Publié le 24 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,54-59): 

Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».

 

L’Application

 

Dieu fait confiance en nous, car Il nous a déjà donné la grâce de discernement et de sagesses, dont les dons de l’Esprit Saint. Il nous invite à les employer sans aucune modération. Si nous reconnaissons en nous le combat spirituel, nous comprendrons nos faiblesses, et mettrons ces dons en œuvres.

Dieu, qui est la source de la vie, nous laissera pourtant libre. Choisir d’entre la vie et la mort, est confié en nous, et nous devons Lui rendre compte.  Si nous voulons choisir la vie, saint Paul nous dit que la chaire est faible et nous devons agir, non pas selon les désirs de la chaire, mais selon l’Esprit Saint que nous avons reçu lors de notre Baptême.

Chaque moment de la vie,  on est demandé de discerner et choisir. Faisons un bon discernement selon la volonté divine et choisissons la vie.

«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.

 

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Publié le 23 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 12,49-53): 

 

Jesus said to his disciples, «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled; but I have a baptism to undergo and what anguish I feel until it is over! Do you think that I have come to bring peace on earth? No, I tell you, but rather division. From now on, in one house five will be divided; three against two, and two against three. They will be divided, father against son and son against father; mother against daughter and daughter against mother; mother-in-law against her daughter-in-law, and daughter-in-law against her mother-in-law».

 

The Application

 

This fire has done lot of charity to the contemporary world. It has purified the world and transformed the hearts of the wicked individuals. Since the Lord is filled with goodness, anything which comes out of this goodness, is good for the humanity.

The division that we see in our daily life is that which brings calamities, fights and misunderstandings, pushed and inspired not by the truth, rather by the emotions and ignorance.

The division that the Lord desires is that the regrouping of good people to protect and support them, and separate from them anything which is against love and charity. Thus if the father is against love, the son will certainly stand against him. This division is very much heathier than which destroys the humanity.

The peace that the world promotes is sometime filled with injustice and prejudice, where the poor and the oppressed are ignored, and the rich and powerful make their way easily. The absence of war and fight, is not synonym with peace. Jesus wishes to destroy this social peace blind to injustice and oppression promoted by the world, and desires that every human being is filled with the fire of love and compassion.

 

Action of the day: be a person of fire.

«I have come to bring fire upon the earth»

Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach
(Vilamarí, Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us Jesus as a person of great ambitions: «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled!» (Lk 12:49). Jesus would like to see the fire of charity and virtue already burning. As if He would be referring to it in passing! He has to undergo a baptism, that is, the trial of the Cross, and He feels anguished until it is all over. It’s only natural, Jesus has plans, and He is in a hurry to see them accomplished. We could say He has a “Divine Impatience”. We also have ideas and projects, and we would also like to see them fulfilled straightaway. Time gets in the way. «What anguish I feel until it is over!» (Lk 12:50).

It is the stress of life. It is the anxiety anyone with great projects feels. On the other hand, having no desires is like remaining at a standstill, dead, restrained; it is being sad, embittered, as being one who derives pleasure from reprehending those who actually work. People who are moving and cause others to move, who are progressing and cause others to progress, are ambitious people.

Have great aspirations! Train your goals onward and upward! Seek your personal perfection, that of your family, that of your work, that of your deeds, that of the assignments you receive. The saints have always aspired to the highest goals. They have not been afraid to face efforts and stress. They have moved. Carry on, move, too! Remember St. Augustine's words: «If you say enough, you are lost. Go further, keep going. Don't stay in the same place, don't go back, don't go off the road. Who does not move forward, stops; who keeps thinking of the starting point, goes backwards; he who reneges goes off the road. It is better to limp along that way than to stride along some other route». And he adds: «If want to be what you are not yet, you must always be displeased by what you are. For where you are pleased with yourself there you have stopped. Keep adding, keep walking, keep advancing». Are you advancing or have you stopped? Implore the help of the Blessed Virgin, Mother of Hope!

 

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Publié le 23 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,49-53): 

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

 

L’Application

 

Jésus qui est venu nous apporter la paix et l’unité, nous affirme aujourd’hui qu’il désire la division et que ce monde soit allumé de son feu. Nous voyons déjà une contradiction, pourtant vrai.

Une fausse paix que le monde désire, au nom de la paix social en acceptant les actes injustes, les oppressions des faibles, etc., n’est pas selon le Seigneur une vraie paix. Dans ce monde qui n’a pas une conscience pure,  un engagement positif pour un développement équilibre, n’est pas possible. Jésus est là pour tout transformer et faire naître en nous, un nouvel l’Homme, un homme selon la volonté divine.

Pour cela une division est importante et le feu est nécessaire. Ce feu détruit non pas les biens et les bons, mais le mauvais qui abime la Paix que Dieu désire pour nous. En ce jour de la fête de vos claretains,  je vous invite à découvrir le Père Claret, qui a voulu que le cœur d’un claretain soit brulé par cet amour divin.

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

 

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Publié le 22 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 12,39-48): 

 

Jesus said to his disciples, «Pay attention to this: If the master of the house had known at what time the thief would come, he would not have let his house be broken into. You also must be ready, for the Son of Man will come at an hour you do not expect».

Peter said, «Lord, did you tell this parable only for us, or for everyone?». And the Lord replied, «Imagine, then, the wise and faithful steward whom the master sets over his other servants to give them food rations at the proper time. Fortunate is this servant if his master on coming home finds him doing his work. Truly, I say to you, the master will put him in charge of all his property. But it may be that the steward thinks: ‘My Lord delays in coming’, and he begins to abuse the menservants and the servant girls, eating and drinking and getting drunk. Then the master will come on a day he does not expect him and at an hour he doesn't know. He will discharge his servant and number him among the unreliable.

»The servant who knew his master's will, but did not prepare to do what his master wanted, will be punished with sound blows; but the one who did what deserved a punishment without knowing it shall receive fewer blows. Much will be required of the one who has been given much, and more will be asked of the one entrusted with more».

 

The Application

 

If we wish to imitate Jesus, then we should search the motivating spirit in the ministry of Jesus on this earth. He was always inspired by the will of the Father, and accomplishing this Will did give Him immense joy and profound satisfaction. For us today, this God is not an impersonal God, but very much affective God, who loves us and cares for us. If we wish to be happy, just like Jesus, then we should give attention to the will of the Father of Jesus.

It is in this love that He has entrusted to us the whole world, particularly the poor and infirmities, who are in need of our help. From our part, we are called to represent the same loving and forgiving God, to these people around us, by our words and deeds. The image that God has given for our better way of accomplishing the mission entrusted to us is, ‘an image of a faithful servant’, who will give joy to the Master, when He find us faithful.  Are we a faithful servant of God?

«You also must be ready, for the Son of Man will come at an hour you do not expect»

 

Fr. Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, upon reading this fragment of the Gospel, we realize that each person is an administrator: when we are born, we all receive a heredity of genes and capabilities to fulfill ourselves in our life. We discover that these capabilities, and our very life, are just a gift from God, inasmuch we have not done anything to deserve them. They are the personal, unique and nontransferable gift, which bestows our personality on us. They are the “talents” which the same Jesus speaks about (cf. Mt 25:15), and we should make them grow during our life span. Capabilities for our complete self-realization, but with the additional possibility to communicate and share these values with each other.

Jesus finally ends the first paragraph by saying: «For the Son of Man will come at an hour you do not expect» (Lk 12:40). It is our hope the Lord Jesus will come at the end of time; but, now and here, Jesus also appears in our lives, in the simplicity and in the complexity of every moment. It is now then, with the Lord's strength, we can live his Kingdom. St. Augustine reminds us in the words of the Psalm 33:12: «Happy the nation whose God is the Lord, the people chosen as his very own», so that we can be fully aware of it while belonging to this kinship.

«You also must be ready» (Lk 12:40), this exhortation implies a call to fidelity, never submitted to selfishness. It is our responsibility to know “how to react” to the goods we have received with our life. «Knowing his master's will» (Lk 12:47), is what we identify as our “conscience”, and it is what makes us responsible for our actions. It is a matter of justice and love on our side, to generously respond to Mankind, and towards each one of its living beings.

 

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Publié le 22 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,39-48): 

 

«Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra».

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

 

L’Application

 

La vie chrétienne est une vie de pèlerinage, d’ici vers le Seigneur, non pas seul, mais avec les autres. Puisqu’elle est un voyage, la vigilance est exigée. C’est pourquoi chaque moment de la vie, chaque étape, chaque rencontre humaine, chaque virage sont important pour nous. Nous ne pouvons jamais les ignorer, même si nous nous trouvons sur la route sans unique, une route bien protégée et assurée. Il faut savoir vivre avec les autres avec un respect mutuel.

L’image que le Seigneur nous présente aujourd’hui est celle d’un serviteur. Un serviteur fidèle fera plaisir à son maître. Il est capable de représenter son Maître à travers ses œuvres. Cette fidélité à la volonté de notre Maître est une manière de montrer notre reconnaissance de son amour et de sa générosité.

Sommes-nous les serviteurs fidèles ?

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

 

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

 

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Publié le 22 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 12,35-38): 

Jesus said to his disciples, «Be ready, dressed for service, and keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding. As soon as he comes and knocks, they will open to him. Happy are those servants whom the master finds wide-awake when he comes. Truly, I tell you, he will put on an apron and have them sit at table and he will wait on them. Happy are those servants if he finds them awake when he comes at midnight or daybreak!».

«Keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding»

Fr. Miquel VENQUE i To
(Barcelona, Spain)

Today, we must pay our individual attention to Jesus' words: «Be ready, dressed for service, and keep your lamps lit, like people waiting for their master to return from the wedding. As soon as he comes and knocks, they will open to him» (Lk 12:36). What a joy to realize that, even though unworthy and sinner, it will up to me to open the door for the Lord, when He finally comes! Yes, at the hour of death, I will open the door to Heaven or I will close it; nobody will be doing it on my behalf. «We can be persuaded God will ask us to render accounts not only of our deeds and words, but also of how we have been spending our time» (St. Gregory of Nazianzus).

To be waiting wide-awake at my door for him to arrive is quite simple, and I can certainly do it. I must not be inattentive. To be inattentive is to forget the final purpose, to wish to go to Heaven, but with no operative will; it is like building castles in the air, without having worthy commitments supporting our yearning. To wear your apron means to be in the kitchen, duly prepared for whatever comes. My good father, who was a farmer, used to say that you couldn't sow if the earth was “angry”; for a good sowing you are to actually walk in the fields by caressing the seeds.

Christians are never lost castaways, for they know where they come from, where they are going and how to get there; they know their destination, the means to reach it and the difficulties to be found along the way. To bear all this in mind will help us to be watchful and open the door when our Lord will warn us. Exhortations to vigilance and responsibility are often repeated in Jesus' preachings for two clear reasons: because Jesus loves us and He “watches” over us; he, who loves, does not fall asleep. And, because the devil, our enemy, keeps on tempting us. Thinking of heaven and hell should not detract us from our duties down here, but it is a healthy and incarnated thought, and it deserves the Lord's congratulations: «Happy are those servants if he finds them awake when he comes at midnight or daybreak!» (Lk 12:38). O Jesus, help me to be all my life watchful and vigilant and keep loving you.

 

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Publié le 22 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,35-38): 

«Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

 

Abbé Miquel VENQUE i To
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

 

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Publié le 20 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,13-21): 

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage». Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?». Puis, s'adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses».

Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: ‘Que vais-je faire? Je ne sais pas où mettre ma récolte’. Puis il se dit: ‘Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence’. Mais Dieu lui dit: ‘Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura?’. Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu».

 

«Car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, si nous ne nous bouchons pas les oreilles et ne fermons pas les yeux, l'Évangile nous ébranlera par sa clarté: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses» (Lc 12,15). Qu'est-ce qui assure la vie de l'homme?

Nous savons bien ce qui assure la vie de Jésus, car Il nous l'a dit: «Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même» (Jn 5,26). Nous savons que la vie de Jésus non seulement procède du Père, mais consiste à faire Sa volonté, car telle est sa nourriture, et la volonté du Père revient à réaliser sa grande œuvre de salut parmi les hommes, en donnant sa vie pour ses amis, signe du plus parfait amour. La vie de Jésus est donc une vie totalement reçue du Père et entièrement livrée au Père et, par amour pour le Père, aux hommes. La vie humaine pourra-t-elle, dans ces conditions, se suffire à elle-même? Pourra-t-on nier que la vie est un don, que nous l'avons reçue et que, ne serait-ce que pour cela, nous devons rendre grâce? «Que nul ne se croît maître de sa propre vie» (Saint Jérôme).

Dans cette perspective, il ne reste qu'à nous demander: Quel sens peut avoir notre vie si elle se replie sur elle-même, si elle se complaît à dire: «Mon âme, te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence» (Lc 12,19)? Si la vie de Jésus est un don reçu et donné toujours dans l'amour, notre vie —que nous ne pouvons nier avoir reçue— doit se convertir, en suivant celle de Jésus, en un don total à Dieu et à nos frères, car «qui aime sa vie la perd» (Jn 12,25).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Octobre 2019

La vie chrétienne doit être une vie totalement immergée en Dieu. C’est une vie d’espérance et de joie. Pourtant, il faut reconnaitre,  que Dieu n’enlève pas nos ennemies ou nos difficultés quotidiennes ou nos soucis de la vie. Ils seront là  toujours avec nous. Même si Dieu n’enlève pas les soucis de la vie, Il nous donne pourtant la grâce et le courage pour que nous luttions contre les ennemies de l‘amour et de la paix.

 Puisque par notre engagement positif, nous devenons les collaborateurs de l’accomplissement de la volonté divine, nous sommes précieusement protégés et accompagnés par l’Esprit Saint. C’est pourquoi, sans être découragé, individuellement et communautairement, nous annonçons  ensembles la Parole de Dieu,  prions et célébrons ensembles en nous nous mettant au service du peuple de Dieu dans la joie.  

Puisque Dieu est avec nous, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes soutenu par le peuple de Dieu et pour cela,  nous gardons la foi dans la joie, sans être submergés ni par les événements du présents, et ni de la future. Nous nous avançons ensembles, avec les soutiens de nos frères et sœurs, comme Moïse qui étaient soutenu par Aaron et Hour.

Que notre fidélité au Seigneur, ne soit pas conditionnée par nos ressentiments de dons reçus ou les prières exhaussées par le Seigneur, et qu’elle soit conditionnée  en revanche par la bonté et par la générosité divine, même si nous ne sommes pas capables de  les ressentir quotidiennement.  

Lorsque les doutes nous envahissent, la Parole du Seigneur et les écritures spirituelles peuvent nous aider à retrouver notre foi et notre joie.   Saint Paul a donné un très bon conseil à Timothée, « grâce à la Parole du Seigneur inspiré, qui se trouve  dans les écritures sacré, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail. »

Dans cette parabole du jour, Jésus nous invite à faire confiance en Dieu avec patience et persévérance dans notre prière, comme Moïse. Egalement il aborde aussi, le sujet de la justice, qui est nôtre. La justice sans Charité et patience ne peut pas donner un bon résultat. La patience et la charité de cette femme envers ce juge de la parabole se trouve dans sa propre confiance dans cet homme, qu’il est capable de me faire la justice, même si son comportement était juste au contraire.

Généralement  nous disons que Dieu ne m’écoute pas, il ne m’entende pas. En vérité, n’est-ce pas nous qui ne l’écoutons pas ? N’est-ce pas nous qui n’arrivons pas avoir un dialogue avec lui afin que nous puissions de le comprendre et de l’aimer ? Ne perdons pas notre confiance en Dieu, ne perdons pas notre  courage, et notre foi. C’est Jésus qui nous a promis, « il leur fera justice » mais trouvera-t-il la foi chez-nous ?

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Octobre 2019

The Christian life should be  a life totally immersed in God. It is a life of hope and joy. However, we must recognize that God does not remove our enemies or our daily difficulties or our worries of life. They will always be there with us. Even though God does not remove the worries of life, He gives us however  the grace and the courage to fight the enemies of love and peace.

 Since through our positive commitment we become collaborators in fulfilling the divine will, we are preciously protected and accompanied by the Holy Spirit. Therefore, without being discouraged, individually and communally, we announce the Word of God together, pray and celebrate together, serving the people of God with joy.

Since God is with us, we are not alone. We are supported by the people of God and for that we keep the faith in joy, without being overwhelmed by the events of the present, nor of the future. We move forward together, with the support of our brothers and sisters, like Moses who was supported by Aaron and Hour.

May our fidelity to the Lord not be conditioned by our resentments of received gifts or the prayers listened by the Lord. In contrary let it be conditioned on the other hand by the goodness and the generosity of God, even if we are not able to feel it daily.

When doubts invade us, the Word of the Lord and the spiritual writings can help us to find our faith and joy. Saint Paul gave a very good advice to Timothy, "thanks to the inspired Word of the Lord, which is found in the holy scriptures, the man of God will be well armed, he will be provided with all that is necessary to make a good work. "

In this parable of the day, Jesus invites us to trust God with patience and perseverance in our prayer, like Moses. He also addresses the subject of justice, which is ours. Justice without Charity and patience cannot give a good result. The patience and charity of this woman to this judge of the parable is in her own confidence in this man, that he is able to do me justice, even if his behaviour was just the opposite.

Generally we say that God does not listen to me, he does not hear me. In truth, isn’t we who are not listening to God? Isn’t it true that we are not able to have a dialogue with him so that we can understand and love him? Let's not lose our trust in God, do not lose our courage, and our faith. It is Jesus who promised us, "He will do them justice" but will he find faith in us?

 

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