Publié le 7 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 10,16-23): 

 

«Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.

»Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis: vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra».

 

L’Application

 

Il est tout à fait possible, en faisant la volonté de Dieu, que des personnes, même nos amis proches, y compris des membres de notre famille, soient contre nous. Face à une accusation injuste, Jésus nous dit qu'il prendra en charge et nous accompagnera toute notre vie. Même si tout espoir semble perdu, Il nous enverra les Daniels, qui viendront nous protéger. Nous ne devons jamais cesser d'annoncer la Bonne Nouvelle. 

Face à l'échec ou à l'opposition, nous ne devons jamais perdre confiance en Dieu, et abandonner notre foi, car Dieu marche avec nous, très souvent discrètement, en nous portant dans ses bras. Conservons la foi, restons fermes. Notre Dieu est fort et puissant. N'est-ce pas la persécution qui a aidé les disciples du Seigneur à aller dans le monde entier et à proclamer la Bonne Nouvelle ?  Dieu changera notre douleur en joie. L'œuvre que le Seigneur a initiée en nous, il l'achèvera.

«Vous serez détestés de tous à cause de mon nom»

 

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat

(Montserrat, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile souligne les difficultés et les contradictions que le chrétien devra subir à cause du Christ et de son Évangile, et comment il devra résister et persévérer jusqu’au bout. Jésus nous a promis: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20); mais Il n'a pas promis aux siens un chemin facile, tout au contraire, Il leur a dit: «Vous serez détestés de tous à cause de mon nom» (Mt 10,22).

L'Église et le monde sont deux réalités difficiles à concilier. Le monde, que l'Église doit convertir à Jésus-Christ, n'est pas une réalité neutre, comme s'il s'agissait d'une cire vierge qui n'attend que le sceau qui lui donne forme. Il n'en irait ainsi que s'il n'y avait pas eu une histoire de péché entre la création de l'homme et sa rédemption. Le monde, comme structure éloignée de Dieu, obéit à un autre seigneur, que l'Évangile de saint Jean désigne comme “le prince de ce monde”, l'ennemi de l'âme, auquel le chrétien, le jour de son baptême, a fait serment de désobéir, de le planter là pour n'appartenir qu'au Seigneur et à l'Église qui l'a engendré en Jésus-Christ.

Mais le baptisé continue de vivre dans ce monde et non un autre, il ne renonce pas à en être le citoyen, ni ne lui refuse son honnête apport pour son soutien et son amélioration; les devoirs civiques sont aussi des devoirs chrétiens; payer ses impôts est un devoir de justice pour le chrétien. Jésus a dit que ses disciples sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (cf. Jn 17,14-15). Nous n'appartenons pas au monde de façon inconditionnelle, nous n'appartenons complètement qu'à Jésus-Christ et à l'Église, véritable patrie spirituelle, qui se trouve ici-bas mais traverse les barrières de l'espace et du temps pour nous conduire jusqu'à la patrie définitive du ciel.

Cette double citoyenneté heurte inéluctablement les forces de péché et de domination qui meuvent les rouages mondaines. Repassant l'histoire de l'Église, Newman disait que «la persécution est la marque de l'Église, peut-être la plus durable de toutes».

 

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Publié le 6 Juillet 2022

Gospel text

(Mt 10:7-15): 

 

Jesus said to his Apostles: “As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand.’ Cure the sick, raise the dead, cleanse the lepers, drive out demons. Without cost you have received; without cost you are to give. Do not take gold or silver or copper for your belts; no sack for the journey, or a second tunic, or sandals, or walking stick. The laborer deserves his keep. Whatever town or village you enter, look for a worthy person in it, and stay there until you leave. As you enter a house, wish it peace. If the house is worthy, let your peace come upon it; if not, let your peace return to you. Whoever will not receive you or listen to your words-- go outside that house or town and shake the dust from your feet. Amen, I say to you, it will be more tolerable for the land of Sodom and Gomorrah on the day of judgment than for that town.”

 

The Application

 

The faithfulness to the mission and our surrender to the divine providence go together. The more this surrender come with joy and inner freedom, the better will be our capacity to identify the divine providence and the divine accompaniment, in the accomplishment of the mission confined to us, very often personally by the Lord.

 

We are all, through baptism, called and sent. Called to bring consolation and peace in the hearts of men. The peace that we bring belongs to the Lord and the Lord who sends us in his holy NAME, will take care of this Peace, so that it remains in men. Let us courageously announce the Good News of the nearness of God's reign, because announcing is a Christian duty, closely linked to our baptismal identity.

 

Action of the Day: Be a witness to the divine presence.

 

 

“As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand”

 

Fr. Antonio BORDAS i Belmonte

(L’Ametlla de Mar, Tarragona, Spain)

 

Today, the Gospel invites us to evangelize, it says: “Preach” (Mt 10:7). The announcement is Jesus’ good news, trying to tell us about the kingdom of God, that He is our savior, sent by the Father to the world and for this reason, the only one who can renew us from within and change the society in which we live.

Jesus proclaimed that "The Kingdom of heaven is at hand" (Mt 10:7). He was the herald of the Kingdom of God that was present among men and women to the extent that good would advance and evil would retreat.

Jesus wants the whole man’s salvation, in body and in spirit; more so, by the enigma that concerns humanity, which is death, Jesus proposes the resurrection. When someone lives dead for a sin and recovers the grace, he will experience a new life. This is a great mystery that we begin to experience from our baptism; Christians are called to the resurrection!

Here’s a sample of how Pope Francis seeks the good of man: “This culture of waste has also made us insensitive to wasting and throwing out excess foodstuffs. There was a time when our grandparents were very careful not to throw away any leftover food. Whenever food is thrown out it is as if it were stolen from the table of the poor, from the hungry!”

Jesus tells us to always be bearers of peace. When the priests brings the Communion to a sick person he says, 'Lord’s Peace to this house! ". And the peace of Christ remains there, if there are people worthy of it. To receive the gifts of God's kingdom one needs a good inner will. On the other hand, we also see many people making excuses for not receiving the Gospel.

We have a great task among men, and we cannot fail to preach the Gospel after having believed, because we live it and we want others to live it also.

 

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Publié le 6 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 10,7-15): 

 

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis: au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville».

 

L’Application

 

Nous sommes tous, par le baptême, appelés et envoyés. Appelés à apporter la consolation et la paix dans le cœur des hommes. La paix que nous apportons appartient au Seigneur et le Seigneur qui nous envoie de son saint NOM. Il prendra soin de cette Paix, afin qu'elle demeure dans les hommes. Annonçons courageusement la Bonne Nouvelle de la proximité du règne de Dieu, car annoncer est un devoir chrétien, étroitement lié à notre identité baptismale.

«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»

 

Abbé Antonio BORDAS i Belmonte

(L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

 

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.

 

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Publié le 5 Juillet 2022

Gospel text

(Mt 10:1-7): 

 

Jesus summoned his Twelve disciples and gave them authority over unclean spirits to drive them out and to cure every disease and every illness. The names of the Twelve Apostles are these: first, Simon called Peter, and his brother Andrew; James, the son of Zebedee, and his brother John; Philip and Bartholomew, Thomas and Matthew the tax collector; James, the son of Alphaeus, and Thaddeus; Simon the Cananean, and Judas Iscariot who betrayed Jesus.

Jesus sent out these Twelve after instructing them thus, “Do not go into pagan territory or enter a Samaritan town. Go rather to the lost sheep of the house of Israel. As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand.’”

 

The Application

 

Contemplating this divine call, I wonder about the Lord's reasoning for making them, like his apostles, the pillars of his Church.  We are sure, it is not their abilities, nor their talents or merits that the Lord  looked to choose them. In my opinion, it seems to me, their openness to the impulse of the Holy Spirit, their fidelity to the divine will, that the Lord has chosen them as his apostles.

 

They will remain faithful to these instructions given, with their limits and in return will give thanks to God. The more we let ourselves be led by the Holy Spirit, the more we will discover the wonders of God. In this call there is a message given to all those called, before announcing the Good News to others, we must begin at home, and others, by looking at our life, will learn to follow Christ, and will savor the joy of the Gospel.

 

Action of the day: Say always YES to the Lord.

 

 

“As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand.’”

 

Fr. Fernando PERALES i Madueño

(Terrassa, Barcelona, Spain)

 

Today, the Gospel shows us Jesus sending his Apostles on a mission: “Jesus sent out these Twelve after instructing them…” (Mt 10:5). The twelve make up the “Apostolic College”, that is “missionary”. The Church, in its earthly pilgrimage, is a Missionary Community, as its origin lies in the fulfillment of the mission of the Son and the Holy Spirit, following God Father's divine intentions. In the same way as Peter and the other Apostles, by institution of our Lord, constituted a single Apostolic College, the Roman Pontiff, Peter's successor, and the Bishops, successors of the Apostles, form a body which has the duty to announce the Gospel everywhere.

Among the disciples sent on mission we find those with an outstanding position, given by Christ, and a greater responsibility, such as Peter; and others, as Thaddeus, whom we practically know nothing about; however, the Gospels, which communicate Good News, were not intended to satisfy our curiosity. On our side, we are supposed to pray for all the bishops, for the famous and for the not so famous ones, while living in communion with them: “See that you all follow the bishop as Jesus Christ follows the Father and the presbytery as you would the apostles...” (St. Ignatius of Antioch). Jesus was not looking for cultivated people, but simply for people who were available, willing and able to follow him to the end. This means that, as a Christian, I must also feel responsible of a part of Jesus' plan of salvation. Do I keep away from evil? Do I help my fellow-men?

As their mission was just beginning, Jesus hurries to give them instructions with some limitations: “Do not go into pagan territory or enter a Samaritan town. Go rather to the lost sheep of the house of Israel. As you go, make this proclamation: ‘The Kingdom of heaven is at hand’” (Mt 10:5-6). Today we must do what we can, with the certainty that God is calling all pagans and Samaritans in another phase of the missionary work.

 

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Publié le 5 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 10,1-7): 

 

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche».

 

L’Application

 

En contemplant cet appel divin, je m'interroge sur le raisonnement du Seigneur pour faire d'eux, comme ses apôtres, les piliers de son Église.  Nous en sommes sûrs, ce ne sont pas leurs capacités, ni leurs talents ou leurs mérites que le Seigneur a regardés pour les choisir, comme ses apôtres. C'est, me semble-t-il, leur ouverture à l'impulsion de l'Esprit Saint, leur fidélité à la volonté divine, que le Seigneur les a choisis comme ses apôtres.

Ils resteront fidèles à ces instructions données, et en retour rendront grâce à Dieu. Plus nous nous laisserons conduire par l'Esprit Saint, plus nous découvrirons les merveilles de Dieu. Dans cet appel il y a un message donné à tous les appelés, avant d'annoncer la Bonne Nouvelle aux autres, il faut commencer chez soi, et les autres, en regardant notre vie, apprendront à suivre le Christ, et savoureront la joie de l'Evangile.

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

 

Abbé Fernando PERALES i Madueño

(Terrassa, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père.

De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche)

Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères?

Et comme l'ouvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.

 

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Publié le 4 Juillet 2022

Gospel text

(Mt 9,32-38): 

 

A demoniac who could not speak was brought to Jesus, and when the demon was driven out the mute man spoke. The crowds were amazed and said, “Nothing like this has ever been seen in Israel.” But the Pharisees said, “He drives out demons by the prince of demons.”

Jesus went around to all the towns and villages, teaching in their synagogues, proclaiming the Gospel of the Kingdom, and curing every disease and illness. At the sight of the crowds, his heart was moved with pity for them because they were troubled and abandoned, like sheep without a shepherd. Then he said to his disciples, “The harvest is abundant but the laborers are few; so ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest."

“Ask the master of the harvest to send out laborers for his harvest”

 

Fr. Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Spain)

 

Today, the Gospel speaks of the man who was dumb because he was possessed, and of how his healing provoked different reactions between the crowd and the Pharisees who, in the face of prodigious evidence, nobody could deny, they attributed it to devilish powers “He drives out demons by the prince of demons” (Mt 9:34). Instead, the crowd marvels: “Nothing like this has ever been seen in Israel” (Mt 9:33). When referring to this passage St. John Chrysostom, says: “What the Pharisees truly resented was the crowds were considering Jesus superior, not only to those existing then, but to all that had ever existed.”

However, the Pharisees' animadversion did not worry Jesus in the least; He faithfully went on with his mission. Not only, but before the evidence those Israel guides, instead of looking after their flock and shepherd it, what they did was to mislay it, Jesus felt sorry for those tired and depressed crowds without a true shepherd to look after them. Crowds are grateful for a good leadership and yearn for it. That could be appreciated when we look at the pastoral visits Saint John Paul II did to several different places in the world. He gathered immense crowds around him to listen to his words, particularly our youth! And this, despite the Pope preached the Gospel with all its requirements.

St. Josemaria Escriva wrote: “If we were consistent with our faith when we looked around us and contemplated the world and its history, we would be unable to avoid feeling in our own hearts the same sentiments that filled the heart of our Lord”, which would take us to a very generous apostolic task. But the disproportion amongst the crowds waiting for the preaching of the Good News of the Kingdom of God and the scarcity of ready workers to preach it, is quite evident. At the end of the text of the Gospel, though, Jesus gives us the solution: to ask the master of the harvest to send workers to his fields (cf. Mt 9:38).

 

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Publié le 4 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,32-38): 

 

On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons».

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson».

«Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

 

Abbé Joan SOLÀ i Triadú

(Girona, Espagne)

 

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle de la guérison d'un possédé qui provoque des réactions différentes chez les Pharisiens et dans la foule. Alors que les Pharisiens, devant l'évidence indéniable de ce prodige, ils l'attribuent à des pouvoirs maléfiques —«C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons» (Mt 9,34)—, la foule fut dans l'admiration: «Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël!» (Mt 9,33).

En commentant ce passage de l'Évangile, Saint Jean Chrysostome, nous dit: «Ce qui vraiment gênait les Pharisiens c'était de considérer Jésus supérieur à tous, et non pas seulement a ceux qui existaient à l'époque, mais à tous ceux qui avaient existé auparavant».

Or, Jésus ne se préoccupe guère de l'animadversion des Pharisiens, car Il continue fidèle à sa mission. Mieux encore, devant l'évidence que les guides d'Israël, au lieu de soigner et faire pâturer leur troupeau ne font que contribuer à l'égarer, à la vue des foules Jésus en eu pitié, car ces gens étaient las et prostrés comme des brebis qui n'ont pas de berger.

Que les foules souhaitent et remercient un bon guide a été vérifié par les visites pastorales du Saint Jean Paul II à tant de pays du monde. Que de foules s'entassaient autour de lui! Et comment elles écoutaient ses paroles, surtout les jeunes! Et cela, malgré que le Pape n'affaiblissait pas l'Évangile, mais il le prêchait avec toutes ses exigences.

Nous tous, «si nous étions conséquents avec notre foi, —nous dit saint Josemarie Escrivá— en regardant autour de nous, en contemplant le spectacle de l'histoire et du monde, nous ressentirions en notre cœur ces sentiments de Jésus», ce qui nous mènerait à une généreuse tâche apostolique.

Mais il est évident la disproportion existante entre les foules qui espèrent la prédication de la Bonne Nouvelle du Royaume et la manque d'ouvriers. La solution nous est donnée par Jésus à la fin de l'Évangile: «Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9,38).

 

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Publié le 3 Juillet 2022

Gospel text

(Mt 9:18-26): 

 

While Jesus was speaking, an official came forward, knelt down before him, and said, “My daughter has just died. But come, lay your hand on her, and she will live.” Jesus rose and followed him, and so did his disciples. A woman suffering hemorrhages for twelve years came up behind him and touched the tassel on his cloak. She said to herself, “If only I can touch his cloak, I shall be cured.” Jesus turned around and saw her, and said, “Courage, daughter! Your faith has saved you.” And from that hour the woman was cured. When Jesus arrived at the official’s house and saw the flute players and the crowd who were making a commotion, he said, “Go away! The girl is not dead but sleeping.” And they ridiculed him. When the crowd was put out, he came and took her by the hand, and the little girl arose. And news of this spread throughout all that land.

 

The Application

 

The life is filled with twists and turns, and sometime we are lost in between. Before the death of this beloved child, the father had only one option, of kneeing down before the Lord, the author of life. What a wonderful decision. It looks like, as if, it was he who has approached the Lord. In truth, it was the Lord, who made himself available for him, that he may find Jesus and come closer to Him. It’s really marvellous, to discover, How God makes things happen to us, without giving us the details. The miracle of healing this women looks like, as if there is a waste of time. He healing has given to this miserable and broken father the hope and courage, which he was disparately needed.

 

And, I wish to make this prayer. You are there Lord, for me to find you, and cry out to you, "come to our rescue." To our amazement, you move for me, simply for me, as you expected me to. Yet you chose to pause, a very important pause for this woman, whom I ignore daily. Give me the grace of your patience, in the face of my miseries, such as the death of this young girl. This girl's father has mysteriously disappeared. Yet he was there, discreetly, observing the events around him. In truth, this miracle was only for him, to give him the courage and confidence in You that he so badly needed to be with You. What a marvel, Lord, you do things that are foreign to our understanding, and we rebel against your patience and your silence. Thank you Lord, for this meeting. May the people around me, through my patience, discover, like me, that you are great, full of goodness and mercy. Amen.

 

Action of the day: Trust and patience.

“Your faith has saved you”

 

Fr. Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

 

Today, the liturgy of the Word invites us to admire two splendid manifestations of faith. So splendid were they that they deserved to move Jesus Christ's heart —immediately! provoking his reaction. Our Lord does not allow himself to be won over in generosity!

“My daughter has just died. But come, lay your hand on her, and she will live” (Mt 9:18). We could almost say that a strong faith as such can “oblige” God. But, He likes that kind of obligation. The other testimony of faith of today's Gospel is also equally impressive: “If only I can touch his cloak, I shall be cured” (Mt 9:21). Both Jesus' reaction and the end result of this dialogue of faith are quite radical: “Courage, daughter! Your faith has saved you” (Mt 9:22).

We could even affirm that God gladly lets our good faith to “manipulate” him. What, instead, He does not admit is that we try to tempt him with our mistrust. This was the case with Zechariah, who asked evidence from Gabriel, the archangel: “Then Zechariah said to the angel, “How shall I know this?” (Lk 1:18). The Archangel did not shrink an inch: “And the angel said to him in reply, ‘I am Gabriel, who stand before God... But now you will be speechless and unable to talk until the day these things take place, because you did not believe my words, which will be fulfilled at their proper time’” (Lk 1:19-20). And so it was.

It is He who wants to “oblige and commit himself” with our faith: “And I tell you, ask and you will receive; seek and you will find; knock and the door will be opened to you” (Lk 11:9). He is our Father and He does not want to refuse anything that is convenient for his children.

But we must entrust our petitions to him with confidence; confidence and naturalness with God require treatment: to trust somebody we must know him; and to know him we must treat him. Thus, “faith provokes prayer, and when prayer arises it makes faith strong” (St. Augustine). Let us not forget the praise the Virgin Mary deserved: “Blessed are you who believed that what was spoken to you by the Lord would be fulfilled” (Lk 1:45).

 

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Publié le 3 Juillet 2022

Texte de l'Évangile

(Mt 9,18-26): 

 

Tandis que Jésus leur parlait ainsi, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant: «Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra». Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples. Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même: «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée». Jésus se retourna, la vit et lui dit: «Confiance, ma fille! Ta foi t'a sauvée». Et la femme fut sauvée à l'heure même.

Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule: «Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte: elle dort». Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva. Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.

 

L’Application

 

Tu es là, Seigneur, pour que je te trouve, et que je crie vers toi, "viens à notre secours". À notre grand étonnement, tu te déplaces pour moi, simplement pour moi, comme tu l'attendais de moi. Pourtant, tu as choisi de faire une pause, une pause très importante pour cette femme, que j'ignore quotidiennement. Donne-moi la grâce de ta patience, face à mes misères, comme la mort de cette jeune fille. Le père de cette fille a mystérieusement disparu. Pourtant, il était là, discret, observant les événements autour de lui. En vérité, ce miracle n'était que pour lui, pour lui donner le courage et la confiance en Toi dont il avait tant besoin pour être avec Toi. Quelle merveille, Seigneur, tu fais des choses qui sont étrangères à notre compréhension, et nous nous rebellons contre ta patience et ton silence. Merci Seigneur, pour cette rencontre. Que les personnes qui m'entourent, grâce à ma patience, découvrent, comme moi, que tu es grand, plein de bonté et de miséricorde. Amen.

«Ta foi t'a sauvée»

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench

(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

 

Aujourd'hui, la liturgie de la Parole nous invite à admirer deux magnifiques manifestations de foi. Si magnifiques qu'elles méritèrent d'émouvoir le cœur de Jésus-Christ et de provoquer sa réponse immédiate. Le Seigneur ne se laisse pas gagner en générosité!

«Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra» (Mt 9,18). Nous pourrions presque dire qu'une foi ferme “oblige” Dieu. Ce genre d'obligation est particulièrement de Son goût. L'autre témoignage de foi dans l'Évangile d'aujourd'hui est aussi impressionnant. «Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée» (Mt 9,22).

L'on pourrait même dire que Dieu se laisse “manipuler” de bon gré par notre bonne foi. Ce qu'il n'admet pas, c'est que nous le tentions par manque de foi. Ce fut le cas de Zacharie, qui demanda une preuve à l'archange Gabriel: «Zacharie dit à l'ange: ‘A quoi connaîtrai-je cela?’» (Lc 1,18). L'archange ne recula pas d'un poil: «Moi je suis Gabriel, qui me tiens devant Dieu (…). Et voici que tu vas être réduit au silence et sans pouvoir parler jusqu'au jour où ces choses arriveront, parce que tu n'as pas cru à mes paroles, lesquelles s'accompliront en leur temps» (Lc 1,19-20). Et c'est ce qu'il advint.

C'est Lui-même qui veut “s'obliger” et “se lier” par notre foi: «Et moi je vous dis: demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira» (Lc 11,9). Il est notre Père et ne veut rien refuser de ce qui convient à ses enfants.

Mais il faut lui manifester nos demandes avec simplicité; la confiance et le naturel avec Dieu exigent de Le fréquenter: pour confier en quelqu'un nous devons le connaître; et pour le connaître, il faut le fréquenter. De la sorte, «la foi fait jaillir la prière, et la prière, dès qu'elle jaillit, atteint la fermeté de la foi» (Saint Augustin). N'oublions pas la louange que mérita sainte Marie: «Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur!» (Lc 1,45).

 

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Publié le 3 Juillet 2022

On this day in Lourdes, with Mary, accompanied by St. Bernadette, the prophet Isaiah invites us to rejoice. He promises us milk in a desert land and comes to us to comfort us. He comes to care for us, as a mother comforts her child.

 

The whole earth acclaims God, sings the Lord. The song of glory and praise is associated with our salvation history, which goes back to the day of creation, when God found the world good and on the last day he rested. On this day of rest, we celebrate God's wonders and give thanks. Last night I was with the pilgrims from Italy, trying to understand Peter's homily. Alas, everything was in Italy, I did not understand anything. To give thanks to God, it is not necessary to understand everything. It is enough to be there, to be simply present like Saint Bernadette, present before the altar of the Lord. Nothing is easy, Saint Bernadette was under pressure, ecclesiastical, civil and political pressure. St. John of the Cross was a prisoner in his monastery, and St. Teresa of Avila was considered crazy. Since their eyes were fixed on heaven, everything was simple.

The third point is more important to me, because it concerns us all; what can we do, or what should we do?

 

- We are all called and sent, not alone, but together. We know that working with our brothers and sisters is always difficult. We must know how to accept the difference and recognize the faith that dwells in the heart of each person we meet. May our human encounters be transformed, like a divine encounter. May God be the heart of every encounter.

 

- Let us be aware that the harvest is abundant and that we are only preparing the way like John the Baptist. We are not the ones doing the work. We are simply there to transmit the message received. It is the Lord who has worked to make the harvest ready to be reaped. We are invited to enjoy the Lord's work, to reap all that is before us as a precious gift from the Lord, including the people we encounter daily.

 

- What is the message? Peace. May we be bearers of peace, not in the human image, but in the divine image. Peace is like a baby. It grows in the hearts of the people who receive it. They will discover it later, when it has grown. We must know how to wait, like a gardener, and let the Holy Spirit act.

 

- The gospel begins with a deeper and more important message: Pray. The Lord asks us to pray, to establish an emotional relationship with God, like a father, or a brother, a friend, and why not like a mother? Everything is good for the Lord.

 

- The mission can be summarized in two words: Proclaim peace, for the kingdom of God has come near you. Everything is in God, by God and for God. May this moment of grace make you grow in faith, and may you bear much fruit, Amen.

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