Publié le 4 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 10,13-16): 

«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts! Celui qui vous écoute m'écoute; celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

La Parole du jour est pleine d’espérance avec beaucoup d’avertissements. En lisant cet évangile nous ressentons en nous-même une tristesse profonde de Dieu et sa souffrance. Dieu s’adresse à nous personnellement, que veux-tu que je fasse, pour que tu te reconvertisses ? Que veux-tu que je fasse pour que tu découvres mon accompagnement et mon amour ? Il faut relire encore une fois, la première lecture (le dialogue d’entre Dieu et Job), pour mieux comprendre la sagesse divine et sa patience envers nous.

Il est important que nous reconnaissions la présence divine chez les hommes, car Dieu travaille à travers les hommes qui sont fidèle, et aussi de temps en temps, à travers les hommes infidèles. Quoi que soit la qualité de notre propre fidélité, n’oublions pas que nous sommes invités à représenter au monde par notre vie de témoignage, ce Dieu qui nous aime et qui nous pardonne généreusement.

«Celui qui vous écoute m'écoute»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que Jésus tourne son attention vers les cités qui avaient fait l'objet de ses soucis, là où il avait prêché et réalisé les oeuvres du Père. A aucun endroit il n'avait autant prêché et fait de miracles comme à Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm. La semence était abondante mais la récolte n'avait pas été bonne. Même Jésus lui-même n'avait pu les convaincre! Quel mystère que celui de la liberté humaine! Nous pouvons dire “non” à Dieu… le message évangélique ne s'impose pas par la force, il s'offre à nous uniquement et je peux fermer mon coeur, l'accepter ou le refuser. Le Seigneur respecte totalement ma liberté. Quelle responsabilité que la mienne!

Les paroles de Jésus: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!» (Lc 10,13) lors de la fin de sa mission apostolique, expriment davantage la souffrance que la damnation. La proximité du Royaume de Dieu n'a pas provoqué dans ces villes un appel à la conversion et à la pénitence. Jésus reconnaît qu'à Sidon et à Tyr ils auraient mieux profité de toutes les grâces dispensées aux galiléens.

La déception de Jésus est encore plus grande s'agissant de Capharnaüm. «Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts!» (Lc 10,15). C'est là où Pierre a sa maison et Jésus avait fait de cette ville le centre de sa prédication. Une fois de plus nous ressentons davantage un sentiment de tristesse qu'une menace dans ces paroles. Nous pouvons dire la même chose de certaines de nos villes et personnes de notre époque. Ils croient prospérer, quand en réalité ils s'enfoncent.

«Celui qui vous écoute m'écoute» (Lc 10,16). Ces paroles qui concluent l'Évangile sont un appel à la conversion et elles sont porteuses d'espérance. Si nous écoutons la voix de Jésus nous avons encore le temps. La conversion consiste en ce que l'amour surpasse dans notre vie progressivement l'égoïsme, ce qui est un travail qui ne s'achève jamais. Saint Maxime dira: «Il n'y a rien d'aussi agréable et aimé par Dieu que de voir que les hommes se convertissent à Lui avec un sincère repentir».

 

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Publié le 3 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,1-12): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

»Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville».

«Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle de la mission apostolique. Même «s'il en désigna encore soixante-douze, et il les envoya» (Lc 10,1), la proclamation de l'Évangile est une tâche «qui ne pourrait être déléguée qu'à quelques “spécialistes”» (Jean-Paul II): nous sommes tous appelés à cette tâche et nous devons tous nous sentir responsables de celle-ci. Chacun là où il se trouve, en son lieu et dans sa condition. Le jour du Baptême on nous a dit: «Tu es Prêtre, Prophète et Roi pour la vie éternelle». Aujourd'hui, plus que jamais, notre monde a besoin du témoignage des disciples du Christ.

«La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux» (Lc 10,2): c'est intéressant ce sentiment positif de la mission, en effet le texte nous dit «il y a beaucoup à semer et peu d'ouvriers». Peut-être qu'aujourd'hui nous devrions parler en ces termes, étant donné la grande ignorance de Jesús-Christ et de son Église dans notre société. Un regard d'espérance sur cette mission engendre de l'optimisme et de l'illusion. Ne nous laissons pas abattre par le pessimisme et le désespoir.

De fait, la mission qui nous attend est, à la fois, passionnante et difficile. Notre mission, l'annonce de la Vérité et de la Vie, ne peut pas et ne doit pas prétendre forcer l'adhésion, mais susciter une adhésion libre. Le Pape nous rappelle que les idées se proposent, elles ne s'imposent pas.

«N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales…» (Lc 10,4): la seule force du missionnaire doit être le Christ. Et pour qu'Il remplisse toute sa vie, il est nécessaire que l'évangéliste se libère totalement de ce qui n'est pas le Christ. La pauvreté évangélique est la grande condition requise et, est à la fois le témoignage le plus crédible que l'apôtre peut donner, mis à part le fait que la seule chose qui peut nous rendre libres c'est ce détachement total. 

Le missionnaire annonce la paix. Il est porteur de paix car il porte le Christ, le “Prince de la Paix”. C'est pour cela, que «dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous» (Lc 10,5-6). Notre monde, nos familles, notre moi, a besoin de Paix. Notre mission est urgente et passionnante.

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Publié le 2 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 9,57-62): 

As Jesus and his disciples went on their way, a man said to him, «I will follow you wherever you go». Jesus said to him, «Foxes have holes and birds of the air have nests; but the Son of Man has nowhere to lay his head». To another Jesus said, «Follow me». But he answered, «Let me go back now, for first I want to bury my father». And Jesus said to him, «Let the dead bury their dead; as for you, leave them and proclaim the kingdom of God». Another said to him, «I will follow you, Lord, but first let me say goodbye to my family». And Jesus said to him, «Whoever has put his hand to the plow and looks back is not fit for the kingdom of God».

 

The Application

 

All are called to follow Jesus, at the same time all are not called to follow Jesus in a radical way. Though the vocation is open to all and, the grace is generous, we don’t have the same mission. Some are called to be mother or father, while being faithful to Christ, doing exactly what is asked by the Lord. Some are called to follow Jesus in the contemplation and prayer. According to the mission, we are accorded the grace. In all, we are called to search the divine will and execute everything, not only humanly, but also divinely.

There is another part which is very important in this call: the freedom and liberty. Though the call is open to all, but in a different way, according to the need, however our inner will and discernment is always expected. In any case, the Lord will respect our freedom. This freedom does demand certain detachment to attach ourselves to the mission. Inner freedom and the liberty to say YES or No, is the core of this divine call. This call invites us to assume the mission with the responsibility, (which is entrusted to us,) with due respect to our freedom.

This life in Christ doesn’t have an option. Either we are with Him, or without Him. It’s here the radical following demands. Are we with Him and ready to follow Him?

«Follow me»

Fr. Lluc TORCAL

Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, the Gospel invites us to mull over the central point of our faith, in a clear and insistent way: the radical following of Jesus. «I will follow you wherever you go» (Lk 9:57). How easily can one suggest something that may completely change a person's life!: «Follow me!» (Lk 9:59). Our Lord's words admitting no excuses, delays, conditions or betrayals...

Christian life demands this radical following of Jesus. Radical, not only because it must be guided, all the way, by the Gospel (hence, to the last days of our life), but, mostly, because all their aspects, from the most extraordinary to the most ordinary ones, want to be and must be the manifestation of the Spirit of Jesus Christ inspiring us. In fact, since the day of our Baptism, our life is no longer that of just any person: we carry with us, in our body, the life of Christ! Because of the Holy Spirit instilled in our hearts, it is no longer us who live, but Jesus Christ who lives within us. This is what the Christian life is like, because it is Christ’s full life, because it exudes Christ from his deepest roots: this is the life we are called to live.

When the Lord came to this world, «all mankind had its place, but He did not have one: He had nowhere to go amongst men (...), but to the barn, amongst the beasts, the animals, and the more innocent and unassuming people. This is why he says: ‘Foxes have holes and birds of the air have nests, but the Son of Man has nowhere to lay his head’» (St Jerome). The Lord will find his place amongst us, if we, as John the Baptist did, let Him grow while we lessen, that is, if we let grow He who already lives inside us, while being ductile and obedient to his Spirit, the source of all humility and innocence.

 

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Publié le 2 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 9,57-62): 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

 

L’Application

 

Nous apprécions l’égalité et cette égalité est étroitement liée à la liberté. Jésus nous invite à le suivre. Pourtant, cette invitation nous laissera libres, pour que nous choix soit le-nôtre, non pas de Dieu. Dieu nous propose, et nous accorde la liberté de les disposer. Suivre le Seigneur est une mission par excellence qui nous amènera vers la perfection de la sainteté.

Dans cet appel, tous n’ont pas la même mission. La vocation n’a pas une chose à approprier, mais une mission reçue avec une finalité bien précise. Il faut veiller que nous ne disions jamais ‘non’ à son appel.

Si Dieu nous demande de faire une chose, il nous a déjà confié les grâces nécessaires pour accomplir ce travail. Il ne nous demande rien en dehors de notre capacité. Tout ce qu’Il nous demande, ce n’est pas seulement pour les biens des autres, mais aussi pour nous. En accomplissant cette volonté divine, nous retrouverons la paix et la joie que nous cherchons quotidiennement et cette paix demeurera en nous, pour une éternité.

«Suis-moi»

Abbé Lluc TORCAL

Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

 

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Publié le 1 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 9,51-56): 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

 

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Publié le 30 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 9,46-50): 

One day the disciples were arguing about which of them was the most important. But Jesus knew their thoughts, so he took a little child and stood him by his side. Then He said to them, «Whoever welcomes this little child in my name welcomes me; and whoever welcomes me, welcomes the one who sent me. And listen: the one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest».

Then John spoke up, «Master, we saw someone who drove out demons by calling upon your name, and we tried to forbid him because he doesn't follow you with us». But Jesus said, «Don't forbid him. He who is not against you is for you».

 

The Application

 

The sufferings of Job didn’t discourage his faith in God. Every one of us have one day or the other, a difficult moment of life, may not be with the same intensity or degree of Job, but then they are or were part of our life. Our faith can be sometime in trouble, because of these moments of life. However, what is important for us is, how we end up the day and are we able to reconcile with God.

The more we become simple and humble before God, the more we will discover His accompaniment and protection. The more we become small in front of God, the more God will elevate us. Jesus is walking towards Jerusalem, towards His death and resurrection, whereas, his disciples are busy with their own world of jealousy and who is the greatest among them.  We have to ask ourselves, ‘we are busy with what?’

While celebrating the feast of Little Flower, the little Therese, we are called to imitate her gift of contemplation and patience. Her obedience to the will of God, could help us to have an open and generous heart. Things were not easy for her, neither her childhood, nor her monastery life. However, she could see the sufferings of others, not only those who were with her, but also those who were in the world. She was convinced that the joy can be found, even in the prison and in the palace.

Like her, we too should become missionaries through our prayers. Like Father Claret, we should become active in the accomplishment of the will of God, and contemplative in the meditation of the Word of God. Have a wonderful day.

«The one who is found to be the least among you all, is the one who is the greatest»

Prof. Dr. Mons. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italy)

Today, on their way to Jerusalem heading towards the Passion, «the disciples were arguing about which of them was the most important» (Lk 9:46). Every day the media, and even our conversations, are full of comments regarding the importance of some people: whether others or ourselves. This kind of logic, which is strictly human, quite often results in an unreasonable yearning for success, recognition, admiration, gratitude, or in a lack of peace if these expected rewards fail to reach us.

Jesus' reaction to the thoughts of his disciples —and, perhaps, their remarks, too— reminds us of the old prophets' style. Before words come gestures. Jesus «took a little child and stood him by his side» (Lk 9:47). Afterwards, comes the teaching: «the least among you all, is the one who is the greatest» (Lk 9:48). —O Jesus, why is it so difficult for us to accept this is not an utopia for those who are not involved in the hustled and bustled in overwhelming activity, fighting one another for success, whereas, thanks to your grace, it could, instead, be enjoyed by all of us? If we could, we would deep down have much more peace and would be able to do our job with more serenity and joy.

This attitude is also the source where joy comes from, when seeing that others work well for God, with a different style to ours, but always on Jesus' name. The disciples wanted to prevent it. The Master, instead, protects those other persons. Once again, the fact of feeling as God's small children makes it easy for us to open our hearts to everybody while growing in joy, peace and thankfulness. This doctrine is what deserves St. Therese of Lisieux the title of “Doctor of the Church”: in her book Story of a Soul, she admires the Church as a beautiful garden of flowers, where she is happy to consider herself just a little flower. By the side of the great saints —roses and white lilies— there are the little ones —daisies and violets— intended to give pleasure to God's eyes, when He gazes at the Earth.

 

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Publié le 30 Septembre 2018

 Texte de l'Évangile

(Lc 9,46-50): 

Une discussion s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux. Mais Jésus, connaissant la discussion qui occupait leur pensée, prit un enfant, le plaça à côté de lui et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom cet enfant, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille accueille aussi celui qui m'a envoyé. Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand». 

Jean, l'un des Douze, dit à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser les esprits mauvais en ton nom, et nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas avec nous pour te suivre». Jésus lui répondit: «Ne l'empêchez pas: celui qui n'est pas contre vous est pour vous».

 

L’Application

(Sainte Thérèse de Lisieux)

 

La vie d’un saint est une vie remplie d’amour et de miséricorde. C’est dans cet amour pour le Seigneur qui les pousse de faire des choses ordinaires d’une manière extraordinaire. Tout commence avec une simplicité du cœur, un cœur qui cherche la volonté divine et une âme qui se donne, toute son énergie pour accomplir cette volonté. Dans cet accomplissement se trouve l’écoute, l’accueil, l’ouverture, etc. Ils font tout pour le Seigneur, dans le Seigneur et par le Seigneur. Imitons cette simplicité de Petite Thérèse et devenons nous-mêmes les grands missionnaires par nos prières et contemplation de la Parole de Dieu. Elle nous assure que personne ne peut enlever la joie en nous. Même si nous nous trouvons dans la prison, nous pouvons garder précieusement cette joie. Elle était une sœur humble et simple remplie de joie, mais aussi ferme avec ses novices. Aujourd’hui par sa prière elle nous envoi les roses du ciel, avec les grâces dont nous cherchons pour vivre notre foi pleinement.

«Celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand»

Prof. Dr. Mgr. Lluís CLAVELL 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, sur la route de Jérusalem pour aller vers sa passion une discussion «s'éleva entre les disciples pour savoir qui était le plus grand parmi eux» (Lc 9,46). Tous les jours, les médias ainsi que nos conversations sont remplis de commentaires sur l'importance des personnes: des autres et de nous-mêmes également. Cette logique humaine provoque un désir de réussite, d'être reconnu, apprécié, remercié, et un manque de paix quand tout cela n'arrive pas.

La réponse de Jésus aux réflexions —et peut-être aussi aux commentaires— des disciples nous rappelle la façon d'agir des anciens prophètes. D'abord les gestes ensuite viennent les paroles. Jésus «prit un enfant, le plaça à côté de lui» (Lc 9,47). Ensuite vient l'enseignement «Et celui d'entre vous tous qui est le plus petit, c'est celui-là qui est grand» (Lc 9,48). —Jésus pourquoi est-ce que nous avons tant de mal à accepter que ceci n'est pas une Utopie pour ceux qui ne sont pas impliqués dans le trafic d'une tâche intense, où les coups des uns contre les autres ne manquent pas et qu'avec ta grâce nous pouvons tous vivre cela? Si nous le faisions nous aurions plus de paix intérieure et nous travaillerions avec plus de calme et de joie.

Cette attitude est aussi une source de joie, cela nous permet de constater que d'autres travaillent bien pour Dieu, avec un style différent du nôtre, mais toujours au nom de Jésus. Les disciples voulaient empêcher cela. En revanche, Jésus défend les autres. À nouveau, le fait de nous sentir fils de Dieu, petit fils de Dieu, nous permet d'ouvrir notre cœur vers les autres et de grandir dans la paix, la joie et la reconnaissance. Ces enseignements ont valu à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus le titre de Docteur de l'Église: dans son livre Histoire d'une âme, elle admire le beau jardin qu'est l'Église, et elle se contente d'être une petite fleur. A coté des grands saints –des roses et des lys– il y a les petites fleurs –les marguerites et les violettes— qui sont destinées à faire plaisir aux yeux de Dieu quand il tourne son regard vers la Terre.

 

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Publié le 30 Septembre 2018

We live in a world where change is a game of the day. Everything is changing, including our priorities and values. We are witnesses and actively participate in this trajectory. Today's readings help us to discern and prioritize the values we would like to have in our lives.  They invite us to discover divine generosity and to re-read life, an examination of conscience.

Jesus joins Moses in reminding us, "Why this jealousy of divine generosity?  Why do we have a bad thought? Why arrest someone then, he's doing good? So many questions and of course we don't have a convincing answer. Let’s look at today’s reading with an open mind and heart and learn from them to live our daily life in a simple way, keeping in mind the divine will and His generosity.

I invite you to contemplate this theme throughout the week, "openness to the goodness of God" to live this week in a meaningful way.  Even if God invites us to participate in his mission, He is not conditioned by our behaviour, or our response. He is able to assign the same task to two different people at the same time. If he asks us to participate in his mission, it is because he wants his mission to become ours and that by fulfilling his will we discover his kindness and generosity. All, Christians, believers and non-believers are invited to their capacities to discover God and to taste his love.

It is possible, as Joshua and John did, that we may be attracted by the temptation to prevent the works of others that are good and just, in the name of worship, culture, rite etc. We wish that all fall into our thinking pattern and the way we look at life and the world.  It is important as a Christian that we seek evangelical values and learn to give thanks to the Lord for His wonders, without any distinction or condition.

For this reason, the Lord asks us to have an inner look and to discover in ourselves everything that prevents us from moving towards this God who loves us, because He is generous, open and welcoming. Today let us review our life in all sincerity. Let us identify in us the works, words, gestures or looks that are evil and against the divine will. Let us learn to move away from these behaviours that destroy the lives of others. Let us be aware that we are the children of God, the light of the world and the salt of the earth. Let us pray to the Lord, especially in this Eucharist, that our words may be a word of life, that our works may give glory to God and that we may be filled with love and mercy.  Have a wonderful day.

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Publié le 30 Septembre 2018

Nous vivons dans un monde où le changement est un jeu du jour. Tout change, y compris nos priorités et nos valeurs. Nous sommes témoins et participons activement à  cette trajectoire. Les lectures du jour nous aident à discerner et à prioriser les valeurs dont nous aimerions avoir dans notre vie.  Elles nous invitent à découvrir la générosité divine  et à faire une relecture de la vie, un examen de conscience.

Jésus rejoint Moïse en nous rappelant, ‘pourquoi cette jalousie devant la générosité divine ?  Pourquoi nous avons une pensée mauvaise ? Pourquoi arrêter quelqu’un alors, il fait du bien ? Tant de questions et évidement nous n’avons pas une réponse convaincante.

Je vous invite à contempler ce thème toute la semaine, ‘l’ouverture à  la bonté de Dieu’.  Même si Dieu nous invite à participer à sa mission, Il n’est pas conditionné par notre comportement, ou notre réponse. Il est capable de confier la même tache à deux personnes différentes en même temps. S’il nous demande de participer à sa mission, c’est parce qu’Il désire que sa mission devienne là-nôtre et qu’en accomplissant sa volonté que nous découvrions sa bonté et sa générosité. Tous, les chrétiens, les croyants et non croyants sont invités à leurs capacités à découvrir Dieu et à goûter son amour.

 

Il est possible comme Josué et les apôtres que nous soyons attirés par la tentation d’empêcher les œuvres des autres qui sont bonnes et justes, au nom de culte, de culture, de rite etc. Il est important en tant que chrétien que nous ne  cherchions  que les valeurs chrétiennes et apprendre à rendre grâce au Seigneur pour ses merveilles, sans aucune distinction ou condition.

 

Pour cela, le Seigneur nous demande à avoir un regard intérieur et à découvrir en nous-même tout ce qui nous empêche de nous avancer vers ce Dieu qui nous aime, car Il est généreux, ouvert et accueillant. Aujourd’hui faisons une relecture de la vie dans toute sincérité. Identifions les œuvres, les paroles, les gestes ou les regards qui sont mauvais et sont contre à la volonté divine. Apprenons à nous éloigner de ces comportements qui détruisent la vie des autres. Prenons conscience que nous sommes les enfants de Dieu, la lumière du monde et le  sel de la terre. Prions au Seigneur, particulièrement dans cette Eucharistie, que nos paroles soient une parole de vie, que nos œuvres rendent gloire à Dieu et que nous regards soient remplis d’amour et de miséricorde.  

 

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Publié le 28 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Jn 1,47-51): 

Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui: «Voici vraiment un Israélite, dans lequel il n'y a point de fraude». «D'où me connais-tu?», lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelât, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu». Nathanaël répondit et lui dit: «Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël». Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois; tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme».

 

L’Application

 

Nous fêtons aujourd’hui les Archanges. En ce jour, l’Eglise nous propose un très bon texte de la rencontre de Nathanaël avec le Seigneur. Il est venu simplement regarder un grand Messie, alors il est invité à découvrir la divinité de Jésus.

Nous avons beaucoup de rencontre dans la Bible, particulièrement dans l’ancien testament qui nous affirme non seulement la présence des anges, mais aussi leurs rôles. Michel, (qui est comme Dieu), Gabriel, (la puissance de Dieu qui annonce) et Raphaël, (qui guéris)

 

«Vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme»

+ Cardinal Jorge MEJÍA Archiviste et Bibliothécaire de la S.R.I. 
(Città del Vaticano, Saint-Sige)

Aujourd'hui, à la fête des Saints Archanges, Jésus proclame devant ses apôtres et devant tous la présence des anges et leur relation avec Lui. Les anges sont dans la gloire céleste où ils louent en permanence le Fils de l'Homme, le Fils de Dieu. Ils l'entourent et sont à son service.

"Monter et descendre" cela nous rappelle l'épisode du rêve de Jacob, qui endormi sur une pierre lors de son voyage de retour en Mésopotamie, la terre de sa famille, voit les anges qui "descendent et montent" un mystérieux escalier qui relie la terre et le ciel, pendant que Dieu lui-même debout à ses cotés lui transmet son message. Il faut remarquer la relation entre la communication divine et la présence active des anges.

Ainsi, Gabriel, Michel et Raphaël, sont présents dans la bible dans les vicissitudes terrestres et portent aux hommes -comme nous le dit Saint Grégoire le Grand- les messages, par leur présence et par leurs actions, qui changent notre vie de manière décisive. Ils s'appellent précisément, "archanges", c'est-à-dire, princes des anges, car ils sont envoyés pour les plus grandes missions.

Gabriel fut envoyé pour annoncer à la Sainte Vierge sa conception virginale du Fils de Dieu, ce qui fut le commencement de notre rédemption, (cf. Lc 1). Michel mène le combat contre les anges rebelles et les expulse du ciel (cf. Ap 12). Ils nous annonce ainsi le mystère de la justice divine, laquelle a été exercée également lors de la rébellion des anges, et nous donne l'assurance de sa victoire et la nôtre sur le mal. Raphaël accompagne Tobie "junior", le protège, le conseille et guérit Tobie le père (cf. Tob). Par cette voie, il nous annonce la présence des anges à coté de chacun de nous tous: celui qu'on appelle notre Ange Gardien.

Par cette célébration sachons que les archanges "montent et descendent" sur le Fils de l'Homme, qu'ils servent Dieu, mais le servent pour notre bénéfice. Ils rendent gloire à la Sainte Trinité, et cela aussi ils le font pour notre bénéfice. En conséquence, il faut que nous nous rendions compte de la dévotion qui leur est due et que nous rendions grâce au Père qui les envoie pour notre bien.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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