Publié le 1 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 4,38-44):

 Leaving the synagogue, Jesus went to the house of Simon. His mother-in-law was suffering from high fever and they asked him to do something for her. Bending over her, He rebuked the fever, and it left her. Immediately she got up and waited on them. At sunset, people suffering from many kinds of sickness were brought to Jesus. Laying his hands on each one, He healed them. Demons were driven out, howling as they departed from their victims, «You are the Son of God!». He rebuked them and would not allow them to speak, for they knew He was the Messiah.

Jesus left at daybreak and looked for a solitary place. People went out in search of him and, finding him, they tried to dissuade him from leaving. But He said, «I have to go to other towns to announce the good news of the kingdom of God. That is what I was sent to do». So Jesus continued to preach in the synagogues of the Jewish country.

 

The Application

 

For me personally, the Lord's movements give me indications to better understand how Jesus announced the Good News and what was the Good News. The exits and entrances are important because they give us the reason and the finality of the mission: the divine will.

 

As St. Paul tells us in the first reading, he applied well the teaching of his Master: "We are only the servants , who are called to be faithful to our Master. We plant and the others water them and the glory belongs to the Lord.  This generous mission is possible, only if we are united with the Father in prayer.

 

It is in contemplation and prayer that Jesus discerns everything. He is not conditioned by the behavior or demands of others.  Since he was faithful to the divine will, it was easy for him to go out and come in at the same time. He went out from one place to enter another. That is why for Jesus the exits were already an entrance. Thus doing has lesser value than being. It is in this being that Jesus responds to the need of the people.

Action of the day : Choose everything in prayer.

 

 «Laying his hands on each one, He healed them. Demons were driven out»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we are facing a great contrast: people out in search of Jesus and him healing all kind of “sickness” (starting with Simon's mother-in-law); at the same time, «demons were driven out, howling!» (Lk 4:41). That is: On one side, goodness and peace; evil and despair, on the other.

It is not the first time we see the devil being “driven out” that is, escaping from the presence of God amid shouting and expostulation. Let us remember the demon-possessed man of Gerasenes (cf. Lk 8:26-39). Yet, it is surprising that, here, it is the same devil that “comes out” to meet Jesus (though, admittedly, quite furious and angry, for God's presence was disturbing his shameful tranquility).

How often, too, we think that finding Jesus is just a nuisance! It bothers us having to attend Mass on Sundays; it flusters us to remember how long it is since our last prayer; we are ashamed of our mistakes, but we do not go to the Doctor of our soul begging for forgiveness... Let us ponder whether it is not our Lord who has to come out looking for us, when we are “reluctant” to leave our little “cave” to go out and meet He who is the shepherd of our souls and lives! This is simply called, half-heartedness.

This behavior has a diagnosis, though: apathy, lack of tension in our soul, anguish, disorderly curiosity, hyperactivity, spiritual laziness about matters of faith, pusillanimity, desire of being alone with ourselves... But there is also an antidote: to stop contemplating one's navel and getting down to work. To take the small commitment to devote every day a short while to look and listen to Jesus (this is what we call praying): Jesus did it too, for «He left at daybreak and looked for a solitary place» (Lk 4:42). To take the small commitment of defeating our selfishness in some small thing every day for the benefit of others (this is what we call loving). To take the small-great commitment to live every day coherently with our Christian life.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 4,38-44): 

En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie.

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

 

L’Application

 

Pour moi personnellement, les mouvements du Seigneur me donnent des indications pour mieux comprendre comment Jésus a annoncé la Bonne Nouvelle et quelle était la Bonne Nouvelle. Les sorties et les entrées sont importantes car elles nous donnent la raison et la finalité de la mission : la volonté divine.

Comme nous le dit saint Paul dans la première lecture, il a bien appliqué l'enseignement de son Maître : "Nous ne sommes que les serviteurs, qui sont appelés à être fidèles à notre Maître. Nous plantons et les autres les arrosent et la gloire appartient au Seigneur.  Cette mission généreuse n'est possible que si nous sommes unis au Père dans la prière. 

C'est dans la contemplation et la prière que Jésus discerne tout. Il n'est pas conditionné par le comportement ou les exigences des autres.  Comme il est fidèle à la volonté divine, il lui est facile de sortir et d'entrer en même temps. Il sortait d'un endroit pour entrer dans un autre. C'est pourquoi pour Jésus, les sorties étaient déjà une entrée. Ainsi, faire a moins de valeur que d'être. C'est dans cet être que Jésus répond au besoin des gens. 

 

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

 

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Publié le 31 Août 2020

Gospel text

(Lk 4,31-37): 

Jesus went down to Capernaum, a town of Galilee, and began teaching the people at the sabbath meetings. They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority. In the synagogue there was a man possessed by an evil spirit who shouted in a loud voice, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I recognize you: you are the Holy One of God». Then Jesus said to him sharply, «Be silent and leave this man!». The evil spirit then threw the man down in front of them and came out of him without doing him harm. Amazement seized all these people and they said to one another, «What does this mean? He commands the evil spirits with authority and power. He orders, and you see how they come out!». And news about Jesus spread throughout the surrounding area.

«They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority»

Fr. Joan BLADÉ i Piñol
(Barcelona, Spain)

Today, we can see how his teaching activity was Jesus' central mission of his public life. Jesus' preaching, however, was very different to others, and this surprised and amazed people. Despite the fact Jesus had not studied (cf. Jn 7:15), He, certainly, befuddled the Jews with his teachings, «for his word was spoken with authority» (Lk 4:32). His style of speech had the authority of he who knows He is the “Saint of God”.

It was precisely such authority in his speech that gave strength to his language. He used living and specific images, without any syllogisms or definitions; words and images He pulled out from the very nature or, more often than not, from the Holy Scriptures. Jesus was, no doubt, a good observer, a man close to human situations: while we can watch him teaching, we can also see him so close to people doing good to them (healing their sicknesses, driving out evil spirits, etc.). In the book of everyday life He read those experiences that, later on, He would use in his teachings. Despite this elementary and “basic” material, the Lord's word was always profound and perturbing, radically new and definite.

The greatest thing about Jesus Christ's speech was how He could combine his divine authority with the most incredible human simplicity. Both authority and simplicity were possible in Jesus thanks to his knowledge of the Father and his relation of amorous obedience with Him (cf. Mt 11:25-27). It is this especial relationship with the Father that explains that unique harmony between greatness and humility. The authority of his speech did not adjust to human parameters; there was no competition, no personal interest or glitter. It was the kind of authority manifested both by the sublimity of the word and its humility and simplicity. There was never in his lips any personal praise, haughtiness or shouting. Mansuetude, gentleness, understanding, peace, truth, light, justice..., this was the aroma surrounding the authority of his teachings.

 

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Publié le 31 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 4,31-37): 

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

 

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive.

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

 

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Publié le 30 Août 2020

Gospel text

(Lk 4,16-30): 

When Jesus came to Nazareth where He had been brought up, He entered the synagogue on the Sabbath as He usually did. He stood up to read and they handed him the book of the prophet Isaiah. Jesus then unrolled the scroll and found the place where it is written: «The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me to bring good news to the poor, to proclaim liberty to captives and new sight to the blind; to free the oppressed and announce the Lord's year of mercy».

Jesus then rolled up the scroll, gave it to the attendant and sat down, while the eyes of all in the synagogue were fixed on him. Then He said to them, «Today these prophetic words come true even as you listen». All agreed with him and were lost in wonder, while He kept on speaking of the grace of God. Nevertheless they asked, «Who is this but Joseph's son?». So He said, «Doubtless you will quote me the saying: Doctor, heal yourself! Do here in your town what they say you did in Capernaum». Jesus added, «No prophet is honored in his own country. Truly, I say to you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the heavens with-held rain for three years and six months and a great famine came over the whole land. Yet Elijah was not sent to any of them, but to a widow of Zarephath, in the country of Sidon. There were also many lepers in Israel in the time of Elisha, the prophet, and no one was healed except Naaman, the Syrian».

On hearing these words, the whole assembly became indignant. They rose up and brought him out of the town, to the edge of the hill on which Nazareth is built, intending to throw him down the cliff. But he passed through their midst and went his way.

 

The Application

 

We heard in yesterday's first reading that the same word that seduced the Prophet Jeremiah, drew the mockery of the world upon him. This is the daily life of a prophet. The world of the day ignores the truth and takes a stand without having the necessary knowledge. We make decisions in all opacity. The presence of Jesus takes us from opacity to transparency.

 

Jesus reveals to us the economy of salvation, the divine project, a project full of love and mercy. He came to announce the Good News of his presence, the divine closeness. In this transparency, enlightenment, we cannot be blind. Jesus reveals our blindness to us and we must be converted.

 

Before this truth of our own ignorance, Jesus Himself becomes our way, life and truth. Since Jesus is free, He will also leave us free. In this freedom, the people of his time wanted to push Him out of the city, even though  He was the Truth. If we want to cooperate in his project, let us accept Jesus as the Truth and live in this truth.

 

Action of the day : Feel the divine presence in your heart and respond positively.

 

 «Today these prophetic words come true even as you listen»

Fr. David AMADO i Fernández
(Barcelona, Spain)

Today, «these prophetic words come true even as you listen» (Lk 4:21). With these words, Jesus comments at the synagogue of Nazareth a text from the prophet Isaiah: «The Spirit of the Lord is upon me. He has anointed me» (Lk 4:18). These words have a meaning that goes beyond the specific historical moment when they were said. The Holy Spirit fully dwells in Jesus Christ, and the Holy Spirit sends him to believers.

But, in addition, the words of the Gospel are the words of both eternal and current life. They are eternal because The Eternal One has said them, and they are current because God makes them to be permanently fulfilled. When we listen to the Word of God, we have to receive it not as a human speech, but as the Word that has the power of transforming us. God does not speak to our ear but to our heart. Whatever He says is profoundly full of meaning and love. The Word of God is an inexhaustible source of life: «Who, O Lord, could possibly penetrate with his mind even one of your utterances? Just as in the case of thirsty men who drink from a fountain we leave behind more than that we can take a hold of» (St. Ephraem). His words come out of the heart of God. And, from this heart, from the Trinity's bosom, Jesus came —the Father's Word— to mankind.

This is why when, everyday, we listen to the Gospel, we must be able to say, along with the Virgin Mary: «May it be done to me according to your word» (Lk 1:38); to which God will reply: «Today these prophetic words come true even as you listen». However, for the Word to be effective in our lives, we must get rid of all our prejudices. Jesus' contemporaries did not understand it, because they were looking at him with human eyes only: «Who is this but Joseph's son?» (Lk 4:22). They could see Jesus Christ's humanity, but they could not appreciate his divinity. Whenever we listen to the Word of God, beyond its literary style, the beauty of its expressions or the singularity of the situation, we must remember it is God who is speaking to us.

 

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Publié le 30 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 4,16-30): 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’».

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien».

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Nous l’avons entendu dans la première lecture d’hier que la même parole qui a séduit le prophète Jérémie, a attiré sur lui les moqueries du monde. Voilà le quotidien d’un prophète. Le monde du jour ignore la vérité et prend position sans avoir une connaissance nécessaire. Nous prenons les décisions en toute opacité. La présence de Jésus nous  amène d’opacité vers la transparence.

Jésus nous révèle l’économie du salut, le projet divin, un projet plein d’amour et de miséricorde. Il est venu pour nous annoncer la bonne Nouvelle de sa présence, la proximité divine. Dans cette transparence, illumination, nous ne pouvons pas être aveugles. Jésus nous révèle notre aveuglement et nous devons nous convertir.

Devant cette vérité de notre propre ignorance, Jésus Lui-même devient notre chemin, vie et vérité. Puisque Jésus est libre, Il nous laissera aussi libre. Dans cette liberté, le peuple de son temps a voulu le poussé hors de la ville, alors, Lui il était la Vérité. Si nous voulons coopérer à son projet, acceptons Jésus comme la Vérité et vivons-nous dans cette vérité.

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

Abbé David AMADO i Fernández
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes.

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

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Publié le 28 Août 2020

Gospel text

(Mk 6,17-29): 

Herod had sent to have John arrested, and had him chained up in prison because of Herodias, his brother Philip's wife whom he had married. For John had told him, «It is not right for you to live with your brother's wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not because Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Galilee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And he went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my kingdom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

 

The Application

 

If the birth of John the Baptist announces the Savior of the world, his death leads us to the death of the Lord and from the death of Jesus we are led to his resurrection. By his life and death he was a precursor par excellence. Today we are invited to meditate on the figure of John the Baptist, to discover in him, how God acts in our daily life.

Today's gospel presents us with two characters in John the Baptist and Herod to study for our own discernment.  We have a person without power, but acts in complete freedom without fear, proclaims the truth and does not hesitate to reproach. On the other hand, we have yet another, who with all power does not have the same freedom and is no longer able to act in a manner worthy of his ability. Despite having all the means at his disposal, he acts with fear, unable to defend the truth. Thus, it is not the question of power, capacity or means which helps us to accomplish great things, rather our relationship with God and our commitment to the truth makes all the difference.

 

This gospel also presents us the world of the day, in his person of Herodias, in her flesh, filled with wickedness and vengeance, and in his daughter, in her innocence, acts badly, through the guidance of her mother. Here is this world, which is animated by this wickedness, uses innocence in their favor. Shouldn’t we be prudent to avoid such people in our personal life?

In all these events God acts discreetly and in His silence guide each and every one of us, for a better discernment and commitment. This God tells us how necessary it is for man to listen to the Word of God and to act with a heart of love and mercy. He looks at us and begs us to imitate John the Baptist in our discernment, because, He is with us.

 

Action of the day: Act firmly.

«For John had told him, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Spain)

Today, we remember the Martyrdom of St. John the Baptist, the Messiah's Precursor. All his life moves around Jesus, to the extent that without Him, the very existence and aim of the Messiah's Precursor would have had no significance whatsoever.

From his mother's womb, the Baptist already senses the nearness of the Savior. Mary and Elisabeth embrace, two future mothers, opens up the dialogue between the two infants: the Savior sanctified John, and John enthusiastically jumped inside his mother's womb.

In his mission as Forerunner he kept this enthusiasm, —whose etymological meaning is “to be full of God”—, he prepared the path Jesus was to follow, he smoothed the way and leveled off mounds for Him, he announced Him when already present and pointed Him out as the Messiah: «Look, the Lamb of God!» (Jn 1:36).

In the dusk of his existence, when preaching the messianic freedom to those enslaved by their vices, John is imprisoned: «For John had told Herod, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’» (Mk 6:18). The testimony of the martyrdom of John the Baptist is centered upon the Person of Jesus. John the Baptist was Jesus' Forerunner in life, and he preceded Him also in his cruel death.

St. Beda tells us «He was locked away in the darkness of prison, through he came bearing witness to the Light of life and deserved to be called a “bright and shining lamp” by that Light itself, which is Christ. (...). There is no doubt that blessed John suffered imprisonment and chains as a witness to our Redeemer, whose forerunner he was, and gave his life for him».

Let us hope that this day, when we remember the Beheading of St. John the Baptist, martyr, overwhelms us, in its etymological meaning of the word, and thus, full of God, may we valiantly bear witness of our faith in Jesus. That our Christian life may also move around the Person of Jesus, which will grant it his full meaning and implication.

 

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Publié le 28 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mc 6,17-29): 

Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre.

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

L’Application

Si la naissance de Jean-Baptiste annonce le Sauveur du monde, sa mort nous conduit à la mort du Seigneur et de la mort de Jésus nous sommes conduits à sa résurrection. Par sa vie et sa mort, il a été un précurseur par excellence. Aujourd'hui, nous sommes invités à méditer sur la figure de Jean-Baptiste, à découvrir en lui, comment Dieu agit dans notre vie quotidienne.

L'Évangile d'aujourd'hui nous présente deux personnages en Jean-Baptiste et Hérode à étudier pour notre propre discernement.  Nous avons une personne sans pouvoir, mais qui agit en toute liberté et sans crainte, qui proclame la vérité et n'hésite pas à faire des reproches. D'autre part, nous avons encore un autre, qui avec tout pouvoir n'a pas la même liberté et n'est plus capable d'agir d'une manière digne de son aptitude. Bien qu'il ait tous les moyens à sa disposition, il agit dans la peur, incapable de défendre la vérité. Ainsi, ce n'est pas la question du pouvoir, de la capacité ou des moyens qui nous aide à accomplir de grandes choses, mais plutôt notre relation avec Dieu et notre engagement envers la vérité qui font toute la différence.

Cet évangile nous présente également le monde d'aujourd'hui, en sa personne d'Hérodias, dans sa chair, remplie de méchanceté et de vengeance, et en sa fille, dans son innocence, agit mal, à cause aux conseils de sa mère. Voici ce monde, qui est animé par cette méchanceté, utilise l'innocence en leur faveur. Ne devrions-nous pas être prudents pour éviter de telles situation dans notre vie personnelle ?

Dans tous ces événements, Dieu agit discrètement et dans son silence guide chacun de nous, pour un meilleur discernement et un meilleur engagement. Ce Dieu nous dit combien il est nécessaire pour l'homme d'écouter la Parole de Dieu et d'agir avec un cœur d'amour et de miséricorde. Il nous regarde et nous supplie d'imiter Jean-Baptiste dans notre discernement, car, Il est avec nous.

«Jean lui disait: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous évoquons le martyre de saint Jean Baptiste, le Précurseur du Messie. Toute la vie du Baptiste tourne autour de la Personne de Jésus, de telle façon que, sans Lui, l'existence et la besogne du Précurseur n'aurait pas de sens.

Dans les entrailles de sa mère, il sent déjà la proximité du Sauveur. L'étreinte de Marie et d'Élisabeth, deux futures mères, ouvrit le dialogue entre les deux enfants: le Sauveur sanctifiait Jean, et celui-ci tressaillait d'enthousiasme dans le sein de sa mère.

En tant que Précurseur il maintint cet enthousiasme -dont l'étymologie signifie "être plein de Dieu"-, lui prépara le chemin, lui aplani les routes, lui amoindrit les sommets, l'annonça déjà présent, et le signala du doigt comme le Messie: «Voici l'Agneau de Dieu» (Jn 1,36).

Au crépuscule de son existence, Jean est incarcéré lorsqu'il prêchait la liberté messianique à ceux qui étaient prisonniers de leurs vices: «Jean disait à Hérode: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’» (Mc 6,18). La mort du Baptiste est le témoignage de son martyre centré en la personne de Jésus. Il fût son Précurseur dans la vie et, maintenant, il le précède dans la mort.

Saint Bède nous dit qu'Il «est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. Par son propre sang est baptisé celui à qui fut donné de baptiser le Rédempteur du monde».

Espérons que la commémoration du Martyre de saint Jean Baptiste puisse nous enthousiasmer, dans le sens étymologique du terme et, ainsi, pleins de Dieu, nous puissions témoigner avec courage de notre foi en Jésus. Que notre vie chrétienne tourne aussi autour de la Personne de Jésus, ce qui lui rendra son plein sens.

 

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Publié le 27 Août 2020

Gospel text

(Mt 25,1-13): 

 

Jesus said to his disciples, «This story throws light on what will happen in the kingdom of heaven. Ten bridesmaids went out with their lamps to meet the bridegroom. Five of them were careless while the others were sensible. The careless bridesmaids took their lamps as they were and did not bring extra oil. But those who were sensible, brought with their lamps flasks of oil. As the bridegroom delayed, they all grew drowsy and fell asleep. But at midnight, a cry rang out: ‘The bridegroom is here, come out and meet him!’ All the maidens woke up at once and trimmed their lamps. Then the careless ones said to the sensible ones: ‘Give us some oil, for our lamps are going out’. The sensible ones answered: ‘There may not be enough for both you and us. You had better go to those who sell and buy for yourselves’. They were out buying oil when the bridegroom came, and those who were ready went with him to the wed-ding feast, and the doors were shut. Later the rest of the bridesmaids arrived and called out: ‘Lord, Lord, open to us’. But he answered: ‘Truly, I do not know you’. So, stay awake, for you do not know the day nor the hour».

 

The Application

 

This parable reminds me of the parable of house built on the rock. The faith that we hold in our life is a visible sign to the world, house built and the foundation on which the building stands is God Himself, which is very often invisible. The parable of these ten bridesmaids reminds us of this oil, our relationship with God, which aliment the lamp to give light. Though the faith is an important aspect of life, what is more essential in our personal life is, the very relationship that we establish with God. What’s the fun to have a faith, without any relationship with God?

«Truly, I do not know you»

Fr. Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Spain)

Today, Friday, 21st week in ordinary time, the Lord, in the Gospel, reminds us of the convenience of staying always awake and ready to meet him. Whether at midnight, or at any other moment, a cry can ring out at our door to invite us to come out and meet our Lord. Death never makes appointments. In fact, «you do not know the day nor the hour» (Mt 25:13).

To be on the alert does not mean to live with fear and anguish. It means to live our life as sons of God, our life of faith, hope and charity, in a responsible way. The Lord is continuously waiting for our response of faith and love, constant and patient, amid the chores and preoccupations that weave our life.

And this response can only be given by us; you and I. Nobody else can give it in our place. This is what it means the denial of the sensible maidens to the careless ones to share their oil for the lamps that were going out: «You had better go to those who sell and buy for yourselves» (Mt 25:9). Our response before God is, therefore, personal and not transferable.

Let us not wait for a “tomorrow” —that may never come— to trim up the lamp of our love for the Spouse. Carpe diem! We must live every second of our life with all the passion a Christian must feel for his Lord. It is a well-known saying but we might as well refresh our memory: «Live every day of your life as if it is your first, as if it is your only available day, as if it is your last day». A realistic call for a necessary and reasonable conversion that we have to carry out.

Let God give us the grace of his mercy that we may not have to hear in the supreme hour: «Truly, I do not know you» (Mt 25:12), that is, «you have had no relation whatsoever with me». Let us treat the Lord in this life in such a way we may become his acquaintances and friends in our time and in eternity.

 

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Publié le 27 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 25,1-13): 

«Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».

 

L’Application

Nous sommes tous ces jeunes filles qui ont frappé à la porte, qui avaient un désir profond d’entrer dans la maison. Aujourd’hui, Jésus nous affirme qu’un désir seul ne peut pas nous sauver sans un engagement concret. La lampe seule ne vous souffrit pas, nous avons besoin d’huile.  La lampe qui est notre foi, qui n’a pas de l’huile (notre relations avec Dieu qui nous oblige de nous engager concrètement pour le développement de l’humanité,) ne peut pas nous sauver. Le Seigneur est toujours accueillant et ouvert, mais Il ne peut pas nous forcer.

Cette foi que nous tenons dans notre vie quotidienne, est une folie pour les nations, pourtant elle est la source de notre existence. Même si cette lampe (la foi) est un don de Dieu, si nous nous n’engageons pas concrètement à l’accomplissement de la volonté divine, même avec cette lampe, nous ne verrons pas la lumière. Cet engagement n’est pas un sondage après, mais il doit naître de notre relation avec Dieu.  

«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»

 

Abbé Joan Ant. MATEO i García
(La Fuliola, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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