Publié le 14 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 17,10-13): 

Les disciples interrogèrent Jésus: «Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur répondit: «Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare: Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux». Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.

«Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus discute avec ses disciples en descendant de la montagne où ils ont vécu la Transfiguration. Pierre lui avait proposé de rester là-haut, mais le Seigneur n'a pas accepté, et il redescend tout en répondant à leurs questions. Eux, qui viennent de partager brièvement la gloire de Dieu, sont déconcertés: ils ne comprennent pas que le Messie soit venu avant le prophète Élie, qui devait tout préparer.

Mais la préparation a déjà eu lieu. «Je vous le déclare: Élie est déjà venu» (Mt 17,12): C'est Jean-Baptiste qui a préparé la route. Mais les gens de ce monde ne reconnaissent pas les hommes de Dieu, ni les prophètes de ce monde les prophètes de Dieu, ou les puissants de la Terre la divinité de Jésus-Christ.

Il faut un regard neuf, un cœur nouveau, pour reconnaître les voies de Dieu et répondre avec générosité et allégresse à l'appel exigeant de ses envoyés. Tout le monde n'est pas enclin à le comprendre et, moins encore, à le vivre. Mieux, nos vies et nos projets peuvent contrarier la volonté du Seigneur et cette opposition aller jusqu'à la lutte et au rejet de notre Père du Ciel.

Il nous faut découvrir l'intense amour qui guide les desseins de Dieu sur nous et, si nous sommes conséquents avec la foi et la morale que Jésus nous révèle, les mauvais traitements, la diffamation et les persécutions ne nous surprendront pas. Être sur le bon chemin ne nous épargne pas les difficultés de l'existence et Il nous invite à aller de l'avant en dépit de la souffrance.

Demandons à la Mère de Jésus, Reine des Apôtres, d'intercéder pour qu'à nul ne manque des amis qui, comme les prophètes, lui annoncent la Bonne Nouvelle du salut que nous apporte la naissance de Jésus. À toi et à moi, il nous incombe de faire en sorte que ce Noël soit vécu plus chrétiennement par les personnes que nous rencontrerons sur notre route.

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Publié le 13 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 11,13-19): 

Jesus spoke to the crowds: «Now, to what can I compare the people of this day? They are like children sitting in the marketplace, about whom their companions complain: ‘We played the flute for you but you would not dance. We sang a funeral-song but you would not cry!’. For John came fasting and peo­ple said: ‘He is possessed’. Then the Son of Man came, he ate and drank, and people said: ‘Look at this man! A glutton and drunkard, a friend of tax collectors and sinners!’. Yet the outcome will prove Wisdom to be right».

 

The Application

 

We all wish to be happy and some of us are lucky to be happy, even though the life we live may be a difficult one. However, we find quit a lot of people live their life in pain and suffering, without any joy and happiness. If we look deep in to their life, the happy people are not the one who have everything, and the sad people neither are the one who have nothing to be happy or be joyful.

Happy people are the one who see in them all that God has given and try their level best to multiply these given gifts and make others happy. They associate the happiness of their dear and near ones as their own and remain a sign of hope for those who are sad and miserable. These are the one who never judge others or compare theirs’ with others. They don’t search what others don’t do or their mistakes. Rather, they are able to identify the goodness in others and generous in appreciating them.  

The divine wisdom is the source of such people. Their heart is filled with love and compassion. They live a simple life and in their simplicity world see the greatness. If we try don’t try to live such a life, we may be also compared with the evil generation.

«To what can I compare the people of this day?»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we should be distraught before the Lord’s sigh: «To what can I compare the people of this day?» (Mt 11:16). Jesus is overwhelmed by our heart, more often than not, nonconforming and ungrateful. We are never fulfilled; we are complaining all the time. We even dare to blame Him for all the things that disturb us.

«Yet the outcome will prove Wisdom to be right» (Mt 11:19): it suffices to just look at the Christmas mystery. But what about us? how is our faith? Could it be that our complaints are actually harboring the nonexistence of our reply? A very appropriate query for the time of Advent!

God comes to our encounter, but man —especially the present-day man— hides out from Him. Some, as Herod, are really afraid of Him. Others are even harassed by his simple presence: «Take him away, take him away! Crucify him!» (Jn 19:15). Jesus «is the God-who-comes» (Benedict XVI) and we look like "the-man-who-goes away": «He came to what was his own, but his own people did not accept him» (Jn 1:11).

Why do we run away? Because of our lack of meekness. Saint John the Baptist recommended us to "dwindle". And the Church reminds us so, every time the Advent comes. We must, therefore, become as little children to be able to understand and receive the "Little God". He appears in front of us with the humility of his swaddling-clothes: never before a “God-wrapped-in-swaddling clothes” had been preached! We project a ridiculous image before God when we try to conceal ourselves with pretexts and dishonest explanations. Already at the dawn of humanity, Adam blamed Eve; Eve blamed the snake..., after all the centuries gone by, we remain just the same.

Jesus-God, however, is coming: in the cold and the poverty of Bethlehem he neither admonished nor rebuked us. On the contrary! He begins to load his small shoulders with the weight of all our faults. Should we, then, be afraid of Him? Will our apologies be truly worth before this "Little-God"? «God’s sign is the Baby: we learn to live with him and to practice with him that humility of renunciation that belongs to the very essence of love» (Benedict XVI).

 

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Publié le 13 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 11,13-19): 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Chacun vit sa vie selon sa règle d’or. Selon cette règle d’or, nous tenons certaines valeurs importantes et ignorons les autres. Pour vivre notre foi pleinement, en tant que chrétiens, les lectures du jour nous invitent à écouter les conseils reçus du Seigneur et si nous les mettons en pratique, nous serons heureux et juste devant le regard de Dieu. Les conseils divins sont pleins de sagesses. Si nous nous avançons dans notre vie, en faisant confiance dans la sagesse divine, et si notre cœur est rempli d’amour et de pardon, par nos actes et nos paroles, le monde verra la sagesse divine et nous seront une occasion de conversion et salut à tous ceux et celles qui entourent.

 

«A qui vais-je comparer cette génération?»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé. 

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

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Publié le 12 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 11,11-15): 

Jesus said to the crowds, «No one greater than John the Baptist has come forward among the sons of women, and yet the least in the kingdom of heaven is greater than he. From the days of John the Baptist until now, the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it. Up to the time of John, there was only prophesy: all the prophets and the Law; and if you believe me, John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!».

 

The Application

 

The kingdom of God is already established in Jesus and still to be accomplished. Jesus takes us to the past to remind us that it’s not a finished project and it has to continue in spite of violent attack by the enemies. This divine project certainly needs you and me, to counter all the present violent attack by the enemies, visible and invisible. Jesus is inviting each and every one of us to watch and pray that we may not participate in such act, neither actively nor passively, by commission nor by omission. We have an obligation not only to participate in His mission (establishment of the Kingdom of God), but also to protect this Kingdom.

He is presenting John the Baptist as the perfect example of commission which we can easily imitate. John announced the baptism of conversion and let’s begin by our self-conversion. Just like him, we are called not only to identify the presence of the Saviour in this world, but also to identify all the divine works, of the past and the present and assure the present generation, which is totally discouraged and disappointed.

While reading today’s readings, we will certainly understand and observe, how much God loved us and how much He is still active in this present world. All that God has done through the prophets and at the end in Jesus, should be always remembered and be relived today, because God continues to work. It is our salvation history, in which we are the active participants. “Let anyone with ears listen.”

 

 

«The kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it»

Fr. Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel speaks of John the Baptist, the Messiah's Precursor, he who has come to prepare the paths of the Lord. He will stay with us until the sixteenth day, when the first part of Advent comes to an end.

John is a resolute man, who is very aware of the value of things, who is conscious of the fact that struggle is necessary to improve and be holy. That's why Jesus says: «From the days of John the Baptist until now the kingdom of heaven is something to be conquered and the unyielding seize it» (Mt 11:12). The “unyielding” ones are those who are unyielding to themselves: Do I struggle to believe that the Lord loves me too? Do I sacrifice myself to “make myself small”? Do I make the effort to be conscious of the fact that I am my Father's son and live accordingly?

Saint Teresa de Lisieux refers to these words from Jesus saying something which can help us in our personal and intimate conversation with the Son of Man: «It is you, oh poverty!, my first sacrifice; I'll be together with you until I die! I know that the athlete, once at the stadium, rids himself of everything in order to run. You, worldly people, can savor the pity and anguish that come from the vanity of your bitter fruits; I, joyous, will get the prize of triumph from poverty». And me, why do I complain as soon as I sense that I lack something I consider necessary? I wish I could see things as clearly as Teresa in all aspects of my life!

In a very mysterious way, Jesus says to us today: «John is this Elijah, whose coming was predicted. Let anyone with ears listen!» (Mt 11:14-15). What does he mean? He wants to make it clear to us that John was his true forerunner, who carried out the same mission as Elijah, according to the belief, which people at that time had, that the prophet Elijah was supposed to come back before the Messiah.

 

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Publié le 12 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 11,11-15): 

«Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende!»

L’Application

 

 « Celui qui a des  oreilles, qu’il entende. » Je vous invite encore une fois à relire les lectures du jour ensembles. En lisant ces lectures que nous comprenions et interprétions l’amour divin en tout ce que nous voyons et entendons. En faisant ainsi nous reconnaitrons la présence divine dans notre vie et nous serons les véritables témoins de l’amour divin.

Jean Baptiste était appelé à identifier le Sauveur et avec lui nous sommes appelé à identifier non seulement le Sauveur du monde, mais aussi ses œuvres, pour que les autres aussi découvrent son amour et en profitent.

En devenant les témoins de cet amour divin, nous pouvons travailler durement pour  que les violences contre le Royaume de Dieu disparaissent et que la Paix s’installe.

«Le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer»

Abbé Ignasi FABREGAT i Torrents 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de Saint Jean-Baptiste, le Précurseur du Messie, celui qui est venu préparer les chemins du Seigneur. Il nous accompagnera dès aujourd'hui jusqu'au jour seize, jour ou prends fin la première partie de l'Avent.

Jean est un homme ferme, qui sait comment les choses sont difficiles pour nous, il est conscient qu'il nous faut lutter pour nous améliorer et devenir saint, et c'est pour cela que Jésus exclama: «Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer» (Mt 11,12). Les “violents” sont ceux qui se font de la violence à eux-mêmes: —Je m'efface pour me faire croire que le Seigneur m’aime? Je me sacrifie pour être petit? Je m'efforce pour être conscient et vivre comme un fils du Père?

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: «C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». —Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

D'une façon énigmatique Jésus nous dit aussi aujourd'hui: «Le prophète Élie qui doit venir, c'est lui [Jean-Baptiste]. Celui qui a des oreilles qu'il entende» (Mt 11,14-15). Qu'est ce qu'Il veut nous dire? Il veut nous éclaircir sur le fait que Jean était véritablement son précurseur, celui qui a mené à bien la mission de Élie, conforme à la croyance qu'existait à cette époque que le prophète Élie devait revenir avant le Messie.

 

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Publié le 11 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 11,28-30):

 Jesus said, «Come to me, all you who work hard and who carry heavy burdens and I will refresh you. Take my yoke upon you and learn from me for I am gentle and humble of heart; and you will find rest. For my yoke is good and my burden is light».

 

The Application

 

Very often when we think of Jesus and all that He has done for us, we get struck with the Cross. Though it may not be wrong to identify everything to the Cross, it is equally important that the force of LOVE have made Him to do all that He has done for our salvation.

Today’s teaching is rather simple. If we imitate the commandment of love, it is certain that His yoke will be good and His burden will be light.

«My yoke is good and my burden is light»

Fr. Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Today, Jesus leads us to rest in God. He certainly is a demanding Father, because He loves us and invites us to give Him everything; but He is not an executioner. When He requires something of us it is to help us grow in His love. His only commandment is to love. We can suffer for love, but we can also rejoice in love and rest in love...

Meekness toward God releases and opens up our heart. This is why, Jesus, while encouraging us to give ourselves up and take up our cross to follow him, tells us: "My yoke is good and my burden is light" (Mt 11:30). Although sometimes we may have troubles in obeying God's will, to comply with it in love just winds up in filling us with joy: "Direct me in the path of Your commands, for there I find delight” (Ps 119:35).

I would like to tell you something. Sometimes, when after a rather exhausting day I go to sleep, I perceive a slight inner feeling that tells me: -would you not come for a moment in the chapel to keep Me company? After a few instants of confusion and resistance, I end up by consenting and spend a few minutes with Jesus. Then, I go to sleep in peace and very happy, and the following morning I am not more tired than usual.

Yet, sometimes it is the other way round. Before a serious problem that concerns me, I say to myself: -Tonight I will pray for an hour in the chapel for it to be solved. And when going to the Chapel, a voice tells me at the bottom of my heart: -You know something? I would rather you would go to bed immediately and trust me; let Me look after your problem. And remembering my happy condition of "useless servant", I go to sleep in peace, leaving everything in the hands of the Lord...

All this is to say that God's will is where maximum love dwells, but not necessarily where there is maximum suffering... There is more love in resting thanks to our confidence than in letting our concern distress us!

 

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Publié le 11 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 11,28-30): 

«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

 

L’Application

 

Pourquoi Dieu fait tout ce qu’Il fait pour nous ? Pourquoi Il a décidé de donner son Fils unique pour le salut du monde ? Pourquoi Jésus a pris la Croix ? Nous avons beaucoup de question. Pour toutes les questions, il n’y a qu’une seul réponse : AMOUR. C’est dans cet amour que Dieu a tout fait.

Jésus nous invite à nous aimer les uns les autres. C’est dans cet amour que nous trouverons son joug facile à porter et son fardeau, léger.

«Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger»

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui, Jésus nous conduit au repos en Dieu. Dieu est certainement un Père exigeant, parce qu’Il nous aime et nous invite à tout lui donner, mais ce n’est pas un bourreau. Quand Il exige quelque chose de nous, c’est pour nous faire grandir dans son amour. L’unique commandement est d’aimer. On peut souffrir par amour, mais l’on peut aussi se réjouir et se reposer par amour…

La docilité à Dieu libère et agrandit le cœur. C’est pourquoi Jésus, qui nous invite à renoncer à nous-mêmes pour prendre notre croix et le suivre, nous dit: «Mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger» (Mt 11,30). Même si, parfois, il nous coûte d’obéir à la volonté de Dieu, l’accomplir avec amour finit par nous remplir de joie: «Fais que je suive la trace de tes commandements, car en eux je me complais» (Sal 119,35).

J’aimerais raconter quelque chose. Parfois, après une journée plutôt épuisante, quand je vais me coucher, je perçois une légère sensation intérieure qui me dit: —Pourquoi n’entres-tu pas un moment dans la chapelle pour me tenir compagnie? Après quelques instants de surprise et de résistance, je finis par accepter et passer quelques moments avec Jésus. Après, je vais dormir en paix et très content, et le jour suivant je ne me réveille pas plus fatigué que de coutume.

Mais d’autres fois, c’est le contraire qui m’arrive. Devant un problème grave qui me préoccupe, je me dis: —Cette nuit, je prierai une heure dans la chapelle pour obtenir la solution. Et lorsque je me dirige vers cette chapelle, une voix me dit au fond du cœur: —Sais-tu? Tu me ferais bien plus plaisir si tu allais te coucher immédiatement et me faisais confiance; je m’occupe de ton problème. Et, me rappelant de mon heureuse condition de "serviteur inutile", je vais dormir en paix, abandonnant tout entre les mains du Seigneur…

Tout cela pour dire que la volonté de Dieu se trouve là où existe le plus grand amour, mais pas forcément la plus grande souffrance… Il y a plus d’amour à se reposer grâce à la confiance, qu’à s’angoisser à cause de l’inquiétude!

 

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Publié le 7 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 1,26-38): 

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. 

But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob forever and his reign shall have no end». Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

 

The Application

 

This gospel narrates to us a great mystery where humanity is made worthy to receive the divine grace in its fullness and the incarnation has already given the fruit. It is in this divine plan that this great Marian feast finds its meaning. Paradoxically there is    a great joy which merits a rejoicing celebration and at the same time, there is a great fear of unworthiness and smallness before this grace. The first message reconciles the humanity in to this divine plan of salvation, rather to say, the economy of salvation.

To understand to this great mystery, we should learn to see everything with the eyes of Faith. In this divine encounter, we find, the Angel, the Holy Spirit in action, the Father who moves every moment of life. Here we will certainly be get suffocated, because of our limitedness and the greatness of the event.

Holy people even today are capable to identify such ‘annunciation’ in this world. God continues to communicate to each and every one of us that we are too capable of receiving this grace and Mary being the First to be saved, even on this earth. God  will take everything in to His hand, if we allow God to do so. Mary’s YES was just the beginning of this holiness and it’s today that she begins to understand the greatness that God continued since her birth. Though her life on the earth was purely human, God has transformed it even without her knowledge, as divine. This grace is being accorded even today and there are many such good people life around us, though limited in their human condition. May this feast be an invitation for us as call to the perfection of holiness. Have a wonderful day

«The angel came to her and said, Rejoice, full of grace, the Lord is with you»

Fr. David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel plays a tune made up of three notes. Three notes which, in our society, are not always that well-tuned: one note of doing, one of friendship and another one of coherence of life. Nowadays, we all have very busy lives, but, do we have a plan? Today, when we are navigating through a world of communications, are we capable of being alone in our own company for a while? Today, in the information era, are we letting it shape who we are?

A plan. Mary, a young woman «betrothed to a man named Joseph, of the family of David» (Lk 1:28). Mary has a plan. Of human proportions, evidently. Nevertheless, God comes into her life to bestow on her another project... of divine proportions. Today, He wants to come into our lives too, to give our everyday human tasks divine proportions.

A presence. «Do not fear, Mary» (Lk 1:30). We just do not go and build the first thing that comes into our head! Lest our addiction to “doing” were to become a way to hide a void. Marriage, a life of servitude, our profession, should not mean a leap in the dark. «(...) Full of grace, the Lord is with you» (Lk 1:28). Presence that accompanies and provides a new meaning. Trust in God, which —indirectly— brings us to trust others. Friendship with God that renews our friendship with others, too.

To shape ourselves. Today, when we are confronted with so many stimuli, so often conflicting, it is necessary to give unity and shape to our life. Mary, says saint Louis Mary Grignion, «is the living mould of God». «A sculptor, explains Grignion, can make a statue in two ways: By using his skill, strength, experience and good tools to produce a statue out of hard, shapeless matter; or by making a cast of it in a mould (...). The second is quick, easy, straightforward, almost effortless and inexpensive, but the mould must be perfect and true to life and the material must be easy to handle and offer no resistance». Mary is the great mould of God. Do we turn to Her by being ourselves material that easy to shape?

 

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Publié le 7 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. 

L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi». A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin». Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

 

L’Application

 

Nous voyons tout par nos yeux et nous cherchons une réponse. Si on s’arrive à regarder tout avec un regard de foi, nous verrons les réalités autrement et serons pleinement dans la vérité.

La conception Immaculée de la Vierge Marie, il faut apprendre de la regarder avec un regard de foi. Ce regard nous aidera à découvrir non seulement la présence de l’Ange, mais aussi la présence de la Trinité et l’Esprit Saint en pleine action.

Tous les mouvements soit intérieur soit extérieurs sont mouvementés par l’Esprit Saint. Un homme de foi découvrira même aujourd’hui ce mouvement non seulement en lui-même, mais aussi dans les cœurs des hommes.

Tous ceux et celles qui sont capables d’identifier ce mouvement, agirons comme Marie et apporterons la joie et la paix quoi que soit les lieux ils se trouveront. Ils ressentiront non seulement l’accompagnement divin, mais aussi la présence divine et Dieu transforme leurs radicalement.  

«Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous joue un concert composé de trois notes. Trois notes qui ne sont toujours pas bien au point dans notre société: celle de l'action, celle de l'amitié et celle de la cohérence dans notre vie. Aujourd'hui, il est vrai que nous faisons beaucoup de choses, mais avons-nous un projet défini? Nous naviguons dans l'univers de la communication, mais y a-t-il de la place dans nos cœurs pour la solitude? Aujourd'hui, nous sommes dans l'ère de l'information, celle-ci nous permet-elle de façonner notre personnalité?

Un projet. Marie, une femme «fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph» (Lc 1,27). Marie a un projet. Un projet de proportions humaines bien évidemment. Cependant, Dieu fait irruption dans sa vie pour lui présenter un autre projet... de proportions divines! Aujourd'hui aussi Dieu veut rentrer dans nos vies et donner une proportion divine à notre va-et-vient de tous les jours.

Une présence. «Sois sans crainte, Marie» (Lc 1,28). Ne bâtissons pas quelque chose n'importe comment! Car il se pourrait que notre “manie” de faire toujours quelque chose cache un vide. Le mariage, la vie au service des autres et la vie professionnelle ne doivent pas être une échappatoire pour aller de l'avant. «Comblée de grâce, le Seigneur est avec toi» (Lc 1,28). Une présence qui nous accompagne et donne un sens à notre vie. Confiance en Dieu, qui nous donne de surcroît, confiance dans les autres. Amitié avec Dieu qui renouvelle notre amitié avec notre prochain.

Formation. De nos jours, nous recevons tant de stimulants contradictoires, qu'il est nécessaire de donner forme et unité à notre vie. Saint Louis Marie Grignon nous dit que Marie est «le moule vivant de Dieu». Il existe deux manières de faire une sculpture explique-il: une, plus ardue, à coups de ciseaux, et l'autre, en se servant d'un moule. Cette deuxième façon est plus simple. Mais son résultat dépend de la malléabilité de la matière ainsi que de la perfection avec laquelle le moule dessine le portrait. Marie est le moule parfait. Est-ce que nous accourons à Elle en étant matière malléable?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 7 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,27-31): Jésus était en route; deux aveugles le suivirent, en criant: «Aie pitié de nous, fils de David!». Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je peux faire cela?». Ils répondirent: «Oui, Seigneur». Alors il leur toucha les yeux, en disant: «Que tout se fasse pour vous selon votre foi!». Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement: «Attention, que personne ne le sache!». Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

«Jésus leur dit: ‘Croyez-vous que je peux faire cela?’. Ils répondirent: ‘Oui, Seigneur’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce premier vendredi de l'Avent, l'Évangile nous présente trois personnages: Jésus, au centre de la scène, et deux aveugles qui s'approchent de Lui pleins de foi, le cœur rempli d'espérance. Ils avaient entendu parler de Lui, de sa tendresse envers les malades et de son pouvoir. Ces traits l'identifiaient comme Messie. Qui mieux que Lui pouvait prendre leur malheur en considération?

Les deux aveugles se rejoignent et, ensemble, ils se dirigent vers Jésus. Ils font à l'unisson une prière de demande à l’Envoyé de Dieu, au Messie, auquel ils donnent le titre de "Fils de David". Ils veulent, par cette prière, provoquer la compassion de Jésus: «Aie pitié de nous, fils de David!» (Mt 9,27).

Jésus en appelle à leur foi: «Croyez-vous que je peux faire cela?» (Mt 9,28). S'ils se sont approchés de l'Envoyé de Dieu, c'est précisément parce qu'ils croient en Lui. D'une seule voix, ils font une belle profession de foi, en répondant: «Oui, Seigneur» (Ibidem). Et Jésus accorde la vue à ceux qui voyaient déjà par la foi. Croire, en effet, c'est voir d'un regard intérieur.

Ce temps de l'Avent est, pour nous aussi, le temps opportun pour chercher Jésus d'un grand désir, comme les deux aveugles, ensemble, bâtissant l'Église. Avec l'Église, proclamons dans l'Esprit Saint: «Viens, Seigneur Jésus» (cf. Ap 22,17-20). Jésus vient avec son pouvoir d'ouvrir tout grand les yeux de notre cœur, pour nous permettre de voir et de croire. L'Avent est un temps fort de prière: temps de prière de demande et, surtout, de prière de profession de foi. Temps pour voir et pour croire.

Souvenons-nous des paroles du Petit Prince: «On ne voit bien qu'avec le cœur».

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Rédigé par JOHNBOSCO

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