Publié le 30 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 4,16-30): 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Nous l’avons entendu dans la première lecture d’hier que la même parole qui a séduit le prophète Jérémie, a attiré sur lui les moqueries du monde. Voilà le quotidien d’un prophète. Le monde du jour ignore la vérité et prend position sans avoir une connaissance nécessaire. Nous prenons les décisions en toute opacité. La présence de Jésus nous  amène d’opacité vers la transparence.

Jésus nous révèle l’économie du salut, le projet divin, un projet plein d’amour et de miséricorde. Il est venu pour nous annoncer la bonne Nouvelle de sa présence, la proximité divine. Dans cette transparence, illumination, nous ne pouvons pas être aveugles. Jésus nous révèle notre aveuglement et nous devons nous convertir.

Devant cette vérité de notre propre ignorance, Jésus Lui-même devient notre chemin, vie et vérité. Puisque Jésus est libre, Il nous laissera aussi libre. Dans cette liberté, le peuple de son temps a voulu le poussé hors de la ville, alors, Lui il était la Vérité. Si nous voulons coopérer à son projet, acceptons Jésus comme la Vérité et vivons-nous dans cette vérité.

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

Abbé David AMADO i Fernández
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes.

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

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Publié le 28 Août 2020

Gospel text

(Mk 6,17-29): 

Herod had sent to have John arrested, and had him chained up in prison because of Herodias, his brother Philip's wife whom he had married. For John had told him, «It is not right for you to live with your brother's wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not because Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Galilee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And he went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my kingdom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

 

The Application

 

If the birth of John the Baptist announces the Savior of the world, his death leads us to the death of the Lord and from the death of Jesus we are led to his resurrection. By his life and death he was a precursor par excellence. Today we are invited to meditate on the figure of John the Baptist, to discover in him, how God acts in our daily life.

Today's gospel presents us with two characters in John the Baptist and Herod to study for our own discernment.  We have a person without power, but acts in complete freedom without fear, proclaims the truth and does not hesitate to reproach. On the other hand, we have yet another, who with all power does not have the same freedom and is no longer able to act in a manner worthy of his ability. Despite having all the means at his disposal, he acts with fear, unable to defend the truth. Thus, it is not the question of power, capacity or means which helps us to accomplish great things, rather our relationship with God and our commitment to the truth makes all the difference.

 

This gospel also presents us the world of the day, in his person of Herodias, in her flesh, filled with wickedness and vengeance, and in his daughter, in her innocence, acts badly, through the guidance of her mother. Here is this world, which is animated by this wickedness, uses innocence in their favor. Shouldn’t we be prudent to avoid such people in our personal life?

In all these events God acts discreetly and in His silence guide each and every one of us, for a better discernment and commitment. This God tells us how necessary it is for man to listen to the Word of God and to act with a heart of love and mercy. He looks at us and begs us to imitate John the Baptist in our discernment, because, He is with us.

 

Action of the day: Act firmly.

«For John had told him, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Spain)

Today, we remember the Martyrdom of St. John the Baptist, the Messiah's Precursor. All his life moves around Jesus, to the extent that without Him, the very existence and aim of the Messiah's Precursor would have had no significance whatsoever.

From his mother's womb, the Baptist already senses the nearness of the Savior. Mary and Elisabeth embrace, two future mothers, opens up the dialogue between the two infants: the Savior sanctified John, and John enthusiastically jumped inside his mother's womb.

In his mission as Forerunner he kept this enthusiasm, —whose etymological meaning is “to be full of God”—, he prepared the path Jesus was to follow, he smoothed the way and leveled off mounds for Him, he announced Him when already present and pointed Him out as the Messiah: «Look, the Lamb of God!» (Jn 1:36).

In the dusk of his existence, when preaching the messianic freedom to those enslaved by their vices, John is imprisoned: «For John had told Herod, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’» (Mk 6:18). The testimony of the martyrdom of John the Baptist is centered upon the Person of Jesus. John the Baptist was Jesus' Forerunner in life, and he preceded Him also in his cruel death.

St. Beda tells us «He was locked away in the darkness of prison, through he came bearing witness to the Light of life and deserved to be called a “bright and shining lamp” by that Light itself, which is Christ. (...). There is no doubt that blessed John suffered imprisonment and chains as a witness to our Redeemer, whose forerunner he was, and gave his life for him».

Let us hope that this day, when we remember the Beheading of St. John the Baptist, martyr, overwhelms us, in its etymological meaning of the word, and thus, full of God, may we valiantly bear witness of our faith in Jesus. That our Christian life may also move around the Person of Jesus, which will grant it his full meaning and implication.

 

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Publié le 28 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,17-29): 

Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

L’Application

Si la naissance de Jean-Baptiste annonce le Sauveur du monde, sa mort nous conduit à la mort du Seigneur et de la mort de Jésus nous sommes conduits à sa résurrection. Par sa vie et sa mort, il a été un précurseur par excellence. Aujourd'hui, nous sommes invités à méditer sur la figure de Jean-Baptiste, à découvrir en lui, comment Dieu agit dans notre vie quotidienne.

L'Évangile d'aujourd'hui nous présente deux personnages en Jean-Baptiste et Hérode à étudier pour notre propre discernement.  Nous avons une personne sans pouvoir, mais qui agit en toute liberté et sans crainte, qui proclame la vérité et n'hésite pas à faire des reproches. D'autre part, nous avons encore un autre, qui avec tout pouvoir n'a pas la même liberté et n'est plus capable d'agir d'une manière digne de son aptitude. Bien qu'il ait tous les moyens à sa disposition, il agit dans la peur, incapable de défendre la vérité. Ainsi, ce n'est pas la question du pouvoir, de la capacité ou des moyens qui nous aide à accomplir de grandes choses, mais plutôt notre relation avec Dieu et notre engagement envers la vérité qui font toute la différence.

Cet évangile nous présente également le monde d'aujourd'hui, en sa personne d'Hérodias, dans sa chair, remplie de méchanceté et de vengeance, et en sa fille, dans son innocence, agit mal, à cause aux conseils de sa mère. Voici ce monde, qui est animé par cette méchanceté, utilise l'innocence en leur faveur. Ne devrions-nous pas être prudents pour éviter de telles situation dans notre vie personnelle ?

Dans tous ces événements, Dieu agit discrètement et dans son silence guide chacun de nous, pour un meilleur discernement et un meilleur engagement. Ce Dieu nous dit combien il est nécessaire pour l'homme d'écouter la Parole de Dieu et d'agir avec un cœur d'amour et de miséricorde. Il nous regarde et nous supplie d'imiter Jean-Baptiste dans notre discernement, car, Il est avec nous.

«Jean lui disait: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous évoquons le martyre de saint Jean Baptiste, le Précurseur du Messie. Toute la vie du Baptiste tourne autour de la Personne de Jésus, de telle façon que, sans Lui, l'existence et la besogne du Précurseur n'aurait pas de sens.

Dans les entrailles de sa mère, il sent déjà la proximité du Sauveur. L'étreinte de Marie et d'Élisabeth, deux futures mères, ouvrit le dialogue entre les deux enfants: le Sauveur sanctifiait Jean, et celui-ci tressaillait d'enthousiasme dans le sein de sa mère.

En tant que Précurseur il maintint cet enthousiasme -dont l'étymologie signifie "être plein de Dieu"-, lui prépara le chemin, lui aplani les routes, lui amoindrit les sommets, l'annonça déjà présent, et le signala du doigt comme le Messie: «Voici l'Agneau de Dieu» (Jn 1,36).

Au crépuscule de son existence, Jean est incarcéré lorsqu'il prêchait la liberté messianique à ceux qui étaient prisonniers de leurs vices: «Jean disait à Hérode: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’» (Mc 6,18). La mort du Baptiste est le témoignage de son martyre centré en la personne de Jésus. Il fût son Précurseur dans la vie et, maintenant, il le précède dans la mort.

Saint Bède nous dit qu'Il «est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. Par son propre sang est baptisé celui à qui fut donné de baptiser le Rédempteur du monde».

Espérons que la commémoration du Martyre de saint Jean Baptiste puisse nous enthousiasmer, dans le sens étymologique du terme et, ainsi, pleins de Dieu, nous puissions témoigner avec courage de notre foi en Jésus. Que notre vie chrétienne tourne aussi autour de la Personne de Jésus, ce qui lui rendra son plein sens.

 

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Publié le 27 Août 2020

Gospel text

(Mt 25,1-13): 

 

Jesus said to his disciples, «This story throws light on what will happen in the kingdom of heaven. Ten bridesmaids went out with their lamps to meet the bridegroom. Five of them were careless while the others were sensible. The careless bridesmaids took their lamps as they were and did not bring extra oil. But those who were sensible, brought with their lamps flasks of oil. As the bridegroom delayed, they all grew drowsy and fell asleep. But at midnight, a cry rang out: ‘The bridegroom is here, come out and meet him!’ All the maidens woke up at once and trimmed their lamps. Then the careless ones said to the sensible ones: ‘Give us some oil, for our lamps are going out’. The sensible ones answered: ‘There may not be enough for both you and us. You had better go to those who sell and buy for yourselves’. They were out buying oil when the bridegroom came, and those who were ready went with him to the wed-ding feast, and the doors were shut. Later the rest of the bridesmaids arrived and called out: ‘Lord, Lord, open to us’. But he answered: ‘Truly, I do not know you’. So, stay awake, for you do not know the day nor the hour».

 

The Application

 

This parable reminds me of the parable of house built on the rock. The faith that we hold in our life is a visible sign to the world, house built and the foundation on which the building stands is God Himself, which is very often invisible. The parable of these ten bridesmaids reminds us of this oil, our relationship with God, which aliment the lamp to give light. Though the faith is an important aspect of life, what is more essential in our personal life is, the very relationship that we establish with God. What’s the fun to have a faith, without any relationship with God?

«Truly, I do not know you»

Fr. Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Spain)

Today, Friday, 21st week in ordinary time, the Lord, in the Gospel, reminds us of the convenience of staying always awake and ready to meet him. Whether at midnight, or at any other moment, a cry can ring out at our door to invite us to come out and meet our Lord. Death never makes appointments. In fact, «you do not know the day nor the hour» (Mt 25:13).

To be on the alert does not mean to live with fear and anguish. It means to live our life as sons of God, our life of faith, hope and charity, in a responsible way. The Lord is continuously waiting for our response of faith and love, constant and patient, amid the chores and preoccupations that weave our life.

And this response can only be given by us; you and I. Nobody else can give it in our place. This is what it means the denial of the sensible maidens to the careless ones to share their oil for the lamps that were going out: «You had better go to those who sell and buy for yourselves» (Mt 25:9). Our response before God is, therefore, personal and not transferable.

Let us not wait for a “tomorrow” —that may never come— to trim up the lamp of our love for the Spouse. Carpe diem! We must live every second of our life with all the passion a Christian must feel for his Lord. It is a well-known saying but we might as well refresh our memory: «Live every day of your life as if it is your first, as if it is your only available day, as if it is your last day». A realistic call for a necessary and reasonable conversion that we have to carry out.

Let God give us the grace of his mercy that we may not have to hear in the supreme hour: «Truly, I do not know you» (Mt 25:12), that is, «you have had no relation whatsoever with me». Let us treat the Lord in this life in such a way we may become his acquaintances and friends in our time and in eternity.

 

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Publié le 27 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 25,1-13): 

«Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».

 

L’Application

Nous sommes tous ces jeunes filles qui ont frappé à la porte, qui avaient un désir profond d’entrer dans la maison. Aujourd’hui, Jésus nous affirme qu’un désir seul ne peut pas nous sauver sans un engagement concret. La lampe seule ne vous souffrit pas, nous avons besoin d’huile.  La lampe qui est notre foi, qui n’a pas de l’huile (notre relations avec Dieu qui nous oblige de nous engager concrètement pour le développement de l’humanité,) ne peut pas nous sauver. Le Seigneur est toujours accueillant et ouvert, mais Il ne peut pas nous forcer.

Cette foi que nous tenons dans notre vie quotidienne, est une folie pour les nations, pourtant elle est la source de notre existence. Même si cette lampe (la foi) est un don de Dieu, si nous nous n’engageons pas concrètement à l’accomplissement de la volonté divine, même avec cette lampe, nous ne verrons pas la lumière. Cet engagement n’est pas un sondage après, mais il doit naître de notre relation avec Dieu.  

«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»

 

Abbé Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

 

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Publié le 26 Août 2020

Gospel text

(Mt 24,42-51): 

Jesus said to his disciples, «Stay awake, then, for you do not know on what day your Lord will come. Just think about this: if the owner of the house knew that the thief would come by night around a certain hour, he would stay awake to prevent his house to be broken into. So be alert, for the Son of Man will come at the hour you least expect. Imagine a capable servant whom his master has put in charge of his household to give them food at the proper time. Fortunate indeed is that servant whom his master will find at work when he comes. Truly, I say to you, his lord will entrust that one with everything he has. Not so with the bad servant who thinks: ‘My master is delayed’. And he begins ill-treating his fellow servants while eating and drinking with drunkards. But his master will come on the day he does not know and at the hour he least expects. He will dismiss that servant and deal with him as with the hypocrites, where there will be weeping and gnashing of teeth».

 

The Application

 

We live our life without being able to know or master either the beginning or the end of our destiny. It helps us to understand that every moment is important and must be taken seriously. We can be cool, certainly yes and should be. However, it can’t be of easy going or fun seeking rather, with due discernment and right choice.

This life, which is a gift from God, obliges us to receive and live it freely. Once this gratuity has been established in our thinking and being, we will look at the world, at life itself and at the others around us, with due recognition of their presence and all that God brings to us, through them. Our attitude and behavior towards them, is not a once-in-a-lifetime act, but a lifelong commitment, in a permanent and also punctual manner. Though we make mistake or errors in life, we should be totally aware that there are certain elements in life that can be later corrected and some will make a permanent mark.

It is in our faithfulness to our baptismal vocation that we remain alert and ever ready to act and engage. In our active engagement, the Lord will be at our service, because He serves the world in and through us. Thus, in our relationship with God we become contemplative and with the world we become active. On this feast day of St. Monica, let us imitate her perseverance in prayer and recognize in her son Augustine, the fruits of her prayer and fidelity.

 

Action of the day: Be aware of what’s happening in and around you.

 

«So be alert»

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas
(Barcelona, Spain)

Today, the evangelic text speaks of the uncertainty of the moment when the Lord will come: «You do not know on what day your Lord will come» (Mt 24:42). If we want him to find us on the alert when He comes, we cannot get absent-minded or asleep: we have to be always alert. Jesus gives many instances of this vigil: the owner who stays awake to prevent his house to be broken into by a thief, the servant who wants to please his master... Today, maybe He would refer instead to a goalkeeper who does not know when, or where from, the ball will shot at him...

But, maybe, we should first clarify which coming is He talking about. Is He referring to our death?; is He talking about the end of the world? Both are certainly comings of the Lord He has expressly left out uncertain to provoke a constant attention on us. But, going by an estimate of probabilities, perhaps none of our generation will bear witness of a universal cataclysm that means the end of human life in this planet. And, insofar as death is concerned, this will be only once and that will be it. But, while this moment does not arrive, is there any other closer coming before which we are to be always on our guard?

«How years go by! Months are reduced to weeks, weeks to days, days to hours, hours to seconds...» (St. Francis de Sales). Every day, every hour, every instant in our life, the Lord is close to us. Through internal inspirations, through the persons around us, through the events that are happening and, as the Apocalypse says: «Behold, I am standing at the door, and I am knocking: if any one hears my voice, and open the door, I will come in to him, and will sup with him, and he with me» (Rev 3:20). Today, if we take the communion, the same think will happen. Today, if we patiently listen to the problems someone else may be telling us about or if we generously give our money to help the needy, the same thing will happen again. And, if in our personal prayer, today, we —suddenly— receive an unexpected inspiration, the same thing will happen again.

 

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Publié le 26 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 24,42-51): 

 

«Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail! Amen, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit: ‘Mon maître s'attarde’, et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».

 

L’Application

Nous vivons notre vie sans pouvoir connaitre ou maîtriser ni le commencement ni la fin. Elle nous fait comprendre que chaque instant est important et devons la prendre sérieusement.

Cette vie qui est un don de Dieu, nous oblige à la vivre dans la gratuité. Une fois cette gratuité s’est établie dans notre pensée et dans notre être, nous regarderons le monde, la vie elle-même et les autres qui nous entourent, autrement, dans la reconnaissance de leur présence, et tout ce qu’ils nous apportent. Ce n’est pas un acte posé toute d’une fois dans la vie, mais un engagement permanent, tout au long de la vie, d’une manière permanente et aussi ponctuel.

En ce jour de la fête de Ste. Monique, imitons sa persévérance et reconnaissons en son fils Augustin, les fruits de la prière et la fidélité.

«Tenez-vous donc prêts»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 26 Août 2020

Gospel text

(Mt 23,27-32): 

 

Jesus said, «Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You are like whitewashed tombs beautiful in appearance, but inside there are only dead bones and uncleanness. In the same way you appear as religious to others, but you are full of hypocrisy and wickedness within. Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You build tombs for the prophets and decorate the monuments of the righteous. You say: Had we lived in the time of our ancestors, we would not have joined them in the blood of prophets. So, you yourselves confess to be kins of those who murdered the prophets. And now, finish off what your ancestors began!».

 

The Application

 

Jesus reminds us of our own history and He invites us to correct it, if necessary. To do this, we need to be aware of our inner conflicts and to be always connected to everything that happens in our interiority. Let us become aware of our contradictions and try to correct them, so that our life is consistent with the faith we profess.

«Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites!»

 

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué
(Manresa, Barcelona, Spain)

Today, as in previous days, and in others to follow, we contemplate Jesus, beside oneself, condemning those attitudes incompatible with a dignified and decent life, not only Christian but also human: «You appear as religious to others, but you are full of hypocrisy and wickedness within» (Mt 23:28). He confirms us that sincerity, honesty, loyalty, nobility, are virtues God loves and are, also, very much appreciated by us, humans.

Therefore, if I wish to avoid being a hypocrite I must be very sincere. First, with God. Because He wants me pure in heart and hating all lies, as He is totally pure, the true Truth. Secondly, with myself, so that I am not the first one to be deceived, exposed to sin against the Holy Spirit for not admitting my own sins or not clearly making them manifest in the Sacrament of Penance, or for not trusting God enough, He who never condemns the prodigal son or loses anyone for being a sinner, but rather for not admitting to be one. In the third place, with others, for —like in the case of Jesus— lies, deception, insincerity, dishonesty, disloyalty and low-mindedness..., drive us up the wall and, therefore, we should be able to apply to ourselves the principle: «Do unto others as you would have them to do unto you».

In order not to fall in hypocrisy, we have to make ours these three attitudes —that we can just consider as plain common sense— while assuming that we need the sanctified grace, because of the original sin originated by the “father of lies”: the devil. This is why we should pay attention to St. Josemaria's exhortation: «When the time of examination comes, be prepared against the dumb devil»; we shall also bear in mind Origen, who says: «All faked saintliness remains dead because it does not work by the impulse of God», and we shall be always lead by the elementary and simple principle proposed by God: «Let your ‘Yes’ mean ‘Yes’, and your ‘No’ mean ‘No’» (Mt 5:37).

The Virgin Mary does not overdo herself with words, but her yes to goodness, to grace, was unique and truthful; and her ‘no’ to evil, to sin, was emphatic and sincere.

 

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Publié le 26 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 23,27-32):

 «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures. C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal. Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes, et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes’. Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes: vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes. Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé!».

L’Application

 

Jésus nous rappelle notre propre histoire et Il nous invite à la corriger, s’il nécessaire. Pour cela, il faut prendre connaissance de nos conflits intérieurs et d’être toujours connecté à tout ce qui passe dans notre intériorité. Prenons consciences de nos contradictions et essayons de les corriger, pour que notre vie soit cohérente avec notre foi que professons.

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites»

+ Abbé Lluís ROQUÉ i Roqué
(Manresa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme les jours qui précèdent et ceux qui suivront, nous contemplons Jésus hors de lui, condamnant des attitudes incompatibles avec une vie digne, non seulement chrétienne, mais encore humaine: «à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal» (Mt 23,28). Il confirme par là que la sincérité, l'honnêteté, la loyauté, la noblesse…, sont des vertus voulues par Dieu et très appréciées par les hommes.

Pour ne pas tomber dans l'hypocrisie, je dois être très sincère. Avec Dieu, d'abord: Il veut que j'aie le cœur pur et détestant tout mensonge, puisqu'Il est lui-même totalement pur, la Vérité absolue. Avec moi-même, ensuite, pour n'être pas le premier trompé, m'exposant à pécher contre le Saint-Esprit faute de reconnaître mes propres péchés pour les manifester avec clarté dans le sacrement de la Pénitence ou de mettre suffisamment ma confiance en Dieu, qui jamais ne condamne l'enfant prodigue et n'abandonne personne sous prétexte que c'est un pécheur, sauf s'il ne se reconnaît pas lui-même comme tel. Avec les autres, enfin: comme Jésus, le mensonge, la tromperie, la duplicité, la malhonnêteté, la déloyauté, l'ignominie des autres nous mettent hors de nous, raison pour laquelle nous devons nous appliquer le principe: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fît».

Ces trois attitudes de simple bon sens, nous devons les faire nôtres pour ne pas tomber dans l'hypocrisie et nous rendre compte que nous avons besoin de la grâce sanctifiante en raison du péché originel occasionné par le “père du mensonge”, le démon. Ne négligeons pas l'exhortation de saint Josémaria: «À l'heure de l'examen de conscience, prends garde au démon muet», ni celle d'Origène: «Toute sainteté feinte gît morte, car elle n'est pas animée par Dieu», et gouvernons-nous toujours sur ce principe élémentaire et simple proposé par Jésus: «Que votre langage soit ‘oui, oui’; ‘non, non’» (Mt 5,37).

Marie ne parle pas beaucoup, mais son oui au bien, à la grâce, est unique et véridique; et son non au mal, au péché, ferme et sincère.

 

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Publié le 24 Août 2020

Gospel text

(Mt 23,23-26): 

 

Jesus said, «Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You do not forget the mint, anise and cumin seeds when you pay the tenth of everything, but then you forget what is most fundamental in the Law: justice, mercy and faith. These you must practice, without neglecting the others. Blind guides! You strain out a mosquito, but swallow a camel. Woe to you, teachers of the Law and Pharisees, you hypocrites! You fill the plate and the cup with theft and violence, and then pronounce a blessing over them. Blind Pharisee! Purify the inside first, then the outside too will be purified».

 

The Application

 

We give more importance to the visibility and apparence than what it is. Certainly, we can’t deny that the external apperance and visiblity do help us to understand what is inside. However, Jesus seems to propose to us, particualrly in our personal relationship with God and others, it’s no more the external visibility, genture or apperance, rather what is inside of our heart that should be taken into priority.

Though law and regulations are essential part of our life, once this law and rules get distanced of humanity, ignoring justice, love and mercy, they will do more harm to the humanity than charity or service. Jesus is inviting us to prioritise our life, particularly that it may be a life filled with love and charity.

Let’s open our eyes and see our inner contradictions and resolve them very fast.

 

Action of the day : May your day be filled with love, mercy and justice.

«Purify the inside first, then the outside too will be purified»

Fr. Austin NORRIS
(Mumbai, India)

Today we seem to catch Jesus in a foul mood —someone must have really got him upset; upset with false religiosity, pompous claims and egoistic piety. He has sensed the lack of love, i.e., «justice, mercy and faith» (Mt 23:23), behind the superficial actions of trying to fulfill the Law. Jesus embodies all these in his person and ministry. He was justice, mercy and faith. His actions, miracles, healings and pronouncements exuded all these true fundamentals which flowed from his loving heart. For Jesus, it was not the matter of the law, but the matter of the heart…

Even in the words of chastisement, we see a hand of love held out by Jesus, to those who would want to come back to the basics: «You have been told, O man, what is good, and what the Lord requires of you: Only to do right and to love goodness, and to walk humbly with your God» (Micah 6:8). Pope Francis said: «A little mercy makes the world less cold and more just. We need to understand properly this mercy of God, this merciful Father who is so patient... Let us remember the Prophet Isaiah who says that even if our sins were scarlet, God's love would make them white as snow. This mercy is beautiful!».

«Purify the inside first, then the outside too will be purified» (Mt 23:26). How true this is for each of us! We know how personal cleanliness makes us feel fresh and vibrant within and without. Even more so in the spiritual and moral realm, our inner self/spirit, if clean and wholesome, will shine forth in good deeds and actions, that «will glorify God and render him true homage» (Jn 5:23). Let us look at the bigger picture of love, justice and faith and not settle for the smaller nitty-gritty which consume our time and make us small and petty. Let us jump into the vast ocean of God’s love and not be satisfied with the rivulets of pettiness.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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