Publié le 22 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,35-38): 

«Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

 

Abbé Miquel VENQUE i To
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

 

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Publié le 20 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 12,13-21): 

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage». Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?». Puis, s'adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses».

Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: ‘Que vais-je faire? Je ne sais pas où mettre ma récolte’. Puis il se dit: ‘Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence’. Mais Dieu lui dit: ‘Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura?’. Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu».

 

«Car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, si nous ne nous bouchons pas les oreilles et ne fermons pas les yeux, l'Évangile nous ébranlera par sa clarté: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses» (Lc 12,15). Qu'est-ce qui assure la vie de l'homme?

Nous savons bien ce qui assure la vie de Jésus, car Il nous l'a dit: «Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même» (Jn 5,26). Nous savons que la vie de Jésus non seulement procède du Père, mais consiste à faire Sa volonté, car telle est sa nourriture, et la volonté du Père revient à réaliser sa grande œuvre de salut parmi les hommes, en donnant sa vie pour ses amis, signe du plus parfait amour. La vie de Jésus est donc une vie totalement reçue du Père et entièrement livrée au Père et, par amour pour le Père, aux hommes. La vie humaine pourra-t-elle, dans ces conditions, se suffire à elle-même? Pourra-t-on nier que la vie est un don, que nous l'avons reçue et que, ne serait-ce que pour cela, nous devons rendre grâce? «Que nul ne se croît maître de sa propre vie» (Saint Jérôme).

Dans cette perspective, il ne reste qu'à nous demander: Quel sens peut avoir notre vie si elle se replie sur elle-même, si elle se complaît à dire: «Mon âme, te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence» (Lc 12,19)? Si la vie de Jésus est un don reçu et donné toujours dans l'amour, notre vie —que nous ne pouvons nier avoir reçue— doit se convertir, en suivant celle de Jésus, en un don total à Dieu et à nos frères, car «qui aime sa vie la perd» (Jn 12,25).

 

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Publié le 19 Octobre 2019

La vie chrétienne doit être une vie totalement immergée en Dieu. C’est une vie d’espérance et de joie. Pourtant, il faut reconnaitre,  que Dieu n’enlève pas nos ennemies ou nos difficultés quotidiennes ou nos soucis de la vie. Ils seront là  toujours avec nous. Même si Dieu n’enlève pas les soucis de la vie, Il nous donne pourtant la grâce et le courage pour que nous luttions contre les ennemies de l‘amour et de la paix.

 Puisque par notre engagement positif, nous devenons les collaborateurs de l’accomplissement de la volonté divine, nous sommes précieusement protégés et accompagnés par l’Esprit Saint. C’est pourquoi, sans être découragé, individuellement et communautairement, nous annonçons  ensembles la Parole de Dieu,  prions et célébrons ensembles en nous nous mettant au service du peuple de Dieu dans la joie.  

Puisque Dieu est avec nous, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes soutenu par le peuple de Dieu et pour cela,  nous gardons la foi dans la joie, sans être submergés ni par les événements du présents, et ni de la future. Nous nous avançons ensembles, avec les soutiens de nos frères et sœurs, comme Moïse qui étaient soutenu par Aaron et Hour.

Que notre fidélité au Seigneur, ne soit pas conditionnée par nos ressentiments de dons reçus ou les prières exhaussées par le Seigneur, et qu’elle soit conditionnée  en revanche par la bonté et par la générosité divine, même si nous ne sommes pas capables de  les ressentir quotidiennement.  

Lorsque les doutes nous envahissent, la Parole du Seigneur et les écritures spirituelles peuvent nous aider à retrouver notre foi et notre joie.   Saint Paul a donné un très bon conseil à Timothée, « grâce à la Parole du Seigneur inspiré, qui se trouve  dans les écritures sacré, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail. »

Dans cette parabole du jour, Jésus nous invite à faire confiance en Dieu avec patience et persévérance dans notre prière, comme Moïse. Egalement il aborde aussi, le sujet de la justice, qui est nôtre. La justice sans Charité et patience ne peut pas donner un bon résultat. La patience et la charité de cette femme envers ce juge de la parabole se trouve dans sa propre confiance dans cet homme, qu’il est capable de me faire la justice, même si son comportement était juste au contraire.

Généralement  nous disons que Dieu ne m’écoute pas, il ne m’entende pas. En vérité, n’est-ce pas nous qui ne l’écoutons pas ? N’est-ce pas nous qui n’arrivons pas avoir un dialogue avec lui afin que nous puissions de le comprendre et de l’aimer ? Ne perdons pas notre confiance en Dieu, ne perdons pas notre  courage, et notre foi. C’est Jésus qui nous a promis, « il leur fera justice » mais trouvera-t-il la foi chez-nous ?

 

 

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Publié le 19 Octobre 2019

The Christian life should be  a life totally immersed in God. It is a life of hope and joy. However, we must recognize that God does not remove our enemies or our daily difficulties or our worries of life. They will always be there with us. Even though God does not remove the worries of life, He gives us however  the grace and the courage to fight the enemies of love and peace.

 Since through our positive commitment we become collaborators in fulfilling the divine will, we are preciously protected and accompanied by the Holy Spirit. Therefore, without being discouraged, individually and communally, we announce the Word of God together, pray and celebrate together, serving the people of God with joy.

Since God is with us, we are not alone. We are supported by the people of God and for that we keep the faith in joy, without being overwhelmed by the events of the present, nor of the future. We move forward together, with the support of our brothers and sisters, like Moses who was supported by Aaron and Hour.

May our fidelity to the Lord not be conditioned by our resentments of received gifts or the prayers listened by the Lord. In contrary let it be conditioned on the other hand by the goodness and the generosity of God, even if we are not able to feel it daily.

When doubts invade us, the Word of the Lord and the spiritual writings can help us to find our faith and joy. Saint Paul gave a very good advice to Timothy, "thanks to the inspired Word of the Lord, which is found in the holy scriptures, the man of God will be well armed, he will be provided with all that is necessary to make a good work. "

In this parable of the day, Jesus invites us to trust God with patience and perseverance in our prayer, like Moses. He also addresses the subject of justice, which is ours. Justice without Charity and patience cannot give a good result. The patience and charity of this woman to this judge of the parable is in her own confidence in this man, that he is able to do me justice, even if his behaviour was just the opposite.

Generally we say that God does not listen to me, he does not hear me. In truth, isn’t we who are not listening to God? Isn’t it true that we are not able to have a dialogue with him so that we can understand and love him? Let's not lose our trust in God, do not lose our courage, and our faith. It is Jesus who promised us, "He will do them justice" but will he find faith in us?

 

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Publié le 17 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 10,1-9): 

The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where He himself was to go. And He said to them, «The harvest is rich, but the workers are few. So you must ask the Lord of the harvest to send workers to his harvest. Courage! I am sending you like lambs among wolves. Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know.

»Whatever house you enter, first bless them saying: ‘Peace to this house’. If a friend of peace lives there, the peace shall rest upon that person. But if not, the blessing will return to you. Stay in that house eating and drinking at their table, for the worker deserves to be paid. Do not move from house to house. When they welcome you in any town, eat what they offer you. Heal the sick who are there and say to them: ‘The kingdom of God has drawn near to you’».

 

The Application

 

We are all the chosen and appointed ones. We have the responsibility of continuing the legacy of the Apostles and be the promoters of peace and justice in the world. In our mission we should be aware that we are representing Jesus and the peace which we wish to establish, is not of human values system, rather has a divine origin, the Peace of Jesus.

This peace is possible only when we learn to respond to the basic human needs, such as food, shelter for every individual and when there is a sincere desire of sharing and strengthening those who are weak.

As called and sent, to accomplish this divine will, we have to depend up on God alone and learn to surrender before God our freedom. It is in this perfect surrendering that we become the true disciples of Jesus.

Action of the day: act as the disciple of Jesus, called and sent.

 

«The kingdom of God has drawn near to you»

 

Fr. Lluc TORCAL Monk of Santa Maria de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, in St. Luke's feast —the Evangelist of Christ's gentleness and meekness— the Church proclaims this Gospel where the main traits Christ's apostles must have, are established.

In the first place, the apostles have been directly called by the Lord, and mandated by him, to go out on his behalf: it is Jesus himself who calls whom He wants to entrust with a concrete mission! «The Lord appointed seventy-two other disciples and sent them two by two ahead of him to every town and place, where He himself was to go» (Lk 10:1).

And, because the apostle has been delegated by the Lord, he is, on top of everything, entirely dependent upon him. «Set off without purse or bag or sandals; and do not stop at the homes of those you know» (Lk 10:4). Jesus' prohibition to his disciples mostly implies they must completely rely on their Lord Jesus, abandoning themselves to him, up to the point of leaving in his hands whatever is most essential for their lives: the Lord, who takes care of the iris flowers in the prairie and feeds the little birds, wants his disciples to look, in the first place, for the Kingdom of Heaven and not, instead, «to seek what you are to eat and what you are to drink, and not worry anymore. All the nations of the world seek for these things, and your Father knows that you need them» (Lk 12:29-30).

The apostles are still who prepare the path for their Lord, by announcing his peace and healing the sick, thus, evidencing the coming of his Kingdom. The apostle's task is, therefore, of paramount importance in and for the life of the Church, because the future welcome of the Master amongst men will depend upon it.

The best testimony of the feast of an Evangelist —who has narrated the announcement of the Good News—, is to make us think of the apostolic and evangelizing dimension of our Christian life.

 

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Publié le 17 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

 (Lc 10,1-9): 

 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».

 

L’Application

Nous sommes les missionnaires de la Paix et que cette paix demeure en nous. En ce jour de la fête de saint Luc, nous sommes invités à revivre cet appel divin et à continuer la mission confiée aux Apôtres.  Une bonne fête.

 

«Le règne de Dieu est tout proche de vous»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.

 

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Publié le 16 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 11,47-54): 

 

Jesus said to the Pharisees, «A curse is on you, for you build memorials to the prophets your ancestors killed. So you approve and agree with what your ancestors did. Is it not so? They got rid of the prophets, and now you can build!. The Wisdom of God also said, ‘I will send prophets and apostles and this people will kill and persecute some of them’. But the present generation will have to answer for the blood of all the prophets that has been shed since the foundation of the world, from the blood of Abel to the blood of Zechariah, who was murdered between the altar and the sanctuary. Yes, I tell you, the people of this time will have to answer for them all. A curse is on you, teachers of the Law, for you have taken the key of knowledge. You yourselves have not entered, and you prevented others from entering».

As Jesus left that place, the teachers of the Law and the Pharisees began to harass him, asking him endless questions, setting traps to catch him in something he might say.

 

The Application

 

The human being generally get interested in all that have some advantage for him, and tries to achieve it, or accomplish it, the best way possible. There is no wrong in this approach. The danger is, it is in this ambitious behaviour and attitude, and he fails to see the ‘other’ who is struggling to come up in life. Once up in life, he forgets the past and walks as if the perfect person in our society.

Jesus is warning us of this hypocrite attitude and asks us to have an examination of conscience which may help us to know our past and get converted and be reconciled with God.

Though our laws are good, He is reminding us the best way of living our baptismal vocation is, by putting in practice, the divine law of love and forgiveness. It is here we get reconciled with the past evil life and look forward in hope and charity.  

 

Action of the day: Be humble and open for the newness of life.

«A curse is on you, for you build memorials to the prophets your ancestors killed»

Fr. Pedro-José YNARAJA i Díaz
(El Montanyà, Barcelona, Spain)

Today, we may mull over the meaning, acceptance and treatment given to the prophets: «I will send prophets and apostles and this people will kill and persecute some of them» (Lk 11:49). They were persons of any social or religious condition that received the divine message and were imbibed by it; driven by the Holy Spirit, they communicated it with signs and words intelligible in their own time. It was a message conveyed by means of discourses, not very laudable, generally, or by feats, almost always, difficult to accept. A characteristic of the prophecy is its discomfort. The gift is rather inconvenient for the recipient, as, deep inside, it hurts, while being quite embarrassing for the environment, that today, thanks to the Net or the satellites, can be divulged all over the world.

Prophet's contemporaries pretend to condemn him to silence, and they slander him, discredit him, and so on until he dies. It is when that moment finally arrives that it is time to build a memorial and pay homage to him, as he will not be a nuisance anymore for anyone. At present, we also have some prophets who enjoy universal reputation. Mother Therese, John XXIII, Monsignor Romero... Do we remember what they postulated and expected from us?, do we carry out what they showed us? Our generation will have to render accounts for the ozone layer we have managed to deplete, for wasting water resources, but also for forgetting that which our prophets have told us.

There still are persons pretending “the right to exclusive knowledge”, that —in the best of cases— are willing to share with their kinship only, who allow them to be well set up in their success and fame. Persons who do not let in those who try to enter the field of cognition, lest they get to know as much as themselves and move on ahead of them: «A curse is on you, teachers of the Law, for you have taken the key of knowledge. You yourselves have not entered, and you prevented others from entering» (Lk 11:52).

Now, as in Jesus' times, there are many who analyze phrases and study texts to discredit whoever may inconvenience them with their words: do we also do the same? «There is nothing more dangerous than to judge the things of God with human discourses» (St. John Crysostom).

 

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Publié le 16 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,47-54): 

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués. Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux, ils ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux. C'est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit: Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres. Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la création du monde, depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui a péri entre l'autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare: cette génération devra en rendre compte. Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés».

Après que Jésus fut parti de là, les scribes et les pharisiens se mirent à lui en vouloir terriblement, et ils le harcelaient de questions; ils étaient à l'affût pour s'emparer d'une de ses paroles.

 

L’Application

 

Jésus est venu à rétablir une nouvelle loi, amour et pardon, une loi qui se dépasse de toute autre loi qui a pu existait. Cette loi, non pas reçue par un intermédiaire, elle est donnée par Dieu et reçue par Lui-même en Jésus Christ, qui nous a montré par sa vie, comment pouvons-nous l’accomplir dans notre vie humaine, d’une manière divine.

N’oublions jamais notre propre histoire et  l’infidélité du peuple de Dieu que nous sommes. À moins que et jusqu'à ce que nous ne nous réconcilions pas avec ce Dieu d’amour et de miséricorde, cela nous troublera certainement tout au long de notre vie. Cette réconciliation est possible par notre conversion. Le jour que nous mettrons en pratique cette nouvelle loi que nous avons reçue lors de notre baptême, nous pouvons nous assurer que nous sommes ce nouveau peuple, juste devant Dieu, selon cette nouvelle loi.

«Malheureux êtes-vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués»

Abbé Pedro-José YNARAJA i Díaz
(El Montanyà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, on nous présente le sens, l'acceptation et le comportement envers les prophètes: «Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, ils tueront les uns et en persécuteront d'autres» (Lc 11,49). Les prophètes sont des personnes de n'importe quelle condition sociale ou religieuse, qui ont reçu un message céleste et qui se sont imprégnés de ce message et impulsés par l'Esprit ils l'expriment par des signes ou des paroles adaptées à leur époque. C'est un message transmis par des discours, jamais très flatteurs, ou des actions qui sont presque toujours très difficiles à accepter. L'une de caractéristiques de la prophétie est qu'elle met mal à l'aise. Le don est une incommodité pour celui qui le reçoit, car cela brûle intérieurement et met ses proches mal à l'aise, malaise qui, de nos jours grâce à internet, s'étend à une population beaucoup plus étendue.

Les contemporains du prophète ont tendance à le condamner au silence, le calomnier et le discréditer jusqu'à ce qu'il meure. Une fois mort, lorsqu'il ne dérange plus, c'est alors le moment de lui édifier un grand monument pour sa tombe et d'organiser des cérémonies en son honneur. Nous ne manquons pas de prophètes de nos jours. Mère Térésa, Jean XXII, Monseigneur Romero… nous rappelons-nous de ce pourquoi ils se battaient et ce qu'ils demandaient? Est-ce que nous mettons en pratique ce qu'ils nous ont enseigné? Notre génération devra rendre des comptes sur le trou dans la couche d'ozone, sur le gaspillage d'eau et la sécheresse causée, mais aussi sur l'exclusion à laquelle nous avons réduit nos prophètes.

Il y a encore des personnes qui se réservent le "droit de savoir tout en exclusivité", qui partagent —dans le meilleur des cas— avec les leurs, uniquement avec ceux qui leur permettent de continuer à croire à leurs succès et célébrité. Des personnes qui ferment la porte à tous ceux qui tentent de rentrer dans leur milieu, au cas où leurs connaissances seraient égales ou supérieures à la leur et qu'ils les devancent: «Malheureux êtes-vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance; vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui essayaient d'entrer, vous les en avez empêchés» (Lc 11,52).

De nos jours, comme à l'époque de Jésus, certains analysent les phrases et textes de ceux qui par leurs paroles dérangent dans le seul but de les discréditer: est-ce que nous agissons de la sorte? «Il n'y a rien de plus dangereux que de juger les choses de Dieu avec des discours humains» (Saint Jean Chrysostome).

 

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Publié le 15 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

L’Application

 

Dieu se fait homme, dont le plus nous apprenons à vivre notre humanité dans sa perfection, le plus nous devenons Dieu, car dans notre humanité Dieu demeure. L’incarnation a élevé dignement notre humanité et nous a fait participer désormais à l’humanité de Jésus, le nouvel HOMME. C’est dans cette humanité se trouve la véritable justice de Dieu et son amour.  Tout ce dont nous faisons, doit naître de cet amour divin.

Pour cela, Jésus nous demande de pratiquer cette humanité dans notre vie quotidienne, car dans cette humanité de Jésus, nous devenons les signes visibles de la présence divine, pour nos frères et sœurs. Quoi que soit notre état de vie, cette humanité est praticable, car elle appartient en nous, et  donné à nous par Dieu en Jésus Christ.

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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Publié le 15 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 11,42-46): 

Jesus said, «A curse is on you, Pharisees; for the Temple you give a tenth of all, including mint and rue and the other herbs, but you neglect justice and the love of God. This ought to be practiced, without neglecting the other. A curse is on you, Pharisees, for you love the best seats in the synagogues and to be greeted in the marketplace. A curse is on you for you are like tombstones of the dead which can hardly be seen; people don't notice them and make themselves unclean by stepping on them». Then a teacher of the Law spoke up and said, «Master, when you speak like this, you insult us, too». And Jesus answered, «A curse is on you also, teachers of the Law. For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them».

 

The Application

 

Very rarely we find Jesus expressing His disappointment openly. Today, we can rightly understand, because the hope and confidence that God has put on these religious leaders, is voluntarily ignored and abused, for their own personal interest. Jesus is inviting us to double check our own attitude towards our brothers and sisters. Are we leading them towards God, or manipulating them for our personal advance?

It is important that in all our human behaviours, a great importance to be accorded, to the foundation of our thinking and action. Is it based on divine justice and love? As Christians we have to be a visible sign of divine compassion and mercy, through our words and deeds. Are we so?

Action of the day: Be compassionate

 

«This ought to be practiced, without neglecting the other»

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol
(Igualada, Barcelona, Spain)

Today, we can see how the Divine Master gives us a few lessons: amongst them, He speaks of the tithe and also of the coherence educators (parents, teachers and all Christian believers) must have. In today's Mass, the teachings of St. Luke's Gospel appear in a somewhat synthesized form, but Matthew's parallel passages (23:1…) are more comprehensive and concrete. Our Lord's entire line of thought infers that at the heart and soul of our activity there must be justice, charity, mercy and faith (cf. Lk 11:42).

The Old Testament tithing and our present collaboration with the Church, according to laws and norms, follow the same principle. Notwithstanding, to apply the principle of a mandatory law to small things —as the Masters of the Law used to do— is exaggerated and wearing: «Woe to you also, teachers of the Law! For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them» (Lk 11:46).

It is true that sensible people can show true instances of unselfishness. We have recent personal experiences of people who, out of their harvest, have given to the Church —for worship and the poor— the 10% (tithe); of others, who reserve their first flower (their choicest fruits), or the best fruits of their orchard; or, of others, who come to offer the same amount they have spent on their holiday vacation; and, of others, who just bring the pick of their work for the same purpose. One can guess all of them have assimilated the influence of the Holy Spirit. Love is imaginative; from small things it manages to take out joy and merits before God.

The good shepherd goes before the flock. Good parents are models to follow: example attracts. Good educators make a point of living by the virtues they teach. This is being coherent. Not only to a point, but fully: living a life close to the tabernacle, the devotion to the Mother of God, some small services at home, spreading good Christian humor... «Great souls know how to take advantage of small things» (St Josemaria).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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