Publié le 20 Décembre 2018

Gospel text (Lc 1,26-38):

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you».



Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob forever and his reign shall have no end».



Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

The Application

We are very close to the Christmas celebration. Today we have Mary the mother of Jesus to accompany us, particularly in our discernment and decision making process. If God has chosen her to bring Jesus into the world in a humanly atmosphere, it is her deep faith in God; everything is possible to God. God has certainly made her worthy to hold the divine grace, the grace in its fullness.

We have to acknowledge that some people are blessed and in course of life, they do demonstrate by their life, why God has chosen them. It is here that we are called to live a life worthy to receive the grace and the trouble of Mary is rightly justified. The divine grace is open to all, but in our limitedness, we are not able to hold on to it, in its fullness. The incarnation gives us this very possibility of holding this grace in a worthy manner, because by our baptism Jesus has raised us from a sinful generation to a holy people. In our preparation, let us not forget the presence of the very Holy Spirit in our life and He will help us to receive the grace of incarnation is a worthy manner. Have a wonderful preparation.

«I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said»Fr, Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Spain)

Today, once more, we contemplate the impressive scene of the Annunciation. God, always true to his promises, lets Mary know, through the Angel Gabriel that she is the one chosen to bear the Savior of the world. As we learn to expect from the Lord, the most important event in the history of mankind —the Creator and Lord of all things becoming man, just like us— takes place in a very simple way: a young woman in a small village in Galilea. No fireworks.



The way of going about it is simple; the event is magnificent as are the virtues of the Virgin Mary: filled with grace, the Lord is with her, humble, simple, available for God's will, generous. God has plans for her, as he has for you and for me, but He relies on our free and loving cooperation to carry them out. Mary is our example: «I am the hand¬maid of the Lord, let it be done to me according to your word» (Lk 1:38). It is not only a “yes” to the message of the Angel; it is turning herself into the hands of God the Father, to abandon herself to his intimate providence, to let God work through her now and in all the circumstances of Her life.



Of Mary's answer to God's will, as of ours,—Saint Josemaría Escriva— writes, «never forget it, a great deal depends on it».



We are preparing to celebrate Christmas. The best way to do so is to be with Mary, contemplating Her life and trying to imitate Her virtues in order to receive the Lord with the right heart: What does God expect from me, now, today, at work, with this person I deal with all the time, from my relation with Him? A great deal depends on our response to the little things of every day!

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 1,26-38):

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi».



A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin».



Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

L’Application

Aujourd’hui nous avons Marie en dialogue. Ce dialogue d’entre Marie et de l’Ange nous montre la proximité divine. Dieu est avec nous. Marie était préparée par le Seigneur pour qu’elle soit digne de la grâce, une grâce dans sa plénitude. Celle qui va porter l’Enfant est déjà sauvée par l’incarnation. Pourtant elle vivra une vie comme nous, jusqu’à la croix. Elle a bien compris, dès sa jeunesse que tout est possible pour le Seigneur. Cette foi lui a aidé à accueillir l’Enfant sans aucune hésitation. La source de sa joie et de son courage se trouve dans cette foi profonde en ce Dieu fidèle. Je vous souhaite une bonne préparation.

«Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole»Abbé Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons, une fois de plus, cette scène impressionnante de l'Annonciation. Dieu toujours fidèle à ses promesses à travers l'ange Gabriel fait savoir à Marie qu'elle est l'élue pour amener le Sauveur au monde. Dieu restant fidèle à sa façon d'agir, l'évènement le plus grandiose pour l'histoire de l'Humanité —le Créateur et Seigneur de toutes choses se fait homme comme nous—, se déroule de la façon la plus simple: une jeune fille, dans un petit village de Galilée, sans spectacle.



La façon de faire est facile, l'évènement est immense. Comme le sont aussi les vertus de la Vierge Marie: remplie de grâce, le Seigneur est avec elle, humble, simple, disponible devant la volonté de Dieu, généreuse. Dieu a ses projets pour elle, comme pour toi et pour moi, mais Il espère la coopération libre et amoureuse de chacun pour nous amener à terme. Marie nous donne l'exemple de cela: «Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). Ce n'est pas un simple oui au message de l'ange non plus, c'est se remettre en tout entre les mains du Seigneur, un abandon confiant à sa providence profonde, dire oui au Seigneur pour ce qu'il fait aujourd'hui et ce qu'il fera dans toutes les circonstances de sa vie.



De la réponse de Marie ainsi que de notre réponse à ce que Dieu nous demande —saint Joseph-Marie écrit— «ne l'oubliez pas, beaucoup de grandes choses en dépendent».



Nous nous préparons pour célébrer la fête de Noël. La meilleure façon de le faire est de rester proche de Marie, en contemplant sa vie et en essayant d'imiter ses vertus pour pouvoir accueillir le Seigneur avec un cœur disponible: —Qu'attend Dieu de moi, maintenant, aujourd'hui, dans mon travail, avec cette personne que je fréquente, dans la relation avec Lui? Ce sont de petites situations de chaque jour, mais… qui dépendent tellement de la réponse que nous donnons!

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 1,5-25): Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron; elle s'appelait Élisabeth. Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu: ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable. Ils n'avaient pas d'enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.

Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l'usage liturgique, pour aller offrir l'encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute l'assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l'heure de l'offrande de l'encens. L'ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l'autel de l'encens. En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte. L'ange lui dit: «Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean. Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boissons fermentées, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance; il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu, il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le coeur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir».

Mais Zacharie dit à l'ange: «Comment vais-je savoir que cela arrivera? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée». L'ange lui répondit: «Je suis Gabriel; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles: elles s'accompliront lorsque leur temps viendra».

Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si longtemps dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet. Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui. Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait: «Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes».L’Application En ces jours petit-à-petit nous rencontrons les personnages qui sont étroitement liés à l’incarnation et aussi les prophéties de l’Ancien testament. Dans ces personnages et les prophéties nous allons découvrir les ouvres divines et combien Dieu s’est invertis pour notre salut. Aujourd’hui nous avons Zacharie le père de Jean Baptiste. Un homme fidèle, pourtant sceptique. Pour Joseph un songe était suffisant et pour Marie, une parole ou une présence était suffisante. Je vous invite à vous mettre à leurs places et aussi à leurs époques et à faire une relecture de la vie. Quelle sera notre réponse ? Mettrons-nous la foi à la première place ou notre intelligence humaine et scientifique? Une bonne journée. «L'ange lui dit: ‘Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils’»Abbé Ignasi FUSTER i Camp
(La Llagosta, Barcelona, Espagne)Aujourd'hui, l'Ange Gabriel annonce au prêtre Zacharie la naissance “surnaturelle” de Jean le Baptiste, celui qui préparera la mission du Messie. Dieu, dans son amour providentiel, prépare la naissance de Jésus avec la naissance de Jean, le Baptiste. Bien qu'Elisabeth soit stérile, ce n'est pas grave. Dieu veut faire le miracle par amour pour nous, ses créatures.

Mais Zacharie ne manifeste pas au moment venu la vision surnaturelle de la foi: «Comment vais-je savoir que cela arrivera? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée» (Lc 1,18). Il a un regard excessivement humain. Il lui manque la docilité confiante dans les plans de Dieu, qui sont toujours plus grands que les nôtres: en l'occurrence, ni plus ni moins que l'Incarnation du Fils de Dieu pour le salut du genre humain! L'ange retrouve Zacharie comme “dérouté”, lent à comprendre les choses de Dieu, comme étant “hors jeu”.

Quand il reste peu de jours avant Noël, il convient que l'Ange du Seigneur nous trouve préparés, comme Marie. Il faut essayer de garder la présence de Dieu tout au long de la journée, intensifier notre amour de Jésus-Christ en nos temps de prières, recevoir avec beaucoup de dévotion l'Eucharistie: car Jésus naît et vient à nous! Et qu'il ne nous manque pas la vision surnaturelle dans tous les travaux de notre vie. Nous devons mettre une vision surnaturelle dans notre travail professionnel, dans nos études, dans nos apostolats, y compris dans les contretemps de la journée. Rien n'échappe à la providence divine! Avec la certitude et la joie de savoir que nous collaborons avec les anges et avec le Seigneur dans les plans d'amour et de salut de Dieu.

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Publié le 17 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 1,18-24): 

This is how Jesus Christ was born. Mary his mother had been given to Joseph in marriage but before they lived together, she was found to be pregnant through the Holy Spirit. Then Joseph, her husband, made plans to divorce her in all secrecy. He was an upright man, and in no way did he want to discredit her.

While he was pondering over this, an angel of the Lord appeared to him in a dream and said, «Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife. She has conceived by the Holy Spirit, and now she will bear a son. You shall call him “Jesus” for he will save his people from their sins». All this happened in order to fulfill what the Lord had said through the prophet: «The virgin will conceive and bear a son, and he will be called Emmanuel which means: “God-with-us”». When Joseph woke up, he did what the angel of the Lord had told him to do and he took his wife to his home.

The Application

Yesterday I have said that through the humanity of Jesus God has given to the humanity as gift the humanity pure and elevated. Today the Church is presenting St Joseph as the perfect model to receive this divine gift.

If we wish to receive this gift then, we should have the same quality of Joseph: just before God. How can we be just before God? If we do our Christian duties and accomplish the human obligation and omission then God will find us just.

God has chosen in Mary and Joseph the ideal parents for Jesus. We should make our heart as pure as possible so that Jesus may find His home in us. He has found the humanity as the best way of world salvation and if we are sincere in our engagements and our hearts filled with love and compassion, and then He will certainly find us worthy.

 

«Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the liturgy of the Word invites us to think of the wonderful example St. Joseph gives us. He was extremely sensitive towards Mary, his betrothed.

There is no doubt that both were excellent people, in love with each other like no other couple. However, it is plain to see that the Almighty wanted their love to go through some very demanding circumstances.

The Pope saint John Paul II has written that «Christianity is a surprise from a God who has taken sides with his creature». As a matter of fact, He has taken the initiative: To come to this world He has not waited for us to deserve it. He proposes His initiative; He does not impose it upon us: It is as though God asked us for “permission”. To Mary He proposed —never imposed anything!— the vocation of being the Mother of God: «He, who had the power to create everything from nothing, had refused to rebuild what had been desecrated if Mary had not agreed to it» (Saint Anselm).

But God, not only is asking us for permission, He also wants us to take part in His plans, to make a heroic contribution. And so it was for Mary and Joseph. In fact the Christ-child needed parents. Even more so: He needed his parent's heroism, for they had to go to extremes to defend the life of the “little Redeemer”.

What is really beautiful is that Mary revealed only a few details of her childbearing: Such an important fact is reported in just two verses (cf. Lk 2:6-7). On the other hand, she was more explicit when speaking of Joseph's thoughtfulness towards her. The fact was that «before they lived together, she was found to be preg­nant through the Holy Spirit» (Mt 1:19), and in order not to risk discrediting her, he would have preferred to disappear discretely and to renounce her love (something that was socially unfavorable to him). Thus, before the law of charity had been proclaimed, Saint Joseph was already practicing it: Mary (and his loving attentions with her) was his law.

 

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Publié le 17 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 1,18-24): 

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret. 

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: "Le-Seigneur-sauve"), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète: Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit: "Dieu-avec-nous". Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

L’Application

 

Voici le jour promis et Joseph nous aide à accueillir cette Bonne Nouvelle. Pour l’accueillir il faut être comme lui, juste devant Dieu, car Dieu le trouva juste. Pour être juste devant Dieu, il faut savoir et reconnaitre non seulement nos devoirs chrétiens, mais aussi nos obligations quotidiennes, en tant qu’une personne, un être vivant. Quels sont nos engagements concrets qui démontrent comme nos activités qui ressemblent celles de Joseph ?

Hier nous avons découvert le cadeau que Dieu a fait à l’humanité et aujourd’hui nous apprenons comment pouvons-nous à l’accueillir. Sommes-nous prêts à l’accueillir ? Autrement dire, sommes-nous justes devant Dieu ?

 

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie de la parole nous invite à considérer le merveilleux exemple de saint Joseph. Il fut extraordinairement généreux et délicat envers Marie, sa fiancée.

Il est hors de doute que tous deux étaient d'excellentes personnes, qui s'aimaient plus que tout autre couple. Mais, en même temps, il faut reconnaître que le Très-Haut voulut que leur amour conjugal passât par des circonstances très exigeantes. 

Le Pape saint Jean Paul II a écrit que «le christianisme est la surprise d'un Dieu qui s'est mis du côté de sa créature». De fait, c'est Lui qui prit “l'initiative”: pour venir en ce monde, il n'a pas attendu que nous le méritions. Malgré ça, il propose cette initiative, il ne l'impose pas: c'est tout juste s'il ne demande pas la permission, dirions-nous. Sa vocation de Mère de Dieu, il la proposa à Marie —mais ne la lui imposa pas! «Lui, qui avait eu le pouvoir de tout créer à partir du néant, refusa de refaire sans le concours de Marie ce qui avait été profané» (Saint Anselme).

Mais Dieu ne demande pas seulement notre permission; il veut aussi que nous participions à ses plans, et que cette participation soit héroïque. Et tel fut le cas pour Marie et Joseph. L'Enfant Jésus avait besoin de parents. Mieux, il avait besoin de parents héroïques, qui durent se battre pour défendre la vie du “petit Rédempteur”.

Il est très beau que Marie n'ait révélé que fort peu de détails de son enfantement: un événement aussi emblématique n'est raconté qu'en deux versets (cf. Lc 2,6-7). Elle fut en revanche plus diserte sur la délicatesse de Joseph, son époux, envers elle. Le fait est que «avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,19), et pour ne pas risquer de ternir sa réputation, Joseph était prêt à disparaître discrètement et à renoncer à son amour (circonstance qui entraînait un certain discrédit social). Ainsi, avant que la loi de la charité n'ait été promulguée, saint Joseph la pratiquait déjà: Marie (et sa juste relation avec elle) fut sa loi.

 

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Publié le 16 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 1,1-17): 

This is the document of the origins of Jesus Christ, son of David, son of Abraham. Abraham was the father of Isaac, Isaac the father of Jacob, Jacob the father of Judah and his brothers. Judah was the father of Perez and Zerah (their mother was Tamar), Perez was the father of Hezron, and Hezron of Aram. Aram was the father of Aminadab, Aminadab of Nahshon, Nahshon of Salmon. Salmon was the father of Boaz. His mother was Rahab. Boaz was the father of Obed. His mother was Ruth. Obed was the father of Jesse. Jesse was the father of David, the king.

David was the father of Solomon. His mother had been Uriah's wife. Solomon was the father of Rehoboam. Then came the kings: Abijah, Asaph, Jehoshaphat, Joram, Uzziah, Jotham, Ahaz, Hezekiah, Manasseh, Amon, Josiah. Josiah was the father of Jechoniah and his brothers at the time of the deportation to Babylon.

After the deportation to Babylon Jechoniah was the father of Salathiel and Salathiel of Zerubbabel. Zerubbabel was the father of Abiud, Abiud of Eliakim, and Eliakim of Azor. Azor was the father of Zadok, Zadok the father of Akim, and Akim the father of Eliud. Eliud was the father of Eleazar, Eleazar of Matthan, and Matthan of Jacob. Jacob was the father of Joseph, the husband of Mary, and from her came Jesus who is called the Christ —the Messiah. There were then fourteen generations in all from Abraham to David, and fourteen generations from David to the deportation to Babylon, and fourteen generations from the deportation to Babylon to the birth of Christ.

 

The Application

The genealogy of Jesus represents for us the humanity that Jesus has chosen to born. It is this same humanity that God has wished to purify and elevate from a sinful generation to a holy people. We are anticipating already the joy of the gift that God has given to the humanity in the humanity of Jesus and certainly we are called to participate in His humanity, so that just like Jesus who purified the whole humanity, we may be also purified by our conversion and reconciliation.

Just like Jesus who has assumed in his humanity certain persons in his own history of genealogy, we too are called to assume our own past (good and bad) and go ahead in our life, putting all our hope in the humanity of Jesus. Our preparation carries in us our limits and with Jesus everything will be transformed. Let us not be discouraged and march towards the great event with hope and joy.

«This is the document of the origins of Jesus Christ, son of David, son of Abraham»

Fr. Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

Today, when we read the genealogy of Jesus in the liturgy of the Mass, a sentence commonly said in rural areas here in Catalonia, Spain, comes to mind: « Josephs, Johns and donkeys are to be found in every house». That's why, in order to make a difference between them, one uses the household name. Thus, they say, for example, Joseph from Filomena's, John from Josefina's... In this way, a person is easily identified. The problem is that people become branded by the good or bad name of their ancestors. This is what happens with the «Genealogy of Jesus Christ, son of David, son of Abraham» (Mt 1:1).

What Matthew is saying is that Jesus is a real man. In other words, that Jesus —just like every man and every woman who comes into this world— does not start from zero, but brings with him a certain historical baggage. This means that the Incarnation is something deliberate, that when God is made man, He is made man with all the consequences. When he comes to this world, the Son of God, brings with him a family past.

Going down through the characters that make up the list we can see that Jesus —as far as family genealogy goes— does not possess “clean report”. As Cardinal Nguyen van Thuan wrote, «in this world, if a people writes its official history, it will speak of its grandeur... It is a unique, admirable and splendid thing to find a people which, in its official history, does not hide the sins of its ancestors». Sins like homicide (David), idolatry (Solomon) or prostitution (Rahab) appear. Along with these,though, there are moments of grace and of faithfulness to God, especially when we talk of Joseph and Mary, from whom «came Jesus who is called the Christ ¬—the Messiah» (Mt 1:16).

To sum up, Jesus' genealogy helps us contemplate the mystery that we are about to celebrate: that God became Man, true Man, and «he had his tent pitched among us» (Jn 1:14).

 

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Publié le 16 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 1,1-17): 

Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham: Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. 

David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram,Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone. 

Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.

L’Application

Dieu est avec nous et en nous. La généalogie de Jésus nous le confirme. Il était comme nous, né dans une famille de Juda, grandis comme nous. Dieu a voulu nous donné ce cadeau, dans la simplicité, dans notre humanité, pour qu’on puisse ressentir pour une éternité la proximité divine. Cette nouvelle, une Bonne Nouvelle nous apporte une joie immense que nous ne pouvons jamais imaginer.

La fête de Noël nous oriente certainement vers le passé, en même temps elle nous dirige vers l’avenir : Celui qui est venu va revenir, non pas dans la simplicité, mais dans sa gloire. Pour nous les chrétien, elle est une joyeuse attende, pleine d’espérance.

Comme Jésus nous portons en nous  une histoire, une sainte histoire. Ne nous éloignons pas de cette histoire,, car sans elle nous ne serons pas. Pouvons-nous faire remonter notre propre histoire et rendre gloire à Dieu ?

«Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, dans la liturgie de la messe nous lisons la généalogie de Jésus et cela nous fait penser à une phrase d'usage dans la campagne catalane: "Des Joseph, des ânes et des Jean, il y en a dans tous les foyers". C'est pour cela qu'afin de les distinguer, on utilise comme enseigne le nom de chaque maison. Ainsi, nous parlons de Joseph, de la maison de Philomène, Joseph, de la maison de Soledad, etc, etc. De cette façon la personne est rapidement identifiée. Le problème est que chacun est ainsi marqué par la bonne ou la mauvaise réputation de ses ancêtres. C'est ce qui arrive à «la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham» (Mt 1,1)

Ce que Saint Matthieu est en train de nous dire est que Jésus est un vrai Homme. En d'autres mots, que Jésus, comme tout homme et toute femme qui arrive au monde, ne part pas de zéro, mais qu'Il a derrière lui une histoire. Cela veut dire que l'Incarnation c'est du sérieux, que lorsque Dieu se fait Homme, Il le fait en assumant toutes les conséquences. Le Fils de Dieu en venant au monde, assume le passé de sa famille.

En regardant les personnages de cette liste, nous pouvons nous rendre compte que Jésus n'a pas pour ainsi dire un "dossier immaculé". Comme écrivait le Cardinal Nguyen van Thuan, «en ce monde, si un peuple écrit son histoire officielle, il le fera avec grandeur… C'est un cas unique, de trouver un peuple dont l'histoire officielle ne cache les péchés de ses ancêtres». Il y a des péchés comme l'homicide (David), l'idolâtrie (Salomon), ou la prostitution (Rahab). Et à coté de tout cela, il y a des moments de grâce et de fidélité à Dieu et surtout des personnages comme Joseph et Marie «(…) de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie)» (Mt 1,16).

En définitive, la généalogie de Jésus nous aide à contempler le mystère que nous nous préparons à célébrer: celui de Dieu fait Homme, vrai Homme, qui a «habité parmi nous» (Jn 1,14).

 

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Publié le 14 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 17,10-13): 

Les disciples interrogèrent Jésus: «Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d'abord?». Jésus leur répondit: «Élie va venir pour remettre tout en place. Mais, je vous le déclare: Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu. Le Fils de l'homme, lui aussi, va souffrir par eux». Alors les disciples comprirent qu'il leur parlait de Jean le Baptiste.

«Élie est déjà venu; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu'ils ont voulu»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus discute avec ses disciples en descendant de la montagne où ils ont vécu la Transfiguration. Pierre lui avait proposé de rester là-haut, mais le Seigneur n'a pas accepté, et il redescend tout en répondant à leurs questions. Eux, qui viennent de partager brièvement la gloire de Dieu, sont déconcertés: ils ne comprennent pas que le Messie soit venu avant le prophète Élie, qui devait tout préparer.

Mais la préparation a déjà eu lieu. «Je vous le déclare: Élie est déjà venu» (Mt 17,12): C'est Jean-Baptiste qui a préparé la route. Mais les gens de ce monde ne reconnaissent pas les hommes de Dieu, ni les prophètes de ce monde les prophètes de Dieu, ou les puissants de la Terre la divinité de Jésus-Christ.

Il faut un regard neuf, un cœur nouveau, pour reconnaître les voies de Dieu et répondre avec générosité et allégresse à l'appel exigeant de ses envoyés. Tout le monde n'est pas enclin à le comprendre et, moins encore, à le vivre. Mieux, nos vies et nos projets peuvent contrarier la volonté du Seigneur et cette opposition aller jusqu'à la lutte et au rejet de notre Père du Ciel.

Il nous faut découvrir l'intense amour qui guide les desseins de Dieu sur nous et, si nous sommes conséquents avec la foi et la morale que Jésus nous révèle, les mauvais traitements, la diffamation et les persécutions ne nous surprendront pas. Être sur le bon chemin ne nous épargne pas les difficultés de l'existence et Il nous invite à aller de l'avant en dépit de la souffrance.

Demandons à la Mère de Jésus, Reine des Apôtres, d'intercéder pour qu'à nul ne manque des amis qui, comme les prophètes, lui annoncent la Bonne Nouvelle du salut que nous apporte la naissance de Jésus. À toi et à moi, il nous incombe de faire en sorte que ce Noël soit vécu plus chrétiennement par les personnes que nous rencontrerons sur notre route.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 11,13-19): 

Jesus spoke to the crowds: «Now, to what can I compare the people of this day? They are like children sitting in the marketplace, about whom their companions complain: ‘We played the flute for you but you would not dance. We sang a funeral-song but you would not cry!’. For John came fasting and peo­ple said: ‘He is possessed’. Then the Son of Man came, he ate and drank, and people said: ‘Look at this man! A glutton and drunkard, a friend of tax collectors and sinners!’. Yet the outcome will prove Wisdom to be right».

 

The Application

 

We all wish to be happy and some of us are lucky to be happy, even though the life we live may be a difficult one. However, we find quit a lot of people live their life in pain and suffering, without any joy and happiness. If we look deep in to their life, the happy people are not the one who have everything, and the sad people neither are the one who have nothing to be happy or be joyful.

Happy people are the one who see in them all that God has given and try their level best to multiply these given gifts and make others happy. They associate the happiness of their dear and near ones as their own and remain a sign of hope for those who are sad and miserable. These are the one who never judge others or compare theirs’ with others. They don’t search what others don’t do or their mistakes. Rather, they are able to identify the goodness in others and generous in appreciating them.  

The divine wisdom is the source of such people. Their heart is filled with love and compassion. They live a simple life and in their simplicity world see the greatness. If we try don’t try to live such a life, we may be also compared with the evil generation.

«To what can I compare the people of this day?»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, we should be distraught before the Lord’s sigh: «To what can I compare the people of this day?» (Mt 11:16). Jesus is overwhelmed by our heart, more often than not, nonconforming and ungrateful. We are never fulfilled; we are complaining all the time. We even dare to blame Him for all the things that disturb us.

«Yet the outcome will prove Wisdom to be right» (Mt 11:19): it suffices to just look at the Christmas mystery. But what about us? how is our faith? Could it be that our complaints are actually harboring the nonexistence of our reply? A very appropriate query for the time of Advent!

God comes to our encounter, but man —especially the present-day man— hides out from Him. Some, as Herod, are really afraid of Him. Others are even harassed by his simple presence: «Take him away, take him away! Crucify him!» (Jn 19:15). Jesus «is the God-who-comes» (Benedict XVI) and we look like "the-man-who-goes away": «He came to what was his own, but his own people did not accept him» (Jn 1:11).

Why do we run away? Because of our lack of meekness. Saint John the Baptist recommended us to "dwindle". And the Church reminds us so, every time the Advent comes. We must, therefore, become as little children to be able to understand and receive the "Little God". He appears in front of us with the humility of his swaddling-clothes: never before a “God-wrapped-in-swaddling clothes” had been preached! We project a ridiculous image before God when we try to conceal ourselves with pretexts and dishonest explanations. Already at the dawn of humanity, Adam blamed Eve; Eve blamed the snake..., after all the centuries gone by, we remain just the same.

Jesus-God, however, is coming: in the cold and the poverty of Bethlehem he neither admonished nor rebuked us. On the contrary! He begins to load his small shoulders with the weight of all our faults. Should we, then, be afraid of Him? Will our apologies be truly worth before this "Little-God"? «God’s sign is the Baby: we learn to live with him and to practice with him that humility of renunciation that belongs to the very essence of love» (Benedict XVI).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 11,13-19): 

«A qui vais-je comparer cette génération? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres: ‘Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu: il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait».

 

L’Application

 

Chacun vit sa vie selon sa règle d’or. Selon cette règle d’or, nous tenons certaines valeurs importantes et ignorons les autres. Pour vivre notre foi pleinement, en tant que chrétiens, les lectures du jour nous invitent à écouter les conseils reçus du Seigneur et si nous les mettons en pratique, nous serons heureux et juste devant le regard de Dieu. Les conseils divins sont pleins de sagesses. Si nous nous avançons dans notre vie, en faisant confiance dans la sagesse divine, et si notre cœur est rempli d’amour et de pardon, par nos actes et nos paroles, le monde verra la sagesse divine et nous seront une occasion de conversion et salut à tous ceux et celles qui entourent.

 

«A qui vais-je comparer cette génération?»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous devrions être émus par le soupir du Seigneur: «A qui vais-je comparer cette génération?» (Mt 11,16). Jésus est abasourdi par nos cœurs souvent anticonformistes et ingrats. Nous ne sommes jamais contents, nous sommes toujours en train de nous plaindre. Nous osons même l'accuser et le rendre responsable de tout ce qui nous incommode.

Mais «la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait» (Mt 11,19): il suffit de contempler le mystère de Noël. Et nous? Comment est notre foi? Est-ce qu'avec nos lamentations nous n'essayons pas de dissimuler l'absence de réponse? Voilà une bonne question à se poser en ce temps de l'Avent!

Dieu vient à la rencontre de l'homme, mais l'homme –et plus particulièrement l'homme moderne– se cache. Certains, comme Hérode ont peur. D'autres, sont, tout simplement, dérangés par sa présence: «A mort! A mort! Crucifie-le!» (Jn 19,15). Jésus est «Dieu-qui-vient» (Benoit XVI) et nous nous ressemblons à «l'homme-qui-part»: «Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,11).

Pourquoi fuyons-nous? A cause de notre manque d'humilité. Saint Jean-Baptiste recommandait de nous "diminuer". Et l'Eglise nous le rappelle chaque année à l'arrivée de l'Avent. Ainsi donc, faisons nous tout petits afin de pouvoir comprendre et accueillir le "Petit-bon-Dieu". Il se présente à nous dans l'humilité de ses couches: et jamais auparavant on n'avait annoncé un "Dieu-avec-des-couches"! Nous faisons une piètre image aux yeux de Dieu quand nous prétendons nous cacher derrière des fausses excuses et de faux prétextes. Déjà au printemps de l'humanité Adam rejette la faute sur Eve, Eve sur le serpent et… même après tant de siècles, nous n'avons pas changé. 

Mais Jésus-Dieu arrive dans le froid et la pauvreté extrême de Bethléem et ne nous a fait aucun reproche. Au contraire!: il commence déjà à porter sur ses petites épaules toutes nos fautes. Alors, allons-nous avoir peur de Lui? Est-ce que nos excuses seront valables face au Petit Dieu? «Le signe de Dieu est l'Enfant: apprenons à vivre avec Lui et à pratiquer comme Lui l'humilité» (Benoit XVI).

 

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