Publié le 29 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,57-62): 

 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

 

«Suis-moi»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 

(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

 

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Publié le 29 Septembre 2020

Gospel text

(Jn 1,47-51): 

 

When Jesus saw Nathanael coming, He said of him, «Here comes an Israelite, a true one; there is nothing false in him». Nathanael asked him, «How do you know me?». And Jesus said to him, «Before Philip called you, you were under the fig tree and I saw you». Nathanael answered, «Master, you are the Son of God! You are the King of Israel!». But Jesus replied, «You believe because I said: ‘I saw you under the fig tree’. But you will see greater things than that. Truly, I say to you, you will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man».

 

The Application

 

With Nathanael we are called to see the divine mysteries, while living on this earth. By inviting him to see the greater things, Jesus assures each and everyone of us that God continues to dominate this world divinely, which are beyond human understanding. Let us humbly accept that these divine realities are visible not our nacked eyes, rather to the eye of faith. Only faith can reveal to us this divine mystery. To our application of this gospel, i would invite you all to be Nathanael who is in search of divine truth and be Philip who could invite his to come closer to Jesus.

 

Action of the day : Be humble and open

«You will see the heavens opened and the angels of God ascending and descending upon the Son of Man»

+ Cardinal Jorge MEJÍA Archivist and Librarian of Holy Roman Church 

(Città del Vaticano, Vatican)

Today, in the feast of the Saints Archangels, Jesus manifests to his Apostles and to everybody else, the presence of his angels and their relation with him. They are in the Lord's celestial glory, where they perennially exalt the Son of man, who is the Son of God. They surround him and are at his service.

This «Ascending and descending» reminds us of the episode of the Patriarch Jacob, who, while sleeping over a stone, on his trip to the dwelling land of his ancestors (Mesopotamia), he had the vision of the angels “descending and ascending” by a mysterious ladder which reached from earth to heaven, and of Yahweh renewing to him the glorious promises which He had made to Abraham and Isaac. We should notice the relation between the divine communication and the active presence of the angels.

Gabriel, Michael and Raphael appear, thus, in the Bible witnessing men's earthly vicissitudes and bringing them —as St. Gregory the Great tells us— with their presence and their own deeds, those communications that can definitely change our lives. They are precisely named “archangels”, that is, princes of the angels, because they are sent to the greatest missions.

Gabriel is sent to announce to the Blessed Virgin Mary the virginal conception of the Son of God (cf. Lk 1:28-30). Michael fights against the rebel angels who are cast out from Heaven (cf. Rev 12). He announces, thus, the mystery of his divine justice, which is also exerted against those rebelling angels, while assuring us of his victory —and ours too— over the Evil. Raphael accompanies the young Tobias, protects and advises him, and, finally, heals his father (cf. Tob). This way, we are told of the presence of angels beside each one of us: the angel we name the Guardian angel.

Let us learn from this celebration of the archangels “ascending and descending” upon the Son of man, that they serve God, but they serve him for our sake. They glorify the Holy Trinity, and they do it while serving us. And, consequently, we realize how much devotion we owe them and how grateful we should also be to the Father who sends them for our own good.

 

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Publié le 29 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 1,47-51): 

Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».

«Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme»

 

+ Cardinal Jorge MEJÍA Archiviste et Bibliothécaire de la S.R.I. 

(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

 

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Publié le 26 Septembre 2020

We have a God of love and mercy. It is in this love that he invites us to work in his vineyard. To better understand, the vine represents the Kingdom of God, and at the same time, in this Kingdom of God, we are these precious vines for the Lord and He sends us to this people, so that his vineyard may find its greatness and majesty.

Last Sunday we meditated on the worker of the eleventh hour. This God comes down to this worker who is displeased with the behavior of his Master. He will reason with him, because of his saying, "The Lord's conduct is not right. Listen, therefore, son of Israel: is it my way that is not right? Is it not rather yours? »,. If God takes this step towards him, it is simply so that he may discover divine mercy, that he may be converted. The Lord invites us to look at our own interiority, which was not pure, because it sees in divine mercy, injustice.  God did the same with the prophet Jonah, and the Prodigal Father will do the same with his eldest son.

Humanly it is difficult to understand divine justice and divine will. That is why we must ask the Lord to show us the true way, let me know your way, the way of love and mercy, a way to conversion. Since He is our Way, the conversion of the heart and our imitation of divine mercy will make us configure ourselves to Christ, who gives himself daily, especially in the celebration of the Eucharist.  Here we will see the Bread broken and the Blood shed, for our salvation. As he sheds his blood, he asks us, can you go and work in my vineyard?

It is not for the first time that we hear this demande from the Lord and yes in the Bible. The prophets said YES, the Virgin Mary said YES, the Apostles of the Lord said YES. It is clear that the "yes" said to God is not realized overnight. It is the object of an apprenticeship, a journey, a conversion, an asceticism. The life of men of faith shows us that every moment of life we are asked to remember this "Yes" given and to respond positively in a perennial way to this divine call. To think that one has said "yes" to the Kingdom once and for all is a blindness. A proud claim of our own human strength.

If we are here in the church, it is because we have said yes to the Father. We are all sent into this world so that justice and Peace may take root in the hearts of men. It’s up to us to act or deny. Amen. 

 

 

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Publié le 25 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,43b-45): 

 

Tandis que chacun était dans l'admiration de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples: «Pour vous, écoutez bien ceci: Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes». Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet.

«Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes»

 

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, après plus de deux mille ans, l'annonce de la passion de Jésus continue de nous provoquer. Que l'Auteur de la Vie annonce qu'Il sera livré entre les mains de ceux-là même pour qui Il est venu tout donner, voilà qui est clairement provocateur. L'on pourrait dire: ce n'était pas nécessaire, c'était exagéré. Nous négligeons toujours le poids qui accable le cœur du Christ, notre péché, le plus radical des maux, la cause et l'effet de ce que nous nous mettons à la place de Dieu. Plus encore, de ce que nous ne nous laissons pas aimer par Dieu et nous efforçons de demeurer dans nos courtes vues et l'immédiateté de notre présent. Il nous est aussi nécessaire de nous reconnaître pécheurs que d'admettre que Dieu nous aime dans son Fils Jésus-Christ. En fin de compte, nous sommes comme les disciples, qui «ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux, afin qu'ils n'en eussent pas le sens; et ils craignaient de l'interroger à ce sujet» (Lc 9,45).

Disons-le avec une image: au Ciel, nous pourrons trouver tous les vices et tous les péchés sauf l'orgueil, car l'orgueilleux ne reconnaît jamais ses fautes et ne se laisse pas pardonner par un Dieu qui aime au point de mourir pour nous. Dans l'enfer, nous pourrons trouver toutes les vertus, moins l'humilité, car la personne humble se connaît vraiment et sait très bien que, sans la grâce de Dieu, elle ne peut pas ne pas L'offenser, ni correspondre à sa Bonté.

L'une des clés de la sagesse chrétienne est de reconnaître la grandeur et l'immensité de l'Amour de Dieu, tout en admettant notre petitesse et la vilénie de notre péché. Que nous sommes lents à comprendre! Le jour où nous découvrirons que l'Amour de Dieu nous était si proche, nous dirons comme saint Augustin, avec des larmes d’Amour: «Je t'ai aimé bien tard, mon Dieu!». Ce jour pourrait être aujourd'hui. Ce jour peut être aujourd'hui. Pourquoi pas?

 

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Publié le 25 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 9,43b-45): 

While all were amazed at everything Jesus did, He said to his disciples, «Listen and remember what I tell you now: The Son of Man will be delivered into human hands». But the disciples didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it.

«The Son of Man will be delivered into human hands»

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, that the Creator of all Life announces his own delivery into the hands of those whom He has come to save in exchange of his own life, is quite a provocation. It can be said that it was not necessary, that it was an exaggeration. But we keep on forgetting the heavy load overwhelming Christ's heart, our sin, the most radical evil, cause and effect of our placing ourselves in the place of God. Even more so, of our not letting God love us, while insisting on remaining within the limits of our own shortcomings and most immediate present life. It is so important for us to assume we are sinners as it is for us to recognize that God loves us in the person of his Son Jesus Christ. For, after all, we are like his disciples, «But they didn't understand this saying; something prevented them from grasping what He meant, and they were afraid to ask him about it» (Lk 9:45).

To put it in images: in Heaven we shall find all sins and all vices, except arrogance, as arrogants never admit their own sins and do not let God forgive them, a God that loves us so much to the point of dying for us. And, in Hell, we shall be able to find all virtues, except humility, as the humble one knows himself quite well and fully realizes that without God's grace, he cannot stop offending him nor can he reciprocate God's Goodness.

One of the keys of Christian wisdom is the acknowledgment of the greatness and immensity of God's Love, while we also acknowledge our smallness and the vileness of our sin. How slow we can be to grasp it! When the day will come we shall discover we have at our disposal God's Love, and we shall say along with St. Augustine, with tears of Love: «It took me so long to love you, O God!». And that day can be today. It can be today.
It certainly can.

 

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Publié le 24 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 9,18-22): 

One day when Jesus was praying alone, not far from his disciples, He asked them, «What do people say about me?». And they answered, «Some say that you are John the Baptist; others say that you are Elijah, and still others that you are one of the former prophets risen from the dead». Again Jesus asked them, «Who then do you say I am?». Peter answered, «The Messiah of God». Then Jesus spoke to them, giving them strict orders not to tell this to anyone. And he added, «The Son of Man must suffer many things. He will be rejected by the elders and chief priests and teachers of the Law, and put to death. Then after three days he will be raised to life».

«What do people say about me? (...). Who do you say I am?»

 

Fr. Pere OLIVA i March 

(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Spain)

Today, in the Gospel we find two questions that our Master is asking to all of us. The first one requires an approximate statistical reply: «What do people say about me?» (Lk 9:18). This forces us to look around and see how others answer this question: our neighbours, our work mates, our friends, our closest relatives... We look about ourselves and we feel more or less responsible or close —depending upon the cases— for some of the replies given by those who have some connection with our environment, and us “the people”... And, their answers say a lot, inform us, position us and make us realize what those who live next to us are looking for, what they need, what they desire. It helps us to tune in, to discover a meeting point with the other party, to grow closer...

But, there is a second question for us: «Who then do you say I am?» (Lk 9:20). This becomes a fundamental question knocking at our door; a question demanding from each one of us: adhesion or denial; veneration or aloofness; to walk along with him and in him or just end up a relationship of simple sympathy... This is a delicate and determining question, because it affects us. What do our lips and attitude say? Do we want to be faithful to Him who is and gives a meaning to our life? Is there to be found a sincere disposition in us to follow him in our journey through life? Are we ready to go with him to the Jerusalem of the Cross and the Glory?

«It is a path of Cross and Resurrection (...). The Cross is the Exaltation of Christ. He said it too: ‘When I am lifted up from the earth, I will draw all people to Me’. It is evident, therefore, that the Cross is the Glory and exaltation of Christ» (St. Andrew of Crete). Are we then ready to move on to Jerusalem? Only with him and in him, is this not so?

 

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Publié le 24 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,18-22): 

 

Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

 

Abbé Pere OLIVA i March 

(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 9,7-9): 

 

King Herod heard of all that Jesus was doing and did not know what to think, for people said, «This is John, raised from the dead». Others believed that Elijah or one of the ancient prophets had come back to life. As for Herod, he said, «I had John beheaded; who is this man about whom I hear such wonders?». And he was anxious to see him.

«And he was anxious to see him»

 

Fr. Jorge R. BURGOS Rivera SBD 

(Cataño, Puerto Rico)

Today, the Gospel tells us how Herod was anxious to see Jesus (cf. Lk 9:9). Such urge to see Jesus was born out of curiosity. A lot was being said about Jesus because of the miracles which He was performing. Many spoke about Him. And Jesus’ behavior was bringing to the minds of a lot of people the names of several prophets: Elijah, John the Baptist etc. But, being just a matter of curiosity, Herod's whims do not transcend. To the extent that when Herod meets Jesus he treats Him contemptuously and mocks Him (cf. Lk 23:8-11). Herod's caprice to meet Jesus vanishes when facing Him at last for Jesus refuses to answer his many questions. The Silence of Jesus denounces Herod as corrupt and depraved.

Sometimes, as in the case of Herod, we may have felt like “seeing” Jesus, too. But Jesus in flesh and bones, as in Herod's time, is no longer available to us; although there are other ways for us to meet Jesus. Let me draw your attention to just two of them.

In the first place, the Church's tradition has made Thursday an excellent day to “see” Jesus in the Eucharist. There are many places where, on a Thursday like today, Jesus-Eucharist is exposed. «Eucharistic adoration means entering the depths of our hearts in communion with the Lord, who makes himself bodily present in the Eucharist. In the Sacred Monstrance, he always entrusts himself to us and asks us to be united with his Presence, with his risen Body» (Benedict XVI). —Come over, so you may be bedazzled by His presence.

In the second place we may refer to a popular song that goes: «He is with us and we do not know him». For Jesus dwells in many of our brothers and sisters who are outcast of society, who suffer and have nobody “who wants to meet them”. In his Encyclical God is Love, Benedict XVI says: «Love of neighbor, grounded in the love of God, is first and foremost a responsibility for each individual member of the faithful, but it is also a responsibility for the entire ecclesial community at every level». Hence, as Jesus is waiting for you, in both cases He will welcome you with open arms. So do come over!

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,7-9): 

 

Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

 

 

«Et il cherchait à le voir»

 

 

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD 

(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

 

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