Publié le 29 Novembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 4,18-22): 

Comme il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans le lac: c'étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: «Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes». Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. Plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans leur barque avec leur père, en train de préparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant leur barque et leur père, ils le suivirent.

«Je vous ferai pêcheurs d'hommes»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, c'est la fête de saint André, apôtre, célébrée solennellement par les chrétiens d'Orient. André fut l'un des deux premiers jeunes hommes qui firent la connaissance de Jésus sur les berges du Jourdain et qui eurent une longue conversation avec Lui. Il alla tout de suite chercher son frère Pierre, en lui disant «Nous avons trouvé le Messie» et il l'emmena à Jésus (Jn 2,41). Peu de temps après, Jésus appela ces deux frères pêcheurs devenus ses amis, comme nous le lisons dans l'Évangile du jour: «Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes» (Mt 4,19). Dans le même village, il y avait aussi une autre paire de frères, Jacques et Jean, compagnons et amis des premiers, pêcheurs comme eux. Jésus les appela aussi à sa suite. Il est merveilleux de voir qu'ils laissèrent tout et le suivirent “aussitôt”, mot repris dans les deux cas. L'on ne doit pas dire à Jésus: “après”, “plus tard”, “maintenant j'ai trop de travail”…

À chacun d'entre nous aussi —à tous les chrétiens— Jésus demande chaque jour de mettre à son service tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons —tout quitter, ne rien avoir en propre—, pour que, vivant avec Lui nos tâches professionnelles et domestiques, nous soyons des "pêcheurs d'hommes". Et que veut dire “pêcheurs d'hommes”? Une jolie réponse nous vient d'un commentaire de saint Jean Chrysostome. Ce père et docteur de l'Église observe qu'André ne savait pas bien expliquer à son frère Pierre qui était Jésus, et c'est pourquoi il «l'emmena à la source même de la lumière», Jésus. “Pêcher des hommes” signifie aider ceux qui nous entourent, dans la famille, dans le travail, à trouver le Christ, unique lumière pour notre chemin.

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Publié le 28 Novembre 2018

Gospel text

(Lc 21,20-28): 

Jesus said to his disciples, «When you see Jerusalem surrounded by armies, then you must know that the time has come when it will be reduced to a wasteland. Then, if you are in Judea, flee to the mountains; if you are in the city, leave it; and let those who are in the fields not return to the city. For these will be the days of its punishment and all that was announced in the Scripture will be fulfilled. 

»How hard will it be for pregnant women and for mothers with babies at the breast! For a great calamity will come upon the land, and divine justice upon this people. They will be put to death by the sword or taken as slaves to other nations; and Jerusalem will be trampled upon by the pagans until the time of the pagans is fulfilled. Then there will be signs in sun and moon and stars, and on the earth anguish of perplexed nations when they hear the roaring of the sea and its waves. People will faint with fear at the mere thought of what is to come upon the world, for the forces of the universe will be shaken. And at this time they will see the Son of Man coming in a cloud with power and great glory. The signs of the times Now, when you see the first events, stand erect and lift up your heads, for your deliverance is drawing near».

 

The Application

 

Since these days we have more or less the same themes, I would like to invite you to look at today’s readings with another perspective. The first reading particularly speaks about a liturgical celebration, where we find the angels and saints celebrating a cult for the Lord. In this cult there is a new element, the element of spouse without the partner. We do understand the spouse is Christ and the unrepresented spouse is the holy Church, and we are the member of this Church. Thus I invite you all to recall this celestial celebration, which is being celebrated in our own liturgical celebration, where these angels and saints participate actively and silently. This invitation is a vocation to celebrate with joy and dancing. Let all our liturgical celebrations resemble this celestial celebration.

Looking at the gospel, I don’t wish to add any new elements, than what I have already shared. However, I wish to remind you all that the end day for the man of faith, is a day of celebration and joy, because the Lord comes to liberate us and save us. The Jerusalem which is represented in this gospel, is not the holy city of God, but this Jerusalem represents what is evil and unjust in this earth. Thus its destruction is a good of the establishment of truth and justice, filled with joy and hope. Therefore, we need not run up and down in search of the holy Jerusalem, rather, the Lord Himself will come and save us. Let’s be where we are, solid in our faith, faithful to the commandment of love.

«Stand erect and lift up your heads, for your deliverance is drawing near»

Fr. Lluc TORCAL

Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, when reading the saint Gospel, can we afford not to ponder over the present moments, fuller every day with threats and blood shedding? «On the earth anguish of perplexed nations when they hear the roaring of the sea and its waves. People will faint with fear at the mere thought of what is to come upon the world, for the forces of the universe will be shaken» (Lk 21:25b-26a). The second coming of our Lord has quite often been depicted with the most terrifying images, as in this Gospel, and always under the sign of fear.

But, is it really this one, the message today's Gospel is addressing us today? Let us just look at the last sentence: «Now, when you see the first events, stand erect and lift up your heads, for your deliverance is drawing near» (Lk 21:28). The core of the message of these last days of our liturgical year is not fear but hopefulness of a future deliverance, that is, the Christian complete expectancy of the fulfillment of our full life with the Lord, which our body and the world around us will also share. The events narrated in such a dramatic way just symbolically indicate the participation of the whole creation in the second coming of the Lord, as it already participated on occasion of his first arrival, specially at his Passion, when the sky darkened and the earth shook. The cosmic dimension will not be forsaken at the end of time, because it is the dimension accompanying man since he entered the Paradise.

The Christian prospect is not deceiving, because when all this will happen —the same Lord tells us— «at this time they will see the Son of Man coming in a cloud with power and great glory» (Lk 21:,27). Let's not live an anguished life because of the second coming of the Lord, because of his Parusia: let us rather ponder over the profound words of St. Augustine that, already in his day, bearing witness of those Christians fearful of the Lord's coming, was wondering: «How can the Wife be afraid of her Spouse?».

 

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Publié le 28 Novembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 21,20-28): 

«Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture. 

»Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé. Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire. Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche».

 

L’Application

 

Ces jours nous voyons dans la première lecture les événements du ciel. Aujourd’hui nous avons une lecture particulièrement intéressante, car les anges et les saints célèbrent une liturgie céleste, une célébration victorieuse. Dans cette célébration, nous voyons l’Epoux sans son épouse. L’absence de son épouse nous montre la présence de l’Eglise du Seigneur, une Eglise sainte, universelle. Nous sommes, heureusement membres de cette Eglise, et invités par le Seigneur à y participer. Toute notre liturgie doive être une ressemblance de cette liturgie des anges et des saints. Je vous invite à prendre conscience de cette vérité lorsque nous nous célébrons les liturgies et à y participer dignement.

La destruction de Jérusalem représente, non pas une ville sainte, mais une destruction permanente de mal.  C’est pourquoi Jésus nous invite à redresser et relever, car Il vient nous sauver. Nous ne devons pas courir à droite ou à gauche, car Il viendra nous chercher quoique soit le lieu que nous nous retrouvions. Comme je vous ai dit hier, n’ayons pas peur, soyons dans la joie, car Dieu est avec nous.

«Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche»

Abbé Lluc TORCAL

Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, en lisant ce saint Évangile, comment n'y point voir un reflet de l'époque présente, toujours plus menaçante et sanglante? «Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde» (Lc 21,25b-26a). On a bien des fois représenté la seconde venue du Seigneur par des images les plus terrifiantes possibles, comme cet Évangile paraît l'indiquer, toujours sous le signe de la peur.

Est-ce là cependant le message que nous adresse aujourd'hui l'Évangile? Remarquons bien les derniers mots: «Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche» (Lc 21,28). Le cœur du message de ces derniers jours de l'année liturgique n'est pas la peur, mais l'espérance de la future libération, c'est-à-dire l'espérance complètement chrétienne de parvenir à la plénitude de la vie avec le Seigneur, à laquelle participeront aussi notre corps et le monde qui nous entoure. Les événements qui nous sont racontés si dramatiquement veulent indiquer de manière symbolique la participation de toute la création à la seconde venue du Seigneur, comme elle a déjà participé à sa première venue, en particulier au moment de la passion, quand le ciel s'obscurcit et que la terre trembla. La dimension cosmique ne sera pas oubliée à la fin des temps, car c'est une dimension qui accompagne l'homme depuis son entrée dans le Paradis.

L'espérance du chrétien n'est pas trompeuse, car quand ces choses commenceront d'arriver —nous dit le Seigneur Lui-même— «alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire» (Lc 21,27). Ne vivons pas dans l'angoisse face à la seconde venue du Seigneur, sa Parousie: méditons plutôt les profondes paroles de saint Augustin qui, déjà en son temps, voyant les chrétiens craintifs devant le retour du Seigneur, s'interrogeait: «Comment l'Épouse aurait-elle peur de son Époux?».

 

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Publié le 27 Novembre 2018

Gospel text

(Lc 21,12-19): 

Jesus said to his disciples, «People will lay their hands on you and persecute you; you will be delivered to the Jewish courts and put in prison, and for my sake you will be brought before kings and governors. This will be your opportunity to bear witness. So keep this in mind: do not worry in advance about what to answer, for I will give you words and wisdom that none of your opponents will be able to withstand or contradict. You will be betrayed even by parents, and brothers, by relatives and friends, and some of you will be put to death. But even though you are hated by all for my name's sake, not a hair of your head will perish. Through perseverance you will possess your own selves».

 

The Application

 

The Christian faith is built on hope and certitude. The promise that the Lord has made, will be fully honoured and all that he has said will be accomplished.  Our salvation history affirms this and our certitude has a strong historical support.

It is in this hope that we listen to God and assure ourselves that Christ will be there with us. In a difficult time, the Lord will certainly accompany us and we need not worry about anything.

However, it is important that we remain always connected to this loving and protecting God. Once this relation is solidified by our deeds and words, God transforms our life and a simple human life, will become a divine life, not only for us those how are faithful to our call, but to all those who surround us.

Thus let’s march towards the final day, not in fear and doubt, rather in joy and certitude. It’s here that our perseverance will be tested and we will become the veritable witness in this world.

«Through perseverance you will possess your own selves»

Fr. Manuel COCIÑA Abella 
(Madrid, Spain)

Today, we pay attention to this short but sharp sentence of our Lord, which sticks into our soul and makes us wonder: why perseverance is so important? why does Jesus tell us our salvation depends upon the exercise of this virtue?

Because the disciple is no more than his Master —«you will be hated by all for my name's sake» (Lk 21:17)—, and if the Lord was a sign of contradiction, we, his disciples, must necessarily be one too. The belligerents will get hold of the Kingdom of God, those who fight against the enemies of the soul, those who energetically combat, as St. Josemaria Escriva liked to say, “this most beautiful war of peace and love”, which Christian life consists of. All roses have thorns, and the way to Heaven is not without difficulties and obstacles. This is why, without the cardinal virtue of fortitude, our good intentions would turn out unfruitful. And perseverance is part of fortitude. Perseverance, concretely, drives us to the strength we need to carry our contradictions with joy.

Perseverance, in its maximum degree, is accomplished at the Cross. This is why, perseverance confers freedom by granting the possession of oneself through love. Christ's promise is indefectible: «Through perseverance you will possess your own selves!» (Lk 21:19), and this is so because what is saving us is the Cross. It is the strength of love that gives each one of us the patient and joyous acceptance of God's will, when, in a first moment, it upsets —as it happens at the Cross— our poor human will.

Only in a first moment, because afterwards, the overflowing energy of perseverance is liberated to help us understand the difficult science of the Cross. This is why, perseverance engenders patience, which goes much beyond simple resignation. Even more so. It has nothing to do with stoical attitudes. Patience decisively contributes to understand that the Cross is, well before pain, essentially love.

Our Mother in Heaven, who understood better than anyone else this saving truth, will help us understanding it too.

 

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Publié le 27 Novembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 21,12-19): 

Mais avant tout cela, on portera la main sur vous et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon Nom. Ce sera pour vous l'occasion de rendre témoignage. Mettez-vous dans la tête que vous n'avez pas à vous soucier de votre défense. Moi-même, je vous inspirerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront opposer ni résistance ni contradiction. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d'entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie.

 

L’Application

 

Il faut comprendre que nous sommes déjà à la dernière semaine de l’année liturgique qui nous invite à nous préparer à l’arrivée du Seigneur. Nous y préparons non pas avec doute et peur, mais avec certitude et d’espérance.

Nous pouvons regarder cet évangile avec deux regards totalement différents. Un regard de foi qui nous assure que Dieu prendra tout en charge et nous ne devons faire simplement tout ce que Dieu nous dictera. Le deuxième regard est une invitation à perfectionner notre foi et rester fidèle à l’enseignement reçu, la persévérance. Cette persévérance nous aidera à rester toujours connecter à Dieu et cette relation dont nous tisons quotidiennement avec Dieu nous donnera une nouvelle en Dieu et par Dieu. Voilà le secret de notre bonheur et joie.

«C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie»

Abbé Manuel COCIÑA Abella 
(Madrid, Espagne)

Aujourd'hui, nous prêtons attention à cette phrase brève et incisive prononcée par notre Seigneur, phrase qui déchire notre âme et en se faisant nous amène à méditer sur l'importance de la persévérance: Pourquoi est-elle si importante? Pourquoi Jésus fait-Il dépendre notre salut de l'exercice de cette vertu?

Parce que disciple n'est pas plus haut placé que le maître -«Vous serez détestés de tous, à cause de mon Nom» (Lc 21,17)- et si le Seigneur a été un signe de contradiction, par conséquent nous, ses disciples, nous le serons également. Le Royaume des cieux sera décroché par ceux qui se font violence, ceux qui luttent contre les ennemis de l'âme, ceux qui livrent avec bravoure «cette belle bataille de paix et de l'amour» qu'est la vie chrétienne, comme disait Saint Josémarie Escriva. Il n'y a pas de roses sans épines, et la route qui mène au Ciel n'est pas un chemin sans difficultés. Voilà pourquoi sans la vertu cardinale de la force nos bonnes intentions finiraient par être stériles. La persévérance fait partie de la force. En effet, elle nous pousse à devenir suffisamment forts pour que nous puissions supporter avec joie les contradictions. 

La persévérance au plus haut degré s'offre à nous sur la croix. C'est pour cela que la persévérance nous donne la liberté d'offrir la possession de nous-mêmes par amour. La promesse du Christ est indéfectible: «C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie» (Lc 21,19), et il en est ainsi car ce qui nous sauve c'est la croix. C'est la force de l'amour qui nous donne à chacun la patience et l'acceptation joyeuse de la volonté de Dieu, quand celle-ci -comme c'est le cas sur la croix- s'oppose "dans les premiers instants" à notre pauvre volonté humaine.

Mais uniquement "dans les premiers instants", car après l'énergie débordante de la persévérance agit et nous fait comprendre la science difficile de la croix. Ainsi la persévérance engendre la patience, et celle-ci va beaucoup plus loin que la simple résignation. Plus encore, elle n'a rien à voir avec des attitudes stoïques. La patience contribue de manière décisive à nous faire comprendre que la Croix, bien au-delà de la douleur, est fondamentalement amour.

Que Notre Mère du Ciel, qui a compris mieux que personne cette vérité salvatrice, nous aide aussi à la comprendre.

 

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Publié le 26 Novembre 2018

Gospel text

(Lc 21,5-11): 

While some people were talking about the Temple, remarking that it was adorned with fine stonework and rich gifts, Jesus said to them, «The days will come when there shall not be left one stone upon another of all that you now admire; all will be torn down».

And they asked him, «Master, when will this be, and what will be the sign that this is about to take place?». Jesus then said, «Take care not to be deceived, for many will come claiming my title and saying: ‘I am he, the Messiah; the time is at hand’. Do not follow them. When you hear of wars and troubled times, don't be frightened; for all this must happen first, even though the end is not so soon». And Jesus said, «Nations will fight each other and kingdom will oppose kingdom. There will be great earthquakes, famines and plagues; in many places strange and terrifying signs from heaven will be seen».

 

The Application

All the readings of the day do evoke in us certain fear and worry. Jesus is assuring each and every one us the needed comfort and guarantee. Let’s not be frightened. Many of us worry a lot about our present state of life and some of us do worry about the future. All that is requested from us is to put everything in the hand of God and keep doing good and be faithful to the commandment of love.

Let us know ourselves and identify all the talents that the lord has given to us. It is by knowing and identifying them that we will be able to use them for the just cause, thus accomplishing the divine will through our words and deeds. The more we take everything in to our hands, the less we give space to God. Let’s not run up and down. Be stable and solid where we are, by doing the basic responsibilities, entrusted to us, in a perfect or in extraordinary way. It’s in this simplicity of loving life that we will see God, because our God is simple and loving.

 

«There shall not be left one stone upon another»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, astounded, we listen to the Lord's severe warning: «The days will come when there shall not be left one stone upon another of all that you now admire; all will be torn down» (Lk 21:6). Jesus' words can be placed in the antipodes of the so called “indefinite human progress culture” or, if preferred, of the unstoppable evolution of some techno/scientific and political/military leaders of the human species.

Where from? Where to? This, nobody knows and nobody can tell, other than, in the last instance, a supposed eternal matter that denies God while, at the same time, usurping his attributes. Amazing, how they try to make us swallow it hook, line and sinker, who, on their side, refuse to accept the temporality and precarious status typical of our human condition!

As disciples of the Son of God-Made-Man, Jesus, we hear his very words and, while making them ours, we ponder over them. He is saying: «Take care not to be deceived!» (Lk 21:8). This is asserted by He, Who came to bear witness of the truth, while affirming that those belonging to the truth listen to his voice.

And He adds: «The end is not so soon» (Lk 21:9). Which means, on the one hand, that we still have time for salvation and we must take advantage of that; and, on the other, that the end will come, anyway. Yes, Jesus, will come «to judge the living and the dead», as we profess in the Creed.

Dear readers of Contemplating Today's Gospel, dear brothers and friends: a few verses further down this fragment I'm commenting now, Jesus encourages us and consoles us with these words that I repeat in his name: «By your endurance you will gain your souls!» (Lk 21:19).

By trying to be a warm and cordial echo of these words, and with the energy of a Christian hymn, we shall exhort one another: «Let us persevere, as we are already attaining the summit with our hands!».

 

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Publié le 26 Novembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 21,5-11):

Certains parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit». 

Ils lui demandèrent: «Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser?». Jésus répondit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, ou encore: ‘Le moment est tout proche’. Ne marchez pas derrière eux! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas: il faut que cela arrive d'abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin». Alors Jésus ajouta: «On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel».

 

L’Application

Le dernier jour peut provoquer en nous une peur bien justifié, pourtant pour un homme de foi, la peur n’a aucune place, car Jésus nous a déjà préparer à ce jour. N’ayons pas peur. Marchons dans la lumière, comme les enfants de la lumière.

 

«Des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous écoutons étonnés le sévère avertissement du Seigneur: «Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n'en restera pas pierre sur pierre: tout sera détruit» (Lc 21,6). Ces paroles de Jésus sont aux antipodes d'une autre qui se nomme "culture du progrès infini de l'humanité" ou plutôt de quelques petits cerveaux technoscientifiques et politico-militaires de l'espèce humaine, en une imparable évolution.

À partir d'où? Jusqu'où? Ça, personne ne le sait ni ne peut le savoir, à l'exception, en dernière instance, d'une soi-disant matière éternelle qui nie Dieu en usurpant ses attributs. Comme ils essaient de nous faire communier à des roues de moulin ceux qui rejettent la communion avec la finitude et la précarité propres de la condition humaine!

Nous, les disciples du Fils de Dieu fait homme, de Jésus, nous écoutons ses paroles et, les faisant nôtre, nous les méditons. Voici ce qu'Il nous dit: «Prenez garde de ne pas vous laisser égarer» (Lc 21,8). C'est Celui qui est venu rendre témoignage à la vérité qui nous le dit, en affirmant que ceux qui sont dans la vérité écoutent sa voix.

Et voici encore qu'Il nous assure: «Ce ne sera pas tout de suite la fin» (Lc 21,9). Ce qui veut dire, d'un côté, que nous disposons d'un temps pour nous sauver et qu'il nous appartient d'en profiter; et, d'un autre côté, qu'en en tout cas la fin viendra. Oui, Jésus viendra «juger les vivants et les morts», comme nous le confessons dans le Credo.

Lecteurs de Contempler l'Évangile d'aujourd'hui, chers frères et amis: quelques versets plus loin, Jésus nous encourage et nous console par ces autres paroles qu'en son nom je vous répète: «Celui qui persévèrera jusqu’au bout sera sauvé» (Lc 21,19).

En une résonnance cordiale, exhortons-nous les uns les

 

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Publié le 25 Novembre 2018

Gospel text

(Lc 21,1-4): 

Jesus looked up and saw rich people putting their gifts into the treasure box; He also saw a poor widow dropping in two small coins. And he said, «Truly, I tell you, this poor widow put in more than all of them. For all gave an offering from their plenty, but she, out of her poverty, gave all she had to live on».

The Application

The offering of Abel gives joy to God and satisfaction to the humanity, because he reserved the best to God, by recognising all that he had, belonged to God. It’s just that one gives the best to God.

Many at time, we don’t realize how God observes us and appreciates every little gest of love from our part. Since God doesn’t seek the publicity, certainly the divine accompaniment and divine gest remain unknown to our intelligence.  None in the temple could have noticed the presence of this little poor lady, but God not only noticed her presence, her heart, her misery, but also what she has put in, were well noticed and honoured by God. Sadly, she won’t understand the immense love and care that God has reserved for her. Will this God allow this lady to die in hunger? Surely not.

Today’s readings invite us to look our earthly life with a different eye. Our life on the earth is fully connected with the life that we are going to have after the death. Our faithfulness to our baptismal vocation, our sincerity in our social and spiritual engagements, and our capacity to surrender before the divine will or divine providence, certainly will produce good fruit, just like a tree planted on the river side. God does take care the poor soul which puts all its energy in accomplishing the divine will. The apocalypse is the wonderful narration of this divine truth. Therefore, let’s us learn to live our life on this earth, as if we are living a life before the eyes of God, in the heaven, singing the divine hymns for the Lord.

«She, out of her poverty, gave all she had to live on»

Fr. Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez 
(Barcelona, Spain)

Today, as it happens so often, small things go by unnoticed: small alms, small sacrifices, small prayers (jaculatory prayers); but what, at times, may look small and unimportant, it frequently represents the warp and also the culmination of master works: be it great works of art, be it the maximum goods deeds of personal saintliness.

Because these small things are mostly unnoticed, their bona fide intention is out of question: we are not to seek in them neither recognition nor human glory. Only God will discover them in our heart, in the same way as only Jesus could see the poor widow's generosity. It is more than certain that poor woman did not play trumpets to announce what she was doing, and it is even possible she was ashamed and felt ridiculous before the eyes of the wealthy, who, while offering splendid gifts into the treasure box, were making others feel admired at their liberality. Yet, that woman's unselfishness, that caused her to drop the two small coins despite her poverty, deserved the Lord's praise: «Truly, I tell you, this poor widow put in more than all of them. For all gave an offering from their plenty, but she, out of her poverty, gave all she had to live on» (Lk 21:3-4).

The widow's generosity is a good lesson for us, Christ's disciples. We can be extremely generous, as the wealthy people that were «putting their gifts into the treasure box» (Lk 21:1). But, none of this will be worth the while if we only give “from our plenty”, without any loving or generous spirit, without offering ourselves along. St. Augustine says: «They looked at the great offerings from the wealthy and they praised them for that. And, even if the could see the widow later on, how many did notice those two coins...? She gave whatever she had, for she had God in her heart. But she had plenty, for she had God in her heart. It is better to have God in our soul than gold in the safe». Quite true: Let us be generous with God and He will be much more so with us.

 

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Publié le 25 Novembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 21,1-4): 

Levant les yeux, il vit les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor. Il vit aussi une veuve misérable y déposer deux piécettes. Alors il déclara: «En vérité, je vous le dis: cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre».

 

L’Application

La vision de saint Jean nous aide à comprendre la liaison de la vie sur la terre et la vie après la mort. Une vie bien vécue dans le Seigneur et par le Seigneur, nous apportera certainement non seulement la joie et le bonheur sur la terre, mais nous serons comptés parmi les saints choisis par Dieu, pour chanter éternellement devant Dieu. Donc vivons une vie sur la terre, comme nous vivions une vie céleste déjà devant Dieu, dans le ciel.

L’évangile du jour nous apprend à comment vivre une vie juste devant Dieu. Ça ne se réduit pas par un geste simple de partage des biens matériels ou donner tout à Dieu. L’évangile nous  apprend à faire confiance dans la providence divine. Que nous apprenions à vivre par Dieu et pour Dieu. Il faut reconnaitre que tous les biens reçus appartiennent  à Dieu et nous ne sommes que les serviteurs quiconque à qui Dieu les a confier, pour que nous accomplissions sa volonté en se disposant ces biens reçus de Dieu.  

Si nous prenons toutes les lectures du jour ensembles, nous découvrirons l’accompagnement divin. Dieu n’abandonne personne. Même un petit geste non pas oublié devant Dieu. Dieu marche avec nous et en nous. Même si nous ne sommes pas capables de reconnaitre sa présence, Dieu reconnait tous les actes d’amour et ces actes nous aident à nous consacrer à la volonté divine.

 

«Elle a pris sur son indigence: elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre»

Abbé Àngel Eugeni PÉREZ i Sánchez 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme toujours il y a des petites choses qui passent inaperçues, petites aumônes, petits sacrifices, petites prières (jaculatoires), mais ce qui semble petit et sans importance constitue parfois la matière ainsi que la finition des chefs d'œuvre: il en est ainsi des chefs d'œuvre en art et de l'œuvre maximale de la sainteté personnelle.

Du fait qu'elles passent inaperçues, l'honnête intention de ces petites choses est garantie: en les accomplissant nous ne cherchons pas la reconnaissance d'autrui ni la gloire humaine. Seul Dieu les découvrira dans nos cœurs, ainsi que Jésus est le seul à reconnaître la générosité de la veuve. Il est quasiment certain que la pauvre femme n'a pas annoncé son geste par une fanfare de trompettes et il se pourrait même qu'elle ait eu honte et se soit sentie ridicule face au regard des riches qui donnaient des sommes importantes et se vantaient de cela. Néanmoins, sa générosité, qui lui donne des forces au milieu de son indigence, a mérité l'éloge du Seigneur qui voit dans le cœur des hommes: «En vérité, je vous le dis: cette pauvre veuve a mis plus que tout le monde. Car tous ceux-là ont pris sur leur superflu pour faire leur offrande, mais elle, elle a pris sur son indigence: elle a donné tout ce qu'elle avait pour vivre» (Lc 21, 3-4).

La générosité de la pauvre veuve est une bonne leçon pour nous tous, les disciples du Christ. Nous pouvons donner beaucoup, comme les riches «les gens riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc du trésor» (Lc 21,1) mais rien de cela n'aura de la valeur si nous donnons "des restes", sans amour ni esprit de générosité, sans faire une offrande de nous-mêmes. Saint Augustin nous dit: «Ils regardaient les grandes offrandes des riches, en les louant pour cela. Même si après ils ont vu la veuve, combien d'entre eux ont vu ses deux piécettes? Elle a donné tout ce qu'elle possédait. Et elle avait beaucoup car elle avait Dieu dans son cœur. Mieux vaut avoir Dieu dans son âme que de l'or dans le tronc du trésor». Et c'est vrai: si nous sommes généreux avec Dieu, Il le sera encore plus avec nous.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 25 Novembre 2018

L’Eglise célèbre la fête de Christ Roi de l’univers. Pour les jeunes du jour, même pour nous, qui n’ont pas vécu dans la domination d’un royaume, ou sous la commande d’un roi, cette image de roi et sa royauté restera comme une image ancienne que nous nous associions avec beaucoup de nostalgie, soit positive soit négative.  Comment pouvons-nous expliquer cette notion de roi, Jésus Roi de l’univers, aujourd’hui à nos contemporains, à la nouvelle génération qui s’avance dans un monde trop médiatisé, pris par les technologies, particulièrement  dans son avancement dans le domaine de l’Intelligence artificielle ?

Lorsque nous proclamons que Jésus est le roi de l’univers, nous disons que Jésus est notre maître et tout ce qu’Il nous commande, nous le ferons. ‘ Faite tout ce qu’il vous dira’ est une règle de la vie. Marie, la mère de Jésus est la modèle excellence pour que nous agissions, comme elle, dans l’écoute de la Parole de Dieu et dans engagement maternel.

Jésus est le Roi, car Il est la vérité, le chemin et la vie. En lui nous trouvons notre espérance. Il est venu pour nous sauver et jusqu’aujourd’hui, il est fidèle à sa promesse. Pour nous accompagner, Il a envoyé l’Esprit Saint, qui nous purifie et sanctifie.

La réponse de Jésus à Pilate, nous demande de fixer notre regard, non pas sur la terre, mais en haut. Sa royauté non pas limité sur la terre. Par cette réponse classique, Jésus nous enseigne que la vie sur la terre nous amène vers la résurrection, une nouvelle vie auprès de Dieu, comme Jésus nous a montré par sa mort, par sa résurrection et par son ascension.  C’est pourquoi la mort elle-même devient une espérance pour les chrétiens. Jésus a déjà vaincu la mort.

La royauté de Jésus est un lieu où s’exprime l’amour de Dieu. Elle est l’heure où l’homme s’engage dans cet amour. Elle est de passé, qui se trouve dans la vie de Jésus et est de présent dans la vie de l’Eglise du jour et de future dans l’accomplissement de la volonté de Dieu. 

En tant que chrétiens, quels sont notre devoir ?

  • Il faut savoir s’aimer Jésus et le courage de nous engage à l’accomplissement de sa volonté, la volonté de son Père. Une vie totalement consacrée  pour le Christ, vivre par le Christ et en Christ.
  • Suivre le Christ et fidèle à son commandement d’amour. Aimer-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. Vivre dans la vérité et savoir nous mettre au service de son peuple.
  • Dans nos paroles et dans nos actes, il faut prendre conscience de sa Royauté et apprendre à vivre dignement dans son Royaume, ici présent en marchant comme les pèlerins vers  la terre promise.

Bonne fête.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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