Publié le 11 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 18,15-20): 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S'il t'écoute, tu auras gagné ton frère. S'il ne t'écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l'affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S'il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l'Église; s'il refuse encore d'écouter l'Église, considère-le comme un païen et un publicain. Amen, je vous le dis: tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. Encore une fois, je vous le dis: si deux d'entre vous sur la terre se mettent d'accord pour demander quelque chose, ils l'obtiendront de mon Père qui est aux cieux. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux».

 

L’Application

Jésus nous invite à respecter la liberté de l’autre et l’accepter tel qu’il est. Pour cela, il nous propose un dialogue personnel, une écoute attentive, et la patience. Dieu agit ainsi avec nous, lorsque l’homme se révolte contre Dieu.

La deuxième proposition est aussi très importante. Que nous ne soyons jamais seuls. Il faut prendre la communauté (la famille ou les amis) en confiance. La foi chrétienne a un caractère communautaire. Nous ne pouvons pas vivre notre foi dans l’isolation volontaire.

La troisième proposition est plus importante que les autres ; la prière. Que Dieu soit le centre de notre vie. Que nous restions connectés à Dieu, particulièrement à sa volonté.

 

«Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute (…).Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans ce bref passage de l'Évangile, le Seigneur nous enseigne trois importantes manières d'agir, souvent méconnues.

Compréhension et avertissement de l'ami ou du collègue. Lui faire voir, dans l'intimité («seul à seul»), avec clarté («montre-lui sa faute»), son erreur pour qu'il rectifie le cours de sa vie. Si cette démarche n'a pas abouti, demander l'aide d'un ami. Et si, même ainsi, l'on n'obtient pas sa conversion et que son péché est source de scandale, ne pas hésiter à le dénoncer publiquement : lettre au directeur d'un journal, manifestation, écriteau. Cette façon d'agir prend, pour qui l'exerce, la forme d'un devoir ; elle est souvent coûteuse et difficile. Il est plus facile de choisir ce que nous appelons faussement la “charité chrétienne”, qui n'est au fond que pure échappatoire, commodité, lâcheté, fausse tolérance. «La même peine est réservée à ceux qui font le mal et à ceux qui y consentent» (saint Bernard).

Tout chrétien a le droit de solliciter des prêtres le pardon de Dieu et de son Église. Un psychologue peut parfois apaiser son âme et un psychiatre, par un acte médical, parvenir à vaincre un trouble endogène. Ces deux choses sont très utiles, mais elles sont parfois insuffisantes. Dieu seul est capable de pardonner, d'effacer, d'oublier, d'anéantir le péché personnel en le pulvérisant. Seule son Église lie et délie sur la terre comme au Ciel, pour permettre à chacun de jouir de la paix intérieure et de commencer à être heureux.

Dans les mains et les paroles du prêtre se trouve le privilège de prendre le pain, de rendre Jésus-Eucharistie réellement présent et d'en faire notre nourriture. Tout disciple du Royaume peut s'unir à un autre, mieux encore à beaucoup d'autres, pour avec ferveur, Foi, courage et Espérance, se submerger dans ce monde et le convertir en véritable corps du Jésus-Mystique. Et, en sa compagnie, accourir à Dieu le Père, qui écoutera nos suppliques car son Fils s'y est engagé: «Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux» (Mt 18,20).

 

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Publié le 10 Août 2020

Gospel text

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

 

At that time the disciples came to Jesus and asked him, «Who is the greatest in the kingdom of heaven?». Then Jesus called a little child, set the child in the midst of the disciples, and said, «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of heaven. Whoever becomes lowly like this child is the greatest in the kingdom of heaven, and whoever receives such a child in my name receives me. See that you do not despise any of these little ones, for I tell you: their angels in heaven continually see the face of my heavenly Father. What do you think of this? If someone has a hundred sheep and one of them strays, won’t he leave the ninety-nine on the hillside, and go to look for the stray one? And I tell you: when he finally finds it, he is more pleased about it than about the ninety-nine that did not get lost. It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost».

 

The Application

 

Who is the greatest may be an interesting human question, which means other or oneself before other. God looks us totally in a different way. It’s not the question of great or small, rather it’s a question of an affectiv  relationship and our capacity to see God in every being, just like a little child. When we learn to reserve a respect to a child, as a divine child, as the very presence of God, everything in and around us become divine. We grow up to see God in everything, including in non being. Thus, the creation in its totaly is an image of God and God doesn’t wish that one among these bel ost, including you and me.

Action of the day : Participate in the joy of others.

«It is the same with your Father in heaven: there they don't want even one of these little ones to be lost»

Fr. Valentí ALONSO i Roig
(Barcelona, Spain)

Today, once more, the Gospel reveals to us God's heart. It gives us to understand the feelings the Father in Heaven reacts with, in relation to his children. His most impassionate concern is for the small ones, those, which nobody ever pays any attention to, those who do not attain wherever the rest of the world does. We already knew that the Father, as the good Father He is, has a preference for the small children, but to day we can recognize another wish of the Father that becomes compulsory for us: «I assure you that unless you change and become like little children, you cannot enter the kingdom of Heaven» (Mt 18:3).

We, therefore, realize that what the Father values the most is not so much "being small", as "becoming lowly". «Whoever becomes lowly (...) is the greatest in the Kingdom of Heaven» (Mt 18:4). This is why we can see our responsibility in this action of becoming lowly. It is not a matter of having been created small or simple, limited or more or less capable, but of being able to keep off any eventual greatness while remaining to the level of the humbler and simpler. The actual importance of each one consists in resembling one of those small ones Jesus introduces us to.

Last but not least, the Gospel teaches us today another lesson. There are, and closer to us than we think! some "small ones" that we may eventually have more forsaken than others: those that are like sheep gone astray; the Father looks for them and, when He finds them, He is more pleased because they come back home and do not go stray any more. Perhaps, if we should try to look at those surrounding us more as sheep sought and found by the Father than just sheep gone astray, we could also see more often and closer God's face. St. Asterius of Amasea tells us: «The parable of the lost sheep and the shepherd teaches us that we must not easily despair of those who are in danger or be slow to help them» .

 

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Publié le 10 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 18,1-5.10.12-14): 

 

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L’Application

 

Prenons conscience que nous sommes toutes et tous, les biens aimés du Père. Puisqu’Il nous aime, Il fait tout, pour que nous restions avec Lui. C’est en Lui et par Lui que nous retrouverons la joie que nous avons perdue. Le plus que nous devenons petits devant ce Dieu qui nous aime, le plus nous serons heureux dans notre vie quotidienne.

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»

Abbé Valentí ALONSO i Roig
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».

 

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Publié le 9 Août 2020

Gospel text

(Jn 12,24-26): 

 

Jesus said, «Truly, I say to you, unless the grain of wheat falls to the earth and dies, it remains alone; but if it dies, it produces much fruit. Those who love their life destroy it, and those who despise their life in this world keep it for everlasting life. Whoever wants to serve me, let him follow me and wherever I am, there shall my servant be also. If anyone serves me, the Father will honor him».

 

The Application

 

On this feast day of St. Lawrence, we remember not only St. Lawrence, but all the martyrs who shed their blood for the faith.  In today's world, it seems to me that God does not necessarily ask us to shed our blood, rather  He asks us to understand that life is a gift from God, and this life belongs to God. It is in this sense that Jesus is asking us to choose Him (as the author of life) than the life itself.

 

If we accept this truth, and learn to live according to it, we will no longer have the fear of death, and even we will be able to accept death as a great gift from the Lord, though imposed by the society. Before this truth, life and death have the same value, for in life and in death we belong to the Lord, St. Paul tells us. In this belonging, God will honour us.

 

Action of the day ; Be aware that everything belong to God.

«Whoever wants to serve me, let him follow me and wherever I am, there shall my servant be also»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the Church —through the liturgy of the Eucharist celebrating the feast of St. Lawrence, the roman martyr— reminds us that «there exists a testimony of coherence that all Christians must be willing to give, even at the cost of great sacrifice and suffering» (Saint John Paul II).

Moral law is saint and inviolable. This assertion, certainly contrasts with the relativistic environment abounding now a days, whereas we tend to easily adapting ethical demands to our personal comfort or to our own weaknesses. We shall certainly not find anyone admitting: —I am immoral; —I am unconscious; —I am a person without truth... Anyone admitting these facts would automatically and immediately disqualify himself.

The definite question would therefore be: what moral, what conscience and what truth are we talking about? It is evident that social peace and healthy coexistence cannot be based on a “moral à la carte”, where each one chooses his own way, without bearing in mind the inclinations and aspirations the Creator has set out for our nature. This “moral”, far from leading us trough the «paths of righteousness» towards the «green pastures» the Good Shepherd wants for us (cf. Ps 23:1-3), it would irremediably take us to the quicksand of the “moral relativism”, where absolutely everything can be debated, agreed upon and justified.

Martyrs are unappealable testimonies of the saintliness of the moral law: there are basic demands of love that accept neither exceptions nor adaptations. In fact, «in the New Covenant we can find numerous testimonies followers of Christ that (...) accepted persecutions and death before making the idolatrous gesture of burning incense before the statue of the Emperor» (Saint John Paul II).

In the Roman environment of emperor Valerian, the deacon «St. Lawrence loved Christ in life, and imitated Christ unto death» (St. Augustine). And, once again, we see confirmed that «the man who hates his life in this world will keep it for eternal life» (Jn 12:25). Luckily for us, the memory of St. Lawrence will perpetually remain as a signal that to follow Christ is worth offering our life rather than admitting frivolous interpretations of his path.

 

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Publié le 9 Août 2020

 Texte de l'Évangile

(Jn 12,24-26): 

 

«Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».

 

L’Application

 

En cette fête de Saint-Laurent, nous nous souvenons non seulement de Saint-Laurent, mais aussi de tous les martyrs qui ont versé leur sang pour la foi.  Dans le monde d'aujourd'hui, il me semble que Dieu ne nous demande pas nécessairement de verser notre sang, mais il nous demande de comprendre que la vie est un don de Dieu, et que cette vie appartient à Dieu. C'est dans ce sens que Jésus nous demande de Le choisir plutôt que la vie sur cette terre. 

Si nous acceptons cette vérité et apprenons à vivre selon elle, nous n'aurons plus peur de la mort, et même nous pourrons accepter la mort comme un grand don du Seigneur, bien qu'elle soit imposée par la société. Devant cette vérité, la vie et la mort ont la même valeur, car dans la vie et dans la mort nous appartenons au Seigneur, nous dit saint Paul. Dans cette appartenance, Dieu nous honorera.

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II)

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.


Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.

 

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Publié le 9 Août 2020

Nous vivons un moment  très difficile et particulièrement cette semaine était très agressive pour nous, avec les explosions et la crise de Liban, et aussi l’accident en Inde, où 17 morts et plus que 150 personnes blessés. Comment oublier 75ème anniversaire du bombardement d’Hiroshima ! Nous continuons notre chemin avec une histoire lourde, comme le prophète Elie, en faisant confiance dans le Seigneur.  

De temps en temps, le Seigneur nous oblige de partir, partir d’un lieu vers l’autre, partir d’une personne ou d’une communauté. Ce départ, non volontaire,  forcé par les événements ou personnes extérieur, nous peine. Les disciples sont obligés et le prophète quittera son pays.  Personne n’est capable de nous répondre à nos questions qui sont justes. Pourquoi Seigneur ?

Elie était dans une caverne, seul dans la solitude, en attendant d’une visite. Les disciples n’étaient pas seuls. Ils sont étaient ensembles. Chacune et chacun nous, nous ferons seuls ou avec les autres, notre propre chemin, qui nous conduira vers le Seigneur. Pour cela, il faut sortir, sortir de nos peurs et de nos inquiétudes. Puisqu’on est submergé dans les soucis quotidiens ou dans les problèmes sans solutions,  nous nous enfermons d’entre nous même et barrons les accès aux autres.  « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. »  Dieu vient à nous rencontrer.

Il viendra vers nous dans toute simplicité, sans faire aucun bruit. Nous ne Le trouverons pas dans un ouragan violent, Il ne sera pas non plus dans le tremblement de la terre, même pas dans le feu.  Elie rencontra son Seigneur, dans un murmure d’une brise légère. Elie connaissait déjà ce Dieu tout puissant, Dieu des morts et des vivants, Dieu qui fait naître un royaume et faire disparaitre un Empire.  Aujourd’hui Il verra pour la première fois, un Dieu qu’il ne connaissait pas. Mes amis, dans chaque instant de la vie, dans chaque rencontre humaine, on est demandé de chercher ce Dieu que nous ne le connaissons pas. Un Dieu nous attend patiemment.

Lorsqu’Il viendra nous rencontrer, Il nous assura sa paix et son amour. « Confiance ! C’est moi ; n’ayez plus peur. » Dieu n’a pas abandonné ses disciples seuls. Elie était accompagné par le Seigneur. Ce Dieu qui nous aime, nous accompagne, Il veille sur nous,  tout discrètement. Il viendra certainement  pour nous dire, « n’ayez pas peur, Je suis là » 

Aujourd’hui, je vous invite à la montagne du Seigneur, avec Jésus dans la prière et aussi avec le prophète Elie, à la rencontre de notre Dieu. La célébration Eucharistie est une sainte montagne où Dieu nous attend. Il nous attend dans ce pain et dans ce vin.

Mes amis, avançons-nous ensemble dans notre foi en faisons confiance de la présence du Seigneur qu’Il viendra nous sauver. Marchons avec le Seigneur vers la montagne et prions ensembles. Que notre célébration du jour soit une rencontre avec le Père qui nous aime.

Le Seigneur sans arrêt s’adresse à nous « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Prions ensembles  avec le psalmiste, « fais-nous voir Seigneur ton amour et donne-nous ton salut. » Amen.

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Publié le 8 Août 2020

Homily

 

We are living in a very difficult moment and especially this week was very aggressive for us, with the explosions in Lebanon, and also the accident in India, where 17 people died and more than 150 people were injured. How can we forget the 75th anniversary of the bombing of Hiroshima! We continue on our way with a heavy history, like the prophet Elijah, trusting in the Lord. 

From time to time, the Lord forces us to leave, to go from one place to another, to leave a person or a community. This departure, not voluntary, forced by external events or people, grieves us. The disciples are forced and the prophet will leave his country.  No one is able to answer our questions that are right. Why Lord?

Elijah was in a cave, alone in solitude, waiting for a visit. The disciples were not alone. They were together. Each one of us, alone or with others, will make our own way, which will lead us to the Lord. To do this, we must go out, get out of our fears and worries. Since we are submerged in our daily worries or in problems without solutions, we lock ourselves up and block access to others.  "Come out and stand on the mountain before the Lord, for he will pass by. "God is coming to meet us.

He will come to us in all simplicity, without making any noise. We will not find Him in a violent hurricane, nor will He be in the earthquake, not even in the fire.  Elijah met his Lord, in a murmur of a light breeze. Elijah already knew this almighty God, God of the dead and the living, God who brings a kingdom into being and makes an empire disappear.  Today He will see for the first time, a God He did not know. My friends, in every moment of life, in every human encounter, we are asked to seek this God whom we do not know. A God is patiently waiting for us.

When He comes to meet us, He assures us of His peace and His love. "Trust! It's me; don't be afraid anymore. "God did not abandon His disciples alone. Elijah was accompanied by the Lord. This God who loves us, accompanies us, watches over us again, all discreetly. He will certainly come to tell us, "Don't be afraid, I'm here." 

Today I invite you to the mountain of the Lord, with Jesus in prayer and also with the prophet Elijah, to meet our God. The celebration of the Eucharist is a holy mountain where God awaits us. He is waiting for us in this bread and wine.

My friends, let us go forward together in our faith, trusting in the presence of the Lord that He will come to save us. Let us walk with the Lord towards the mountain and let us pray together. May our celebration of the day be a meeting with the Father who loves us.

The Lord is always speaking to us: "Man of little faith, why did you doubt? "Let us pray together with the Psalmist, "Show us your love, Lord, and give us your salvation. "Amen.

 

 

 

 

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Publié le 7 Août 2020

Gospel text

(Mt 17,14-20): 

 

A man approached Jesus, knelt before him and said, «Sir, have pity on my son who is an epileptic and is in a wretched state. He has often fallen into the fire and at other times into the water. I brought him to your disciples but they could not heal him». Jesus replied, «You, faithless and evil people! How long must I be with you? How long must I put up with you? Bring him here to me». And Jesus commanded the evil spirit to leave the boy, and the boy was immediately healed.

The disciples then gathered around Jesus and asked him privately, «Why couldn't we drive out the spirit?». Jesus said to them, «Because you have little faith. I say to you: if only you had faith the size of a mustard seed, you could tell that mountain to move from here to there, and the mountain would obey. Nothing would be impossible to you».

 

The Application

 

We all know that Faith is a gift from God, yet if we do not accept it, allow it to develop in us,  we cannot enjoy it. With faith, it will no longer be us and our ability, but God, God alone. God takes us into Him, and since we allow the Holy Spirit to act in us, it will be God who acts through us and in us.

 

All this is possible in prayer and through prayer. Since prayer is a dialogue with God, in this dialogue we will remain eternally connected with God. Like a branch that attaches itself to the vine, we must attach ourselves to God voluntarily if we want to give fruit. With Faith, we can move the mountains, says the Lord.

 

Action of the day : Transform your prayer into a dialogue ; not a monologue.

 

 

 

«If only you had faith the size of a mustard seed (...), nothing would be impossible to you»

Fr. Fidel CATALÁN i Catalán
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, once more, Jesus teaches us that miracles are measured by the measure of our faith: «I say to you: if only you had faith the size of a mustard seed, you could tell that mountain to move from here to there, and the mountain would obey» (Mt 17:20). In fact, as St. Jerome and St. Augustine point out, in working out our saintliness (something clearly exceeding our own forces) we are actually in the process of “moving mountains”. Miracles do exist, and if we do not see more of them is just because with our little faith we do not let him make them.

Before a disconcerting and incomprehensible situation human beings react in many different ways. Epilepsy was considered an incurable illness, which was suffered by those possessed with evil spirits.

The father of that creature expressed his love for his son by begging Jesus for his total healing. His behaviour is shown as a true act of faith. He kneels down before Jesus and begs him directly intimately convinced that his request will be favourably attended to. How he expresses his request shows at the same time the full acceptance of his personal condition and the recognition of the mercifulness of He that may feel sorry for others.

That father mentions the apostles have not been able to get rid of that devil. This element introduces Jesus' instruction while pointing out the little faith of his disciples. To follow him, to become his disciple, to collaborate in his mission demands a profound and well based faith, capable of supporting adversities, setbacks, difficulties and incomprehension. Faith is effective only when it is strongly rooted. In other evangelic fragments the same Jesus refers to the lack of faith of his followers. The expression «nothing would be impossible to you» (Mt 17:20) points out with all its strength to the importance of our faith to follow the Master.

God's Word places before us the thought about the quality of our faith and the way how we get deeper into it while reminding us that father's attitude by approaching Jesus and pleading with all the strength of his loving heart.

 

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Publié le 7 Août 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 17,14-20): 

Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri.

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».

 

 

L’Application

 

La foi est un don de Dieu, mais si nous ne l'acceptons pas, nous ne pouvons pas en profiter. Avec la foi, ce ne sera plus nous et notre capacité, mais Dieu, Dieu seul. Dieu nous prend en Lui, et puisque nous permettons à l'Esprit Saint d'agir en nous, ce sera Dieu qui agira à travers nous et en nous.

Tout cela est possible dans la prière et seulement par la prière. Puisque la prière est un dialogue avec Dieu, dans ce dialogue nous resterons éternellement connectés à Dieu. Comme un sarment qui s'attache à la vigne, nous devons nous attacher à Dieu si nous voulons donner du fruit. Avec Dieu, même les montagnes bougeront. 

 

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus.

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Août 2020

Gospel text

(Mt 16,24-28): 

Jesus said to his disciples, «If you want to follow me, deny yourself, take up your cross and follow me. For whoever chooses to save his life will lose it, but the one who loses his life for my sake will find it. What will one gain by winning the whole world if he destroys himself? There is nothing you can give to recover your own self. Know that the Son of Man will come in the Glory of his Father with the holy angels, and He will reward each one according to his deeds. Truly, I tell you, there are some here who will not die before they see the Son of Man coming as king».

 

The Application

 

It’s not exactly the question of carrying the cross or denying oneself. Rather, they are the consequence of certain quality of discernment, which makes the person to arrive  to such conclusion. Jesus is inviting us to choose the author of life than the life itself.

 

Action of the day: before acting discern.

«If you want to follow me, deny yourself, take up your cross and follow me»

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel clearly confronts us with the world... It is absolutely radical in its approach, and it does not admit any half measures: «If you want to follow me, deny yourself, take up your cross and follow me» (Mt 16:24). In many instances, when we are facing the suffering generated by us or by others, we can hear: «We have to accept the sufferings God sends us... This is God's will..., or words to that effect», and we keep on gathering sacrifices in very much the same way as those trading stamps we used to collect, with the hope of showing them at Heaven's audit department when our day to present our statements of accounts arrives.

But our suffering per se would be of little value. Christ was no stoic: He was thirsty, He was hungry, He was tired, He did not like to be forsaken. He let others to help him... Where He could, He soothed pain, whether physic or moral. So, what is happening, then?

Simple. Before loading with our “cross”, the first thing we must do is to follow Christ. It is not a matter of first suffering and then following Christ... Christ must be followed from our Love, and from there we can then understand the sacrifice, the personal negation: «For whoever chooses to save his life will lose it, but the one who loses his life for my sake will find it» (Mt 16:25). Love and mercy may lead us to sacrifice. Any true love engenders, one way or other, some sort of sacrifice, but not all sacrifice engenders love. God is not sacrifice; God is love, and only from that perspective pain, fatigue and the cross in our existence, have any meaning, following the model of man the Father reveals us in Christ. St. Augustine sentenced: «When one loves, one does not suffer; but if one does suffer, the very suffering is loved».

In the ensuing events of our life, we are not to seek a divine origin to explain our sacrifices and shortcomings: «Why is God sending this to me?», but we rather have to find a “divine usage” for them: «How can I transform this into an act of faith and love?». It is from this evaluation how we are to follow Christ and how —certainly— we may deserve the Father’s merciful glance. The same glance which the Father looked at his Son in the Cross, with.

 

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