Publié le 7 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. 

L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi». A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin». Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

 

L’Application

 

Nous voyons tout par nos yeux et nous cherchons une réponse. Si on s’arrive à regarder tout avec un regard de foi, nous verrons les réalités autrement et serons pleinement dans la vérité.

La conception Immaculée de la Vierge Marie, il faut apprendre de la regarder avec un regard de foi. Ce regard nous aidera à découvrir non seulement la présence de l’Ange, mais aussi la présence de la Trinité et l’Esprit Saint en pleine action.

Tous les mouvements soit intérieur soit extérieurs sont mouvementés par l’Esprit Saint. Un homme de foi découvrira même aujourd’hui ce mouvement non seulement en lui-même, mais aussi dans les cœurs des hommes.

Tous ceux et celles qui sont capables d’identifier ce mouvement, agirons comme Marie et apporterons la joie et la paix quoi que soit les lieux ils se trouveront. Ils ressentiront non seulement l’accompagnement divin, mais aussi la présence divine et Dieu transforme leurs radicalement.  

«Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous joue un concert composé de trois notes. Trois notes qui ne sont toujours pas bien au point dans notre société: celle de l'action, celle de l'amitié et celle de la cohérence dans notre vie. Aujourd'hui, il est vrai que nous faisons beaucoup de choses, mais avons-nous un projet défini? Nous naviguons dans l'univers de la communication, mais y a-t-il de la place dans nos cœurs pour la solitude? Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de l'information, celle-ci nous permet-elle de façonner notre personnalité?

Un projet. Marie, une femme «fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph» (Lc 1,27). Marie a un projet. Un projet de proportions humaines bien évidemment. Cependant, Dieu fait irruption dans sa vie pour lui présenter un autre projet... de proportions divines! Aujourd'hui aussi Dieu veut rentrer dans nos vies et donner une proportion divine à notre va-et-vient de tous les jours.

Une présence. «Sois sans crainte, Marie» (Lc 1,28). Ne bâtissons pas quelque chose n'importe comment! Car il se pourrait que notre “manie” de faire toujours quelque chose cache un vide. Le mariage, la vie au service des autres et la vie professionnelle ne doivent pas être une échappatoire pour aller de l'avant. «Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi» (Lc 1,28). Une présence qui nous accompagne et donne un sens à notre vie. Confiance en Dieu, qui nous donne de surcroît, confiance dans les autres. Amitié avec Dieu qui renouvelle notre amitié avec notre prochain.

Formation. De nos jours, nous recevons tant de stimulants contradictoires, qu'il est nécessaire de donner forme et unité à notre vie. Saint Louis Marie Grignon nous dit que Marie est «le moule vivant de Dieu». Il existe deux manières de faire une sculpture explique-il: une, plus ardue, à coups de ciseaux, et l'autre, en se servant d'un moule. Cette deuxième façon est plus simple. Mais son résultat dépend de la malléabilité de la matière ainsi que de la perfection avec laquelle le moule dessine le portrait. Marie est le moule parfait. Est-ce que nous accourons à Elle en étant matière malléable?

 

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Publié le 7 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,27-31): Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!». Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?». Ils répondirent: «Oui, Seigneur». Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!». Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention, que personne ne le sache!». Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

«Jésus leur dit: ‘Croyez-vous que je peux faire cela?’. Ils répondirent: ‘Oui, Seigneur’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce premier vendredi de l'Avent, l'Évangile nous présente trois personnages: Jésus, au centre de la scène, et deux aveugles qui s'approchent de Lui pleins de foi, le cœur rempli d'espérance. Ils avaient entendu parler de Lui, de sa tendresse envers les malades et de son pouvoir. Ces traits l'identifiaient comme Messie. Qui mieux que Lui pouvait prendre leur malheur en considération?

Les deux aveugles se rejoignent et, ensemble, ils se dirigent vers Jésus. Ils font à l'unisson une prière de demande à l’Envoyé de Dieu, au Messie, auquel ils donnent le titre de "Fils de David". Ils veulent, par cette prière, provoquer la compassion de Jésus: «Aie pitié de nous, fils de David!» (Mt 9,27).

Jésus en appelle à leur foi: «Croyez-vous que je peux faire cela?» (Mt 9,28). S'ils se sont approchés de l'Envoyé de Dieu, c'est précisément parce qu'ils croient en Lui. D'une seule voix, ils font une belle profession de foi, en répondant: «Oui, Seigneur» (Ibidem). Et Jésus accorde la vue à ceux qui voyaient déjà par la foi. Croire, en effet, c'est voir d'un regard intérieur.

Ce temps de l'Avent est, pour nous aussi, le temps opportun pour chercher Jésus d'un grand désir, comme les deux aveugles, ensemble, bâtissant l'Église. Avec l'Église, proclamons dans l'Esprit Saint: «Viens, Seigneur Jésus» (cf. Ap 22,17-20). Jésus vient avec son pouvoir d'ouvrir tout grand les yeux de notre cœur, pour nous permettre de voir et de croire. L'Avent est un temps fort de prière: temps de prière de demande et, surtout, de prière de profession de foi. Temps pour voir et pour croire.

Souvenons-nous des paroles du Petit Prince: «On ne voit bien qu'avec le cœur».

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Publié le 5 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 7,21.24-27): 

Jesus said to his disciples, «Not everyone who says to me: Lord! Lord! will enter the kingdom of heaven, but the one who does the will of my heavenly Father.

»So, then, anyone who hears these words of mine and acts accordingly is like a wise man, who built his house on rock. The rain poured, the rivers flooded, and the wind blew and struck that house, but it did not collapse because it was built on rock. But anyone who hears these words of mine and does not act accordingly, is like a fool who built his house on sand. The rain poured, the rivers flooded, and the wind blew and struck that house; it collapsed, and what a terrible fall that was!».

 

The Application

 

It is the question of hearing and doing, of old Jerusalem and Babylon, of old law and the new law and it is the question of God of justice and mercy. Jesus resumes all this in this parable of house built on the Rock. Biblically, this rock is Yahweh Himself. It is on Him, particularly in our faithfulness to His commandment of love that everything depend.

How to apply this parable in our daily life? I would like to invite you all to verify our own foundation in life. Where do I stand today? What is the basic principle or value that I hold in my life?  Am I prepared to face worldly temptations and difficulties of life? Am I broken easily and why? These questions will help us to discern the quality of our life and if necessary, let us not hesitate to take come corrective steps.

«Not everyone who says to me: Lord! Lord! will enter the kingdom of heaven»

Fr. Jean-Charles TISSOT 
(Freiburg, Switzerland)

Today, the Lord pronounced these words at the end of His "Sermon on the Mount" where He bestows a new and deeper meaning to the Commandments of the Old Testament, the "words" of God to men. He talks as the Son of God, and as such, He demands us “to receive what I say to you”, as very significant words: words of eternal life which must be put into practice, and not only to be heard - with the risk of forgetting them or just be satisfied admiring them or admiring their author - but without any personal involvement.

«To build a house on sand» (cf. Mt 7:26) is an image to describe a foolish behavior that leads us nowhere and ends up in a failure in life, after a long and painful effort to build up something. “Bene curris, sed extra viam", said St. Augustine, which we could translate as: “you run well, but you are out of the approved path”. What a shame reaching just there: the time of trial, of the storms and floods that inevitably fill up our life!

The Lord wants to teach us how to set up a solid groundwork, the base of which originates in our effort to act according to His teachings, living by them every day in the midst of small problems He will try to direct. Thus, our daily resolutions to live by Christ’s teachings must end up in tangible results, which despite not being definitive, can still allow us to achieve out of them joy and gratitude at night, at the time of examining our conscience. The joy of having achieved a small victory over ourselves is a preparation for other battles, and the strength will not fail us - with the grace of God — to persevere until the end.

 

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Publié le 5 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 7,21.24-27): 

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet».

 

L’Application

 

Nous avons une belle procession de Yahvé-Rocher dans la première lecture. Jérusalem une ville construite dans un roc, en comparaisons avec Babylon rappelle déjà le lien que ces deux villes tissent d’entre elles. La fidélité à la loi, même si elle soit importante, dans la nouvelle alliance, Jésus comme ce Rocher sur lequel Dieu a voulu construire son Eglise, prendra pourtant une prédominance.   

Nous sommes le peuple non pas de l’ancienne alliance, mais peuple de la nouvelle alliance. Comme Babylone et aussi Jérusalem, si nous ne construisons pas notre maison sur le Roc éternel, Jésus le Christ, devant les échecs de la vie et de devant les tentations du monde, cette maison s’écroulera, comme une maison construite sur les sables.

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux»

Abbé Jean-Charles TISSOT 
(Freiburg, Suisse)

Aujourd'hui, Le Seigneur prononce ces paroles à la fin de son «sermon sur la montagne», dans lequel il donne un sens nouveau et plus profond aux Commandements de l’Ancien Testament, les «paroles» de Dieu aux hommes. Il s’exprime en tant que Fils de Dieu, et c’est en tant que tel qu’il nous demande de recevoir ce que je vous dis là comme des paroles de la plus haute importance : des paroles de vie éternelle, qui doivent être mises en pratique, et non seulement à écouter, avec le risque de les oublier ou de se contenter de les admirer ou d’en admirer leur auteur, mais sans implication personnelle.

«Bâtir une maison sur le sable» (cf. Mt 7,26) est une image pour décrire un comportement insensé, qui ne mène à aucun résultat et aboutit à l’échec d’une vie, après un effort long et pénible pour construire quelque chose. "Bene curris, sed extra viam", disait saint Augustin : tu cours bien, mais en dehors du parcours homologué, pouvons-nous traduire. Quel dommage d’en arriver là, au moment de l’épreuve, des tempêtes et des crues que comporte nécessairement notre vie !

Le Seigneur veut nous enseigner à poser un fondement solide, dont l’assise provient de l’effort de mettre en pratique ses enseignements, c’est-à-dire de les vivre chaque jour au moyen de petites résolutions qu’il s’agira de tenir. Nos résolutions quotidiennes de vivre l’enseignement du Christ doivent ainsi aboutir à des résultats concrets, à défaut d’être définitifs, mais dont nous puissions tirer de la joie et de la reconnaissance lors de l’examen de notre conscience, le soir. La joie d’avoir obtenu une petite victoire sur nous-mêmes est un entraînement à d’autres batailles, et la force ne nous manquera pas, avec la grâce de Dieu, pour persévérer jusqu’au bout.

 

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Publié le 4 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 15,29-37): 

Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit. De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël. 

Jésus appela ses disciples et leur dit: «J'ai pitié de cette foule: depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun; ils pourraient défaillir en route». Les disciples lui disent: «Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim?». Jésus leur dit: «Combien de pains avez-vous?». Ils dirent: «Sept, et quelques petits poissons». Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent à leur faim; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines.

«‘Combien de pains avez-vous?’. Ils dirent: ‘Sept, et quelques petits poissons’»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous contemplons dans l'Evangile la multiplication des pains et des poissons. «De grandes foules —nous raconte l'évangéliste Matthieu— vinrent à lui» (Mt 15,30) au Seigneur. Des hommes et des femmes qui ont besoin du Christ, des aveugles, des boiteux et beaucoup d'autres infirmes, ainsi que ceux qui les accompagnent. Nous aussi nous avons besoin du Christ, de sa tendresse, de son pardon, de sa lumière, de sa miséricorde... En Lui nous trouvons la plénitude de tout ce qui est humain.

L'Évangile d'aujourd'hui nous fait aussi nous rendre compte qu'il est nécessaire que des hommes conduisent les autres vers Jésus-Christ. Ceux qui amènent les infirmes à Jésus pour qu'Il les guérisse sont l'image de tous ceux qui savent que la plus grande preuve de charité envers le prochain c'est de l'approcher du Christ, source de toute Vie. Une vie de foi exige, donc, la sainteté et l'apostolat.

Saint Paul nous exhorte à avoir les mêmes dispositions que le Christ Jésus (cf. Ph 2,5). Notre récit nous montre son cœur: «J'ai pitié de cette foule» (Mt 15,32). Il ne peut pas les abandonner car ils sont affamés et fatigués. Le Christ cherche l’homme dans le besoin et il feint de le rencontrer par hasard. Que le Seigneur est bon! Et que nous sommes importants à ses yeux! Quand il y songe, le cœur humain se dilate plein de gratitude, d'admiration et d'un désir sincère de conversion.

Ce Dieu fait homme, tout-puissant et qui nous aime passionnément, et dont nous avons besoin en tout et pour tout —«car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5)— a aussi, paradoxalement, besoin de nous: telle est la signification des sept pains et des quelques petits poissons dont il se servira pour nourrir une grande foule. Si nous savions à quel point Jésus s'appuie sur nous, et la valeur que possède à Ses yeux tout ce que nous faisons, pour aussi peu que ce soit, nous lui montrerions chaque fois mieux notre plus entière reconnaissance.

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Publié le 3 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 10,21-24): 

Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, «I praise you, Father, Lord of heaven and earth, for you have hidden these things from the wise and learned, and made them known to the little ones. Yes, Father, such has been your gracious will. I have been given all things by my Father, so that no one knows the Son except the Father, and no one knows the Father except the Son and he to whom the Son chooses to reveal him».

Then Jesus turned to his disciples and said to them privately, «Fortunate are you to see what you see, for I tell you that many prophets and kings would have liked to see what you see but did not, and to hear what you hear but did not hear it».

 

The Application

 

The divine knowledge is neither rational nor the fruit of intellectual exercise. It is simply a gift given by God by His own self-revelation, helped by the HOLY SPIRIT.   Even in today’s prayer, we find the role of the Holy Spirit. Filled with the joy of the Holy Spirit, Jesus praises His Father on His choice. Do we realise the importance that God has accorded to us by this simple revelation?

Jesus glorifies the Father for what God has entrusted to Him. It’s important that we share the same feeling of Jesus and look at God with a heart filled with gratitude.

Just like what He did with his disciples, that we see in the Gospel, Jesus looks at us  today and says, how lucky we are that God has given the grace to prepare ourselves to welcome Him in His glory.  Let’s not miss this wonderful opportunity of conversion and profit the joy of divine encounter. Have a wonderful day.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The Seven Gifts of the Spirit,

by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

    "So, then, the Holy Spirit is the river, and the abundant river, which according to the Hebrews flowed from Jesus in the lands, as we have received it prophesied by the mouth of Isaiah (Isaiah 66:12). This is the great river that flows always and never fails. And not only a river, but also one of copious stream and overflowing greatness, as also David said: 'The stream of the river makes glad the city of God' (Psalm 46:4). For neither is that city, the heavenly Jerusalem, watered by the channel of any earthly river, but that Holy Spirit, proceeding from the fount of life, by a short draught of whom we are satiated, seems to flow more abundantly among those celestial thrones, dominions and powers, angels and archangels, rushing in the full course of the seven virtues of the Spirit. For if a river rising above its banks overflows, how much more does the Spirit, rising above every creature, when he touches the low-lying fields of our minds, as it were, make glad that heavenly nature of the creatures with the larger fertility of his sanctification. 
    "And let it not trouble you that either here it is said 'rivers' (John 7:38) or elsewhere 'seven Spirits,' (Revelation 5:6) for by the sanctification of these seven gifts of the Spirit, as Isaiah said, is signified the fullness of all virtue; the Spirit of wisdom and understanding, the Spirit of counsel and strength, the Spirit of knowledge and godliness, and the Spirit of the fear of God. One, then is the river, but many the channels of the gifts of the Spirit. This river, then, goes forth from the fount of life." 
(excerpt from ON THE HOLY SPIRIT 1.16)

 

«I praise you, Father»

Fr. Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgium)

Today, we are reading an excerpt of Chapter 10, of the Gospel after St. Luke. The Lord had sent seventy-two disciples to the towns He intended to visit. And they came back exultant. While listening to the accounts of their doings and exploits, «Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, ‘I praise you, Father, Lord of heaven and earth’» (Lk 10:21). 

One of the aspects of humility is gratitude. The arrogant one feels he owes nothing to anybody. To feel grateful, we need first to discover our insignificance. “Thanks” is one of the first words we teach our children. «I praise you, Father, Lord of heaven and earth, for you have hidden these things from the wise and learned, and made them known to the little ones» (Lk 10:21). 

Benedict XVI, when speaking of the attitude of adoration, he affirms «that adoring God means recognizing his presence as Creator and Lord of the Universe. The hallmark of worship is, recognizing the greatness of God that arises from the depths of one's heart and marks one's whole being, (…) ensuring that God is the most important part of one's life with the realization that with God at the centre of our lives the purpose of their existence will become clear». 

A sensible soul feels the need to express its gratitude. It is the only way for us to reciprocate for the divine favors received. «What do you possess that you have not received?» (1Co 4:7). We must certainly «give thanks to God the Father, through his Son, in the Holy Spirit, because in his great love for us He took pity on us, and when we were dead in our sins he brought us to life with Christ, so that in him we might be a new creation» (St. Leo the Great).

 

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Publié le 3 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 10,21-24): 

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n'est le Père, ni qui est le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

 

L’Application

 

Le Fils de l’homme apporte la joie et la justice. Ce Sauveur, même s’il soit visible, et présent, Jésus nous affirme que sa présence sera reconnaitre, non pas par les élites et sages, mais par tous ceux et celles qui ont un comportement d’enfant qui écoute tout ce que les parents (grands) disent et met toute sa confiance dans leurs bonté et générosité. Jésus nous invite non seulement à découvrir la volonté divine, mais aussi à découvrir comment Dieu agit et à Lui rendre la juste louange.

Si on s’arrive à le faire, comme Jésus, nous aussi dans nos limites, pouvons participer  à  l’accomplissement de la volonté divine. C’est ainsi nous établirons par nos engagement concrets, une société juste et bonne, devant le regard de Dieu. Seigneur rend-nous petits, pour que nous découvrions non seulement ton amour qui nous assurera notre salut, mais aussi à travers toi, ton Père qui nous aime.

Veillions que nous soyons comme les petits enfants et prions en louant le Seigneur.

«Je te loue, Père»

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui nous lisons un extrait du chapitre 10 de l'Évangile selon saint Luc. Le Seigneur a envoyé soixante-douze disciples dans les localités où lui-même devait se rendre. Ils reviennent exultants. En les entendant raconter leurs faits et gestes, «Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: ‘Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre’» (Lc 10,21). 

La gratitude est une des facettes de l'humilité. L'arrogant estime ne rien devoir à personne. Pour remercier, il faut être capable de découvrir sa petitesse. “Merci” est un des premiers mots que l'on apprend aux enfants. «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les a révélées aux enfants» (Lc 10,21). 

Benoît XVI, parlant de l'attitude d'adoration, affirme qu'elle suppose une «reconnaissance de la présence de Dieu, Créateur et Seigneur de l'univers. C'est une reconnaissance emplie de gratitude, qui part du plus profond du cœur et qui investit l'être tout entier, car ce n'est qu'en adorant et en aimant Dieu par-dessus tout que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même». 

Une âme délicate éprouve le besoin d'exprimer sa reconnaissance. C'est la seule chose que les hommes peuvent faire pour répondre aux faveurs divines. «Qu'as-tu que tu n'aies reçu?» (1Co 4,7). Dès lors, il nous faut «rendre grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l'Esprit Saint; avec la grande miséricorde dont il nous a aimés, il nous a pris en pitié, et alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ pour que nous soyons en lui une nouvelle création» (S. Léon le Grand).

 

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Publié le 2 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 8,5-11): 

When Jesus entered Capernaum, an army captain approached him to ask his help, «Sir, my servant lies sick at home. He is paralyzed and suffers terribly». Jesus said to him, «I will come and heal him». The captain answered, «I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my boy will be healed. For I myself, a junior officer, give orders to my soldiers. And if I say to one: ‘Go’, he goes, and if I say to another: ‘Come’, he comes, and to my servant: ‘Do this’, he does it».

When Jesus heard this he was astonished and said to those who were following him, «I tell you, I have not found such faith in Israel. I say to you, many will come from east and west and sit down with Abraham, Isaac and Jacob at the feast in the kingdom of heaven».

The Application

 

On this feast day of Francis Xavier, I would like to invite you all to look at his missionary adventure and look at the same adventure of this centurion, for our personal meditation.

I have said yesterday that this week we are called to watch and pray. Let’s watch in us, whether we have the same spirit in us and do we engage ourselves for the mission entrusted to us, though our situations may be different.

Francis Xavier had the courage to take risk of travelling to an unknown destination without knowing local language and this centurion too took the risk to a foreign person.

Both of them put all their trust in the Lord. For this centurion, a WORD from the mouth of the Lord was enough. There was a certitude of divine intervention and God did respond positively.

Both of them undertake a voyage from known to unknown, move from one place to the other.

Both of them were well aware of their limits and strengths.

Let’s take one of these points for the meditation and put one of them in practice today, in a radical way. Have a wonderful day.

«I tell you, I have not found such faith in Israel»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Capernaum is our city and our village, where there are sick people, some we know, others anonymous, often forgotten because of the hectic rhythm of life that we lead. Loaded with work, we rush about non-stop without thinking of those who, due to their illness or for whatever other circumstance, remain marginalised from the frenetic activity of our world. However, Jesus told us: «Truly, I say to you: whenever you did this to these little ones who are my brothers and sisters, you did it to me» (Mt 25:40). The great thinker Blaise Pascal follows this idea when he says that «in his believers, Jesus finds himself in the agony of Gethsemane until the end of time».

The centurion of Capernaum does not forget about his servant who is ill in bed, because he loves him. In spite of being more powerful and having more authority than his servant, the centurion is grateful to him because of all his years of help and appreciates him very much. Because of that, he approaches Jesus, and in the Saviour's presence, manages to make an extraordinary confession of faith, seen in the liturgy of the Eucharist: «I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my servant will be healed» (Mt 8:8). This confession is based on hope; it comes from the centurion's faith in the Lord and, at the same time, from his feeling of lack personal worthiness, which makes him aware of his own neediness.

We can only approach Jesus with a humble attitude, like that of the centurion. That way we can live the hope of Advent: the hope of salvation and life, of reconciliation and peace. Only he who acknowledges his poverty and realizes that the meaning of life is not to be found in himself, but in God, in turning his life over to Him, can really have hope. Let's approach Christ confidently, and, at the same time, make the centurion's prayer our own.

 

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Publié le 2 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 8,5-11): 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre : ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». 

A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux».

 

L’Application

Un centurion est présenté par le Seigneur comme un homme de foi. Je vous invite à prendre cet homme-là et méditer sur ses comportements et les comparer avec les-nôtres.

Son courage et Son humilité : reconnaissance divine et pouvoir se soumettre à la volonté divine.

Sa confiance et sa certitude : Jésus n’a pas un maître, mais l’Envoyé de Dieu. Il est Dieu et tout est possible pour Dieu. La Parole est capable de produire les miracles, car il savait lui-même par son propre autorité, la puissance de parole.

Son engagement et son ouverture : Il se déplace et n’a pas voulu que Dieu se déplace vers lui.

Une bonne méditation.

 

«Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Capharnaüm est notre ville et notre peuple, parmi les malades, les uns connus, les autres anonymes, fréquemment oubliés en raison du rythme frénétique qui caractérise la vie actuelle: chargés de travail, nous courrons sans cesse et sans songer à ceux qui, à cause de la maladie ou d'autres circonstances, restent en marge et ne peuvent pas suivre ce rythme. Cependant, Jésus nous dira un jour: «Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Mt 25:40). Blaise Pascal reprend cette idée lorsqu'il affirme que «Jésus s'arrache d'avec ses disciples pour entrer dans l'agonie de Gethsémaní jusqu'à la fin des temps». 

Le centurion de Capharnaüm n'oublie pas son serviteur souffrant au lit, parce qu'il l'aime. Même s'il est plus puissant que lui et que son serviteur soit placé sous son autorité, il lui est reconnaissant par toutes ces années de service; il l'estime profondément. Aussi, poussé par son amour, s'adresse-t-il à Jésus, et en Sa présence, fait une extraordinaire confession de foi, que la liturgie eucharistique recueille: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri» (Mt 8:8). 

Cette confession s'appui sur l'espérance; elle jaillit de la confiance mise en Jésus Christ, ainsi que d'un sentiment d'indignité personnelle qui lui permet de reconnaître son propre dénuement.

Nous ne pouvons approcher le Christ qu'avec une démarche humble, comme celle du centurion. C'est ainsi que nous pourrons vivre l'espoir de l'Avent: espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu, en s'abandonnant entre les mains du Seigneur. Approchons-nous du Christ avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre.

 

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Publié le 1 Décembre 2018

Advent season carries in itself a living message of hope to all Christians, who await eagerly for the second coming of Christ. We know that the first coming of Jesus was for us in our own status of the humanity, accepting to live in our own poverty. This coming was not ‘a project B’ derived from the project ‘A’ of the creation, explains Saint Bonaventure. God has right from the beginning willed that His Son will come to redeem us. It’s in the same orientation that we continue to hope for the second coming.

Logically, the second coming can’t carry the save elements of redemption with simple humanity and poverty. It will be certainly and justifiably in His divinity and in His glory. Thus we believe, it won’t be a humble redemption, but will be with Royal and definitive salvation. Some will be resurrected for the salvation and the other will be for the condemnation. The readings from Apocalypse which preceded this Advent season, sufficiently narrated the divine glory, surrounded by angels and saints. It is here that we are expected to be and all our preparation orients us to this event, expected with joyful hope.

For all those who seek the divine deliverance, with hope and perseverance, listening and keeping the Word of God, this season is a moment of consoling newness and joyful expectation, says Holy Father Francis. The newness is brought by our own creativity in executing the mission entrusted to us, by using the means and talents that God has already put us. The consoling aspect of life has being received from the Lord, because He is a compassionate God. Thus in we become a source of newness in our society.

The joyful expectation is purely the fruit of our faith experience. We believe in the Word of God in Jesus and verify our faith by closely observing our salvation history, which we participate still today by our passive and active engagements. It’s joyful because we are connected in the project of accomplishing the will of the Father. We continue to expect, because the Kingdom of God is already here and not yet fully established. Thus our hope is the second coming of Jesus to save us and judge us.

How to achieve this? By simply watching and praying. Watching our words and deeds that we may not distrait from the plan of God. Watching is not simply avoiding bad and evil, but also watching our failure to do what is just before the eyes of God. Watching, whether I do all that is expected from me from the Lord. The second means proposed to us is, praying. Praying is simply listening and speaking to God, a sincere inter-personal relationship with God. God speaks in silence and silence is the best way of speaking with God. The more we keep silence in our prayer, the more we give space to God. The more we keep silence, the more we are tuned to listen to what the Lord desires to communicate to us.

I wish you all a meaningful Advent celebration. God bless you all.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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