Publié le 13 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 17,20-25): 

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il leur répondit: «Le règne de Dieu ne vient pas d'une manière visible. On ne dira pas: ‘Le voilà, il est ici!’, ou bien: ‘Il est là!’. En effet, voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous».

Et il dit aux disciples: «Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas. On vous dira: ‘Le voilà, il est ici! il est là!’. N'y allez pas, n'y courez pas. En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, ainsi le Fils de l'homme, quand son Jour sera là. Mais auparavant, il faut qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous discerner le Royaume de Dieu ? Jésus nous l’affirme en disant que ce Royaume est déjà là parmi nous par sa présence. Ce Royaume n’est pas palpable et visible aux hommes ordinaires. Il est vrai invisible, pourtant visible à tous ceux et celles qui sont capables de voir tout avec un regard de foi.

Il ne faut surtout pas confondre le jour du jugement avec le Royaume de Dieu. Le Royaume de Dieu, est un état de vie, la présence divine et la domination du pouvoir divin qui agit. Il faut le ressentir et faire une expérience personnelle et intime. Alors, le jour du jugement, sera visible et palpable, car ce jour-là, nous verrons Dieu face-à-face, nous serons obligés de Lui rendre compte de talents que Dieu nous a confiés.

«Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les pharisiens demandent à Jésus une chose qui a toujours suscité l'intérêt, la curiosité et la peur...: Quand viendra le Royaume de Dieu? Quand arrivera le jour définitif, la fin du monde, le retour du Christ pour juger les vivants et les morts lors du jugement dernier?

Jésus leur répond que cela est imprévisible. La seule chose dont nous soyons sûrs est qu'il viendra subitement, sans prévenir: il sera comme «l'éclair qui jaillit» (Lc 17,24), un événement soudain et, en même temps, plein de lumière et de gloire. Quant aux circonstances, la seconde venue de Jésus demeure enveloppée de mystère. Mais Jésus nous fournit une piste authentique et sûre: dès à présent, «le règne de Dieu est au milieu de vous» (Lc 17,21). Ou bien: «à l'intérieur de vous».

Le grand événement du dernier jour sera un fait universel, mais il advient aussi dans le petit microcosme de chaque jour. C'est là que l'on doit aller à la recherche du Royaume. C'est dans notre intérieur que se trouve le Ciel, où nous devons rencontrer Jésus.

Ce Royaume, qui commencera à l’improviste "hors de nous", peut commencer dès maintenant "en nous". Le dernier jour prend dès à présent forme à l'intérieur de chacun de nous. Si nous voulons entrer dans le Royaume le jour final, nous devons laisser entrer maintenant le Royaume à l'intérieur de nous. Si nous voulons qu'à cet instant définitif Jésus soit notre juge miséricordieux, laissons-Le être maintenant notre ami et notre hôte intérieur.

Saint Bernard, dans un sermon de l'Avent, parle de trois venues de Jésus. La première, quand Il s'est fait homme; la dernière, quand Il viendra comme juge. Mais il y a une venue intermédiaire, qui a lieu dans le cœur de chacun. C'est là que se réalisent, au niveau personnel et de l'expérience, la première et la dernière venues. La sentence que Jésus prononcera au jour du Jugement sera celle qui résonne maintenant dans notre cœur. Ce qui n'est pas encore arrivé est dès aujourd'hui une réalité.

 

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Publié le 12 Novembre 2019

Gospel text (Lk 17,11-19): 

On the way to Jerusalem, Jesus was passing along the border between Samaria and Galilee, and as He entered a village, ten lepers came to meet him. Keeping their distance, they called to him, «Jesus, Master, have pity on us!». Then Jesus said to them, «Go and show yourselves to the priests». Now, as they went their way, they found they were cured.

One of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice, and throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks. This man was a Samaritan. «Was no one found to return and give praise to God but this alien?». And Jesus said to him, «Stand up and go your way; your faith has saved you».

«Throwing himself on his face before Jesus, he gave him thanks»

 

Fr. Conrad J. MARTÍ i Martí OFM
(Valldoreix, Barcelona, Spain)

Today, Jesus passes by close to us so that we can actually relive the above mentioned passage in the shape of so many people relegated to an outer edge by our society, and who look at us Christians as their only possibility to find Jesus' love and goodness. In the days of the Lord, lepers were totally marginalized. In fact, those ten lepers met Jesus «as He entered a village» (Lk 17:12), as they were not allowed in the villages, nor could they get any close to people («keeping their distance, they called to him»).

With some imagination, each one of us can reproduce the image of those outcasts in our own society, who also have names and surnames, like we do: immigrants, drug addicts, wrongdoers, AIDS victims, unemployed, destitute... Jesus wants to heal them, to remedy their suffering, to solve their problems; and He expects our unselfish, free, efficient collaboration... for love.

We can also assume Jesus' lesson for us. For we are sinners and in need of forgiveness, we are beggars who depend totally on him. Would we be able to say like the leper «Jesus, Master, have pity on me!» (cf. Lk 17:13)? Do we know how to turn to Jesus with a profound and confident prayer?

Do we imitate the cleansed leper that goes back to Jesus thanking him out loud? In fact, only «one of them, as soon as he saw he was cleansed, turned back praising God in a loud voice» (Lk 17:15). Jesus finds the other nine missing: «Were not all ten cleansed? Where are the other nine?» (Lk 17:17). St. Augustine gave the following sentence: «‘Thanks God!’: nothing shorter can be said (...) or made more efficiently than with these words». Accordingly, how do we thank God for the great gift of our life, and that of our family; for the grace of the faith, the Holy Eucharist, the forgiveness of sins...? Is it not true that quite often we do not thank him for the Eucharist, even though we may be frequently participating of it?
The Eucharist is, no doubt, our best daily experience.

 

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Publié le 12 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 17,11-19): 

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent: «Jésus, maître, prends pitié de nous». En les voyant, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres». En cours de route, ils furent purifiés.

L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu; il n'y a que cet étranger!». Jésus lui dit: «Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé».

 

«Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce»

 

Abbé Conrad J. MARTÍ i Martí OFM
(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus passe à coté de nous pour nous faire vivre la scène décrite plus haut d'une façon plus réaliste, en la personne d'un individu marginalisé, comme il en existe tellement dans nos sociétés, qui cherchent les chrétiens afin de trouver chez eux la bonté et amour de Jésus. A l'époque les lépreux faisaient partie de la classe marginalisée. En effet, les dix lépreux ont accouru à la rencontre de Jésus aux portes de la ville (cf. Lc 17,12) car ils ne pouvaient pas rentrer dans les villes et ne pouvaient s'approcher des gens non plus («ils s'arrêtèrent à distance»).

Avec un peu d'imagination, chacun d'entre nous peut reproduire l'image des marginalisés de notre société qui portent des étiquettes comme nous tous: immigrants, drogués, délinquants, malades du Sida, pauvres… Jésus veut les réhabiliter, guérir leurs souffrances, résoudre leurs problèmes, et Il demande notre coopération de manière gratuite, désintéressée, efficace… par amour.

De plus, la leçon de Jésus se fait plus présente pour chacun d'entre nous. Nous sommes pécheurs et nous avons besoin du pardon, nous sommes des pauvres qui attendent tout de Lui. Serions-nous capables de dire comme les lépreux «Jésus, maître, prends pitié de nous» (cf. Lc 17,13)? Savons-nous avoir recours à Jésus dans une prière profonde et confiante?

Imitons-nous le lépreux qui est guéri et qui revient pour dire merci? En effet, il n'y en a qu'un seul «l'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix» (Lc 17,15). Jésus plaint les neufs autres: «Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés? Et les neuf autres, où sont-ils?» (Lc 17,17). Saint Augustin nous laisse le commentaire suivant: «‘Grâce à Dieu’: il n'y a rien qu'on puisse dire d'une manière aussi brève (…) ni faire de plus utile que ces mots». Pourtant, comment rendons-nous grâce à Jésus pour le don de la vie, la nôtre et celle de nos proches; la grâce de la foi; la Sainte Eucharistie; le pardon de nos péchés…? Ne nous arrive-t-il pas parfois de ne pas rendre grâce pour l'Eucharistie, même si nous la prenons régulièrement? Nous ne devons pas en douter, l'Eucharistie est la meilleure expérience de notre vie de tous les jours.

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 17,7-10): 

 

Jesus said to his disciple, «Who among you would say to your servant coming in from the fields after plowing or tending sheep: ‘Come at once and sit down at table?’. No, you tell him: ‘Prepare my dinner. Put on your apron and wait on me while I eat and drink; you can eat and drink afterwards’. Do you thank this servant for doing what you commanded? So for you. When you have done all that you have been told to do, you must say: ‘We are no more than servants; we have only done our duty’».

 

The Application

 

We the baptised have a great difference from others, particularly the way we look at life and the way we approach its accomplishment. When the image of servant and master relationship is concerned as our own relationship with God, the master gives and the servant receives, according to the quality and quatity of service. In our relationship with God, the salary is already given, and what is expected of us, as a responsible servant, to be accountable to all that we have received. It’s very sad, that many of us haven’t identified the gifts and the grace already received, and wait for a recognition from the Lord for the task accomplished.  

Since God treat us and has elevated us, as His own children in Christ, we should learn to relate with God, in a dignified way, as a child being loved and cared, not as a child which is waiting for a compensation. Thus with joy, and gratitude we will be able to approach life rather than ending with disappointment, which will lead us into stress and sadness, of the feeling of being ignored or not being sufficiently recompensed. God in His goodness gives us the freedom and we are called to make the right choice.

Action of the day: Be joyful and content in what you do.

«We have only done our duty»

 

Fr. Jaume AYMAR i Ragolta
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel message is not based on the master's attitude, but on the servant's. Jesus, with a parable, invites his apostles to consider the stance of service: the servant should fulfill his duties without expecting any reward: «Do you thank this servant for doing what you commanded?» (Lk 17:9). However, this is not the Master's last lesson on service. Later on, Jesus will tell his disciples: «I no longer call you slaves, because a slave does not know what his master is doing. I have called you friends, because I have told you everything I have heard from my Father» (Jn 15:15). Friends do not have to render accounts to each other. If servants are to fulfill their duties, we, his apostles, who are Jesus' friends, must, even more so, accomplish the mission God has entrusted us with, while realizing our work does not deserve any recompense, for we make it joyously and, because whatever we have, whatever we are, is a gift we have received from God.

For those who believe, everything is a sign, for those who love, everything is a gift. Working for God's Kingdom is already a great reward; hence, the expression «We are no more than servants; we have only done our duty» (Lk 17:10) should not be interpreted with dejection or sadness, but with the joy of he who knows that has been called to spread the knowledge of the Gospel.

These days we also keep in mind the feast of a great saint, a great friend of Jesus, and very popular in the territory of Catalonia, St. Martin of Tours, who devoted all his life to the service of the Gospel of Christ. Sulpicius Severus writes of him: «Extraordinary man, whom neither toil and suffering, nor the fact of death could bend his resolve; he did not lean toward either side, he was not afraid of dying, but he did not refuse to live! Eyes and hands towards Heaven, his undefeated spirit kept on praying». In our prayers, in our dialogue with our Friend, that is where the secret and the strength of our service lie.

 

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Publié le 11 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 17,7-10):

 «Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs: ‘Viens vite à table’? Ne lui dira-t-il pas plutôt: ‘Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour’. Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous: ‘Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir’».

«Nous n'avons fait que notre devoir»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile n'attire pas notre attention sur l'attitude du maître, mais sur celle des serviteurs. Jésus invite ses apôtres, en utilisant l'exemple de cette parabole à considérer l'attitude du service: le serviteur doit obéir et faire son devoir sans attendre récompense: «Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres?» (Lc 17,9). Nonobstant, cette leçon n'est pas la dernière à ce sujet. Jésus dira plus tard à ses disciples: «Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître» (Jn 15,15). Les amis ne font pas les comptes. Si les serviteurs doivent obéir et faire leur devoir, d'autant plus les disciples de Jésus, ses amis, nous devons accomplir la mission que Dieu nous a confiée tout en sachant que notre travail ne mérite aucune récompense car nous l'exécutons joyeusement car tout ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu.

Pour le chrétien tout est un signe, pour celui qui aime tout est un don. Travailler pour le Royaume de Dieu est notre récompense, et c'est pour cela que nous ne devons pas dire «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,19) avec tristesse et à contrecœur mais nous devons le dire avec la joie de celui qui a été appelé à transmettre l'Évangile.

Ces jours-ci nous devons nous souvenir également de la fête d'un grand saint, d'un grand ami de Jésus qui est très populaire en Catalogne, saint Martin de Tours, qui consacra sa vie au service de l'Évangile du Christ. Sulpio Severo écrivit à son sujet: «Homme aux vertus ineffables, qui n'a pas été vaincu par la peine et ne pourrait être vaincu par la mort: il n'a pas voulu se laisser pencher d'aucun coté, ne craignant pas de mourir et ne refusant pas de vivre… Cependant les yeux et les mains toujours tendus vers le ciel, l'âme invincible, il priait sans relâche». Dans la prière, dans le dialogue avec l'Ami, nous trouvons effectivement, le secret et la force de notre service.

 

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Publié le 10 Novembre 2019

La foi chrétienne nous associe à la vie éternelle, une vie que Dieu nous donne. Cette vie est un don et nous l’accueillons et protégeons  dans la joie. En le vivant  pleinement, selon la volonté divine, nous retrouvons notre joie et notre bonheur.  C’est pourquoi, dans la vie et dans la mort, nous fixons notre regard vers le ciel, particulièrement vers la maison préparée pour nous par le Seigneur.

Ce regard fixé au ciel, nous rappelle notre véritable famille de Dieu, nous comme les enfants divins. C’est dans cette divinité on est appelé à vivre notre vie quotidienne. L’histoire dramatique de la première lecture nous assure qu’une vie reçue de Dieu, une vie vécue entièrement par et pour le Seigneur, nous aidera à surmonter toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement, non seulement les éléments concernant de la foi, mais aussi les éléments purement humains.

Le mois de novembre se commence avec la fête de Toussaints et la commémoration des défunts. Ces jours-ci nous sommes rendus aux cimetières pour un temps de recueillement et de prière. Nous avons prié pour nos frères défunts dans la foi, car nous croyons à la résurrection et la résurrection du Seigneur est notre espérance. Jésus nous a promis qu’Il partagera cette résurrection avec nous et nous voudrions d’être ressuscités avec Lui.  C’est pour cela que les jeunes de la première lecture ont rendus leurs vies sur la terre, pour qu’ils puissent participer à la vie éternelle, une vie auprès de Dieu.

Puisqu’on cherche le Royaume de Dieu, l’Eglise du Seigneur nous invite à être fidèles aux enseignements du Seigneur, particulièrement une fidélité  à l’amour de Dieu est exigée. Comme ces jeunes de la première lecture, nous croyons que Dieu ne peut pas abandonner les jutes qui lui sont fidèles. Soyons justes devant Dieu, soyons fidèles à son enseignement.

Nous reconnaissons que nous vivons dans un monde qui veut ignorer la foi chrétienne. C’est là que nous sommes envoyés pour être les messagers de la bonne nouvelle du Christ, d’être signes véritables de l’amour divin, rempli de miséricorde. En répondant à la question des Saducéens, Jésus nous affirme que dans le ciel, nous ne serons plus considérés comme croyants ou non croyant, conditionné par la vie affective ou relationnelle, comme nous les voyons sur la terre,  mais simplement comme les anges du Seigneur, une vie toute autres. Comme la vie, la résurrection aussi est un don de Dieu. Dieu qui a ressuscité son Fils unique, nous accordera aussi la même résurrection, si nous restons fidèles à son enseignement, comme son Fils qui était fidèle.

En Jésus nous avons Marie, témoin de la résurrection, notre mère  du ciel, qui nous aide à être fidèles aux enseignements de son Fils. Qu’elle intercède pour nous, qu’elle nous bénisse, Amen

 

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Publié le 8 Novembre 2019

Gospel text

(Jn 2,13-22): 

 

As the Passover of the Jews was at hand, Jesus went up to Jerusalem. In the Temple court He found merchants selling oxen, sheep and doves, and money-changers seated at their tables. Making a whip of cords, He drove them all out of the Temple court, together with the oxen and sheep. He knocked over the tables of the money-changers, scattering the coins, and ordered the people selling doves, «Take all this away and stop turning my Father's house into a marketplace!». His disciples recalled the words of Scripture: ‘Zeal for your House devours me as a fire’.

The Jews then questioned Jesus, «Where are the miraculous signs which give you the right to do this?». And Jesus said, «Destroy this temple and in three days I will raise it up». The Jews then replied, «The building of this temple has already taken forty-six years, and you will raise it up in three days?». Actually, Jesus was referring to the temple of his body. Only when He had risen from the dead, did his disciples remember these words; then they believed both the Scripture and the words Jesus had spoken.

 

The Application

 

Many of us, in our ignorance believe that all that we do is pleasing to God. The traditions and the laws were meant to glorify God and to praise Him, by celebrating a cult, which is worthy of God. Today Jesus is asking to each and every one us, to destroy the temple that we have constructed in our heart to worship God, and learn to see in Him, the true divine presence and Adore the Father. It is in Him that Father has chosen to reveal Himself to us, and it will be certainly, in and through Him that we can reach to God.

Paradoxically, Saint Paul gives us another truth of divine presence in our heart. We are the Temple of God and it is in us that God resides. Thus the same God once invisible and unreachable, has become very close to the humanity in the humanity of Christ, through his humanity in us, and He has become accessible to all, including the sinners that we are. It is here that we are called to purify, so that God may find a worthy and dignified place in our heart.

Many at times we don’t understand the rich teaching of Jesus and but certainly, we will understand it in later days. Today, it is important that we believe that God in us, and particularly through our words and deeds, we are expected to give a visibility of divine presence in this world. The Church is a true visible sign of God’s presence and the Church finds its own visibility in us. Once we realise this divine truth, we will allow God to act in us and find joy in our limit and weakness.

«Destroy this temple and in three days I will raise it up»

 

Fr. Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, in this universal festivity of the Church we remember that, even though no building in this world is big enough to contain God's immensity, since very long, long time ago, human beings have felt the need to reserve certain locations for their personal and collective meetings with God. At the beginning, the gathering places for Christians were their private homes, where communities congregated for prayer and the breaking of the Eucharistic Bread. The gathered community was —and still is today— God's Holy Temple. As time went by, these communities have been building edifices devoted to their liturgical celebrations, Word predication and prayer. And this is how, Christianism, from its initial persecutions and abuse to its final religious freedom in the Roman Empire, started to build its great basilicas. Of which, the most important one, is St. John Lateran, Rome's cathedral.

St. John Lateran is the symbol of the unity of all the Churches in the world with the Roman Church, and this is why this basilica proudly displays in its main portico the title of Mother and head of all the churches in the city and in the world (Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput). It is even more important than St. Peter's Basilica in the Vatican, the latter not being actually a cathedral, but a shrine built over St. Peter's sepulcher and the Pope's present residence, who, as Bishop of Rome, has in the Lateran Basilica, his Cathedral.

Yet, we should never lose sight of the fact that the true meeting point between man and God, his actual temple, is Jesus Christ. This is why, He was empowered to tidy up his Father's home and to say these words: «Destroy this temple and in three days I will raise it up» (Jn 2:19). Thanks to the sacrifice of his life for us, Jesus Christ has made out of believers God's living temple. This is why, the Christian message reminds us that all human beings are a sacred reality, where God dwells, and that it cannot be profaned by using it as material means.

 

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Publié le 8 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 2,13-22): 

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes: «Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic». Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture: «L'amour de ta maison fera mon tourment».

Les Juifs l'interpellèrent: «Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là?». Jésus leur répondit: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Les Juifs lui répliquèrent: «Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais!». Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cel; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

 

L’Application

 

Jésus est le Temple de Dieu, en Lui que nous devons adorer Dieu. Dans cette adoration véritable, nous devons nous-même le temple du Christ, l’Eglise du Seigneur au peuple. Avec ce peuple nous nous formons une église qui est visible et palpable.

Comme nous dit saint Paul, notre cœur est la demeure de Dieu. En gardant notre cœur pur, nous rendons la demeure de Dieu, un lieu digne de sa présence.

Aujourd’hui le Seigneur nous demande de nettoyer cette demeure de Dieu, qui est rempli des choses inutiles, mettons les marchandises. Puisque Jésus désire que nous adorions notre Dieu en Esprit et en vérité, cette adoration est possible en Lui, par sa demeure en nous, et en reconnaissant sa présence dans le cœur des hommes.

 

 

 

«Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai»

 

Abbé Joaquim MESEGUER García
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en cette fête universelle de l'Église, souvenons-nous que, bien que Dieu ne puisse être contenu dans les murs d'aucun édifice du monde, depuis des temps très anciens l'être humain a éprouvé le besoin de réserver des espaces qui favorisent la rencontre personnelle et communautaire avec Dieu. Au début du christianisme, les lieux de rencontre avec Dieu étaient les maisons particulières, où les communautés se réunissaient pour la prière et la fraction du pain. La communauté réunie était -comme aujourd'hui- le temple saint de Dieu. Au fil du temps, les communautés construisirent des édifices dédiés aux réunions liturgiques, à la prédication de la Parole et à la prière. Et c'est ainsi que dans le christianisme, avec le passage de la persécution à la liberté religieuse dans l'Empire romain, apparurent les grandes basiliques, dont Saint-Jean du Latran, cathédrale de Rome.

Saint-Jean du Latran est le symbole de l'unité de toutes les Églises du monde avec l'Église de Rome. Voilà pourquoi cette basilique arbore le titre d'Église principale et de mère de toutes les Églises. Son importance est même supérieure à la basilique

de Saint-Pierre du Vatican, car en réalité celle-ci n'est pas une cathédrale, mais un sanctuaire édifié sur la tombe de saint Pierre et le lieu de résidence actuelle du Pape qui, en tant qu'Évêque de Rome, a sa cathédrale dans la basilique du Latran.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que le lieu véritable de la rencontre de l'homme avec Dieu, le temple authentique, c'est Jésus-Christ. Aussi a-t-il pleine autorité pour purifier la maison de son Père et prononcer ces paroles: «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai» (Jn 2,19). Grâce au don de sa vie pour nous, Jésus-Christ a fait des croyants un temple de Dieu vivant. C'est pourquoi le message chrétien nous rappelle que toute personne est sacrée, qu'elle est habitée par Dieu, et que nous ne pouvons la profaner en l'utilisant comme un moyen.

 

 

 

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Publié le 6 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 15,1-10): 

 

Tax collectors and sinners were seeking the company of Jesus, all of them eager to hear what He had to say. But the Pharisees and the scribes frowned at this, muttering. «This man welcomes sinners and eats with them».

So Jesus told them this parable: «Who among you, having a hundred sheep and losing one of them, will not leave the ninety-nine in the wilderness and seek out the lost one till he finds it? And finding it, will he not joyfully carry it home on his shoulders? Then he will call his friends and neighbors together and say: ‘Celebrate with me for I have found my lost sheep’. I tell you, just so, there will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner than over ninety-nine upright who do not need to repent.

»What woman, if she has ten silver coins and loses one, will not light a lamp and sweep the house in a thorough search till she finds the lost coin? And finding it, she will call her friends and neighbours and say: ‘Celebrate with me for I have found the silver coin I lost!’. I tell you, in the same way there is rejoicing among the angels of God over one repentant sinner».

 

The Application

 

The Christian life finds its fulfilment, only when it identifies the divine will and accomplishes it. It is in this process of searching and verifying the divine will that we learn to live in God, by God and for God. This life is possible, only when we inculcate in us the divine qualities of pardon and love. In this process of becoming a person of love and forgiveness, we identify our sins and wickedness, which are hurdles to get closer to God. Thus with the divine mercy and grace, we get converted and God elevates us, from an ordinary human being, to a person capable of representing God in the world.

The real conversion is not avoiding sin and doing Good. It is living by God, in God and for God, where sins will never have a place. A sinless life is a fruit of our configuration in Christ, a consequence, and surely not our finality. The more we live in God, the better will be the joy in heaven, because God celebrates our holiness. Thus the conversion is not raising us up towards heaven, rather getting up and entering in to our house that we have abandoned.

Action of the day: Identify one aspect of your life that needs a conversion.

«There will be more rejoicing in heaven over one repentant sinner»

 

Fr. Francesc NICOLAU i Pous
(Barcelona, Spain)

Today, the evangelist of God's mercy imparts two parables of Jesus that lighten up his divine behavior towards those sinners returning to the right path. With the human image of joy, he reveals God's goodness finding pleasure in the homecoming of those who moved away from sin. It is like coming back to the Father's home (as more distinctly will say at Lk 15:11-32). «For God sent not his Son into the world to condemn the world; but that the world through him might be saved» (Jn 3:17), and He did it while welcoming those that, full of confidence, «were seeking the company of Jesus (...), to hear what He had to say» (Lk 15:1), as He healed their soul as the doctor heals the body of the ailing (cf. Mt 9:12). While the Pharisees believed they were so righteous and felt they needed no doctor, it is actually for them —the evangelist says— that Jesus proposes the parables we read today.

If we feel spiritually sick, Jesus will tend to us and will be happy that we have gone to him. But if, on the contrary, we would think, as those proud Pharisees did, that we need not to plead forgiveness, the divine Doctor will not heal us. Each time we recite the Lord's Prayer, we must feel like sinners, as we say «and forgive us our wrongs...». And we sure must be grateful to him for doing it! As grateful we must also be, for having placed, so mercifully, at our disposal, the Sacrament of Reconciliation. Let us hope our haughtiness will not make us to look down on it. St. Augustine tells us that Jesus Christ, God and Man, gives us an example of humbleness by removing the “tumor” of our arrogance, «for, though great is the misery of a haughty man, greater is still the mercy of the humble God».

Let us further add that the lesson Jesus gives to the Pharisees is also an example for all of us; we cannot throw sinners away from us. The lord wants us to love them as He has loved us (cf. Jn 13:34) and we must rejoice to bring back home the lost sheep or to recover the lost coin.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

L’Application

 

La joie du Ciel est une consolation pour l’humanité, car Dieu vient nous chercher. De notre part, nous devons Le chercher, car, même si Dieu dans sa miséricorde nous retrouve, si nous ne reconnaissons pas sa présence, nous ne pouvons pas Le suivre.

C’est pourquoi saint Paul nous dit, nous devons vivre pour le Seigneur. Si nous apprenons à vivre et mourir pour le Seigneur, nous Le retrouverons sans aucune difficulté, car nous serons déjà avec Lui. C’est ainsi pour les chrétiens, la mort est une porte qui nous amène vers la vie éternelle, d’une manière parfaite.

Dieu vient vers nous, au-delà de nos mérites pour nous sauver. Tout ce qu’Il nous demande, ce que nous écoutions sa voix, comprenions ses œuvres envers nous, plein de tendresse et d’amour. Dans notre salut, la joie se multiplie en nous, car nous nous retrouvons encore une fois dignement dans la maison du Seigneur et de Sa Part Dieu fête notre conversion avec les Anges du Ciel.

 

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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