Publié le 24 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,18-22): 

 

Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

 

Abbé Pere OLIVA i March 

(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 9,7-9): 

 

King Herod heard of all that Jesus was doing and did not know what to think, for people said, «This is John, raised from the dead». Others believed that Elijah or one of the ancient prophets had come back to life. As for Herod, he said, «I had John beheaded; who is this man about whom I hear such wonders?». And he was anxious to see him.

«And he was anxious to see him»

 

Fr. Jorge R. BURGOS Rivera SBD 

(Cataño, Puerto Rico)

Today, the Gospel tells us how Herod was anxious to see Jesus (cf. Lk 9:9). Such urge to see Jesus was born out of curiosity. A lot was being said about Jesus because of the miracles which He was performing. Many spoke about Him. And Jesus’ behavior was bringing to the minds of a lot of people the names of several prophets: Elijah, John the Baptist etc. But, being just a matter of curiosity, Herod's whims do not transcend. To the extent that when Herod meets Jesus he treats Him contemptuously and mocks Him (cf. Lk 23:8-11). Herod's caprice to meet Jesus vanishes when facing Him at last for Jesus refuses to answer his many questions. The Silence of Jesus denounces Herod as corrupt and depraved.

Sometimes, as in the case of Herod, we may have felt like “seeing” Jesus, too. But Jesus in flesh and bones, as in Herod's time, is no longer available to us; although there are other ways for us to meet Jesus. Let me draw your attention to just two of them.

In the first place, the Church's tradition has made Thursday an excellent day to “see” Jesus in the Eucharist. There are many places where, on a Thursday like today, Jesus-Eucharist is exposed. «Eucharistic adoration means entering the depths of our hearts in communion with the Lord, who makes himself bodily present in the Eucharist. In the Sacred Monstrance, he always entrusts himself to us and asks us to be united with his Presence, with his risen Body» (Benedict XVI). —Come over, so you may be bedazzled by His presence.

In the second place we may refer to a popular song that goes: «He is with us and we do not know him». For Jesus dwells in many of our brothers and sisters who are outcast of society, who suffer and have nobody “who wants to meet them”. In his Encyclical God is Love, Benedict XVI says: «Love of neighbor, grounded in the love of God, is first and foremost a responsibility for each individual member of the faithful, but it is also a responsibility for the entire ecclesial community at every level». Hence, as Jesus is waiting for you, in both cases He will welcome you with open arms. So do come over!

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 9,7-9): 

 

Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

 

 

«Et il cherchait à le voir»

 

 

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD 

(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé.

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

 

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Publié le 23 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 9,1-6): 

Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases. And He sent them to proclaim the kingdom of God and to heal the sick. He instructed them, «Don't take anything for the journey, neither walking stick, nor bag, nor bread, nor silver coins; and don't even take a spare tunic. Whatever house you enter, remain there until you leave that place. And wherever they don't welcome you, leave the town and shake the dust from your feet: it will be as a testimony against them». So they set out and went through the villages, proclaiming the good news and healing people everywhere.

«Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases»

 

Fr. Jordi CASTELLET i Sala 

(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

Today, we are given to live in times when new mental diseases are reaching unsuspected levels never ever known before. At present, our rhythm of life is impelling us towards a stressing race to consume and misrepresent more than our neighbor next door, the whole dragnet being seasoned with a strong dosage of individualism, that is customizing persons isolated from the rest of the world. This loneliness, that many of us are forced to put up with because of social conveniences, job pressure or enslaving practices, is responsible for quite a few of us buckling under depression, neurosis, hysterics, schizophrenia, or some other mental disorders, that may severely endanger a person's future.

«Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases» (Lk 9:1). Diseases we can identify in the same Gospel as mental diseases.

Meeting Christ, the perfect Person, brings about a state of equilibrium and peace that soothes our mood and allows us to rediscover ourselves while providing light and lucidity to our lives and to our approach to future. The Gospels are criteria to clarify any doubts; they are good to teach and mentor, to educate both young and older, and to lead persons through the path of life, that path that never has to shrivel.

«So they set out and went through the villages, proclaiming the good news» (Lk 9:6). This is our mission too: to live and ponder over the Gospel, the very word of Jesus, so that it can be imbued into us. Thus, by and by, we shall be able to find the path to follow and the freedom to accomplish. As saint John Paul II wrote, «peace has to be accomplished through truth (...); it has to be built in freedom».

Let Jesus Christ —who called us to faith and eternal joy— overfills us with his hope and love, He who has given us a new life and an inexhaustible future.

 

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Publié le 22 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

 

(Lc 9,1-6): 

 

Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. «Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c'est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux». Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies»

 

Abbé Jordi CASTELLET i Sala 

(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où de nouvelles maladies mentales atteignent une portée insoupçonnée, comme jamais on ne l'avait vu dans le cours de l'histoire. Le rythme de vie actuel qui augmente le niveau de stress, la course pour acheter et faire croire qu'on possède plus que ce que possède le voisin, le tout arrosé d'une forte dose d'individualisme, construit une personne isolée du reste des mortels. Cette solitude à laquelle nous sommes obligés, par convenances sociales, par la pression au travail, par certaines conventions qui rendent esclaves, font que plusieurs tombent dans la dépression, la névrose, l'hystérie, la schizophrénie ou autres déséquilibres qui marquent profondément le futur de ces personnes.

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies» (Lc 9,1). Ce sont ces maux, que nous pouvons identifier dans l'Évangile comme des maladies mentales.

La rencontre avec le Christ, une personne complète et réalisée, apporte un équilibre et une paix qui peut tranquilliser les esprits et permettre à la personne de se rencontrer de nouveau avec elle-même, lui apportant clarté et lumière dans sa vie, bien pour instruire et enseigner, éduquer les jeunes et les personnes âgées, et remettre les personnes sur le droit chemin de la vie.

Les Apôtres «allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle» (Lc 9,6). C'est aussi notre mission: vivre et méditer l'Évangile, la parole de Jésus, afin de la laisser faire son œuvre en nous. Ainsi, peu à peu, nous pourrons retrouver le chemin à suivre et la liberté à réaliser. Comme l'a écrit saint Jean-Paul II, «la paix doit se réaliser à travers la vérité (…); elle doit se faire dans la liberté».

Que ce soit Jésus-Christ lui-même, qui nous appelle à la foi et au bonheur éternel, qui nous remplie de son espérance et de son amour, Celui qui nous a donné une vie nouvelle et un futur inépuisable.

 

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Publié le 21 Septembre 2020

Gospel text

(Lk 8,19-21): 

 

The mother and relatives of Jesus came to him, but they could not get to him because of the crowd. Someone told him, «Your mother and your brothers are standing outside and wish to meet you». Then Jesus answered, «My mother and my brothers are those who hear the word of God and do it».

 

The Application

 

Jesus directs us to his Father, especially to the fulfillment of the divine will. So that the world may understand the fulfillment of the divine will, in a human way, Jesus presents Mary to us as a model par excellence, not in her nature (Mother of God), but simply in her human nature, of a woman who listened to the Word and knew how to put this Word into action in her daily life. If she is there, it is a fulfillment of the divine will. May our word and deeds be a response to this divine call and by which the divine will be done.  

 

Action of the day : Associte yourself with the family of Jesus.

 

 «My mother and my brothers are those who hear the word of God and do it»

 

Fr. Xavier JAUSET i Clivillé 

(Lleida, Spain)

Today, we can read a beautiful passage of the Gospel. Jesus is not showing any disrespect for his mother, inasmuch as She has been the first one to hear the Word of God, and He, who is the Word of God, was born from Her. At the same time She is who, most perfectly, has fulfilled God's will: «Behold, I am the handmaid of the Lord. May it be done onto me according to your word» (Lk 1:38), was Her answer to the Angel of the Annunciation.

Jesus tells us what we need to do to likewise pertain to his family: «those who hear...» (Lk 8:21) and to hear him we must get close to him, as his own relatives did, when they went where He was, but could not get to him because of the crowd. But, then, they tried to get closer. It might be convenient for us to ask ourselves if, to get closer to the Word of God, we do fight and try to overcome the obstacles we keep finding on the way. Do I devote, every day, a few minutes to reading, listening to or mulling over the Holy Scriptures? St. Thomas Aquinas reminds us «we must continuously meditate the Word of God (...); this meditation is a powerful help in our fight against sin».

And, finally, to abide by the Word. It is not enough to hear the Word; we must put it into action if we want to become God's relatives. We must put into practice what we are told! This is why it would perhaps be good to ask ourselves whether we only behave obediently when what we are asked just suits us well or is rather easy to do, or if, on the contrary, when it means giving up our comfort, our own prestige, our material things or whatever leisure time we may have at our disposal..., we use to place the Word between parenthesis, until some better time may come. Let us pray to the Virgin Mary that, as She did once, we may hear and abide by the Word of God, so that we shall, thus, be able to follow the path leading to eternal happiness.

 

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Publié le 21 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Lc 8,19-21): 

 

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir». Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique».

 

L’Application

 

Jésus nous oriente vers son Père, particulièrement à l’accomplissement de la volonté divine. Pour que l’monde comprenne l’accomplissement de la volonté divine, d’une manière humaine, Jésus nous présente Marie, comme un modèle par excellence, non pas dans sa nature (Mère de Dieu), mais simplement dans sa nature humaine, d’une femme qui a écouté la Parole et savait mettre cette Parole en œuvre dans sa vie quotidienne. Si elle est là, c’est un accomplissement de la volonté divine. Que notre parole et nos actes soient une réponse à cet appel divin et par lesquelles que la volonté divine soit faite.  

 

 

«Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 

(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons un beau passage des Évangiles. Jésus n'offense en rien sa Mère, car Elle est la première à écouter la Parole de Dieu et d'Elle naquît Celui-là même qui est la Parole. C'est Elle aussi qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38), répond-Elle à l'ange lors de l'Annonciation.

Jésus nous dit ce qu'il nous faut pour être, nous aussi, membres de sa famille: «ce sont ceux qui écoutent…» (Lc 8,21) et pour écouter il faut nous approcher comme ces mêmes membres, qui parvinrent jusqu'où il se trouvait; mais ils ne purent s'approcher de Lui à cause de la foule. Il conviendrait que nous nous demandions si nous luttons et nous efforçons de vaincre les obstacles que nous rencontrons au moment de nous approcher de la Parole de Dieu. Est-ce que je dédie chaque jour quelques minutes à lire, écouter et méditer la Sainte Écriture? Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que «nous devons méditer continuellement la Parole de Dieu (…); cette méditation aide puissamment dans la lutte contre le péché».

Et, finalement, accomplir la Parole, il ne suffit pas de l'écouter; il faut l'accomplir si nous voulons être membres de la famille de Dieu. Nous devons mettre en pratique ce qu'on nous dit! C'est pourquoi il est bon que nous nous demandions si nous obéissons seulement quand ce qu'on nous demande nous plaît ou est relativement facile, et si, au contraire, quand il faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels ou à nos moments de repos…, nous mettons la Parole entre parenthèses jusqu'à ce que viennent des temps meilleurs. Demandons à la Vierge Marie d'écouter et d'accomplir comme Elle la Parole de Dieu, afin d'avancer sur le chemin qui conduit à la félicité perdurable.

 

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Publié le 20 Septembre 2020

Gospel text

(Mt 9,9-13): 

 

As Jesus moved on, He saw a man named Matthew at his seat in the custom-house, and He said to him, «Follow me». And Matthew got up and followed him. Now it happened, while Jesus was at table in Matthew's house, many tax collectors and other sinners joined Jesus and his disciples. When the Pharisees saw this they said to his disciples, «Why is it that your master eats with those sinners and tax collectors?». When Jesus heard this he said, «Healthy people do not need a doctor, but sick people do. Go and find out what this means: What I want is mercy, not sacrifice. I did not come to call the righteous but sinners».

 

The Application

 

Today’s gospel teaches to look at Jesus and imitate Him in our apostolate. At the same, it invites us look at the world and the way it judges Jesus. It will be the same to us.

The call of Mathew is a personal call of ours. A call to conversion and a call to ‘Follow Jesus’, in certitude and confidence. The Lord will accompany us.

 

The third point to mediate today is very important, because God is in need of our cooperation, in the accomplishment of divine will. Though we are unworthy to be the disciples of Jesus, if we trust the Lord, sincere in our engagement, then God will elevate us and help us to grow in grace. Conversion doesn’t have a time and space limit.

 

Action of the day: Be open to the call of the Lord.

«I did not come to call the righteous but sinners»

 

Fr. Joan PUJOL i Balcells 

(La Seu d'Urgell, Lleida, Spain)

Today, we celebrate St. Matthew's festivity, the apostle and evangelist. He himself relates his conversion. He was sitting in the custom-house and Jesus invited him to follow Him. Matthew —goes on his Gospel— «got up and followed him» (Mt 9:9). With Matthew the group of the Twelve welcomes a different man altogether, both for his upbringing and for his social position and wealth. His father made him study economics so as to be able to fix the price of wheat and wine; of the fish Peter and Andrew, and the Zebedeus' sons, would bring him, and of the precious pearls the Gospel speaks about.

His profession, as a tax collector, was frowned upon. Those practicing it were considered as publicans and sinners. He was at the service of king Herod, lord of Galilee, a king hated by the people and who is depicted in the New Testament as adulterous, John the Baptist's murderer and who, on Good Friday, bemocks Jesus. What would Matthew think when he was due to render accounts to king Herod? Matthew's conversion must have meant a true release for him, as proved by the banquet he organizes by inviting publicans and sinners. It was his own way of showing his gratitude to the Master for having been able to get rid of a most miserable position and find the true happiness. St. Bede the Venerable, while commenting on Matthew's conversion, writes: «This conversion of one tax collector gave many men, those from his own profession and other sinners, an example of repentance and pardon (...). No sooner was he converted than Matthew drew after him a whole crowd of sinners along the same road to salvation».

In his conversion we can see God's mercy, as shown by Jesus' answer to the Pharisees' criticism: «What I want is mercy, not sacrifice. I did not come to call the righteous but sinners» (Mt 9:13).

 

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Publié le 20 Septembre 2020

Texte de l'Évangile

(Mt 9,9-13): 

 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

 

 

L’Application

 

Dieu a besoin de nous et Il est venu pour nous chercher. En ce jour de la fête de St. Mathieu, soyons ouverts et accueillants, pour que nous puissions entendre l’appel divine, et puissions Lui répondre positivement.

Le monde peut nous critiquer et avoir un propos contre amour. Jésus nous demande pourtant de l’ignorer, à avancer sur le bon chemin, le chemin d’amour et de miséricorde, un chemin vers la sainteté. Bonne Fête !

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

 

Abbé Joan PUJOL i Balcells 

(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangile- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

 

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Publié le 20 Septembre 2020

The readings of the day present us with a single theme for our meditation: the divine grace of mercy and the human response to this divine compassion. God is full of mercy and mùakes a covenant beyond human comprehension and  He wishes man  to discover this immense love to be converted and find his joy and happiness. Sadly, in his ignorance, man sees himself as one who is faithful according to his comparison with others (better than others) and waits for God to do him justice (as if God has done injustice to him), according to the graces that others have received, building his argument soley on human merits.

The readings of the day,  invite us to discover divine thought, for God tells us in the first reading, "My thoughts are not your thoughts. To discover the divine thought, we must go to his vineyard and discover for ourselves the covenant made by God, and in that covenant which was already established between us and God, we were in complete agreement. 

In truth, God Himself invited us to work in His vineyard, He Himself took the initiative, by seeing our mysery. This covenant was not made for God hismefl, but for our own good. God wanted to share his goodness and generosity with us. He wanted it to be with us, like parents looking for their children.  The prophet Isaiah asks us be the child, like a branch that attaches itself to the vine. "Seek the Lord while he is found; call upon him while he is near, for he is in our midst, close to us.

God made this covenant, so that we would have a future, a bright and secure. It is in this future that we are invited to immerse ourselves, by being faithfull today to the covenant made in the past and renewed daily. That is why, for Saint Paul, this future in God and by God is more important than a future invented for him and by him. Life on earth is good and very pleasant. Yet St. Paul assures us of the existence of another life, another life on earth, a life for God, by God and in God, which God offers us daily, by his presence, by his nearness and by his benevolence. My brothers and sisters, let us trust in this divine goodness and generosity. He will never abandon us.

This parable tells us once again that God is good and his goodness does not count. It is a great mystery for us, for this God who is great becomes small through his incarnation, so that we may understand his greatness. God reveals Himself to all of us. We must have an eye of faith, to discover the truth, the truth as it is. Our God is merciful, not only to this man who arrived at the last moment, but also to the other who worked hard all day long.  He lends his ear to this man and goes towards him, so that he may understand the divine generosity. Even if he was not fair to his master, the master does not ignore him. This is true divine justice, no one is abandoned by the Lord. God does not react, he acts and his actions are not according to our merits or our rights, but according to his inexhaustible love, without any condition.

In celebrating the Eucharist, we ask the Lord to adjust us to this love that he never ceases to have for us. Like Him, who went even to the eleventh hour, we must go to the outskirts of our society, seeking all those who are in need of this love. May the Lord teach us to look at others as brothers and sisters. In His Kingdom there are no first or last. We are all called to the same family table, all children of the same Father. Lord, you who are good, give us this look that is good, filled with love and mercy. Amen.

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