Publié le 7 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,25-37): 

Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: «Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit? Que lis-tu?». L'autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie». 

Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l'autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l'autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’. Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

«Que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?»

Abbé Ivan LEVYTSKYY CSsR 
(Lviv, Ukraine)

Aujourd'hui, le message évangélique montre le chemin de la vie: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, (…) et ton prochain comme toi-même» (Lc 10,27). Et parce que Dieu nous a aimé le premier, il nous porte vers l’union avec Lui. La bienheureuse Thérèse de Calcutta dit: «Nous avons besoin de cette union intime avec Dieu dans notre vie quotidienne. Et comment y parvenir? À travers la prière». En étant unis à Dieu, nous commençons à nous rendre compte qu’avec Lui tout est possible, même l’amour du prochain.

Quelqu’un a dit que le chrétien entre dans une église pour aimer Dieu et qu’il en sort pour aimer son prochain. Le Pape Benoît souligne que le programme du chrétien —le programme du bon Samaritain, le programme de Jésus— est «un cœur qui voit». Voir et s’arrêter! Dans la parabole deux personnes aperçoivent le nécessiteux, mais ne s’arrêtent pas. C’est pourquoi le Christ reprochait aux pharisiens: «Vous avez des yeux et vous ne voyez pas» (Mc 8,18). Le Samaritain, au contraire, voit et s’arrête, il a pitié et sauve ainsi la vie du nécessiteux et la sienne. 

Quand le fameux architecte catalan Antoine Gaudi fut heurté par un tramway, ceux qui passaient par là ne s’arrêtèrent pas pour aider ce vieillard blessé. Il n’avait sur lui aucun papier et par son aspect il ressemblait à un mendiant. Si ces gens avaient su qui était ce prochain, ils auraient fait la queue pour l’aider.

Quand nous faisons le bien, pensons que nous le faisons pour notre prochain mais aussi pour le Christ: «Je vous l’assure, tout ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25,40). Et mon prochain, dit Benoît XVI, c’est toute personne qui a besoin de moi et que je puis aider. Si chacun, voyant son prochain dans le besoin, s’arrêtait et prenait soin de lui, ne serait-ce qu’une fois par jour ou par semaine, la crise diminuerait et le monde deviendrait meilleur. «Rien de tel comme les bonnes œuvres pour nous faire semblable à Dieu» (Saint Grégoire de Nisse). 

 

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Publié le 6 Octobre 2018

The Christian life is a life of communion. We are not called to live alone, but to live with others in union with the people of God. Even the monks and Hermits who live their lives in silence and solitude are in union with others. In their prayer and contemplation, they pray for us and unite us in their intentions for the Church of the Lord. 

God chose conjugal union as a model of his love so that it could become a school of love and forgiveness for his people. He wanted this conjugal union that the Church celebrates in the sacrament of marriage to be a visible sign of the Trinitarian union, the divine love for men, the Father and I, we are one. It is here that we see the sign of divine love and that man is not desperate or discouraged. 

We must recognize that we are living in a difficult time when many of our contemporaries are living their married lives badly, with divorce, separation, compound and reconstituted families, etc. God looks at us with great love and mercy. He assures us that love still exists and we can hope in this love.  He recognized the hardness of our hearts and shares with us our daily suffering. 

The Church is inspired by this teaching of the Lord on the sacrament of marriage. She sees in the life of the couple, a perfect divine encounter in which God establishes a place of exchange and listening. There are the strengths in men that help us to grow and also the weaknesses that require us to watch and work hard so that this conjugal life will bear fruit and continue until eternity.

As Christians, we strongly believe in this teaching of the Lord, "that which God has united, that man should not separate it.  This union willed by the Lord, honoured by men before the people of God, requires us to recognize God's work in men. God works in us, through us and for us. We have a God faithful to his covenant and he asks us to be faithful to our commitment. 

I invite you to entrust all children of our time to the Lord. They are the first victims of separation or divorce. Let us pray for couples who are in difficulty. There are separated couples who try in their own way, with their own limits to have a good dialogue, so that their children can live a peaceful and pleasant life. Certainly, there are still others who are deeply wounded, torn, who can no longer stand up.

My friends in Christ, God needs you and me, so that marriage may remain sacred and children may  find a dignified and good home. Formed in this school of love and forgiveness, may they one day become the bearers of humanity's hope, Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 6 Octobre 2018

La vie chrétienne est une vie de communion. Nous ne sommes pas appeler à vivre seuls, mais vivre avec les autres en union du peuple de Dieu. Même les moines et Hermite qui vivent leur vie en silence et solitude sont en union avec les autres. Dans leur prière et contemplation, ils prient pour nous et ils nous unissent dans leurs intentions pour l’Eglise du Seigneur.  

Dieu a choisi l’union conjugale comme un modèle de son amour pour qu’elle devienne une école d’amour et de pardonne pour son peuple. Il a voulu que cet union conjugale que l’Eglise célèbre dans le sacrement du mariage soit un signe visible de l’union Trinitaire, l’amour divin pour les hommes, le Père et moi, nous sommes UN. C’est ici nous voyons le signe de l’amour divin et que l’homme ne soit pas désespéré ou découragé.  

Il faut reconnaitre que nous vivons dans un moment difficile ou beaucoup de nos contemporains vivent mal leur vie conjugale, avec les divorce, les séparations, les familles composée et recomposée, etc. Dieu nous regard avec beaucoup d’amour et de miséricorde. Il nous assure que l’amour existe encore et nous pouvons justement espérer dans cet amour.  Il a reconnu la dureté de notre cœur et Il partage avec nous notre souffrance quotidienne.  

L’Eglise s’inspire de cet enseignement du Seigneur sur le sacrement du mariage. Elle voit dans la vie du couple, une parfaite rencontre divine dans laquelle Dieu établie un lieu d’échange et d’écoute. Il y a les forces  chez les hommes qui nous aident à grandir et aussi les faiblesses qui nous demandent de veiller et de travailler durement pour que cette vie conjugale donne les fruits et quelle continue jusqu’à l’éternité.

En tant que chrétien nous croyons fortement à cet enseignement du Seigneur, « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas.  Cette union voulue par le Seigneur, honoré par les hommes devant le peuple de Dieu, nous exige une reconnaissance de l’œuvre de Dieu chez les hommes. Dieu travaille en nous, par nous et pour nous. Nous avons un Dieu fidèle à son alliance et Il nous demande d’être fidèles à notre engagement.  

Je vous invite à confier tous les enfants au Seigneur. Ils sont les premières victimes de la séparation ou le divorce. Prions pour les couples qui sont dans les difficultés. Il y a les couples séparés essayent de leur manière, avec leur limite d’avoir un bon dialogue, pour que leurs enfants vivent une vie paisibles et agréables. Certainement, il y en a encore les autres qui sont profondément blessés, déchirés, qui n’arrivent plus à se mettre debout.

Mes amis en Christ, Dieu a besoin de vous et de moi, pour que le mariage demeure et que les enfants trouvent une demeure digne et bonne. Formé dans cet école d’amour et de pardon qu’ils deviennent un jour les porteurs de l’espérance de l’humanité, Amen.

 

 

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Publié le 5 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,17-24):

 Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient: «Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom». Jésus leur dit: «Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair. Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi; et rien ne pourra vous faire du mal. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez–vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux». 

A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: «Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange: ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté. Tout m'a été confié par mon Père; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler». 

Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier: «Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car, je vous le déclare: beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

«A ce moment, Jésus exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit: ‘Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange’»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'évangéliste Luc nous raconte l'événement qui provoque la reconnaissance de Jésus envers son Père pour les bienfaits qu'Il a octroyé à l'humanité. Il rend grâce pour la révélation concédée aux humbles de cœur, aux petits du Royaume. Jésus montre sa joie en voyant que ceux-ci admettent, comprennent et pratiquent ce que Dieu fait connaître par son intermédiaire. En d'autres occasions, dans son dialogue intime avec le Père, Il lui rendra aussi grâce parce qu'Il l'écoute toujours. Il loue le samaritain lépreux qui, après la guérison de sa maladie –en même temps que neuf autres personnes–, lui seul revient trouver Jésus pour le remercier du bienfait reçu.

Saint Augustin écrit: «Qu'y-a-t-il de mieux à porter dans le cœur, à prononcer avec la bouche, à écrire avec la plume, que ces mots: ‘grâce à Dieu’? Rien de plus bref à dire, rien de plus joyeux à entendre, de plus élevé à ressentir, de plus utile à pratiquer». C'est ainsi que nous devons toujours agir envers Dieu et envers le prochain, même pour les dons que nous ignorons, comme l'écrivait saint Josémaria Escriva. Gratitude envers nos parents, nos amis, nos maîtres, nos camarades. Envers tous ceux qui nous aident, qui nous stimulent, qui nous servent. Gratitude aussi, comme il se doit, envers notre Mère l'Église.

La gratitude n'est pas une vertu très “en usage” ou habituelle; mais c'est l'une de celles qui procurent le plus de plaisir. Nous devons reconnaître que, parfois, elle n'est pas non plus facile de la vivre. Sainte Thérèse affirmait: «Je suis si reconnaissante de tempérament qu'on m'achèterait avec une sardine». Les saints ont toujours agit ainsi. Et ils l'ont fait des trois façons indiquées par saint Thomas d'Aquin: d'abord, par la reconnaissance intérieure des bienfaits reçus; ensuite, en louant Dieu par des paroles; enfin, en cherchant à récompenser le bienfaiteur par des œuvres, selon les possibilités de chacun.

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Publié le 4 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 10,13-16): 

Jesus said, «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida! So many miracles have been worked in you! If the same miracles had been performed in Tyre and Sidon, they would already be sitting in ashes and wearing the sackcloth of repentance. Surely for Tyre and Sidon it will be better than for you on the Judgment Day. And what of you, city of Capernaum? Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead. Whoever listens to you listens to me, and whoever rejects you rejects me; and he who rejects me, rejects the one who sent me».

 

The Application

 

Whenever we get angry with the Lord, or get disappointed by our feelings of His absence or silence, we should read and reread the first reading of the day (Job 38:1.12-21; 40:3-5) particularly the dialogue between God and Job. This dialogue will help us to understand the deep mystery of the creation, and how much importance that God accords to us, the sinners. Even in our anger towards His perpetual silence, God keeps His patience and happily doubles His grace for us.

It’s here we are invited to understand the gospel of the day, particularly His sadness, suffering and disappointment, cause of our hard heartedness. God still remains available and willing to give us the time and the liberty, so that we may be converted and taste the earliest possible, His love and mercy.

Jesus seems to propose to us another divine mystery and His way of functioning. God works through us, though limited may we be. He continues to put all His confidence in us and loses never the hope that He has put in us. He wishes that we understand our divine representing quality and act in a dignified way. He desires that every human encounter turns into a divine encounter: God be centre of everything. Thus in every rejection that we may face in our daily life, God will take everything into Himself. And we should be aware that in every word and act of ours be of divine in character, because God acts in and through us.

«Whoever listens to you listens to me»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, we contemplate Jesus addressing his speech to some towns of Galilee where He had preached and carried out the works by his Father, and that had been the cause of his preoccupation. Nowhere had He preached and made miracles as He did in Chorazin, Bethsaida and Capernaum. The sowing had been plentiful, but the harvest had been meager. Not even Jesus could persuade them...! What a mystery human freedom is! We can say “no” to God... The evangelic message is not imposed upon us by force: it is offered to me but I can refuse it; I can accept it or reject it. Our Lord's respect for my freedom is total. What a responsibility for me!

Jesus' language: «Alas for you Chorazin! Alas for you Bethsaida!» (Lk 10:13) when his apostolic mission was over, is more indicative of suffering than of condemnation. The nearness of the Kingdom of God was not a call for penance and conversion for those towns. Jesus recognizes that Tyre and Sidon would have taken more advantage of all the grace granted to the Galilees.

But Jesus' frustration is even bigger when He refers to Capernaum. «Will you be lifted up to heaven? You will be thrown down to the place of the dead» (Lk 10:15). It was there where Peter had his home and Jesus had centered his preaching. Once again, we can detect in these words a feeling of sadness rather than a threat. We could, just as well, say the same out of many cities and persons of our time. They believe they are being lifted, but in fact, they are being thrown down.

«Whoever listens to you listens to me» (Lk 10:16). These words ending today's Gospel are a call to conversion and are bearers of hope. If we listen to Jesus' voice, we still have time. Conversion happens when love banishes selfishness from our life, which is a permanent unfinished task. St. Maximus will tell us: «Nothing is more pleasant and loved by God, than men convert to him with sincere contrition».

 

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Publié le 4 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 10,13-16): 

«Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence. En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts! Celui qui vous écoute m'écoute; celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette celui qui m'a envoyé».

 

L’Application

 

La Parole du jour est pleine d’espérance avec beaucoup d’avertissements. En lisant cet évangile nous ressentons en nous-même une tristesse profonde de Dieu et sa souffrance. Dieu s’adresse à nous personnellement, que veux-tu que je fasse, pour que tu te reconvertisses ? Que veux-tu que je fasse pour que tu découvres mon accompagnement et mon amour ? Il faut relire encore une fois, la première lecture (le dialogue d’entre Dieu et Job), pour mieux comprendre la sagesse divine et sa patience envers nous.

Il est important que nous reconnaissions la présence divine chez les hommes, car Dieu travaille à travers les hommes qui sont fidèle, et aussi de temps en temps, à travers les hommes infidèles. Quoi que soit la qualité de notre propre fidélité, n’oublions pas que nous sommes invités à représenter au monde par notre vie de témoignage, ce Dieu qui nous aime et qui nous pardonne généreusement.

«Celui qui vous écoute m'écoute»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons que Jésus tourne son attention vers les cités qui avaient fait l'objet de ses soucis, là où il avait prêché et réalisé les oeuvres du Père. A aucun endroit il n'avait autant prêché et fait de miracles comme à Corazine, Bethsaïde et Capharnaüm. La semence était abondante mais la récolte n'avait pas été bonne. Même Jésus lui-même n'avait pu les convaincre! Quel mystère que celui de la liberté humaine! Nous pouvons dire “non” à Dieu… le message évangélique ne s'impose pas par la force, il s'offre à nous uniquement et je peux fermer mon coeur, l'accepter ou le refuser. Le Seigneur respecte totalement ma liberté. Quelle responsabilité que la mienne!

Les paroles de Jésus: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!» (Lc 10,13) lors de la fin de sa mission apostolique, expriment davantage la souffrance que la damnation. La proximité du Royaume de Dieu n'a pas provoqué dans ces villes un appel à la conversion et à la pénitence. Jésus reconnaît qu'à Sidon et à Tyr ils auraient mieux profité de toutes les grâces dispensées aux galiléens.

La déception de Jésus est encore plus grande s'agissant de Capharnaüm. «Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts!» (Lc 10,15). C'est là où Pierre a sa maison et Jésus avait fait de cette ville le centre de sa prédication. Une fois de plus nous ressentons davantage un sentiment de tristesse qu'une menace dans ces paroles. Nous pouvons dire la même chose de certaines de nos villes et personnes de notre époque. Ils croient prospérer, quand en réalité ils s'enfoncent.

«Celui qui vous écoute m'écoute» (Lc 10,16). Ces paroles qui concluent l'Évangile sont un appel à la conversion et elles sont porteuses d'espérance. Si nous écoutons la voix de Jésus nous avons encore le temps. La conversion consiste en ce que l'amour surpasse dans notre vie progressivement l'égoïsme, ce qui est un travail qui ne s'achève jamais. Saint Maxime dira: «Il n'y a rien d'aussi agréable et aimé par Dieu que de voir que les hommes se convertissent à Lui avec un sincère repentir».

 

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Publié le 3 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 10,1-12): 

Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller. Il leur dit: «La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route. 

»Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. 

»Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants: ‘Le règne de Dieu est tout proche de vous’. Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites: ‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche’. Je vous le déclare: au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville».

«Priez le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle de la mission apostolique. Même «s'il en désigna encore soixante-douze, et il les envoya» (Lc 10,1), la proclamation de l'Évangile est une tâche «qui ne pourrait être déléguée qu'à quelques “spécialistes”» (Jean-Paul II): nous sommes tous appelés à cette tâche et nous devons tous nous sentir responsables de celle-ci. Chacun là où il se trouve, en son lieu et dans sa condition. Le jour du Baptême on nous a dit: «Tu es Prêtre, Prophète et Roi pour la vie éternelle». Aujourd'hui, plus que jamais, notre monde a besoin du témoignage des disciples du Christ.

«La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux» (Lc 10,2): c'est intéressant ce sentiment positif de la mission, en effet le texte nous dit «il y a beaucoup à semer et peu d'ouvriers». Peut-être qu'aujourd'hui nous devrions parler en ces termes, étant donné la grande ignorance de Jesús-Christ et de son Église dans notre société. Un regard d'espérance sur cette mission engendre de l'optimisme et de l'illusion. Ne nous laissons pas abattre par le pessimisme et le désespoir.

De fait, la mission qui nous attend est, à la fois, passionnante et difficile. Notre mission, l'annonce de la Vérité et de la Vie, ne peut pas et ne doit pas prétendre forcer l'adhésion, mais susciter une adhésion libre. Le Pape nous rappelle que les idées se proposent, elles ne s'imposent pas.

«N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales…» (Lc 10,4): la seule force du missionnaire doit être le Christ. Et pour qu'Il remplisse toute sa vie, il est nécessaire que l'évangéliste se libère totalement de ce qui n'est pas le Christ. La pauvreté évangélique est la grande condition requise et, est à la fois le témoignage le plus crédible que l'apôtre peut donner, mis à part le fait que la seule chose qui peut nous rendre libres c'est ce détachement total. 

Le missionnaire annonce la paix. Il est porteur de paix car il porte le Christ, le “Prince de la Paix”. C'est pour cela, que «dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Paix à cette maison’. S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra sur vous» (Lc 10,5-6). Notre monde, nos familles, notre moi, a besoin de Paix. Notre mission est urgente et passionnante.

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Publié le 2 Octobre 2018

Gospel text

(Lc 9,57-62): 

As Jesus and his disciples went on their way, a man said to him, «I will follow you wherever you go». Jesus said to him, «Foxes have holes and birds of the air have nests; but the Son of Man has nowhere to lay his head». To another Jesus said, «Follow me». But he answered, «Let me go back now, for first I want to bury my father». And Jesus said to him, «Let the dead bury their dead; as for you, leave them and proclaim the kingdom of God». Another said to him, «I will follow you, Lord, but first let me say goodbye to my family». And Jesus said to him, «Whoever has put his hand to the plow and looks back is not fit for the kingdom of God».

 

The Application

 

All are called to follow Jesus, at the same time all are not called to follow Jesus in a radical way. Though the vocation is open to all and, the grace is generous, we don’t have the same mission. Some are called to be mother or father, while being faithful to Christ, doing exactly what is asked by the Lord. Some are called to follow Jesus in the contemplation and prayer. According to the mission, we are accorded the grace. In all, we are called to search the divine will and execute everything, not only humanly, but also divinely.

There is another part which is very important in this call: the freedom and liberty. Though the call is open to all, but in a different way, according to the need, however our inner will and discernment is always expected. In any case, the Lord will respect our freedom. This freedom does demand certain detachment to attach ourselves to the mission. Inner freedom and the liberty to say YES or No, is the core of this divine call. This call invites us to assume the mission with the responsibility, (which is entrusted to us,) with due respect to our freedom.

This life in Christ doesn’t have an option. Either we are with Him, or without Him. It’s here the radical following demands. Are we with Him and ready to follow Him?

«Follow me»

Fr. Lluc TORCAL

Monk of Santa Maria de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Spain)

Today, the Gospel invites us to mull over the central point of our faith, in a clear and insistent way: the radical following of Jesus. «I will follow you wherever you go» (Lk 9:57). How easily can one suggest something that may completely change a person's life!: «Follow me!» (Lk 9:59). Our Lord's words admitting no excuses, delays, conditions or betrayals...

Christian life demands this radical following of Jesus. Radical, not only because it must be guided, all the way, by the Gospel (hence, to the last days of our life), but, mostly, because all their aspects, from the most extraordinary to the most ordinary ones, want to be and must be the manifestation of the Spirit of Jesus Christ inspiring us. In fact, since the day of our Baptism, our life is no longer that of just any person: we carry with us, in our body, the life of Christ! Because of the Holy Spirit instilled in our hearts, it is no longer us who live, but Jesus Christ who lives within us. This is what the Christian life is like, because it is Christ’s full life, because it exudes Christ from his deepest roots: this is the life we are called to live.

When the Lord came to this world, «all mankind had its place, but He did not have one: He had nowhere to go amongst men (...), but to the barn, amongst the beasts, the animals, and the more innocent and unassuming people. This is why he says: ‘Foxes have holes and birds of the air have nests, but the Son of Man has nowhere to lay his head’» (St Jerome). The Lord will find his place amongst us, if we, as John the Baptist did, let Him grow while we lessen, that is, if we let grow He who already lives inside us, while being ductile and obedient to his Spirit, the source of all humility and innocence.

 

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Publié le 2 Octobre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 9,57-62): 

En cours de route, un homme dit à Jésus: «Je te suivrai partout où tu iras». Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête». Il dit à un autre: «Suis-moi». L'homme répondit: «Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Mais Jésus répliqua: «Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu». Un autre encore lui dit: «Je te suivrai, Seigneur; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison». Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu».

 

L’Application

 

Nous apprécions l’égalité et cette égalité est étroitement liée à la liberté. Jésus nous invite à le suivre. Pourtant, cette invitation nous laissera libres, pour que nous choix soit le-nôtre, non pas de Dieu. Dieu nous propose, et nous accorde la liberté de les disposer. Suivre le Seigneur est une mission par excellence qui nous amènera vers la perfection de la sainteté.

Dans cet appel, tous n’ont pas la même mission. La vocation n’a pas une chose à approprier, mais une mission reçue avec une finalité bien précise. Il faut veiller que nous ne disions jamais ‘non’ à son appel.

Si Dieu nous demande de faire une chose, il nous a déjà confié les grâces nécessaires pour accomplir ce travail. Il ne nous demande rien en dehors de notre capacité. Tout ce qu’Il nous demande, ce n’est pas seulement pour les biens des autres, mais aussi pour nous. En accomplissant cette volonté divine, nous retrouverons la paix et la joie que nous cherchons quotidiennement et cette paix demeurera en nous, pour une éternité.

«Suis-moi»

Abbé Lluc TORCAL

Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer, avec clarté et insistance, un thème central à notre foi: le fait de suivre radicalement Jésus. «Je te suivrai partout où tu iras» (Lc 9,57). Avec quelle simplicité d'expression peut-on proposer quelque chose qui peut changer la vie d'une personne de façon tant radicale! «Suis-moi» (Lc 9,59). Paroles du Seigneur qui n'admettent pas d'excuses, de retards, de conditions, de trahisons...

La vie chrétienne consiste à suivre Jésus de façon radicale. Radicale, non seulement parce que toute sa durée doit être sous la direction de l'Évangile (puisque cette décision est prise pour toute la durée de notre vie), sinon -surtout- parce que tous les aspects de notre vie -depuis les plus extraordinaires jusqu'aux plus ordinaires- veulent et doivent être manifestation de l'Esprit de Jésus-Christ qui nous fait vivre. En effet, depuis le baptême, notre vie n'est pas celle de n'importe quelle personne: nous portons la vie du Christ inscrite en nous! En vertu de l'Esprit Saint versé dans nos cœurs, ce n'est pas nous-mêmes, sinon le Christ qui vit en nous. Ainsi est la vie chrétienne, puisqu'elle est vie pleine du Christ, car le Christ transpire en nous, depuis ses plus profondes racines: ceci est la vie que nous sommes appelés à vivre.

Le Seigneur, lorsqu'il vint au monde, bien que «tout le genre humain avait sa place, Il ne l'a pas eu: il ne trouva pas sa place parmi les hommes (...), sinon dans une crèche, entre le bétail et l'animal, et entre les personnes les plus humbles et innocentes. C'est pourquoi Il dit: Les renards ont leurs repaires, et les oiseaux du ciel leurs nids; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête» (Saint Jérôme). Le Seigneur trouvera sa place parmi nous si, comme Jean le Baptiste, nous laissons qu'Il croisse et que nous diminuions, c'est-à-dire, si nous laissons croître Celui qui vit déjà en nous en étant malléables et dociles à son Esprit, la source de toute humilité et innocence.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 1 Octobre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 9,51-56): 

Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, Jésus prit la résolution de se rendre à Jérusalem. Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: «Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?». Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda. Et ils allèrent dans un autre bourg.

 

«Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons comment «Jacques et Jean, voyant cela, dirent: ‘Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?’. Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda» (Lc 9,54-55). Le Seigneur corrige les défauts des apôtres.

L'histoire d'un porteur d'eau indien raconte qu'il avait deux grandes jarres, suspendues aux extrémités d'un bâton qu'il portait sur ses épaules: l'une était parfaite, alors que l'autre jarre avait un éclat et perdait de l'eau. Celle-ci voyait l'autre si parfaite et avait honte, alors un jour elle dit au porteur d'eau qu'elle était triste car à cause des fissures elle ne portait que la moitié d'eau qu'il pouvait porter et vendre. Alors le porteur lui dit: «En rentrant à la maison regarde les fleurs qui poussent au bord du chemin. Et la jarre vit des fleurs magnifiques, mais à nouveau elle se rendit compte qu'elle perdait de l'eau, elle se mit à dire «Je ne sers à rien. Je fais tout de travers». Le porteur lui répondit: «T'es-tu rendu compte qu'il n'y a de belles fleurs que de ton côté? Je connaissais déjà tes fissures et j'ai voulu en tirer parti et j'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin et tu les arroses tout au long du chemin et j'ai pu cueillir ces fleurs pour l'autel de la Sainte Vierge. Sans toi, telle que tu es, je n'aurais pas pu faire une telle beauté».

D'une façon ou d'une autre, nous sommes tous des jarres fissurées, mais Dieu connaît ses enfants et nous donne la possibilité de tirer parti de nos fissures-défauts pour faire quelque chose de bien. Ainsi l'apôtre Jean —qui aujourd'hui a envie de tout détruire— se convertit, après la réprimande du Seigneur, en l'apôtre de l'amour. Il n'a pas été découragé par les corrections, mais il a tiré parti de son caractère fougueux —sa passion— pour le mettre au service de l'amour. Nous aussi, nous devons tirer profit des corrections, des contrariétés —de la souffrance, de l'échec, des limitations— pour tout commencer et recommencer comme Saint Joseph-Marie définissait la sainteté: être docile au Saint Esprit afin de se convertir à Dieu et devenir ses instruments.

 

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