Publié le 2 Mars 2025

 

 

L’Évangile d’aujourd’hui nous offre deux messages essentiels pour discerner et vivre notre vocation chrétienne. En tant qu’enfants de Dieu, Jésus devient également notre Maître. Il nous enseigne non seulement par ses paroles, mais surtout par sa vie, et plus encore à travers ses moments de souffrance ici sur terre : sa passion, sa mort et sa résurrection. L’imitation du Christ et une vie qui reflète notre Maître sont en elles-mêmes un grand accomplissement pour nous. C’est dans cette imitation et cette manière de vivre que « devenir Christ » devient une réalité pour nous.

 

Cependant, ce processus de devenir ne vient pas naturellement. Nous devons être formés et comment ? Nos échecs et nos chutes sont des moyens qui nous ramènent à la vie normale — une vie totalement dépendante de Dieu, en Dieu, par Dieu et pour Dieu. Dans les moments de ténèbres et de désolation, nous avons la meilleure occasion de mesurer la profondeur de notre foi et la qualité de notre relation avec Dieu. Ces moments nous appellent à ne pas nous concentrer sur ce qui se passe extérieurement, sur les opportunités que nous avons manquées, sur ce que les autres nous ont fait ou ont omis de faire, ni à assumer immédiatement le rôle de guide ou d’accompagnateur, risquant de devenir un « gâteau à moitié cuit ».

 

Nous voyons cette tendance dans la vie des disciples après avoir été témoins de miracles. Ils étaient impatients de profiter de ces expériences extérieures sans prendre le temps de contempler leur signification plus profonde. En conséquence, ils n’ont pas vu en Christ le Maître divin. Les événements qui ont suivi ont révélé la faiblesse de leur foi et de leur confiance en Lui.

 

Jésus ne voulait pas que Ses disciples deviennent de vrais disciples uniquement par un acte divin, mais par la coopération humaine. Ils ont été invités à venir et à rester avec Lui — à être présents parmi les gens et les événements, en tant qu’observateurs et témoins, pour découvrir comment le divin agit dans les situations qui se déroulent. La manière dont Jésus a réagi à ces événements est devenue le meilleur guide pour eux à imiter, à apprendre et finalement à vivre leur propre disciple. Ce processus d’apprentissage est le chemin vers le devenir. Lorsque la foi ancre cet apprentissage, nous devenons reconnaissants envers Dieu — non seulement pour les bons moments de la vie, mais surtout pour les moments de désolation.

 

Ainsi, notre vie missionnaire ne se limite pas à prêcher ou à enseigner ; elle consiste à vivre une vie de témoignage. À travers ce témoignage, nous cherchons continuellement la volonté de Dieu et nous efforçons de faire de notre mieux, surtout dans les moments de ténèbres, de défis et de questionnement. Sans nous en rendre compte, nous finissons par faire ce que Dieu veut que nous fassions. Avec le recul, nous comprendrons que ces moments difficiles de la vie, nos échecs et notre fidélité étaient des moments de transformation — des moments de devenir.

 

Dans ce cheminement vers le devenir, nous arrivons finalement à l’être. Cet état d’être s’étend de la disciple à la filiation divine — devenir fils et filles de Dieu, héritiers légitimes par l’adoption divine. En cela, Dieu rétablit en nous ce qui a été perdu à cause de la désobéissance humaine. La mort et la résurrection du Christ se vivent quotidiennement dans nos moments de désolation. Tomber et se relever font partie du même processus de devenir, qui nous conduit à l’être. Un bon arbre, même s’il a du mal à porter des fruits, finira par en produire de bons — il ne peut en être autrement.

 

Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à redécouvrir notre identité divine et à enlever les « éclats » de nos yeux afin que nous puissions vivre pleinement et dignement. Que ceux qui nous entourent découvrent, à travers notre filiation divine, notre être comme disciple du Seigneur et notre vie de témoignage, la présence de Dieu et à quel point Dieu les aime. Cette semaine marque un moment important dans notre cheminement chrétien, alors que nous nous préparons à l’événement pascal. Que cette saison, en particulier l’Année jubilaire, nous aide à renouveler notre relation avec Dieu et à continuer de porter de bons fruits pour le salut de l’humanité. Amen.

 

P. Terry Cmf.

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Publié le 23 Février 2025

7th Ordinary Sunday

Meditation

 

Our Christian life stands apart from the religious, social and economic frameworks the world proposes. It is unique because we do not simply seek what benefits us, nor even what benefits others, or the common good. Instead, everything we do carries the fullness of goodness, because God is behind it. Our Christian life is, therefore, a response to what God wants from us and what pleases Him. In this divine goodness, even our ordinary pleasures are included. For example, when I go for personal prayer, I experience joy simply by being present in the chapel, doing nothing, just resting in the presence of God. I deeply believe that my time before the Blessed Sacrament pleases God and gives me the pleasure I seek, leading me to an inner peace and joy, as willed by the Father, through my desire for this spiritual encounter.

Today's Gospel teaches me some important lessons to deepen this inner joy and peace, not just in the chapel but also in how I live with others in this world. It draws me closer to Jesus and His teachings. I look to the early Christian community for inspiration, trying to understand what motivated them to live such radical lives, so different from the world around them. This spiritual conversion, beginning in my heart, leads to social conversion, calling me to live patiently and humbly what I have experienced in the chapel with my brothers and sisters.

This Jubilee Year invites us to personal renewal and reconciliation in a society that has radically changed and become secularized. Many who promote certain religious sentiments do so with violence and vengeance, rejecting love, forgiveness, and reconciliation as means of peaceful dialogue. I deliberately refuse to follow this societal trend and instead look to the life of the first Christian community, fully adhering to what the Master taught and what the Apostles lived. Humanly acceptable norms, though good and excellent, are secondary because my priority is to do God's will. Forgiving my enemies and rejecting violence and vengeance is the path the early Christians took, especially when they accepted Saul as their representative to spread the Gospel.

In the past, we looked to a world where Christianity was the prevalent religion. Today, however, the axis has shifted to secularism, individualism, and sometimes even anti-religious sentiment, rejecting the evangelical values Jesus taught. Mocking religious beliefs in the name of personal freedom or artistic expression is not what Christ taught me. Nonetheless, Christ calls me to accept everyone as children of God and to show them, through my personal witness, how much God still loves and cares for them.

True renewal means returning to our roots, removing what no longer serves us, just like pruning a vine in John 15. I am personally convinced that I am part of the first Christian community in my society and Church, where a life of witness is essential. We need holy leaders, fully conformed to Christ, living His life as salt of the earth and light of the world—a true life of witness.

My personal renewal is the first step toward the renewal of the Church. The ancient paradigm lived by the mystics is the new path to life, though old of Eucharist of Towel that Peter refused from his beloved Master: humility and service. Each of us is invited during this Jubilee Year to find that specific call to live a life of witness. I am named after St. Joseph (Joe) and St. Thérèse of Lisieux (Terry or Therese), which calls me to embody Thérèse’s contemplative life within four walls, and Joseph’s dedication behind the scenes, fulfilling the mission, much like the itinerant missionary Fr. Claret, who carried the Eucharist in his heart. I am certain that you too have saints to imitate, incorporating their charism into your life after Jesus and Mary. Today’s Gospel calls us to live an authentic and witnessing life, as a minority but a powerful sign of hope—like a candle in the darkness. Let us pray that our lives may reflect the witness Jesus gave, as demonstrated by David to Saul (first reading), and by the early Christians to Paul. Let us ask for the grace to live a heavenly life here on earth. Amen.

You have a material for reading which I have already shared with you.

https://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010522_diogneto_en.html

 

 

Fr. Terry Cmf.

 

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Publié le 15 Février 2025

La joie de la Pauvreté……. !

(La méditation)

Le paradoxe de la vie chrétienne est que dans la mort, nous trouvons la vie ; dans le vide, nous trouvons la plénitude ; dans la persécution, nous trouvons la joie. C’est une vie enracinée en Dieu, rendue possible par Dieu et vécue à travers Dieu, qui nous appelle à voir le vide comme une opportunité d’être remplis par Sa grâce. Ma pauvreté est donc une bénédiction, car elle me relie à la richesse divine. Sans ressentir la morsure de la pauvreté, je ne pourrais pas vraiment apprécier et chérir l’abondance de Dieu. En affrontant de fausses accusations et la persécution, nous sommes invités à participer à la passion du Christ. Quel privilège d’être invités par Dieu à partager la vie de Son Fils bien-aimé et d’être comptés parmi Ses élus ! Merci, Seigneur, pour avoir révélé ce mystère profond à l’humanité à travers la passion du Christ, qui a racheté le monde.

L’Évangile d’aujourd’hui ne nous invite pas à embrasser la misère ou la pauvreté pour elles-mêmes, mais plutôt à trouver de la joie et de la gaieté même dans nos souffrances et nos misères. Il nous rappelle que dans ces luttes, Dieu déverse Sa grâce sur nous et à travers nous pour le bien de toute l’humanité.

L’Évangile révèle également l’ordre que Dieu a placé dans notre expérience humaine. Tout autour de nous peut changer, mais Dieu reste constant. L’essentiel est de se concentrer non pas sur les circonstances changeantes de la vie, mais sur ce qui reste inchangé—la nouveauté et la transformation que le changement apporte. La vie est continuellement renouvelée, de la richesse à la pauvreté et de la pauvreté à la richesse. Cependant, nous ne devons pas ignorer la douleur et les brisures qui accompagnent ce changement, car elles aussi ont des leçons à nous enseigner.

Chaque moment de douleur et de souffrance peut être une invitation à chercher des solutions pour le monde, en commençant par nous-mêmes. Nous ne pouvons offrir de véritables solutions sans être émotionnellement et intellectuellement engagés dans la réalité qui nous entoure. Qu'elles soient joyeuses ou douloureuses, chaque expérience est riche et significative si nous l'embrassons avec ouverture. Nous sommes ici parce que Dieu le veut. Notre bénédiction ne réside pas dans la souffrance elle-même, mais dans la certitude que Dieu nous accompagne à travers elle. Bien que Dieu ne veuille pas la misère pour nous, Il la permet comme un chemin de transformation et un moyen de libérer les autres.

Tout comme Jésus a connu des hauts et des bas, des honneurs et des accusations, notre vie se déroule de la même manière. Lorsque nous vivons pleinement selon le dessein de Dieu, sans manipuler les circonstances pour un gain personnel, nos vies portent des fruits qui profitent à l'humanité. C'est ainsi que nous préservons la dignité de la vie et contribuons au bien-être de la création.

Se déclarer riche sans reconnaître la véritable finalité de la richesse, c'est refuser aux pauvres et aux nécessiteux l'accès aux biens essentiels. Lorsque d'autres parlent en bien de nous, mais que notre bonté ne sert pas les autres, nous échouons dans notre mission. À l'inverse, lorsque nous reconnaissons notre propre pauvreté, cela nous pousse à être des intendants avisés de ce que nous avons et à soulager la souffrance des autres. Notre propre pauvreté enrichit ceux qui nous entourent. C'est le témoignage chrétien auquel l'Évangile d'aujourd'hui nous appelle à vivre. Que notre douleur et notre joie, notre richesse et notre humilité, apportent l'espoir aux désespérés, la joie à l'humanité et la liberté au monde. Amen.

P. Terry Cmf.

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Publié le 1 Février 2025

 

Homélie

La fête de la Présentation du Seigneur est un moment de joie pour tous ceux qui attendaient la venue du Sauveur. Syméon, un homme juste, et Anne ont eu la grâce de reconnaître la présence du Messie. Bien que visible et accessible à tous sous la forme d'un enfant d'une famille modeste, seuls quelques-uns ont véritablement accueilli cette présence grâce à leur fidélité à la volonté de Dieu. Cette fête nous invite à monter au Temple, à la recherche d'une rencontre divine tant attendue. Cependant, c'est uniquement avec préparation et courage que nous pouvons vivre cette rencontre et rendre gloire à Dieu.

 

Le mystère de cette rencontre réside dans sa simplicité : le Roi de Gloire entre dans le Temple, non pas en majesté, mais sous l'apparence d'un enfant humble. Bien que cela puisse sembler impossible, le chemin est ouvert pour que ce Roi puisse entrer dans nos cœurs. Le Saint Enfant, silencieux et attentif, nous conduit, nous invitant—tout comme Il a invité Syméon et Anne—au Temple, l'Église, pour une rencontre qui transforme. Lorsque le Christ entre dans nos vies, Il change notre pauvreté en richesse et remplit notre vide de vie.

 

Cette rencontre marque le début de notre histoire de salut. L'entrée du Christ dans nos cœurs déclenche notre rédemption et purification, nous libérant de ce qui détruit le monde et nous-mêmes. En permettant au Christ d'entrer, nous Lui ouvrons la porte pour sauver l'humanité à travers nous. Le mystère de l'incarnation, de la mort et de la résurrection nous révèle le plan salvifique de Dieu, un processus qui commence en nous. Par la conversion et la réconciliation, l'incarnation du Christ prend place dans nos cœurs. En mourant au péché, nous ressuscitons à une nouvelle vie, portant avec nous ceux qui sont faibles et fragiles.

 

Le concept de salut et de rédemption, bien que profond, commence par de simples actes d'obéissance, comme l'illustre la présentation de Jésus au Temple. Ce qui semble être un événement ordinaire devient extraordinaire lorsque Dieu en prend le contrôle. Le Père et l'Esprit présentent activement Jésus au monde spirituel dans le saint des saints du Temple. Nous sommes appelés à voir comment ces moments divins se manifestent dans les événements apparemment ordinaires de nos vies, où Dieu continue d'agir.

 

Après ces moments extraordinaires, la Sainte Famille retourne à Nazareth, à l'origine de leur vie quotidienne. Ce retour est significatif car il montre qu'après avoir rencontré le divin, nous sommes appelés à revenir à notre vie ordinaire avec un but renouvelé. Nous sommes également invités à "retourner à l'origine"—vers nos familles, nos communautés, nos lieux de travail—où la présence divine peut continuer à croître. Tout comme le Saint Enfant est retourné chez Lui et a grandi en sagesse et en grâce, nous sommes appelés à porter les fruits de nos rencontres divines dans notre quotidien, pour partager la grâce reçue avec les autres.

 

Pour Marie et Joseph, ces événements les ont conduits à une profonde contemplation, les aidant à comprendre le déroulement du plan de Dieu. De la même manière, nous sommes invités à participer à ce mystère par la prière et le silence, en cherchant une révélation divine pour que le Christ puisse entrer et grandir dans nos cœurs. Alors que nous retournons à nos routines quotidiennes—nos foyers, nos emplois, nos communautés—nous portons avec nous la transformation apportée par cette rencontre divine. Nous sommes appelés à vivre cette transformation, permettant qu'elle ait un impact sur les autres dans notre vie quotidienne. En ce jour, nous nous souvenons également des consacrés et prions pour les vocations, demandant qu'ils soient guidés pour voir, penser et agir selon la volonté de Dieu, pour le salut du monde.

 

 

P. Terry Cmf.

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Publié le 25 Janvier 2025

En ce dimanche de la Parole de Dieu, nous sommes appelés à honorer la Parole de Dieu, à mieux la comprendre et à en faire véritablement la nôtre.

La Parole est une réflexion et une philosophie : Chaque mot nous introduit à un concept de vie, une manière de vivre et une voie de compréhension. Je vous invite à explorer en vous-même ce que cette Parole de Dieu signifie pour vous, le genre de vie qu’elle vous propose et la direction dans laquelle elle vous guide.

La Parole donne la vie et peut aussi prendre la vie : Un seul mot prononcé au bon moment peut sauver une vie. Cependant, cela peut aussi avoir l'effet inverse. Avez-vous déjà vécu cela ? La Parole de Dieu vous a-t-elle donné une nouvelle vie ou a-t-elle mis fin à une certaine facette de votre vie ?

Jésus proclame la Parole et affirme qu'elle s’accomplit dans cette même proclamation : Quelle partie de la Parole de Dieu a pris chair en vous et s'est réalisée ou accomplie dans votre vie ?

De nombreux mots nous guident, et il est nécessaire de les organiser. Comment prioriseriez-vous ces mots dans votre propre vie ? Amour, charité, foi, pardon, espoir, communion, partage, mission, etc.

Let me know if you want the words (love, charity, faith, etc.) ordered in any specific way.

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Publié le 12 Janvier 2025

Le Baptême du Seigneur

En célébrant la fête du Baptême du Seigneur, nous sommes invités à nous rappeler notre propre baptême et la signification qu’il revêt dans notre cheminement chrétien. Pour beaucoup d'entre nous, le baptême a été un moment précieux, plein de joie pour nos familles et nos proches. Je peux imaginer comment, en tant qu’enfant, j'étais au centre de l'attention, avec tout le monde admirant mon innocence et mes moindres gestes. Mes parents, comme tant d'autres, ont suivi les rituels avec révérence, sans avoir une idée claire de l’avenir, ne sachant pas que cet enfant pourrait un jour avoir l'honneur de baptiser à son tour.

Dans la réflexion de l'Évangile d'aujourd'hui, nous nous concentrons sur Jean-Baptiste. Il avait longtemps attendu avec impatience ce moment sacré—le moment où il rencontrerait le Sauveur, celui qu'il avait été appelé à préparer. Dieu lui avait donné des signes pour reconnaître le Messie à son arrivée. Et lorsque le moment fixé arriva, Jean vit les cieux s'ouvrir et entendit la voix du Père proclamer Son amour : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai mis toute ma joie. » Avant même que Jean ne puisse déclarer au monde : « Voici l'Agneau de Dieu », Dieu avait déjà fait cette annonce à ceux qui étaient prêts à entendre Sa voix.

Seuls ceux qui sont vraiment connectés à Dieu, ceux qui cherchent activement Sa volonté, peuvent entendre ces paroles profondes et en saisir toute la portée. Nous avons tous besoin de personnes dans nos vies qui puissent nous aider à nous ajuster à ce message divin, nous rappelant que Dieu continue de proclamer ces paroles pour nous. Entendre ces mots d'amour et d'approbation de Dieu est une source de réconfort et de joie profonds.

Mais que signifient ces mots — « bien-aimé » et « joie » — pour Jésus, et que signifient-ils pour nous ? Ces mots sont au cœur de notre identité chrétienne. Tout comme Dieu les a prononcés pour Jésus, Il les a aussi proclamés pour chacun de nous lors de notre baptême. La vie de Jésus était centrée sur ces paroles, et Il s'efforçait de rester connecté à elles en se soumettant à la volonté de Son Père et en trouvant la joie dans cette soumission. Jésus n’a rien fait pour obtenir la faveur de Dieu ; au contraire, toute Sa vie était une réponse à l’amour qu'Il savait que Dieu Lui portait—cet amour déclaré le jour de Son baptême.

L'Évangile nous montre qu'immédiatement après Son baptême, Jésus fut conduit dans le désert. Cela illustre comment les paroles du Père nous attirent vers une relation plus profonde et plus intime avec Dieu, nous appelant à nous abandonner pleinement à Sa volonté et à Lui faire confiance pour nous guider. La véritable beauté de la vie chrétienne réside dans cette relation avec notre Père aimant, ainsi que dans notre capacité à vivre en réponse continue à Son amour immense. Que notre baptême, accompagné des paroles du Père, résonne profondément en nous—dans nos pensées et nos actions—afin que notre vie devienne un témoignage de Sa grâce, et que nous vivions éternellement comme Ses enfants bien-aimés. Amen.

 

P. Terry Cmf.

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Publié le 25 Décembre 2024

 

Debout devant l'Enfant Saint, placé sur l'autel de notre chapelle domestique, tout comme la communauté clarétaine de Vitoria (Espagne) et les personnes qu’elle sert, je me retrouve plongé dans une profonde réflexion sur « Jésus dans le sein de Marie ». En contemplant le silence de la Parole à Bethléem, je suis immergé dans le mystère. En cherchant de nouvelles idées pendant cette célébration de Noël, je suis conduit à la contemplation et à la méditation, bien loin d'une prédication traditionnelle. Pour la première fois de ma vie, lors de la veillée de Noël, le prédicateur a invité l'assemblée à entrer dans une profonde contemplation au lieu de prononcer une homélie.

Dieu orchestre tout autour de Lui-même, autour de cet Enfant Saint, et l’Incarné est simplement là—pour observer et contempler. Dans ce silence profond, totalement dépendant des autres pour survivre, je crois que la Trinité se joignait à Marie dans la contemplation, alors qu'elle gardait tout dans son cœur. Ce n'est plus une question d’incapacité ou de manque, mais du choix divin de participer à l'authenticité de l'humanité, en embrassant sa vulnérabilité naturelle. Rien de l'humanité n'est ôté, et pourtant la divinité reste, cachée dans l'humanité. Comme l'enseigne saint Bonaventure, l'incarnation n'est pas venue à cause du péché de l'humanité, mais de l'amour pur de Dieu. C'était toujours la volonté de Dieu, et non un plan de secours. L'évangile de saint Jean affirme cette profonde vérité aujourd'hui.

Les étoiles, les bergers éveillés et le prophète bien préparé Jean, tous témoignent de cet événement miraculeux dans l'histoire du salut. Bien que la lumière n'ait pas brillé aussi intensément que les normes humaines l’auraient exigé, les ténèbres n’ont pas pu la vaincre. Ô Jésus, donne-moi la force de rester ferme face à la petitesse, sachant que par elle, de grandes œuvres dispersent les ténèbres. Peut-être est-ce à cause de cette petitesse que les puissants de ce monde ont ignoré la Lumière. Les élites et les riches l'ont rejetée, mais Hérode, reconnaissant sa puissance, a cherché à l'éteindre. L'histoire a prouvé que c'était impossible, et pourtant nous continuons à éliminer les petits et les vulnérables de la société. Aujourd'hui, ils ont besoin de notre attention et de notre engagement.

Alors que nous célébrons Noël, deux moments importants passent souvent inaperçus : être envoyé par Dieu et témoigner. Que cette saison de Noël nous rappelle que, comme Jean, nous sommes appelés, oints et envoyés par le Seigneur pour vivre dans le silence et la contemplation, en méditant sur la Parole éternelle qui existait avant la création. Portons l'espérance en faisant briller la lumière du Christ à travers notre témoignage. La joie et la paix que nous portons en nous, l'amour et le pardon que nous étendons à l'humanité, ainsi que le soin que nous accordons à la création, proclameront la Bonne Nouvelle à l'univers. Que la Parole en silence motive nos actions et libère le monde des ténèbres, Amen.

 

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Publié le 24 Décembre 2024

Méditation

 

La joie de Noël réside non seulement dans l'accomplissement de la promesse divine, mais aussi dans la manière dont cela se réalise. César Auguste initie les préparatifs finaux, apparemment sans reconnaître quoi que ce soit de sacré ou de divin. Il est souvent surprenant pour les non-croyants que Noël puisse être célébré de manière similaire, sans référence à Dieu ou au sacré. Pourtant, les réunions familiales, les rencontres humaines et la joie des enfants sont des signes évidents du déploiement divin. Les étoiles dans le ciel, les riches et les pauvres—tout le monde joue un rôle crucial dans cet accomplissement divin. Pour Dieu, vous et moi sommes tout aussi importants pour apporter cette Bonne Nouvelle à ceux qui ignorent son importance. Que la joie de cette Bonne Nouvelle soulage les douleurs et les peines du peuple.

 

Joseph et Marie entreprennent un voyage vers Nazareth, une petite ville de Judée, pour retrouver les racines de leur famille. Bien qu'ils soient conscients des dangers et des risques imminents liés à la naissance de l'enfant, ils décident tout de même de faire ce pèlerinage. Se déplacer n’est jamais facile, et beaucoup d'entre nous le font par nécessité, tout comme Marie et Joseph. Leur voyage a exigé du courage et la volonté d'affronter l'inconnu. En renouant avec les racines de leur famille, une nouvelle vie a émergé de manière inattendue, à un moment imprévu. Même s'ils ont pu manquer de préparatifs matériels, leur préparation spirituelle, intellectuelle et émotionnelle était réalisée avec respect et révérence. Noël nous invite à prendre des risques et à accepter les déplacements pour améliorer nos vies. Je crois que les familles ayant vécu l’immigration peuvent ressentir Noël d'une manière différente, partageant la même peine et la même joie que la Sainte Famille.

 

À Bethléem, un événement extraordinaire se déroule, mais les anges choisissent de le révéler, non pas aux figures principales, mais à des inconnus—des bergers, dans une contrée inconnue. Les bergers, déjà préparés par leur métier, n'avaient pas besoin d'être réveillés ou alertés ; ils étaient prêts à agir, même dans un état d'impréparation. Nous voyons cette même disposition chez Marie, qui s'est hâtée vers la maison de Zacharie, et chez Joseph, qui a accueilli Marie sans hésiter. Nous sommes appelés à vivre dans cet état de préparation, à agir même lorsque nous ne nous sentons pas complètement prêts, en faisant confiance qu’avec le temps, nous comprendrons la signification de ces moments et leur impact sur nos vies. Suivons les anges et les étoiles, où qu'ils nous mènent.

 

Cette réponse fidèle à l'appel de Dieu, et l'empressement à accomplir la tâche, ajoutent une douceur à la joie du moment. Même les animaux et les foyers ordinaires sont plongés dans une ambiance festive. Tout se passe pour la première fois dans l’histoire—un événement d’une intensité sans précédent. Les bergers, ajoutant leur propre histoire aux événements en cours, confirment aux autres que ce qu’ils ont entendu est bien ce qu’ils ont vu, vécu et expérimenté. Ils sont les premiers à annoncer la Bonne Nouvelle. Nous aussi sommes cette génération choisie, appelée à vivre, expérimenter et proclamer cette présence divine au monde. Chaque moment est unique et précieux. Dans son silence, Marie médite sur ces moments ordinaires mais extraordinairement significatifs autour de son Fils bien-aimé.

 

À ceux qui restent vigilants et prêts à s'engager, est donnée la joie d'entendre le Chœur Céleste. En célébrant Noël aujourd'hui, nous devons écouter au plus profond de nos cœurs ce même chœur céleste, chantant pour le Seigneur, qui est né en nous. En proclamant, « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime », les anges chantent avec nous, dans la joie et la gratitude pour ce don merveilleux que Dieu a choisi de faire à son peuple. Ce don est un signe de l'amour et de la présence de Dieu. Comme tous les vrais dons, il se réciproque par sa nature même, multipliant ces moments de beauté pour l’éternité. Comme les bergers et tous ceux rassemblés autour de l’Enfant Saint, méditons et contemplons le silence divin dans cet Enfant Saint, toujours activement engagé et rassemblant différentes personnes et races, y compris les étoiles du ciel et les animaux de la terre, nous donnant l'occasion de célébrer et de nous réjouir. Que cet Enfant Saint nous accorde l’espérance et la joie de l’accomplissement divin. Amen.

Père Terry, Cmf.

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Publié le 21 Décembre 2024

Homélie

Le prophète annonce que de Bethléem, la plus petite des villes, viendra le chef d'Israël. Ce message apporte de l’espoir à un peuple brisé et dispersé. C'est de cette petitesse, de cette insignifiance apparente, que Dieu a choisi de sauver l'humanité. Dieu choisit d'entrer dans notre humanité brisée, marquée par le péché et la honte, réduite à presque rien. Ce choix nous donne la raison de célébrer et d'espérer.

C’est en chacun de nous que Dieu souhaite accomplir sa volonté divine. Notre dernière préparation pour cet événement grandiose est à la fois personnelle et communautaire. Elle est personnelle car Dieu dépend de notre "Oui". L'accomplissement de sa volonté commence en nous, là où Dieu veut établir son Royaume. Mais elle est aussi communautaire car elle vise le salut de tout le monde. Notre joie provient de deux grandes réalités : Dieu est venu à nous et nous a choisis, et nous sommes appelés à participer à la mission salvifique du Christ.

Comment devons-nous répondre et que devons-nous faire ? L'Évangile d'aujourd'hui nous en montre la voie. La "hâte" avec laquelle Marie sert apporte la joie promise. Notre empressement à accomplir la volonté divine peut apporter cette même joie au peuple de Dieu. Cette joie se manifeste à travers des rencontres humaines ordinaires. Extérieurement, la rencontre entre Marie et Élisabeth pourrait sembler n'être rien de plus qu'une jeune femme visitant sa cousine. Mais Dieu agit dans ces moments ordinaires, invitant l'humanité à découvrir et à participer à son plan. À travers ces rencontres, par la grâce de Dieu, ce qui paraît ordinaire devient extraordinaire, et un mystère divin se déploie.

Cette rencontre n'est pas seulement entre deux femmes ; l'Esprit permet une connexion plus profonde entre les enfants qu'elles portent. Ces femmes, animées émotionnellement et spirituellement, vivent une révélation divine de manière extraordinaire. Dans toutes ces expériences humaines, la Trinité est présente, à la fois activement engagée et subtilement présente.

Si nous plongeons plus profondément dans ce déploiement divin, nous découvrirons que les éléments visibles et palpables nous mènent à l'invisible. Nous avons besoin de nos sens et de notre intelligence pour comprendre que quelque chose d'extraordinaire se produit dans ce qui semble ordinaire. En accueillant et en chérissant ces expériences humaines, nous sommes conduits vers la Vérité, qui révèle l'œuvre de Dieu. Cette joie est accessible, mais elle n'est véritablement reçue que par ceux qui croient et s’y engagent.

Dans la foi, remplie de l'Esprit Saint, Élisabeth reconnaît la maternité divine de Marie. Marie voit comment l'Esprit agit en Élisabeth, tout comme il est déjà à l'œuvre en elle. Elle perçoit quelque chose de familier dans ces événements, revivant avec Élisabeth ce qu'elle avait vécu seule lors de la visite de l'Ange. Une fois que la peur cède la place à l'espérance et à l'assurance divine, la joie trouve sa place dans l'expérience humaine. Sans la rencontre personnelle de Marie à la maison ou celle de Zacharie dans le Temple, ces femmes n'auraient pas pu comprendre la signification de ce moment.

L'Église nous invite à faire nôtres ces expériences de Marie, Élisabeth et Zacharie, à en saisir toute la profondeur de l'Incarnation que nous nous apprêtons à célébrer. Nous avons un avant-goût de cette joie, une anticipation de ce moment essentiel de la vie. Il est vital que nous entrions en communion avec la rencontre de Marie et d'Élisabeth, et que nous ressentions comment l'Esprit agit en nous. Chérissons, vivons et expérimentons cette joie. Passez un bon dimanche !

P. Terry, Cmf.

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Publié le 20 Décembre 2024

Texte de l'Évangile (Lc 1,39-45): 

 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur».

 

Application

 

La joie a un profond impact sur nos sentiments et émotions. Elle a sa juste place en nous, et nous devons la garder dans toute sa plénitude pour qu’elle demeure avec nous. Cette joie se vit et s'expérimente pleinement lorsqu'elle est partagée avec les autres. L'Évangile d’aujourd'hui met en lumière deux mouvements clés : Marie qui quitte son domicile pour rendre visite à Élisabeth (sortir pour entrer), et Élisabeth qui accueille Marie (permettre aux autres d'entrer dans notre espace intime).

Ces deux éléments sont à la base de chaque rencontre humaine. C'est à travers ces échanges humains ordinaires que Dieu choisit de se révéler, comme Il l'a fait à travers Marie, Élisabeth et Zacharie. Ces rencontres continuent d'avoir lieu dans nos vies quotidiennes, et nous sommes appelés à répéter les gestes que l'Évangile relate aujourd'hui.

Bien que ces actions puissent sembler ordinaires, lorsque nous devenons conscients de la présence de l'Esprit, elles sont transformées en quelque chose de divin et de sacré. L'Église est le temple du Saint-Esprit, comme le dit Lumen Gentium 17, et nous sommes également appelés à être des temples de la présence divine, transformant chaque rencontre humaine en une rencontre divine. Si nous participons pleinement, nous serons témoins de la présence de l'Esprit-Saint, tout comme Élisabeth. Et tout comme Marie a découvert sa maternité divine, nous reconnaîtrons également que nous sommes appelés et envoyés par le Seigneur pour porter la JOIE jusqu’aux extrémités de la terre.

P. Terry, Cmf.

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