Publié le 9 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 12,24-26): 

«Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».

 

L’Application

 

Nous pouvons comprendre cette parabole en trois étapes pour notre application: l’ouverture et l’accueille, s’adaptation à la nouveauté,  et savoir discerner et choisir.

Savoir mourir est aussi pouvoir faire tomber notre état actuel et ouvert à la nouvelle étape de la vie. C’est-à-dire, faire tomber notre enfance afin de pouvoir nous grandir comme un ados.

Si nous ne perdons pas notre adolescence, nous ne pouvons jamais grandir comme un adulte. Dans cette nouveauté, il faut savoir nous adopter à une nouvelle manière de vivre et voire les choses.

Le troisième est savoir discerner et choisir. Cette transformation va nous couter très cher et nous serons plus les mêmes. C’est ici Jésus nous invite à Le suivre. Faisons un bon choix de la vie et Il nous transformera, à une autre personne, une personne à son image.

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II) 

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 8 Août 2018

Gospel text

(Mt 16,13-23): 

Jesus came to Caesarea Philippi. He asked his disciples, «Who do people say the Son of Man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God». Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven». Then He ordered his disciples not to tell anyone that he was the Christ. 

From that day Jesus began to make it clear to his disciples that He must go to Jerusalem; He would suffer many things from the Jewish authorities, the chief priests and the teachers of the Law. He would be killed and be raised on the third day. Then Peter took him aside and began to reproach him, «Never, Lord! No, this must never happen to you». But Jesus turned to him and said, «Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do».

 

The Application

 

It’s very important in our daily life to discern the origin of our way of thinking and doing. Today we have two kinds of dialogue, which begins by an interrogation extern orienting the person towards intern. This pilgrimage from the extern to the intern is a wonderful process of human formation, where man learns to decide and apply.


The first set of dialogue is animated by the Holy Spirit and revealed by the Father. It is quite possible that we be taken fully by the Lord, without us being aware of it. Peter was reminded of this truth of divine revelation.

It is equally possible that we may act in good faith, without knowing the origin and intention. The position of Peter, who refuses to take the cross, is certainly is not what God wishes to propose to His Son. In the due process of this human formation, Peter will one day wilfully accept the same cross. This is the wonder that God enacts in us, without us being fully aware of it.

The more we are aware of this human divine formation, the more we will cherish every moment of life, because we will be fully aware that God works in us and we are representing someone great in our limited way. What a wonderful gift that God has given to us! It’s here that the prophet Jeremiah confirms that there is no more a need to be formed or instructed, for God Himself will put everything into our hearts. Have a wonderful day.  

«You are their king not as God does, but as people do»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus proclaims Peter very fortunate for his rightful faith declaration: «Peter answered, ‘You are the Messiah, the Son of the living God’. Jesus replied ‘It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven’» (Mt 16:16-17). By this congratulation Jesus promises Peter the primacy of his Church; but, shortly after, He scolds Peter for having a very human and wrong idea of what the Messiah would do: «Then Peter took him aside and began to reproach him, ‘Never, Lord! No, this must never happen to you’. But Jesus turned to him and said, ‘Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do’» (Mt 16:22-23).

We have to be grateful to the evangelists for presenting us the first disciples of Jesus as they actually were: no idealized characters, but people of flesh and blood as ourselves, with their defects and virtues; which gets them closer to us and helps us to see that perfecting ourselves in Christian life is a certain path we all have to follow, for nobody is born knowing all the answers.

As we already know how history goes, let us accept Jesus Christ was the suffering Messiah prophet Isaiah announced who offered his life in the Cross. What is more difficult to accept is that we must keep on presenting his work by following the same path of surrendering, renunciation and sacrifice. Imbued, as we appear to be, with a society that encourages quick success, learning without any effort and in a funny way, and achieving the maximum profit with the least possible strain, it should not surprise us we end up by seeing things more as people do than as God does. Once he received the Holy Spirit, Peter learned where the path he had to follow went through and he lived by this expectation. «World tribulations are full of sadness and empty of any prizes; but those we suffer for God are softened by the hope of an eternal prize» (St. Ephraem).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 8 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-23): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie. 

A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Dans ce récit nous voyons deux mouvements. Le premier est ceux de Pierre inspiré par le Père. La révélation n’a pas une origine humaine, mais divine. Le deuxième, une inspiration purement humaine, vouloir garder tout, sans passer par la croix, dont Jésus fait un reproche, en disant, ce n’est pas une pensée divine.

Dans notre vie, nous vivons ces confits intérieurs, qui sont les confits spirituels qui nous bouleversent de telle manière qu’on est obligé de prendre position. Soit on écoute la voix du Seigneur et l’applique en rigueur (la Pierre), soit on cherche tout ce que nous plaise et continuer à faire tout ce que nous aimerions (la Scandale).

Jésus nous montre le meilleur chemin. Un nouveau chemin avec une nouvelle alliance où Dieu même nous instruira, particulièrement dans l’Eucharistie.

 

«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus proclame que Pierre est bienheureux par la justesse de sa profession de foi: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux» (Mt 16,16-17). Dans cette proclamation Jésus promet à Pierre le primat de son Église, mais peu de temps après Il doit le réprimander pour avoir exprimé une idée humaine et fausse du Messie: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,22-23).

Nous devons remercier les quatre évangélistes de nous avoir décrit les premiers disciples tels qu'ils étaient réellement et non pas comme des grands personnages idéalisés, mais comme des hommes en chair et en os, comme nous, avec leurs vertus et leurs défauts, cela nous rapproche d'eux et nous aide à constater que nous devons tous parcourir le chemin de la perfection, car personne n'est parfait à la naissance.

Etant donné que nous connaissons déjà l'histoire de l'Évangile, nous acceptons comme un fait que Jésus soit le Messie annoncé par le prophète Isaïe et qu'Il a donné sa vie pour nous sur la Croix. Par contre, ce que nous avons du mal à accepter c'est que nous aussi nous devons continuer par l'abandon, le renoncement et le sacrifice à faire en sorte que son œuvre soit toujours présente. Nous sommes programmés par une société qui encourage le succès rapide, s'instruire sans le moindre effort et en s'amusant, et tirer profit au maximum de tout en faisant peu, il faut donc pas nous étonner que nous finissions par voir les choses à la manière des hommes et pas comme les voit Dieu. Après avoir reçu l'Esprit Saint, Pierre était conscient par où passait le chemin qu'il devait parcourir et a vécu dans l'espérance. «Les tribulations du monde sont remplies de souffrance et vidées de récompenses; mais celles qu'on endure pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephrem).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 15,21-28): 

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël». 

Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur, reprit-elle; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

«Femme, ta foi est grande»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala 
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous entendons souvent dire «il n'y a plus de foi», et ce sont les personnes qui demandent à nos communautés de baptiser leurs enfants, de leur enseigner le catéchisme ou de célébrer un mariage qui le disent. Cette façon de parler est une façon de voir le monde de manière négative, comme si les temps passés étaient meilleurs et que nous vivons la fin d'une époque où il n'y a rien de nouveau à dire ni à faire. Il s'agit, bien évidemment, des jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, sont attristés de se rendre compte que le monde a beaucoup changé depuis l'époque de leurs parents qui vivaient, peut-être, une foi plus populaire et ils ont du mal à s'adapter. Or cette expérience les laisse insatisfaits et sans capacité de réaction alors qu'ils sont peut-être à l'aube d'une nouvelle étape dont il faut savoir profiter.

Ce passage de l'Évangile attire l'attention sur une mère de famille de la ville de Canna qui demande la grâce pour sa fille, reconnaissant en Jésus le fils de David: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). Le Maître est surpris par sa foi: «Femme, ta foi est grande», et dans des cas comme ça, Il ne peut qu'agir pour donner satisfaction à ceux qui Lui demandent quelque chose «que tout se fasse pour toi comme tu le veux!» (Mt 15,28) même si cela ne semble pas rentrer dans Ses plans. Nonobstant, la grâce de Dieu se manifeste dans la réalité humaine.

La foi ne constitue pas le patrimoine de quelques-uns, elle n'est pas non plus la propriété privée de ceux qui se croient bons ou de ceux qui l'ont été, qui ont une étiquette sociale ou religieuse. L'action de Dieu précède l'action de l'Église, et le Saint Esprit agit déjà dans le cœur des personnes qui bien que nous ne l'ayons pas soupçonné nous apporteront un message de Dieu, une demande en faveur des plus nécessiteux. Saint Léon disait: «Bien-aimés, la vertu et la sagesse de la foi chrétienne consistent dans l'amour de Dieu et du prochain; celui qui aime à servir Dieu et à secourir son prochain possède toutes les vertus».

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 7 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 14,22-36): 

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!». 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même. 

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître. 

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,2-10): 

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

 

L'Application

 

La gloire divine qui était auparavant inaccessible et invisible, aujourd’hui Dieu nous l’a rendu visible. Que l’homme dans son humanité découvre cette gloire. Il ne surtout pas oublié, pourtant qu’elle était visible dans une haute montagne, couvert par une  pureté par excellence. Si nous voulons savourer cette gloire, ou d’être participant à cette gloire, que Dieu a déjà l’exprimé par l’incarnation, et nous l’a rendu digne par la mort et la résurrection, nous devons nous élever de notre état de péché vers son état de sainteté.

Chaque fois Dieu révèle sa gloire, il y a une grande mission à accomplir. Jésus va accomplir tout ce que  Moïse et les prophètes ont annoncé. Aujourd’hui Il a besoin de nous. Dieu nous a déjà élevé par notre baptême vers cette haute et sainte montagne. Nous avons une obligation par ce baptême de garder pour nous et aussi pour les autres cette Lumière toujours allumé. Que notre visage s’illumine et les autres découvrent par nos actes et nos parole que nous sommes porteurs de cette Lumière de Ressuscité, remplie d’amour et de miséricorde.

Si nous souhaitons rencontre le Christ transfiguré, il faut le chercher dans l’évangile, car ici nous le trouvons dans sa totalité, HOMME-DIEU. Dieu nous dit,  « Celui-ci est mon fils bien-aimé : écoutez-le. » Tout ce que Jésus nous a dit, ce qu’il est venu pour faire a volonté. En tant que chrétiens, nous devons incarner en nous cette unité divine dans notre diversité. Que cette fête de la transfiguration nous aide à biller cette Lumière que nous avons reçu. Comme le peuple d’Israël qui vu une lumière dans le visage de Moïse, que les voient en nous cette Lumière. Amen

«Rabbi, il est heureux que nous soyons ici!»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la Transfiguration du Seigneur. Le mont Thabor, comme le mont Sinaï, est un lieu de proximité avec Dieu. C'est un espace élevé par rapport à la vie quotidienne où l'on respire l'air pur de la Création. C'est un lieu de prière où l'on se trouve en présence du Seigneur, comme Moïse et Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l'Exode qui l'attendait à Jérusalem (c'est-à-dire sa Pâque).

"Ses vêtements devinrent resplendissants, très blancs, à tel point que personne sur terre ne serait capable de les blanchir de cette manière (Mc 9,3)". Cet événement symbolise la purification de l'Eglise. Et Pierre dit à Jésus "Nous allons monter trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une autre pour Elie" (Mc 9,5). Saint Augustin a commenté d'une belle manière le fait que Pierre cherchait trois tentes parce qu'il ne connaissait pas encore l'unité entre la Loi, la Prophétie et l'Evangile.

"Alors un nuage se forma et les recouvrit de son ombre et une voix qui venait du nuage dit "Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le" (Mc 9,7). La Transfiguration n'est pas un changement de Jésus mais la Révélation de sa Divinité. Pierre, Saint Jacques et Jean qui contemplent la Divinité du Seigneur se préparent à affronter le scandale de la Croix". La Transfiguration est un avant-goût de la Résurrection !

"Rabbi, c'est une bonne chose que nous soyons ici" (Mc 9,5). La Transfiguration nous rappelle que les joies que Dieu a semées dans la vie ne sont pas une destination mais des lumières qu'Il nous envoie dans notre pérégrination terrestre pour que "seul Jésus" soit notre Loi, et que sa parole soit le critère, la joie et le bonheur de notre existence.

Que la Vierge Marie nous aide à vivre intensément nos moments de rencontre avec le Seigneur pour que nous puissions le suivre chaque jour avec joie, et qu'elle nous aide à toujours écouter et suivre le Seigneur Jésus, jusqu'à la passion et la Croix afin de pouvoir aussi participer à sa Gloire.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 14,1-12): 

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». 

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit: «Tu n'as pas le droit de vivre avec elle». Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. 

Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Poussée par sa mère, elle: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste». Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

«Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à contempler une injustice: celle de la mort de Jean Baptiste, et en même temps à découvrir dans la parole de Dieu le besoin de porter témoignage clairement et concrètement de notre foi afin d'annoncer l'espérance au monde.

Je vous invite à focaliser notre réflexion sur le personnage d'Hérode. En réalité, pour nous il représente un mauvais témoin, mais il va nous aider à faire ressortir des aspects importants pour notre témoignage de foi au monde. «En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus» (Mt 14,1). Cette déclaration désigne en apparence une bonne attitude, mais elle est peu sincère. C'est une réalité que nous pouvons rencontrer de nos jours chez certaines personnes et peut-être même en nous-mêmes. Beaucoup de gens ont entendu parler de Jésus, mais on se demande: qui est-Il réellement? Quel est l'engagement personnel qui nous unit à Lui?

Tout d'abord, il est nécessaire de donner une réponse exacte: celle d'Hérode nous semble un peu vague: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts» (Mt 14,2). Il est clair que nous regrettons de ne pas donner la réponse de Pierre à la question posée par Jésus: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». «Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: ‘Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!’» (Mt 16,15-16) Cette affirmation ne laisse aucun doute, elle n'inspire ni la peur ni l'indifférence, mais elle ouvre la porte au témoignage d'espérance ancré dans l'Évangile. Saint Jean-Paul II le définit ainsi dans son Exhortation Apostolique Ecclesia in Europa: «Avec toute l'Église j'invite mes frères et sœurs dans la foi à savoir constamment s'ouvrir en toute confiance au Christ et à se laisser renouveler par lui, annonçant à toute personne de bonne volonté, avec la force de la paix et de l'amour, que celui qui rencontre le Seigneur connaît la Vérité, découvre la Vie, trouve la Voie qui y conduit».

Prions pour qu'aujourd'hui samedi, la Vierge Marie, Mère de l'espérance, nous aide à découvrir réellement qui est Jésus et à porter un bon témoignage sur Lui à nos frères.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 2 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 13,54-58): 

Jésus alla dans son pays, et il enseignait les gens dans leur synagogue, de telle manière qu'ils étaient frappés d'étonnement et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? N'est-il pas le fils du charpentier? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères: Jacques, Joseph, Simon et Jude? Et ses soeurs ne sont-elles pas toutes chez nous? Alors, d'où lui vient tout cela?». Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison». Et il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit-là, à cause de leur manque de foi.

«Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, comme hier, il nous est difficile de parler de Dieu à ceux qui nous connaissent depuis toujours. Dans le cas de Jésus, Saint Jean Chrysostome, disait: «Les gens de Nazareth l'admirent, mais cette admiration au lieu de leur inspirer la foi, leur inspire la jalousie, c'est comme s'ils se disaient ‘pourquoi Lui et pas moi?’». Jésus connaissait bien ceux qui au lieu de l'écouter se scandalisaient de ses paroles. C'était des parents, des amis, des voisins qui lui étaient chers, mais c'est justement à eux qu'Il ne réussira pas à faire entendre son message de salut.

Nous, qui ne pouvons pas faire de miracles et qui n'avons pas la sainteté de Jésus, nous ne susciterons pas la jalousie (même si parfois cela peut arriver quand nous nous efforçons réellement de vivre en chrétien). Mais quoi qu'il en soit, comme à Jésus, il nous arrivera souvent que ceux que nous aimons et qui nous sont chers ne nous écoutent pas. Dans ces circonstances, nous devons nous rappeler que ceux qui ont toujours été très proches de nous voient davantage nos défauts que nos vertus et qu'ils peuvent se dire: —Toi qui faisais ça ou qui fait ça, tu n'as rien à m'apprendre.

Prêcher ou parler de Dieu aux gens de notre entourage ou de notre famille est difficile mais nécessaire. Il faut dire, tout de même, que lorsque Jésus rentre chez lui, la renommée de ses paroles et de ses miracles le précèdent. Peut-être que nous aussi nous devrions établir une certaine réputation de sainteté en dehors (et à l'intérieur) de nos maisons avant de prêcher à nos proches.

Sain Jean Chrysostome ajoute ce commentaire: «Je t'en prie, regarde l'amabilité du Maître: il ne les punit pas parce qu'ils ne l'écoutent pas, mais au contraire il leur dit avec douceur: ‘Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa propre maison’ (Mt 13,57)». Il est évident que Jésus s'en alla de là très triste, mais Il continu à prier pour que son message de salut parvienne à ceux de son village. Et nous (qui ne devrons rien pardonner ou excuser), nous devrons également prier pour que le message de Jésus parvienne à ceux qui nous sont chers, mais qui ne veulent pas nous écouter.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Août 2018

Gospel text

(Mt 13,47-53): 

Jesus said to his disciples, «Again, the kingdom of heaven is like a big fishing net let down into the sea, in which every kind of fish has been caught. When the net is full, it is dragged ashore. Then they sit down and gather the good fish in buckets, but throw the worthless ones away. That is how it will be at the end of time; the angels will go out to separate the wicked from the just and throw them into the blazing furnace, where they will weep and gnash their teeth». Jesus asked, «Have you understood all these things?». «Yes», they answered. So He said to them, «You will see that every teacher of the Law who becomes a disciple of the Kingdom is like a householder who can produce from his store things both new and old». When Jesus had finished these parables, He left the place.

 

The Application

 

Judgment day does terrifies us to the core of our life.  In our childhood catechism we were told that if you do mistakes God will punish us. Many of us have grown with this fear. Though fear of God is something to be desired, the same fear without knowing how much God loves us, end up very tragically.

What is the heart of today’s gospel message for our application? It is the question of discernment. Do I discern my words and acts according to the divine discernment, like the angels of the Lord? Jesus seems to insist in this parable that the Kingdom of God is justice. The divine justice is measured the depth of our love for God and how we express this love for our brothers and sisters. Love is the only measure of divine judgment.

There is an important message in the first reading: we are the clay in the hand of the Lord. In every discernment we should be well aware that God forms us through our daily events of life. Thus every moment of life is important. Placing everything in front of God, and looking all with an eye of God, filled with love and mercy, our discernment will be closer to the divine discernment. Slowly, we will become the true image of God, as God so willed, right from the beginning of the creation.

«They gather the good fish in buckets, but throw the worthless ones away»

Fr. Ferran JARABO i Carbonell 
(Agullana, Girona, Spain)

Today, the Gospel is a vital call to conversion. Jesus does not spare us the hard reality: «The angels will go out to separate the wicked from the just and throw them into the blazing furnace» (Mt 13:49-50). The warning is quite clear. We just cannot take it easy and go to asleep!

Now, it is our turn to freely choose: we either seek God and make goodness a part of our life, or we prefer to stand on the precipice of death. Or with Christ or against him. To convert ourselves means, in this case, to freely opt to become one of the upright ones and live a life worthy of his sons. However, within us we have the experience of sin: we realize the good we should do but we do the evil, instead; what do we do to provide our lives with a sense of true unity? We, alone, cannot do much. Only if we place ourselves in God's hands shall we be able to attain the goodness and be counted amongst the upright ones.

«Because we know not when our Judge shall appear, so we should live every day as if it were our last» (St. Jerome). These words are a call to live with intensity and responsibility our Christianity. It is not a matter of being afraid, but of living in the hope this is a time of grace, praise and glory.

Christ shows us the only way to our own glorification. Christ is the only way to heaven; therefore, our salvation, our happiness and whatever we can imagine happens through Him. And if we have everything in Christ, we can hardly refrain from loving the Church, that shows him to us and is its mystic body. Against purely human visions of this reality we have to recuperate the divine-spiritual vision: nothing bigger than Christ and the fulfillment of his will!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 13,47-53): 

Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu'on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde: les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise: là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avez-vous compris tout cela?». -«Oui», lui répondent-ils. Jésus ajouta: «C'est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien». Jésus acheva ainsi de proposer des paraboles, puis il s'éloigna de là.

 

L’Application

 

Le Royaume de Dieu est justice et paix. L’oppresseur et l’oppressé ne peuvent pas vivre ensemble dans le Royaume de Dieu. Dans ce Royaume nous sommes les argiles dans la main du Seigneur et si nous nous laissons formés par Lui et en Lui, nous ressentirons la proximité de sa présence. Dieu nous transforme à travers les événements quotidiens et il est important que notre discernement soit cohérent avec les anges qui discernent tout ce qui est bon et mauvais. En suivant le commandement d’amour d’une manière radical, nous nous grandiront comme les enfants de Dieu. C’est dans cet amour que Dieu nous jugera et ce jugement sera sans pitié.

«On ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien»

Abbé Ferran JARABO i Carbonell 
(Agullana, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile fait un appel vital à la conversion, Jésus ne nous épargne pas la brutalité de la réalité: (Mt 13,49-50). L'avertissement est clair! Nous ne pouvons pas nous endormir là-dessus.

Cela dit, nous devons choisir librement: ou bien nous cherchons Dieu et le bien de toutes nos forces ou bien nous plaçons notre vie au bord de l'abîme. Soit nous sommes avec le Christ soit nous sommes contre Lui. Se convertir veut dire, dans ce cas, opter pour l'appartenance aux justes et mener une vie digne de ce nom. Cela dit, nous avons en nous l'expérience du péché: nous voyons le bien que nous devrions faire et nous faisons le mal. Comment essayons-nous de donner une vraie unité à nos vies? Tout seuls nous ne pouvons pas faire grande chose. La seule chose à faire c'est de nous mettre entre les mains de Dieu, en faisant cela nous pourrons réussir à faire le bien et appartenir aux justes.

«Par le fait que nous ignorons le moment où viendra notre rencontre avec notre Juge, nous devons vivre chaque jour comme s'il devait nous juger le lendemain» (Saint Jérôme). Cette phrase est une invitation à vivre avec intensité et responsabilité notre foi chrétienne. Il ne s'agit pas d'avoir peur, mais de vivre dans l'espérance ce temps de grâce, de louange et de gloire.

Le Christ nous montre le chemin de notre glorification. Le Christ est le chemin de l'homme, et par conséquent, notre salut, notre bonheur et tout ce que nous pouvons imaginer passe par Lui. Et si nous possédons tout avec le Christ, nous ne pouvons pas cesser d'aimer l'Église qui nous aide à Le voir et qui est aussi son Corps Mystique. Afin de contrecarrer la vision purement humaine que nous avons de cette réalité il faut que nous retrouvions la vision divine-spirituelle: Il n'y a rien de mieux que le Christ et l'accomplissement de sa volonté!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0