Publié le 12 Avril 2025

Dimanche des Rameaux – Homélie

Aujourd’hui, c’est le jour tant attendu du Seigneur. Depuis quarante jours, nous nous sommes préparés, et maintenant, alors que nous entrons dans la célébration de ce grand mystère, je vous invite à faire une pause pour contempler ce qui s’est réellement passé ce jour-là.

 

Tandis que les chefs religieux complotaient contre Jésus, préparant fausses accusations et faux témoins, les disciples, eux, vivaient une journée ordinaire, suivant fidèlement les instructions de leur Maître. Jésus, au cœur de l’événement, était plongé dans une prière profonde, pleinement conscient de ce qui allait arriver : l’institution de l’Eucharistie, le Chemin de Croix, la mort et la Résurrection.

 

Le peuple, ignorant encore ces événements cachés, acclame Jésus à son entrée à Jérusalem. Il voit en Lui le Libérateur, le Roi, le Fils de David. Ce qui est frappant, c’est que nous ne savons pas qui a été le premier à lancer ce mouvement. Pourtant, il a suffi d’une seule personne, inspirée par Dieu, pour initier cette célébration. Une foi sans preuve, mais pleine d’espérance. Et cette étincelle a embrasé les cœurs.

 

À partir de ce moment, le salut de Dieu se révèle au grand jour. Dans la simplicité des gestes humains, l’extraordinaire surgit. Jésus avance comme un témoin silencieux, comme si tout cela ne le concernait pas – alors qu’en réalité, tout est pour Lui, par Lui, avec Lui et en Lui.

 

Les disciples ont obéi. Ils ont trouvé l’ânon, répondu aux questions, et participé à un moment de grâce et de joie. L’histoire du salut est remplie de figures, d’Abraham à Mère Teresa, qui ont simplement fait ce que Dieu leur demandait. Si Dieu me demandait aujourd’hui de réclamer une seule grâce, je demanderais celle-ci : faire en tout Sa volonté – penser, parler et agir selon Ses désirs. Car c’est dans cette fidélité que le Royaume devient visible.

 

Si l’humanité écoutait cette voix intérieure – celle du Christ, celle du Cœur de Marie – tant de souffrances seraient apaisées. Mais lorsque la volonté divine est ignorée, on entend encore le cri du Crucifié dans la bouche de ceux qui souffrent aujourd’hui : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ce cri résonne chaque fois que nous n’utilisons pas les dons que Dieu nous a confiés pour soulager les autres.

 

Nous avons tous reçu des dons : certains matériels, d’autres spirituels. La vraie richesse se trouve dans le partage, même si cela nous appauvrit. Si la foule avait élevé la voix pour défendre Jésus, peut-être qu’une vie innocente aurait été sauvée. Aujourd’hui, c’est à nous de dénoncer l’injustice.

 

 

Montons, nous aussi, sur le mont des Oliviers avec Jésus. Soyons cette voix qui initie un mouvement – proclamant avec foi : « Jésus est notre Roi et notre Sauveur. » Votre voix peut réveiller le courage de celui qui n’ose pas encore parler. Cette singularité dans la majorité est essentielle aujourd’hui.

 

L’Église doit rester cette voix prophétique : en criant pour la justice, pour les migrants, les victimes de guerre, les oubliés. Durant le Carême, nous luttons contre le péché, mais oublions trop souvent les péchés d’omission – lorsque nous ne faisons pas ce que nous pourrions faire. Et ces omissions peuvent être plus graves que nos actions fautives.

 

Cette fête nous appelle, toi et moi, à être cette voix courageuse, à nous lever, à proclamer de tout cœur : « Hosanna au Roi ! » Amen.

P. Terry Cmf.

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Rédigé par JONHBOSCO

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Publié le 6 Avril 2025

Monte sur la montagne

Jésus sur la montagne et le peuple


Durant le Carême, nous sommes invités à gravir la montagne spirituelle pour rencontrer Dieu. Comme la foule qui écoutait Jésus, nous sommes appelés à entrer dans une rencontre personnelle avec Lui — non pas seulement pour imiter ses gestes ou ses paroles, mais pour découvrir son cœur, sa personne, et devenir comme Lui.

Les disciples ont vu en Jésus un grand Maître, faiseur de miracles, donneur de vie. Mais c’est dans son humanité profonde, vécue surtout pendant la Passion — entre tristesse et joie, vulnérabilité et courage, souffrance et authenticité — que nous découvrons la vraie image du Christ. Ce visage n’était pas pleinement perçu avant la Croix, où Jésus dira : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » ou encore « Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ces paroles révèlent un Dieu de miséricorde et d’amour.

Même dans le silence et l’écriture, Jésus exprime une compassion profonde. Il ne réagit pas dans la précipitation. Il donne du temps — à la femme, mais aussi aux accusateurs — pour réfléchir, pour revenir à leur propre cœur. Comme l’a souligné le pape François, si chacun agit avec le cœur, il y aura la paix. Le cœur de Jésus, révélé sur cette montagne, est fait de vérité, d’Esprit, d’intelligence, et non seulement d’émotions.

Le monde et sa justice aveugle


Face à Jésus, se dresse un groupe : ceux qui se disent justes. C’est notre monde d’aujourd’hui. Ce groupe, en apparence défenseur de la loi, veut condamner, non par justice mais par vengeance. Ils veulent piéger Jésus, mais ils savent que sa compassion ne permettra pas que cette femme meure devant Lui. Et Jésus la sauvera. Pour comprendre Jésus et son geste, il faut comprendre cette femme.

La femme et le silence divin


Le silence divin, au milieu de l’agitation, peut être déroutant. Nous voulons que Dieu agisse vite, qu’il juge les méchants. Mais parfois, le silence de la victime, comme celui de cette femme, parle plus fort. Elle ne fuit pas. Elle reste là, proche de Jésus. Même dans cette humiliation publique, elle choisit de vivre ce moment, pour rencontrer Jésus dans l’intimité.

Elle représente ceux que le monde rejette, condamne, isole. Et pourtant, elle est proche du Seigneur. Nous sommes appelés à la regarder avec respect, à comprendre ses blessures, ses luttes, ses contraintes. Elle est un chemin donné par Dieu pour Le rencontrer et Le servir.

Alors Jésus se lève et parle : « Que celui d’entre vous qui est sans péché jette la première pierre. »

Et nous, quelle est notre réponse ?


Sommes-nous prêts à écouter Jésus et à faire ce qu’Il nous demande ? Marie, sa mère, nous invite toujours à écouter son Fils. Aujourd’hui, Jésus nous parle au cœur :
Ton cœur rempli d’amour te permet-il de juger ?
Ton intelligence justifie-t-elle la destruction de la réputation d’un autre ?

Finalement, le peuple part, un à un. Comme le fils prodigue, nous sommes appelés à revenir à la maison du Père, non pour juger, mais pour écouter Jésus et recevoir ses paroles :
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et ne pèche plus. »

Dieu continue de nous dire qu’Il nous aime. Il n’a pas envoyé son Fils pour nous juger, mais pour nous sauver. En avançant dans notre chemin de foi, découvrons ce Dieu compatissant et engageons-nous à Le représenter chaque jour, dans nos gestes et nos paroles.

 

P. Terry Cmf.

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Publié le 29 Mars 2025

 

Mardi dernier, devant le Saint-Sacrement, j’ai soudain été submergé par la tristesse et un profond sentiment de brisement. J’ai senti que j’avais perdu la capacité de me concentrer, mon esprit vagabondait, et je me sentais totalement indigne d’être là, devant la Présence Divine. À ce moment-là, j’ai rencontré dans mon imagination l’image d’un « Dieu prodigue » — un Dieu généreux au-delà de toute mesure, même lorsque je ne le mérite pas. Il m’a rassuré, me montrant que même lorsque j’échoue, cela reste « acceptable » pour Lui. Il m’a aidé à comprendre que, peu importe où je vais, Il est là — que ce soit au sommet des montagnes ou au fond des vallées, Sa présence reste constante.

 

Le paradoxe de ma vie réside dans la douleur de m’éloigner de ce Dieu aimant, et pourtant la joie de savoir qu’Il est toujours avec moi. J’ai réalisé que je ne comprends pas pleinement comment aimer Dieu. En vérité, je ne connais pas vraiment ce Dieu qui m’aime dans ma condition pécheresse, m’accepte dans mon brisement et m’encourage à être qui je suis — même quand je choisis de m’éloigner de Lui. L’amour et la miséricorde de ce « Père prodigue » dépassent mon imagination.

 

Ma tristesse d’avoir quitté ce Père aimant n’est rien comparée à la tristesse du Père de me voir partir. Malgré tout ce qu’Il a fait pour me garder dans Son amour, j’ai choisi de m’en éloigner. La liberté et la confiance qu’Il a placées en moi sont la source de cette immense douleur. Peux-tu imaginer, dans la parabole d’aujourd’hui, la douleur profonde du Père lorsque son fils choisit de vivre en dehors de son ombre, peut-être sans aucun espoir de retour ? Et pourtant, le Père accepte cette douleur, en espérant que son fils reviendra un jour.

 

Quelle surprise que, au milieu de la célébration du retour du plus jeune fils, le fils aîné souffre juste devant la porte. Le Père, mettant de côté la joie du moment, sort à nouveau pour rencontrer son fils aîné.

 

Dans la parabole d’aujourd’hui, le véritable protagoniste n’est ni le fils perdu ni le fils aîné, mais le Père. Le Père donne à ses deux fils la liberté et la liberté en parts égales. Le plus jeune voit le Père comme un pourvoyeur et réclame son héritage, tandis que le fils aîné voit le Père comme un maître et, malgré son service fidèle, se plaint d’injustice. Aucun d’eux ne reconnaît la véritable nature du Père comme un Père aimant, et ils ne comprennent pas pleinement leur propre filiation.

 

On peut se demander pourquoi le Père n’est pas allé chercher son fils cadet, comme le berger l’a fait pour la brebis perdue dans une autre parabole. C’est un mystère. Cependant, je le comprends ainsi : la brebis reste dans le territoire du berger, se perdant par curiosité, tandis que le fils dans cette parabole a quitté radicalement la maison de l’amour, de la compassion et de la dignité humaine. Le Père doit également quitter la célébration pour chercher un autre fils perdu.

 

Cette parabole enseigne que, pour qu'il y ait conversion, le fils doit prendre l'initiative de revenir, dans sa propre liberté, sans contrainte de la part du Père. Lorsque le fils revient, le Père le rétablit à une place d'honneur, bien au-delà de tout ce qu'il aurait pu imaginer — tout comme le plus jeune et le fils aîné se retrouvent sur le même chemin.

 

Pourquoi, alors, le Père est-il allé chercher le fils aîné ? Parce que le fils aîné n'était pas parti physiquement, mais son cœur était distant. Le dialogue entre le Père et le fils aîné reflète le dialogue avec le plus jeune fils. C'est ici que la parabole de la brebis perdue s'applique : la joie du Père serait complète si le fils aîné choisissait de se joindre à la même célébration de liberté et de joie que le plus jeune fils expérimente désormais. Dans la maison du Père, c'est le Père qui est la figure centrale, et c'est aux fils de choisir librement de laisser le Père les conduire et les guider.

 

La beauté de ce passage évangélique réside dans le dialogue final entre le Père et le fils aîné. Le Père quitte la maison deux fois — une fois pour chaque fils — pour entrer en dialogue et en communion. Les deux fois, le Père met de côté la joie pour chercher ses fils. Lorsque le fils aîné s'adresse au Père en l'appelant "Maître" et se distance de son frère cadet en l'appelant "ton fils", le Père lui rappelle doucement que ce fils cadet est aussi son frère, et que le Père reste son Père.

 

Le Père ne fait pas seulement en sorte de reconnecter les deux frères ; Il invite le fils aîné à ne pas se distancer du Père. Il revendique Sa paternité, assurant au fils aîné de sa filiation, même si ce dernier l'a perdue de vue. Le Père rétablit le fils aîné, affirmant que tout ce que le Père possède est à lui — tout en n'excluant pas le fils cadet.

 

Bien que le fils aîné ancre sa frustration dans un sentiment d'injustice, le Père l'invite à s'ancrer plutôt dans la miséricorde divine et dans la générosité du Père. La relation avec son frère cadet ne pourra être rétablie que si le fils aîné s'ancre d'abord dans le Père. Une fois notre relation solidement établie avec le Père, même les relations humaines les plus compliquées deviennent gérables.

 

En ce dimanche de Laetare, nous sommes invités à entrer dans la joie du Père. Avançons vers la joie pascale et partageons la réjouissance du Père. Amen.

 

P. Terry Cmf.

 

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Publié le 22 Mars 2025

Comprendre la Patience et la Miséricorde de Dieu

Les paraboles d’aujourd’hui nous aident à comprendre la nature divine—un Dieu de patience et de miséricorde, qui va au-delà de ce qui est attendu pour nous venir en aide, contrairement à ce que pensaient les contemporains de Jésus, qui voyaient Dieu principalement comme une figure de justice, punissant les pécheurs.

 

En réfléchissant à notre histoire de salut, en particulier à la traversée de l’Exode, nous voyons un Dieu fidèle, marchant avec son peuple. Ce n'est pas seulement Pharaon qui a oublié Joseph et les Israélites, le peuple lui-même a oublié Dieu vivant, surtout au cours de ce même voyage d’Exode. Il est important de se souvenir de cette partie de l'histoire.

 

Dieu, qui a accompagné son peuple à travers l'histoire, a choisi un moment précis, lorsque le soleil était haut et que Moïse était fatigué, pour révéler son amour et sa compassion. Le feu qui a éveillé la curiosité de Moïse l'a conduit à gravir la montagne pour une rencontre avec Dieu. Parfois, ce feu brûle de loin, mais pour beaucoup, il brûle de l'intérieur, nous poussant à chercher des solutions. Dieu n’a pas seulement préparé Moïse pour ce moment, il a aussi estimé que le bon moment était venu. C’est à ce moment-là que Dieu a appelé Moïse, répondant aux cris du peuple pour la miséricorde et la compassion, et lui a révélé son projet divin.

Quand nous rejetons le projet de Dieu, nous craignons souvent la punition, pensant que la désobéissance entraîne la mort.  Inconscientement dans la pensée, Dieu a provoqué une peur dans le cœur du peuple. Moïse lui-même a caché son visage, craignant qu'une rencontre avec Dieu ne le conduise à la mort. Pourtant, le Seigneur compatissant a révélé sa voix et donné à Moïse la Parole qui libérerait son peuple. Même à Jérusalem, à l’époque de Jésus, les gens percevaient Dieu comme un juge sévère. Bien que Jésus ait corrigé cette perception, beaucoup portent encore aujourd'hui la peur de la punition divine, accomplissant de bonnes actions par peur. Quelle tragique incompréhension d’un Dieu compatissant ! Il est difficile de comprendre comment des dirigeants religieux peuvent perpétuer une telle idée erronée et comment des gens peuvent croire en ces prétendus « hommes de Dieu ».

 

Nous pensons peut-être que la parabole est centrée sur le « figuier » qui ne porte pas de fruit. Beaucoup d'entre nous, en particulier les prédicateurs, insistent sur la conversion et la réconciliation en invoquant la peur de la punition, déracinant l’existence même. Mais la parabole ne concerne pas le figuier. Elle parle de la relation d'amour entre le Maître et son serviteur—une relation qui sauve les pécheurs qui ne produisent pas de fruit. Il s'agit de la patience divine envers une génération pécheresse. Dieu fait tout pour guider nos esprits loin du péché, taillant nos vies quand cela est nécessaire pour assurer la croissance.

 

Nous appelons souvent ces moments de taille des « nuits sombres de l'âme », des moments de désolation et de douleur. Dans notre ignorance et notre frustration, certains d'entre nous se détournent de la grâce divine, rejetant l'opportunité de conversion. Chaque chrétien baptisé est ce serviteur envoyé par Dieu dans le monde pour créer une atmosphère d'amour et de compassion, garantissant que même les figuiers qui ne produisent pas les fruits—les bien-aimés de Dieu—soient sauvés, apportant de la joie au Père.

 

Nous cherchons tous des moyens de plaire à Dieu. L'Évangile d'aujourd'hui nous en montre un—non pas en abattant le figuier, mais en le soutenant, en le nourrissant et en l’aidant à se réformer à travers notre témoignage. Le serviteur non seulement travaille avec l’arbre qui porte du fruit, mais il souffre aussi avec lui. Dieu vous appelle, vous et moi, à être ce serviteur. Beaucoup d'entre nous profitent des fruits du figuier sans contribuer à sa croissance. Ne devrions-nous pas changer cet état d'esprit et adopter le rôle du serviteur, en investissant l’énergie nécessaire pour sauver l'arbre ? Dieu, qui nous nourrit, souhaite que nous devenions tous des serviteurs—serviteurs du figuier et du Maître, source de vie.

P. Terry Cmf.

 

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Publié le 16 Mars 2025

 

 

En entrant dans la deuxième semaine du Carême, nous sommes invités à méditer sur la Transfiguration. Cet événement profond n'a pas été montré à tous les disciples ni même à tous les apôtres, mais a été réservé à quelques élus. Dans ce monde, les baptisés sont les élus, ceux qui, par la grâce du baptême, sont appelés à contempler la gloire divine révélée à l’humanité. Jésus, en tant que lumière du monde, devient notre lumière personnelle, guidant notre chemin, vérité et vie. Cette connexion au Christ nous rapproche du ciel tout en nous permettant de vivre pleinement la vie terrestre, avec ses distractions et amusements. Ces expériences ne sont pas à rejeter mais à accueillir, car elles nous aident à vivre pleinement.

 

Chacun de nous a vécu des moments, tant spirituels que physiques, où le Seigneur a révélé quelque chose d’important. Certains d’entre nous ont reçu des messages clairs à travers ces événements, tandis que d’autres continuent à chercher à comprendre. Je connais des personnes qui ont vécu des moments intenses de grâce—des visions ou de simples surprises à travers une personne ou un événement—sans en comprendre le sens. Pierre, Jean et Jacques étaient également inconscients de l’importance de la Transfiguration à laquelle ils ont assisté sur la montagne. Ils n’avaient pas reçu les détails à l’avance, et peut-être que tous les apôtres étaient invités, mais seuls ces trois-là ont répondu. Avec le temps, ils comprendraient la signification de cet événement. Même ceux d'entre nous qui estiment ne pas avoir vécu de telles expériences peuvent regarder l’histoire du salut et se l'approprier, car nous en faisons vraiment partie. Abraham a suivi un Dieu inconnu, entreprenant un grand voyage sans connaître le plan divin dans sa totalité, et sa foi s’est renforcée avec le temps.

 

Le message donné aux disciples était clair : « Voici mon Fils bien-aimé ; écoutez-le. » Écouter Jésus, cependant, ne se limite pas à entendre quelques sermons ou enseignements. Cela signifie répondre à son appel, un appel à poursuivre sa mission. Mais il ne s’agit pas simplement d’imiter la mission elle-même ; il s’agit d’imiter la Personne de Jésus, dont la mission est inclusive. La mission de Dieu, révélée à Abraham, poursuivie à travers Moïse et Élie, a été accomplie en plénitude en Jésus. Les disciples étaient donc appelés à vivre une vie accomplie, tout comme Jésus.

 

La Transfiguration s’est produite sur la montagne, visible à ceux qui ont osé gravir avec Jésus. Ce choix de disciples n’était pas destiné à les garder au sommet de la montagne, mais à les préparer à redescendre vers les vallées et plaines où vivaient les gens. Jésus Lui-même est descendu du ciel, et c’est à travers sa vie que nous trouvons le véritable sens de la mission ascendante de révélation et de la mission descendante de service.

 

Ce qui ressort dans l’Évangile d’aujourd’hui, c’est la patience divine avec nous. Même face à un moment extraordinaire comme la Transfiguration, les disciples se sont endormis. Ce sommeil peut être dangereux dans nos propres vies. Nous ignorons souvent la bonté divine qui nous entoure, marchant comme si rien de significatif ne s’était produit. Ce n’est que lorsque nous nous réveillons que nous réalisons à quel point nos vies ont été merveilleuses, et nous aspirons à revivre ces moments. Dieu désire que nous reconnaissions, assimilions et témoignions des dons que nous avons reçus. Une vie de gratitude, enracinée dans la foi, est une vie magnifique.

 

Ne nous hâtons pas d'annoncer les merveilles de nos vies sans les avoir pleinement comprises—ce serait comme offrir un gâteau à moitié cuit. Nos vies entières doivent devenir la proclamation de la Bonne Nouvelle. De la même manière que le visage du Christ resplendissait lors de la Transfiguration, nos visages brilleront aussi lorsque nous rencontrerons Dieu dans notre vie quotidienne. Cette vie a besoin de renouveau et de rajeunissement, et l’année jubilaire et le Carême nous offrent l’occasion parfaite de gravir la montagne pour une expérience plus profonde de la présence de Dieu, non seulement pour notre bénéfice, mais pour l’ensemble de l’humanité. Je prie pour que chacun de nous puisse vivre l’expérience de Pierre, Jacques et Jean sur la montagne. Que nous ayons le courage non seulement de gravir la montagne avec Jésus mais aussi de redescendre avec Lui, prêts à servir les autres. Amen.

P. Terry Cmf.

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Publié le 9 Mars 2025

 

 

Nous entamons cette saison de Carême avec un message centré sur le Jubilé : Pèlerins de l'espérance. La synodalité, la conversion et le renouveau sont des éléments essentiels de ce pèlerinage, nous aidant à avancer vers la perfection dans notre cheminement spirituel. Pour ce premier dimanche de Carême, nous sommes confrontés à la tentation du Christ, qui nous aide à réfléchir et à nous positionner correctement, afin de choisir la meilleure voie pour nous engager avec Dieu. Dans ce pèlerinage, nous rencontrons trois tentations majeures. Dans chaque situation, c'est l'Esprit qui marche avec nous, comme il l'a fait avec Jésus. Bien que le tentateur soit extérieur, la tentation vise ce qui est déjà en nous, sous notre contrôle. Les tentations que nous rencontrons sont proportionnelles aux zones fragiles de notre vie qui nécessitent de l'attention. Cependant, en reconnaissant nos vulnérabilités, nous pouvons surmonter la tentation et travailler sur nos faiblesses. Nous devons puiser notre force dans la bonne source pour résister à ces tentations.

 

La première tentation concerne la quête de la satisfaction de nos besoins matériels. Nos besoins essentiels se présentent à nous pour que nous puissions déterminer la bonne action à entreprendre. Bien que les besoins matériels soient nécessaires, il existe quelque chose au-delà d'eux, touchant les aspects plus profonds de la croissance humaine — physique, intellectuelle et spirituelle. Aucun besoin ne doit dominer les autres. Favoriser un besoin de manière disproportionnée affaiblit les autres aspects de notre vie, menaçant la croissance holistique de l'humanité. Si nous avons besoin de ressources matérielles pour notre bien-être physique, ces ressources doivent servir nos besoins intellectuels et spirituels plus élevés. Lorsque les biens matériels cessent d'être des serviteurs et deviennent nos maîtres, l'équilibre est rompu.

 

La deuxième tentation concerne notre croissance intellectuelle, morale, éthique et spirituelle, qui nécessite souvent l'aide des autres. Nous vivons dans un monde où nous avons besoin des autres pour grandir. Cependant, il existe un danger d'utiliser les autres uniquement comme des outils pour notre propre avancement. Bien que nous ayons besoin des autres pour grandir, Jésus nous invite à ancrer notre foi dans le Père, à l'adorer et à le servir Lui seul. Lorsque nous voyons les autres et le monde à travers le prisme de la création, notre admiration pour eux devient une admiration du Créateur. Lorsque nous reconnaissons que Dieu est constamment à l'œuvre dans chaque individu, la tentation d'utiliser les autres disparaît, remplacée par le désir de grandir avec eux. Que ce soit dans la famille, la communauté, la société ou la vie professionnelle, la mission de la synodalité nous appelle à vivre en communion avec les autres, favorisant l'unité et servant l'humanité. Cette tentation est surmontée en vivant en harmonie avec ceux qui nous entourent.

 

La troisième et peut-être la plus critique des tentations concerne notre capacité non seulement à coexister avec les autres, mais à prendre notre place dans la vie, ancrée dans notre identité d'enfants de Dieu. La tentation présentée à Jésus — « Si tu es le Fils de Dieu » — était une provocation à affirmer son identité en exerçant une autorité mondaine. Cela reflète une tentation plus large de poursuivre la gloire personnelle sous le prétexte du bien commun, nous rendant esclaves du pouvoir et de la richesse. Nous devons résister à l'envie de compromettre notre identité d'enfants de Dieu en cherchant à dominer les autres. Nous surmontons cette tentation en nous soumettant à la volonté du Père, telle qu'exprimée par les conseils de nos aînés, parents et dirigeants spirituels. Nous ne mettons pas Dieu à l'épreuve en exigeant qu'il prouve sa fidélité ; au contraire, nous invoquons son aide, en lui permettant d'agir dans sa sagesse. Lorsque nous donnons à Dieu la liberté d'agir dans notre vie, nous sommes capables de relever les défis avec courage et de discerner sa volonté même dans les moments de tentation.

 

Il y a un détail important dans l'Évangile d'aujourd'hui que beaucoup négligent : « Il s'éloigna de Lui pour un temps. » Cela suggère que les tentations ne sont pas un événement ponctuel, mais quelque chose que nous rencontrons continuellement dans notre vie quotidienne, surtout lorsque nous sommes faibles. Le diable, qui a quitté Jésus après le désert, est réapparu lors de la Cène, entraînant Judas à le trahir. Cette trahison pourrait tout aussi bien être la nôtre, alors que nous manquons quotidiennement d'aimer Dieu et nos frères et sœurs. Pourtant, tout comme Jésus s'est soumis à la volonté du Père — « Que ta volonté soit faite » — nous devons demander la grâce de faire de même. Demandons au Seigneur la force de rester vigilants et déterminés à l'aimer et à le servir. Amen.

 

P. Terry Cmf.

 

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Publié le 5 Mars 2025

 

Nous vivons dans un monde marqué par l'individualisme, le consumérisme et surtout l'ère numérique, où l'intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus le pas sur l'intelligence humaine au nom de l'amélioration de la vie humaine. Les groupes armés défient les gouvernements établis, les gouvernements élus flattent les sentiments majoritaires, et les systèmes économiques succombent aux idéologies capitalistes. Voilà les gros titres de notre époque. Dans nos métropoles, nous assistons à l'érosion des valeurs sociales et humaines de base, qui s'infiltrent lentement dans les villes moyennes, modifiant l'état d'esprit de nombreuses populations instruites et actives, les poussant vers le matérialisme. Les catastrophes naturelles, le changement climatique, les erreurs humaines provoquant des accidents destructeurs, le commerce des armes alimentant les guerres, et la demande de légalisation des drogues ne sont que quelques-uns des fils sociaux qui déchirent le tissu de notre monde, faisant de nous tous des victimes. Sans prétendre avoir toutes les réponses, l'Église Mère a proposé la « synodalité » comme la meilleure voie pour répondre à ces questions pressantes de la vie humaine.

 

À travers la synodalité, l'Église cherche à guider ses enfants sur le bon chemin pour qu'ils vivent dans la paix. Elle vise à créer une nouvelle société où chacun aurait un espace pour respirer librement et vivre en communion, non pas dans une structure pyramidale, mais autour d'une table ronde. Le Carême est un pur don de Dieu pour cette génération en quête de réponses, nous invitant à renouveler nos esprits et à proposer de manière créative de nouvelles façons de transformer le monde. Ce temps nous invite à ne pas regarder à l'extérieur mais à l'intérieur, car la libération de la société, la nouveauté de la vie, commence par la libération de chaque individu. Un aveugle ne peut pas guider un autre aveugle. Nous ne pouvons pas nous engager dans la libération du monde avant de nous libérer nous-mêmes. La liberté humaine est la gloire de Dieu, car dans cette liberté humaine, Dieu peut agir pleinement pour sauver le monde.

 

Notre quête de libération naît de l'espérance. En cette année jubilaire, nous sommes appelés à être des pèlerins d'espérance, portant cette espérance en nous-mêmes sur le chemin, chantant des chants joyeux en atteignant la porte de la miséricorde. L'espérance ne vient pas de forces extérieures ; elle est le fruit de notre foi, révélée dans l'Histoire du Salut. Notre chant joyeux rempli d'espérance n'est pas nécessairement pour les merveilles que chacun de nous aurait reçues ici et maintenant. Il est enraciné dans la certitude que Dieu marche avec nous dans notre histoire personnelle. Notre joie puise sa force dans le Magnificat de Marie, son chant de joie et de gratitude pour ce que le Seigneur a accompli dans l'histoire du salut. Posséder ce Dieu fidèle de salut est la raison pour laquelle nous chantons avec espérance.

 

Notre pèlerinage consiste à cultiver cette espérance de manière durable, plutôt que passagère. Tout le monde peut ressentir une espérance temporaire, car Dieu habite en nous. Mais posséder une espérance permanente est plus difficile, car nous sommes constamment appelés à sortir et à revenir. Ce mouvement—sortir de la présence intérieure de Dieu en nous et entrer dans sa présence extérieure au cœur de l'humanité—est l'essence même du pèlerinage, dansant avec la présence divine à l'intérieur comme à l'extérieur. Ce mode de vie nous appelle à la communion—communion intérieure et extérieure. Notre Dieu nous appelle à aller à la rencontre de son peuple. La communion naît de ce principe : ce n'est plus « mon Dieu », mais « notre Dieu ». Ce changement définit notre manière de vivre en chrétien—la vie synodale.

 

La vie synodale est une vie animée par l'Esprit. L'Esprit agit en nous et nous invite à réfléchir profondément, nous conduisant à une conversion véritable. Nous continuons de poser des questions et de chercher, et bien que les réponses viennent parfois au hasard, nous n'avons pas peur de prendre des risques. Nous vivons dans la fidélité à la mission qui nous est confiée, restant la lumière du monde. Notre recherche de sens, la révision de nos positions, et notre conversion nous conduisent sur un terrain inconnu. Dans cet endroit inexploré, comme les Israélites dans le désert, nous n'avons pas de modèles à suivre. Pourtant, vivant avec espérance et joie, en regardant vers le Christ, nous devenons des pèlerins d'espérance. Dans ce monde en mutation et en défi, nous sommes appelés à être des signes d'une vie authentique, comme les saints de notre temps et du passé, imitant les premières communautés chrétiennes—petites, fragiles, mais puissantes à l'image des Apôtres, et devenant une source de vie pour le monde.

 

Je vous souhaite à tous un Carême très significatif. Seigneur, pendant cette saison, puissé-je Te voir dans mes frères et sœurs, T’aimer et Te servir à travers eux, marcher avec eux inconditionnellement. Amen.

P. Terry Cmf.

 

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Publié le 2 Mars 2025

 

 

L’Évangile d’aujourd’hui nous offre deux messages essentiels pour discerner et vivre notre vocation chrétienne. En tant qu’enfants de Dieu, Jésus devient également notre Maître. Il nous enseigne non seulement par ses paroles, mais surtout par sa vie, et plus encore à travers ses moments de souffrance ici sur terre : sa passion, sa mort et sa résurrection. L’imitation du Christ et une vie qui reflète notre Maître sont en elles-mêmes un grand accomplissement pour nous. C’est dans cette imitation et cette manière de vivre que « devenir Christ » devient une réalité pour nous.

 

Cependant, ce processus de devenir ne vient pas naturellement. Nous devons être formés et comment ? Nos échecs et nos chutes sont des moyens qui nous ramènent à la vie normale — une vie totalement dépendante de Dieu, en Dieu, par Dieu et pour Dieu. Dans les moments de ténèbres et de désolation, nous avons la meilleure occasion de mesurer la profondeur de notre foi et la qualité de notre relation avec Dieu. Ces moments nous appellent à ne pas nous concentrer sur ce qui se passe extérieurement, sur les opportunités que nous avons manquées, sur ce que les autres nous ont fait ou ont omis de faire, ni à assumer immédiatement le rôle de guide ou d’accompagnateur, risquant de devenir un « gâteau à moitié cuit ».

 

Nous voyons cette tendance dans la vie des disciples après avoir été témoins de miracles. Ils étaient impatients de profiter de ces expériences extérieures sans prendre le temps de contempler leur signification plus profonde. En conséquence, ils n’ont pas vu en Christ le Maître divin. Les événements qui ont suivi ont révélé la faiblesse de leur foi et de leur confiance en Lui.

 

Jésus ne voulait pas que Ses disciples deviennent de vrais disciples uniquement par un acte divin, mais par la coopération humaine. Ils ont été invités à venir et à rester avec Lui — à être présents parmi les gens et les événements, en tant qu’observateurs et témoins, pour découvrir comment le divin agit dans les situations qui se déroulent. La manière dont Jésus a réagi à ces événements est devenue le meilleur guide pour eux à imiter, à apprendre et finalement à vivre leur propre disciple. Ce processus d’apprentissage est le chemin vers le devenir. Lorsque la foi ancre cet apprentissage, nous devenons reconnaissants envers Dieu — non seulement pour les bons moments de la vie, mais surtout pour les moments de désolation.

 

Ainsi, notre vie missionnaire ne se limite pas à prêcher ou à enseigner ; elle consiste à vivre une vie de témoignage. À travers ce témoignage, nous cherchons continuellement la volonté de Dieu et nous efforçons de faire de notre mieux, surtout dans les moments de ténèbres, de défis et de questionnement. Sans nous en rendre compte, nous finissons par faire ce que Dieu veut que nous fassions. Avec le recul, nous comprendrons que ces moments difficiles de la vie, nos échecs et notre fidélité étaient des moments de transformation — des moments de devenir.

 

Dans ce cheminement vers le devenir, nous arrivons finalement à l’être. Cet état d’être s’étend de la disciple à la filiation divine — devenir fils et filles de Dieu, héritiers légitimes par l’adoption divine. En cela, Dieu rétablit en nous ce qui a été perdu à cause de la désobéissance humaine. La mort et la résurrection du Christ se vivent quotidiennement dans nos moments de désolation. Tomber et se relever font partie du même processus de devenir, qui nous conduit à l’être. Un bon arbre, même s’il a du mal à porter des fruits, finira par en produire de bons — il ne peut en être autrement.

 

Les lectures d’aujourd’hui nous invitent à redécouvrir notre identité divine et à enlever les « éclats » de nos yeux afin que nous puissions vivre pleinement et dignement. Que ceux qui nous entourent découvrent, à travers notre filiation divine, notre être comme disciple du Seigneur et notre vie de témoignage, la présence de Dieu et à quel point Dieu les aime. Cette semaine marque un moment important dans notre cheminement chrétien, alors que nous nous préparons à l’événement pascal. Que cette saison, en particulier l’Année jubilaire, nous aide à renouveler notre relation avec Dieu et à continuer de porter de bons fruits pour le salut de l’humanité. Amen.

 

P. Terry Cmf.

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Rédigé par JONHBOSCO

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Publié le 23 Février 2025

7th Ordinary Sunday

Meditation

 

Our Christian life stands apart from the religious, social and economic frameworks the world proposes. It is unique because we do not simply seek what benefits us, nor even what benefits others, or the common good. Instead, everything we do carries the fullness of goodness, because God is behind it. Our Christian life is, therefore, a response to what God wants from us and what pleases Him. In this divine goodness, even our ordinary pleasures are included. For example, when I go for personal prayer, I experience joy simply by being present in the chapel, doing nothing, just resting in the presence of God. I deeply believe that my time before the Blessed Sacrament pleases God and gives me the pleasure I seek, leading me to an inner peace and joy, as willed by the Father, through my desire for this spiritual encounter.

Today's Gospel teaches me some important lessons to deepen this inner joy and peace, not just in the chapel but also in how I live with others in this world. It draws me closer to Jesus and His teachings. I look to the early Christian community for inspiration, trying to understand what motivated them to live such radical lives, so different from the world around them. This spiritual conversion, beginning in my heart, leads to social conversion, calling me to live patiently and humbly what I have experienced in the chapel with my brothers and sisters.

This Jubilee Year invites us to personal renewal and reconciliation in a society that has radically changed and become secularized. Many who promote certain religious sentiments do so with violence and vengeance, rejecting love, forgiveness, and reconciliation as means of peaceful dialogue. I deliberately refuse to follow this societal trend and instead look to the life of the first Christian community, fully adhering to what the Master taught and what the Apostles lived. Humanly acceptable norms, though good and excellent, are secondary because my priority is to do God's will. Forgiving my enemies and rejecting violence and vengeance is the path the early Christians took, especially when they accepted Saul as their representative to spread the Gospel.

In the past, we looked to a world where Christianity was the prevalent religion. Today, however, the axis has shifted to secularism, individualism, and sometimes even anti-religious sentiment, rejecting the evangelical values Jesus taught. Mocking religious beliefs in the name of personal freedom or artistic expression is not what Christ taught me. Nonetheless, Christ calls me to accept everyone as children of God and to show them, through my personal witness, how much God still loves and cares for them.

True renewal means returning to our roots, removing what no longer serves us, just like pruning a vine in John 15. I am personally convinced that I am part of the first Christian community in my society and Church, where a life of witness is essential. We need holy leaders, fully conformed to Christ, living His life as salt of the earth and light of the world—a true life of witness.

My personal renewal is the first step toward the renewal of the Church. The ancient paradigm lived by the mystics is the new path to life, though old of Eucharist of Towel that Peter refused from his beloved Master: humility and service. Each of us is invited during this Jubilee Year to find that specific call to live a life of witness. I am named after St. Joseph (Joe) and St. Thérèse of Lisieux (Terry or Therese), which calls me to embody Thérèse’s contemplative life within four walls, and Joseph’s dedication behind the scenes, fulfilling the mission, much like the itinerant missionary Fr. Claret, who carried the Eucharist in his heart. I am certain that you too have saints to imitate, incorporating their charism into your life after Jesus and Mary. Today’s Gospel calls us to live an authentic and witnessing life, as a minority but a powerful sign of hope—like a candle in the darkness. Let us pray that our lives may reflect the witness Jesus gave, as demonstrated by David to Saul (first reading), and by the early Christians to Paul. Let us ask for the grace to live a heavenly life here on earth. Amen.

You have a material for reading which I have already shared with you.

https://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010522_diogneto_en.html

 

 

Fr. Terry Cmf.

 

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Publié le 15 Février 2025

La joie de la Pauvreté……. !

(La méditation)

Le paradoxe de la vie chrétienne est que dans la mort, nous trouvons la vie ; dans le vide, nous trouvons la plénitude ; dans la persécution, nous trouvons la joie. C’est une vie enracinée en Dieu, rendue possible par Dieu et vécue à travers Dieu, qui nous appelle à voir le vide comme une opportunité d’être remplis par Sa grâce. Ma pauvreté est donc une bénédiction, car elle me relie à la richesse divine. Sans ressentir la morsure de la pauvreté, je ne pourrais pas vraiment apprécier et chérir l’abondance de Dieu. En affrontant de fausses accusations et la persécution, nous sommes invités à participer à la passion du Christ. Quel privilège d’être invités par Dieu à partager la vie de Son Fils bien-aimé et d’être comptés parmi Ses élus ! Merci, Seigneur, pour avoir révélé ce mystère profond à l’humanité à travers la passion du Christ, qui a racheté le monde.

L’Évangile d’aujourd’hui ne nous invite pas à embrasser la misère ou la pauvreté pour elles-mêmes, mais plutôt à trouver de la joie et de la gaieté même dans nos souffrances et nos misères. Il nous rappelle que dans ces luttes, Dieu déverse Sa grâce sur nous et à travers nous pour le bien de toute l’humanité.

L’Évangile révèle également l’ordre que Dieu a placé dans notre expérience humaine. Tout autour de nous peut changer, mais Dieu reste constant. L’essentiel est de se concentrer non pas sur les circonstances changeantes de la vie, mais sur ce qui reste inchangé—la nouveauté et la transformation que le changement apporte. La vie est continuellement renouvelée, de la richesse à la pauvreté et de la pauvreté à la richesse. Cependant, nous ne devons pas ignorer la douleur et les brisures qui accompagnent ce changement, car elles aussi ont des leçons à nous enseigner.

Chaque moment de douleur et de souffrance peut être une invitation à chercher des solutions pour le monde, en commençant par nous-mêmes. Nous ne pouvons offrir de véritables solutions sans être émotionnellement et intellectuellement engagés dans la réalité qui nous entoure. Qu'elles soient joyeuses ou douloureuses, chaque expérience est riche et significative si nous l'embrassons avec ouverture. Nous sommes ici parce que Dieu le veut. Notre bénédiction ne réside pas dans la souffrance elle-même, mais dans la certitude que Dieu nous accompagne à travers elle. Bien que Dieu ne veuille pas la misère pour nous, Il la permet comme un chemin de transformation et un moyen de libérer les autres.

Tout comme Jésus a connu des hauts et des bas, des honneurs et des accusations, notre vie se déroule de la même manière. Lorsque nous vivons pleinement selon le dessein de Dieu, sans manipuler les circonstances pour un gain personnel, nos vies portent des fruits qui profitent à l'humanité. C'est ainsi que nous préservons la dignité de la vie et contribuons au bien-être de la création.

Se déclarer riche sans reconnaître la véritable finalité de la richesse, c'est refuser aux pauvres et aux nécessiteux l'accès aux biens essentiels. Lorsque d'autres parlent en bien de nous, mais que notre bonté ne sert pas les autres, nous échouons dans notre mission. À l'inverse, lorsque nous reconnaissons notre propre pauvreté, cela nous pousse à être des intendants avisés de ce que nous avons et à soulager la souffrance des autres. Notre propre pauvreté enrichit ceux qui nous entourent. C'est le témoignage chrétien auquel l'Évangile d'aujourd'hui nous appelle à vivre. Que notre douleur et notre joie, notre richesse et notre humilité, apportent l'espoir aux désespérés, la joie à l'humanité et la liberté au monde. Amen.

P. Terry Cmf.

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Rédigé par JONHBOSCO

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