Publié le 30 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 6,52-59): 

Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement». Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

L’Application

Le premier mai est un jour très spécial pour les chrétiens que nous sommes, car nous faisons mémoire de St. Joseph, et consacrons ce mois à la Vierge Marie, un mois entier pour elle. Aujourd’hui évangile nous invite à devenir Christ dans notre chair, car Jésus se donne dans sa chair. Je partage parfaitement le sentiment des fidèles qui ne sont plus capable de participer à l’Eucharistie à cause de confinement. Restons unis dans la prière et le partage. Bonne fête à vous toutes et tous.

«Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus affirme trois vérités incontournables: nous devons manger et boire le corps et le sang du Fils de Dieu, si nous ne prenons pas l'Eucharistie nous ne pouvons pas avoir la Vie, nous sommes déjà dans la vie éternelle et cette vie est l'unique condition pour la résurrection (cf. Jn 6,53-58). Rien n'est plus clair dans l'Evangile que ces trois affirmations.

Souvent nous, les catholiques, nous ne sommes pas à la hauteur des conditions requises pour recevoir l'Eucharistie: parfois nous prétendons “vivre” sans pour autant satisfaire les conditions de vie demandées par Jésus, et pourtant comme l'a écrit Jean Paul II: «L'Eucharistie est un don si grand qu'il n'accepte pas d'ambiguïtés ou réductions».

“Manger pour vivre”: manger le corps du Fils de l'Homme afin de “vivre” comme le Fils de l'Homme. Ici manger signifie prendre l'Eucharistie. C'est “manger”. Et le terme “manger” est utilisé afin que le besoin d'une ressemblance et d'une identification avec Jésus soit évident: nous devons communier afin de conserver cette union intacte, c'est à dire: afin de penser, parler et aimer comme Lui. Nous, les Chrétiens, avions vraiment besoin de l'encyclique de Jean Paul II "L'église vit dans l'Eucharistie". C'est une encyclique remplie de passion: elle est comme un “feu” car l'Eucharistie est brûlante.

«J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir!» (Lc 22,15) leur dit Jésus le soir du Jeudi Saint. Nous devons retrouver la ferveur eucharistique. Aucune autre religion n'a une telle initiative. C'est Dieu Lui-même qui vient directement dans le cœur de l'homme afin d'établir avec lui une mystérieuse et extraordinaire relation d'amour. Et à partir de cette union s'établit l'Eglise et ainsi nous prenons part à l'activité apostolique et ecclésiastique de l'Eucharistie.

Nous sommes à l'intérieur même du mystère, comme Thomas, qui touche les plaies de Jésus crucifié. En tant que chrétiens, nous devons réévaluer notre dévouement au mystère eucharistique tel que le Christ nous le révèle et comme l'Eglise nous le propose. Et nous devons retrouver cette tendresse envers l'Eucharistie et le respect d'antan: des génuflexions bien posées, plus de communions spirituelles,… Et à partir de l'Eucharistie notre prochain nous semblera plus saint tel qu'il est ainsi nous pourrons nous mettre à son service avec un dévouement tout nouveau.

 

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Publié le 29 Avril 2020

Gospel text

(Jn 6,35-40): 

Jesus said to the crowds, «I am the bread of life; whoever comes to me shall never be hungry, and whoever believes in me shall never be thirsty. Nevertheless, as I said, you refuse to believe, even when you have seen. Yet, all that the Father gives me will come to me, and whoever comes to me, I shall not turn away. For I have come from heaven, not to do my own will, but the will of the One who sent me. And the will of him who sent me is that I lose nothing of what He has given me, but instead that I raise it up on the last day. This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life; and I will raise him up on the last day».

 

The Application

 

It is not only the Spirit, but also the Flesh that saves us. This is the Christian faith, the faith in the resurrection. This is why Church asks us to identify Jesus in the hearts of men, God in our humanity. The Eucharistic presence helps us to establish a good relationship with our brothers and sisters. The Incarnation has already raised all humanity in Jesus Christ. Today, God offers us Himself in the Eucharist, which is also His humanity, a humanity which has become divine.  It is in this humanity that God wanted to save us and wishes that we all participate in it.  Let us trust in this God who is our Lord Jesus Christ, who died and rose again. If we die with Him, we will also rise with Him. 

 

Action of the Day: Search the living BREAD

 

«Whoever comes to me shall never be hungry»

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Ireland)

Today we see how much our hunger and our thirst concern God! How can we continue to think that God is indifferent to our sufferings? And yet, so often, we “refuse to believe” in the tender love that God has for each one of us. In hiding himself in the Eucharist, God manifests the incredible lengths He will go to in order to satiate our thirst and our hunger.

But what thirst and hunger are these? Ultimately it is the hunger and thirst for “eternal life”. Physical hunger and thirst is only a pale reflection of a deep desire each man has for a divine life that only Christ can give us. «This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life» (Jn 6,39). And what must we do to obtain this eternal life we so desire? Some heroic, superhuman feat? No, it is something much simpler for Jesus says: «Whoever comes to me, I shall not turn away» (Jn 6,37). We simply have to turn up – to come to Him.

These words of Christ spur us to come to him daily in Mass. This is the easiest thing in the world: simply to turn up at Mass, pray and then receive his Body. Once we do this, we not only possess this new life, but we radiate it to others. Pope Francis, the then Cardinal Bergoglio, said in a Corpus Christi homily: «How beautiful it is, after receiving Holy Communion, to think of our lives as a prolonged Mass in which we bring the fruit of the presence of the Lord to the world of families, to the housing estates, to our study and work; thus we will also come to think of our life as a daily preparation for the Eucharist, in which the Lord takes everything that is ours and offers it once again to the Father».

 

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Publié le 29 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 6,44-51): 

 

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

 

L’Application

 

Ce n’est pas seulement l’Esprit, mais aussi la Chair nous sauve. Voilà la foi chrétienne, la foi à la résurrection. C’est pourquoi Église nous demande d’identifier Jésus dans le cœur des hommes, Dieu dans notre humanité. La présence Eucharistique nous aide à établir une bonne relation avec nos frères et sœurs. L’Incarnation a déjà élevé l’humanité toute entière en Jésus Christ. Aujourd'hui, Dieu nous offre Lui-même dans l'Eucharistie, qui est aussi son humanité, une humanité charnelle, qui est devenu divine.  C’est dans cette humanité que Dieu a voulu nous sauver. Faisons confiance en ce Dieu qui est notre Seigneur Jésus Christ, mort et ressuscité. Si nous mourons avec Lui, nous ressusciterons aussi avec Lui. 

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source de salut: «je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du coeur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire célestielle: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.

 

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Publié le 28 Avril 2020

Gospel text

(Jn 6,35-40): 

Jesus said to the crowds, «I am the bread of life; whoever comes to me shall never be hungry, and whoever believes in me shall never be thirsty. Nevertheless, as I said, you refuse to believe, even when you have seen. Yet, all that the Father gives me will come to me, and whoever comes to me, I shall not turn away. For I have come from heaven, not to do my own will, but the will of the One who sent me. And the will of him who sent me is that I lose nothing of what He has given me, but instead that I raise it up on the last day. This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life; and I will raise him up on the last day».

 

The Application

 

Jesus helps us to understand the divine will: eternal life and resurrection. God is our Father and He does not want to lose us. Yet He leaves us free. For this, God gives us spiritual food, the bread that came down from heaven. When Jesus said that we will not be hungry and thirsty, it is not the material desire or accumulation of intellectual things, but the reunion of our soul with the Father, the origin of our being.

Since God is our Father, we are asked to trust in this God. It is up to us to choose this God, for God has already chosen us. It is not a ready-made choice, once and for all, but a daily choice, everyday choices. We must recognize that this daily choice is more difficult than believing in this God, once and for all.

 

Action of the Day: Have confidence in God.

 

«Whoever comes to me shall never be hungry»

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Ireland)

Today we see how much our hunger and our thirst concern God! How can we continue to think that God is indifferent to our sufferings? And yet, so often, we “refuse to believe” in the tender love that God has for each one of us. In hiding himself in the Eucharist, God manifests the incredible lengths He will go to in order to satiate our thirst and our hunger.

But what thirst and hunger are these? Ultimately it is the hunger and thirst for “eternal life”. Physical hunger and thirst is only a pale reflection of a deep desire each man has for a divine life that only Christ can give us. «This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life» (Jn 6,39). And what must we do to obtain this eternal life we so desire? Some heroic, superhuman feat? No, it is something much simpler for Jesus says: «Whoever comes to me, I shall not turn away» (Jn 6,37). We simply have to turn up – to come to Him.

These words of Christ spur us to come to him daily in Mass. This is the easiest thing in the world: simply to turn up at Mass, pray and then receive his Body. Once we do this, we not only possess this new life, but we radiate it to others. Pope Francis, the then Cardinal Bergoglio, said in a Corpus Christi homily: «How beautiful it is, after receiving Holy Communion, to think of our lives as a prolonged Mass in which we bring the fruit of the presence of the Lord to the world of families, to the housing estates, to our study and work; thus we will also come to think of our life as a daily preparation for the Eucharist, in which the Lord takes everything that is ours and offers it once again to the Father».

 

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Publié le 28 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 6,35-40): 

 

Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour».

 

L’Application

 

Jésus nous aide à comprendre la volonté divine : la vie éternelle, et la résurrection. Dieu est notre Père et Il ne veut pas nous perdre. Pourtant Il nous laisse libre. Pour cela, Dieu nous donne la nourriture spirituelle, le pain descendu du ciel. Quand Jésus a dit que nous n'aurons pas faim et soif, ce n'est pas le désir matériel ou accumulation des choses intellectuelle, mais la réunion de notre âme avec le Père, l'origine de notre être.

Puisque Dieu est notre Père, on est demandé de faire confiance en ce Dieu. C’est à nous de choisir ce Dieu, car Dieu nous a déjà choisi. Ce n’est pas un choix tout fait, une fois pour toute, mais un choix de quotidien, les choix de tous les jours. Il faut reconnaitre que ce choix quotidien est plus difficile que croire en ce Dieu, une fois pour toute.

«Celui qui vient à moi, n'aura pas de faim»

Fr. Gavan JENNINGS
(Dublín, Irlande)

Aujourd'hui nous voyons combien ils préoccupent à Dieu notre faim et notre soif. Comment pourrions-nous continuer à penser que Dieu est indifférent devant nos souffrances ? Encore plus, trop fréquemment "nous refusons croire" au tendre amour que Dieu a pour chacun de nous. En se cachant Lui même dans l'Eucharistie, Dieu montre la distance incroyable qu'Il est disposé à parcourir pour rassasier notre soif et notre faim.

Mais: de quelle "soif" et de quelle "faim" s’agit-il ? " En définitive, c'est la faim et la soif de la "vie éternelle". La faim et la soif physiques sont seulement un reflet pâle d'un désir profond que chaque homme a devant la vie divine que seulement Christ peut nous atteindre. "C'est la volonté de mon Père : que quiconque voit le Fils et croit en Lui, ait la vie éternelle" (Jn 6,39). Et qu'est-ce que nous devons faire pour obtenir cette vie éternelle si désirée ? Un fait héroïque ou surhumain ? Non!, c'est quelque chose de beaucoup plus simple. Pour cela, Jésus dit : "Celui qui vient à moi je ne le jetterai pas dehors" (Jn 6,37). Nous devons seulement nous présenter à Lui, aller à Lui.

Ces mots de Christ nous stimulent à nous rapprocher à Lui chaque jour dans la Messe. C’est la chose la plus simple du monde!: simplement, assister à la Messe; prier et alors recevoir son Corps. Quand nous le faisons, pas seulement nous possédons cette nouvelle vie, mais de plus nous l'irradions sur les autres. Dans une homélie de la Fête-Dieu, le Pape François, alors Cardinal Bergoglio a dit : "Ainsi comme il est joli après avoir communié, pensé à notre vie comme à une Messe prolongée dans laquelle nous portons le fruit de la présence du Seigneur au monde de la famille, du quartier, de l'étude et du travail, aussi il nous fait du bien penser notre vie quotidienne comme préparation pour l'Eucharistie, dans laquelle le Seigneur prend tout ce qui est à nous et il l'offre au Père".

 

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Publié le 27 Avril 2020

Gospel text

(Jn 6,30-35): 

The people said to Jesus, «Show us miraculous signs, that we may see and believe you. What sign do you perform? Our ancestors ate manna in the desert; as Scripture says: ‘They were given bread from heaven to eat’». Jesus then said to them, «Truly, I say to you, it was not Moses who gave you the bread from heaven. My Father gives you the true bread from heaven. The bread God gives is the One who comes from heaven and gives life to the world». And they said to him, «Give us this bread always». Jesus said to them, «I am the bread of life; whoever comes to me shall never be hungry, and whoever believes in me shall never be thirsty».

 

The Application

 

I invite you to recognize two points that seem important to me. Even today man is looking for signs, signs that can help him to believe. He believes that visible and palpable things, particularly an experience personal, are capable of giving him faith, faith in the Living God What audacity and stupidity? He wants to master everything, including God and his ways of acting.  We must recognize that faith is a gift of the Holy Spirit and we must have the supreme humility to recognize and accept it. We need not know how acts in us and around us, rather are called to live our life filled with love and compassion. God Himself acts with this character, which singularly identify as divine. This divinity in our limited humanity is possible. It is in this limitedness that Jesus calls us to be like His Father.

Secondly, God takes care of His people and He still does so today. In his goodness and generosity, he accompanies and protects us. The moment man comes to recognize this truth, the source of his own life and his existence, he will kneel before this almighty God, whose heart is filled with love and mercy, asking for His grace and forgiveness. It is in this total surrender to the divine will that the humanity will understand the reason of his own existence.

For us today, Jesus is that Bread that comes from heaven. It is no longer a bread given by Jesus alone, but a Bread willed by God, so that man can live his life. The more we are nourished by this heavenly bread, the less will be our hunger and thirst for anything other than God, including our own life and the joy that it gives us. Do we recognize this Bread in the Eucharist?

 

Action of the day: Be humble

 

«My Father gives you the true bread from heaven»

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today in Jesus' words we can see both the differentiation and counterpart existing between the Old and the New Testaments: the Old Testament was an expectation of the New Testament and in the New Testament, God's promises to the fathers of the Old Testament are being fulfilled. Thus, the manna the Israelis ate in the desert was not the authentic bread from Heaven, but an anticipated image of the true bread that God, our Father, has given us in the person of Jesus Christ, whom He has sent to us as Saviour of the world. Moses begs for God to give the Israelis physical victuals; Jesus Christ, instead, has given Himself for us as that divine aliment yielding life.

«Show us miraculous signs, that we may see and believe you. What sign do you perform?» (Jn 6:30), the Jews ask unbelieving and irreverent. Do they perhaps consider meaningless the sign of the multiplication of the bread and fish Jesus had accomplished the previous day? Why did they want yesterday to proclaim Jesus as a king while today they do not want to believe him anymore? How often can the human heart change! St. Bernard of Clairvaux said: «It is so that these impious ones wander in a circle, longing after something to gratify their yearnings, yet madly rejecting that which alone can bring them to their desired end, not by exhaustion but by attainment». And so it happened that those Jews, engulfed by a materialistic vision, expected someone who would nourish them and would solve all their problems, but they did not want to believe; this is all they desired out of Jesus. Is not this the idea of he who is only interested in a comfortable religion, tailor-made and without any commitment?

«Lord, give us this bread always» (Jn 6:34): that I may say these words, pronounced by the Jews from their materialistic look at life, with the sincerity faith provides us with; that they truly mean a desire to nurture myself with Jesus Christ and to live closely united to Him forever.

 

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Publié le 27 Avril 2020

Texte de l'Évangile

(Jn 6,30-35): 

 

Ils lui dirent alors: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne; comme dit l'Écriture: Il leur a donné à manger le pain venu du ciel». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde». Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours». Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif».

 

L’Application

 

Je vous invite à reconnaitre deux points qui me sembles importants. Même aujourd’hui l’hommes cherche les signes, les signes qui peuvent lui aider à croire. Il croit que les choses visibles et palpables sont capables de lui donner la foi. Quelle audace et quelle stupidité ? Il veut tout maîtriser, y compris Dieu et ses manières de fonctionnement.  Il faut reconnaitre que la foi est un don de l’Esprit Saint et nous devons avoir l’humilité suprême pour la reconnaitre et l’accepter.

Deuxièmement, Dieu prend soin de son peuple et Il le fait encore aujourd’hui. Dans sa bonté et dans sa générosité, Il nous accompagne et nous protège. Le moment l’homme s’arrive à reconnaitre cette vérité de la source de sa propre vie, il se mettra genou devant ce Dieu tout puissant, remplit d’amour et de miséricorde, en Lui demandant sa grâce et son pardon.

Pour nous aujourd’hui, Jésus est ce Pain vient du ciel. Ce n’est plus un pain simplement donné par Jésus, mais un Pain voulu par Dieu Lui-même, pour que l’homme puisse vivre sa vie. Reconnaissons-nous ce Pain en l’Eucharistie ?

«C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel»

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans les paroles de Jésus, nous pouvons constater la différence et la complémentarité entre l'Ancien et le Nouveau Testament: l'Ancien est la figure du Nouveau et dans le Nouveau les promesses faites par Dieu aux patriarches dans l'Ancien parviennent à leur plénitude. Ainsi, la manne que les israélites mangèrent dans le désert n'était pas l'authentique pain du ciel, mais la figure du vrai pain que Dieu, notre Père, nous a donné chez la personne de Jésus-Christ, qu'Il a envoyé comme Sauveur du monde. Moïse demanda à Dieu, en faveur des israélites, une nourriture matérielle; Jésus-Christ, en revanche, s'offre lui-même comme aliment divin qui donne la vie.

«Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?» (Jn 6,30), exigent les juifs, incrédules et impertinents. Le signe de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus le jour précédent leur a-t-il paru de peu? Pourquoi hier voulaient-ils proclamer Jésus roi et aujourd'hui ne le croient-ils plus? Que le cœur humain est inconstant! Saint Bernard de Clairvaux dit: «Les impies tournent autour de Lui, car bien sûr ils veulent satisfaire leur désir, et sottement ils méprisent le moyen de parvenir à leur fin». C'est ce qui arrivait aux juifs: imbus d'une vision matérialiste, ils prétendaient que quelqu'un les nourrisse et résolve leurs problèmes, mais ils ne voulaient pas croire; c’était tout ce qui les intéressait de Jésus. N'est-ce pas la perspective de celui qui désire une religion commode, faite sur mesure et qui n'engage à rien?

«Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours» (Jn 6,34): que ces paroles, prononcées par les juifs de leur point de vue matérialiste, je les prononce avec la sincérité que me donne la foi; qu'elles expriment vraiment le désir de me nourrir de Jésus-Christ et de vivre uni à Lui pour toujours.

 

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Publié le 26 Avril 2020

Le chemin des disciples d’Emmaüs est le nôtre, car beaucoup d’entre nous, dans notre tristesse profonde et découragement total, nous parcourons ce chemin quotidiennement, dans l’ignorance de la présence divine et de son accompagnement personal. Pour mieux comprendre son accompagnement, je vous invite à regarder les mouvements que l’évangile du jour nous présent, particulièrement ceux des disciples et aussi du Seigneur. Dans ces mouvements nous découvrons leurs antériorités tout ce qui habite dans leurs cœurs.

 

Nous voyons aujourd’hui deux sorties, une de Jérusalem dans la tristesse, et l’autre d’Emmaüs dans la joie. Il faut regarder ce chemin remplie de tristesse que ceux de joie. Ce chemin de tristesses un jour se transformera radicalement, comme un moment plus fort et nourrissant, qui fera une marque profonde et permanente que le retour plein de joie.  « Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ?». 

Pourtant, il faut reconnaitre lors de cette rencontre, ce cœur était totalement immergé dans ses tristesses, comme Marie Madeleine. Dans leurs aveuglements, ils ne le reconnaissaient pas. Puisque ce Dieu marche avec nous, et en nous, nous ne ressentons pas sa présence distinctement en marquant brutalement ses effets dans la vie. Il le fait dans la douceur, accomplissant ses œuvres en nous. Petit-à-petit, Il nous transforme, enlève nos tristesses de la vie, comme un Mattel affiné dans la fournaise.

 

Je vous invite à regarder Jésus, qui est le cœur de notre évangile, l’espérance de ces disciples. Ils ont mis toute leur espérance en Jésus, comme le Messie, l’envoyé du Père. Aujourd’hui, toute leur espérance s’est anéantie et les nouvelles ne sont plus les meilleures qu’hier. Voilà Jésus vient au mieux d’eux, en toute discrétion. Il vient les rejoindre dans leurs tristesse et découragement. Ce n’est plus un Dieu, ou un maître qui s’adresse à eux, est un homme inconnu, se présente dans leur solitude, qui creuse dans leur cœur et remet les écritures sacrées dans leur cœur en les rappelant Moïse et les prophètes. Dieu a tout mis dans notre cœur. 

 

Mes amis, Faisons une petite pause et laissons entrer cet étranger, même s’il nous apparait totalement inconnu, peut-être inutile. Pourtant, ouvrons nos cœurs et laissons-Le participer à notre quotidien.  Il marche avec nous sans rien dire, sans rien demander. Voilà notre sauveur, reste silencieusement devant notre porte, pour un mot, pour un petit geste, pour un petit regard. Osons le-dire, ‘reste avec nous Seigneur’

 

Dans la foi ces découragement et désolation sont partie de notre marche vers Le Ressuscité. Comment la première communauté chrétienne, restons fidèles à la fraction du Pain, le cœur de notre foi. Il faut savoir sortir d’Emmaüs et avoir le courage de monter vers Jérusalem, le Jérusalem céleste, le lieu sacré, où Dieu nous rassemble. La foi et l’espérance nous donnent le courage d’être témoins de la résurrection. Amen.

 

 

 

 

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Publié le 26 Avril 2020

The path of the disciples of Emmaus is ours, because many of us travel this path daily, in ignorance of the divine presence and its personal accompaniment, totally immerged in our sadness and disappointments. The Gospels present us with many of the movements, the movements of the disciples and also of the Lord. In these movements we discover their interiorities all that dwells in their hearts.

 

Today we see two exits, one in sadness and the other in joy. It is necessary to look at this exist filled with sadness as well as those of joy. This path of sadness one day will be radically transformed, as a stronger and more nourishing moment, which will make a deep and permanent mark than the return way full of joy.  "Was not our heart burning within us as he spoke to us on the road, and made us understand the Scriptures?   

 

Yet, we must recognize at that meeting, that heart was totally immersed in his sadness, like Mary Magdalene. In their blindness, they did not recognize him. Since this God walks with us, and in us, we do not feel his presence distinctly or brutally marking his effects in life. He does this in gentleness, accomplishing His works in us. Little by little, He transforms us, removing our sadness from life, like a Mattel refined in the furnace. We need patience and hope.

 

I invite you to look at Jesus, who is the heart of our Gospel, the hope of these disciples. They put all their hope in Jesus, as the Messiah, the one sent by the Father. Today, all their hope has been dashed and the news is no longer the best that it was yesterday. Here is Jesus coming to them at his best, in all discretion. He comes to join them in their sadness and discouragement. He is no longer in the form of God, or a teacher who speaks to them, is an unknown man, who presents himself in their solitude, who digs into their hearts and hands over the sacred scriptures, reminding them of Moses and the prophets. God has put everything in our hearts.  God continues to accompany us, even if we run away from our daily miseries of life. He will bring us back.

 

My friends, let us take a little break and let this stranger come in, even if he appears to us to be totally unknown, perhaps useless. Yet, let us open our hearts and let Him participate in our daily lives.  He walks with us without saying anything, without asking for anything. Here is our saviour, standing silently in front of our door, for a word, for a little gesture, for a little glance. Let us dare to say, 'Stay with us Lord'.

 

In faith this discouragement and desolation is part of our journey towards the Risen One. Just like the first Christian community, in our troubled moments, let us remain faithful to the breaking of the Bread, the heart of our faith. We must know how to leave Emmaus and have the courage to go up to Jerusalem, the heavenly Jerusalem, the sacred place where God gathers us. Faith and hope give us the courage to be witnesses of the resurrection. Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 25 Avril 2020

Gospel text

(Mk 16,15-20): 

Jesus appeared to the Eleven and said to them, «Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation. The one who believes and is baptized will be saved; the one who refuses to believe will be condemned. Signs like these will accompany those who have believed: in my Name they will cast out demons and speak new languages; they will pick up snakes and, if they drink anything poisonous, they will be unharmed. They will lay their hands on the sick and they will be healed».

So then, after speaking to them, the Lord Jesus was taken up into heaven and took his place at the right hand of God. The Eleven went forth and preached everywhere, while the Lord worked with them and confirmed the message by the signs that accompanied them.

 

The Application

 

A good Christian cannot live without announcing the Good News, because his goodness has a participative element in the divine goodness. Just like a flower plant glorify God by simply flowering, a Christian is called to announce the Good News, simply by living his or her faith in its fulness.  It is here our witnessing life becomes an action of grace received.

The more we are aware of our daily duties, like father, brother, teacher and doctor, et better will be our engagement for the general well-being of the community (the other), thus in our faithful execution of our daily duties, we accomplish the divine will, constructing the Kingdom of God.

In this mission, whether we are aware or not, the Holy Spirit silently accompanies us and gives us the sufficient grace to accomplish what God has initiated in us.

 

Action of the day: be aware of divine presence in every act.

«Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation»

 

Mons. Agustí CORTÉS i Soriano Bishop of Sant Feliu de Llobregat
(Barcelona, Spain)

Today, there would be plenty to speak about as to why the word of the Gospel does not reverberate with strength and conviction; as to why we, Christians, keep a leery silence regarding what we believe in, in spite of the so called “new evangelization”. Each one will make his own analysis and will come out with his particular version.

But in the festivity of St. Mark, while listening to the Gospel and looking at the Evangelist, we cannot but proclaim assuredly and gratefully where the source is and where the strength of our word lies.

The gospeller does not speak because he has been told so by a recent sociological study, or because of political “prudence”, or because “he feels like saying what he thinks about”. No, he does it, because a presence and a command have certainly been prescribed upon him, from the outside, without coercion, but with the authority of who deserves all the credit: «Go out to the whole world and proclaim the Good News to all creation» (Mk 16:15). That is, that we yieldingly evangelize, although we do it gleefully and confidently.

On the other hand, our word is not presented just like another one out of the market of ideas and views, but it has the whole weight of all strong and explicit messages. Life or death depend upon its recognition or rejection; and its truth, its capacity for conviction, comes the testimonial way, that is, it appears accredited by the signs of power in favor of the needy. This is why it actually is an “announcement”, a public, happy and excited statement, of a conclusive and saving fact.

Why, then, our silence? Fear, shyness? St. Justin said that «though unlettered and without any fluency, they could persuade mankind because of their virtue». The sign or miracle of virtue is our eloquence. Let the Lord carry out, at least, His work, in our midst and with us: «While the Lord worked with them and confirmed the message by the signs that accompanied them» (Mk 16:20).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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