Publié le 1 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Jn 1,19-28): 

Et voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander: «Qui es-tu?». Il le reconnut ouvertement, il déclara: «Je ne suis pas le Messie». Ils lui demandèrent: «Qui es-tu donc? Es-tu le prophète Élie?». Il répondit: «Non». «Alors es-tu le grand Prophète?». Il répondit: «Ce n'est pas moi». Alors ils lui dirent: «Qui es-tu? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même?». Il répondit: «Je suis la voix qui crie à travers le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe». 

Or, certains des envoyés étaient des pharisiens. Ils lui posèrent encore cette question: «Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu?». Jean leur répondit: «Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas: c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale». Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.

 

L’Application

 

Dieu fait les merveilles et elle sont toujours devant nous. Les hommes de bonne foi verront par tout et en tout cette présence divine. Si nous sommes capables de voir dans la création en elle-même, tout ce qui est invisible, nous verrons clairement le visage divin, le regard, la joie et les peines de Dieu.  Jean nous le confirme. Le Verbe de Dieu habite parmi nous et nous ne Le reconnaissons pas. Tous cherchent la vérité et nous la cherchons ensembles, y compris Pilate.

Nous la cherchons comme les autres, chacun avec ses limites et ses dons. D’ici vers l’autre, les pèlerinages extérieurs sans faire le pèlerinage intérieur qui est pourtant essentiel. Il faut apprendre de se déplacer de notre propre intériorité vers notre propre extériorité. Sans ce déplacement intérieur, si nous cherchons une réponse à l’extérieure, c’est comparable d’une personne qui cherche une réponse sans avoir posé la question.

Dans toute sa sagesse, avec une sagesse divine reçue, Jean nous aide à approprier cette vérité de la vie. Il y a UN plus grand que MOI parmi nous. C’est normal et logique que cette UN de qui je suis né, doive être plus grand que moi. Cette reconnaissance de la vérité par Jean déjà prépare le chemin qui nous conduira vers son Maître, le Christ. Nous connaissons en Jean un baptême de conversion, et Jean nous oriente vers Jésus en qui nous découvrirons le baptême de l’eau et de l’Esprit, un Baptême de VIE.

Tout cela  se passait en dehors de la ville, il faut sortir de nous-mêmes ; si nous volons rencontrer le Seigneur. N’arrêtons pas notre démarche devant le rivage de Jordan, à l'endroit où Jean baptisait. Il faut savoir s’avancer, vers le Christ, qui est en nous et parmi nous.

«Au milieu de vous se tient celui (…) qui vient derrière moi»

Mgr. Romà CASANOVA i Casanova Evêque de Vic 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous lisons le témoignage de Jean Baptiste. Ce témoignage dans l'Évangile selon saint Jean, est précédé par le prologue qui affirme formellement: «Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous» (Jn 1,14). Ce qui est annoncé dans le prologue, se manifeste peu à peu dans l'Évangile. Le mystère du Verbe incarné est un mystère de Salut pour l'humanité: «la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ» (Jn 1,17). Le Salut nous arrive par Jésus et la foi est la réponse à cette manifestation du Christ.

Le mystère du salut dans le Christ est toujours accompagné du témoignage. Jésus lui-même est «l'Amen, le Témoin fidèle et véritable» (Ap 3,14). Jean Baptiste est celui qui rend témoignage, par sa mission et par son regard de prophète: «Mais au milieu de vous se tient celui (…) qui vient derrière moi» (Jn 1,26-27). Et c'est ainsi que les apôtres comprendront leur mission: «C'est ce Jésus que Dieu a ressuscité: nous en sommes tous témoins» (Ac 2,32).

L´'Église entière, ainsi que tous ses membres, a pour mission de rendre témoignage. Ce témoignage que nous répandons à travers le monde a un nom. L'Évangile est Jésus-Christ lui-même. Il est la “bonne nouvelle”. Ainsi nous devons comprendre que la propagation de l'Évangile à travers le monde est le témoignage liant l'annonce et la vie. Nous devons nous rappeler les paroles du pape Paul VI: «L'homme moderne écoute plutôt celui qui témoigne que celui qui enseigne (...), et s'il écoute celui qui enseigne, il le fait car celui-ci rend témoignage».

 

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Publié le 1 Janvier 2019

Gospel text

(Lc 2,16-21): 

The shepherds came hurriedly and found Mary and Joseph with the baby lying in the manger. On seeing this they related what they had been told about the child, and all were astonished on hearing the shepherds. As for Mary, she treasured all these messages and continually pondered over them. The shepherds then returned giving glory and praise to God for all they had heard and seen, just as the angels had told them. On the eighth day the circumcision of the baby had to be performed; he was named Jesus, the name the angel had given him before he was conceived.

 

The Application

 

We begin our year with the motherhood of Mary, the mother of God. By proposing this feast, right from the very first day of the year, the Church proposes to each and every Christian the need to be formed in the maternal school of Mary, just like Jesus. It’s here we will be formed so that we may be able to have a perfect configuration in Christ. Today let us look at the gospel to understand certain Marian elements which can be very much practical for our daily life, particularly for this New Year.

We have seen the hurriedness of Mary, which the shepherds re-enact for our better understanding. They moved immediately, just like Mary who rushed up to reach to the house of Elizabeth. Post-ponding will do no good, neither to our personal life, not for our spiritual life. Everything has its own time and they have to be done in time.

The send part of the message is the capacity to witness and share. They all share what they have seen and lived. Mary is the living witness of the divine accomplishment. People should know by our lives that we are believers, who are faithful to the commandment of love. The Christian faith is synonym with the life witnessing. In every witnessing moment is a moment of joy and contentment. Mary, Elizabeth, John Baptist, Zachariah, all were happy when the visitation was happening. Today too, we feel this joy in a deeper level. This joy, when share with others, it get multiplied.

Mary and Joseph, just like anyone else do what is expected of them by the society. They follow the traditions of the society. There is however a great difference. This following has its foundation, not in the human laws and desires, rather what is being asked by the Lord. Fully coherent with the divine will. This divine will takes the prominence in all their executions and actions.

In all these events, and witnessing moments, we find that everyone give glory to God. Thus we should give lots of attention in our daily life, to what we say and what we do. Everything should help people to give glory to God. That God should be glorified in everything.

The most important for the daily application is the inner disposition of Mary in all these events. The gospel says that she kept everything in her heart and contemplated. The inner silence and our capacity to contemplate is the essential part of our faith pilgrimage, particularly when we don’t understand. It is in this contemplation that we can understand the divine mysteries, the Incarnation.

I wish you all a grace filled year with divine benedictions.

«The shepherds came hurriedly and found Mary and Joseph with the baby lying in the manger»

Fr. Manel VALLS i Serra 
(Barcelona, Spain)

Today, the Church gratefully reflects on the Virgin's maternity as a model of her own motherhood of all of us. Luke offers the “meeting” of the shepherds and the Boy, who is with Mary —His mother— and with Joseph. Joseph's discreet presence reflects his important mission as guardian of the great mystery of the Son of God. All together, shepherds, Mary and Joseph, «with the baby lying in the manger» (Lk 2:16) form a beautiful image of the Church in adoration.

“The manger”: Jesus is placed there as a veiled reference to the Eucharist. It was Mary who put Him there! Luke speaks of an “encounter”, of a meeting between the shepherds and Jesus. Faith does not materialize without the personal experience of an encounter with the Lord. Only that meeting, which has brought with it “seeing”, and in a way “touching”, allows the shepherds to become witnesses of the Good News, true evangelists who can «relate what they had been told about the child» (Lk 2:17).

A first fruit of the “encounter” is pointed out for us here: «and all were astonished on hearing the shepherds» (Lk 2:18). We need to ask for the grace of being able to arouse that fascination, that admiration in those to with whom we talk about the Gospel.

There is still a second fruit of this encounter: «The shepherds then returned giving glory and praise to God for all they had heard and seen» (Lk 2:20). The adoration of the Child fills their hearts with enthusiasm for communicating what they have seen and felt, and the communication of what they have seen leads them to prayer and thanksgiving, to the glorification of the Lord.

Maria, example of contemplation —«she treasured all these messages and continually pondered over them» (Lk 2:19)— gave us Jesus, whose name means “God Saves”. His name is our Peace too. Let's accept his holy and sweet Name in our hearts and have it on our lips often!

 

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Publié le 1 Janvier 2019

Texte de l'Évangile

(Lc 2,16-21): 

Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit Enfant. Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement de ce que leur disaient les bergers. Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur. Et les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. Le huitième jour, auquel l'enfant devait être circoncis, étant arrivé, on lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l'ange avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.

 

L’Application

 

Je vous souhaite une année de grâce et de bénédiction. Aujourd’hui, nous fêtons la solennité de la Vierge Marie, la Mère de Dieu. En ce jour et pour toute l’année elle nous demande de l’imiter dans son écoute et la manière dont elle  pratiquait cette Parole de Dieu.

Comme les bergers de l’évangile, Marie aussi n’a pas retardé pour mettre en pratique tout ce que Dieu lui a demandé. Dans les rencontres, elle était heureuse et aussi les bergers.

Tous témoignaient tout ce qu’ils ont entendu et vu. Ce partage est l’essential part de la vie chrétienne. Nous sommes invité à témoigner, non pas par les paroles, mais en vérité et esprit. Les témoignes ont aidé le peuple à rendre grâce à Dieu. Tout ce que nous disons et tout ce que nous faisons, doivent amener tous au Seigneur et aussi pour la gloire de Dieu.

Les parents ont suivis fidèlement les coutumes de leurs temps, particulièrement en cohérant avec la volonté de Dieu. La tradition et les coutumes sont importantes, mais il faut qu’elles soient cohérentes avec  la volonté divine.

A la fin, pour toute l’année il faut comme Marie, savoir tout mettre dans notre cœur et pouvoir les contempler. Sans cette contemplation, nous ne pouvons jamais reconnaitre Dieu, qui agit en nous. Apprenons à adorer le Christ dans sa gloire et soyons heureux, heureux en Christ tout le temps. Que cette année soit pour vous tous une année de grâce et de bénédiction.

«Les bergers y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche»

Abbé Manel VALLS i Serra 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église contemple avec reconnaissance la maternité de la Mère de Dieu, modèle de sa propre maternité envers nous tous. Luc nous présente la “rencontre” des bergers “avec l'Enfant”, accompagné de Marie, sa Mère, et de Joseph. La discrète présence de Joseph suggère son importante mission de gardien du grand mystère du Fils de Dieu. Tous ensembles, bergers, Marie et Joseph, «avec le petit enfant couché dans la crèche» (Lc 2,16), sont comme une belle image de l'Église en adoration.

“La crèche”: Jésus est déjà là, en une allusion voilée à l'Eucharistie. C'est Marie qui l'a mis là! Luc parle d'une “rencontre”, d'une rencontre des bergers avec Jésus. En effet, sans l'expérience d'une “rencontre” personnelle avec le Seigneur, on ne trouve pas la foi. Seule cette “rencontre”, qui comporte un “voir de ses propres yeux” et, d'une certaine façon, un “toucher”, rend les bergers capables de témoigner de la Bonne Nouvelle, d'être de véritables évangélisateurs qui puissent «raconter ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant» (Lc 2,17).

Et voici un premier fruit de la “rencontre” avec le Christ: «Tous ceux qui les entendirent furent dans l'étonnement» (Lc 2,18). Nous devons demander la grâce de savoir susciter cet “étonnement”, cette admiration chez ceux auxquels nous annonçons l'Évangile.

Il existe encore un second fruit de cette rencontre: «Les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu» (Lc 2,20). L'adoration de l'Enfant leur remplit le cœur d'enthousiasme pour communiquer ce qu'ils ont vu et entendu, et la communication de ce qu'ils ont vu et entendu les amène à la prière de louanges et à l'action de grâces, à glorifier le Seigneur.

Marie, maîtresse de contemplation —elle «gardait toutes ces choses, et les repassait dans son cœur» (Lc 2,19)— nous donne Jésus, dont le nom signifie “Dieu sauve”. Son nom est aussi notre Paix. Accueillons dans notre cœur ce Nom saint et très doux et ayons-le souvent sur nos lèvres!

 

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Publié le 31 Décembre 2018

Gospel text

(Jn 1,1-18): 

In the beginning was the Word. And the Word was with God and the Word was God; he was in the beginning with God. All things were made through him and without him nothing came to be. Whatever has come to be, found life in him, life which for humans was also light. Light that shines in the dark: light that darkness could not overcome. 

A man came, sent by God; his name was John. He came to bear witness, as a witness to introduce the Light so that all might believe through him. He was not the Light but a witness to introduce the Light.

For the Light was coming into the world, the true Light that enlightens everyone. He was already in the world and through him the world was made, the very world that did not know him. He came to his own, yet his own people did not receive him; but all who have received him he empowers to become children of God for they believe in his Name. These are born, but without seed or carnal desire or will of man: they are born of God. And the Word was made flesh; he had his tent pitched among us, and we have seen his Glory, the Glory of the only Son coming from the Father: fullness of truth and loving-kindness.

John bore witness to him openly, saying: «This is the one who comes after me, but he is already ahead of me for he was before me». From his fullness we have all received, favor upon favor. For God had given us the Law through Moses, but Truth and Loving-kindness came through Jesus Christ. No one has ever seen God, but God-the-Only-Son made him known: the one who is in and with the Father.

 

The Application

 

I would like to end the year 2018 with a right note of thanksgiving and grace. There were many moments which were pleasant and some of them were not pleasant for me. For others, it may be just opposite. Whatever may be the situation where you are, I invite you all to discover the WORD which was accompanying us, very often in silence and discretion. Once we learn to make a sincere and truthful evaluation of life, both exterior and interior, we will certainly observe, that the Lord was always with us, in our ups and downs. Even when we were against Him, by our words and deeds, by doing and by not doing, he would have certainly remained faithful to the promise and accompanied us, in those difficult moments of life.

I would request you all too, once again to renew our engagement to establish the light in our personal life and to all those who are living in darkness. Faith and charity are the essential part of our resource of this light, which comes directly from the Christ, who is Jesus, the Saviour send by God to accompany us, particularly in our difficult moment of life. This unshaken faith will certainly help us to withstand any thunders and storms of life. A genuine charity without discrimination and expectation will create a deep sense of satisfaction and peace in our life.

Let the New Year begins with the divine light. We and all those who are with us, be filled with this divine illumination. May God bless us.

«The Word was made flesh»

Fr. David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, is the last day of the year. Often, a mixed feelings —even contradictory ones— can be found in our hearts at this time. It is as though a sample of the different moments we have lived and those we would like to have lived make themselves present in our memories. Today's Gospel can help us pour them out, in order to start the new year with strength.

«The Word was with God (...). All things were made through Him» (Jn 1:1.3). When making inventory of the year, it is necessary to think that every day we have lived was a gift. Because of that, and whatever the profit might be, it is necessary to thank God for every minute of the year.

The gift of life is not whole, though. We are needy. Because of that, today's Gospel gives us a key word: “to welcome, to accept”. «And the Word was made flesh» (Jn 1:14). Accept God Himself! God, turning into man, puts Himself within our reach. “To welcome” means to open our doors, to allow Him to enter our lives, to be in our projects, in those acts which fill our days. To what degree are welcoming God, letting Him into our lives?

«For the Light was coming into the world, the true Light that enlightens everyone» (Jn 1:9). Accepting Jesus means to allow Him to question us. Letting His criteria influence our more intimate thoughts as well as our social and work performance. Let's reconcile our actions to His!

«Life which for humans was also light» (Jn 1:4). Faith is more, however, than a few criteria. It is our life embedded into Life. It is not only effort —which indeed is. It is, above all, gift and grace. Life received at the heart of the Church, especially through the sacraments. What is the place of the sacraments in my Christian life?

«All who have received Him he empowers to become children of God for they believe in His Name» (Jn 1:12). What a passionate project for the year that we are about to start!

 

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Publié le 30 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 1,1-18): 

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière. 

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. 

Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié: «C'est celui dont j'ai dit: Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi». Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.

 

L’Application

 

Nous sommes déjà au dernier jour de l’année et je vous invite à faire une relecture de la vie et à rendre grâce à Dieu pour tous les biens dont nous avons reçus. Si nous faisons une relecture de la vie en toute sincérité et vérité nous découvrirons dans les étapes de la vie et aussi dans les événements passés, soit agréables soit désagréables, la présence divine qui nous a accompagnés. Par tout et en tout if apprendre à rendre grâce à Dieu, car Il est plein de bonté et de miséricorde. Dans la joie chantons le magnificat avec la Mère de Dieu.

 

«Et la parole a été faite chair»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'année. Fréquemment, un mélange de sentiments —même contradictoires— refont surface dans nos coeurs en cette période de l'année. C'est comme si un échantillon des différents moments vécus dans le courant de l'année, et aussi de ceux qu'on aurait aimé vivre, viennent dans nos esprits. L'Evangile d'aujourd'hui peut nous aider à les mettre en perspective pour pouvoir commencer le nouvel an avec entrain.

«La Parole était Dieu (…). Tout se fit pour elle» (Jn 1,1.3). A l'heure de faire le bilan de l'année, il faut se rappeler que chaque jour vécu est un don reçu. C'est pour cela que quel que soit la manière dont nous en avons profité, aujourd'hui nous devons rendre grâce pour chaque minute de l'année.

Mais le don de la vie ne suffit pas. Nous sommes toujours dans le besoin. C'est pour cela que l'Evangile d'aujourd'hui nous apporte une parole clé: “accueillir”. «Et la parole s'est fait chair» (Jn 1,14). Accueillir Dieu lui-même! Dieu, se faisant homme, se met à notre portée. “Accueillir” signifie Lui ouvrir nos portes, Le laisser entrer dans nos vies, dans nos projets, dans ces actes qui remplissent nos journées. Jusqu'à quel point avons-nous accueilli Dieu et lui avons-nous permis d'entrer en nous?

«La Parole est la lumière véritable qui illumine tout homme qui vient de ce monde» (Jn 1,9). Accueillir Jésus veut dire se laisser questionner par lui. Laisser ses critères illuminer tant nos pensées les plus intimes comme nos actions, dans le travail ou dans nos relations sociales. Que nos actions puissent s'accorder aux siennes!

«La vie est la lumière» (Jn 1,4). Mais la foi est quelque chose de plus que de simples critères. C'est notre vie joint à la Vie. Ce n'est pas seulement notre effort mais surtout, don et grâce. Vie reçue au sein de l'Eglise, surtout à travers les sacrements. Quelle place ont-ils dans ma vie chrétienne?

«A tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le pouvoir de se faire Fils de Dieu» (Jn 1,12). Tout un projet passionnant pour cette année que nous allons entamer!

 

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Publié le 29 Décembre 2018

Last Tuesday we were in front of the new born, in joy and admiration. Today we are invited to look at this extraordinary family in every possible way, whether spiritual, human or social, they remain for us the ideal model to imitate.

A mother who is praying, like Anne the mother of the prophet Samuel, who said to Elijah, "It was to get this child that I prayed, and the Lord gave it to me in answer to my request. In my turn I give it to the Lord to that He may use this little child to accomplish the divine will. Her husband agreed with this proposal, even though it was difficult. In the New Testament, it is Mary, the new Eve who presents herself, "here is the servant of the Lord," and with Joseph she brings her Son to the Temple, recognizing that her Son belongs to the Father, that the same Son will remind her later in front of all the elites of the Temple.

Saint Luke carefully presents Jesus as 'young Jesus' who will be presented to the Temple according to custom and the gospel will end with Jesus the Great, who follows his parents in full knowledge, true to their instructions, yet He is no longer a little boy.  God does not need to learn but we must always learn. Parents will learn from their children and we will learn from our elders. This is the cycle of life, which must take place with great respect for one another.

Between the small and the big, we see the parental difficulty, they lost their Son. Three days they will look for him. These days is very much a prophetic advancement. Thirty years in discretion, three years of ministry, three days at the grave. Nothing was easy. Mary will suffer just like a good mother and she will accompany her Son to the end. We seek in her the way she accompanied her son, her patience before her difficulty in understanding the divine plan and mystery, and her capacity for contemplation, particularly when she was confused and disturbed.

The pillar of the family, the father, Joseph however remains invisible. In his simplicity, faithful to listening to the will of God, always seeking the means to accomplish all that God will tell him. Faithful to Mary, faithful to her Son. A good worker, who made no noise. This silence is important for the Christian life and every moment of human life. Without this silence we can never hear the Word of God.

"As for Jesus, he was growing in wisdom, in size and in grace, before God and before men." It is not enough that we grow in wisdom before God, we must grow as Jesus before men of good faith. Our relationship should be both horizontal and vertical.

With this holy family, the Church is still offering us a family from the Old Testament, the family of Abraham. This family of Abraham was a family par excellence for Mary as a perfect model to be imitated and these two families will be for us a perfect model to be imitated and to be learned. We can discover three important words in Abraham's life: Faith, Covenant, and Justice. These three words can sum up Mary's magnificat. This is the foundation of Abraham's family, Mary's, and thus will be ours. No Christian family can live its faith fully without this foundation of life.

On this feast day we do not forget families torn apart, divided and separated. Let's entrust troubled families and couples and their children to the Holy Family. Pray for the fiancés who are preparing for the wedding. Lord guard us and protect us, as you were to the Holy Family, Amen.

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Publié le 29 Décembre 2018

Le mardi dernier nous étions devant la crèche, en portant notre attention particulièrement à l’Enfant qui est vient de naître. Aujourd’hui nous sommes invités à regarder cette famille extraordinaire dans tous les sens possible, soit spirituel, soit humain, soit social. Cette famille est proposée comme un modèle à imiter.

Une mère qui est en prière, comme Anne la mère du prophète Samuel, qui a dit au prêtre Elie, « C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.     À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. » Son mari était en accord avec cette proposition, même si elle était difficile. Dans le Nouveau Testament, c’est Marie, la nouvelle Eve qui se présente, « voici la servante du Seigneur,» et avec Joseph elle amène son Fils au Temple, en reconnaissant que son Fils est appartient à son Père, que Son Fils le rappellera à sa mère plus tard devant tous les élites du Temple.

Saint Luc soigneusement présente Jésus comme ‘jeune Jésus’ qui sera présenté au Temple selon la coutume  et l’évangile se terminera avec Jésus le grand, qui suive ses parents en pleine connaissance, fidèle à leurs consignes, pourtant, Il n’est plus jeune. Dieu n’a pas besoin d’apprendre. Nous devons toujours apprendre. Les parents apprendront  de leurs enfants et nous apprendrons de nos aînés. Voilà le cycle de la vie, qui doit se dérouler dans un grand respect pour les uns les autres. 

D’entre le petit et le grand, nous voyons la difficulté parentale, ils ont perdu leur Fils. Trois jours ils le chercheront. Trente années en discrétion, trois ans de ministère, trois jour au tombeau. Rien n’était facile. Marie souffrira par tout comme une bonne mère et elle accompagnera son Fils jusqu’à la fin.  Nous cherchons en elle cet accompagnement, sa patience, et sa capacité de contemplation.

Le pilier de la famille, le père, Joseph pourtant reste invisible. Dans sa simplicité, fidèle  à l’écoute de la volonté de Dieu, cherchant toujours les moyens à accomplir tout ce que Dieu lui dira. Fidèle à Marie, fidèle à son Fils. Un bon travailleur, qui n’a fait aucun bruit. Ce silence est important pour la vie chrétienne. Sans ce silence nous ne pouvons jamais entendre la Parole de Dieu.

« Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.» Il n’est pas assez que nous grandissions en sagesse devant Dieu, il faut grandir comme Jésus devant les hommes de bonne foi.

Avec cette famille sainte, l’Eglise nous propose encore une famille de l’Ancient Testament, la famille d’Abraham. Cette famille d’Abraham était une famille par excellence pour Maire et elle le sera  pour nous aussi. Nous pouvons découvrir  trois mots important dans la vie d’Abraham : La foi, l’Alliance et la justice. Ces trois mots peuvent résumer le magnificat de Marie.  Voilà le fondement de la famille d’Abraham, ceux de Marie, sera le-nôtre.  Aucune famille chrétienne ne peut vivre pleinement sans ce fondement de la vie.

En ce jour de fête nous n’oublions pas les familles déchirées, divisées et séparées. Confions les familles et les couples  en difficultés  et leurs enfants à la Sainte Famille. Prions pour les fiancés qui se préparent au mariage. Seigneur  garde nous et protège nous, comme Tu l’étais à la Sainte Famille, Amen.

 

 

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Publié le 29 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-35): 

Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: «Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur», et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur. 

Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple». 

Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: «Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées».

«Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut»

Abbé Daniel MEYNEN 
(Saint Aubain, Namur, Belgique)

Aujourd'hui, 29 décembre, nous fêtons le saint Roi David. Mais c'est toute la famille de David que l'Église veut honorer, et surtout le plus illustre de tous: Jésus, Fils de Dieu, Fils de David! Aujourd'hui, dans cet éternel “aujourd'hui” du Fils de Dieu, l'Ancienne Alliance, celle du temps du Roi David, reçoit son accomplissement et sa plénitude. Car, comme le relate l'Évangile de ce jour, l'Enfant-Jésus est présenté au Temple par ses parents pour accomplir la Loi ancienne: «Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: ‘Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur’» (Lc 2,22-23).

Aujourd'hui, l'ancienne prophétie s'éclipse pour faire place à la nouvelle: Celui que le Roi David avait annoncé en chantant ses psaumes messianiques est enfin entré dans le Temple de Dieu! C'est aujourd'hui le grand jour où celui que Saint Luc appelle Siméon va bientôt quitter ce monde d'obscurité pour entrer dans la vision de la Lumière éternelle: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples» (Lc 2,29-32).

Nous aussi, qui sommes le Temple de Dieu dans l'Esprit (cf. 1Co 3,16), soyons attentifs à recevoir Jésus en nous. Si nous avons le bonheur de pouvoir communier en ce jour, demandons à Marie, la Mère de Jésus, d'intercéder pour nous auprès de son Fils: que le vieil homme meurt et que l'homme nouveau (cf. Col 3,10) naisse enfin dans tout notre être, afin que nous soyons les nouveaux prophètes, ceux qui annoncent au monde entier la présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Saint-Esprit!

Comme Siméon, soyons prophètes par la mort du “vieil homme”! Comme le disait le Pape Jean-Paul II, «la plénitude de l'Esprit de Dieu s'accompagne (…) avant tout dans la disponibilité intérieure qui provient de la foi. Cela, le vieillard Syméon, ‘homme juste et pieux’ sur qui ‘reposait l'Esprit Saint’, en eut l'intuition au moment de la présentation de Jésus au Temple».

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 2,13-18): 

Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr». Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: «D'Égypte, j'ai appelé mon fils». 

Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie: «Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte: c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus».

 

«Se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête des Saints Innocents, martyrs. Plongés dans les célébrations de Noël, nous ne pouvons pas ignorer le message que la liturgie veut nous transmette pour définir, encore plus, la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus, avec deux précisions très claires. Tout d'abord, la prédisposition de saint Joseph à participer dans le dessein créateur et salvifique de Dieu, en acceptant sa volonté. Et puis, le mal, l'injustice que, bien souvent, nous rencontrons dans notre vie, réalisés dans ces enfants innocents morts en martyrs. Tout cela nous demande une attitude et une réponse personnelle et sociale.

Saint Joseph nous offre un témoignage très clair de réponse décidée à l'appel de Dieu. Nous nous identifions à lui quand nous devons prendre des décisions dans les moments difficiles de notre vie et de notre foi: «Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt 2:14). 

Notre foi en Dieu implique notre vie toute entière. Elle fait que nous nous levons, c'est à dire, qu'elle nous rend attentifs aux choses qui se déroulent autour de nous, parce que —souvent— c'est à partir d'elles que Dieu nous parle. Elle nous fait prendre l'Enfant et sa mère, c'est-à-dire que Dieu se rend proche de nous, Il devient notre compagnon de route, renforçant notre foi, notre espérance et notre charité. Et elle nous fait retirer dans la nuit en Égypte, c'est à dire, nous invite à ne pas avoir peur face à notre propre vie, qui souvent, se remplit de nuits difficiles à illuminer.

Aujourd'hui, ces enfants martyrs ont aussi des noms concrets d'enfants, de jeunes gens, de couples, de personnes âgées, d'immigrants, de malades... qui demandent la réponse de notre charité. Ainsi le dit Jean Paul II: «En effet, à notre époque, nombreux sont les besoins qui interpellent la sensibilité chrétienne. C'est l'heure d'une nouvelle imagination de la charité qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d'aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel».

Que la nouvelle lumière, claire et forte de Dieu devenu Enfant remplisse nos vies et consolide davantage notre foi, notre espérance et notre charité.

 

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Jn 20,2-8): 

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis». Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

 

«Il vit, et il crut»

Abbé Manel VALLS i Serra 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie célèbre la fête de saint Jean, apôtre et évangéliste. Le jour qui suit la Noël, l'Église célèbre la fête du premier martyr de la foi chrétienne, saint Étienne. Et le jour suivant, saint Jean, celui qui pénètre le mieux et le plus profondément le mystère du Verbe incarné, premier théologien et modèle de tout véritable théologien. Le passage de son Évangile qu'on nous propose aujourd'hui nous aide à contempler Noël dans la perspective de la Résurrection du Seigneur. Jean, en effet, arrivé au sépulcre vide, «vit et crut» (Jn 20,8). Confiants dans le témoignage des Apôtres, à chaque Noël, nous nous voyons poussés à “voir” et à “croire”.

L'on peut revivre ces mêmes “voir” et “croire” à propos de la naissance de Jésus, le Verbe incarné. Jean, poussé par les intuitions de son cœur —et, devrions-nous ajouter, par la “grâce”— “voit” au-delà de ce que ses yeux peuvent contempler en ce moment. En réalité, s'il croit, il le fait sans “avoir vu” encore le Christ, ce qui inclut déjà la louange implicite de ceux qui «croiront sans avoir vu» (Jn 20,29), qui culmine dans le vingtième chapitre de son Évangile.

Pierre et Jean “courent” ensemble au sépulcre, mais le texte nous dit que Jean «courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau» (Jn 20,4). Comme si Jean était mu davantage par le désir d'être de nouveau aux côtés de Celui qu'il aimait —le Christ— que par le fait de rester aux côtés de Pierre, dont, cependant —par le geste de l'attendre et de le laisser entrer le premier— il reconnaît la primauté dans le Collège des Apôtres. Malgré tout, le cœur ardent de Jean, plein de zèle, regorgeant d'amour, le porte à “courir” et à “s'avancer”, nous invitant clairement à vivre aussi notre foi avec ce désir ardent de rencontrer le Ressuscité.

 

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