Publié le 30 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 1,1-18): 

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.

Il y eut un homme envoyé de Dieu: son nom était Jean. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il parut pour rendre témoignage à la lumière. 

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. 

Jean lui a rendu témoignage, et s'est écrié: «C'est celui dont j'ai dit: Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi». Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.

 

L’Application

 

Nous sommes déjà au dernier jour de l’année et je vous invite à faire une relecture de la vie et à rendre grâce à Dieu pour tous les biens dont nous avons reçus. Si nous faisons une relecture de la vie en toute sincérité et vérité nous découvrirons dans les étapes de la vie et aussi dans les événements passés, soit agréables soit désagréables, la présence divine qui nous a accompagnés. Par tout et en tout if apprendre à rendre grâce à Dieu, car Il est plein de bonté et de miséricorde. Dans la joie chantons le magnificat avec la Mère de Dieu.

 

«Et la parole a été faite chair»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de l'année. Fréquemment, un mélange de sentiments —même contradictoires— refont surface dans nos coeurs en cette période de l'année. C'est comme si un échantillon des différents moments vécus dans le courant de l'année, et aussi de ceux qu'on aurait aimé vivre, viennent dans nos esprits. L'Evangile d'aujourd'hui peut nous aider à les mettre en perspective pour pouvoir commencer le nouvel an avec entrain.

«La Parole était Dieu (…). Tout se fit pour elle» (Jn 1,1.3). A l'heure de faire le bilan de l'année, il faut se rappeler que chaque jour vécu est un don reçu. C'est pour cela que quel que soit la manière dont nous en avons profité, aujourd'hui nous devons rendre grâce pour chaque minute de l'année.

Mais le don de la vie ne suffit pas. Nous sommes toujours dans le besoin. C'est pour cela que l'Evangile d'aujourd'hui nous apporte une parole clé: “accueillir”. «Et la parole s'est fait chair» (Jn 1,14). Accueillir Dieu lui-même! Dieu, se faisant homme, se met à notre portée. “Accueillir” signifie Lui ouvrir nos portes, Le laisser entrer dans nos vies, dans nos projets, dans ces actes qui remplissent nos journées. Jusqu'à quel point avons-nous accueilli Dieu et lui avons-nous permis d'entrer en nous?

«La Parole est la lumière véritable qui illumine tout homme qui vient de ce monde» (Jn 1,9). Accueillir Jésus veut dire se laisser questionner par lui. Laisser ses critères illuminer tant nos pensées les plus intimes comme nos actions, dans le travail ou dans nos relations sociales. Que nos actions puissent s'accorder aux siennes!

«La vie est la lumière» (Jn 1,4). Mais la foi est quelque chose de plus que de simples critères. C'est notre vie joint à la Vie. Ce n'est pas seulement notre effort mais surtout, don et grâce. Vie reçue au sein de l'Eglise, surtout à travers les sacrements. Quelle place ont-ils dans ma vie chrétienne?

«A tous ceux qui l'ont reçu il leur a donné le pouvoir de se faire Fils de Dieu» (Jn 1,12). Tout un projet passionnant pour cette année que nous allons entamer!

 

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Publié le 29 Décembre 2018

Last Tuesday we were in front of the new born, in joy and admiration. Today we are invited to look at this extraordinary family in every possible way, whether spiritual, human or social, they remain for us the ideal model to imitate.

A mother who is praying, like Anne the mother of the prophet Samuel, who said to Elijah, "It was to get this child that I prayed, and the Lord gave it to me in answer to my request. In my turn I give it to the Lord to that He may use this little child to accomplish the divine will. Her husband agreed with this proposal, even though it was difficult. In the New Testament, it is Mary, the new Eve who presents herself, "here is the servant of the Lord," and with Joseph she brings her Son to the Temple, recognizing that her Son belongs to the Father, that the same Son will remind her later in front of all the elites of the Temple.

Saint Luke carefully presents Jesus as 'young Jesus' who will be presented to the Temple according to custom and the gospel will end with Jesus the Great, who follows his parents in full knowledge, true to their instructions, yet He is no longer a little boy.  God does not need to learn but we must always learn. Parents will learn from their children and we will learn from our elders. This is the cycle of life, which must take place with great respect for one another.

Between the small and the big, we see the parental difficulty, they lost their Son. Three days they will look for him. These days is very much a prophetic advancement. Thirty years in discretion, three years of ministry, three days at the grave. Nothing was easy. Mary will suffer just like a good mother and she will accompany her Son to the end. We seek in her the way she accompanied her son, her patience before her difficulty in understanding the divine plan and mystery, and her capacity for contemplation, particularly when she was confused and disturbed.

The pillar of the family, the father, Joseph however remains invisible. In his simplicity, faithful to listening to the will of God, always seeking the means to accomplish all that God will tell him. Faithful to Mary, faithful to her Son. A good worker, who made no noise. This silence is important for the Christian life and every moment of human life. Without this silence we can never hear the Word of God.

"As for Jesus, he was growing in wisdom, in size and in grace, before God and before men." It is not enough that we grow in wisdom before God, we must grow as Jesus before men of good faith. Our relationship should be both horizontal and vertical.

With this holy family, the Church is still offering us a family from the Old Testament, the family of Abraham. This family of Abraham was a family par excellence for Mary as a perfect model to be imitated and these two families will be for us a perfect model to be imitated and to be learned. We can discover three important words in Abraham's life: Faith, Covenant, and Justice. These three words can sum up Mary's magnificat. This is the foundation of Abraham's family, Mary's, and thus will be ours. No Christian family can live its faith fully without this foundation of life.

On this feast day we do not forget families torn apart, divided and separated. Let's entrust troubled families and couples and their children to the Holy Family. Pray for the fiancés who are preparing for the wedding. Lord guard us and protect us, as you were to the Holy Family, Amen.

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Publié le 29 Décembre 2018

Le mardi dernier nous étions devant la crèche, en portant notre attention particulièrement à l’Enfant qui est vient de naître. Aujourd’hui nous sommes invités à regarder cette famille extraordinaire dans tous les sens possible, soit spirituel, soit humain, soit social. Cette famille est proposée comme un modèle à imiter.

Une mère qui est en prière, comme Anne la mère du prophète Samuel, qui a dit au prêtre Elie, « C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.     À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. » Son mari était en accord avec cette proposition, même si elle était difficile. Dans le Nouveau Testament, c’est Marie, la nouvelle Eve qui se présente, « voici la servante du Seigneur,» et avec Joseph elle amène son Fils au Temple, en reconnaissant que son Fils est appartient à son Père, que Son Fils le rappellera à sa mère plus tard devant tous les élites du Temple.

Saint Luc soigneusement présente Jésus comme ‘jeune Jésus’ qui sera présenté au Temple selon la coutume  et l’évangile se terminera avec Jésus le grand, qui suive ses parents en pleine connaissance, fidèle à leurs consignes, pourtant, Il n’est plus jeune. Dieu n’a pas besoin d’apprendre. Nous devons toujours apprendre. Les parents apprendront  de leurs enfants et nous apprendrons de nos aînés. Voilà le cycle de la vie, qui doit se dérouler dans un grand respect pour les uns les autres. 

D’entre le petit et le grand, nous voyons la difficulté parentale, ils ont perdu leur Fils. Trois jours ils le chercheront. Trente années en discrétion, trois ans de ministère, trois jour au tombeau. Rien n’était facile. Marie souffrira par tout comme une bonne mère et elle accompagnera son Fils jusqu’à la fin.  Nous cherchons en elle cet accompagnement, sa patience, et sa capacité de contemplation.

Le pilier de la famille, le père, Joseph pourtant reste invisible. Dans sa simplicité, fidèle  à l’écoute de la volonté de Dieu, cherchant toujours les moyens à accomplir tout ce que Dieu lui dira. Fidèle à Marie, fidèle à son Fils. Un bon travailleur, qui n’a fait aucun bruit. Ce silence est important pour la vie chrétienne. Sans ce silence nous ne pouvons jamais entendre la Parole de Dieu.

« Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.» Il n’est pas assez que nous grandissions en sagesse devant Dieu, il faut grandir comme Jésus devant les hommes de bonne foi.

Avec cette famille sainte, l’Eglise nous propose encore une famille de l’Ancient Testament, la famille d’Abraham. Cette famille d’Abraham était une famille par excellence pour Maire et elle le sera  pour nous aussi. Nous pouvons découvrir  trois mots important dans la vie d’Abraham : La foi, l’Alliance et la justice. Ces trois mots peuvent résumer le magnificat de Marie.  Voilà le fondement de la famille d’Abraham, ceux de Marie, sera le-nôtre.  Aucune famille chrétienne ne peut vivre pleinement sans ce fondement de la vie.

En ce jour de fête nous n’oublions pas les familles déchirées, divisées et séparées. Confions les familles et les couples  en difficultés  et leurs enfants à la Sainte Famille. Prions pour les fiancés qui se préparent au mariage. Seigneur  garde nous et protège nous, comme Tu l’étais à la Sainte Famille, Amen.

 

 

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Publié le 29 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 2,22-35): 

Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: «Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur», et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur. 

Et voici, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. Il avait été divinement averti par le Saint Esprit qu'il ne mourrait point avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint au temple, poussé par l'Esprit. Et, comme les parents apportaient le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard ce qu'ordonnait la loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu, et dit: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples, lumière pour éclairer les nations, et gloire d'Israël, ton peuple». 

Son père et sa mère étaient dans l'admiration des choses qu'on disait de lui. Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: «Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de coeurs soient dévoilées».

«Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, car mes yeux ont vu ton salut»

Abbé Daniel MEYNEN 
(Saint Aubain, Namur, Belgique)

Aujourd'hui, 29 décembre, nous fêtons le saint Roi David. Mais c'est toute la famille de David que l'Église veut honorer, et surtout le plus illustre de tous: Jésus, Fils de Dieu, Fils de David! Aujourd'hui, dans cet éternel “aujourd'hui” du Fils de Dieu, l'Ancienne Alliance, celle du temps du Roi David, reçoit son accomplissement et sa plénitude. Car, comme le relate l'Évangile de ce jour, l'Enfant-Jésus est présenté au Temple par ses parents pour accomplir la Loi ancienne: «Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: ‘Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur’» (Lc 2,22-23).

Aujourd'hui, l'ancienne prophétie s'éclipse pour faire place à la nouvelle: Celui que le Roi David avait annoncé en chantant ses psaumes messianiques est enfin entré dans le Temple de Dieu! C'est aujourd'hui le grand jour où celui que Saint Luc appelle Siméon va bientôt quitter ce monde d'obscurité pour entrer dans la vision de la Lumière éternelle: «Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, salut que tu as préparé devant tous les peuples» (Lc 2,29-32).

Nous aussi, qui sommes le Temple de Dieu dans l'Esprit (cf. 1Co 3,16), soyons attentifs à recevoir Jésus en nous. Si nous avons le bonheur de pouvoir communier en ce jour, demandons à Marie, la Mère de Jésus, d'intercéder pour nous auprès de son Fils: que le vieil homme meurt et que l'homme nouveau (cf. Col 3,10) naisse enfin dans tout notre être, afin que nous soyons les nouveaux prophètes, ceux qui annoncent au monde entier la présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Saint-Esprit!

Comme Siméon, soyons prophètes par la mort du “vieil homme”! Comme le disait le Pape Jean-Paul II, «la plénitude de l'Esprit de Dieu s'accompagne (…) avant tout dans la disponibilité intérieure qui provient de la foi. Cela, le vieillard Syméon, ‘homme juste et pieux’ sur qui ‘reposait l'Esprit Saint’, en eut l'intuition au moment de la présentation de Jésus au Temple».

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 2,13-18): 

Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr». Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: «D'Égypte, j'ai appelé mon fils». 

Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie: «Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte: c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus».

 

«Se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête des Saints Innocents, martyrs. Plongés dans les célébrations de Noël, nous ne pouvons pas ignorer le message que la liturgie veut nous transmette pour définir, encore plus, la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus, avec deux précisions très claires. Tout d'abord, la prédisposition de saint Joseph à participer dans le dessein créateur et salvifique de Dieu, en acceptant sa volonté. Et puis, le mal, l'injustice que, bien souvent, nous rencontrons dans notre vie, réalisés dans ces enfants innocents morts en martyrs. Tout cela nous demande une attitude et une réponse personnelle et sociale.

Saint Joseph nous offre un témoignage très clair de réponse décidée à l'appel de Dieu. Nous nous identifions à lui quand nous devons prendre des décisions dans les moments difficiles de notre vie et de notre foi: «Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte» (Mt 2:14). 

Notre foi en Dieu implique notre vie toute entière. Elle fait que nous nous levons, c'est à dire, qu'elle nous rend attentifs aux choses qui se déroulent autour de nous, parce que —souvent— c'est à partir d'elles que Dieu nous parle. Elle nous fait prendre l'Enfant et sa mère, c'est-à-dire que Dieu se rend proche de nous, Il devient notre compagnon de route, renforçant notre foi, notre espérance et notre charité. Et elle nous fait retirer dans la nuit en Égypte, c'est à dire, nous invite à ne pas avoir peur face à notre propre vie, qui souvent, se remplit de nuits difficiles à illuminer.

Aujourd'hui, ces enfants martyrs ont aussi des noms concrets d'enfants, de jeunes gens, de couples, de personnes âgées, d'immigrants, de malades... qui demandent la réponse de notre charité. Ainsi le dit Jean Paul II: «En effet, à notre époque, nombreux sont les besoins qui interpellent la sensibilité chrétienne. C'est l'heure d'une nouvelle imagination de la charité qui se déploierait non seulement à travers les secours prodigués avec efficacité, mais aussi dans la capacité de se faire proche, d'être solidaire de ceux qui souffrent, de manière que le geste d'aide soit ressenti non comme une aumône humiliante, mais comme un partage fraternel».

Que la nouvelle lumière, claire et forte de Dieu devenu Enfant remplisse nos vies et consolide davantage notre foi, notre espérance et notre charité.

 

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Publié le 27 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Jn 20,2-8): 

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala court donc trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: «On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis». Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

 

«Il vit, et il crut»

Abbé Manel VALLS i Serra 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie célèbre la fête de saint Jean, apôtre et évangéliste. Le jour qui suit la Noël, l'Église célèbre la fête du premier martyr de la foi chrétienne, saint Étienne. Et le jour suivant, saint Jean, celui qui pénètre le mieux et le plus profondément le mystère du Verbe incarné, premier théologien et modèle de tout véritable théologien. Le passage de son Évangile qu'on nous propose aujourd'hui nous aide à contempler Noël dans la perspective de la Résurrection du Seigneur. Jean, en effet, arrivé au sépulcre vide, «vit et crut» (Jn 20,8). Confiants dans le témoignage des Apôtres, à chaque Noël, nous nous voyons poussés à “voir” et à “croire”.

L'on peut revivre ces mêmes “voir” et “croire” à propos de la naissance de Jésus, le Verbe incarné. Jean, poussé par les intuitions de son cœur —et, devrions-nous ajouter, par la “grâce”— “voit” au-delà de ce que ses yeux peuvent contempler en ce moment. En réalité, s'il croit, il le fait sans “avoir vu” encore le Christ, ce qui inclut déjà la louange implicite de ceux qui «croiront sans avoir vu» (Jn 20,29), qui culmine dans le vingtième chapitre de son Évangile.

Pierre et Jean “courent” ensemble au sépulcre, mais le texte nous dit que Jean «courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau» (Jn 20,4). Comme si Jean était mu davantage par le désir d'être de nouveau aux côtés de Celui qu'il aimait —le Christ— que par le fait de rester aux côtés de Pierre, dont, cependant —par le geste de l'attendre et de le laisser entrer le premier— il reconnaît la primauté dans le Collège des Apôtres. Malgré tout, le cœur ardent de Jean, plein de zèle, regorgeant d'amour, le porte à “courir” et à “s'avancer”, nous invitant clairement à vivre aussi notre foi avec ce désir ardent de rencontrer le Ressuscité.

 

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Publié le 25 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,17-22): 

«Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé».

«Ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, alors que nous venons de savourer l'expérience profonde de la Naissance de l'Enfant Jésus, le panorama liturgique change. Nous pourrions penser que célébrer un martyr ne cadre pas avec l'enchantement de Noël… Le martyre de Saint Stéphane, que nous vénérons comme protomartyr du christianisme rentre pleinement dans la théologie de l'Incarnation du Fils de Dieu. Jésus est venu au monde pour déverser son Sang pour nous. Stéphane a été le premier a déverser son sang pour Jésus. Nous lisons dans cet Evangile comment Jésus Lui-même l'a annoncé "On vous livrera aux tribunaux… vous serez amenés devant des gouverneurs et des rois pour témoigner (Mt 10,17.18). Précisément "martyr" signifie exactement cela : témoin.

Ce témoignage de parole et d'œuvre est donné grâce à la force de l'Esprit Saint : "L'Esprit de votre Père (…) parlera à travers vous (Mt 10,19). Comme nous le lisons dans les "Actes des Apôtres", chapitre 7, Stéphane, conduit aux tribunaux, a donné une leçon magistrale, en parcourant l'Ancien Testament, en démontrant que tout l'Ancien Testament convergeait vers le Nouveau en la Personne de Jésus. En Lui s'accomplit tout ce qui a été annoncé par les prophètes et enseigné par les patriarches.

Dans le récit de son martyre nous trouvons une très belle allusion à la Trinité : "Stéphane, rempli de l'Esprit Saint, regarda fixement le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu" (Actes 7,55). Son expérience fut une sorte de dégustation de la Gloire du Ciel. Et Stéphane mourut comme Jésus, en pardonnant à ceux qui l'immolaient : "Seigneur, ne prends pas en compte ce péché" (Actes 7,60) ; il pria avec les paroles du Maître : "Père, pardonne-les car ils ne savent pas ce qu'ils font (Lc 23, 34).

Demandons à ce martyr que nous sachions vivre comme lui, remplis de l'Esprit Saint afin que, en fixant les yeux vers le ciel, nous voyons Jésus à la droite de Dieu. Cette expérience nous fera d'ores et déjà jouir du ciel pendant que nous sommes sur la terre.

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Publié le 25 Décembre 2018

‘Eclater en cris de joie, car votre Seigneur revient’, nous dit la première lecture et nous sommes dans la joie. Nous l’avons entendu et nous avons vu  le Seigneur que Dieu nous donne. Il est son Fils unique et Il va enlever les ténèbres et les ténèbres ne peuvent Le résister.

L’évangile de saint jean nous invite à regarder non seulement cet enfant, naïvement tout réduire dans sa naissance, mais aussi à découvrir dans cet Enfant la Verbe éternelle qui a animé la création dès le commencement et aussi son devenir. Cette Verbe vient habiter dans son peuple et lui apporter ses bienfaits. Elle est ainsi le dessein de Dieu qui habite en Dieu. L’Eglise universelle nous proclame que cette Verbe dans toute sa transcendance et sa gloire, s’est donc manifesté dans le monde, sa création, et dans son histoire. Nous sommes invités à adorer ce Dieu dans sa gloire qui se révèle en cette Enfant, dans sa totalité, une révélation complète et parfaite. Dans la foi et l’humilité nous comprendrons ce mystère petit-à-petit.

Pourquoi Dieu a voulu que son Fils vienne jusqu’à nous ? La finalité de l’incarnation se trouve dans les versés 12-13. Dieu veut faire de nous ses enfants et la venue de sa Parole sur terre n’a pas d’autre signification. Que les hommes en participant à l’humanité de Jésus, puissent participer à sa divinité par notre propre filiation ; Notre Père. Je serais votre Dieu et vous serais mon peuple.

En Jésus, nous sommes dans une parfaite communion avec le Père. Aujourd’hui nous n’avons besoin aucun d’autre médiateur, car Jésus le fait pour nous, pour une éternité. Dans l’histoire du salut, l’homme, même Moïse a caché son visage et Il n’a pas voulu voir la gloire de Dieu. Aujourd’hui ce rideau qui nous a séparés s’est détruit par l’Incarnation. Désormais Dieu va demeurer chez les hommes.  Voilà une nouvelle alliance s’installe et s’inaugure dans l’Incarnation.

Les événements qui ont précédés, comme annonciation et visitation, les témoignages du peuple, comme le cri de joie d’Elizabeth, de Jean Baptiste, le magnificat de Marie et le cantique de Zacharie, nous révèle encore une autre vérité : l’œuvre Trinitaire. Dieu envoie ses anges, l’Esprit Saint inspire, anime et sanctifie et le Fils est au centre dans ces événements, pourtant reste silencieux et active en faisant la volonté de son Père. Dans l’incarnation tous sont en œuvre et nous sommes invités à adorer cet Enfant dans la gloire la Trinité.   

Avec Jésus Le nouvel Adam, nous nous sommes nés, un nouveau peuple de la nouvelle alliance, un peuple fidèle, qui écoute la Parole de Dieu et met cette Parole en pratique. Nous sommes les croyants, certainement oui, mais soyons aussi pratiquants, car sans un engagement concret et positif, nous ne pouvons pas accueillir cet enfant. Nous l’avons bien accueilli dans les églises, dans nos rues en illuminant nos routes, en décorant nos maisons et en échangeant les cadeaux. Il faut L’accueillir, plutôt dans notre cœur, dans notre pensé et dans notre être.  Emmanuel, Dieu avec nous, Dieu veut demeurer en nous. Puisque nous avons reçus grâce après grâce en Jésus la lumière du monde, soyons de notre part la lumière du monde, car nous sommes les enfants de Dieu. Amen.

 

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Publié le 23 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 1,67-79): 

Zechariah, filled with holy spirit, sang this canticle, «Blessed be the Lord God of Israel, for he has come and redeemed his people. He has raised up for us a victorious Savior in the house of David his servant, as he promised through his prophets of old, salvation from our enemies and from the hand of our foes. He has shown mercy to our fathers and remembered his holy covenant, the oath he swore to Abraham, our father, to deliver us from the enemy, that we might serve him fearlessly as a holy and righteous people all the days of our lives. And you, my child, shall be called prophet of the Most High, for you shall go before the Lord to prepare the way for him and enable his people to know of their salvation when he comes to forgive their sins. This is the work of the mercy of our God, who comes from on high as a rising sun shining on those who live in darkness and in the shadow of death, and guiding our feet into the way of peace».

 

The Application

 

On this final day of Advent, I wish to invite you all to look at the first reading and to respond positively to the divine desire. We would like to build a house of stones for the Lord, or to prepare our heart, a dignified place, where God desires to make His home?

The canticle of Zachariah does narrate to us our salvation history, but also his own personal experience, particularly learned in the school of silence.  Animated by the Holy Spirit he prophesised about his son and his work which will prepare us to welcome the Saviour of the world.

Here we are invited to discover not only the faithful God in Jesus, but also the Trinitarian aspect of God.  The Father sends the angels, the Holy Spirit supervises and sanctifies every event and the Son gives in to the divine will, obedience par excellence. This is our faith and the foundation of Christian belief. This God has send us Jesus so that our life may be illumined. Let us welcome this source of light and become ourselves light in the darkness of the world.

«Comes from on high as a rising sun shining on those who live in darkness»

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelo
na, Spain)

Today, the Gospel gathers Zechariah's song of praise after the birth of his son. In its first part John the Baptist's father thanks God, and in the second, his eyes look forward into the future. He oozes joy and hope on recognizing the salvific action of God toward Israel, which culminates in the coming of the Messiah, prepared by his own son John.

We already know that Zechariah had been punished by God because of his skepticism. Now, however, that the divine action has been made real —as he has recovered his ability to speak— says what he before could express only in his heart: «Blessed be the Lord God of Israel» (Lk 1:68). How Many times do we see the dark side of things, negatively, in a pessimistic way! If only we had the supernatural vision of the facts that Zechariah shows in the Benedictus, we would be constantly living in joy and hope.

«The Lord is at hand; the Lord is here». The forerunner's father is conscious of the fact that the arrival of the Messiah means, above all, light. A light that illuminates those who live in darkness and in the shadow of death. Us! May we realize with full consciousness that Jesus came to illuminate our lives, that he is coming to guide us, to point out the way to go... It would be great if we were to allow Him guide us with His desires, with the hope he has invested in us!

Jesus is the “Lord” (cf. Lk 1:68.76), but he is also the “Savior” (cf. Lk 1:69). These two attributes that Zechariah points to about God, so close to Christmas eve, have always surprised me, because they are precisely the same ones that the Angel of the Lord will assign to Jesus in its announcement to the shepherds and that we will hear touchingly tonight at Midnight Mass.
It is God Himself who is born!

 

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Publié le 23 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,67-79): 

Zacharie, son père, fut rempli de l'Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques: «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'il a visité son peuple pour accomplir sa libération. Dans la maison de David, son serviteur, il a fait se lever une force qui nous sauve. C'est ce qu'il avait annoncé autrefois par la bouche de ses saints prophètes: le salut qui nous délivre de nos adversaires, des mains de tous nos ennemis. Il a montré sa miséricorde envers nos pères, il s'est rappelé son Alliance sainte: il avait juré à notre père Abraham qu'il nous arracherait aux mains de nos ennemis, et nous donnerait de célébrer sans crainte notre culte devant lui, dans la piété et la justice, tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour lui préparer le chemin, pour révéler à son peuple qu'il est sauvé, que ses péchés sont pardonnés. Telle est la tendresse du coeur de notre Dieu; grâce à elle, du haut des cieux, un astre est venu nous visiter; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, pour guider nos pas sur le chemin de la paix».

 

L’Application

 

Aujourd’hui est le dernier jour de l’Avent et nous avons Zacharie, le père de Jean Baptiste qui rend témoignage aux merveilles de Dieu. Il nous raconte non seulement de son expérience, de tout ce dont il a appris particulièrement de son silence, mais aussi l’histoire du peuple, l’histoire du salut.

Il nous présente ce Dieu de miséricorde et combien Il nous aime encore. Poussé par l’Esprit Saint, il prophétie déjà le rôle de son fils et tout ce dont nous attendons aujourd’hui, une joyeuse espérance.

Si nous observons bien, il y a une uniformité dans ces événements : la présence Trinitaire. Tous les TROIS travaille ensembles. Les personnages qui sont étroitement liés à l’incarnation, tous sont poussés par l’Esprit Saint. Les anges sont envoyés par le Père et le Fils fait tout ce dont le Père Lui a demandé : une obéissance par excellence. Evidemment, dans cet Enfant, nous sommes invités non seulement à découvrir la fidélité et la proximité divine, ou la miséricorde divine, mais essentiellement l’œuvre Trinitaire. C’est ainsi nous pourrions entrer dans le mystère de l’Incarnation. Une bonne journée.  

 

«Un astre est venu nous visiter; il est apparu à ceux qui demeuraient dans les ténèbres»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile recueille le chant de louange de Zacharie après la naissance de son fils. Le père de Jean y rend d'abord grâce à Dieu, puis ses yeux se tournent vers le futur. Tout y regorge de joie et d'espérance en reconnaissant l'action salvifique de Dieu envers Israël, qui culmine dans la venue-même de Dieu en notre chair, préparée par le fils de Zacharie.

Nous savons que Zacharie avait été châtié par Dieu à cause de son incrédulité. Mais à présent, quand l'action divine est totalement manifeste dans sa propre chair —puisqu'il recouvre la parole— il proclame ce que jusqu'alors il ne pouvait dire qu'avec le cœur; et il le disait, bien-sûr: «Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël…» (Lc 1,68). Que de fois nous percevons les choses de manière obscure, négative, pessimiste! Si nous possédions la vision surnaturelle des événements que montre Zacharie dans le Cantique du Benedictus, nous vivrions constamment dans la joie et l'espérance.

«Le Seigneur est proche; le Seigneur est là». Le père du précurseur est conscient que la venue du Messie est, surtout, lumière. Une lumière qui éclaire ceux qui vivent dans l'obscurité, sous les ombres de la mort: nous-mêmes! Ah si nous nous rendions pleinement compte que l'Enfant Jésus vient illuminer nos vies, nous guider, nous montrer le chemin…! Ah si nous nous laissions conduire selon ses voies, par ces espérances qu'Il met en nous!

Jésus est le “Seigneur” (cf. Lc 1,68.76), mais Il est aussi le “Sauveur” (cf. Lc 1,69). Si proches de la nuit de Noël, ces deux confessions (attributions) que Zacharie fait à Dieu, m'ont toujours surpris: ce sont exactement les mêmes que l'Ange du Seigneur attribuera à Jésus lors de l'annonce aux bergers et que nous pourrons écouter avec émotion pendant la Messe de cette même nuit. Car celui qui naît est Dieu!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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