Publié le 16 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,47-54): 

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés».

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

 

L’Application

 

Jésus est venu à rétablir une nouvelle loi, amour et pardon, une loi qui se dépasse de toute autre loi qui a pu existait. Cette loi, non pas reçue par un intermédiaire, elle est donnée par Dieu et reçue par Lui-même en Jésus Christ, qui nous a montré par sa vie, comment pouvons-nous l’accomplir dans notre vie humaine, d’une manière divine.

N’oublions jamais notre propre histoire et  l’infidélité du peuple de Dieu que nous sommes. À moins que et jusqu'à ce que nous ne nous réconcilions pas avec ce Dieu d’amour et de miséricorde, cela nous troublera certainement tout au long de notre vie. Cette réconciliation est possible par notre conversion. Le jour que nous mettrons en pratique cette nouvelle loi que nous avons reçue lors de notre baptême, nous pouvons nous assurer que nous sommes ce nouveau peuple, juste devant Dieu, selon cette nouvelle loi.

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous présente le sens, l'acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n'importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l'Esprit ils l'expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque. C'est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L'une de caractéristiques de la prophétie est qu'elle met mal à l'aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l'aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s'étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu'à ce qu'il meure. Une fois mort, lorsqu'il ne dérange plus, c'est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d'organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu'ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu'ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d'ozone, sur le gaspillage d'eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l'exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes.

Il y a encore des personnes qui se réservent le "droit de savoir tout en exclusivité", qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu'ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l'époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n'y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).

 

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Publié le 15 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

L’Application

 

Dieu se fait homme, dont le plus nous apprenons à vivre notre humanité dans sa perfection, le plus nous devenons Dieu, car dans notre humanité Dieu demeure. L’incarnation a élevé dignement notre humanité et nous a fait participer désormais à l’humanité de Jésus, le nouvel HOMME. C’est dans cette humanité se trouve la véritable justice de Dieu et son amour.  Tout ce dont nous faisons, doit naître de cet amour divin.

Pour cela, Jésus nous demande de pratiquer cette humanité dans notre vie quotidienne, car dans cette humanité de Jésus, nous devenons les signes visibles de la présence divine, pour nos frères et sœurs. Quoi que soit notre état de vie, cette humanité est praticable, car elle appartient en nous, et  donné à nous par Dieu en Jésus Christ.

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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Publié le 15 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 11,42-46): 

Jesus said, «A curse is on you, Pharisees; for the Temple you give a tenth of all, including mint and rue and the other herbs, but you neglect justice and the love of God. This ought to be practiced, without neglecting the other. A curse is on you, Pharisees, for you love the best seats in the synagogues and to be greeted in the marketplace. A curse is on you for you are like tombstones of the dead which can hardly be seen; people don't notice them and make themselves unclean by stepping on them». Then a teacher of the Law spoke up and said, «Master, when you speak like this, you insult us, too». And Jesus answered, «A curse is on you also, teachers of the Law. For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them».

 

The Application

 

Very rarely we find Jesus expressing His disappointment openly. Today, we can rightly understand, because the hope and confidence that God has put on these religious leaders, is voluntarily ignored and abused, for their own personal interest. Jesus is inviting us to double check our own attitude towards our brothers and sisters. Are we leading them towards God, or manipulating them for our personal advance?

It is important that in all our human behaviours, a great importance to be accorded, to the foundation of our thinking and action. Is it based on divine justice and love? As Christians we have to be a visible sign of divine compassion and mercy, through our words and deeds. Are we so?

Action of the day: Be compassionate

 

«This ought to be practiced, without neglecting the other»

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Spain)

Today, we can see how the Divine Master gives us a few lessons: amongst them, He speaks of the tithe and also of the coherence educators (parents, teachers and all Christian believers) must have. In today's Mass, the teachings of St. Luke's Gospel appear in a somewhat synthesized form, but Matthew's parallel passages (23:1…) are more comprehensive and concrete. Our Lord's entire line of thought infers that at the heart and soul of our activity there must be justice, charity, mercy and faith (cf. Lk 11:42).

The Old Testament tithing and our present collaboration with the Church, according to laws and norms, follow the same principle. Notwithstanding, to apply the principle of a mandatory law to small things —as the Masters of the Law used to do— is exaggerated and wearing: «Woe to you also, teachers of the Law! For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them» (Lk 11:46).

It is true that sensible people can show true instances of unselfishness. We have recent personal experiences of people who, out of their harvest, have given to the Church —for worship and the poor— the 10% (tithe); of others, who reserve their first flower (their choicest fruits), or the best fruits of their orchard; or, of others, who come to offer the same amount they have spent on their holiday vacation; and, of others, who just bring the pick of their work for the same purpose. One can guess all of them have assimilated the influence of the Holy Spirit. Love is imaginative; from small things it manages to take out joy and merits before God.

The good shepherd goes before the flock. Good parents are models to follow: example attracts. Good educators make a point of living by the virtues they teach. This is being coherent. Not only to a point, but fully: living a life close to the tabernacle, the devotion to the Mother of God, some small services at home, spreading good Christian humor... «Great souls know how to take advantage of small things» (St Josemaria).

 

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Publié le 14 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 11,37-41): 

As Jesus was speaking, a Pharisee asked him to have a meal with him. So He went and sat at table. The Pharisee then wondered why Jesus did not first wash his hands before dinner. But the Lord said to him, «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools! He who made the outside, also made the inside. But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean».

 

«But according to you, by the mere giving of alms everything is made clean»

 

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, the evangelist shows us Jesus at a banquet: «A Pharisee asked him to have a meal with him» (Lk 11:37). The host must have frowned when he realized his guest could not care less about the hand washing ritual (which was not a precept of Law, but just a tradition from the old rabbis) on top of frowning upon him and his social group. The Pharisee did not hit the right day, and Jesus' behavior, as we would say today, was not “politically correct”.

The Gospels show us that the Lord was basically uninterested in what “people might say” or in what may be considered “politically correct” behavior; we see in the Gospels that Jesus didn’t care much for what people might say or what is politically correct, whether we like it or not. These are not criteria on which Christians should base their decisions. Jesus clearly condemns double morality, which clearly seeks convenience or deception: «So then, you Pharisees, you clean the outside of the cup and the dish, but inside yourselves you are full of greed and evil. Fools!» (Lk 11:39). God's word, as usual, questions us about customs and habits of our daily life, when we end up converting trivia into “values”, to disguise our sins of arrogance, selfishness and conceit, while attempting to “globalize” morals with political correction in order to avoid being out of tune or being marginalized, and this, irrespective of the price to be paid in terms of the soilure of our soul, as, after all, everybody does the same.

St. Basil used to say, «he who is prudent must be mostly afraid of living pending of others' opinion». If we are witnesses to Christ, we must know that the truth will always shine through. This is our mission amidst these men we share our live with, while trying to keep us clean after the model of man God has revealed to us in Christ. The cleanliness of spirit goes far beyond any social forms and, if we ever have any doubts, let us then remember that blessed are the clean of heart, for they shall see God. Each one must decide what he wants to see for all eternity.

 

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Publié le 14 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,37-41): 

Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit: «Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous».

 

 

«Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous»

 

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste situe Jésus dans un banquet: «un pharisien l'invita pour le repas de midi» (Lc 11,37). Quelle bonne idée! Quelle tête dû faire l'amphitryon quand son invité négligea la norme rituelle de l'ablution (qui n'était pas un précepte légal, mais provenait de la tradition des anciens rabbins) et, par-dessus le marché, les censura fermement, lui et son groupe social. Le pharisien ne fut pas inspiré ce jour-là, et le comportement de Jésus ne fut pas, comme on dit aujourd'hui, “politiquement correct”.

Les évangiles nous montrent quel peu de cas le Seigneur fait du “qu'en dira-t-on?” et du “politiquement correct”; que cela nous plaise ou non, il doit en aller de même pour qui s'estime chrétien. Jésus condamne clairement le comportement typique de la double morale, l'hypocrisie qui cherche la conciliation ou la tromperie: «Vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté» (Lc 11,39). Comme toujours, la Parole de Dieu questionne les us et coutumes de notre vie quotidienne, par lesquels nous finissons par convertir en “valeurs” des chimères qui dissimulent les péchés d'orgueil et d'égoïsme, afin de “globaliser” la morale dans le politiquement correct pour ne pas détoner, ne pas rester en marge, sans qu'importe le prix à payer, ni la noirceur de notre âme, puisque, au bout du compte, tout le monde le fait.

Saint Basile disait que «l'homme prudent ne doit rien fuir davantage que de vivre selon l'opinion des autres». Si nous sommes des témoins du Christ, nous devons savoir que la vérité est et sera toujours la vérité, même s'il pleut des salades. C'est là notre mission parmi les hommes dont nous partageons l'existence, tout en nous efforçant de nous maintenir purs selon le modèle d'humanité que Dieu nous a révélé dans le Christ. La pureté d'esprit passe par-dessus les formes sociales et, si nous en doutons parfois, rappelons-nous que ceux qui ont le cœur pur verront Dieu. À chacun de choisir ce qu'il doit voir pour toute l'éternité.

 

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Publié le 13 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 11,29-32): 

 

As the crowd increased, Jesus began to speak in this way, «People of the present time are evil people. They ask for a sign, but no sign will be given to them except the sign of Jonah. As Jonah became a sign for the people of Nineveh, so will the Son of Man be a sign for this generation. The Queen of the South will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and here there is greater than Solomon. The people of Nineveh will rise up on Judgment Day with the people of these times and accuse them, for Jonah's preaching made them turn from their sins, and here there is greater than Jonah».

 

The Application

 

From our childhood, we have heard from our grandparents that if we make a mistake, God will punish us. It was the best way they found to calm and control us very easily.  However, even if we make mistakes, when we present ourselves before them with total surrender and sincerity, will find in them the real love and concern for us.

God is the same with us, if we are faithful with Him. When we refuse to obey God and listen to Him, then we refuse all the signs that God provides for us, for our conversion, which will lead us to get reconciled with God. We are all weak and we need God’s graces.

In this modern world, the Church still asks us to look into the Holy Scriptures, prophets and in our salvation history for sings of divine presence in our life. We can’t therefore conclude that our God is of the past, because God continues to save us. The same Holy Church invites us to find the divine signs, in our daily events of life, in the creation, particularly in the hearts of men of Faith. These people of God are always there with us and if we search for divine signs, they will certainly help us to find, one such sign, in our own personal life. Have a wonderful day.

Action of day: Find a sign of God’s presence today, in your life.

«People of the present time are evil people. They ask for a sign»

 

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, Christ's sweet —but stern— voice admonishes those who believe they certainly deserve a “ticket” for Paradise, just because they may say: «Jesus, how wonderful you are!». Christ has paid the price of our salvation without excluding anyone, but, all the same, some minimum conditions must be kept. And, amongst them, not pretending to have Christ doing all the work while we do nothing at all. That would not only be sheer foolishness, but wicked arrogance. This is why, the Lord has no doubt using the word “evil”: «People of the present time are evil people. They ask for a sign but no sign will be given to them except the sign of Jonah» (Lk 11:29). He calls them “evil” because they want to see first his spectacular miracles in order for them to grant their eventual and condescending adhesion.

Not even in front of his own Nazareth countrymen did He agree, because —demanding as they were!— they expected Jesus to sign up his mission as Prophet and Messiah by means of wonderful prodigies. They would like to savor as comfortably seated watchers in a theater. But this is not possible: the Lord offers the salvation, but only to those who submit to him through an obedience born from the faith, that waits and says nothing. This total faith (that God himself has planted in our inside as a seed of grace) is what He wants from us.

A testimony against those believers keeping a caricature of their faith will be the queen of the South, for she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon, and it turned out that «here there is greater than Solomon» (Lk 11:31). There is a proverb that goes «there's none so deaf as those who will not hear». Christ, condemned to death, will rise in three days: He will offer salvation to whoever recognizes him, while all others —when He comes back as a Judge— can wait for nothing but their sentence because of their stubborn disbelief. Let us accept him with advanced faith and love. We shall recognize him and He will recognize us as belonging to him. Don Alberione, servant of God said: «God wastes no light: He lights the lamps as needed, but always on time».

 

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Publié le 13 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,29-32): 

 

Comme la foule s'amassait, Jésus se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive; il en sera de même avec le Fils de l'homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas».

 

L’Application

 

Nous le savons que Dieu est généreux avec nous, si nous sommes sincère avec Lui. Cette générosité ne s’épuise jamais, car notre Dieu est fidèle. Dans toute sincérité, si nous cherchons les signes de sa présence, nous le trouverons facilement. Pour cela, il faut regarder tout avec un regard de foi.

Ces signes sont largement disponibles dans les écritures sacrées, dans les prophètes, et particulièrement dans l’histoire du salut. Malgré de tout cela, si nous Lui demandons encore les signes, nous devons d’être stupides, ou nous ne sont plus les croyants.

Pourtant n’oublions jamais que ce Dieu n’est pas un du passé, mais aussi du présent et de la future, car Il ne s’arrête pas de travailler et de nous donner les signes vivants dans les événements qui se passent autours de nous, dans la création toute entière, particulièrement dans les cœurs des hommes de foi.

 

«Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, la voix douce –mais sévère– du Christ met en garde ceux qui sont convaincus d'avoir déjà leur “ticket” pour le Paradis, parce qu'ils disent: «Jésus, comme tu es beau!». Le Christ a payé le prix de notre salut sans exclure qui que ce soit, mais il faut remplir certaines conditions élémentaires. Entre autres, celle de ne pas prétendre que le Christ fasse tout, nous rien. Ce serait non seulement une sottise, mais un mauvais orgueil. C'est pourquoi le Seigneur emploie aujourd'hui le mot “mauvais”: «Cette génération est une génération mauvaise: elle demande un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que celui de Jonas» (Lc 11,29). Il l'appelle “mauvaise” parce qu'elle subordonne son éventuelle et condescendante adhésion à la condition de voir des miracles spectaculaires.

Jésus n'accepta jamais d'agir ainsi, même devant ses compatriotes de Nazareth, qui exigeaient qu'Il garantisse sa mission de prophète et de Messie par de prodigieux miracles, à savourer assis dans un fauteuil de cinéma. Mais c'est impossible: le Seigneur offre son salut à ceux-là seuls qui se soumettent à Lui par une obéissance qui naît de la foi, qui espère et se tait. Dieu requiert cette foi antécédente (qu'Il a mise en nous comme semence de grâce).

Contre cette caricature de foi, la reine de Saba se lèvera, elle qui vint des confins de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, alors que «il y a ici bien plus que Salomon» (Lc 11,31). Un proverbe dit: «Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre». Le Christ, condamné à mort, ressuscitera trois jours plus tard: à qui Le reconnaît, Il propose le salut; aux autres –quand Il reviendra comme Juge– il ne restera plus qu'à entendre la condamnation pour leur incrédulité obstinée. Prenons les devants: acceptons-Le avec foi et amour. Nous Le reconnaîtrons et Il nous reconnaîtra comme siens. Le serviteur de Dieu Don Albérione disait: «Dieu ne gaspille pas l'électricité: il éclaire les lampes nécessaires, toujours au bon moment».

 

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Publié le 13 Octobre 2019

Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent.  La distance est à cause de leur infirmité et Jésus est venu pour détruire cette distance qui nous sépare du Seigneur.  Ils crièrent : ce crie est un fruit de la connaissance. Tout commence par une reconnaissance de sa propre infirmité. Cette connaissance de soi, nous aide à chercher une solution, une guérison.  Cherchez, vous trouverez ; dit le Seigneur. En reconnaissant de la présence du Seigneur, le Sauveur du monde, qui est capable de leur guérir, ils crièrent. Ce crie est une culmination d’un processus de l’homme vers la foi. Je reconnais la grandeur du Seigneur, sa bonté et sa générosité. En même temps devant cette grandeur et majesté, je reconnais ma petitesse et je crie.

En écoutant ce crie, Jésus s’arrête et avec un seul commandement, « Allez-vous montrer aux prêtres. », ils étaient guéris.  Dieu n’agit pas comme nous ou comme nous aimerions.  Pour mieux comprendre les œuvres divines, il faut  avoir la foi et aussi apprendre à regarder tout avec un regard divin. Le général syrien Naaman a appris à écouter et à obéir la parole du prophète Elisée. Si je n’écoute pas sa Parole et met pas cette Parole en pratique, je ne peux jamais voire les merveilles de Dieu.

Naaman refera encore un autre chemin, maintenant tout purifié, non pas pour lui, mais pour le Seigneur. La première démarche vers le prophète était une démarche purement charnelle, demandant une guérison. Les lépreux ont fait le même chemin. La nouvelle est purement spirituelle. C’est ici Naaman retrouva sa santé, la santé de l’homme, la foi. Un homme nouveau, un homme en Dieu est né dans cette nouvelle démarche spirituelle. Nous tous sommes appelles à faire cette démarche spirituelle, vers Dieu, vers le Sauveur du monde. C’est une démarche de la foi.

Cette démarche de la foi est un don de Dieu. Nous ne pouvons jamais aller vers le Seigneur, si Dieu ne nous invite pas. Si nous sommes ici, c’est parce que Dieu l’a voulu. Nous sommes là d’être envoyés par le Seigneur vers ce monde qui a besoin de notre service et de notre présence. Pour cela, prions au Seigneur à faire naitre en nous ce nouvel homme, un homme ressuscité, un homme de foi. 

Rendons grâce au Seigneur pour ses merveilles. Que notre vie soit une action de grâce, car Il est bon et éternel est son amour. Aujourd’hui le saint père va canoniser St. John Henry Newman, Ste. Mariam Thresia, Ste. Marguerite Bays, Ste. Irma Dulce Lopes Pontes, et Ste. Giuseppina Vannini comme les saints pour nous. Ils prient pour nous. Bénissons le Seigneur.

Naaman et ce lépreux non seulement étaient guéris, mais aussi étaient sauvés. Les autres, ils se trouvent incapable de s’ouvrir réellement à l’initiative de l’Autre, à la gratuité. Dès aujourd’hui, faisons ce nouveau chemin vers le Seigneur, avec Naaman et ce samaritain.  

En ce mois de missionnaire et aussi mois du Rosaire, nous nous tournons vers la Vierge Marie. Dans le Magnificat, elle rend grâce au Seigneur non seulement pour ce qu’Il a fait en elle, mais aussi pour son action dans l’histoire du salut. En célébrant cette Eucharistie, nous nous unissons à cette action de grâce de Marie et nous lui demandons de nous aider à rester fidèle à la mission qui nous est confiée.  Amen.

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Publié le 12 Octobre 2019

They stopped at a distance and shouted at him. The distance and the scream, they go together. Though this distance was created by the social barriers and customs, the courage to come out in an open place and cry does merit certain courage and risk. The social systems narrates to us that the distance is because of their infirmity and Jesus came to destroy this distance that separates us from the Lord and to heal all kinds of human infirmities.

If they shouted, then we can imagine that this cry is a fruit of knowledge. It all starts with a recognition of one's own infirmity. This self-knowledge helps us to find a solution, a cure. Many of us don’t cry, because we don’t know that we are sick and even if we know, we are not able to identify the source of our pains and sufferings. Jesus has said to us that those who seeks, will find.

 The seeking does demand from us to identify the person who is able to heal us. Their ability to recognize the presence of the Lord, the Saviour of the world, who is able to heal them, made them to come out with courage and cried out to the Lord. This screaming is a culmination of a process towards faith. I recognize the greatness of the Lord, his kindness and generosity. At the same time in front of this grandeur and majesty, I recognize my littleness and I cry for help.

Listening to this cry, Jesus stops and speaks. Very surprising, He invokes nothing, but with one commandment, "Go and show to the priests”, he heals them. Since there was already a spiritual process that guided these lepers to the Lord, they were able to understand the instructions received and to make a new path to the world, a new world. God does not act like us or as we would like. To better understand the divine works, one must learn to look at everything with a divine eye. Syrian General Naaman learned to listen and obey the word of the prophet Elisha.

Naaman will undertake once again a pilgrimage, now all purified, not for him, but for the Lord. The first journey towards the prophet was a purely carnal step, demanding a physical cure. The news is purely spiritual, a pilgrimage to have a personal encounter with the man of God, filled with gratitude. It is here Naaman regained his health, the health of the man. A new man, a man in God is born in this new spiritual journey. We are all called to make this spiritual journey, a pilgrimage towards God, to the Saviour of the world. It is because of this very nature that we are called as a pilgrim people.

This pilgrim journey of faith is a gift from God. We can never go to the Lord, if God does not invite us. If we are here, it's because God wanted it. We are here to be sent by the Lord to this world that needs our service and our presence. For this, we kill all that prevents in us from going to the Lord and pray to the Lord to bring in us this new man, a resurrected man.

Let us give thanks to the Lord for his wonders. May our life be a thanksgiving, for He is good and eternal. Naaman and this leper were not only healed, but also saved. Let us never forget the word that St. Paul addressed to Timothy. If we lack faith, He remains faithful to His Word, because He can not reject Himself. Let us never be discouraged to fall back in to the hands of divine mercy.

In this missionary month and also the month of the Rosary, we turn to the Virgin Mary. In the Magnificat, she gives thanks to the Lord not only for what He did in her, but also for the divine action in the history of salvation. In celebrating this Eucharist, we join in this thanksgiving of Mary and we ask her to help us to remain faithful to the mission entrusted to us. Amen.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,27-28): 

 

Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire: «Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!». Alors Jésus lui déclara: «Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!».

 

L’Application

Jésus nous invite à joindre sa Mère, pour que nous devenions, nous aussi autant heureux comme sa Mère. Cette joie, nous dit le Seigneur, non pas le fruit de sa maternité, plutôt de sa fidélité à la volonté divine. Puisque cette fidélité est faisable avec la grâce Dieu, Jésus confirme, que nous serons un peuple heureux dans l’accomplissement de la volonté divine. Cherchons-nous cette volonté dans notre vie quotidienne ?

 

«Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait!»

 

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons la meilleurs des éloges que Jésus pouvait faire à sa propre mère: «Heureux (…) ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent!» (Lc 11,28). Avec cette réponse, Jésus-Christ ne repousse pas l'éloge que cette simple femme faisait de façon passionnée à sa Mère, sinon qu'Il l'accepte et va plus loin, expliquant que la Très-Sainte-Marie était bienheureuse –surtout!- pour le fait d'avoir été bonne et fidèle d'avoir accompli la Parole de Dieu.

Quelques fois, on me demande si les chrétiens croient à la prédestination, comme on y croit dans d'autres religions. Non!: les chrétiens croyons que Dieu nous prépare un destin de bonheur éternel. Dieu veut que nous soyons heureux, fortunés, bienheureux. Prenons conscience de la fréquence de ces paroles dans les enseignements de Jésus: «Bienheureux, bienheureux, bienheureux…». «Bienheureux les pauvres, les miséricordieux, ceux qui ont faim et soif de justice, ceux qui créerons sans avoir vu» (cf. Mt 5,3-12; Jn 20,29). Dieu veut notre bonheur, un bonheur qui commence déjà en ce monde, bien que les chemins pour y arriver ne soit pas la richesse, ni le pouvoir, ni le succès facile, sinon l'amour pauvre et humble de celui qui est dans l'attente. La joie de croire! Cette joie dont parlait le converti Jacques Maritain.

Il s'agit d'un bonheur qui est encore plus grand que la joie de vivre, car nous croyons d'une vie sans fin, éternelle. Marie, la Mère de Jésus, non seulement est fortunée d'avoir amené au monde, pour l'avoir nourri et éduqué —comme disait spontanément cette femme du village— sinon, surtout, pour avoir été à l'écoute de la Parole et pour l'avoir mise en pratique: pour avoir aimé et pour s'être laissé aimer par son Fils Jésus. Comme disait le poète: «Pouvoir dire «mère» et s'entendre dire «mon fils» / c'est la chance qui faisait envi de Dieu». Que Marie, Mère du Belle Amour, prie pour nous.

 

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