Publié le 23 Août 2025

Homélie

La beauté de notre vie chrétienne est que nous avons un Dieu qui nous connaît pleinement et qui nous accompagne à chaque instant, sans jamais imposer sa présence ni effacer notre unicité (cf. Ps 138,1–3). Connaître ce Dieu est un chemin de grâce, car Il se révèle continuellement à ceux qui désirent le connaître et l’aimer (cf. Jr 29,13).

Notre vie chrétienne embrasse toutes les dimensions de notre être. Elle est intellectuelle, car nous marchons dans la vérité de la Parole (cf. Jn 8,32). Elle est émotionnelle, car l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs (cf. Rm 5,5). Elle est physique, puisque notre corps est le temple de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 6,19). Et surtout, elle est mystique, car Dieu Lui-même est le protagoniste de ce chemin : Il vit en nous et agit à travers nous d’une manière mystérieuse (cf. Ga 2,20).

Vécue pleinement, la vie chrétienne devient sacramentelle, source de grâce non seulement pour celui qui la vit, mais aussi pour tous ceux qui le rencontrent (cf. Mt 5,16). Elle est salvifique, car elle sauve et elle assure la joie de la vie en Dieu (cf. Jn 10,10). L’Évangile de ce dimanche (Lc 13,22–30) nous invite à découvrir ce chemin à travers la “porte étroite.”


Beaucoup s’interrogent sur cette parole de Jésus : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui seront sauvés ? » (Lc 13,23). Il n’est pas facile d’y répondre clairement. Dieu veut que tous soient sauvés (cf. 1 Tm 2,4), et par la mort et la résurrection de Son Fils (cf. Jn 3,16), Il a ouvert le salut à tous. Pourtant, Jésus nous oriente vers la “porte étroite” qui demande effort, fidélité et abandon.

Ce qui peut sembler large et facile pour moi peut être difficile pour un autre, et ce qui est étroit pour les autres peut m’être plus aisé. Ainsi, chacun doit discerner pour soi-même quelle est cette porte étroite qui conduit au Royaume de Dieu.

Pour Jésus, la porte étroite consistait à vivre pleinement son humanité sans renoncer à sa divinité. Bien qu’Il soit le Fils de Dieu, Il a choisi de vivre dans les limites humaines, discernant la volonté du Père dans la prière et l’obéissance (cf. Ph 2,6–8 ; He 5,7–8). Son témoignage nous apprend à passer par la porte étroite : vivre pleinement notre humanité en restant ouverts au divin.


Pour moi personnellement, cette “porte étroite” est de vivre une vie équilibrée : en Dieu, par Dieu et pour Dieu, tout en goûtant les joies simples de l’existence comme des dons (cf. 1 Th 5,16–18). C’est mettre toute mon humanité—pensée, cœur, corps—au service du discernement de la volonté de Dieu, même dans ma vulnérabilité, sachant qu’Il achèvera ce qu’Il a commencé en moi (cf. Ph 1,6). Pour cela, je tourne vers le Seigneur. 

Jésus parcourait villes et villages (cf. Lc 13,22), et moi aussi je suis appelé à sortir de mes sécurités pour aller vers les autres, là où le Christ veut entrer. Ma porte étroite, c’est d’apporter la présence de Dieu à mes frères et sœurs par l’amour, la compassion, la justice et la réconciliation (cf. Mt 25,40 ; 2 Co 5,18). Même mon travail d’écriture et de méditation fait partie de cette porte étroite—ce n’est pas toujours facile, mais c’est ma réponse au Christ.


À la fin de ma vie, lorsque je me tiendrai devant le Seigneur, je ne me présenterai pas comme un serviteur parfait, mais comme un serviteur fidèle (cf. Mt 25,21). Conscient de ma faiblesse et de mon péché, je m’appuierai totalement sur Sa miséricorde (cf. Ps 50,1 ; Lc 18,13). Mon espérance est que, par le sang du Christ versé pour moi, je sois accueilli dans Son amour.

Au ciel comme sur la terre, je désire la dernière place (cf. Lc 14,10), heureux que le meilleur soit donné à ceux que le Seigneur Lui-même choisit. Mon désir le plus profond est de reposer en Sa présence, d’être touché par Sa paix et de laisser mon âme trouver en Lui sa joie éternelle (cf. Ps 61,2).

Aujourd’hui, voici ma prière sincère : Toi, Seigneur Jésus, qui es la Porte des brebis (cf. Jn 10,7.9), le vrai Chemin qui conduit au Royaume de Dieu (cf. Jn 14,6), accorde-moi d’être configuré à Toi—devenir, par ta grâce, une porte grande ouverte dans l’amour et la compassion. Que je reflète ton Cœur, afin que tous ceux qui me rencontrent, et pour qui je prie chaque jour, découvrent en moi la tendresse de ta présence.

Dans l’esprit de l’Église, appelée à être « le sacrement universel du salut » (Lumen Gentium, 48), fais de ma vie un témoignage vivant de communion, un passage par lequel d’autres puissent entrer dans ta paix et ta joie. Fortifiés par ta grâce, que ceux qui me sont confiés apprennent à vivre en Toi, à mourir comme Toi et à ressusciter avec Toi dans la vie éternelle (cf. Rm 6,8 ; CEC 1026). Amen.

. Terry Cmf.

 

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Publié le 17 Août 2025

Homélie

Dans l’Évangile de ce jour (Lc 12, 49-53), deux thèmes frappants attirent notre attention : le feu et la division. À première vue, ces images semblent dures, voire inquiétantes. Pourtant, si nous allons plus en profondeur, Jésus ne nous invite pas à nous arrêter uniquement aux conséquences—le feu et la division—mais à entrer dans leur cause profonde, dans la source de sa mission et de ses actes.

 

Le cœur de l’Évangile est le désir ardent de Jésus d’accomplir la volonté du Père : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jn 4, 34). Sa soif est d’aimer le Père totalement et de nous introduire dans cet amour. Cet amour—pur agapè, gratuit et inconditionnel—Jésus veut l’allumer dans le monde : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12, 49).

 

Si nous restons fixés seulement sur les conséquences visibles—divisions dans les familles, oppositions, rejets—nous passons à côté de la réalité plus profonde. La Croix du Calvaire n’est pas seulement une tragédie, elle est la révélation plénière de l’amour divin, l’accomplissement de l’obéissance du Christ (Ph 2, 8). L’invitation de l’Évangile d’aujourd’hui est de vivre à partir de cette source : de nous enraciner dans l’amour divin du Christ, afin que ce feu nous consume, nous transforme et brille à travers nous.

 

Les Pères de l’Église nous rappellent que ce feu n’est pas destructeur, mais créateur. Saint Augustin affirme : « Le feu de Dieu, c’est l’amour. Il consume ce qu’il y a de corrompu en nous, pour que nous soyons enflammés de la douceur de l’Esprit » (Sermon 71). Accueillir le feu du Christ, c’est donc se laisser purifier de l’égoïsme et renouveler par la puissance de l’Esprit.

 

Une image peut nous aider : la sève d’un arbre fait circuler la vie cachée des racines jusqu’aux branches, produisant un fruit visible. Si nous nourrissons la racine, l’arbre porte du fruit. De même, la « sève » de l’Évangile d’aujourd’hui est l’amour de Jésus pour le Père, révélé dans son obéissance jusqu’à la mort. Si nous nous unissons à cette source, notre vie portera des fruits d’amour et de témoignage (cf. Jn 15, 5).

 

C’est aussi ce que Jésus appelle son « baptême » : le baptême de sang qu’il doit recevoir (Lc 12, 50). Un tel amour peut paraître impossible, et pourtant, chaque fois que nous avons aimé sans condition, cherché le bien de l’autre avant le nôtre, nous en avons pressenti le mystère. Sainte Catherine de Sienne priait ainsi : « Ô Feu toujours ardent et jamais consumé, embrase mon cœur d’un saint désir, afin que j’aime comme Tu aimes » (Dialogue, ch. 167).

 

Mais ce feu d’amour ne laisse pas le monde inchangé. Il provoque la division, car l’amour inconditionnel remet en cause l’égoïsme, l’injustice et les fausses paix bâties sur la sécurité personnelle. Saint Jean Chrysostome expliquait : « Le feu du Christ divise, non parce qu’il est hostile, mais parce que la vérité ne peut se réconcilier avec le mensonge, ni la lumière avec les ténèbres » (Homélie sur Matthieu 35). Ainsi, le feu de l’Évangile divise—non pas parce qu’il détruit la communion, mais parce qu’il démasque ce qui l’empêche.

 

Frères et sœurs, Jésus désire ce feu ici et maintenant. Il veut que nous en soyons les témoins : brûlant d’amour, baptisés dans son sacrifice, prêts à troubler les fausses sécurités, et à illuminer les ténèbres. Demandons au Seigneur le courage d’être ce feu dans le monde : un feu qui purifie, qui unit dans la vérité, et qui révèle l’amour miséricordieux du Père. Amen.

P. Terry Cmf.

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Publié le 14 Août 2025

Homélie

La Solennité de l’Assomption nous révèle une vérité que Dieu avait déjà manifestée dans la vie de Melchisédech et d’Élie : ceux qui vivent pleinement en Dieu ne connaissent aucune interruption dans leur communion avec Lui (cf. He 7,1-3 ; 2 R 2,11). Ils passent de la vie terrestre à la plénitude de la présence divine sans rupture, car ils vivent déjà dans la communion trinitaire. Cette union avec le Père, le Fils et l’Esprit Saint est offerte aujourd’hui à chacun de nous, si nous choisissons de marcher comme Marie a marché dans sa vie quotidienne.

Pour comprendre cette expérience mystique, je présente Marie plutôt que Jésus, car en Jésus la divinité était pleinement présente. Marie, quant à elle, a vécu cette communion dans la totalité de son humanité, dans son âme et son esprit, mais soutenue et transformée par la grâce (cf. Lc 1,28). En la contemplant, nous voyons que la pure humanité—lorsqu’elle est ouverte à Dieu—suffit pour entrer dans ce mystère.

Le Magnificat (Lc 1,46-55) révèle le monde intérieur de Marie—son cœur en parfaite communion avec Dieu. Ce n’est pas l’Annonciation ni la Nativité, pourtant riches en interventions divines, qui manifestent le plus clairement son intériorité, mais cette prière de louange et de confiance. Elle y montre son union avec Dieu « en esprit et en vérité » (cf. Jn 4,24), déjà en communion avec le Père avant même de concevoir son Fils. La communion commence dans l’âme, s’exprime par l’esprit, puis se manifeste dans le monde visible—dans son cas, par la conception et la naissance de Jésus.

Cette communion avec le Père a permis à Marie de voir son histoire personnelle à la lumière de l’histoire du salut. D’Adam à Abraham, de Moïse à David, et de David au Messie (cf. Mt 1,1-17), elle a reconnu la fidélité de Dieu comme son propre héritage. Face aux épreuves—comme porter un enfant dans des circonstances extraordinaires—elle s’est appuyée sur les promesses divines, à la différence d’Ève qui n’a pas su faire confiance et a introduit la désobéissance dans le monde (cf. Gn 3). Même lorsqu’elle ne comprenait pas tout, « elle gardait toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Lc 2,19).

Sa communion avec le Père a porté du fruit dans le service. Immédiatement après l’Annonciation, elle partit « en hâte » visiter Élisabeth (Lc 1,39), non pour proclamer sa propre gloire, mais pour servir. Elle nous enseigne ainsi que la grâce divine frappe à notre porte seulement si nous sommes prêts à l’ouvrir et à sortir au service des autres (cf. Ap 3,20). L’homme riche n’a pas ouvert sa porte à Lazare (Lc 16,19-31) ; Marie a ouvert la sienne.

Au salut d’Élisabeth, l’humanité a reconnu pour la première fois en elle « la mère de mon Seigneur » (Lc 1,43). Cette maternité divine—confirmée au Calvaire lorsque Jésus la confia au disciple bien-aimé (Jn 19,26-27)—est un don pour toute l’Église. Nous aussi, nous pouvons vivre cette maternité spirituellement, en tant que temples de l’Esprit Saint (1 Co 6,19).

Le retour de Marie chez elle après la visite à Élisabeth (Lc 1,56) n’est pas un simple détail géographique : il signifie son retour à la communion intérieure, prête à repartir dès que Dieu l’appellerait. Son « oui » (Lc 1,38) est resté constant, une ouverture durable au Dieu de la promesse. Cette fidélité lui a permis de témoigner de la fidélité de Dieu tout au long de sa vie.

Comme enfants de cette Mère bien-aimée, demandons son intercession—confiants qu’aujourd’hui encore, comme à Cana (Jn 2,1-11), elle présente nos besoins à son Fils. Que son Assomption fortifie notre espérance en ce Dieu fidèle et nous invite à vivre, dès maintenant, dans la communion ininterrompue de la Trinité.

Amen. Bonne fête ! N’oubliez pas de me porter dans votre prière.

P. Terry Cmf.

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Publié le 9 Août 2025

Homélie

« Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume » (Luc 12, 32). L’Évangile de ce jour est une douce assurance de Jésus : le Royaume de Dieu est un don, offert gratuitement, d’une valeur inestimable, et qui demeure sûr tant que nous ne le rejetons pas ou ne le négligeons pas. Ce Royaume est un trésor que personne ne peut nous enlever (Matthieu 6, 20), à moins que nous ne le considérions comme sans valeur ou que nous ne l’utilisions pas pour la gloire de Dieu.

 

Au cœur de ce Royaume se trouve la foi—la clé essentielle qui oriente toute notre vie (Hébreux 11, 1). Par la foi, nous reconnaissons l’action de Dieu, même lorsque nous ne comprenons pas comment elle se réalise. Dans toute l’histoire du salut, Dieu a accompli des merveilles—l’Exode (Exode 14, 13-31) nous montre que Dieu a offert sa présence salvatrice non seulement au peuple élu, mais à tous ceux qui la désiraient et se confiaient à Lui.

 

Ce don entraîne pour nous une responsabilité plus grande : « À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup » (Luc 12, 48). Nous sommes appelés à être des intendants fidèles de la mission confiée (1 Corinthiens 4, 1-2), à l’accomplir avec gratitude et joie, et à en remettre les fruits à Dieu, évitant toute recherche de gloire personnelle (Matthieu 6, 1). Dieu accomplit de grandes œuvres à travers nous, même dans notre faiblesse (2 Corinthiens 12, 9), souvent de façon cachée. Celui qui accueille les petits, les pauvres et les oubliés accueille le Christ Lui-même (Matthieu 25, 40).

 

Cependant, le danger est réel : lorsque nous nous éloignons du Seigneur—surtout lorsque sa présence n’est pas visiblement perceptible—nous risquons de réaliser beaucoup aux yeux du monde, mais de passer à côté de la volonté divine. L’orgueil et la recherche de reconnaissance humaine peuvent progressivement écarter les valeurs du Royaume et les remplacer par les standards du monde (1 Jean 2, 15-17). L’égoïsme, le consumérisme, et certaines dérives sociales peuvent nous voler l’esprit de l’Évangile. Même les institutions sacrées comme le mariage ou la vie consacrée se fragilisent lorsque Dieu est écarté.

 

Nous sommes comptables devant Dieu du sort des pauvres, des marginalisés et des opprimés (Isaïe 1, 17 ; Amos 5, 24). Au jour du jugement (Matthieu 25, 31-46), la séparation des justes et des injustes révélera si nous avons vécu selon sa volonté. Mais la justice de Dieu ne consiste pas à dominer ou punir—elle consiste à restaurer la dignité humaine, ici et maintenant, par notre action, en rendant sa miséricorde tangible (Michée 6, 8).

 

Dieu veille sur nous à chaque instant—nous n’avons donc aucune raison de craindre (Psaume 23, 1). Nous pouvons tomber, mais Il nous invite à nous relever (Proverbes 24, 16). Nous pouvons être blessés, mais Il nous appelle à répondre par la miséricorde et la compassion (Luc 6, 36). Saint Augustin nous avertit : « Prenons garde à ne pas nous séparer de l’amour de Dieu » (cf. Romains 8, 39).

 

Restons donc fidèles à la mission confiée, accomplissant chaque jour ce que Dieu attend de nous, sans attendre un « meilleur moment ». L’appel est pour maintenant : vivre dans l’attente du retour du Maître, entrer dans sa joie et partager à jamais son abondance divine. Amen.

P. Terry Cmf.

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Publié le 2 Août 2025

Homélie

Évangile : Luc 12, 13–21

« Maître, dis à mon frère de partager notre héritage. » Cette demande rappelle celle de Marthe à Jésus (Luc 10, 38–42). Dans les deux cas, le Seigneur ne prend pas parti, mais invite à discerner selon la volonté de Dieu, à regarder en soi-même, et à agir avec justice et sagesse, sans se comparer ni se plaindre.

Dieu nous appelle à reconnaître les dons que nous avons reçus, à les vivre pleinement et à ne pas nous laisser guider par la jalousie ou la cupidité. Saint Paul dit : « Que chacun examine sa propre conduite » (Galates 6, 4), plutôt que de se comparer aux autres.

Être riche selon Dieu

Jésus nous enseigne que la véritable richesse ne vient pas des biens matériels mais du fait d’être « riche en vue de Dieu » (Luc 12, 21). Cela signifie vivre dans la bonté, la vérité et l’amour. Nous sommes riches lorsque nous utilisons notre liberté, intelligence et dons spirituels pour le bien d’autrui et la gloire de Dieu (1 Corinthiens 4, 7).

Mais le mal surgit lorsque nous :

  1. Abusons de nos dons pour notre propre gloire, sans tenir compte de Dieu (Romains 1, 21), ou
  2. N’utilisons pas ces dons, comme le serviteur qui a enfoui son talent (Matthieu 25, 24–30).
🎁 Que faire avec mes dons ?

Lorsque nous recevons un don ou une opportunité, la bonne question n’est pas « Comment en profiter ? », mais « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » (Actes 9, 6). Réagissons-nous avec gratitude et justice ? Ou cherchons-nous à accumuler davantage, détruisant même ce que nous avons déjà (Luc 12, 18) ?

Lorsque la vie est centrée uniquement sur soi, nous perdons de vue Dieu et nos frères. Comme dit l’Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité » (Ecclésiaste 1, 2). La vraie paix vient d’un cœur réconcilié avec Dieu et les autres.

🌱 Porter du fruit

L’abondance peut nous rendre paresseux spirituellement. Nous risquons d’oublier les souffrants, les pauvres, ceux qui attendent notre temps et notre présence. Pourtant, ce que nous avons reçu — temps, intelligence, biens — est un don gratuit, appelé à porter du fruit (Jean 15, 8). Si nous gardons tout pour nous, nous devenons comme le riche insensé qui perdit son âme (Luc 16, 19–31). « Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? » (Marc 8, 36)

Du moi à Christ en moi

L’Évangile nous invite finalement à regarder en nous-mêmes : nous sommes une création nouvelle en Christ (2 Corinthiens 5, 17). Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, mais pour le Christ qui vit en nous (Galates 2, 20). Cela implique d’écouter Dieu, de reconnaître sa présence, et de vivre selon sa volonté, même dans les petites choses.

Demandons la grâce de reconnaître nos dons, de les partager généreusement, et de vivre comme des Christs vivants pour notre monde. Amen.

 

P. Terry Cmf.

 

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Publié le 26 Juillet 2025

"Seigneur, apprends-nous à prier »

 

 

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, les disciples s’approchent de Jésus avec une demande simple mais profonde : « Seigneur, apprends-nous à prier » (Luc 11, 1). Ce désir d’apprendre à prier est un don précieux qui réjouit le cœur de Dieu. Comme l’écrivait saint Antoine-Marie Claret dans son autobiographie : « Seigneur, enseigne-moi à demander ce que tu veux que je demande. » Une telle prière ne cherche rien pour soi-même. Elle se caractérise par le silence et l’écoute, dans l’attente de ce que le Seigneur veut nous révéler.

Je me souviens d’un moment dans un monastère cistercien, où une jeune candidate a demandé aux prêtres : « L’un de vous désire-t-il devenir saint ? » Bien que la question puisse sembler noble, j’y ai perçu une forme subtile de centration sur soi. Pour moi, la prière véritable n’est pas une quête de sainteté en soi, mais un abandon total à la volonté de Dieu. Je propose souvent cette prière simple mais profonde : « Seigneur, fais que je pense ce que tu veux que je pense, que je voie ce que tu veux que je voie, que je parle ce que tu veux que je parle, que je fasse ce que tu veux que je fasse. » Il ne s’agit pas simplement de devenir saint, mais de devenir pleinement uni au Christ : par le Christ, avec le Christ et pour le Christ (cf. Rm 12, 1-2 ; Ga 2, 20).

Jésus nous montre que la prière véritable est une communion avec Dieu – une union avec le Père, par le Fils, dans l’Esprit Saint. Les disciples ne voient pas seulement une méthode, mais le mystère de cette union entre Jésus et son Père (cf. Jn 10, 30). Contrairement aux disciples de Jean, ceux de Jésus sont introduits dans la communion trinitaire.

La prière que Jésus enseigne, le « Notre Père » (Luc 11, 2-4), comporte trois mouvements :

  1. La Volonté de Dieu : « Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. » Toute prière commence par l’adoration et l’abandon. C’est dans la prière que nous découvrons Dieu et nous-mêmes (cf. Ps 45, 11).
  2. Le Pain quotidien : « Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. » Il s’agit non seulement de la nourriture terrestre, mais du Pain vivant descendu du ciel – Jésus dans l’Eucharistie (cf. Jn 6, 35). Sans Lui, nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 5).
  3. Le Pardon et la Miséricorde : « Pardonne-nous nos péchés, car nous pardonnons. » Le pardon de Dieu est à la fois un don et une mission. En accueillant Sa miséricorde, nous sommes capables de pardonner à notre tour (cf. Ép 4, 32).

Pour vivre pleinement cette prière, il nous faut imiter à la fois Marie et Marthe (cf. Luc 10, 38-42) : comme Marie, nous nous asseyons aux pieds du Seigneur pour l’écouter ; comme Marthe, nous repartons servir notre prochain avec ce que nous avons reçu. La prière nous envoie en mission et nous rappelle à la communion.

La prière ne se limite pas à un moment ou un lieu. Elle est un mouvement constant : aller vers Dieu, être nourri, repartir servir, puis revenir. Que nous recevions des consolations ou non, que nous réussissions ou non, nous revenons toujours. C’est cela, la persévérance dans la prière (cf. Rm 12, 12 ; 1 Th 5, 17).

Mais que nous donne vraiment Dieu dans la prière ? Jésus est clair : « Le Père céleste donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Luc 11, 13). Non pas seulement des dons, mais Lui-même – son Esprit, répandu dans nos cœurs (cf. Rm 5, 5).

Quelle grâce que de s’agenouiller devant le Saint-Sacrement, puis de repartir en mission avec l’Esprit Saint en nous ! Ô Seigneur, tu te donnes si généreusement, et nous, nous avons tant de mal à te donner ce que nous avons ! Apprends-nous encore, ô Père, à prier et à savoir que prier, comme ton Fils l’a enseigné à ses disciples. Amen.

 

P. Terry Cmf.

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Publié le 19 Juillet 2025

Homélie 

 

Marthe et Marie représentent deux dimensions fondamentales de la vie chrétienne : l’action et la contemplation. Une vie équilibrée a besoin des deux. En tant qu’êtres humains, nous savons qu’un bon accueil sans repas partagé perd de sa chaleur. L’hospitalité sans le service est incomplète.

 

L’Évangile de ce jour (Luc 10, 38–42) pourrait nous faire croire que Jésus privilégie la contemplation sur l’action. Mais une lecture plus profonde révèle un appel au discernement. Jésus dit que « Marie a choisi la meilleure part » (v. 42), non pas pour condamner Marthe, mais pour l’inviter à se recentrer. Ce que Marie vit dans l’écoute du Seigneur ne diminue pas le service de Marthe ; et ce que Marthe fait par amour du Seigneur ne doit pas être rejeté par Marie.

 

L’action offerte dans l’amour, par la grâce de Dieu, est élevée jusqu’à la contemplation. Comme le dit saint Paul : « Tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour plaire aux hommes » (Colossiens 3, 23). Ceux qui contemplent profondément, comme Moïse sur le Sinaï (Exode 24) ou les disciples lors de la Transfiguration (Luc 9, 28–36), sont toujours renvoyés en mission. La vraie contemplation mène toujours à l’action. Inversement, l’action sans prière risque de glorifier l’homme plutôt que Dieu.

 

Quelle est donc la véritable leçon de cet Évangile ? Il ne s’agit pas de choisir entre Marie ou Marthe, mais de découvrir le visage de Dieu, qui nous accompagne dans chaque étape de notre vie. Dieu ne force pas nos choix, mais Il désire les orienter vers le bien. Jésus ne condamne pas Marthe ; Il l’invite à servir avec un cœur reposé en Lui.

 

Il lui dit : « Tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire » (Luc 10, 41–42). Cette « seule chose » est la communion avec Dieu—demeurer en Lui comme le sarment attaché à la vigne (Jean 15, 4–5). Lorsque nos relations, nos décisions et nos gestes reposent sur cette communion, nous trouvons la paix véritable, celle qui dépasse toute intelligence (Philippiens 4, 7). Marthe, au fil de son chemin, vivra cette communion. Elle reconnaîtra le Christ non seulement dans son travail mais aussi à ses pieds, en Le voyant apprécier le repas préparé avec amour.

 

Si, comme Marthe, nous approchons nos frères et sœurs par la présence de Dieu, et si nous devenons instruments de Sa miséricorde, nous expérimenterons déjà ici-bas la joie du Ciel. À l’image de Marie qui oint Jésus de parfum (Jean 12, 3), notre service devient une offrande sainte.

 

Dans chaque foyer chrétien, si la volonté divine oriente nos relations et nos décisions, la volonté humaine n’est pas rejetée, mais transformée et élevée. C’est alors que la paix s’installe. Comme les disciples d’Emmaüs ont invité Jésus à rester avec eux (Luc 24, 29), ou comme la famille de Cana L’a accueilli avec Marie (Jean 2), accueillons Jésus dans nos maisons et dans nos cœurs. Invitons Jésus, Marie, et les disciples à notre table. Et alors, nous connaîtrons la paix, la joie et l’harmonie que nous cherchons tant. Amen.

P. Terry Cmf.

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Publié le 12 Juillet 2025

« Va, et toi aussi, fais de même » – Un appel à la compassion dans un monde blessé

L’Évangile de ce jour nous conduit au cœur de la vie chrétienne : aimer Dieu et son prochain (Luc 10, 27). Un docteur de la Loi demande à Jésus : « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus ne le repousse pas, mais le renvoie à la Parole qu’il connaît déjà. Pourtant, Il l’invite à aller plus loin : si tu ne rencontres pas Dieu là où tu es, regarde ailleurs… dans ton prochain.

Dans l’Évangile selon saint Jean, Jésus définit la vie éternelle comme « connaître le Père, le seul vrai Dieu, et celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ » (Jean 17, 3). Ce connaître n’est pas intellectuel, mais intime et vécu. Ce n’est pas un privilège réservé aux mystiques, mais un appel adressé à tous les cœurs ouverts.

La parabole du Bon Samaritain n’exalte pas une simple bonté humaine, mais un renversement profond : ton prochain n’est pas seulement ton semblable, mais celui qui souffre, celui que tu ne reconnais pas, celui que tu évites. Paradoxalement, pour entrer en soi, il faut sortir de soi. Quitter nos faux-semblants. Et c’est dans la vulnérabilité de l’autre que Dieu se manifeste.

Le chemin de Jérusalem à Jéricho (Luc 10, 30) est symbolique : Jérusalem, la cité de Dieu ; Jéricho, la vie quotidienne. Le chemin est risqué. Nous le parcourons tous – prêtres, lévites, laïcs. Certains détournent le regard. Un seul s’arrête : le Samaritain. Ému de compassion (splagchnizomai, Luc 10, 33), il descend, il soigne, il porte, il confie, il promet.

Nous pensons souvent être appelés à être ce Samaritain. Et c’est vrai, par grâce. Mais parfois, nous sommes le blessé au bord du chemin. Parfois aussi, nous sommes l’aubergiste à qui le Christ confie un frère ou une sœur en souffrance. Il nous dit simplement : « Prends soin de lui » (Luc 10, 35). Telle est notre vocation : être les intendants fidèles de la compassion de Dieu.

Et Jésus conclut : « Va, et toi aussi, fais de même » (Luc 10, 37). Que nous soyons celui qui s’arrête, celui qui soigne, ou celui qui continue l’œuvre commencée par le Christ, chacun de nous fait partie de cette chaîne de miséricorde.

Prions pour recevoir la grâce :

  • De nous arrêter sur notre route.
  • De voir et ressentir les blessures de nos frères et sœurs.
  • De servir sans attendre, dans la confiance du retour du Seigneur.

Que, comme le Samaritain ou l’aubergiste, nous sachions aimer dans la fragilité – pour la gloire de Dieu et le salut des hommes. Amen.

 

P. Terry, Cmf.

 

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Publié le 6 Juillet 2025

Homélie

Nous sommes tous appelés à être des missionnaires, non seulement par l’action, mais avec l’esprit de contemplation. C’est dans la prière et la communion profonde avec Dieu que l’œuvre missionnaire devient divine. Comme Jésus qui se retirait souvent pour prier (Luc 5,16), nous devons aussi enraciner notre mission dans la prière. La mission consiste essentiellement à annoncer la présence de Dieu et à aider les autres à reconnaître cette présence, surtout dans leur cœur (Romains 10,14-15).

Notre mission ne doit pas être un simple effort humain. C’est un appel divin, une participation à l’œuvre salvifique de Dieu. Elle doit être discernée dans la prière, guidée par l’Esprit Saint : « Il vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14,26). Lorsque Dieu est au centre de notre vie, Il transforme même notre faiblesse en force (2 Corinthiens 12,9).

Dieu nous a choisis chacun personnellement. Jésus dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jean 15,16). Que nous soyons parents, frères, sœurs, amis ou religieux, nous sommes envoyés dans ce monde non pas simplement pour y vivre, mais pour témoigner du Christ. Notre vie ne nous appartient plus, elle est au service de Celui qui nous appelle.

Dans l’Évangile de ce jour (Luc 10,1-12.17-20), Jésus envoie les soixante-douze disciples en disant : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ». Comme le Père L’a envoyé, Il nous envoie (Jean 20,21). Nos vies doivent refléter l’action du Christ ; et en Christ, le monde découvre le Père ; et en Dieu, il découvre la vie trinitaire.

Mais Jésus est clair : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10,3). Nos faiblesses restent. Pourtant, Il nous assure : « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12,9), et encore : « Rien ne pourra vous nuire » (Luc 10,19). La croix n’est pas écartée, elle est embrassée. Et nous pouvons dire comme Paul : « Je porte sur mon corps les marques de Jésus » (Galates 6,17). La croix devient notre force et notre joie.

Même dans l’abandon, la douleur ou le rejet, nous pouvons dire avec Jésus : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit » (Luc 23,46). Cet abandon n’est pas un échec, mais le chemin de la grâce. C’est dans cet abandon que naît la vraie joie, car nos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10,20).

Comme chrétiens, notre plus grande joie ne vient pas de nos réussites, mais de la certitude que nous sommes dans les mains de Dieu. C’est la paix que Jésus donne, une paix que le monde ne peut donner (Jean 14,27). Quand nous Lui confions tout, Il nous guide là où nous sommes le plus utiles.

Lorsque notre tâche est accomplie, toute gloire revient à Dieu (1 Corinthiens 10,31). Que nous soyons bon père ou mère, frère, sœur, ami ou responsable, tout est grâce. Jésus a demandé à Ses disciples de se détacher des fruits de leur mission : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10,8).

Même face au rejet ou à la solitude, si nous continuons à semer la paix et la réconciliation, nous pouvons être certains que Dieu agit en nous. Que chacun de nous fasse l’expérience de cette divine présence, et devienne, en Son nom, artisan de paix et de réconciliation dans le monde. Amen.

 

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Rédigé par JONHBOSCO

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Publié le 5 Juillet 2025

Homélie

Nous sommes tous appelés à être des missionnaires, non seulement par l’action, mais avec l’esprit de contemplation. C’est dans la prière et la communion profonde avec Dieu que l’œuvre missionnaire devient divine. Comme Jésus qui se retirait souvent pour prier (Luc 5,16), nous devons aussi enraciner notre mission dans la prière. La mission consiste essentiellement à annoncer la présence de Dieu et à aider les autres à reconnaître cette présence, surtout dans leur cœur (Romains 10,14-15).

Notre mission ne doit pas être un simple effort humain. C’est un appel divin, une participation à l’œuvre salvifique de Dieu. Elle doit être discernée dans la prière, guidée par l’Esprit Saint : « Il vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean 14,26). Lorsque Dieu est au centre de notre vie, Il transforme même notre faiblesse en force (2 Corinthiens 12,9).

Dieu nous a choisis chacun personnellement. Jésus dit : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis » (Jean 15,16). Que nous soyons parents, frères, sœurs, amis ou religieux, nous sommes envoyés dans ce monde non pas simplement pour y vivre, mais pour témoigner du Christ. Notre vie ne nous appartient plus, elle est au service de Celui qui nous appelle.

Dans l’Évangile de ce jour (Luc 10,1-12.17-20), Jésus envoie les soixante-douze disciples en disant : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ». Comme le Père L’a envoyé, Il nous envoie (Jean 20,21). Nos vies doivent refléter l’action du Christ ; et en Christ, le monde découvre le Père ; et en Dieu, il découvre la vie trinitaire.

Mais Jésus est clair : « Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups » (Luc 10,3). Nos faiblesses restent. Pourtant, Il nous assure : « Ma grâce te suffit » (2 Corinthiens 12,9), et encore : « Rien ne pourra vous nuire » (Luc 10,19). La croix n’est pas écartée, elle est embrassée. Et nous pouvons dire comme Paul : « Je porte sur mon corps les marques de Jésus » (Galates 6,17). La croix devient notre force et notre joie.

Même dans l’abandon, la douleur ou le rejet, nous pouvons dire avec Jésus : « Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit » (Luc 23,46). Cet abandon n’est pas un échec, mais le chemin de la grâce. C’est dans cet abandon que naît la vraie joie, car nos noms sont inscrits dans les cieux (Luc 10,20).

Comme chrétiens, notre plus grande joie ne vient pas de nos réussites, mais de la certitude que nous sommes dans les mains de Dieu. C’est la paix que Jésus donne, une paix que le monde ne peut donner (Jean 14,27). Quand nous Lui confions tout, Il nous guide là où nous sommes le plus utiles.

Lorsque notre tâche est accomplie, toute gloire revient à Dieu (1 Corinthiens 10,31). Que nous soyons bon père ou mère, frère, sœur, ami ou responsable, tout est grâce. Jésus a demandé à Ses disciples de se détacher des fruits de leur mission : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu 10,8).

Même face au rejet ou à la solitude, si nous continuons à semer la paix et la réconciliation, nous pouvons être certains que Dieu agit en nous. Que chacun de nous fasse l’expérience de cette divine présence, et devienne, en Son nom, artisan de paix et de réconciliation dans le monde. Amen.

 

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