Publié le 27 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 21,20-28): 

 

«Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture.

»Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche».

 

L’Application

 

La foi est une grâce de Dieu, née de la vérité divine. Tout hommes qui est capable de reconnaitre cette vérité et s’arrive à l’approprier comme son devoir baptismal, aura la joie de la vivre dans la vie quotidienne. C’est cette foi qui a fait vivre Daniel et nous fait vivre encore aujourd’hui. N’ayons pas peur, car ce Dieu est toujours avec nous.

«Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche»

 

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant ce saint Évangile, comment n'y point voir un reflet de l'époque présente, toujours plus menaçante et sanglante? «Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde» (Lc 21,25b-26a). On a bien des fois représenté la seconde venue du Seigneur par des images les plus terrifiantes possibles, comme cet Évangile paraît l'indiquer, toujours sous le signe de la peur.

Est-ce là cependant le message que nous adresse aujourd'hui l'Évangile? Remarquons bien les derniers mots: «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche» (Lc 21,28). Le cœur du message de ces derniers jours de l'année liturgique n'est pas la peur, mais l'espérance de la future libération, c'est-à-dire l'espérance complètement chrétienne de parvenir à la plénitude de la vie avec le Seigneur, à laquelle participeront aussi notre corps et le monde qui nous entoure. Les événements qui nous sont racontés si dramatiquement veulent indiquer de manière symbolique la participation de toute la création à la seconde venue du Seigneur, comme elle a déjà participé à sa première venue, en particulier au moment de la passion, quand le ciel s'obscurcit et que la terre trembla. La dimension cosmique ne sera pas oubliée à la fin des temps, car c'est une dimension qui accompagne l'homme depuis son entrée dans le Paradis.

L'espérance du chrétien n'est pas trompeuse, car quand ces choses commenceront d'arriver —nous dit le Seigneur Lui-même— «alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 21,27). Ne vivons pas dans l'angoisse face à la seconde venue du Seigneur, sa Parousie: méditons plutôt les profondes paroles de saint Augustin qui, déjà en son temps, voyant les chrétiens craintifs devant le retour du Seigneur, s'interrogeait: «Comment l'Épouse aurait-elle peur de son Époux?».

 

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Publié le 26 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 21,12-19): 

Jesus said to his disciples, «People will lay their hands on you and persecute you; you will be delivered to the Jewish courts and put in prison, and for my sake you will be brought before kings and governors. This will be your opportunity to bear witness. So keep this in mind: do not worry in advance about what to answer, for I will give you words and wisdom that none of your opponents will be able to withstand or contradict. You will be betrayed even by parents, and brothers, by relatives and friends, and some of you will be put to death. But even though you are hated by all for my name's sake, not a hair of your head will perish. Through perseverance you will possess your own selves».

 

The Application

 

Jesus helps us to understand our humanity and orient us to evolve from our fragility towards divine protection. We are all weak and fall easily victim to the world temptations, and in our limitedness, we give lots of importance to human desires and will. It is here Jesus comes towards us to assure that if we learn to put all our trust in the Lord, we can withstand any calamities and persecutions. It is quite possible that we may be hated even by our dear and near ones. Once our faith in the Lord remains intact, then the rest falls apart.

The perseverance is the fruit of our certitude and the certitude is the fruit of our capacity to discover the truth and the truth leads us towards faith, Faith in the goodness of the Lord. This discovery of the divine goodness helps us to understand what God has done to us, through the death and resurrection of the Lord. It is the foundation of all sort of perseverance. The perseverance is not simply our merit and effort, but a gift of divine revelation. We come to know this truth (the gift of God), because God has desired to reveal this to us.

Action of the day: Be faithful

«Through perseverance you will possess your own selves»

 

Fr. Manuel COCIÑA Abella
(Madrid, Spain)

Today, we pay attention to this short but sharp sentence of our Lord, which sticks into our soul and makes us wonder: why perseverance is so important? why does Jesus tell us our salvation depends upon the exercise of this virtue?

Because the disciple is no more than his Master —«you will be hated by all for my name's sake» (Lk 21:17)—, and if the Lord was a sign of contradiction, we, his disciples, must necessarily be one too. The belligerents will get hold of the Kingdom of God, those who fight against the enemies of the soul, those who energetically combat, as St. Josemaria Escriva liked to say, “this most beautiful war of peace and love”, which Christian life consists of. All roses have thorns, and the way to Heaven is not without difficulties and obstacles. This is why, without the cardinal virtue of fortitude, our good intentions would turn out unfruitful. And perseverance is part of fortitude. Perseverance, concretely, drives us to the strength we need to carry our contradictions with joy.

Perseverance, in its maximum degree, is accomplished at the Cross. This is why, perseverance confers freedom by granting the possession of oneself through love. Christ's promise is indefectible: «Through perseverance you will possess your own selves!» (Lk 21:19), and this is so because what is saving us is the Cross. It is the strength of love that gives each one of us the patient and joyous acceptance of God's will, when, in a first moment, it upsets —as it happens at the Cross— our poor human will.

Only in a first moment, because afterwards, the overflowing energy of perseverance is liberated to help us understand the difficult science of the Cross. This is why, perseverance engenders patience, which goes much beyond simple resignation. Even more so. It has nothing to do with stoical attitudes. Patience decisively contributes to understand that the Cross is, well before pain, essentially love.

Our Mother in Heaven, who understood better than anyone else this saving truth, will help us understanding it too.

 

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Publié le 26 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 21,12-19): 

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

«C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie»

 

Abbé Manuel COCIÑA Abella
(Madrid, Espagne)

Aujourd'hui, nous prêtons attention à cette phrase brève et incisive prononcée par notre Seigneur, phrase qui déchire notre âme et en se faisant nous amène à méditer sur l'importance de la persévérance: Pourquoi est-elle si importante? Pourquoi Jésus fait-Il dépendre notre salut de l'exercice de cette vertu?

Parce que disciple n'est pas plus haut placé que le maître -«Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom» (Lc 21,17)- et si le Seigneur a été un signe de contradiction, par conséquent nous, ses disciples, nous le serons également. Le Royaume des cieux sera décroché par ceux qui se font violence, ceux qui luttent contre les ennemis de l'âme, ceux qui livrent avec bravoure «cette belle bataille de paix et de l'amour» qu'est la vie chrétienne, comme disait Saint Josémarie Escriva. Il n'y a pas de roses sans épines, et la route qui mène au Ciel n'est pas un chemin sans difficultés. Voilà pourquoi sans la vertu cardinale de la force nos bonnes intentions finiraient par être stériles. La persévérance fait partie de la force. En effet, elle nous pousse à devenir suffisamment forts pour que nous puissions supporter avec joie les contradictions.

La persévérance au plus haut degré s'offre à nous sur la croix. C'est pour cela que la persévérance nous donne la liberté d'offrir la possession de nous-mêmes par amour. La promesse du Christ est indéfectible: «C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie» (Lc 21,19), et il en est ainsi car ce qui nous sauve c'est la croix. C'est la force de l'amour qui nous donne à chacun la patience et l'acceptation joyeuse de la volonté de Dieu, quand celle-ci -comme c'est le cas sur la croix- s'oppose "dans les premiers instants" à notre pauvre volonté humaine.

Mais uniquement "dans les premiers instants", car après l'énergie débordante de la persévérance agit et nous fait comprendre la science difficile de la croix. Ainsi la persévérance engendre la patience, et celle-ci va beaucoup plus loin que la simple résignation. Plus encore, elle n'a rien à voir avec des attitudes stoïques. La patience contribue de manière décisive à nous faire comprendre que la Croix, bien au-delà de la douleur, est fondamentalement amour.

Que Notre Mère du Ciel, qui a compris mieux que personne cette vérité salvatrice, nous aide aussi à la comprendre.

 

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Publié le 26 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 21,5-11): 

 

While some people were talking about the Temple, remarking that it was adorned with fine stonework and rich gifts, Jesus said to them, «The days will come when there shall not be left one stone upon another of all that you now admire; all will be torn down».

And they asked him, «Master, when will this be, and what will be the sign that this is about to take place?». Jesus then said, «Take care not to be deceived, for many will come claiming my title and saying: ‘I am he, the Messiah; the time is at hand’. Do not follow them. When you hear of wars and troubled times, don't be frightened; for all this must happen first, even though the end is not so soon». And Jesus said, «Nations will fight each other and kingdom will oppose kingdom. There will be great earthquakes, famines and plagues; in many places strange and terrifying signs from heaven will be seen».

 

The Application

 

The gospel message may apparently be frightening. However, for all the believers, it’s a consoling message, because Jesus is telling us, ‘not be afraid.’ Not to be afraid, because He is there with us, particularly in our difficult moment of life.

Jesus is orienting us all towards the true Temple, the Temple that He loves to stay. All the buildings, which are in truth, the true sign of our expression of our faith, symbols of our traditions, will certainly disappear. However, the heart of human being, where Jesus loves to reside, will remain for ever. Since our body is the Temple of the Holy Spirit, it is here that we should give much of our attention, than ruing behind outside.

Once this divine presence of God is assured, particularly by our holiness, then there will be peace and joy. The intensity of this joy is depending of our capacity to feel this divine presence. The more we open the window, the better will be the light inside. Just like the opening of the window, the purity of our heart and the capacity to identify this presence in us, will assure us the security that we search in our daily life. With God, there is nothing we may need.

Action of the day: Be a Temple of the Lord.

«There shall not be left one stone upon another»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, astounded, we listen to the Lord's severe warning: «The days will come when there shall not be left one stone upon another of all that you now admire; all will be torn down» (Lk 21:6). Jesus' words can be placed in the antipodes of the so called “indefinite human progress culture” or, if preferred, of the unstoppable evolution of some techno/scientific and political/military leaders of the human species.

Where from? Where to? This, nobody knows and nobody can tell, other than, in the last instance, a supposed eternal matter that denies God while, at the same time, usurping his attributes. Amazing, how they try to make us swallow it hook, line and sinker, who, on their side, refuse to accept the temporality and precarious status typical of our human condition!

As disciples of the Son of God-Made-Man, Jesus, we hear his very words and, while making them ours, we ponder over them. He is saying: «Take care not to be deceived!» (Lk 21:8). This is asserted by He, Who came to bear witness of the truth, while affirming that those belonging to the truth listen to his voice.

And He adds: «The end is not so soon» (Lk 21:9). Which means, on the one hand, that we still have time for salvation and we must take advantage of that; and, on the other, that the end will come, anyway. Yes, Jesus, will come «to judge the living and the dead», as we profess in the Creed.

Dear readers of Contemplating Today's Gospel, dear brothers and friends: a few verses further down this fragment I'm commenting now, Jesus encourages us and consoles us with these words that I repeat in his name: «By your endurance you will gain your souls!» (Lk 21:19).

By trying to be a warm and cordial echo of these words, and with the energy of a Christian hymn, we shall exhort one another: «Let us persevere, as we are already attaining the summit with our hands!».

 

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Publié le 25 Novembre 2019

Texte de l'Évangile (Lc 21,5-11): 

 

Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit».

Ils lui demandèrent: «Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser?». Jésus répondit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, ou encore: ‘Le moment est tout proche’. Ne marchez pas derrière eux! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas: il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin». Alors Jésus ajouta: «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel».

 

L’Application

 

N’ayons pas peur. Voilà le message principal du Seigneur. Le Seigneur nous demande de vivre notre foi, non pas dans la peur et l’inquiétude, mai dans la liberté et dans la joie. Le plus que Dieu trouve en nous sa place, le plus nous seront heureux et joyeux.

Nous sommes déjà le Temple de l’Esprit Saint et donc gardons notre cœur pur pour que  le Seigneur ait une demeure digne. Puisque Dieu demeure en nous et à travers les hommes, parmi nous, il est important que nous ressentions sa présence toujours avec nous. Chaque rassemble du peuple de Dieu, dans une prière, nous verrons fortement cette présence divine.

Dieu nous a déjà dit que les temples vont disparaitre, mais sa demeure dans le cœur des hommes demeurera toujours. Nous devons construire ce Temple, une demeure digne pour le Seigneur. Que nous soyons par notre vie de sainteté cette demeure que Dieu désire, chez les hommes.

«Des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons étonnés le sévère avertissement du Seigneur: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit» (Lc 21,6). Ces paroles de Jésus sont aux antipodes d'une autre qui se nomme "culture du progrès infini de l'humanité" ou plutôt de quelques petits cerveaux technoscientifiques et politico-militaires de l'espèce humaine, en une imparable évolution.

À partir d'où? Jusqu'où? Ça, personne ne le sait ni ne peut le savoir, à l'exception, en dernière instance, d'une soi-disant matière éternelle qui nie Dieu en usurpant ses attributs. Comme ils essaient de nous faire communier à des roues de moulin ceux qui rejettent la communion avec la finitude et la précarité propres de la condition humaine!

Nous, les disciples du Fils de Dieu fait homme, de Jésus, nous écoutons ses paroles et, les faisant nôtre, nous les méditons. Voici ce qu'Il nous dit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer» (Lc 21,8). C'est Celui qui est venu rendre témoignage à la vérité qui nous le dit, en affirmant que ceux qui sont dans la vérité écoutent sa voix.

Et voici encore qu'Il nous assure: «Ce ne sera pas tout de suite la fin» (Lc 21,9). Ce qui veut dire, d'un côté, que nous disposons d'un temps pour nous sauver et qu'il nous appartient d'en profiter; et, d'un autre côté, qu'en en tout cas la fin viendra. Oui, Jésus viendra «juger les vivants et les morts», comme nous le confessons dans le Credo.

Lecteurs de Contempler l'Évangile d'aujourd'hui, chers frères et amis: quelques versets plus loin, Jésus nous encourage et nous console par ces autres paroles qu'en son nom je vous répète: «Celui qui persévèrera jusqu’au bout sera sauvé» (Lc 21,19).

En une résonnance cordiale, exhortons-nous les uns les autres avec l'énergie d'un hymne chrétien catalan: «Persévérons, car nous touchons déjà la cime de la main!».

 

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Publié le 24 Novembre 2019

Nous fixons notre regard sur la Croix et restons en toute admiration et émerveillement, car nous avons un Dieu qui nous aime, est prêt même nous donné son Fils unique, pour que l’homme soit sauver. Saint Jean nous dit, « Il a envoyé son Fils unique, non pas nous juger, mais par Lui que le monde soit sauvé. » Le Salut que Dieu nous propose est visible sur la Croix, car elle-même devient désormais pour nous les croyants le chemin de la vie.

Dans la Croix l’inscription nous dit, ‘celui-ci est Roi des juifs’ et ce Roi est en train de sauver un homme qui s’est mis devant la miséricorde divine, en suppliant, «Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne». Il a bien compris que le Règne de Jésus n’est pas de ce monde. C’est un Règne où l’on entre par la conversion et réconciliation. Un Règne de vérité et de vie, Règne de sainteté et de grâce, Règne de justice, d’amour et de paix. Un Règne qui est naît du Sang et de l’eau qui jaillirent du côté de Jésus Christ. C’est aujourd’hui et avec moi, était la réponse du Seigneur. Que cette Parole sur la croix rayonne dans notre cœur, qu’elle nous donne cette espérance que le baptême nous a déjà assurée. Cette Croix nous a sauvés.

Notre foi chrétienne et son application quotidienne est étroitement liée à cet événement sur la croix. « Voici ta mère et voici ton fils » Ce Roi a établis sur la croix une nouvelle famille, une famille chrétienne qui écoute sa Parole, fidèle à son enseignement et une famille qui annonce à tout le monde, cette miséricorde et générosité divine, en vivant ce commandement d’amour dans sa vie quotidienne. « Dieu a tant aimé le monde………., aimez-vous les uns les autres, comme je vois ai aimé »

La communauté chrétienne se fond dans ce commandement d’amour divin. En accueillant les Maries qui souffrent injustement et les Jeans qui sont dans la tristesse dans nos quartiers, en pardonnant les uns les autres,  nous formons cette communauté ecclésiale, et nouvelle, qui prie, annonce et célèbre ensembles.  Par notre vie de témoignage nous rendons gloire à ce Dieu qui s’est donne encore aujourd’hui sur la croix, pour sauver le monde qui est soif d’amour et de miséricorde.

Il faut écouter ce Roi sur la croix, totalement défiguré, fatigué, cloué sans pouvoir bouger dans la peine, Il s’exprime en faisant confiance dans son Père, « Pourquoi m’as-tu abandonné. » J’ai besoin de toi, ton soutient, ta présence, ton écoute, essentiellement ta personne. Ce Christ, comme le pauvre Lazare, le fils d’Abraham, est toujours là, avec nous, devant nous, et parmi nous. Il faut jamais oublier l’histoire du salut, « Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? »  La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! »

Nous sommes certainement entourés par un monde qui a entouré le Seigneur. « «N'es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même, et nous avec!» Nous avons raison d’être en colère, une colère juste. Pourtant, on est invité aujourd’hui écouté le Seigneur, tourner nos regards vers les autres qui ont besoin de nous.

Justement, Jésus sur la Croix nous apprends à vivre notre vie. Tout subsiste en Lui, par Lui et pour Lui et nous nous associons volontairement à cette Royauté. Si nous restons fidèles à son amour, nous l’entendrons, «Amen, je te le déclare: aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis  Confions tous au Seigneur, à ce Roi qui se trouve sur la Croix. Que nous vivions cette Royauté pleinement, sur la terre, Amen.  

 

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Publié le 20 Novembre 2019

Gospel text

(Mt 12,46-50): 

 

While Jesus was still talking to the people, his mother and his brothers wanted to speak to him and they waited outside. So someone said to him, «Your mother and your brothers are just outside; they want to speak with you». Jesus answered, «Who is my mother? Who are my brothers?». Then He pointed to his disciples and said, «Look! Here are my mother and my brothers. Whoever does the will of my Father in heaven is for me brother, sister, or mother».

 

The Application

 

It is in knowing and doing the divine will that we become member of the divine family. Jesus is reminding us the way Mary was elevated, from an ordinary human being, into the Mother of God, simply by her fidelity.

Even today, we too are capable of being elevated just like her, by the divine grace, if we remain faithful to the commandment of love. Love one another just I have loved you.  The more we get closer to Mary, the better will be our accessibility to her son, because she will certainly lead us to her son. For that she continues to tell us, ‘do all that He asks you’.

Mary by this fidelity has become the first member of the Church of the Lord. While presenting her to the Temple, the parents were not aware of her immaculate conception, just like today, many of us are not aware the gifts the God has given to us while receiving the baptism. It is by our own faithfulness to the call to holiness, which we have received on the day of baptism that we accomplish, just like her, the divine will and discover, how closely God accompanies us and blesses us. The more our life becomes God centric, the better will be our accomplishment of divine will. Mary was carrying the light of Baptism, right from her birth by doing the will of the Father and let us also, by doing the divine will, be a light of the Lord, to the world.

Action of the day: Be holy and faithful to the baptism.

«Whoever does what my Father in heaven wants is my brother and sister and mother»

Fr. Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today the Church remembers the moment when the little Mary completely surrendered her heart to the Most High. Holy Mary was full of grace and without any hint of sin from the first moment of her conception in her mother’s womb, St. Anne. Evidently she was not aware of this status, but she certainly was fully unfailing.

The Christian tradition is convinced that Mary, being very young, decided to fully dedicate herself in soul and body to God. In fact, this is why in such day as today, but in 543, in Jerusalem, the dedication of the church of Holy Mary la Nueva took place.

How singular the ways of God are! Quite often so subtle but always effective. In ancient times it was totally unthinkable that a girl should not be given in marriage. A "single" girl, she alone, but what Mary intended was rather the opposite. So, these are the ways of the Holy Spirit! The young Mary was betrothed to Joseph. No doubt the Divine Providence had prepared a holy man – whom we also imagine young – who would be able to take care of Mary "as God commands."

We do not know how, but we can assume that Mary and Joseph had agreed to give themselves completely to God by sharing a "virgin marriage" (something also unthinkable). If it was not through this peculiar way, how could the virginity of St. Mary be protected? Surely St. Joseph was the only Jewish boy capable of accepting the mission of protecting Mary's virginity through a virgin marriage. Both of them, as brothers, fully dedicated to the will of God.

Finally, it turned out that such a peculiar marriage - virginal - was the precise instrument God had prepared to "send" His Son "born of a woman, born under the Law" (Gal 4:4). "Mary first conceived Christ in her heart before conceiving Him in her womb" (St. Augustine). We too, in imitation of St. Mary, can conceive Jesus in our hearts through faith and obedience to God, since «Whoever does what my Father in heaven wants is my brother and sister and mother» (Matt. 12:50).

 

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Publié le 20 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Mt 12,46-50): 

Comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

L’Application

 

Jésus nous présente sa mère comme une modèle par excellence pour notre imitation. Il nous affirme, ce que la fidélité de sa mère à la volonté divine, et la manière dont elle l’a appliqué dans sa vie quotidienne, est un chemin pour nous, si nous volons d’être ses disciples. Si Jésus l’a reconnu comme un modèle pour nous, non pas parce qu’elle était sa mère, plutôt parce qu’elle a écouté son Père, gardé le message dans son cœur, au temps voulu, mis au monde un Fils, non pas selon sa volonté, mais selon la volonté divine.

Par sa maternité elle est devenue le premier membre de l’Eglise du Seigneur. Celle qui a donné la chaire à son Fils, devient elle-même la chaire de l’Eglise de son Maître. En elle nous trouvons l’Eglise par excellence. Si nous voulons voir un membre parfait dans cette Eglise du Seigneur, selon le regard divin, elle devient pour nous tous la vraie mère, la Mère de Dieu. Comme saint Paul nous dit, ‘nous sommes les membres du Corps du Christ’ et en Marie nous trouvons le chemin qui nous conduira vers son Fils, devenir en elle, ses enfants, dignes et fidèles.

 

«Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Eglise commémore cet instant où la petite Marie remit entièrement son cœur entre les mains du Très Haut. Sainte Marie fut emplie de grâce et sans tache du péché dès les premiers instants de sa conception au sein de sa mère, sainte Anne. Bien entendu, Elle n'avait pas conscience de cet état, mais il était pleinement conséquent.

La tradition chrétienne est convaincue que depuis sa jeunesse, Marie avait décidé de se consacrer pleinement au Christ, en son corps et son âme. De fait, en ce même jour, en l'an 543, ce même motif entraîna la consécration de l'église de Ste Marie la Nouvelle.

Les chemins du Christ sont impénétrables, souvent discrets et toujours efficaces. Dans l'Antiquité, il était parfaitement impensable qu'une fille ne fût pas donnée en mariage. Une femme "célibataire", seule attirait les soupçons contraires à tout ce à quoi prétendait Marie. Dès lors, quel manœuvre de l'Esprit Saint! La jeune Marie épousa Joseph. Assurément, la Divine Providence avait préparé un homme saint et nous pouvons aussi l'imaginer jeune- capable de veiller sur Marie, tel "que Dieu le commande".

Nous ne savons pas comment cela s'est fait, mais nous pouvons supposer que Marie et Joseph s'étaient engagés vivre entièrement tournés vers Dieu, dans le partage d'un "amour virginal" (autre élément tout aussi impensable). Comment aurait pu être préservée la virginité de Sainte Marie, si ce n'avait été par ce chemin particulier? Assurément, Saint Joseph était le seul jeune juif capable d'accepter la mission de protéger la virginité de Marie, au travers d'un mariage virginal. Les deux ensemble, comme des frères consacrés pleinement au bon vouloir de Dieu.

Et finalement, il advint que ce mariage si particulier -virginal-, fut l'instrument précis que Dieu prépara pour introduire son Fils sur la terre, "né d'une femme, né sous la Loi", (Gal 4,4). «Marie conçut le Christ par la foi de son cœur, avant de le concevoir physiquement en son corps" (Saint Augustin). Nous de même, imitant Sainte Marie, nous pouvons concevoir Jésus en notre cœur, à travers la foi et l'obéissance à Dieu, puisque "Car quiconque fera la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est mon frère, et ma sœur, et ma mère" (Mt 12,50).

 

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Publié le 19 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 19,11-28): 

 

Jesus was now near Jerusalem and the people with him thought that God's reign was about to appear. So as they were listening to him, Jesus went on to tell them a parable. He said, «A man of noble birth went to a distant place to have himself appointed king of his own people, after which he would return. Before he left, he summoned ten of his servants and gave them ten pounds. He said: ‘Put this money to work until I get back’. But his compatriots who disliked him sent a delegation after him with this message: ‘We do not want this man to be our king’.

»He returned, however, appointed as king. At once he sent for the servants to whom he had given the money, to find out what profit each had made. The first came in and reported: ‘Sir, your pound has earned ten more’. The master replied: ‘Well done, my good servant. Since you have proved yourself capable in a small matter, I can trust you to take charge of ten cities’. The second reported: ‘Sir, your pound earned five more pounds’. The master replied: ‘Right, take charge of five cities’. The third came in and said: ‘Sir, here is your money which I hid for safekeeping. I was afraid of you for you are an exacting person; you take up what you did not lay down and reap what you did not sow’. The master replied: ‘You worthless servant, I will judge you by your own words. So you knew I was an exacting person, taking up what I did not lay down and reaping what I did not sow! Why, then, did you not put my money on loan so that when I got back I could have collected it with interest?’.

»Then the master said to those standing by: ‘Take from him that pound, and give it to the one with ten pounds’. They objected: ‘But, sir, he already has ten!’. ‘I tell you: everyone who has will be given more; but from those who have nothing, even what they have will be taken away. As for my enemies who did not want me to be king, bring them in and execute them right here in my presence’».

So Jesus spoke, and he went on ahead of them, on his way to Jerusalem.

 

The Application

 

This parable gives us certain indication about divine behaviour. God always put His confidence in us. This confidence doesn’t translate into equal means, rather equal opportunities and possibilities.  All are asked, with the given means, use all the opportunities and look for all the possibilities.

When it is the question of life and death, we are called to surrender before God and ask for His grace. This surrendering is possible, only if we realise that life is a divine gift and this gift is given without any condition, but has certain finalities to be accomplished or achieved. In any case, if we don’t use this life in a fruitful way, God will certainly accomplish what He desires to do, but through the other person. Here the losers will be we alone and we can end up our life miserably, just like the person who got a single talent, we can judge and blame God for all our misfortunes.

 

Action of the Day: Use all the talents to its fullness.  

«Put this money to work until I get back»

Fr. Pere SUÑER i Puig SJ
(Barcelona, Spain)

Today, the Gospel proposes us the parable of the pounds: an amount of money that a noble man gives out to his servants, before leaving for a far country. First, let us pay attention to the occasion provoking Jesus' parable. He was “getting near” Jerusalem, where He was to face his Passion and his subsequent resurrection. The disciples «with him thought that God's reign was about to appear» (Lk 19:11). Under these circumstances Jesus proposes this parable. With it, Jesus teaches us that we have to put the gifts and qualities He has given each one of us, to work. They are not “ours” for us to do whatever we want with them. He has given them to us in trust so that we can yield a return. Those who had yielded a profit from the pounds were —more or less— praised and rewarded by their Lord. It was for the loafer servant, who kept the moneys in safekeeping without getting any pay-off, to get the blame and be punished.

We, Christians, must —naturally!— wait for our Lord Jesus' return. But, if we want the meeting to be friendly, we must meet both of the following two conditions. The first one is for us to avoid any unhealthy curiosity to know the timing of the Lord's solemn and victorious return. He will come, He says somewhere else, when we least expect it. So, quit worrying over that. Let us wait with hope, but with a hope without any unhealthy curiousness. The second condition is that we waste no time. Waiting for this meeting and joyous final cannot be taken as a reason not to seriously look at the present moment. Because the joy and enjoyment of the final gathering will precisely be the better depending upon each one's contribution, in our present life, to the cause of the Kingdom of God.

And we shall not miss here either Jesus' grave warning to those rebelling against him: «As for my enemies who did not want me to be king, bring them in and execute them right here in my presence» (Lk 19:27).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 19,11-28): 

 

Comme on écoutait Jésus, il ajouta une parabole, parce qu'il était près de Jérusalem et que ses auditeurs pensaient voir le royaume de Dieu se manifester à l'instant même. Voici donc ce qu'il dit: «Un homme de la grande noblesse partit dans un pays lointain pour se faire nommer roi et rentrer ensuite chez lui. Il appela dix de ses serviteurs, leur distribua dix pièces d'or et leur dit: ‘Faites-les fructifier pendant mon voyage’. Mais ses concitoyens le détestaient, et ils envoyèrent derrière lui une délégation chargée de dire: ‘Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous’.

»Mais quand il revint après avoir été nommé roi, il convoqua les serviteurs auxquels il avait distribué l'argent, afin de savoir comment chacun l'avait fait fructifier. Le premier se présenta et dit: ‘Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté dix’. Le roi lui dit: ‘Très bien, bon serviteur! Puisque tu as été fidèle en si peu de chose, reçois l'autorité sur dix villes’. Le second vint dire: ‘Ta pièce d'or, Seigneur, en a rapporté cinq’. A celui-là, le roi dit encore: ‘Toi, tu seras gouverneur de cinq villes’. Un autre encore vint dire: ‘Seigneur, voici ta pièce d'or, je l'avais mise de côté dans un linge. En effet, j'avais peur de toi: tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n'as pas déposé, tu moissonnes ce que tu n'as pas semé’. Le roi lui dit: ‘Je vais te juger d'après tes propres paroles, serviteur mauvais: tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n'ai pas déposé, que je moissonne ce que je n'ai pas semé; alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque? A mon arrivée, je l'aurais repris avec les intérêts’.

»Et le roi dit à ceux qui étaient là: ‘Retirez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a dix’. On lui dit: ‘Seigneur, il en a déjà dix!’. ‘Je vous le déclare: celui qui a recevra encore; celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi’».

Après avoir dit ces paroles, Jésus marchait en avant de ses disciples pour monter à Jérusalem.

 

L’Application

 

La fidélité est une reconnaissance de la vérité qui est tirée de la réalité, car l’homme a besoin de la visibilité et de la palpabilité.  Pourtant, il est capable de croire sans cette réalité, s’il s’arrive à reconnaitre la source de son existence, et Celui qui lui a donné la Vie. La parabole des talents est liée étroitement  à cette fidélité, une fidélité à Celui qui a donné la Vie, et en même temps, une fidélité à la vie ( la finalité de la vie), le Don dont nous avons reçu du Seigneur.

Le plus nous reconnaissons le don reçu, et Celui qui nous l’a donné, nous reconnaitrons certainement sa finalité. Si nous avons reçu la vie, ce que Dieu a fait confiance en nous et Il a besoin de notre coopération, pour que son Royaume s’établisse sur la Terre. Le retour de ce Roi, nous assure que Jésus reviendra, avec toute puissance du ciel, et nous apportera la consolation. Les talents représente la vie que nous avons reçue, mais avec toute liberté.

Si Dieu revient maintenant, quelle sera notre réponse ?

«Faites-les fructifier pendant mon voyage»

Abbé Pere SUÑER i Puig SJ
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous propose la parabole des pièces d'or: une quantité d'argent que ce noble répartit parmi ses serviteurs, avant de partir en voyage. Tout d'abord, prêtons attention à ce qui provoque la parabole de Jésus. Il «était près de» Jérusalem, où l'attendait la passion et la résurrection. Les disciples «pensaient voir le royaume de Dieu se manifester à l'instant même» (Lc 19,11). C'est dans ces circonstances que Jésus propose cette parabole. À travers elle, Jésus nous enseigne que nous devons faire fructifier les dons et qualités qu'Il nous a donnés, ou mieux dit encore, qu'il nous a laissé à tous et chacun. Ils ne nous appartiennent pas, nous ne pouvons donc pas en faire ce qu'il nous plaît. Il nous les a laissés pour que nous les fassions fructifier. Ceux qui ont fait fructifier les pièces d'or -plus ou moins- sont complimentés et récompensés par leur Seigneur. C'est le serviteur paresseux, qui garda son argent dans un linge sans le faire fructifier, celui qui est repentant et condamné.

Le chrétien, donc, doit attendre —il est évident!— le retour de son Seigneur, Jésus. Mais à deux conditions, s'il veut que la retrouvaille soit aimable. La première est qu'il doit renoncer à la curiosité malsaine de vouloir savoir l'heure solennelle et victorieuse du retour du Seigneur. Il viendra, dit-on dans un autre passage de l'Évangile, lorsqu'on s'y attend le moins. Les spéculations sur ce sujet sont donc exclues! Attendons avec espérance, mais d'une attente confiante sans curiosité malsaine. La seconde condition est que nous ne perdions pas le temps. L'attente de la rencontre et du bonheur final ne peut être excuse pour que nous ne prenions pas au sérieux le moment présent. Justement, plus grande sera la contribution que chacun de nous ayons faite pour la cause du Royaume de Dieu dans la vie présente, plus grande sera la joie et le bonheur de la rencontre finale.

Et elle n’est pas de trop, la grave remarque de Jésus à ceux qui se rebellent contre lui: «Quant à mes ennemis, ceux qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi» (Lc 19,27).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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