Publié le 21 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,46-56): 

Marie dit: «Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint, et sa miséricorde s'étend d'âge en âge Sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses. Il a renversé les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles. Il a rassasié de biens les affamés, et il a renvoyé les riches à vide. Il a secouru Israël, son serviteur, et il s'est souvenu de sa miséricorde, —comme il l'avait dit à nos pères— envers Abraham et sa postérité pour toujours». 

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.

 

L’Application

 

Marie nous raconte son expérience personnelle et dans cette expérience se trouve notre propre histoire de salut, les merveilles que Dieu a faites, tout ce qu’Il fait et tout ce qu’Il ferra pour l’humanité.

L’incarnation est un commencement de la révélation dans sa totalité. Marie va nous aider (petit-à-petit) avec sa propre incompréhension et disponibilité, à comprendre les mystères qui Dieu nous a déjà révélé dans son Fils.

Avec Marie nous sommes invités à découvrir les merveilles de Dieu dans cet enfant qui va naître.

 

«Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu»

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Evangile de la Messe nous présente à notre considération le Magnificat, que Marie, pleine de joie, entonne dans la maison de sa parente Elisabeth, mère de Jean Baptiste. Les paroles de Marie nous apportent une réminiscence d'autres chants bibliques qu'elle connaissait très bien et qu'elle avait récités et contemplés à tant d'occasions. Mais, maintenant dans ses lèvres, ces mêmes paroles ont un sentiment beaucoup plus profond: l'esprit de la Mère de Dieu se transparaît à travers elles et nous montre la pureté de son cœur. Chaque jour, l'Église le fait sien dans la Liturgie des Heures quand, priant les veilles, elle dirige vers le ciel ce même chant avec lequel Marie se réjouissait, bénissait et rendait grâce à Dieu pour toutes ses bontés.

Marie s'est bénéficiée de la grâce la plus extraordinaire que jamais une autre femme n'a reçu et recevra: elle a été élue de Dieu, parmi toutes les femmes de l'histoire, pour être la Mère du Messie Rédempteur que l'Humanité attendait depuis des siècles. C'est l'honneur le plus haut jamais connue pour une personne humaine, et elle le reçoit avec une total simplicité et humilité, se rendant compte que tout est grâce, offre, et qu'elle n'ait rien devant l'immensité du pouvoir et de la grandeur de Dieu, qui a fait des merveilles en elle (cf. Lc 1,49). Une grande leçon d'humilité pour nous tous, fils d'Adam et héritiers d'une nature humaine marquée profondément par le péché originel duquel, jour après jour, nous entraînons les conséquences.

Nous arrivons au final du temps de l'Avent, un temps de conversion et de purification. Aujourd'hui c'est Marie qui nous enseigne le meilleur chemin. Méditer la prière de notre Mère —en voulant la faire nôtre— nous aidera a être plus humbles. Sainte Marie nous aidera si on lui demande avec confiance.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Décembre 2018

Gospel text

(Lc 1,39-45): 

Mary then set out for a town in the Hills of Judah. She entered the house of Zechariah and greeted Elizabeth. When Elizabeth heard Mary's greeting, the baby leapt in her womb. Elizabeth was filled with holy spirit, and giving a loud cry, said, «You are most blessed among women and blessed is the fruit of your womb! How is it that the mother of my Lord comes to me? The moment your greeting sounded in my ears, the baby within me suddenly leapt for joy. Blessed are you who believed that the Lord's word would come true!».

 

The Application

 

The more we get closer to Christmas, the better we understand the divine mystery of incarnation. Thus, it is important that we observe all the human encounters closely, because it is in and through them God reveals Himself to the humanity.

In this particular encounter, we certainly find in Mary a special kind of hurriedness. The gospel gives us the source of this energy: Holy Spirit. In every these human encounters, we will find how closely these people are animated by God and how much they are faithful in their engagements.

Once we are inspired by the Holy Spirit, every human encounters will be ‘de facto’ transformed into a divine encounter, because God will be centre of these encounters. It is here we learn to see the invisible elements of life. Elisabeth and John Baptist could see already the saviours, though invisible to the eyes, but very much the centre of this meeting. Very often God works like this and we are invited slowly to discover these divine mysteries, which are the essential part of our life.

Daily Quote from the early church fathers:

John prophecies from the womb, 

by Maximus of Turin (died between 408-423 AD)

"Not yet born, already John prophesies and, while still in the enclosure of his mother's womb, confesses the coming of Christ with movements of joy - since he could not do so with his voice. As Elizabeth says to holy Mary, 'As soon as you greeted me, the child in my womb exulted for joy.' John exults, then, before he is born. Before his eyes can see what the world looks like, he can recognize the Lord of the world with his spirit. In this regard, I think that the prophetic phrase is appropriate: 'Before I formed you in the womb I knew you, and before you came forth from the womb I sanctified you' (Jeremiah 1:5). Thus we ought not to marvel that after Herod put him in prison, he continued to announce Christ to his disciples from his confinement, when even confined in the womb he preached the same Lord by his movements." (excerpt from SERMON 5.4)

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,39-45): 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur».

 

L’Application

La visitation de Marie et les rencontres visibles et invisibles nous aide à comprendre les œuvres de Dieu. Dieu fait tout pour que l’humanité accueilli la source de salut d’une manière digne. Heureusement Marie représente cette humanité et en elle nous voyons déjà le signe de salut.

Dans ces rencontres nous voyons clairement  l’Esprit Saint qui est en œuvre et tous sont animés par Lui. Aujourd’hui nous sommes invités à regarder non seulement les hommes qui agissent, mais aussi l’Esprit Saint qui fait bouger tout.

Nous pouvons encore savourer cette joie, si nous sommes capables de voire Celui qui est invisible dans  les éléments, ou dans les actes visibles.  

  

 

«Heureuse celle qui a cru»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile correspond au 2ème mystère joyeux: «La visitation de Marie à sa cousine Elisabeth». Il s'agit d'un vrai mystère! Une explosion de joie profonde comme jamais l'histoire ne nous l'avait jamais raconté auparavant! La joie de Marie qui vient de devenir mère, par la grâce et l'action de l'Esprit Saint! Le mot “gaudium” exprime une joie profonde, intime qui ne se dévoile pas à l'extérieur. Pourtant, les montagnes de Judée se sont remplies de joie. Marie exulte comme une mère qui vient d'apprendre qu'elle attend un enfant… et quel Enfant! Un fils pèlerin, avant même la naissance, qui se rend par des sentiers rocheux à Ain Karen, enveloppé dans le cœur et les bras de Marie.

Joie dans l'âme et le visage d'Elisabeth, et l'enfant qui tressaille d'allégresse dans son ventre. Les paroles même de la cousine de Marie se transmettront dans les âges: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni» (Lc 1,42). La prière du rosaire comme source de joie, est une des nouvelles perspectives dévoilées par Jean Paul II dans sa lettre apostolique "Le rosaire de la Vierge Marie".

L'allégresse est inséparable de la foi. «Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi?» (Lc 1,43). La joie de Dieu et de Marie s'est dispersée dans le monde. Pour la laisser passer, il suffit de nous ouvrir par la foi à l'action constante de Dieu dans notre vie, devenir pèlerins avec l'Enfant, avec Celle qui a cru, et se tenir à la main forte et amoureuse de saint Joseph. Par les chemins de la terre, par les routes, sentiers ou chemins boueux, un chrétien porte en lui, toujours, deux dimensions de la foi: l'union avec Dieu et le service aux autres. Le tout bien rassemblé: avec une unité de vie qui empêche qu'il ait une solution de continuité entre une chose et l'autre.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 20 Décembre 2018

Gospel text (Lc 1,26-38):

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you».



Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob forever and his reign shall have no end».



Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

The Application

We are very close to the Christmas celebration. Today we have Mary the mother of Jesus to accompany us, particularly in our discernment and decision making process. If God has chosen her to bring Jesus into the world in a humanly atmosphere, it is her deep faith in God; everything is possible to God. God has certainly made her worthy to hold the divine grace, the grace in its fullness.

We have to acknowledge that some people are blessed and in course of life, they do demonstrate by their life, why God has chosen them. It is here that we are called to live a life worthy to receive the grace and the trouble of Mary is rightly justified. The divine grace is open to all, but in our limitedness, we are not able to hold on to it, in its fullness. The incarnation gives us this very possibility of holding this grace in a worthy manner, because by our baptism Jesus has raised us from a sinful generation to a holy people. In our preparation, let us not forget the presence of the very Holy Spirit in our life and He will help us to receive the grace of incarnation is a worthy manner. Have a wonderful preparation.

«I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said»Fr, Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Spain)

Today, once more, we contemplate the impressive scene of the Annunciation. God, always true to his promises, lets Mary know, through the Angel Gabriel that she is the one chosen to bear the Savior of the world. As we learn to expect from the Lord, the most important event in the history of mankind —the Creator and Lord of all things becoming man, just like us— takes place in a very simple way: a young woman in a small village in Galilea. No fireworks.



The way of going about it is simple; the event is magnificent as are the virtues of the Virgin Mary: filled with grace, the Lord is with her, humble, simple, available for God's will, generous. God has plans for her, as he has for you and for me, but He relies on our free and loving cooperation to carry them out. Mary is our example: «I am the hand¬maid of the Lord, let it be done to me according to your word» (Lk 1:38). It is not only a “yes” to the message of the Angel; it is turning herself into the hands of God the Father, to abandon herself to his intimate providence, to let God work through her now and in all the circumstances of Her life.



Of Mary's answer to God's will, as of ours,—Saint Josemaría Escriva— writes, «never forget it, a great deal depends on it».



We are preparing to celebrate Christmas. The best way to do so is to be with Mary, contemplating Her life and trying to imitate Her virtues in order to receive the Lord with the right heart: What does God expect from me, now, today, at work, with this person I deal with all the time, from my relation with Him? A great deal depends on our response to the little things of every day!

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 1,26-38):

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit: «Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi».



A cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors: «Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin».



Marie dit à l'ange: «Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge?». L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait: “la femme stérile”. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit alors: «Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole». Alors l'ange la quitta.

L’Application

Aujourd’hui nous avons Marie en dialogue. Ce dialogue d’entre Marie et de l’Ange nous montre la proximité divine. Dieu est avec nous. Marie était préparée par le Seigneur pour qu’elle soit digne de la grâce, une grâce dans sa plénitude. Celle qui va porter l’Enfant est déjà sauvée par l’incarnation. Pourtant elle vivra une vie comme nous, jusqu’à la croix. Elle a bien compris, dès sa jeunesse que tout est possible pour le Seigneur. Cette foi lui a aidé à accueillir l’Enfant sans aucune hésitation. La source de sa joie et de son courage se trouve dans cette foi profonde en ce Dieu fidèle. Je vous souhaite une bonne préparation.

«Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole»Abbé Jordi PASCUAL i Bancells

(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons, une fois de plus, cette scène impressionnante de l'Annonciation. Dieu toujours fidèle à ses promesses à travers l'ange Gabriel fait savoir à Marie qu'elle est l'élue pour amener le Sauveur au monde. Dieu restant fidèle à sa façon d'agir, l'évènement le plus grandiose pour l'histoire de l'Humanité —le Créateur et Seigneur de toutes choses se fait homme comme nous—, se déroule de la façon la plus simple: une jeune fille, dans un petit village de Galilée, sans spectacle.



La façon de faire est facile, l'évènement est immense. Comme le sont aussi les vertus de la Vierge Marie: remplie de grâce, le Seigneur est avec elle, humble, simple, disponible devant la volonté de Dieu, généreuse. Dieu a ses projets pour elle, comme pour toi et pour moi, mais Il espère la coopération libre et amoureuse de chacun pour nous amener à terme. Marie nous donne l'exemple de cela: «Voici la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole» (Lc 1,38). Ce n'est pas un simple oui au message de l'ange non plus, c'est se remettre en tout entre les mains du Seigneur, un abandon confiant à sa providence profonde, dire oui au Seigneur pour ce qu'il fait aujourd'hui et ce qu'il fera dans toutes les circonstances de sa vie.



De la réponse de Marie ainsi que de notre réponse à ce que Dieu nous demande —saint Joseph-Marie écrit— «ne l'oubliez pas, beaucoup de grandes choses en dépendent».



Nous nous préparons pour célébrer la fête de Noël. La meilleure façon de le faire est de rester proche de Marie, en contemplant sa vie et en essayant d'imiter ses vertus pour pouvoir accueillir le Seigneur avec un cœur disponible: —Qu'attend Dieu de moi, maintenant, aujourd'hui, dans mon travail, avec cette personne que je fréquente, dans la relation avec Lui? Ce sont de petites situations de chaque jour, mais… qui dépendent tellement de la réponse que nous donnons!

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 19 Décembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 1,5-25): Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron; elle s'appelait Élisabeth. Tous les deux vivaient comme des justes devant Dieu: ils suivaient tous les commandements et les préceptes du Seigneur d'une manière irréprochable. Ils n'avaient pas d'enfant, car Élisabeth était stérile, et tous deux étaient âgés.

Or, tandis que Zacharie, au jour fixé pour les prêtres de son groupe, assurait le service du culte devant Dieu, il fut désigné par le sort, suivant l'usage liturgique, pour aller offrir l'encens dans le sanctuaire du Seigneur. Toute l'assemblée du peuple se tenait dehors en prière à l'heure de l'offrande de l'encens. L'ange du Seigneur lui apparut debout à droite de l'autel de l'encens. En le voyant, Zacharie fut bouleversé et saisi de crainte. L'ange lui dit: «Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils, et tu le nommeras Jean. Tu seras dans la joie et l'allégresse, beaucoup d'hommes se réjouiront de sa naissance, car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira pas de vin ni de boissons fermentées, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès avant sa naissance; il fera revenir de nombreux fils d'Israël au Seigneur leur Dieu, il marchera devant le Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le coeur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de l'accueillir».

Mais Zacharie dit à l'ange: «Comment vais-je savoir que cela arrivera? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée». L'ange lui répondit: «Je suis Gabriel; je me tiens en présence de Dieu, et j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle. Mais voici que tu devras garder le silence, et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles: elles s'accompliront lorsque leur temps viendra».

Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait de voir qu'il restait si longtemps dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire. Il leur faisait des signes, car il demeurait muet. Lorsqu'il eut achevé son temps de service au Temple, il repartit chez lui. Quelque temps plus tard, sa femme Élisabeth devint enceinte. Pendant cinq mois, elle garda le secret. Elle se disait: «Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, lorsqu'il a daigné mettre fin à ce qui faisait ma honte aux yeux des hommes».L’Application En ces jours petit-à-petit nous rencontrons les personnages qui sont étroitement liés à l’incarnation et aussi les prophéties de l’Ancien testament. Dans ces personnages et les prophéties nous allons découvrir les ouvres divines et combien Dieu s’est invertis pour notre salut. Aujourd’hui nous avons Zacharie le père de Jean Baptiste. Un homme fidèle, pourtant sceptique. Pour Joseph un songe était suffisant et pour Marie, une parole ou une présence était suffisante. Je vous invite à vous mettre à leurs places et aussi à leurs époques et à faire une relecture de la vie. Quelle sera notre réponse ? Mettrons-nous la foi à la première place ou notre intelligence humaine et scientifique? Une bonne journée. «L'ange lui dit: ‘Sois sans crainte, Zacharie, car ta supplication a été entendue: ta femme Élisabeth te donnera un fils’»Abbé Ignasi FUSTER i Camp
(La Llagosta, Barcelona, Espagne)Aujourd'hui, l'Ange Gabriel annonce au prêtre Zacharie la naissance “surnaturelle” de Jean le Baptiste, celui qui préparera la mission du Messie. Dieu, dans son amour providentiel, prépare la naissance de Jésus avec la naissance de Jean, le Baptiste. Bien qu'Elisabeth soit stérile, ce n'est pas grave. Dieu veut faire le miracle par amour pour nous, ses créatures.

Mais Zacharie ne manifeste pas au moment venu la vision surnaturelle de la foi: «Comment vais-je savoir que cela arrivera? Moi, je suis un vieil homme, et ma femme aussi est âgée» (Lc 1,18). Il a un regard excessivement humain. Il lui manque la docilité confiante dans les plans de Dieu, qui sont toujours plus grands que les nôtres: en l'occurrence, ni plus ni moins que l'Incarnation du Fils de Dieu pour le salut du genre humain! L'ange retrouve Zacharie comme “dérouté”, lent à comprendre les choses de Dieu, comme étant “hors jeu”.

Quand il reste peu de jours avant Noël, il convient que l'Ange du Seigneur nous trouve préparés, comme Marie. Il faut essayer de garder la présence de Dieu tout au long de la journée, intensifier notre amour de Jésus-Christ en nos temps de prières, recevoir avec beaucoup de dévotion l'Eucharistie: car Jésus naît et vient à nous! Et qu'il ne nous manque pas la vision surnaturelle dans tous les travaux de notre vie. Nous devons mettre une vision surnaturelle dans notre travail professionnel, dans nos études, dans nos apostolats, y compris dans les contretemps de la journée. Rien n'échappe à la providence divine! Avec la certitude et la joie de savoir que nous collaborons avec les anges et avec le Seigneur dans les plans d'amour et de salut de Dieu.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 1,18-24): 

This is how Jesus Christ was born. Mary his mother had been given to Joseph in marriage but before they lived together, she was found to be pregnant through the Holy Spirit. Then Joseph, her husband, made plans to divorce her in all secrecy. He was an upright man, and in no way did he want to discredit her.

While he was pondering over this, an angel of the Lord appeared to him in a dream and said, «Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife. She has conceived by the Holy Spirit, and now she will bear a son. You shall call him “Jesus” for he will save his people from their sins». All this happened in order to fulfill what the Lord had said through the prophet: «The virgin will conceive and bear a son, and he will be called Emmanuel which means: “God-with-us”». When Joseph woke up, he did what the angel of the Lord had told him to do and he took his wife to his home.

The Application

Yesterday I have said that through the humanity of Jesus God has given to the humanity as gift the humanity pure and elevated. Today the Church is presenting St Joseph as the perfect model to receive this divine gift.

If we wish to receive this gift then, we should have the same quality of Joseph: just before God. How can we be just before God? If we do our Christian duties and accomplish the human obligation and omission then God will find us just.

God has chosen in Mary and Joseph the ideal parents for Jesus. We should make our heart as pure as possible so that Jesus may find His home in us. He has found the humanity as the best way of world salvation and if we are sincere in our engagements and our hearts filled with love and compassion, and then He will certainly find us worthy.

 

«Joseph, descendant of David, do not be afraid to take Mary as your wife»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the liturgy of the Word invites us to think of the wonderful example St. Joseph gives us. He was extremely sensitive towards Mary, his betrothed.

There is no doubt that both were excellent people, in love with each other like no other couple. However, it is plain to see that the Almighty wanted their love to go through some very demanding circumstances.

The Pope saint John Paul II has written that «Christianity is a surprise from a God who has taken sides with his creature». As a matter of fact, He has taken the initiative: To come to this world He has not waited for us to deserve it. He proposes His initiative; He does not impose it upon us: It is as though God asked us for “permission”. To Mary He proposed —never imposed anything!— the vocation of being the Mother of God: «He, who had the power to create everything from nothing, had refused to rebuild what had been desecrated if Mary had not agreed to it» (Saint Anselm).

But God, not only is asking us for permission, He also wants us to take part in His plans, to make a heroic contribution. And so it was for Mary and Joseph. In fact the Christ-child needed parents. Even more so: He needed his parent's heroism, for they had to go to extremes to defend the life of the “little Redeemer”.

What is really beautiful is that Mary revealed only a few details of her childbearing: Such an important fact is reported in just two verses (cf. Lk 2:6-7). On the other hand, she was more explicit when speaking of Joseph's thoughtfulness towards her. The fact was that «before they lived together, she was found to be preg­nant through the Holy Spirit» (Mt 1:19), and in order not to risk discrediting her, he would have preferred to disappear discretely and to renounce her love (something that was socially unfavorable to him). Thus, before the law of charity had been proclaimed, Saint Joseph was already practicing it: Mary (and his loving attentions with her) was his law.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 17 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 1,18-24): 

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret. 

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: "Le-Seigneur-sauve"), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète: Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit: "Dieu-avec-nous". Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

L’Application

 

Voici le jour promis et Joseph nous aide à accueillir cette Bonne Nouvelle. Pour l’accueillir il faut être comme lui, juste devant Dieu, car Dieu le trouva juste. Pour être juste devant Dieu, il faut savoir et reconnaitre non seulement nos devoirs chrétiens, mais aussi nos obligations quotidiennes, en tant qu’une personne, un être vivant. Quels sont nos engagements concrets qui démontrent comme nos activités qui ressemblent celles de Joseph ?

Hier nous avons découvert le cadeau que Dieu a fait à l’humanité et aujourd’hui nous apprenons comment pouvons-nous à l’accueillir. Sommes-nous prêts à l’accueillir ? Autrement dire, sommes-nous justes devant Dieu ?

 

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie de la parole nous invite à considérer le merveilleux exemple de saint Joseph. Il fut extraordinairement généreux et délicat envers Marie, sa fiancée.

Il est hors de doute que tous deux étaient d'excellentes personnes, qui s'aimaient plus que tout autre couple. Mais, en même temps, il faut reconnaître que le Très-Haut voulut que leur amour conjugal passât par des circonstances très exigeantes. 

Le Pape saint Jean Paul II a écrit que «le christianisme est la surprise d'un Dieu qui s'est mis du côté de sa créature». De fait, c'est Lui qui prit “l'initiative”: pour venir en ce monde, il n'a pas attendu que nous le méritions. Malgré ça, il propose cette initiative, il ne l'impose pas: c'est tout juste s'il ne demande pas la permission, dirions-nous. Sa vocation de Mère de Dieu, il la proposa à Marie —mais ne la lui imposa pas! «Lui, qui avait eu le pouvoir de tout créer à partir du néant, refusa de refaire sans le concours de Marie ce qui avait été profané» (Saint Anselme).

Mais Dieu ne demande pas seulement notre permission; il veut aussi que nous participions à ses plans, et que cette participation soit héroïque. Et tel fut le cas pour Marie et Joseph. L'Enfant Jésus avait besoin de parents. Mieux, il avait besoin de parents héroïques, qui durent se battre pour défendre la vie du “petit Rédempteur”.

Il est très beau que Marie n'ait révélé que fort peu de détails de son enfantement: un événement aussi emblématique n'est raconté qu'en deux versets (cf. Lc 2,6-7). Elle fut en revanche plus diserte sur la délicatesse de Joseph, son époux, envers elle. Le fait est que «avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,19), et pour ne pas risquer de ternir sa réputation, Joseph était prêt à disparaître discrètement et à renoncer à son amour (circonstance qui entraînait un certain discrédit social). Ainsi, avant que la loi de la charité n'ait été promulguée, saint Joseph la pratiquait déjà: Marie (et sa juste relation avec elle) fut sa loi.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Décembre 2018

Gospel text

(Mt 1,1-17): 

This is the document of the origins of Jesus Christ, son of David, son of Abraham. Abraham was the father of Isaac, Isaac the father of Jacob, Jacob the father of Judah and his brothers. Judah was the father of Perez and Zerah (their mother was Tamar), Perez was the father of Hezron, and Hezron of Aram. Aram was the father of Aminadab, Aminadab of Nahshon, Nahshon of Salmon. Salmon was the father of Boaz. His mother was Rahab. Boaz was the father of Obed. His mother was Ruth. Obed was the father of Jesse. Jesse was the father of David, the king.

David was the father of Solomon. His mother had been Uriah's wife. Solomon was the father of Rehoboam. Then came the kings: Abijah, Asaph, Jehoshaphat, Joram, Uzziah, Jotham, Ahaz, Hezekiah, Manasseh, Amon, Josiah. Josiah was the father of Jechoniah and his brothers at the time of the deportation to Babylon.

After the deportation to Babylon Jechoniah was the father of Salathiel and Salathiel of Zerubbabel. Zerubbabel was the father of Abiud, Abiud of Eliakim, and Eliakim of Azor. Azor was the father of Zadok, Zadok the father of Akim, and Akim the father of Eliud. Eliud was the father of Eleazar, Eleazar of Matthan, and Matthan of Jacob. Jacob was the father of Joseph, the husband of Mary, and from her came Jesus who is called the Christ —the Messiah. There were then fourteen generations in all from Abraham to David, and fourteen generations from David to the deportation to Babylon, and fourteen generations from the deportation to Babylon to the birth of Christ.

 

The Application

The genealogy of Jesus represents for us the humanity that Jesus has chosen to born. It is this same humanity that God has wished to purify and elevate from a sinful generation to a holy people. We are anticipating already the joy of the gift that God has given to the humanity in the humanity of Jesus and certainly we are called to participate in His humanity, so that just like Jesus who purified the whole humanity, we may be also purified by our conversion and reconciliation.

Just like Jesus who has assumed in his humanity certain persons in his own history of genealogy, we too are called to assume our own past (good and bad) and go ahead in our life, putting all our hope in the humanity of Jesus. Our preparation carries in us our limits and with Jesus everything will be transformed. Let us not be discouraged and march towards the great event with hope and joy.

«This is the document of the origins of Jesus Christ, son of David, son of Abraham»

Fr. Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Spain)

Today, when we read the genealogy of Jesus in the liturgy of the Mass, a sentence commonly said in rural areas here in Catalonia, Spain, comes to mind: « Josephs, Johns and donkeys are to be found in every house». That's why, in order to make a difference between them, one uses the household name. Thus, they say, for example, Joseph from Filomena's, John from Josefina's... In this way, a person is easily identified. The problem is that people become branded by the good or bad name of their ancestors. This is what happens with the «Genealogy of Jesus Christ, son of David, son of Abraham» (Mt 1:1).

What Matthew is saying is that Jesus is a real man. In other words, that Jesus —just like every man and every woman who comes into this world— does not start from zero, but brings with him a certain historical baggage. This means that the Incarnation is something deliberate, that when God is made man, He is made man with all the consequences. When he comes to this world, the Son of God, brings with him a family past.

Going down through the characters that make up the list we can see that Jesus —as far as family genealogy goes— does not possess “clean report”. As Cardinal Nguyen van Thuan wrote, «in this world, if a people writes its official history, it will speak of its grandeur... It is a unique, admirable and splendid thing to find a people which, in its official history, does not hide the sins of its ancestors». Sins like homicide (David), idolatry (Solomon) or prostitution (Rahab) appear. Along with these,though, there are moments of grace and of faithfulness to God, especially when we talk of Joseph and Mary, from whom «came Jesus who is called the Christ ¬—the Messiah» (Mt 1:16).

To sum up, Jesus' genealogy helps us contemplate the mystery that we are about to celebrate: that God became Man, true Man, and «he had his tent pitched among us» (Jn 1:14).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Décembre 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 1,1-17): 

Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham: Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone, Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,Jobed engendra Jessé, Jessé engendra le roi David. 

David, de son union avec la femme d'Ourias, engendra Salomon, Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa, Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram,Joram engendra Ozias, Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Acaz, Acaz engendra Ézékias, Ézékias engendra Manassé, Manassé engendra Amone, Amone engendra Josias, Josias engendra Jékonias et ses frères à l'époque de l'exil à Babylone. 

Après l'exil à Babylone, Jékonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Éliakim, Éliakim engendra Azor, Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akim, Akim engendra Élioud, Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Le nombre total des générations est donc: quatorze d'Abraham jusqu'à David, quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone, quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ.

L’Application

Dieu est avec nous et en nous. La généalogie de Jésus nous le confirme. Il était comme nous, né dans une famille de Juda, grandis comme nous. Dieu a voulu nous donné ce cadeau, dans la simplicité, dans notre humanité, pour qu’on puisse ressentir pour une éternité la proximité divine. Cette nouvelle, une Bonne Nouvelle nous apporte une joie immense que nous ne pouvons jamais imaginer.

La fête de Noël nous oriente certainement vers le passé, en même temps elle nous dirige vers l’avenir : Celui qui est venu va revenir, non pas dans la simplicité, mais dans sa gloire. Pour nous les chrétien, elle est une joyeuse attende, pleine d’espérance.

Comme Jésus nous portons en nous  une histoire, une sainte histoire. Ne nous éloignons pas de cette histoire,, car sans elle nous ne serons pas. Pouvons-nous faire remonter notre propre histoire et rendre gloire à Dieu ?

«Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, dans la liturgie de la messe nous lisons la généalogie de Jésus et cela nous fait penser à une phrase d'usage dans la campagne catalane: "Des Joseph, des ânes et des Jean, il y en a dans tous les foyers". C'est pour cela qu'afin de les distinguer, on utilise comme enseigne le nom de chaque maison. Ainsi, nous parlons de Joseph, de la maison de Philomène, Joseph, de la maison de Soledad, etc, etc. De cette façon la personne est rapidement identifiée. Le problème est que chacun est ainsi marqué par la bonne ou la mauvaise réputation de ses ancêtres. C'est ce qui arrive à «la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham» (Mt 1,1)

Ce que Saint Matthieu est en train de nous dire est que Jésus est un vrai Homme. En d'autres mots, que Jésus, comme tout homme et toute femme qui arrive au monde, ne part pas de zéro, mais qu'Il a derrière lui une histoire. Cela veut dire que l'Incarnation c'est du sérieux, que lorsque Dieu se fait Homme, Il le fait en assumant toutes les conséquences. Le Fils de Dieu en venant au monde, assume le passé de sa famille.

En regardant les personnages de cette liste, nous pouvons nous rendre compte que Jésus n'a pas pour ainsi dire un "dossier immaculé". Comme écrivait le Cardinal Nguyen van Thuan, «en ce monde, si un peuple écrit son histoire officielle, il le fera avec grandeur… C'est un cas unique, de trouver un peuple dont l'histoire officielle ne cache les péchés de ses ancêtres». Il y a des péchés comme l'homicide (David), l'idolâtrie (Salomon), ou la prostitution (Rahab). Et à coté de tout cela, il y a des moments de grâce et de fidélité à Dieu et surtout des personnages comme Joseph et Marie «(…) de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie)» (Mt 1,16).

En définitive, la généalogie de Jésus nous aide à contempler le mystère que nous nous préparons à célébrer: celui de Dieu fait Homme, vrai Homme, qui a «habité parmi nous» (Jn 1,14).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0