Publié le 29 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-35): 

Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: «Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur», et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur. 

Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple». 

Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: «Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées».

«Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut»

Abbé Daniel MEYNEN 
(Saint Aubain, Namur, Belgique)

Aujourd'hui, 29 décembre, nous fêtons le saint Roi David. Mais c'est toute la famille de David que l'Église veut honorer, et surtout le plus illustre de tous: Jésus, Fils de Dieu, Fils de David! Aujourd'hui, dans cet éternel “aujourd'hui” du Fils de Dieu, l'Ancienne Alliance, celle du temps du Roi David, reçoit son accomplissement et sa plénitude. Car, comme le relate l'Évangile de ce jour, l'Enfant-Jésus est présenté au Temple par ses parents pour accomplir la Loi ancienne: «Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: ‘Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur’» (Lc 2,22-23).

Aujourd'hui, l'ancienne prophétie s'éclipse pour faire place à la nouvelle: Celui que le Roi David avait annoncé en chantant ses psaumes messianiques est enfin entré dans le Temple de Dieu! C'est aujourd'hui le grand jour où celui que Saint Luc appelle Siméon va bientôt quitter ce monde d'obscurité pour entrer dans la vision de la Lumière éternelle: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples» (Lc 2,29-32).

Nous aussi, qui sommes le Temple de Dieu dans l'Esprit (cf. 1Co 3,16), soyons attentifs à recevoir Jésus en nous. Si nous avons le bonheur de pouvoir communier en ce jour, demandons à Marie, la Mère de Jésus, d'intercéder pour nous auprès de son Fils: que le vieil homme meurt et que l'homme nouveau (cf. Col 3,10) naisse enfin dans tout notre être, afin que nous soyons les nouveaux prophètes, ceux qui annoncent au monde entier la présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Saint-Esprit!

Comme Siméon, soyons prophètes par la mort du “vieil homme”! Comme le disait le Pape Jean-Paul II, «la plénitude de l'Esprit de Dieu s'accompagne (…) avant tout dans la disponibilité intérieure qui provient de la foi. Cela, le vieillard Syméon, ‘homme juste et pieux’ sur qui ‘reposait l'Esprit Saint’, en eut l'intuition au moment de la présentation de Jésus au Temple».

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 2,13-18): 

Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr». Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: «D'Égypte, j'ai appelé mon fils». 

Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie: «Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte: c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus».

 

«Se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête des Saints Innocents, martyrs. Plongés dans les célébrations de Noël, nous ne pouvons pas ignorer le message que la liturgie veut nous transmette pour définir, encore plus, la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus, avec deux précisions très claires. Tout d'abord, la prédisposition de saint Joseph à participer dans le dessein créateur et salvifique de Dieu, en acceptant sa volonté. Et puis, le mal, l'injustice que, bien souvent, nous rencontrons dans notre vie, réalisés dans ces enfants innocents morts en martyrs. Tout cela nous demande une attitude et une réponse personnelle et sociale.

Saint Joseph nous offre un témoignage très clair de réponse décidée à l'appel de Dieu. Nous nous identifions à lui quand nous devons prendre des décisions dans les moments difficiles de notre vie et de notre foi: «Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt 2:14). 

Notre foi en Dieu implique notre vie toute entière. Elle fait que nous nous levons, c'est à dire, qu'elle nous rend attentifs aux choses qui se déroulent autour de nous, parce que —souvent— c'est à partir d'elles que Dieu nous parle. Elle nous fait prendre l'Enfant et sa mère, c'est-à-dire que Dieu se rend proche de nous, Il devient notre compagnon de route, renforçant notre foi, notre espérance et notre charité. Et elle nous fait retirer dans la nuit en Égypte, c'est à dire, nous invite à ne pas avoir peur face à notre propre vie, qui souvent, se remplit de nuits difficiles à illuminer.

Aujourd'hui, ces enfants martyrs ont aussi des noms concrets d'enfants, de jeunes gens, de couples, de personnes âgées, d'immigrants, de malades... qui demandent la réponse de notre charité. Ainsi le dit Jean Paul II: «En effet, à notre époque, nombreux sont les besoins qui interpellent la sensibilité chrétienne. C'est l'heure d'une nouvelle imagination de la charité qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d'aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel».

Que la nouvelle lumière, claire et forte de Dieu devenu Enfant remplisse nos vies et consolide davantage notre foi, notre espérance et notre charité.

 

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Jn 20,2-8): 

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis». Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

 

«Il vit, et il crut»

Abbé Manel VALLS i Serra 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie célèbre la fête de saint Jean, apôtre et évangéliste. Le jour qui suit la Noël, l'Église célèbre la fête du premier martyr de la foi chrétienne, saint Étienne. Et le jour suivant, saint Jean, celui qui pénètre le mieux et le plus profondément le mystère du Verbe incarné, premier théologien et modèle de tout véritable théologien. Le passage de son Évangile qu'on nous propose aujourd'hui nous aide à contempler Noël dans la perspective de la Résurrection du Seigneur. Jean, en effet, arrivé au sépulcre vide, «vit et crut» (Jn 20,8). Confiants dans le témoignage des Apôtres, à chaque Noël, nous nous voyons poussés à “voir” et à “croire”.

L'on peut revivre ces mêmes “voir” et “croire” à propos de la naissance de Jésus, le Verbe incarné. Jean, poussé par les intuitions de son cœur —et, devrions-nous ajouter, par la “grâce”— “voit” au-delà de ce que ses yeux peuvent contempler en ce moment. En réalité, s'il croit, il le fait sans “avoir vu” encore le Christ, ce qui inclut déjà la louange implicite de ceux qui «croiront sans avoir vu» (Jn 20,29), qui culmine dans le vingtième chapitre de son Évangile.

Pierre et Jean “courent” ensemble au sépulcre, mais le texte nous dit que Jean «courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau» (Jn 20,4). Comme si Jean était mu davantage par le désir d'être de nouveau aux côtés de Celui qu'il aimait —le Christ— que par le fait de rester aux côtés de Pierre, dont, cependant —par le geste de l'attendre et de le laisser entrer le premier— il reconnaît la primauté dans le Collège des Apôtres. Malgré tout, le cœur ardent de Jean, plein de zèle, regorgeant d'amour, le porte à “courir” et à “s'avancer”, nous invitant clairement à vivre aussi notre foi avec ce désir ardent de rencontrer le Ressuscité.

 

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Publié le 25 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,17-22): 

«Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé».

«Ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, alors que nous venons de savourer l'expérience profonde de la Naissance de l'Enfant Jésus, le panorama liturgique change. Nous pourrions penser que célébrer un martyr ne cadre pas avec l'enchantement de Noël… Le martyre de Saint Stéphane, que nous vénérons comme protomartyr du christianisme rentre pleinement dans la théologie de l'Incarnation du Fils de Dieu. Jésus est venu au monde pour déverser son Sang pour nous. Stéphane a été le premier a déverser son sang pour Jésus. Nous lisons dans cet Evangile comment Jésus Lui-même l'a annoncé "On vous livrera aux tribunaux… vous serez amenés devant des gouverneurs et des rois pour témoigner (Mt 10,17.18). Précisément "martyr" signifie exactement cela : témoin.

Ce témoignage de parole et d'œuvre est donné grâce à la force de l'Esprit Saint : "L'Esprit de votre Père (…) parlera à travers vous (Mt 10,19). Comme nous le lisons dans les "Actes des Apôtres", chapitre 7, Stéphane, conduit aux tribunaux, a donné une leçon magistrale, en parcourant l'Ancien Testament, en démontrant que tout l'Ancien Testament convergeait vers le Nouveau en la Personne de Jésus. En Lui s'accomplit tout ce qui a été annoncé par les prophètes et enseigné par les patriarches.

Dans le récit de son martyre nous trouvons une très belle allusion à la Trinité : "Stéphane, rempli de l'Esprit Saint, regarda fixement le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu" (Actes 7,55). Son expérience fut une sorte de dégustation de la Gloire du Ciel. Et Stéphane mourut comme Jésus, en pardonnant à ceux qui l'immolaient : "Seigneur, ne prends pas en compte ce péché" (Actes 7,60) ; il pria avec les paroles du Maître : "Père, pardonne-les car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23, 34).

Demandons à ce martyr que nous sachions vivre comme lui, remplis de l'Esprit Saint afin que, en fixant les yeux vers le ciel, nous voyons Jésus à la droite de Dieu. Cette expérience nous fera d'ores et déjà jouir du ciel pendant que nous sommes sur la terre.

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Publié le 25 Décembre 2018

‘Eclater en cris de joie, car votre Seigneur revient’, nous dit la première lecture et nous sommes dans la joie. Nous l’avons entendu et nous avons vu  le Seigneur que Dieu nous donne. Il est son Fils unique et Il va enlever les ténèbres et les ténèbres ne peuvent Le résister.

L’évangile de saint jean nous invite à regarder non seulement cet enfant, naïvement tout réduire dans sa naissance, mais aussi à découvrir dans cet Enfant la Verbe éternelle qui a animé la création dès le commencement et aussi son devenir. Cette Verbe vient habiter dans son peuple et lui apporter ses bienfaits. Elle est ainsi le dessein de Dieu qui habite en Dieu. L’Eglise universelle nous proclame que cette Verbe dans toute sa transcendance et sa gloire, s’est donc manifesté dans le monde, sa création, et dans son histoire. Nous sommes invités à adorer ce Dieu dans sa gloire qui se révèle en cette Enfant, dans sa totalité, une révélation complète et parfaite. Dans la foi et l’humilité nous comprendrons ce mystère petit-à-petit.

Pourquoi Dieu a voulu que son Fils vienne jusqu’à nous ? La finalité de l’incarnation se trouve dans les versés 12-13. Dieu veut faire de nous ses enfants et la venue de sa Parole sur terre n’a pas d’autre signification. Que les hommes en participant à l’humanité de Jésus, puissent participer à sa divinité par notre propre filiation ; Notre Père. Je serais votre Dieu et vous serais mon peuple.

En Jésus, nous sommes dans une parfaite communion avec le Père. Aujourd’hui nous n’avons besoin aucun d’autre médiateur, car Jésus le fait pour nous, pour une éternité. Dans l’histoire du salut, l’homme, même Moïse a caché son visage et Il n’a pas voulu voir la gloire de Dieu. Aujourd’hui ce rideau qui nous a séparés s’est détruit par l’Incarnation. Désormais Dieu va demeurer chez les hommes.  Voilà une nouvelle alliance s’installe et s’inaugure dans l’Incarnation.

Les événements qui ont précédés, comme annonciation et visitation, les témoignages du peuple, comme le cri de joie d’Elizabeth, de Jean Baptiste, le magnificat de Marie et le cantique de Zacharie, nous révèle encore une autre vérité : l’œuvre Trinitaire. Dieu envoie ses anges, l’Esprit Saint inspire, anime et sanctifie et le Fils est au centre dans ces événements, pourtant reste silencieux et active en faisant la volonté de son Père. Dans l’incarnation tous sont en œuvre et nous sommes invités à adorer cet Enfant dans la gloire la Trinité.   

Avec Jésus Le nouvel Adam, nous nous sommes nés, un nouveau peuple de la nouvelle alliance, un peuple fidèle, qui écoute la Parole de Dieu et met cette Parole en pratique. Nous sommes les croyants, certainement oui, mais soyons aussi pratiquants, car sans un engagement concret et positif, nous ne pouvons pas accueillir cet enfant. Nous l’avons bien accueilli dans les églises, dans nos rues en illuminant nos routes, en décorant nos maisons et en échangeant les cadeaux. Il faut L’accueillir, plutôt dans notre cœur, dans notre pensé et dans notre être.  Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu veut demeurer en nous. Puisque nous avons reçus grâce après grâce en Jésus la lumière du monde, soyons de notre part la lumière du monde, car nous sommes les enfants de Dieu. Amen.

 

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Publié le 23 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 1,67-79): 

Zechariah, filled with holy spirit, sang this canticle, «Blessed be the Lord God of Israel, for he has come and redeemed his people. He has raised up for us a victorious Savior in the house of David his servant, as he promised through his prophets of old, salvation from our enemies and from the hand of our foes. He has shown mercy to our fathers and remembered his holy covenant, the oath he swore to Abraham, our father, to deliver us from the enemy, that we might serve him fearlessly as a holy and righteous people all the days of our lives. And you, my child, shall be called prophet of the Most High, for you shall go before the Lord to prepare the way for him and enable his people to know of their salvation when he comes to forgive their sins. This is the work of the mercy of our God, who comes from on high as a rising sun shining on those who live in darkness and in the shadow of death, and guiding our feet into the way of peace».

 

The Application

 

On this final day of Advent, I wish to invite you all to look at the first reading and to respond positively to the divine desire. We would like to build a house of stones for the Lord, or to prepare our heart, a dignified place, where God desires to make His home?

The canticle of Zachariah does narrate to us our salvation history, but also his own personal experience, particularly learned in the school of silence.  Animated by the Holy Spirit he prophesised about his son and his work which will prepare us to welcome the Saviour of the world.

Here we are invited to discover not only the faithful God in Jesus, but also the Trinitarian aspect of God.  The Father sends the angels, the Holy Spirit supervises and sanctifies every event and the Son gives in to the divine will, obedience par excellence. This is our faith and the foundation of Christian belief. This God has send us Jesus so that our life may be illumined. Let us welcome this source of light and become ourselves light in the darkness of the world.

«Comes from on high as a rising sun shining on those who live in darkness»

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelo
na, Spain)

Today, the Gospel gathers Zechariah's song of praise after the birth of his son. In its first part John the Baptist's father thanks God, and in the second, his eyes look forward into the future. He oozes joy and hope on recognizing the salvific action of God toward Israel, which culminates in the coming of the Messiah, prepared by his own son John.

We already know that Zechariah had been punished by God because of his skepticism. Now, however, that the divine action has been made real —as he has recovered his ability to speak— says what he before could express only in his heart: «Blessed be the Lord God of Israel» (Lk 1:68). How Many times do we see the dark side of things, negatively, in a pessimistic way! If only we had the supernatural vision of the facts that Zechariah shows in the Benedictus, we would be constantly living in joy and hope.

«The Lord is at hand; the Lord is here». The forerunner's father is conscious of the fact that the arrival of the Messiah means, above all, light. A light that illuminates those who live in darkness and in the shadow of death. Us! May we realize with full consciousness that Jesus came to illuminate our lives, that he is coming to guide us, to point out the way to go... It would be great if we were to allow Him guide us with His desires, with the hope he has invested in us!

Jesus is the “Lord” (cf. Lk 1:68.76), but he is also the “Savior” (cf. Lk 1:69). These two attributes that Zechariah points to about God, so close to Christmas eve, have always surprised me, because they are precisely the same ones that the Angel of the Lord will assign to Jesus in its announcement to the shepherds and that we will hear touchingly tonight at Midnight Mass.
It is God Himself who is born!

 

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Publié le 23 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,67-79): 

Zacharie, son père, fut rempli de l'Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques: «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'il a visité son peuple pour accomplir sa libération. Dans la maison de David, son serviteur, il a fait se lever une force qui nous sauve. C'est ce qu'il avait annoncé autrefois par la bouche de ses saints prophètes: le salut qui nous délivre de nos adversaires, des mains de tous nos ennemis. Il a montré sa miséricorde envers nos pères, il s'est rappelé son Alliance sainte: il avait juré à notre père Abraham qu'il nous arracherait aux mains de nos ennemis, et nous donnerait de célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu'il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. Telle est la tendresse du coeur de notre Dieu; grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix».

 

L’Application

 

Aujourd’hui est le dernier jour de l’Avent et nous avons Zacharie, le père de Jean Baptiste qui rend témoignage aux merveilles de Dieu. Il nous raconte non seulement de son expérience, de tout ce dont il a appris particulièrement de son silence, mais aussi l’histoire du peuple, l’histoire du salut.

Il nous présente ce Dieu de miséricorde et combien Il nous aime encore. Poussé par l’Esprit Saint, il prophétie déjà le rôle de son fils et tout ce dont nous attendons aujourd’hui, une joyeuse espérance.

Si nous observons bien, il y a une uniformité dans ces événements : la présence Trinitaire. Tous les TROIS travaille ensembles. Les personnages qui sont étroitement liés à l’incarnation, tous sont poussés par l’Esprit Saint. Les anges sont envoyés par le Père et le Fils fait tout ce dont le Père Lui a demandé : une obéissance par excellence. Evidemment, dans cet Enfant, nous sommes invités non seulement à découvrir la fidélité et la proximité divine, ou la miséricorde divine, mais essentiellement l’œuvre Trinitaire. C’est ainsi nous pourrions entrer dans le mystère de l’Incarnation. Une bonne journée.  

 

«Un astre est venu nous visiter; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile recueille le chant de louange de Zacharie après la naissance de son fils. Le père de Jean y rend d'abord grâce à Dieu, puis ses yeux se tournent vers le futur. Tout y regorge de joie et d'espérance en reconnaissant l'action salvifique de Dieu envers Israël, qui culmine dans la venue-même de Dieu en notre chair, préparée par le fils de Zacharie.

Nous savons que Zacharie avait été châtié par Dieu à cause de son incrédulité. Mais à présent, quand l'action divine est totalement manifeste dans sa propre chair —puisqu'il recouvre la parole— il proclame ce que jusqu'alors il ne pouvait dire qu'avec le cœur; et il le disait, bien-sûr: «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël…» (Lc 1,68). Que de fois nous percevons les choses de manière obscure, négative, pessimiste! Si nous possédions la vision surnaturelle des événements que montre Zacharie dans le Cantique du Benedictus, nous vivrions constamment dans la joie et l'espérance.

«Le Seigneur est proche; le Seigneur est là». Le père du précurseur est conscient que la venue du Messie est, surtout, lumière. Une lumière qui éclaire ceux qui vivent dans l'obscurité, sous les ombres de la mort: nous-mêmes! Ah si nous nous rendions pleinement compte que l'Enfant Jésus vient illuminer nos vies, nous guider, nous montrer le chemin…! Ah si nous nous laissions conduire selon ses voies, par ces espérances qu'Il met en nous!

Jésus est le “Seigneur” (cf. Lc 1,68.76), mais Il est aussi le “Sauveur” (cf. Lc 1,69). Si proches de la nuit de Noël, ces deux confessions (attributions) que Zacharie fait à Dieu, m'ont toujours surpris: ce sont exactement les mêmes que l'Ange du Seigneur attribuera à Jésus lors de l'annonce aux bergers et que nous pourrons écouter avec émotion pendant la Messe de cette même nuit. Car celui qui naît est Dieu!

 

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Publié le 23 Décembre 2018

We are celebrating the forth Advent Sunday and we have Mary who will help us to discover Christ in this Child who will be born, as her cousin Elizabeth recognized in Mary, the mother of God. Looking at Mary very close, we will understand the way she advanced, which made her to burst with joy as she sang the magnificat.

Mary listened to the Word and she believed. According to this Announced Word she engaged positively, concretely and eagerly. This little young girl was moving as quickly as possible so that Elizabeth would have the joy of welcoming the mother of God. This displacement provoked an encounter and this meeting gives rise to joy. The gospel of the day tells us that they are both animated by the Holy Spirit. From Jerusalem, from temple, from Zachariah God Himself made a move in giving greater importance to a small house of Galilee. In this annunciation the angel told her that she was gracious, full of grace, and she will hear the same message from Elizabeth’s salutation.

Mary represents for us in this displacement the true displacement of the ark of covenant 'the house of God' in Jerusalem and she will stay there like the ark of other times, three months in the house of her hosts. Mary is the true home of God. God will no longer live in a temple of stones, but living people. We the Christians are called to be aware of this dwelling of God in us. Saint Paul will tell us that we are the temple of the Holy Spirit. We are sent into this world as missionaries who announce by our witnessing life, the Good News of the divine presence.

Mary, who carries Jesus in her, becomes de facto for us the Eucharist, the dwelling place of God. Mary's greeting has given birth in John the joy that Elizabeth will feel strongly. This encounter bears a resemblance to our Sunday gathering. We are here together to celebrate the Eucharist and this Eucharist must start with a salutary greeting that must make the other leap into joy.

In these greeting exchanges we will feel the presence of the Holy Spirit who gathers us together and like Elizabeth, we will recognize the mother of God in our brothers and sisters, the envoys of the Father who are before us and with us. We are already in a feasting mood, the pink Sunday which mixes purple and white. My friends that this visitation does not stop here in the church. Let's make it come alive in every human encounter, at home, in the hospital and in the street, etc., for example. Let all our brothers and sisters may have the same JOY.

pray,

On this Sunday, we turn to you God our Father. You made us happy to visit us in your Son received in this Eucharist. Fill us with the Holy Spirit so that with the Virgin and Elizabeth, we may give you thanks through our words and our whole life. Amen.

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Publié le 23 Décembre 2018

Nous entrons dans le quatrième dimanche d’Avent et nous avons Marie qui va nous aider à découvrir le Christ dans cet Enfant qui va naître, comme sa cousine Elizabeth a reconnu en Marie, la mère de Dieu. En regardant Marie, nous comprendrons ses marches quotidiennes  qui lui ont fait éclater de joie lorsqu’elle chantait le magnificat.

Marie a écouté la Parole, elle a cru à cette Parole Annoncée et s’engageait positivement, concrètement et empressement. Cette jeune fille se déplaçait le plus vite possible pour qu’Elizabeth ai la joie d’accueillir la mère de Dieu. Ce déplacement provoquait une rencontre et cette rencontre fait naître la joie. L’évangile du jour nous dit qu’elles sont toute les deux était animées par l’Esprit Saint. De Jérusalem, de temple, d’Zacharie  Dieu Lui-même a fait un déplacement en accordant une importance plus élevée à une petite maison de Galilée. Dans cette annonciation l’ange lui a dit qu’elle était gracieuse, pleine de grâce et elle l’entendra le même message de la buche d’Elizabeth.

Marie représente pour nous dans ce déplacement le véritable déplacement de l’arche d’alliance ‘la demeure de Dieu’ à Jérusalem et elle y restera comme l’arche d’autre fois, trois mois dans la maison de ses hôtes. Marie est la véritable demeure de Dieu. Dieu n’habitera plus un temple de pierre, mais des personnes vivantes. Nous sommes en tant que chrétiens appelés à prendre connaissance de cette demeure de Dieu en nous. Saint Paul nous dira que nous sommes le temple de l’Esprit Saint. Nous sommes envoyés dans ce monde comme les missionnaires qui annoncent par notre vie de témoignage, la Bonne Nouvelle de la présence divine.

Marie qui porte Jésus en elle, devient de facto pour nous l’Eucharistie, la demeure de Dieu. La salutation de Marie à fait naître en Jean la joie qu’Elizabeth ressentira fortement.  Cette rencontre a une ressemblance à notre rassemblement dominical. Nous sommes là ensembles pour célébrer l’Eucharistie et cette Eucharistie doit démarrer obligatoirement par une salutation salutaire qui doit faire bondir l’autre en joie.

Dans ces échanges de salutation nous ressentirons la présence de l’Esprit Saint qui nous rassemble et comme Elizabeth, nous reconnaitrons la mère de Dieu dans nos frères et sœurs, les envoyés du Père qui sont devant nous et avec nous. Nous sommes déjà dans la fête, le dimanche de rose qui mélange violet et blanc. Mes amis que cette visitation ne s’arrête pas ici dans l’église. Faisons-là revivre dans chaque rencontre humaine, à la maison, dans l’hôpital et dans la rue, etc par exemple.

Prions,

En ce dimanche, nous nous tournons vers toi Dieu notre Père. Tu nous fias de bonheur de nous visiter en ton Fils reçu dans cette Eucharistie. Rempli-nous de l’Esprit Saint pour qu’avec la Vierge et Elisabeth, nous puissions te rendre grâce par nos paroles et toute notre vie. Amen.

 

 

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Publié le 21 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 1,46-56): 

Mary said: «My soul proclaims the greatness of the Lord, my spirit exults in God my savior! He has looked upon his servant in her lowliness, and people forever will call me blessed. The Mighty One has done great things for me, Holy is his Name! From age to age his mercy extends to those who live in his presence. He has acted with power and done wonders, and scattered the proud with their plans. He has put down the mighty from their thrones and lifted up those who are downtrodden. He has filled the hungry with good things but has sent the rich away empty. He held out his hand to Israel, his servant, for he remembered his mercy, even as he promised our fathers, Abraham and his descendants forever».

Mary remained with Elizabeth about three months and then returned home.

 

The Application

 

Every child is the new hope to the family. When the family understands this as a gift, we value not only the gift, but importantly the giver of this gift. We have today Mary, Elizabeth and Anne giving thanks to God for the gift of life.

In Mary this gift is not to her or to a single community or time, it is for the eternity and to the whole universe. Once we realise the greatness of the gift, we discover, through this visible gift, the greatness of the Giver, God.

Through Mary and with her, we are called to discover the great Gift that God has given to us. Through this gift, God has decided to give Himself to us. It is up to us to receive God in us.

By imitating the way Mary did,  let us learn to discover in this little Child, the Creator. Just like Mary, let us be open to the newness of life events. In this openness, let us be available to the need of others. In these events, though small or little, they may appear to us, let us not fail to see the great work that God wishes to accomplish in and through us. It is by doing these that we will be able to realise His desire to enter into our hearts and be ready to welcome Him.

«My soul proclaims the greatness of the Lord, my spirit exults in God my savior!»

Fr. Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Spain)

Today's Gospel presents for our consideration the Magnificat Canticle, with which the Virgin Mary, full of joy, greets Elizabeth, her relative, mother of John the Baptist, in her home. Mary's words remind us of other Biblical canticles and songs She knew quite well and had so often, recited and contemplated. Now. however, those very words, on her lips, have a much deeper meaning: behind them, God's Mother spirit shows through while also evincing the purity of her heart. Every day, at the Liturgy of the Hours, the Church makes these words hers when, with the Vespers, the Church addresses to Heaven the same song with which Mary rejoiced, blessed and thanked God for all His graciousness and sheer kindness.

Mary has benefited of the most extraordinary Grace any woman has ever received or will ever receive: amongst all other women in History, she has been chosen by God, to become the Mother of the Redeemer Messiah, whom Mankind had been awaiting for so many centuries. It is the highest honor ever granted any human person, and She accepts it with total restraint and humility, by realizing it all is Grace and a gift, and her own lowliness before the immensity of God's power and greatness, which has done wonders on Her (cf. Lk 1:49). This is a great lesson of humility for all of us, Adam's sons, and heirs of a human nature deeply stained by Original Sin which, day after day, would try to drag us down.

We are getting close to the end of Advent, a time of conversion and purification. To day, it is the Virgin Mary who is showing us the best way. Mulling over our Mother's prayer —by wishing to make it ours— will help us to become more humble. Mother Mary will help us if we truly ask her.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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