Publié le 24 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 12,39-48): 

«Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra». 

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. 

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 22 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 12,35-38):

 «Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis: il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!».

«Gardez vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces»

Abbé Miquel VENQUE i To 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, il faut prêter attention aux paroles de Jésus: «Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte» (Lc 12,36). Quelle joie de découvrir que même si je suis pécheur et insignifiant, j'ouvrirai moi-même la porte au Seigneur quand il frappera à ma porte! Et oui, au moment de la mort, c'est moi-même qui ouvrirai ou fermerai la porte au Seigneur, personne ne peut le faire pour moi. «Il faut se persuader que Dieu nous demandera des comptes non seulement de nos actes et paroles mais aussi de la façon dont nous avons utilisé notre temps» (Saint Grégoire de Naziance).

Être devant la porte et ouvrir les yeux est un exposé clé et qui est à ma portée. Je ne peux pas me distraire. Se distraire c'est d'oublier notre objectif, vouloir aller au ciel, mais sans un engagement opérationnel, c'est comme faire des bulles de savon, sans une volonté engagée et qu'on peut évaluer. Se mettre un tablier veut dire être dans la cuisine en train de préparer jusqu'au dernier détail. Mon père qui était agriculteur, disait qu'on ne peut pas semer la terre qui n'est pas prête; pour faire une bonne semence il faut parcourir le champ et semer avec attention.

Le chrétien n'est pas un naufragé sans boussole, il sait d'où il vient, où il va et il sait comment y arriver; il connaît l'objectif, il connaît les moyens pour s'y rendre ainsi que les difficultés pour y arriver. Ne pas perdre cela de vue nous aidera à être vigilants et à ouvrir la porte au Seigneur le moment venu. L'appel à la vigilance et à la responsabilité se répète souvent dans la prédication de Jésus pour deux raisons évidentes: l'une est que Jésus nous aime et "veille" sur nous et l'autre est que celui qui aime ne s'endort pas. Et parce que le diable nous tente continuellement. La pensée du ciel ou de l'enfer ne doit pas nous distraire de nos obligations de tous les jours, mais c'est une pensée salutaire et incarnée qui mérite notre louange au Seigneur: «S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils!» (Lc 12,38). Jésus aide-moi à vivre dans l'attente et à être vigilant chaque jour en t'aimant toujours.

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Publié le 21 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 12,13-21): 

Someone in the crowd spoke to Jesus, «Master, tell my brother to share with me the family inheritance». He replied, «My friend, who has appointed me as your judge or your attorney?». Then Jesus said to the people, «Be on your guard and avoid every kind of greed, for even though you have many possessions, it is not that which gives you life».

And Jesus continued with this story, «There was a rich man and his land had produced a good harvest. He thought: ‘What shall I do? For I am short of room to store my harvest. So this is what he planned: I will pull down my barns and build bigger ones to store all this grain, which is my wealth. Then I may say to myself: My friend, you have a lot of good things put by for many years. Rest, eat, drink and enjoy yourself’. But God said to him: ‘You fool! This very night your life will be taken from you; tell me who shall get all you have put aside?’. This is the lot of the one who stores up riches instead of amassing for God».

 

The Application

 

Jesus is inviting us to discern. This discernment is possible, only if we have the truth of life. This truth is possible, only we learn to look at life in its totality and not to be fixed to one single aspect of life. If we fix our life with one narrow orientation, though spiritual or holy it may be, however it will get collapsed.

This rich man fixed his life to his security, without realising the riches that the Lord has accorded to him, had its own finality. If he could have realised this truth, the source of his existence, the finality of his life, in its totality, he would have realised the truth and this truth would have saved him.

Sometime we too behave in a stupid way, trying to perfect ourselves to be holy and good, by fixing our orientations, sometime only in God, without associating ourselves to His will. If we really life in God, we will certainly associate ourselves to the divine accomplishment. God desires good for all and He desires to accomplish this through us.

The more we are connected to Him, easier will be for us to establish a healthy and good relationship with our brothers and sisters, even with our enemies. It’s the real richness that God desires for us. God created us to live together, with all. This communion is the first sign of the Kingdom of God.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Surrounded by wealth, blind to charity,

by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"'What does the rich man do, surrounded by a great supply of many blessings beyond all numbering? In distress and anxiety, he speaks the words of poverty. He says, 'What should I do?' ... He does not look to the future. He does not raise his eyes to God. He does not count it worth his while to gain for the mind those treasures that are above in heaven. He does not cherish love for the poor or desire the esteem it gains. He does not sympathize with suffering. It gives him no pain nor awakens his pity. Still more irrational, he settles for himself the length of his life, as if he would also reap this from the ground. He says, 'I will say to myself, "Self, you have goods laid up for many years. Eat, drink, and enjoy yourself." 'O rich man,' one may say, "You have storehouses for your fruits, but where will you receive your many years? By the decree of God, your life is shortened." 'God,' it tells us, 'said to him, "You fool, this night they will require of you your soul. Whose will these things be that you have prepared?" (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 89)

 

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Publié le 21 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 12,13-21): 

Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage». Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?». Puis, s'adressant à la foule: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses».

Et il leur dit cette parabole: «Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait: ‘Que vais-je faire? Je ne sais pas où mettre ma récolte’. Puis il se dit: ‘Voici ce que je vais faire: je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même: Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence’. Mais Dieu lui dit: ‘Tu es fou: cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura?’. Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu».

 

L’Application

 

Nous travaillons durement pour que notre vie sur la terre soit assurée et bien sécurisée. Aujourd’hui Jésus nous enseigne que la vie ne dépend pas à la question d’avoir, mais c’est une question de l’être et le reconnaitre.

La joie, la pas ou le bonheur ne sont pas les fruits de cette sécurité ou assurance, mais le pouvoir discerner et reconnaitre la vérité de la source de notre existence ; DIEU. Tant que nous ne soyons pas connectés à ce Dieu qui nous aime, ce bonheur et cette joie vont nous échapper.

Aujourd’hui Jésus ajoute encore un autre aspect de la vie. Il ne nous suffit pas simplement reconnaitre. Nous devons nous engager au bien de soi et aussi de la société. Cet engagement est possible, si nous reconnaissons la richesse que Dieu nous a accordée et si nous sommes capables de les disposer à l’accomplissement de la volonté divine.

 

«Car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, si nous ne nous bouchons pas les oreilles et ne fermons pas les yeux, l'Évangile nous ébranlera par sa clarté: «Gardez-vous bien de toute âpreté au gain; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses» (Lc 12,15). Qu'est-ce qui assure la vie de l'homme?

Nous savons bien ce qui assure la vie de Jésus, car Il nous l'a dit: «Comme le Père a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en lui-même» (Jn 5,26). Nous savons que la vie de Jésus non seulement procède du Père, mais consiste à faire Sa volonté, car telle est sa nourriture, et la volonté du Père revient à réaliser sa grande œuvre de salut parmi les hommes, en donnant sa vie pour ses amis, signe du plus parfait amour. La vie de Jésus est donc une vie totalement reçue du Père et entièrement livrée au Père et, par amour pour le Père, aux hommes. La vie humaine pourra-t-elle, dans ces conditions, se suffire à elle-même? Pourra-t-on nier que la vie est un don, que nous l'avons reçue et que, ne serait-ce que pour cela, nous devons rendre grâce? «Que nul ne se croît maître de sa propre vie» (Saint Jérôme).

Dans cette perspective, il ne reste qu'à nous demander: Quel sens peut avoir notre vie si elle se replie sur elle-même, si elle se complaît à dire: «Mon âme, te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence» (Lc 12,19)? Si la vie de Jésus est un don reçu et donné toujours dans l'amour, notre vie —que nous ne pouvons nier avoir reçue— doit se convertir, en suivant celle de Jésus, en un don total à Dieu et à nos frères, car «qui aime sa vie la perd» (Jn 12,25).

 

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Publié le 19 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 12,8-12): 

«Je vous le déclare: Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. 

»Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire».

 

«L'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, résonnent une fois de plus les paroles de Jésus qui nous invite à Le reconnaître devant les hommes: «Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu» (Lc 12,8). Nous vivons dans une époque dans laquelle on revendique la laïcité, obligeant les croyants à ne manifester leur foi que dans la sphère privée. Lorsqu'un chrétien, un prêtre, un évêque, le Pape…, dit quelque chose publiquement, bien que ce soit plein de sens commun, cela dérange, uniquement parce que ce qu'il dit vient de lui, comme si nous n'avions pas le droit —comme tout le monde!— de dire ce que nous pensons. Pour autant que cela puisse les déranger, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile. De toute façon, «l'Esprit Saint, qui habite en ceux qui ont de bonnes dispositions, les inspire à dire ce qu'ils ont à dire comme des docteurs». 

Les attaques qui nous font sont d'une gravité différente, car ce n'est pas la même chose parler mal d'un membre de l'Église (quelques fois avec raison, pour nos défauts), que d'attaquer Jésus-Christ (si ils le voient uniquement dans sa dimension humaine), ou d'injurier le Saint-Esprit, que ce soit en blasphémant, ou en niant l'existence ou les attributs de Dieu. 

Pour ce qui se réfère au pardon de l'injure, y compris lorsque le péché est véniel, il est nécessaire qu'il existe une attitude préalable d'amendement. S'il n'y a pas d'amendement, le pardon est inviable, le pont est brisé d'un côté. Pour cette raison, Dieu dit qu'il y a des péchés que ni Dieu pardonnera, s'il n'y a pas de la part du pécheur une attitude humble de reconnaître son péché (cf. Lc 12,10).

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Publié le 19 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 12,1-7): 

 

Such a numerous crowd had gathered that they crushed one another. Then Jesus spoke to his disciples in this way, «Beware of the yeast of the Pharisees which is hypocrisy. Nothing is covered that will not be uncovered, or hidden that will not be made known. Whatever you have said in the darkness will be heard in daylight, and what you have whispered in hidden places, will be proclaimed from the housetops. I tell you, my friends, do not fear those who put to death the body and after that can do no more. But I will tell you whom to fear: Fear the One who after killing you is able to throw you into hell. This one you must fear. Don't you get five sparrows for two pennies? Yet not one of them has been forgotten by God. Even the hairs of your head have been numbered. So do not fear: are you not worth more than a flock of sparrows?».

 

The Application

 

These days we are meditating the necessity of have Spirit orientated life than flesh. It’s in the same orientation that Jesus continues to teach  us. Though the gospel has plenty to offer, I wish to propose to you all few points, which may help you to meditate and live the gospel today.

  • Let’s be aware of the surrounding of our environment, the people, the events, etc. This self-awareness and living in the present, will help us to understand, not only what’s happening around us, but also what’s happening in us.
  • The second point is the divine revelation. God reveals to us, not only about Himself, but also about others. Some may hide things before us, or we may not be able to understand them. Should we get panic and  be disturbed? No. God will help us and guide us in every moment of life, even if  the people of our confidence may betray us.
  • The third is the divine fear. The divine fear is something good and should be encouraged. It is not related to punishment and danger of divine cursing, rather, a love relationship. God is not a judging God, but a God of justice, but filled with love and compassion. We will see this God of judgement, after our death, not forcefully today. Then why to fear?  There is a genuine fear of doing something against the ONE who loves us and cares for us. The real divine fear is, not to distance ourselves from the divine love, becoming unworthy to receive the free love and mercy. The true fear that every Christian is called to cultivate is, not to go away from the fire (warmth of divine love and mercy), during the winter season.
  • And the last, Jesus is inviting each and every one of us to put our confidence in the divine providence of God. He knows us and certainly will take care of us. All that is expected from us is, to listen what He has to say, and respond to the divine need, because He needs us to save the world. Have a wonderful day.

 

«Beware of the yeast of the Pharisees which is hypocrisy»

Fr. Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italy)

Today, the Lord invites us to mull over a sort of bad yeast which bread cannot ferment with, but only causes it to apparently rise while, in fact, leaves it uncooked and unfit to be eaten: «Beware of the yeast of the Pharisees» (Lk 12:1). It is hypocrisy and it is only an appearance of goodness, a mask made with cloth of many striking colors, which hide vices and moral deformities, dastardly infections of the spirit and microbes that tarnish the mind and, consequently, our very existence.

This is why Jesus warns us that we must be cautious in front of these wrongdoers that, by preaching with their bad examples and with the glitter of their lying words, they try to scatter infection around them. I remember a journalist —a bright professor of philosophy— who wanted to oppose the Catholic Church position on the so called “matrimony” among homosexuals. And with a joyful gait and a rosary of sophisms as big as an elephant, he tried to thwart the sound reasons that the Magisterium had expounded in one of its recent documents. Here we have what we could classify as a Pharisee of our time that, after considering himself as baptized and a believer, he moves away with ease from the thinking of the Church and from the spirit of Christ and, on top of everything, he tries to pose as teacher, companion and guide of the faithful.

Let us now deal with another subject: the Master recommends us to distinguish between two kinds of fear: «do not fear those who put to death the body and after that can do no more» (Lk 12:4), that would be the harassers of the Christian ideals, who can kill scores of the faithful in times of “man hunt” or, occasionally, some singular testimonies of Jesus Christ.

But a completely differently motivated fear is the fear of losing, not only our body, but also our soul, and this remains in the hands of our Divine Judge; not that the soul dies (it would be a great luck for the sinner), but that it tastes a bitterness that could be named “mortal” because it is absolute and endless. «If you chose to live well while here, you will not be sent to the eternal sorrow. But, as here you cannot choose not to die, while you are alive try to choose not to die eternally» (St. Augustine).

 

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Publié le 18 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 12,1-7): 

Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples: «Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis: ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre: craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis: c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde».

 

L’Application

Je vous propose plusieurs points pour la méditation. Chaque point peut nous aider non seulement à méditer, mais aussi à comprendre Dieu. Je vous invite en prendre un pour la journée.

 

  • L’évangile du jour vient avec beaucoup d’espérance. Dieu prend soin de nous et Il est avec nous.
  • Dieu nous demande d’utiliser notre propre intelligence pour mieux comprendre les événements et aussi les personnes.
  • Il nous assure qu’il nous révélera tout et rien ne sera cacher pour l’éternité. Le monde peut nous désorienter et un jour, Dieu nous aidera à tout comprendre. Ce jour-là nous serons en paix.
  • La crainte du Seigneur est une bonne chose. Que ne nous nous éloignions pas de l’amour de Dieu. C’est la véritable craindre du Seigneur, nous dit saint Augustin. Ne faire aucun mal contre Celui qui nous aime.

 

«Soyez sans crainte: vous valez plus que tous les moineaux du monde»

Abbé Salomon BADATANA 
(Wau, Soudan du Sud)

Aujourd'hui, nous contemplons dans l’Evangile notre Seigneur Jésus Christ qui se tourne vers la foule après avoir confronté les autorités religieuses juives que sont les pharisiens et les scribes. L’Evangile nous dit que la foule était si grande qu’on s’écrasait. Il est clair ici qu’ils étaient affamés d’écouter les paroles de Jésus qui a parlé avec une autorité extraordinaire à leurs chefs religieux. 

Mais avant tout, St. Luc nous informe que Jésus a commencé par parler à ses disciples en leur disant : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12,1) Ici, notre Seigneur Jésus Christ veut nous amener à pratiquer la sincérité et la transparence au lieu de l’hypocrisie comme le font les pharisiens et les scribes. Car ils montrent une attitude extérieure qui n’est pas conforme à leur vie intérieure : ils prétendent être ce qu’ils ne sont pas intérieurement. 

C’est contre ceci que notre Seigneur nous avertit dans l’Evangile de ce jour quand il dit: « Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu » (Lc 12,2) Oui tout se dévoilera. C’est pourquoi nous devons essayer d’accorder notre vie à ce que nous professons et proclamons. Ceci n’est évidemment pas facile. Mais nous ne devons pas avoir peur car notre Dieu est au contrôle. Comme le dit St. Jean Paul II, « l’amour de Dieu ne nous impose pas des fardeaux que nous ne pouvons pas porter… Pour tout ce qu’il nous demande, il nous accorde l’aide dont nous avons besoin. » Rien ne passe sans qu’Il ne soit au courant. Même nos cheveux sont tous comptés. Oui nous avons du prix aux yeux de Dieu. Soyons sans crainte car son amour envers nous est infini. 

Seigneur, accorde nous la sagesse de bien accorder notre vie aux exigences de la foi, même au milieu des vicissitudes de ce monde. Amen.

 

 

 

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Publié le 18 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,1-9): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’».

«Le règne de Dieu est tout proche de vous»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, jour de la Saint Luc —l'Évangéliste de la douceur du Christ—, l'Église proclame cet Évangile dans lequel se présentent les caractéristiques centrales de l'apôtre du Christ.

L'apôtre est, en premier lieu, celui qui a été appelé par le Seigneur, désigné par Lui-même, en vue d'être envoyé en son nom: c'est Jésus qui appelle qui Il veut pour lui confier une mission concrète!: «Le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller» (Lc 10, 1).

L’apôtre, ayant été appelé par Dieu, est aussi celui qui dépend totalement de Lui. «N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route» (Lc 10,4). Cette interdiction de Jésus à ses disciples indique, surtout, qu'ils doivent laisser entre ses mains ce qui est essentiel pour vivre: le Seigneur, qui habille l'iris des champs et nourrit les oiseaux, veut que ses disciples cherchent, d'abord le Règne des cieux plutôt que: «(…) ne vous mettez pas en quête de ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et ne soyez pas anxieux. C'est de tout cela, en effet, que les païens du monde sont en quête; mais votre Père sait que vous avez besoin de cela» (Lc 12,29-30).

L'apôtre est également celui qui prépare le chemin du Seigneur, annonçant sa paix, guérissant les malades et manifestant ainsi la venue du Règne. Le devoir de l'apôtre est donc central tant dans la vie de l'Église que pour elle, car de cela dépend le futur accueil du Maître parmi les hommes.

Le meilleur témoignage que peut nous offrir la fête d'un Évangéliste, de celui qui a raconté l'annonce de la Bonne Nouvelle, est celui de nous faire devenir plus conscients de la dimension apostolique-évangélisatrice de notre vie chrétienne.

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Publié le 16 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 11,42-46): 

Jesus said, «A curse is on you, Pharisees; for the Temple you give a tenth of all, including mint and rue and the other herbs, but you neglect justice and the love of God. This ought to be practiced, without neglecting the other. A curse is on you, Pharisees, for you love the best seats in the synagogues and to be greeted in the marketplace. A curse is on you for you are like tombstones of the dead which can hardly be seen; people don't notice them and make themselves unclean by stepping on them». Then a teacher of the Law spoke up and said, «Master, when you speak like this, you insult us, too». And Jesus answered, «A curse is on you also, teachers of the Law. For you prepare unbearable burdens and load them on the people, while you yourselves don't move a finger to help them».

 

The Application

 

Many of us, in our thirst for perfection and the well-being of all, give lot of attention to what we say and what we do. Thus we depend up on man-made rules and regulations, and try our level best to say and do, what is considered as ‘politically correct.’ Though this approach is not a bad beginning, Jesus seems to propose to us, that our approach to life should have the foundation in the divine love and what is just before the eyes of God. Our life should be animated not by the flesh, rather by the Spirit.

In every thinking and act, if we learn to give importance to the divine will, than the common good, then the common good that we desire will be ‘de facto’ consequence of our deeds. God is good and in his goodness, all that He desires, have be good for the humanity. Saint Paul instructs us to act according to the Sprit, (not by our desire of common good), which will produce peace and tranquillity in our society.

It’s important that we discern in our personal life that we don’t charge others with burden, rather learn to remove the burden of our brothers and sisters.

Daily Quote from the early church fathers

Binding heavy burdens on others,

by Origen of Alexandria (185-254 AD)

"Just as the scribes and Pharisees wickedly sat upon the throne of Moses, so do some in the church who sit upon the ecclesiastical throne. There are some in the church who have the right understanding of the law and pass it on correctly. They say what each person needs to do, but they themselves do not do it. Some of them lay heavy burdens upon the shoulders of men, but they won’t even lift a finger to help. These are the ones the Savior is talking about when he says, 'Whoever then relaxes one of the least of these commandments and teaches men so, shall be called least in the kingdom of God' (Matthew 5:19). There are others, however, who sit on the throne, who act before they speak and speak wisely, restraining those who are disordered. They place merciful burdens on the shoulders of others. They themselves are the first to lift the heavy burden, for the exhortation of other listeners. It is these of whom the Lord speaks when he says, 'He who does so and teaches others to do so, this man will be called great in the kingdom of heaven.'" (excerpt from COMMENTARY ON MATTHEW 9)

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 16 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,42-46): 

«Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, comme la menthe et la rue, et vous laissez de côté la justice et l'amour de Dieu. Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste. Malheureux êtes-vous, pharisiens, parce que vous aimez les premiers rangs dans les synagogues, et les salutations sur les places publiques. Malheureux êtes-vous, parce que vous êtes comme ces tombeaux qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir». Alors un docteur de la Loi prit la parole: «Maître, en parlant ainsi, c'est nous aussi que tu insultes». Jésus reprit: «Vous aussi, les docteurs de la Loi, malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt».

 

L’Application

 

Sommes-nous animés par la chaire ou par l’Esprit Saint ? Si tout ce que nous disons et tout ce que nous faisons sont remplis d’amour et de pardon, nous pouvons nous assurer que notre vie est animée par l’Esprit Saint et nous n’entendrons plus de la bouche du Seigneur, ‘malheureux êtes-vous’.  Jésus nous invite à l’essentiel : l’amour et la justice de Dieu.

«Voilà ce qu'il fallait pratiquer, sans abandonner le reste»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment le Divin Maître nous donne quelques leçons: entre autres, il nous parle de la dîme ainsi que de la cohérence que doivent avoir tous les éducateurs (parents, enseignants et tout apôtre chrétien). Dans l'Évangile selon Saint Luc de la messe de ce jour, l'enseignement est transmis de manière plus "synthétique", mais dans les passages parallèles de Matthieu il est beaucoup plus vaste et concret. Toute la pensée du Seigneur conclut que nos principales préoccupations doivent être la justice, la charité, la miséricorde et la fidélité (cf. Lc 11,42).

La dîme de l'Ancien testament ainsi que notre actuelle contribution à l'Église, selon les lois et coutumes, vont dans la même direction. Mais donner une valeur de loi obligatoire à des petites choses –comme le faisaient les maîtres de la loi– est exagéré et fatigant: «malheureux êtes-vous, parce que vous chargez les gens de fardeaux impossibles à porter, et vous-mêmes, vous ne touchez même pas ces fardeaux d'un seul doigt» (Lc 11,46).

Il est vrai que les personnes qui veulent devenir meilleures font preuve de marque de générosité remarquable. Récemment, nous avons eu des exemples de personnes qui donnent à l'Église et aux pauvres les 10% de leur récolte, d'autres réservent les premiers fruits, le meilleur fruit de leur potager, ou bien ils offrent un montant égal à celui qu'ils ont consacré à leurs vacances, d'autres donnent le fruit de leur travail, et tout cela aux même fins. On discerne dans tout cela l'esprit de l'Évangile mis en pratique. L'amour est ingénieux, à travers des petites choses, il obtient de la joie et du mérite devant Dieu.

Le Bon Pasteur marche devant son troupeau. Les bons pères sont des modèles: ils donnent le bon exemple à suivre par les autres. Les bons éducateurs s'efforcent de vivre en vertu des principes qu'ils enseignent. C'est cela la cohérence, pas seulement en partie mais totalement: Vie de Tabernacle, dévotion à la Sainte Vierge, petits services rendus dans notre foyer, répandre la bonne humeur chrétienne… «Les grandes âmes prennent beaucoup en compte les petites choses» (Saint Josémarie).

 

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