Publié le 6 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-10): 

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: «Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux!».

Alors Jésus leur dit cette parabole: «Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins; il leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!’. Je vous le dis: C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion.

»Ou encore, si une femme a dix pièces d'argent et en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve? Quand elle l'a retrouvée, elle réunit ses amies et ses voisines et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce d'argent que j'avais perdue!’. De même, je vous le dis: Il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit».

 

L’Application

 

La joie du Ciel est une consolation pour l’humanité, car Dieu vient nous chercher. De notre part, nous devons Le chercher, car, même si Dieu dans sa miséricorde nous retrouve, si nous ne reconnaissons pas sa présence, nous ne pouvons pas Le suivre.

C’est pourquoi saint Paul nous dit, nous devons vivre pour le Seigneur. Si nous apprenons à vivre et mourir pour le Seigneur, nous Le retrouverons sans aucune difficulté, car nous serons déjà avec Lui. C’est ainsi pour les chrétiens, la mort est une porte qui nous amène vers la vie éternelle, d’une manière parfaite.

Dieu vient vers nous, au-delà de nos mérites pour nous sauver. Tout ce qu’Il nous demande, ce que nous écoutions sa voix, comprenions ses œuvres envers nous, plein de tendresse et d’amour. Dans notre salut, la joie se multiplie en nous, car nous nous retrouvons encore une fois dignement dans la maison du Seigneur et de Sa Part Dieu fête notre conversion avec les Anges du Ciel.

 

«Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit»

 

Abbé Francesc NICOLAU i Pous
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste de la miséricorde de Dieu nous relate deux paraboles de Jésus qui illuminent la manière d'agir de Dieu vis-à-vis des pécheurs qui reprennent le droit chemin. Avec l'image humaine de la joie, Il nous révèle la bonté divine et comment Dieu se complaît avec le retour de celui qui s'est éloigné du péché. C'est comme le retour à la maison du Père (comme Il le dira plus nettement dans Lc 15,11-32). Le Seigneur n'est pas venu pour condamner le monde mais pour le sauver (cf. Jn 3,17) et Il a fait cela en accueillant les pécheurs qui remplis de confiance «venaient tous à Jésus pour l'écouter» (Lc 15,1), puisqu'Il guérissait leurs âmes de la même façon dont un médecin guérit le corps d'un malade. Les pharisiens se considéraient comme des hommes bons et ne ressentaient pas le besoin d'aller voir le médecin, et l'évangéliste nous dit que c'est à eux que Jésus adressait les paraboles que nous lisons aujourd'hui.

Si nous sommes "spirituellement" malades, Jésus s'occupera de nous et se réjouira que nous recourrions à Lui. Mais, par contre, si comme les pharisiens orgueilleux nous croyons que nous n'avons pas besoin de demander pardon, le médecin divin ne pourra rien pour nous. Nous devons nous sentir pécheurs à chaque fois que nous récitons le Notre Père, puisque dans cette prière nous lui demandons de «pardonner nos offenses…». Et comme nous devons Lui être reconnaissants de le faire! Et comme nous devons Le remercier pour le sacrement de la réconciliation qu'Il a mis à notre portée avec tant de compassion! Que l'orgueil ne nous fasse pas le mépriser. Saint Augustin nous dit que le Christ, Dieu Homme, nous a donné l'exemple de l'humilité pour nous guérir du "cancer" de l'orgueil, «car l'homme orgueilleux est une grande misère, mais un Dieu humble est une plus grande miséricorde».

Nous devons encore dire que la leçon de Jésus aux pharisiens est aussi un exemple pour nous, nous ne pouvons pas éloigner de nous les pécheurs. Le Seigneur veut que nous nous aimions comme Lui nous a aimés (cf. Jn 13,34) et nous devons ressentir une grande joie quand nous ramenons une brebis égarée au bercail ou que nous récupérons une pièce que nous avions perdue.

 

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Publié le 5 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 14,25-33): 

 

One day, when large crowds were walking along with Jesus, He turned and said to them, «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple. Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple.

»Do you build a house without first sitting down to count the cost to see whether you have enough to complete it? Otherwise, if you have laid the foundation and are not able to finish it, everyone will make fun of you: ‘This fellow began to build and was not able to finish’. And when a king wages war against another king, does he go to fight without first sitting down to consider whether his ten thousand can stand against the twenty thousand of his opponent? And if not, while the other is still a long way off he sends messengers for peace talks. In the same way, none of you may become my disciple if he doesn't give up everything he has».

 

The Application

 

Jesus is the way for us. We associate our faith with Cross that has saved us. Many of us think of this cross as something painful and difficult. Though I agree with this, there is a joy of taking this cross. It is in the deep love for us that the Lord has accepted the Cross. There was a joy of doing the will of the Father. This will gave Jesus an opportunity to teach us the way we should love God. If our love for our Lord is sincere, than we can take any kind of cross.

I personally understand the cross as our ability of assuming our responsibilities, which we may wish to ignore or avoid. Like for an example forgiving some individual. We find difficult to accept some of the behaviours of others. As an individual, as the child of God, we are asked to have a different approach to these. I will translate these as our cross. If we are not ready to assume these, then we don’t merit to be the Disciples of Christ. Thus Jesus is asking us to make a good discernment of our discipleship.  We have to ask ourselves, whether our words and acts are motivated by the divine love and compassion?

 

Action of the day: Discern and decide.

 

«Whoever does not follow me carrying his own cross cannot be my disciple»

 

Fr. Joan GUITERAS i Vilanova
(Barcelona, Spain)

Today, we can contemplate Jesus on his way towards Jerusalem. There, He will offer his life for the salvation of our world. «In those days, large crowds were walking along with Jesus» (Lk 14:25): the disciples, walking with Jesus, who precedes them, must learn to become new men. This is the final purpose of the instructions the Lord, in his ascent to the “City of peace”, exposes and proposes to those following him.

Disciple means “follower”. To follow the steps of the Master, to be like Him, to think like Him, to live like Him... The disciple coexists with the Master and accompanies him. The Lord teaches with facts and words. They have certainly seen Christ's attitude before the Absolute and the relative. They have heard him saying quite often that God is the supreme value of our existence. They have admired the relation between Jesus and the celestial Father. They have seen the dignity and confidence, which Jesus displayed when praying to him. They have admired his radical poverty.

Today, the Lord speaks to us in clear-cut terms. Our Lord Jesus Christ must be loved by the true disciple with all his heart, well over all kind of ties, even the closest ones: «If you come to me, without being ready to give up your love for your father and mother, your spouse and children, your brothers and sisters, and indeed yourself, you cannot be my disciple» (Lk 14:26-27). In the follower's life, He is always the first one. St. Augustine says: «Let us reply to our father and to our mother: ‘I love you in Christ, not instead of Christ’». In following Jesus even our love for life must rank as a second priority. To follow Jesus, after all, entails to embrace the Cross. Without the Cross there is no disciple.

The evangelic call exhorts to prudence, that is, the virtue dictating our adequate behavior. Who wants to build a house must first find out whether he can face the expense. The king who must fight, after figuring out his own forces, decides whether going to war or negotiating peace. He who wants to be a disciple of the Lord must first give up all his possessions.
His own denial will be his best bet!

 

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Publié le 5 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

 (Lc 14,25-33): 

De grandes foules faisaient route avec Jésus; il se retourna et leur dit: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.

»Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Car, s'il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui: ‘Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever!’. Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? S'il ne le peut pas, il envoie, pendant que l'autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. De même, celui d'entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple».

 

L’Application

 

C’est la question de discernement et d’être disciple du Seigneur. Pour moi, prendre la croix, c’est savoir assumer nos responsabilités quotidiennes et de les accomplir. Jésus a accepté la Croix dans la joie, de pouvoir nous sauver et accomplir la volonté divine. Etait certainement difficile, pourtant il y avait une joie profonde de pourvoir sauver le monde par sa Croix.

«Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple»

Abbé Joan GUITERAS i Vilanova
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons Jésus en route vers Jérusalem. Là-bas Il donnera sa vie pour sauver le monde. «De grandes foules faisaient route avec Jésus» (Lc 14,25): les disciples, marchant avec Jésus qui les précède, doivent apprendre à devenir des hommes nouveaux. C'est la finalité des instructions que le Seigneur exprime et propose à qui le suit dans son ascension vers la "Cité de la paix".

Disciple signifie "suiveur". Suivre les traces du Maître, être comme Lui, penser comme Lui, vivre comme Lui… Le disciple vit avec le Maître et l'accompagne. Le Seigneur enseigne par des actes et des paroles. Vous avez clairement vu l'attitude du Christ entre l'Absolu et le relatif. Vous avez entendu de sa bouche plusieurs fois que Dieu est la première valeur de l'existence. Vous avez admiré la relation entre Jésus et le Père céleste. Vous avez vu la dignité et la confiance avec laquelle il priait le Père. Vous avez admiré sa pauvreté radicale.

Aujourd'hui le Seigneur nous parle avec des termes clairs. Le disciple authentique doit aimer avec tout son cœur et toute son âme notre Seigneur Jésus-Christ, au-dessus de tout lien, y compris le plus intime: «Si quelqu'un vient à moi sans me préférer (…) et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple» (Lc 14,26-27). Il doit occuper la première place dans la vie d'un suiveur. Saint Augustin dit: «Répondons au père et à la mère: ‘Je vous aime en Christ, non à la place du Christ’». L'acte de suivre Jésus doit même précéder l'amour pour notre propre vie. Suivre Jésus, en fin de compte, signifie embrasser sa croix. Sans croix il n'y a pas de disciple.

L'appel évangélique exhorte à la prudence, c'est-à-dire, à la vertu qui dirige le comportement adéquat. Celui qui veut construire une tour doit calculer avant son budget. Le roi qui va à la guerre doit d'abord prendre en compte le nombre de soldats dont il dispose avant de décider s'il prend les armes ou s'il demande la paix. Celui qui veut être disciple du Seigneur doit renoncer à tous ses biens. Le renoncement sera son meilleur pari!

 

 

 

 

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Publié le 4 Novembre 2019

Gospel text

(Lk 14,15-24): 

 

One of those at the table said to Jesus, «Happy are those who eat at the banquet in the kingdom of God!». Jesus replied, «A man once gave a feast and invited many guests. When it was time for the feast he sent his servant to tell those he had invited to come, for everything was ready. But all alike began to make excuses. The first said: ‘Please excuse me. I must go and see the piece of land I have just bought’. Another said: ‘I am sorry, but I am on my way to try out the five yoke of oxen I have just bought’. Still another said, ‘How can I come when I have just married?’.

»The servant returned alone and reported this to his master. Upon hearing the account, the master of the house flew into a rage and ordered his servant: ‘Go out quickly into the streets and alleys of the town and bring in the poor, the crippled, the blind and the lame’. The servant reported after a while: ‘Sir, your orders have been carried out, but there is still room’. The master said: ‘Go out to the highways and country lanes and force people to come in, to make sure my house is full. I tell you, none of those invited will have a morsel of my feast’».

 

The Application

 

Every day is a feast day for an individual who searches the divine will and puts everything to accomplish it. It is while accomplishing this divine will that we understand the divine call and realise the importance of the great banquet.

It is here that we leave behind everything, all that we have learned and earned, to acquire what is more precious than what we can be imagined. Just like the merchant who sells everything to buy the precious pearl, we too will set behind all our interest, including our joy and pleasure,  to respond to the call of the Lord.

Unless and until we get closer to God, we can never imagine the greatness of this invitation. Though they may appear to be small and insignificant to the human eyes, in faith we will discover the invisible greatness of divine goodness and His generosity of extending this invitation, though we don’t merit it.

Action of the day: Remain open and use the oppertunities offerted. 

«Go out to the highways and country lanes and force people to come in, to make sure my house is full»

 

Fr. Joan COSTA i Bou
(Súria, Barcelona, Spain)

Today, the Lord offers us an image of eternity represented by a banquet. The banquet denotes the place where the family and friends gather together to celebrate and enjoy the company, the conversation and the friendship, sitting around the same table. This image speaks of our intimacy with God as Trinity and the joy we will find in the Promised Land. He has made everything for us and He calls us in «for everything was ready» (Lk 14:17). He wants us with him; He wants all men and women by His side, each one of us.

We must, however, yearn to go. And, despite we know quite well that Heaven is where we can be at our best, where we should stay eternally, exceeding the noblest humans ambitions —«What eye has not seen, and ear has not heard, and what has not entered the human heart, what God has prepared for those who love him» (1Cor 2:9) and, therefore, without any possible comparison—, we are, all the same, capable of refusing the divine invitation missing forever the best offering God could ever make us: to share His home, his table, his intimacy, forever and ever. What a responsibility!

Unfortunately, we are capable of swapping God for practically anything. Some, as we read in today's Gospel, for a piece of land; others, for some yoke of oxen. And you and I, what are we willing to trade He, who is our God, and his invitation, for? There are those that out of laziness, sloppiness, convenience, refrain from fulfilling their duties of love towards God: is God so unworthy we can replace Him with anything? Let our response to the divine offering be always a yes, full of gratitude and admiration.

 

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Publié le 4 Novembre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 14,15-24): 

 

En entendant parler Jésus, un des convives lui dit: «Heureux celui qui participera au repas dans le royaume de Dieu!». Jésus lui dit: «Un homme donnait un grand dîner, et il avait invité beaucoup de monde. A l'heure du dîner, il envoya son serviteur dire aux invités: ‘Venez, maintenant le repas est prêt’. Mais tous se mirent à s'excuser de la même façon. Le premier lui dit: ‘J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir; je t'en prie, excuse-moi’. Un autre dit: ‘J'ai acheté cinq paires de boeufs, et je pars les essayer; je t'en prie, excuse-moi’. Un troisième dit: ‘Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir’.

»A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Plein de colère, le maître de maison dit à son serviteur: ‘Dépêche-toi d'aller sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux’. Le serviteur revint lui dire: ‘Maître, ce que tu as ordonné est fait, et il reste de la place’. Le maître dit alors au serviteur: ‘Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne profitera de mon dîner’».

 

L’Application

 

Dieu nous invite à son festin et si nous voudrions y participer, il faut savoir faire certain sacrifice et réorganiser nos priorités. Comment pouvons-nous faire les compromis et sacrifier nos priorités ?

Avant de chercher tout ce qui nous plaise et  qui nous intéresse, il faut chercher d’abord la volonté divine. Si on n’est pas capable de discerner la volonté divine, il faut mettre Dieu à notre place, essaye de voir les choses avec son regard d’amour et de compassion et de Le laisser discerner et nous animer.

Là, nous comprendrons l’importance de l’appel de Dieu et tout ce que Dieu a préparé pour nous. Cette connaissance de la volonté de Dieu, nous apportera la consolation et la satisfaction, qui sont la base de la tranquillité intérieure. Cette paix qui demeure en nous, nous aidera à discerner tout selon la volonté de Dieu. C’est ainsi nos paroles et nos actes jailliront habituellement sans aucun effort de notre part, car c’est Dieu qui agira en nous.

«Va sur les routes et dans les sentiers, et insiste pour faire entrer les gens, afin que ma maison soit remplie»

 

Abbé Joan COSTA i Bou
(Súria, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le Seigneur nous offre une image de l'éternité représentée par un banquet. Le banquet signifie le lieu où la famille et les amis se retrouvent, se réjouissant de la compagnie, de la conversation et de l'amitié autour de la table. Cette image nous parle de l'intimité avec Dieu Trinité et du plaisir que nous trouverons dans notre séjour au ciel. Il a tout fait pour nous et nous appelle car «Venez, maintenant le repas est prêt» (Lc 14,17). Il veut que nous soyons avec Lui; il veut tous les hommes et toutes les femmes du monde à ses côtés, chacun et chacune d'entre nous.

Il est nécessaire, cependant, que nous ayons envie d'y aller. Et bien que l'on sache que c'est là où l'on est le mieux, car le ciel est notre demeure éternelle, qui dépasse toutes les aspirations humaines les plus nobles -«des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment» (1Co 2,9) et, par conséquent, rien ne lui est comparable-; cependant, nous sommes capables de repousser l'invitation divine et de laisser passer à jamais la meilleure offre que Dieu pouvait nous faire: partager sa maison, sa table, son intimité pour l'éternité. Quelle grande responsabilité!

Nous sommes, malheureusement, capables d'échanger Dieu pour toute chose. Certains, comme nous lisons dans l'Évangile d'aujourd'hui, par un champ; d'autres par des bœufs. Et toi et moi, contre quoi sommes-nous capables d'échanger celui qui est notre Dieu ainsi que son invitation? Il y a celui qui le fait par paresse, par laisser-aller, qui par confort arrête d'accomplir ses devoirs d'amour pour Dieu: Dieu vaut-il si peu pour que nous le substituions par n'importe quelle autre chose? Que notre réponse à cette invitation divine soit toujours un oui, plein de reconnaissance et d'admiration.

 

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Publié le 2 Novembre 2019

Jésus entra dans un village et Il traversa. Là, Il trouva un homme très riche par apport de ses biens matériels, mettons extérieurement pour le monde, pourtant un vide et une pauvreté intérieure. Jésus entra non seulement dans ce village et traversa par tout, mais essentiellement dans le cœur de Zachée et a parcouru par tout dans son intériorité, pour qu’il soit sauvé, car il était, lui aussi un enfant de Dieu. Ce n’était-elle  pas vrai qu’était le Seigneur qui a voulu allé chez Zachée ? Nous le savons bien, ce n’était pas Zachée qui est venu cherchait le Seigneur, c’était le Seigneur qui est venu le cherchait. Cette rencontre était initiée par Dieu Lui-même, personnellement et soigneusement, car Il vient à nous sauver.  

Tout commence avec une petite pause, Jésus s’arrêta et leva ses yeux, car un homme a fait connaître son désir de Le rencontrer, mettons une simple curiosité. Par tout dans les évangiles nous verrons systématiquement ce type de rencontre et elle se termine avec la transformation. Une curiosité des disciples de Jean le Baptiste, ‘que cherchez-vous ? Où demeure tu Seigneur ? Venez et vous verrez.

Si nous voulons aller à la rencontre du Seigneur, il faut nous laisser animer par le Seigneur. Dieu viendra vers nous et nous fera descendre. Dieu lui a demandé de descendre, ‘descends vite’  pour que le Seigneur le relève comme un véritable enfant de Dieu. L’obéissance à la volonté divine nous fera toujours du bien.

Zachée peut être un très bon modèle pour notre salut. Regardons son comportement et tout ce qu’il  fit pour rencontrer le Seigneur :

Premièrement  il a quitté sa maison. Quitter la maison est une démarche vers la sortie, vers les inconnus, vers les étranger, vers le surpris de la vie, mettons vers la périphérie du monde, oser de se rendre vulnérable en faisant confiance à la bonté et à l’amour de Dieu. Pour cela il a cherché de se connaitre et reconnaitre sa faiblesse.  Il va sortir de lui-même et de la foule qui l’entourait. Aujourd’hui Il accepte l’initiative divine et répondra positivement à l’appel divin.

Nous avons un Dieu qui s’adresse à nous personnellement et ce n’est pas bon que nous soyons avec cette foule qui nous n’aide pas à avancer vers ce Dieu qui nous aime. Il est nécessaire que nous tissions une relation interpersonnelle avec Lui et nous pouvons le faire mieux dans la prière et la contemplation. Zachée le fera plus tard et il l’apprendra à le faire petit-à-petit. Aujourd’hui il recommence une nouvelle vie, une vie totalement transformé par Dieu, pour Dieu et en Dieu.

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Publié le 1 Novembre 2019

On this day of prayer for the dead, we stand before the Lord of mercy and ask for grace. Yesterday while celebrating the feast of All Saints, we said, that holiness is a gift that God offers us, and He instructed us through His only Son, the path of beatitudes as the password, the key to door, to decode this mystery of life. We are certainly called to live in holiness and be holy. This life has for the eternity.

That is why, for Christians, death is not the end, but it is a new beginning of life, again a new life, a new birth, with the Lord, in the house prepared for us. Certainly, this life is not altogether new, for we are already beginning it on earth, in a limited and partial way, and we will live it fully after death.

The Lord said, "Today you will be with me in paradise. My brothers and sisters in Christ, be aware  and reminded of the truth of a great teaching of the Lord on the Cross. We are already in the Kingdom of God. So, let's learn to live worthily on earth, like the children of God, as God. Be perfect, as your heavenly Father is perfect. To live this life in perfection, we must associate ourselves, not only with life on earth, but also with life in the heaven. "Happy, rather, who listens to the Word of God and puts it into practice. "

How can we associate with heaven, while staying on the earth? "Whenever you did it to one of these smaller brothers, you did it to me. The answer is simple, to make the little ones grow and in their littleness, to seek the Lord who awaits us there. We found the Lord in his humanity for the first time, in the manger and for the last time in the Cross. Do you want to serve the Lord? Put yourself, not in Herod's palaces, but in the manger and before the cross, where Lord is still the living, totally diminished and oppressed. Let's be this a Good Samaritan, able to pause, and we'll see poor Lazarus, not in the street, but right in front of our door.

Yesterday we meditated on the beatitudes. They are certainly the path of holiness. This life of holiness helps us to carry the burners of our daily  life and those of others in joy and persistence. We pray today for our deceased brothers and entrust them to divine mercy. We ask Him to welcome them into our Father's house. "God so loved the world, sent His only begotten Son, not to judge us, but through him that the world be saved. "Remember me, when you come in your kingdom". May the Souls of our departed brothers and sisters, may rest in peace.  Amen.

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Publié le 30 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 13,31-35): 

 

Some Pharisees came to Jesus and gave him this warning, «Leave this place and go on your way, for Herod wants to kill you». Jesus said to them, «Go and give that fox my answer: ‘I drive out demons and heal today and tomorrow, and on the third day I finish my course!’. Nevertheless, I must go on my way today and tomorrow and for a little longer, for it would not be fitting for a prophet to be killed outside Jerusalem.

»O Jerusalem, Jerusalem, you slay the prophets and stone your apostles! How often have I tried to bring together your children, as a bird gathers her young under her wings, but you refused! From now on you will be left with your temple and you will no longer see me until the time when you will say: Blessed is he who comes in the name of the Lord».

Daily Quote from the early church fathers:

 

Jesus foreshadows his triumphant entrance into Jerusalem,

by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"'And I tell you,' he says, 'you will not see me until you say, ‘Blessed is he that comes in the name of the Lord.' What does this mean? The Lord withdrew from Jerusalem and left as unworthy of his presence those who said, 'Get away from here.' And after he had walked about Judea and saved many and performed miracles which no words can adequately describe, he returned again to Jerusalem. It was then that he sat upon a colt of a donkey, while vast multitudes and young children, holding up branches of palm trees, went before him, praising him and saying, 'Hosanna to the Son of David. Blessed is he who comes in the name of the Lord' (Matthew 21:9). Having left them, therefore, as being unworthy, he says that when the time of his passion has arrived, he will then barely be seen by them. Then again he went up to Jerusalem and entered amidst praises, and at that very time endured his saving passion in our behalf, that by suffering he might save and renew to in-corruption the inhabitants of the earth. God the Father has saved us by Christ." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 100)

 

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Publié le 30 Octobre 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 13,31-35): 

 

A ce moment-là, quelques pharisiens s'approchèrent de Jésus pour lui dire: «Va-t'en, pars d'ici : Hérode veut te faire mourir». Il leur répliqua: «Allez dire à ce renard: Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons; le troisième jour, je suis au but. Mais il faut que je continue ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il n'est pas possible qu'un prophète meure en dehors de Jérusalem.

»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains. Je vous le déclare: vous ne me verrez plus jusqu'au jour où vous direz: Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!».

 

L’Application

 

La violence est partout, pourtant Dieu nous assure la Paix, si nous restons fidèles à son enseignement. Cette fidélité est un fruit de notre amour pour le Seigneur, un amour, même la mort ne peut pas nous séparer du Seigneur.

C’est dans cet amour que nous sommes invités à vivre et à découvrir la présence divine. Le culte que nous rendons au Seigneur, pour Lui rendre notre louange dans les temples, s’il n’y a pas d’amour, à quoi sert ce Temple ?

«Jérusalem, Jérusalem! (…). Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants (…) et vous n'avez pas voulu!»

Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous admirons la fermeté de Jésus dans l'accomplissement de la mission qui lui a été confiée par le Père. Rien ne l'arrêtera: «Aujourd'hui et demain, je chasse les démons et je fais des guérisons» (Lc 13,32). Avec cette attitude, le Seigneur donne le ton de la conduite que devront suivre les messagers de l'Évangile face aux persécutions au cours des siècles: ne pas se plier aux pouvoirs temporels. Saint Augustin disait, qu'en temps de persécutions, les pasteurs ne doivent pas délaisser leurs fidèles: ni ceux qui souffrent le martyre ni ceux qui le survivront, tel le Bon Pasteur, qui quand vient le loup n'abandonne pas ses brebis mais au contraire les défend. Mais vu l'ardeur avec laquelle les pasteurs de l'Église étaient prêts à verser leur sang, il indique que le mieux c'est de tirer au sort ceux qui parmi le clergé suivront le martyre et ceux qui se mettront à l'abri pour ensuite s'occuper des survivants.

De nos jours, on nous informe, malheureusement assez fréquemment, qu'il y a des persécutions religieuses, des violences tribales ou des révoltes ethniques dans les pays du Tiers Monde. Les ambassades des pays occidentaux conseillent à leurs citoyens d'abandonner le pays en question et rapatrient leur personnel. Les seuls à rester sont les missionnaires et les membres des organisations bénévoles, car cela leur semblerai une trahison d'abandonner les "leurs" en temps de malheur.

«Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! Maintenant, Dieu abandonne votre Temple entre vos mains» (Lc 13,34-35). Cette lamentation du Seigneur provoque en nous, chrétiens du XXI, siècle une profonde tristesse à cause du conflit juif-palestinien. Pour nous, cette partie du Proche Orient est la Terre Sainte, la Terre de Jésus et de Marie. Et l'appel à la paix dans le monde doit être de manière plus intense et avec plus de sentiment en ce qui concerne la paix en Israël et en Palestine.

 

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Publié le 29 Octobre 2019

Gospel text

(Lk 13,22-30): 

Jesus went through towns and villages teaching and making his way to Jerusalem. Someone asked him, «Lord, is it true that few people will be saved?». And Jesus answered, «Do your best to enter by the narrow door, for many, I tell you, will try to enter and will not be able. When once the master of the house has got up and locked the door, you will stand outside; then you will knock at the door calling: ‘Lord, open to us’. But he will say to you: ‘I do not know where you come from’. Then you will say: ‘We ate and drank with you and you taught in our streets!’. But he will reply: ‘I don't know where you come from. Away from me all you workers of evil’. You will weep and grind your teeth when you see Abraham and Jacob and all the prophets in the kingdom of God, and you yourselves left outside. Others will sit at table in the kingdom of God, people coming from east and west, from north and south. Some who are among the last will be the first, and others who were first will be last!».

«Do your best to enter by the narrow door»

 

Fr. Lluís RAVENTÓS i Artés
(Tarragona, Spain)

Today, on his way to Jerusalem, Jesus stops for a moment and someone takes advantage of it to ask him: «Lord, is it true that few people will be saved?» (Lk 13:23). It seems that, by listening to Jesus' words, the man has become exceedingly worried. It goes without saying that his doctrine is marvelous and appealing; but it entails some demands, which are not so attractive any more. But, should this man live the Gospel according to his own liking, with a “customized moral”, which would his salvation probabilities be?

Ask, therefore: «Lord, is it true that few people will be saved?». Jesus does not accept this approach. Our salvation is too serious a subject to overcome it with a calculation of probabilities. «The Lord does not wishes that any should perish but that all should come to repentance» (2Pet 3:9).

Jesus replies: «Do your best to enter by the narrow door, for many, I tell you, will try to enter and will not be able. When once the master of the house has got up and locked the door, you will stand outside; then you will knock at the door calling: ‘Lord, open to us’. But he will say to you: ‘I do not know where you come from’» (Lk 13:24-25). How can these sheep belong to his own flock if they do not even follow the Good Shepherd, nor do they abide by the Magistery of the Church? «Away from me all you workers of evil. You will weep and grind your teeth when you see Abraham and Jacob (…), and you yourselves left outside» (Lk 13:27-28).

Neither Jesus nor the Church are afraid of tarnishing our God Father's image when they reveal the mystery of hell. As the Catechism of the Church asserts, «The affirmations of Sacred Scripture and the teachings of the Church on the subject of hell are a call to the responsibility incumbent upon man to make use of his freedom in view of his eternal destiny. They are at the same time an urgent call to conversion» (n. 1036).

Let's stop “being too clever by half” and to make so many calculations. Let's hurry up to enter by the narrow gate, restarting as many times as needed, and trusting in His mercy. St. Josemaria says «All that which worries you for the moment, is of relative importance. What is of absolute importance is that you be happy, that you be saved».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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