

Ou, simplement, quelle est la finalité de ta vie et le choix de la porte se trouve dans la réponse de la finalité de vie.

              «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens»

Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO 
(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, le Seigneur nous donne trois conseils. Le premier, «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons» (Mt 7,6), un contraste où d'une part les "biens" sont associés aux "perles" et à "ce qui est sacré", et d'autre part les "chiens et les cochons" à ce qui est impur. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que "nos ennemis sont pareils que nous dans leur nature mais non pas dans leur foi". Même si les richesses terrestres sont accordées d'une même manière aux dignes comme aux indignes, il n'est pas de même pour les "grâces spirituelles", privilège de ceux qui sont fidèles à Dieu. La distribution vraie des biens spirituels implique un zèle pour les choses sacrées.

Le deuxième c'est ce qu'on appelle la "règle d'or" (cf. Mt 7,12) qui résumait tout ce que la Loi et les prophètes avaient annoncé, telles les branches d'un même arbre: l'amour du prochain présuppose l'amour de Dieu et provient de Lui.

Faire au prochain ce que nous aimerions qu'on fasse pour nous, implique une transparence dans ce qu'on fait aux autres, dans la reconnaissance de sa ressemblance à Dieu et de sa dignité. Pourquoi recherchons-nous le Bien pour nous-mêmes? Parce que nous reconnaissons que c'est le seul moyen de nous identifier et nous unir au Créateur. Etant donné que le Bien est le seul moyen de vivre sa vie dans sa plénitude, l'absence de ce bien est inconcevable dans notre relation avec notre prochain. Il n'y a pas de place pour le Bien là ou prédominent le mensonge et le mal.

Le dernier, la "porte étroite"… le pape Benoît XVI nous demande: «Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».

Prions le Seigneur qui a obtenu le salut de l'univers par sa mort et sa résurrection, afin que nous soyons tous réunis au Banquet de la vie éternelle.

 

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Publié le 25 Juin 2017

Gospel text (Mt 7,1-5): 

Jesus said to his disciples, «Do not judge and you will not be judged. In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you. Why do you look at the speck in your brother's eye and not see the plank in your own eye? How can you say to your brother: ‘Come, let me take the speck from your eye’, as long as that plank is in your own? Hypocrite, take first the plank out of your own eye, then you will see clear enough to take the speck out of your brother's eye».

«In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you»

Fr. Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

Today, the Gospel has reminded me of the Marshalling's words in Der Rosenkavalier, by Hugo von Hofmansthal: «The big difference lies upon the “how”». In many aspects of our life —particularly our spiritual life— the end result will change, depending upon “how” we do something.

Jesus said: «Do not judge and you will not be judged» (Mt 7:1). But Jesus had also said that we are to correct our sinful brother, and to do that we have got to previously make some kind of judgment. In his writings, St. Paul does judge the Corinthian community and St. Peter condemns Ananias and his wife Sapphira for falsehood. Because of that, St. John Crisostom explains: «Jesus is not saying we cannot prevent a sinner from sinning; we have to correct him, indeed, though not as the enemy seeking revenge but, rather, as a doctor applying the cure». It seems, therefore, our judgment should be mostly made with an aim to mend, not to take revenge. 

But what St. Augustine says is even more interesting: «The Lord prevents us from judging quickly and unfairly (...). We should first ponder whether we have not made a similar sin; let us remember we are fragile, and let us always [judge] with the intention of serving God and not ourselves». If, when we see our brothers' sins we remember our own, it will not happen to us, as the Gospel says, that with a plank in our eyes we try to take the speck out of our brother's eye (cf. Mt 7:3).

If we are well prepared, we shall see the good and bad things in our fellow men, and almost unconsciously we shall form a judgment. But to look at others' faults from that point of view will help us as to the way “how” we judge: it will help us not to judge for the sake of judging, or just to say something or, perhaps, to cover our own deficiencies or, simply, because everybody does it. And, above all, let us always remember Jesus' words: «In the same way you judge others, you will be judged» (Mt 7:2).

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Publié le 25 Juin 2017

Texte de l'Évangile (Mt 7,1-5): 

«Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? Comment vas-tu dire à ton frère: ‘Laisse moi retirer la paille de ton œil’, alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi? Esprit faux! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

«Le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile me rappelle les paroles de la Maréchale dans le roman le Chevalier à la Rose, de Hugo von Hofmansthal: «C'est la manière qui fait la grande différence». La façon dont nous agissons changera le résultat dans de nombreux aspects de notre vie, surtout dans le contexte spirituel.

Jésus nous dit: «Ne jugez pas, pour ne pas être jugés» (Mt 7,1). Mais Jésus nous dit aussi de corriger celui qui est dans le péché, et pour cela il faut que nous ayons déjà fait un quelconque “jugement”. Même Saint Paul juge dans ses écrits la communauté de Corinthe et Saint Pierre condamne Ananias et son épouse pour leurs mensonges. C'est pour cela que Saint Jean de Chrysostome justifie cela en disant: «Jésus ne dit pas que nous ne devons pas éviter qu'un pécheur s'arrête de pécher, nous devons certainement le corriger, mais pas comme un ennemi qui cherche la vengeance, plutôt comme le médecin qui donne un remède au malade». Notre jugement doit donc se faire surtout dans un but de correction et non pas de vengeance.

Mais ce que dit Saint Augustin est encore plus intéressant: «Le Seigneur nous avertit de ne pas juger rapidement et injustement (…). Réfléchissons d'abord si nous n'avons pas commis un péché semblable, rappelons-nous aussi que nous sommes fragiles, et jugeons toujours avec l'intention de servir Dieu et non pas nous-mêmes». Si lorsque nous voyons les péchés de nos frères nous voyons les nôtres, il ne nous arrivera pas comme il est dit dans l'Évangile de vouloir “retirer la paille de l'oeil de notre frère alors qu'il y a une poutre dans le nôtre” (cf Mt 7,3).

Si nous avons une bonne formation, nous verrons, presque de manière inconsciente, les bonnes et les mauvaises choses chez les autres: et nous rendrons un jugement. Mais le fait de voir les fautes chez les autres avec un point de vue comme mentionné ci-dessus nous aidera dans notre “manière” de juger: cela nous aidera à ne pas juger juste pour juger ou juste pour faire un commentaire ou pour cacher nos défaillances ou simplement parce que tout le monde le fait. Et pour terminer, ayons surtout à l'esprit les paroles de Jésus: «La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous» (Mt 7,2).

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Publié le 24 Juin 2017

Les lectures du jour sont une grande consolation pour les hommes de bonne volonté. ‘N’ayez pas peur. Cette assurance nous aide à nous avancer vers la bonne direction qui nous amènera vers la réconciliation et la paix. Si nous veillions et faisons une relecture sur la vie, nous découvrirons facilement la cause de toute violence : le doute et la peur.

Si vous mettez un homme  face au doute et à la peur, la première priorité pour lui sera  la sécurité de soi. S’il a un pouvoir et une puissance élevés,  il mettra toute son énergie pour détruire tout ce qui le menace, appliquera la violence rédemptrice  de Jean Paul Sartre pour sauver le monde. Le Malin sème le mal au nom du bien. Comment combattre cette peur et le doute ?

Jésus nous invite à faire confiance comme la fondation de tout bien. Confiance de la providence, confiance de l’existence du bien, confiance que l’autre devant moi ou avec moi, est une créature belle et bien pour la société. Cette confiance est capable de nous unir dans notre diversité et nous aidera à entrer dans un dialogue fruitif. Aujourd’hui le monde parle de l’immigration, de temps en temps de l’immigration choisie. Si nous faisons une relecture sincère et fidèle sur la micro-histoire de la société, de notre quartier, nous découvrirons la nécessité de vivre ensembles en paix avec les autres. La société qui reste ouverte est une société qui rassemble et l’homme aimera y être.  Toute confiance commence avec une confiance divine. Dieu fait confiance en nous et nous sommes invités de notre tour faire confiance en Dieu.

Premièrement, faire confiance dans la bonté et dans la générosité de Dieu. Dieu, Il nous dit, protège même le petit. Devant Dieu, nous avons un prix. C’est pourquoi, Il a envoyé son Fils Unique, non pas nous juger, mais par Lui, que le monde soit sauver, nous dit saint Jean. Avec Dieu nous pouvons nous avancer facilement. Cette confiance en Dieu, nous aide à faire confiance en Homme, la demeure de Dieu, le bien aimé de Dieu.

« La bonne nouvelle de ce dimanche c’est que Dieu ne nous abandonne pas ; bien au contraire, il prend soin de chacun de nous. Il est à nos côtés dans notre combat contre les forces du mal. Son amour nous est acquit une fois pour toutes et rien ne peut nous en séparer. Au-delà de la croix, se trouve la certitude de la résurrection, celle que nous célébrons chaque dimanche.

Comme Jérémie, comme Jésus et comme Paul, nous sommes envoyés. Nous arrivons à la veille des vacances. C’est aussi le moment favorable pour être de simples et authentiques témoins. Que l’Esprit Saint soit toujours avec nous pour nous aider à rendre compte de l’espérance qui nous anime. Et que Marie, notre maman du ciel, nous accompagne sur ce chemin. » Amen

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Publié le 24 Juin 2017

Texte de l'Évangile (Lc 1,57-66.80): 

Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père. Mais sa mère déclara: «Non, il s'appellera Jean». On lui répondit: «Personne dans ta famille ne porte ce nom-là!». On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit: «Son nom est Jean». Et tout le monde en fut étonné. 

A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia: il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient: «Que sera donc cet enfant?». En effet, la main du Seigneur était avec lui. L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.

«L'enfant grandit et son esprit se fortifiait»

Abbé Joan MARTÍNEZ Porcel 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste. Saint Jean est un homme de grands contrastes: il vit dans le silence du désert, néanmoins de là il parle aux foules et, d'une voix convaincante, les invite à la conversion; il est humble dans la façon de reconnaître qu'il n'est pas la Parole mais uniquement la voix, mais il ne mâche pas ses paroles et il a le courage d'accuser et de dénoncer les injustices y compris aux rois eux-mêmes; il invite ses disciples à aller vers Jésus mais ne refuse pas de parler à Hérode pendant sa captivité. Silencieux et humble, il est également courageux et intrépide même au point de verser son sang. Jean Baptiste est un grand homme! Jésus dira de lui qu'il est le plus grand homme né d'une femme, mais il n'est que le précurseur du Christ.

Le secret de sa grandeur réside peut-être dans le fait qu'il est conscient qu'il a été choisi par Dieu, ainsi l'exprime l'évangéliste: «L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël» (Lc 1,80). Toute son enfance et son adolescence ont été marquées par la prise de conscience de sa mission: rendre témoignage; et il le fait en baptisant Jésus dans le Jourdain; en préparant le peuple pour le Seigneur; et à la fin de sa vie, en versant son sang en faveur de la vérité. A travers notre connaissance de Jean nous pouvons répondre à la question de ses contemporains: «Que sera donc cet enfant?» (Lc 1,66).

Par le baptême, nous avons tous été choisis et envoyés pour rendre témoignage du Seigneur. Dans un milieu indifférent, saint Jean est un modèle et une aide pour nous tous; saint Augustin nous dit: «Admire Jean autant que tu le pourras car ce que tu admires profite au Christ. Je répète, cela profite au Christ, pas parce que tu lui offres quelque chose à Lui, mais parce que tu progresses grâce à Lui». Chez saint Jean, son comportement de précurseur manifesté par sa prière attentive au Saint Esprit, son courage et son humilité, nous aident à ouvrir de nouveaux horizons de sainteté pour nous tous ainsi que pour nos frères.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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