Publié le 13 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 3,13-17): 

 

«Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

 

L’Application

 

C'est un de mes textes préférés pour les célébrations funéraires, car il apporte tellement de consolation et de courage, que l'homme devant cette glorieuse Croix peut facilement mettre en perspective toutes ses souffrances.

Dans la Croix, nous voyons l'HOMME, l'homme si affaibli physiquement, mais capable de pardonner dans son humanité, et dans sa divinité a sauvé celui qui le transpercera. Puisque nous partageons la même humanité, celle de Jésus, nous pouvons, dans la même humanité, participer, avec nos faiblesses et nos limites, au salut apporté à l'humanité, par la même Croix glorieuse.

C'est dans cette Croix glorieuse, dans l'humanité souffrante de Jésus, que Dieu a choisi d'exprimer son amour pour l'humanité. C'est en Lui que Dieu nous a sauvés. Puisque cette Croix nous a sauvés, nous l'assumons dans notre vie quotidienne, et avec elle toute sorte de croix que nous ne voudrions pas assumer. Tout comme dans la Croix du Christ, nous trouvons le chemin qui nous mènera à la résurrection et si nous apprenons à assumer courageusement nos croix quotidiennes, elles sont capables de nous montrer le chemin de la résurrection. Je vous souhaite une bonne fête.

 

 

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».

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Publié le 11 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 6,43-49): 

Jesus said to the crowd, «No healthy tree bears bad fruit, no poor tree bears good fruit. And each tree is known by the fruit it bears: you don't gather figs from thorns, or grapes from brambles. Similarly the good person draws good things from the good stored in the heart, and an evil person draws evil things from the evil stored in the heart. For the mouth speaks from the fullness of the heart.

»Why do you call me: ‘Lord! Lord!’ and not do what I say? I will show you what the one who comes to me and listens to my words and acts accordingly, is like. That one is like the builder who dug deep and laid the foundations of his house on rock. The river overflowed and the stream dashed against the house, but could not carry it off because the house had been well built. But the one who listens and does not act, is like a man who built his house on the ground without a foundation. The flood burst against it, and the house fell at once: and what a terrible disaster that was!».

 

The Application

 

Jesus compares us with a tree, so that we understand the importance of the root, environment and also our own nature.  In order to give good fruit it is necessary that all these elements work together. If the tree does not resource itself, using the means it has at its disposal, it cannot give fruit.

 

Humanly we cannot say that we do not give the fruits. Jesus reminds us of this by saying that we give the fruit and He invites us to check the quality of our fruit.

 

The third point is more important than the others. The rock on which we build our house. This rock is divine love, a love given freely and gratefully received. If we recognize this love, it cannot be passive, because it is by nature active.

"Every tree can be recognized by its fruit"

Action of the day : Be aware of the Rock and the quality of your fruit

«Each tree is known by the fruit it bears»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, the Lord surprises us by “advertising” himself. It is not my intention to “shock” anyone with this assertation. It is only our earthly publicity that lessens the great and supernatural things. What induces us to look at publicity with suspicion are, for instance, promises such as those assuring us that, within a few weeks, we will be losing five or six kilograms if using a certain “trick product” (or others to the same extent). But, when we have a hundred per cent guaranteed “product”, and —as in the case of the Lord— nothing is being sold in exchange of money, and we are only asked to believe him while considering him our leader and a model of a certain life style, then this kind of “publicity” should not surprise us and can be accepted as totally legitimate. Has not Jesus been the greatest “publicist” when He said, «I am the Way and the Truth and the Life» (Jn 14:6)?

Today, He affirms that «the one who comes to me and listens to my words and acts accordingly» is wise and «is like the builder who dug deep and laid the foundations of his house on rock» (Lk 6:47-48), for he now has a well built house, that can face any kind of weather. On the contrary, if the builder is not so sensible, he will end up in the middle of a pile of rubble and, if he was in the house when the flood burst into it, he may lose not only the house but his own life, too.

Therefore, it is not enough to get close to Jesus, but we have to listen, with the maximum attention, to his teachings and, most of all, to prompt them into action. For even the curious, the heretic or the history or philology scholar may approach him... So only by coming close to him, and basically, by practicing Jesus' doctrine, shall we be able to build a building of Christian saintliness, as a paradigm for the faithful pilgrims and glory of the celestial Church.

 

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Publié le 11 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,43-49): 

 

«Jamais un bon arbre ne donne de mauvais fruits; jamais non plus un arbre mauvais ne donne de bons fruits. Chaque arbre se reconnaît à son fruit: on ne cueille pas des figues sur des épines; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L'homme bon tire le bien du trésor de son coeur qui est bon; et l'homme mauvais tire le mal de son coeur qui est mauvais: car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur.

»Et pourquoi m'appelez-vous en disant: ‘Seigneur! Seigneur!’ et ne faites-vous pas ce que je dis? Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à un homme qui bâtit une maison. Il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l'inondation, le torrent s'est précipité sur cette maison, mais il n'a pas pu l'ébranler parce qu'elle était bien bâtie. Mais celui qui a écouté sans mettre en pratique ressemble à l'homme qui a bâti sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s'est précipité sur elle, et aussitôt elle s'est effondrée; la destruction de cette maison a été complète».

 

L’Application

 

Jésus nous compare avec un arbre, pour que nous comprenions l’importance de la racine, environnement et aussi notre propre nature.  Pour donner les bons fruits il faut que tous ces éléments travaillent ensembles. Si l’arbre ne se ressource pas, en utilisant les moyens qu’il se dispose, il ne peut pas donner les fruits.

 

Humainement nous ne pouvons pas dire que nous ne donnons pas les fruits. Jésus nous le rappelle en disant que nous donnons les fruits et Il nous invite à vérifier la qualité de nos fruits.

 

Troisième point est plus important que les autres. Le roc sur lequel nous construisons notre maison. Ce roc est l’amour divin, un amour donné gratuitement et reçu avec reconnaissance. Si nous reconnaissons cet amour, il ne peut pas être passif, car il est par nature actif.

«Chaque arbre se reconnaît à son fruit»

 

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 

(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, le Seigneur nous surprend en faisant sa propre “publicité”. Je ne veux “scandaliser” personne en disant cela. C'est notre publicité d'ici-bas qui rapetisse les choses grandes et surnaturelles. Quand, par exemple, on nous promet qu'en quelques semaines quelqu'un peut perdre au moins cinq ou six kilos en employant un produit déterminé (ou d’autres promesses de ce genre), nous sommes conduits à envisager la publicité d'un œil soupçonneux. Quand, au contraire, quelqu'un possède un “produit” cent pour cent efficace et –à l'instar de notre Seigneur– ne cherche pas à le vendre, mais demande seulement de le croire en le prenant pour guide et modèle d'un genre de vie déterminé, alors cette “publicité” ne doit pas nous surprendre; elle nous paraîtra la plus légitime du monde. Jésus n'a-t-Il pas été le plus grand “publicitaire” lorsqu'Il a dit de Lui-même «Je suis le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14,6)?

Aujourd'hui Il affirme: «Tout homme qui vient à moi, qui écoute mes paroles et qui les met en pratique» est prudent, il «ressemble à un homme qui bâtit une maison», «il a creusé très profond, et il a posé les fondations sur le roc» (Lc 6,47-48), pour obtenir une construction solide et ferme, capable d’affronter le mauvais temps. Mais si celui qui construit n'a pas cette prudence, il finira par trouver un tas de ruines et, s'il est à l’intérieur quand survient la pluie torrentielle, il y perdra et sa maison et sa vie.

Mais il ne suffit pas de s'approcher de Jésus, il faut écouter avec la plus grande attention ses enseignements et, surtout, les mettre en pratique. Car même le curieux s'approche de Lui, tout comme l'hérétique, l'historien ou le philologue. Ce n'est qu'en nous approchant, en écoutant et, surtout, en pratiquant la doctrine de Jésus, que nous bâtirons l'édifice de la sainteté chrétienne, pour l'exemple des fidèles qui cheminent en ce monde et pour la gloire de l'Église céleste.

 

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Publié le 10 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 6,39-42): 

 

Jesus offered this example, «Can a blind person lead another blind person? Surely both will fall into a ditch. A disciple is not above the master; but when fully trained, he will be like the master. So why do you pay attention to the speck in your brother's eye while you have a log in your eye and are not conscious of it? How can you say to your neighbor: ‘Friend, let me take this speck out of your eye’, when you can't remove the log in your own? You hypocrite! First remove the log from your own eye and then you will see clearly enough to remove the speck from your neighbor's eye».

 

The Application

 

As we have many points for the application, I would invite you to re-read life through  the gospel of the day and to live this day according to its teaching.

 

 

 

  • Our blindness, self-knowledge, knowledge of the other.  It is important that we recognize the conflicts and movements that remain in our hearts, in our thoughts and the way we look at ourselves and the world.
  • Am I a faithful disciple of the Master. Who is my true Master? If we proclaim our faith in Jesus Christ, we must be so in our daily lives. He will become our model and we must be like Him in our words and deeds.
  • Mutual correction, does we do it in charity?  Love must be the reason for mutual correction. How can we accompany a person without recognizing our own weakness?
  • The necessity of my conversion and reconciliation with God. Therefore, our own conversion, like Saul to Paul, will become a good lesson to others.
  • What is the mission we have received today from the Lord and how will I fulfill it?

 

 «A disciple is not above the master; but when fully trained, he will be like the master»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the words of the Gospel make us think about how important examples are along with procuring an exemplary life for others. Yes, indeed, we have a saying that goes «“Friar example” is the best preacher», and another one saying «an image is worth a thousand words». Let us not forget that we, Christians, are —with no exception!— guides, as our Baptism confers on us a participation in Christ's priesthood (saving intercession): all of us that have received the baptism, have also received the baptismal priesthood. And all priesthood, beyond its mission to sanctify and teach others, also embodies the munus —the function— to rule and lead.

Yes, with our behaviour —whether we like it or not— we have the opportunity to become a stimulating model for those around us. Let us think, for instance, about the influence parents have over their children, teachers over their pupils, authorities over citizens, etc. And Christians, consequently, must have a particularly lively conscience of this fact. For..., «can a blind person lead another blind person?» (Lk 6:39).

For us, Christians, what the Jews and the first generations of Christians said of Jesus Christ: «He has done all things well» (Mk 7:37); «all that Jesus did and taught» (Act 1:1) should be like a call to attention.

We must try to transform into deeds what we believe in and declare by word of mouth. On one occasion, the Pope Benedic XVI, when he still was Cardinal Ratzinger, asserted that «those adapted Christians are the most threatening danger», that is, those persons that boast of their Christianism but, in actual practice, their behaviour shows they do not manifest the characteristic “radicalism” of the Gospel.

To be radical, though, is not tantamount to be fanatical (for charity is patient and tolerant) or to be immoderate (for moderation is impossible in love matters). As Saint John Paul II has said, «the crucified Lord is an insurmountable testimony of patient love and humble mansuetude»: He is not fanatic or immoderate. But He is radical, so much so, that the centurion who was present at his death felt like saying: «Surely this was a righteous man» (Lk 23:47).

 

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Publié le 10 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,39-42)

 

 Il leur dit encore en paraboles: «Un aveugle peut-il guider un autre aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans un trou? Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas? Comment peux-tu dire à ton frère: ‘Frère, laisse-moi retirer la paille qui est dans ton oeil’, alors que tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Esprit faux! enlève d'abord la poutre de ton oeil; alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

 

 

L’Application

 

Comme nous avons beaucoup de points pour l’application, je vous inviterais à faire une relecture de la vie par un regard de l’évangile du jour et à vivre cette journée selon son enseignement.

 

  • Notre aveuglement, la connaissance de soi, la connaissance de l’autre.  Il est importante que nous reconnaissions les confits et les agissements qui demeurent dans notre cœur, dans notre pensée et la manière dont nous regardons nous-mêmes et le monde.
  • Suis-je un disciple fidèle au Maître. Qui est mon maître véritable ? Si nous proclamons notre foi en Jésus Christ, nous devons l’être dans notre vie quotidienne. Il deviendra notre modèle et nous devons nous ressembler à Lui, dans nos paroles et dans nos actes.
  • La correction mutuelle, faisons en nous en charité ?  L’amour doit être la raison de la correction mutuelle. Comment pouvons-nous accompagner une personne sans reconnaitre notre propre faiblesse ?
  • La nécessité de ma conversion et ma réconciliation avec Dieu. Donc, notre propre conversion, comme Saul à Paul, deviendra une bonne leçon aux autres.
  • Quelle est la mission que nous avons reçue aujourd’hui du Seigneur et comment je vais l’accomplir ?

 

«Le disciple n'est pas au-dessus du maître; mais celui qui est bien formé sera comme son maître»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les paroles de l'Évangile nous font réfléchir à l'importance de l'exemple et du témoignage d'une vie exemplaire. Selon le dicton populaire, «Frère exemple est le meilleur prédicateur». Un autre affirme qu'«un bon exemple vaut mieux que cent discours». N'oublions pas que, dans le christianisme, tous –sans exceptions– nous sommes des guides, puisque le Baptême nous confère une participation du sacerdoce (médiation salvifique) du Christ. Nous avons tous reçus le sacerdoce baptismal; or, tout sacerdoce inclut aussi, en plus des missions de sanctifier et d'enseigner les autres, le munus –la fonction– de régir ou de diriger.

Oui, que nous le voulions ou non, nous avons, par notre conduite, la possibilité de devenir un modèle stimulant pour ceux qui nous entourent. Songeons, par exemple, à l'ascendant des parents sur leurs enfants, des professeurs sur leurs élèves, des autorités sur les citoyens, etc. Le chrétien doit avoir une conscience particulièrement vive de tout cela. Mais… «un aveugle peut-il guider un autre aveugle?» (Lc 6,39).

Pour nous, chrétiens, ce que disaient de Jésus les juifs et les premières générations de chrétiens doit nous interpeller: «Il a tout bien fait» (Mc 7,37); «Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement» (Ac 1,1).

Tâchons de traduire en œuvres ce que nous croyons et professons en paroles. Alors qu'il était encore le Cardinal Ratzinger, le Pape Benoît XVI affirmait que «le plus grand danger ce sont les chrétiens adaptés», ces personnes qui se disent catholiques mais qui, en pratique, ne manifestent pas dans leur conduite le “radicalisme” de l'Évangile.

Être radicaux ne veut pas dire être fanatiques (la charité est patiente et tolérante) ni excessifs (car dans l'amour il est impossible d'exagérer). Comme Saint Jean-Paul II l'a dit, «le Seigneur crucifié est un témoignage indépassable d'amour patient et d'humble mansuétude»: Il n'était ni fanatique ni excessif. Mais Il était radical, au point qu'Il nous fait dire avec le centurion témoin de sa mort: «Vraiment, cet homme était un juste» (Lc 23,47).

 

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Publié le 9 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 6,20-26): 

 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said, «Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Fortunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Rejoice in that day and leap for joy, for a great reward is kept for you in heaven. Remember that is how the ancestors of this people treated the prophets.

»But alas for you who have wealth, for you have been comforted now. Alas for you who are full, for you will go hungry. Alas for you who laugh now, for you will mourn and weep. Alas for you when people speak well of you, for that is how the ancestors of these people treated the false prophets».

 

 

The Application

 

Listening to this gospel, we find it difficult to apply it in daily life.  Yet Luke tells us a truth, the   the source of this teaching: reason through the knowledge of one's own identity. Why do we have to do them? Simply, since we are children of God, a God full of love and mercy, Jesus asks us to act with dignity, according to our own divine identity, an identity we inherited from the Lord's death and resurrection.

 

 

 

Jesus does not ask us to react to such a situation, but He invites us to be proactive and to have only God our Father as our only model to imitate. Since He is merciful, in this divine generosity that man finds his hope and is able to live his life. In this Gospel, Jesus invites us to participate in this divine generosity.

 

Action of the day : Be aware that you are God’s beloved child.

 

 

 «Fortunate are you who are poor. Alas for you who have wealth»

 

 

Fr. Joaquim MESEGUER García 

(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, Jesus points out where the true happiness lies in our lives. In Luke's version, beatitudes are accompanied by painful wails for those who do not accept the message of salvation, but prefer to stick to a self-sufficient and selfish life. With the beatitudes and wails, Jesus applies the doctrine of the two paths: the path of life and the fact of death. There is not a third and neutral possibility: he who does not follow the path of life is heading for the path of death; who does not follow the light, lives in darkness.

«Fortunate are you who are poor, the Kingdom of God is yours!» (Lk 6:29). This beatitude is the basis of all the others, because who is poor will be able to get the Kingdom of God as a gift. He who is poor will realize he must be hungry and thirsty: not of material things, but of the Word of God; not of power, but of love and justice. Who is poor will be able to cry over the world's sufferings. Who is poor, will know that God is all his wealth and, because of that, the world will not understand him and will harass him.

«But alas for you who have wealth, for you have been comforted now!» (Lk 6:24). This wail is also the basis for all the others: because who is rich and self-sufficient, who does not know how to place his wealth at the service of others, he just confines himself to his own selfishness and works out his own misfortune. May God deliver us from the thirst of riches, from going after this world's promises and from placing our heart in material things; may God deliver us from taking any pleasure in human praise and adulation, for that would mean we have placed our heart in the world's glory rather than in the Glory of Jesus Christ. It will be profitable for us to remember what St. Basil said: «Whomever loves his neighbor as he loves himself should not have more than his neighbor does (…) then everyone will share their goods and spend them on themselves».

 

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Publié le 9 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,27-38): 

 

«Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants.

»Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

 

L’Application

 

En écoutant cet évangile, il nous semble en peut difficile de l’appliquer dans la vie quotidienne. Aimer nos ennemis et prier pour eux……., une demande herculéenne à accomplir. Pourtant Luc nous affirme une vérité qui est la source de cet enseignement : la raison par la connaissance de l’identité de soi. Pourquoi nous devons les faire ? Simplement, puisque nous sommes les enfants de Dieu, un Dieu plein d’amour et de miséricorde, Jésus nous demande d’agir dignement, selon notre propre identité divine, une identité que nous avons héritée de la mort et de la résurrection du Seigneur.

 

Jésus  ne nous demande pas de réagir devant une telle situation, mais Il nous invite à être proactive et à avoir ne que Dieu notre Père comme le seule modèle à imiter. Puisqu’Il est miséricordieux, dans cette générosité divine que l’homme trouve son espérance et capable de vivre sa vie. Dans cet évangile, Jésus nous invite à participer à cette générosité divine.

 

«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 

(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile, par deux fois le Seigneur nous dit d’aimer nos ennemis. Et, tout de suite, Il nous précise trois fois comment: faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. C'est une besogne qui semble difficile à accomplir: comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aiment pas? Pire encore, comment pouvons-nous aimer ceux qui nous maudissent? Aimer de cette façon est un don de Dieu, mais il faut que nous soyons toujours ouverts à Lui. D'ailleurs, et humainement parlant, le plus sage est d'aimer nos ennemis: l'ennemi aimé se verra apaisé; l'aimer peut être la condition pour qu'il cesse d'être notre ennemi.

Et Jésus continue à dire: «À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre» (Lc 6,29). Il pourrait sembler un excès de soumission. Mais, qu'est ce que Jésus fit lorsqu'un des gardes lui donna une gifle lors de sa Passion? Certainement, il n'a pas contré. Au contraire, Il lui répliqua si fermement, plein de charité, qu'Il a fait réfléchir à ce garde tellement exaspéré: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,22-23).

Dans tous les religions il y a une règle d'or: «Ne fais pas aux autres ce qui tu n'aimerais pas qu'on te fasse». Cependant, Jésus est le seul à la formuler en positive: «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux» (Lc 6,31). Cette règle d'or est le fondement de la morale. Saint Jean Chrysostome, en commentant ce strophe, nous enseigne: «mais il y a en plus, car Jésus n'a pas dit seulement: ‘souhaitez-vous du bien les uns aux autres’, mais aussi ‘faites le bien aux autres’»; c'est pour cela qu'il ne faut pas que la règle d'or proposé par Jésus reste un simple souhait, mais il nous faut la transformer en faits tangibles.

 

 

 

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Publié le 8 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 6,20-26): 

 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said, «Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Fortunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Rejoice in that day and leap for joy, for a great reward is kept for you in heaven. Remember that is how the ancestors of this people treated the prophets.

»But alas for you who have wealth, for you have been comforted now. Alas for you who are full, for you will go hungry. Alas for you who laugh now, for you will mourn and weep. Alas for you when people speak well of you, for that is how the ancestors of these people treated the false prophets».

 

The Application

 

Life is getting all the more complicated and the situation actuel is not capable to propose a remedy. All that we hear in our society is the interdiction and obligations. The freedom that we once cherished is conditioned and limited.

 

Happily, today’s gospel speakes about being happy and the solution proposed to us to be happy is not conditioned neither by matrial welbeing, nor the question of having something important or essential in life. Jesus seems to propose to us that for a believer the source of his or her happiness comes from the Lord. Particularly our capacity to see the divine presence and reward that God showers on us, on a daily basis. If I put it another way, the application of the beatitudes in our daily life.

 

Since our life is in God and by God, anything of human glory, separated from the divine will, will have no effect in us. Neither joy or sadness of this earth will affect us. In our daily application of divine will, in our mere eating and drinking which are essentially material in nature, can give us the deep joy, once it is an accomplishment of divine will.

 

Action of the day : Remain connected with God.

 «Fortunate are you who are poor. Alas for you who have wealth»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García 

(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, Jesus points out where the true happiness lies in our lives. In Luke's version, beatitudes are accompanied by painful wails for those who do not accept the message of salvation, but prefer to stick to a self-sufficient and selfish life. With the beatitudes and wails, Jesus applies the doctrine of the two paths: the path of life and the fact of death. There is not a third and neutral possibility: he who does not follow the path of life is heading for the path of death; who does not follow the light, lives in darkness.

«Fortunate are you who are poor, the Kingdom of God is yours!» (Lk 6:29). This beatitude is the basis of all the others, because who is poor will be able to get the Kingdom of God as a gift. He who is poor will realize he must be hungry and thirsty: not of material things, but of the Word of God; not of power, but of love and justice. Who is poor will be able to cry over the world's sufferings. Who is poor, will know that God is all his wealth and, because of that, the world will not understand him and will harass him.

«But alas for you who have wealth, for you have been comforted now!» (Lk 6:24). This wail is also the basis for all the others: because who is rich and self-sufficient, who does not know how to place his wealth at the service of others, he just confines himself to his own selfishness and works out his own misfortune. May God deliver us from the thirst of riches, from going after this world's promises and from placing our heart in material things; may God deliver us from taking any pleasure in human praise and adulation, for that would mean we have placed our heart in the world's glory rather than in the Glory of Jesus Christ. It will be profitable for us to remember what St. Basil said: «Whomever loves his neighbor as he loves himself should not have more than his neighbor does (…) then everyone will share their goods and spend them on themselves».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 8 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 6,20-26): 

 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

 

L’Application

 

Nous vivons en moment difficile entourés par les incertitudes de la vie. Il nous semble que les choix sont réduits et les obligations et interdictions sont en train d’augmenter.  Beaucoup d’entre nous sommes dans un carrefour sans sorite.

 

L’évangile du jour peut être une réponse pour nos incertitudes. Jésus nous affirme deux chemins de la vie. Celle de la vérité et celle de la fausse affirmation de la vie. Puisqu’on souffre, nous avons une impression d’avoir une vie malheureuse. Jésus nous redit encore une fois, ce n’est pas la question d’avoir ou de pouvoir, mais la question de la vérité, avoir un regard et le choix de la vie,  une vie juste devant Dieu.

 

C’est dans cette justice divine, que l’homme peut retrouver sa joie. C’est dans l’application des béatitudes dans la quotidienne que nous pouvons ressentir cette joie, la promesse faite par Dieu.

«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

Abbé Joaquim MESEGUER García (Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres.

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde.

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

 

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Publié le 8 Septembre 2020

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