Publié le 18 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 8,4-15): 

 

Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole: «Le semeur est sorti pour semer la semence. Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin, les passants l'ont piétiné, et les oiseaux du ciel ont tout mangé. Du grain est tombé aussi dans les pierres, il a poussé, et il a séché parce qu'il n'avait pas d'humidité. Du grain est tombé aussi au milieu des ronces, et, en poussant, les ronces l'ont étouffé. Enfin, du grain est tombé dans la bonne terre, il a poussé, et il a porté du fruit au centuple». En disant cela, il élevait la voix: «Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende!».

Ses disciples lui demandaient quel était le sens de cette parabole. Il leur déclara: «A vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n'ont que les paraboles, afin que se réalise la prophétie: Ils regarderont sans regarder, ils écouteront sans comprendre.

»Voici le sens de la parabole. La semence, c'est la parole de Dieu. Ceux qui sont au bord du chemin, ce sont ceux qui ont entendu; puis le démon survient et il enlève de leur coeur la Parole, pour les empêcher de croire et d'être sauvés. Ceux qui sont dans les pierres, lorsqu'ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie; mais ils n'ont pas de racines, ils croient pour un moment, et, au moment de l'épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la Parole dans un coeur bon et généreux, la retiennent, et portent du fruit par leur persévérance».

 

L’Application

 

Dans ce monde contemporain, dominé par la technologie et les médias, beaucoup d'entre nous se posent une question simple : comment identifier et écouter réellement la parole de Dieu (en discerner l'authenticité) et l'appliquer dans notre vie quotidienne, qui en conséquence produira de bons fruits ?

 

 

 

Je n'ai pas de réponse magique à cette question radicale, mais une question fondamentale pour tout chercheur sincère de Dieu et de la volonté divine dans sa vie. Tout ce que j'assume dans ma vie personnelle peut être une façon de vivre cette volonté divine, sans aucune certitude de résultat, à condition qu'elle soit fondée sur l'amour et la miséricorde. L'amour, que Dieu m'aime encore, et dans son amour me pardonne. C'est dans cette certitude que je peux avoir la bonté dans mon approche, généreuse dans ma pensée et dans mes actes, persévérant patiemment dans l'espoir de la bonté divine.

 

 

 

C'est possible, comme nous l'avons lu dans la première lecture, en étant conscient de la coexistence paradoxale de la personne en nous, en chair et en esprit, tout comme Jésus dans l'incarnation. Le nouvel Adam dans le Christ, qui réside en nous, nous aide, à éradiquer tout ce qui est du vieil Adam, dominé par la gloire de soi et la passion, en nous donnant la bonne direction, vers la priorité de ce qui est purement spirituel et divin.  

«Et ce qui est tombé dans la bonne terre ce sont ceux qui portent du fruit par leur persévérance»

 

Abbé Lluís RAVENTÓS i Artés 

(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle du semeur qui «sorti pour semer la semence» (Lc 8,5) et cette semence était précisément «la Parole de Dieu». Mais, «en poussant, les ronces l'ont étouffé» (Lc 8,7).

Il existe une grande variété de ronces. «Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont ceux qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité» (Lc 8,14).

—Seigneur, suis-je le coupable pour avoir autant de soucis? J'aimerais ne pas les avoir, mais ils me viennent de partout! Je ne comprends pas pourquoi ils doivent me priver de ta Parole, s' ils ne sont pas péchés, ni vices, ni défauts.

—Pourquoi oublies-tu que Je suis ton Père et te laisses-tu rendre esclave d'un matin qui n'arrivera peut-être pas jamais!

«Si nous vivions confiants de la Providence divine, certains —avec une foi très ferme!— de cette protection quotidienne qui ne nous manque jamais, combien de soucis et inquiétudes nous nous épargnerions! Foule de chimères disparaîtraient qui, de la bouche de Jésus, sont propres des païens, des hommes mondains (cf. Lc 12,30), des personnes qui n'ont pas le sens surnaturels (…). J'aimerais graver à feu dans vos cœurs —nous disait Saint Josemaría— que nous avons tous les motifs pour continuer avec optimisme sur cette terre, avec l'âme complètement détaché de tant de choses qui nous semblent indispensables, étant donné que votre père sait très bien ce qui vous est nécessaire! (cf. Lc 12,30), et il y pourvoira». David dit: «Met ton destin dans les mains du Seigneur, et Il te maintiendra» (Ps 54,23). Ainsi le fit Saint Joseph lorsque le Seigneur le mit à épreuve: il pensa, consulta, pria, pris une résolution et laissa tout dans les mains de Dieu. Lorsque vint l'Ange —commente l'Abbé Ballarín— il n'osa pas le réveiller et lui parla dans un rêve. Enfin, «Je ne doit pas avoir autre soucis que ta Gloire…, en un mot, ton Amour» (Saint Josemaría).

 

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Publié le 18 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 8,4-15): 

 

As a great crowd gathered and people came to him from every town, Jesus began teaching them through stories, or parables, «The sower went out to sow the seed. And as he sowed, some of the grain fell along the way, was trodden on and the birds of the sky ate it up. Some fell on rocky ground, and no sooner had it come up than it withered, because it had no water. Some fell among thorns; the thorns grew up with the seed and choked it. But some fell on good soil and grew, producing fruit —a hundred times as much». And Jesus cried out, «Listen then, if you have ears to hear!».

The disciples asked him, «What does this story mean?». And Jesus answered, «You have been granted to know the mystery of the kingdom of God. But to others it is given in the form of stories, or parables, so that seeing they may not perceive and hearing they may not understand.

»Now, this is the point of the parable: The seed is the word of God. Those along the wayside are people who hear it, but immediately the devil comes and takes the word from their minds, for he doesn't want them to believe and be saved. Those on the rocky ground are people who receive the word with joy, but they have no root; they believe for a while and give way in time of trial. Among the thorns are people who hear the word but as they go their way, are choked by worries, riches, and the pleasures of life; they bring no fruit to maturity. The good soil, instead, are people who receive the word and keep it in a gentle and generous mind, and persevering patiently, they bear fruit.

 

 

The Application

 

In this contemporary world, dominated by technology and the media, many of us ask ourselves a simple question: how can we really identify and listen to the word of God (discerning its authenticity) and apply it in our daily lives, which will consequently produce good fruit?

I do not have a magic answer to this radical question, but it is a fundamental question for every sincere seeker of God and the divine will in his or her life. Everything I assume in my personal life can be a way of living this divine will, without any certainty of result, provided it is based on love and mercy. Love, mthat God still loves me, and in his love forgives me. It is in this certainty that I can have goodness in my approach, generous in my thoughts and in my actions, patiently persevering in the hope of divine goodness.

It is possible, as we read in the first reading, by being aware of the paradoxical coexistence of the person in us, in flesh and spirit, just as Jesus in the incarnation. The new Adam in Christ, who resides in us, helps us to eradicate all that is of the old Adam, dominated by self glory and passion, giving us the right direction, towards the priority of what is purely spiritual and divine.  

 

 

«The good soil are people who, persevering patiently, they bear fruit»

 

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés 

(Tarragona, Spain)

Today, Jesus tells us about the sower that «went out to sow the seed» (Lk 8:5) and that seed was nothing else but the «the Word of God». But «the thorns grew up (...) and choked it» (Lk 8:7).

Thorns, we have many. «Among the thorns are people who hear the word but as they go their way, are choked by worries, riches, and the pleasures of life; they bring no fruit to maturity» (Lk 8:14).

—My Lord, Am I to blame for having worries? I wish I would not have any, but they keep on coming to me from everywhere! I do not see why they should deprive me from your Word, if they are not sin, vice or defect.

—Because you forget that I am your Father and you are being enslaved by a to-morrow you do not even know whether you will ever reach!

«If we would learn to live by trusting more in the Divine Providence, assured —with a strong faith!— of its daily protection that never fails us, how many worries and fears should not we avoid! All those chimaeras, that in Jesus' words are normal to the pagan world, to the worldly men, would simply disappear (cf. Lk 12:30), of the persons who are missing a supernatural feeling (...). St. Josemaria tells us: «I would like to engrave in your forehead with fire that we have all the reasons to walk with optimism through this world, with our soul getting rid of some many things that look absolutely necessary, for your Father knows what you actually need! (cf. Lk 12:30), and he shall provide».

David said: «Cast your care upon the Lord, and He shall sustain you» (Ps 54:23). This is what St. Joseph did during the great prove: he pondered, he consulted, he prayed, he resolved and left everything in the hands of God. When the Angel arrived, he did not dare to wake him up and spoke to him in his dreams.

Anyway, «I must have no other concern but your Glory..., in short, your Love» (St. Josemaria).

 

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Publié le 17 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 8,1-3): 

 

Jesus walked through towns and countryside, preaching and giving the good news of the kingdom of God. The Twelve followed him, and also some women who had been healed of evil spirits and diseases: Mary called Magdalene, who had been freed of seven demons; Joanna, wife of Chuza, Herod's steward; Suzanna and others who provided for them out of their own funds.

 

The Application

 

Jesus still needs all of us, so that His Church can live and accompany the faithful. Today's Gospel tells us that right from the beginning of the history of the Church, she has lived, thanks to the generosity of its faithful. We are the beloved ones of the Father, blessed by the Lord, and our generosity, which reciprocate to the divine generosity, is well appreciated by Him.

 

The Application: Be generous towards the Church of the Lord.

«Jesus walked through towns and countryside, preaching and giving the good news of the kingdom of God»

 

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells 

(Salt, Girona, Spain)

Today, in the Gospel, we can appreciate what a normal day in the three years of Jesus' public life should have been. St. Luke explains it in a few words: «Jesus walked through towns and countryside, preaching and giving the Good News of the Kingdom of God» (Lk 8:1). This is what we contemplate in the third Mystery of Light of the Holy Rosary.

While commenting this mystery His Holiness st. John Paul II says: «Another mystery of light is the preaching by which Jesus proclaims the coming of the Kingdom of God, calls to conversion and forgives the sins of all who draw near to him in humble trust: the inauguration of that ministry of mercy which he continues to exercise until the end of the world, particularly through the Sacrament of Reconciliation which he has entrusted to his Church».

Jesus keeps on passing by close to us and offering us his supernatural goods: when we pray; when we read and ponder over the Gospel, to know and love him better and imitate his life; when we receive a sacrament, especially the Eucharist and the Penance; when we devote ourselves with effort and perseverance to our everyday's chores; when we have to deal with our family, our friends or our neighbours; when we help that person who is in need of material or spiritual help; when we have a rest or amuse ourselves... In all those circumstances we may find Jesus and follow him just as those Twelve and those saint women also did.

But, above that, each one of us is called by God to also be “the passing Jesus”, that is, to speak to those we deal with —with our deeds and our words— about the faith that fills out of meaning our existence, about the hope that impels us to go on forward through the paths of life designed by God, and about the charity that should guide all our acts.

The first one to follow Jesus and “to be Jesus” is Mary. That with her example and mediation she may help us!

 

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Publié le 17 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 8,1-3) : 

 

Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les aidaient de leurs ressources.

 

L’Application

 

Jésus a encore besoin de nous tous, pour que son Église puisse vivre et accompagner les fidèles. L'Évangile d'aujourd'hui nous dit que dès le début de l'histoire de l'Église, elle a vécu, grâce à la générosité de ses fidèles. Nous sommes les bien-aimés du Père, bénis par le Seigneur, et notre générosité, qui est réciproque à la générosité divine, est bien appréciée par Lui.

«Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu»

 

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 

(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons dans l'Évangile ce que devait être une journée courante des trois années de vie publique de Jésus. Saint Luc nous la raconte en quelques mots: «Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu» (Lc 8,1). C'est ce que nous contemplons dans le troisième mystère lumineux du Saint Rosaire.

Saint Jean-Paul II dit en commentant ce mystère: «Mystère lumineux que la prédication par laquelle Jésus annonce la venue du Royaume de Dieu et invite à la conversion, en pardonnant les péchés de ceux qui s'approchent de Lui avec une foi humble, inaugurant ainsi le mystère de la miséricorde qu'Il continuera d'exercer jusqu'à la fin du monde, spécialement à travers le sacrement de la Réconciliation confié à l'Église».

Jésus continue de passer près de nous en nous offrant ses biens surnaturels: quand nous prions, quand nous lisons et méditons l'Évangile pour Le connaître et L'aimer davantage et imiter sa vie, quand nous recevons un sacrement, en particulier l'Eucharistie et la Pénitence, quand nous nous dédions avec effort et constance au labeur quotidien, quand nous sommes avec notre famille, nos amis ou nos voisins, quand nous aidons cette personne qui se trouve dans le besoin matériel ou spirituel, quand nous nous reposons ou nous divertissons... Dans toutes ces circonstances, nous pouvons trouver Jésus et le suivre comme les douze et comme les saintes femmes.

Mais en plus, chacun de nous est appelé par Dieu à être aussi “Jésus qui passe”, pour parler –par nos œuvres et nos paroles– à ceux que nous essayons d'approcher de cette foi qui remplit de sens notre existence, de cette espérance qui nous pousse à aller de l'avant sur les chemins de la vie confiants dans le Seigneur, et de cette charité qui guide toute notre action.

Marie fut la première à suivre Jésus et à “être Jésus”. Qu'elle nous aide par son exemple et son intercession!

 

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Publié le 16 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 7,36-50): 

 

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum.

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est: une pécheresse». Jésus prit la parole: «Simon, j'ai quelque chose à te dire». «Parle, Maître». Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage». Simon répondit: «C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble». «Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour».

Puis il s'adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés». Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés?». Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t'a sauvée. Va en paix!».

«Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds»

 

Mgr. José Ignacio ALEMANY Grau,

Evêque Emérite de Chachapoyas (Chachapoyas, Peru)

Aujourd'hui, Simon le pharisien invite Jésus à manger pour attirer l'attention des gens. C'était un acte de vanité mais le traitement qu'il donna à Jésus quand il le reçut n'était même pas des plus élémentaires.

Au cours du dîner, une pécheresse publique fit un grand acte d'humilité : "Se tenant derrière Jésus, à ses pieds, elle commença à pleurer, elle lui mouilla les pieds avec ses larmes et les sécha avec ses cheveux ; elle embrassa ses pieds et les oignit de parfum" (Lc 7,38).

Par contre, le pharisien n'embrassa pas Jésus pour lui souhaiter la bienvenue, ne lui donna pas d'eau pour ses pieds, ni une serviette pour les sécher et ne lui mit pas d'huile sur la tête. De plus, le pharisien avait de mauvaises pensées : "Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et quelle sorte de personne c'est, car c'est une pécheresse" (Lc 7,39). En fait, celui qui ne savait pas à qui il avait affaire était le pharisien !

Le Pape François a beaucoup insisté sur l'importance de s'approcher des malades et ainsi "toucher la chair du Christ". En canonisant Sainte Guadalupe García, François dit : "Renoncer à une vie confortable pour suivre l'appel de Jésus ; aimer la pauvreté, pour pouvoir aimer davantage les pauvres, les malades et ceux qui sont abandonnés, pour les servir avec tendresse et compassion : cela s'appelle "toucher la chair du Christ". Les pauvres, ceux qui sont abandonnés, les malades et les marginaux sont la chair du Christ". Jésus touchait les malades et se laissait toucher par les malades et les pécheurs.

La pécheresse de l'Evangile toucha Jésus et Il se réjouit en voyant comme son cœur se transformait. C'est pour cela qu'Il lui donna la paix récompensant ainsi sa foi courageuse. Toi, mon ami, est-ce que tu t'approches avec amour pour toucher la chair du Christ à travers tous ceux qui passent près de toi et qui ont besoin de toi ? Si tu sais le faire, ta récompense sera la paix avec Dieu, avec les autres et avec toi-même.

 

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Publié le 16 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 7,36-50): 

 

One of the Pharisees asked Jesus to share his meal, so He went to the Pharisee's home and as usual reclined on the sofa to eat. And it happened that a woman of this town, who was known as a sinner, heard that He was in the Pharisee's house. She brought a precious jar of perfume and stood behind him at his feet, weeping. She wet his feet with tears, she dried them with her hair and kissed his feet and poured the perfume on them.

The Pharisee who had invited Jesus was watching and thought, «If this man were a prophet, he would know what sort of person is touching him; isn't this woman a sinner?». Then Jesus spoke to the Pharisee and said, «Simon, I have something to ask you». He answered, «Speak, master». And Jesus said, «Two people were in debt to the same creditor. One owed him five hundred silver coins, and the other fifty. As they were unable to pay him back, he graciously canceled the debts of both. Now, which of them will love him more?». Simon answered, «The one, I suppose, who was forgiven more». And Jesus said, «You are right». And turning toward the woman, He said to Simon, «Do you see this woman? You gave me no water for my feet when I entered your house, but she has washed my feet with her tears and dried them with her hair. You didn't welcome me with a kiss, but she has not stopped kissing my feet since she came in. You provided no oil for my head, but she has poured perfume on my feet. This is why, I tell you, her sins, her many sins, are forgiven, because of her great love. But the one who is forgiven little, has little love».

Then Jesus said to the woman, «Your sins are forgiven». The others sitting with him at the table began to wonder, «Now this man claims to forgive sins!». But Jesus again spoke to the woman, «Your faith has saved you; go in peace».

«She stood behind him at his feet, weeping»

 

Mons. José Ignacio ALEMANY Grau,

Emeritus Bishop of Chachapoyas (Chachapoyas, Peru)

Today, Simon the Pharisee invites Jesus to dine with the purpose of drawing people’s attention. It was an act of arrogance, but his behavior when he met Jesus, did not even correspond to the most elementary good manners.

While dining, a public sinner does a great act of humility: «As she stood behind Him at His feet weeping, she began to wet His feet with her tears. Then she wiped them and poured perfume on them» (Lk 7:38).

On the other hand, when meeting Jesus the Pharisee did not give Him the greeting kiss, or water for His feet, a towel to wipe them, nor did he anoint Him on the head with oil. Furthermore, the Pharisee said to himself: "If this man were a prophet, he would know who is touching him and what kind of woman she is - that she is a sinner" (Lk 7:39). It was the Pharisee, in fact, who didn't know who He was!


Pope Francis has very much insisted on the importance of approaching the sick, thus "touching the flesh of Christ". Upon canonizing St. Guadalupe García, Francisco said: «giving up a comfortable life to follow Jesus’ call, she taught the love of poverty, which permitted a greater love of the poor and infirm to serve them with tenderness and compassion: and this is called "touching the flesh of Christ". The poor, the abandoned, the sick, the marginalized are the flesh of Christ». Jesus touched the sick and He allowed them and the sinners to touch him.

The sinner of the Gospel touched Jesus and He was happy to see how her heart was transmuted. For this reason, He gave her the peace to reward her courageous faith. -You, my friend, do you come with love to touch the flesh of Christ in so many that go by your side and need you? If you do it, your reward will be the peace with God, with others and with yourself.

 

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Publié le 15 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 7,31-35): 

 

The Lord said, «What comparison can I use for this people? What are they like? They are like children sitting in the marketplace, about whom their companions complain: ‘We piped you a tune and you wouldn't dance; we sang funeral songs and you wouldn't cry’. Remember John: he didn't eat bread or drink wine, and you said: ‘He has an evil spirit’. Next came the Son of Man, eating and drinking, and you say: ‘Look, a glutton for food and wine, a friend of tax collectors and sinners’. But the children of Wisdom always recognize her work».

 

The Application

 

Jesus is inviting us to be proactive than reactive. If there is something that should motivate us in all our personal and interpersonal relationship, should the divine love which obliges us to love all, as our brothers and sisters. Our actions are not motivated by another action, rather inspired in and through God’s love.

This unconditional love is possible, only if we are fully immerged in Faith, particularly being aware of God’s love for us. It is this same love for God, that gives us the hope, demands us to be charitable and nourishes our faith in God.

If we continue to be reactive, we may act childish way, without knowing and assuming the consequences of our acts. When things don’t go on, as we have expected, we may be tempted to judge others and look outside of us than doing a sincere examination of conscience, searching for answers inside. Since God resides in our heart, it’s better to have an inward looking than an outward searching.

 

Action of the day: Try to identify the goodness in everyone.

 

«What comparison can I use for this people?»

 

Fr. Xavier SERRA i Permanyer 

(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, Jesus confirms the hardness of heart of the people of his time, at least, as far as the Pharisees are concerned, so self-assured that nobody can convert them. They do not alter their mind not even before John the Baptist, «he didn't eat bread or drink wine» (Lk 7:33), and accuse him of having an evil spirit; they do not change either before the Son of Man, «eating and drinking», and they say «Look, a glutton for food and wine», and «a friend of tax collectors and sinners» (Lk 7:34). Their pride and arrogance are hiding behind these accusations: nobody is to teach them anything; they do not accept God, but they custom-make their own God, a God that would not move them from their convenience, privileges and involvement.

We are also running this risk. How often do we criticize everything: whether the Church says so, or because she has said that, or even when she says just the contrary...; and we could just as well find all sort of faults when referring to God or to others. In actual fact, however, and perhaps unconsciously, we want to justify our laziness and lack of ambition for a true conversion, to excuse our own convenience and lack of flexibility. St. Bernard says: «What is more logic than acknowledging our own wounds and scars, especially when one shields them so they are not seen? From this we may infer that, ultimately, even if somebody else discovers them, we might stubbornly defend that they are not wounds, and leave our heart abandoned to deceiving words».

We must let the Word of God to reach our heart and convert us, transforming us with its strength. But first, we must request the gift of humility. Only the humble souls are able to receive the grace of God and, therefore, let Him come close to us, since as “publicans” and “sinners” that we are we need him to heal us. ¡Woe betide those who claim that they do not need a doctor! The worst for any diseased is to believe he is healthy, because then the sickness will progress and he will never recover his health. We are all sick to death, and only Christ can save us, whether we realize it or not. Let us thank our Saviour, and let us welcome him as such!

 

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Publié le 15 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 7,31-35): 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».

 

L'Application

 

Jésus nous invite à être plus proactifs que réactifs. S'il y a quelque chose qui devrait nous motiver dans toutes nos relations personnelles et interpersonnelles, c'est bien l'amour divin qui nous oblige à  s'aimer tous, comme nos frères et sœurs. Nos actions ne soient pas motivées par une autre action, mais plutôt inspirées dans et par l'amour de Dieu.

Cet amour inconditionnel n'est possible que si nous sommes pleinement immergés dans la Foi, en particulier en étant conscients de l'amour de Dieu pour nous. C'est ce même amour pour Dieu qui nous donne l'espoir, nous demande d'être charitables et nourrit notre foi en Dieu.

Si nous continuons à être réactifs, nous risquons d'agir de manière infantile, sans connaître et pouvoir assumer les conséquences de nos actes. Lorsque les choses ne se passent pas comme nous l'avons prévu, nous pouvons être tentés de juger les autres et de regarder en dehors de nous plutôt que de faire un examen de conscience sincère, en cherchant des réponses à l'intérieur. Puisque Dieu demeure dans notre cœur, il vaut mieux avoir un regard intérieur qu'une recherche extérieure.

 

 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération?»

 

Abbé Xavier SERRA i Permanyer 

(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus constate la dureté de coeur des gens de son temps, au moins des pharisiens, si sûrs d'eux que nul ne peut les convertir. Ils ne bronchent pas. Ni devant Jean-Baptiste, «qui ne mange pas de pain et ne boit pas de vin» (Lc 7,33) et qu'ils accusent d'être un possédé. Ni devant le Fils de l'homme, «qui mange et boit» et qu'ils taxent de glouton et d'ivrogne, qui plus est d'être un ami des publicains et des pécheurs (Lc 7,34). Derrière ces accusations se cachent leur orgueil et leur superbe: personne ne doit leur donner de leçons; ils n'acceptent pas Dieu, mais se font leur propre Dieu, un Dieu qui ne leur ôte pas leur confort, leurs privilèges et leurs intérêts.

Nous aussi nous courrons ce danger. Que de fois nous critiquons tout: si l'Église a dit ceci ou cela, si elle a dit le contraire...; et de même pour Dieu et les autres. Au fond, peut-être inconsciemment, nous voulons justifier notre paresse et notre manque de désir d'une véritable conversion, notre commodité et notre manque de docilité. «Qu'y a-t-il de plus logique que de ne pas voir ses propres plaies, en particulier si on les a recouvertes pour ne pas les voir? Il en résulte que si, par la suite, quelqu'un les découvre, l'on s’entête à dire que ce ne sont pas des plaies, en laissant son coeur s'abandonner à des paroles trompeuses», a dit saint Bernard.

Nous devons laisser la Parole de Dieu toucher notre coeur et nous convertir, laisser sa force nous changer, nous transformer. Mais pour cela nous devons demander le don de l'humilité. Seuls les humbles peuvent accepter Dieu et, par conséquent, le laisser s'approcher d'eux qui, comme "publicains" et "pécheurs", ont besoin de guérison. Malheur à celui qui croit qu'il n'a pas besoin du médecin! Le pire, pour un malade, c'est de se croire en bonne santé, car alors le mal avancera et jamais il n'y mettra remède. Tous nous sommes malades à en mourir et seul le Christ peut nous sauver, que nous en soyons conscients ou non. Rendons grâce à notre Sauveur, en l'accueillant comme tel!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 14 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 2,33-35): 

 

The father of Jesus and his mother wondered at what was said about the child. Simeon blessed them and said to Mary, his mother, «See him; He will be for the rise or fall of the multitudes of Israel. He shall stand as a sign of contradiction, while a sword will pierce your own soul. Then the secret thoughts of many may be brought to light».

 

The Application

 

Immediately after the Feast of the Exaltation of the Cross, the Church proposes yet another feast of the Virgin Mary, which helps us to accept our daily crosses and to know how to live with them.  A life without cross would be a boring affaire. Here is your mother, with a heart pierced by vengeance and wickedness of the humanity, is presented to us, so that she may be our school of life. Mary knew how to bear everything and will offer her Son, for the salvation of the world, becoming the true collaborator with her Son by accepting the offering of her son, for the accomplishment of the divine will. Who can bear to see the death of her own son to be punished unjustly, without any mercy, after accomplishing numerous miracles? She could do this for Her son, and through her son, to the whole humanity. For this reason, in her humanity and in her maternal love, she becomes for the Church of the day, our model to imitate, especially her perseverance.

 

Action of the day: Be with the suffering people.

 

«A sword will pierce your own soul»

 

Fr. Josep Mª SOLER OSB

Abbot of Montserrat (Barcelona, Spain)

Today, in the celebration of the feast of our Lady of Sorrows, we hear the most unspeakable words in the mouth of old Simeon: «And a sword will pierce your own soul» (Lk 2:35). From its context, we can assert this declaration does not only concern Jesus Christ's passion, but his missionary work, that will stir up the division of the people of Israel, and therefore, a painful grief in Mary's heart. All along Jesus' public life, the Virgin Mary will experience great sufferings upon seeing Jesus rebuked and threatened with death by the city authorities.

As the rest of Jesus' disciples, Mary has to learn to place her family relations in a different context altogether. She must also leave her Son because of the Gospel (cf. Mt 19:29), and have to learn not to appraise the Christ for his flesh, despite the fact He is flesh of her flesh. She is to crucify also her flesh (cf. Gal 5:24) to be able to transform herself into the image of Jesus Christ. But the topmost peak of her suffering, where she lives the cross more deeply, is Jesus' crucifixion and death.

Also in her pain, Mary is the model of perseverance of the evangelic doctrine while sharing Christ's suffering through her patience (cf. Rule of St. Benedict, Prologue 50). She has done it all her life, and most than all, while in the Calvary. There she becomes the prototype and model for all Christians. Because she has been so closely linked to Christ's death, she is linked afterwards to his resurrection too (cf. Rm 6:5). In her excruciating pain, Mary's perseverance to abide by the Father's will, deserved her a new irradiation in benefit of the Church and of Mankind. Mary precedes us and helps us to follow Christ in our way of faith. And the Holy Spirit leads us to share with her this great adventure.

 

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Publié le 14 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 2,33-35): 

 

Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

 

L’Application

 

Immédiatement après la fête de la Croix glorieuse, l’Église nous propose encore une autre fête de la vierge Marie, qui nous aide à accepter nos croix quotidiennes et à savoir vivre avec. ‘Voici ta mère’, avec, un cœur transpercé par les vengeances et méchanceté, est présenté à nous, pour qu’elle soit notre école de la vie. Marie savait tout supporter et offrira son Fils, pour le salut du monde, devenant la véritable collaboratrice avec son Fils en acceptant l’offrande de son fils, à l’accomplissement de la volonté divine. C’est pourquoi dans son humanité et dans son amour maternel, elle devient pour l’église du jour, notre modèle à imiter, particulièrement dans sa persévérance.

«Ton coeur sera transpercé par une épée»

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB

Abbé de Montserrat (Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort.

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus.

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

 

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