Publié le 12 Août 2018

Dieu prend soin de son peuple. Il lui donne tout ce dont il en a besoin. Puisque le besoin d’une nourriture est essential pour sa subsistance, Il se donne, pour que le peuple vive, non seulement par lui, mais aussi en Lui. Pour découvrir cette nourriture qui nous donne la vie éternelle, il faut nous associer à son auteur, le Père. C’est le même Père qui a donné au peule la manne, nous donne Jésus, comme une nourriture, pour que en mangeant sa Chair et en buvant son Sang, nous devenions, nous-même dignement les Christ pour les autres.

Par la visibilité et le goût, il n’y a rien d’autre que notre sensibilité et intelligence  peuvent nous révéler. Si nous nous apprenons à voir tout avec un regard de foi, nous pouvons percevoir, la présence invisible de ce Dieu dans la Chair du Christ.  Ce n’est plus le pain, mais le Corps du Christ qui nous met en communion avec Lui.

Il faut prendre conscience une vérité dans cette invitation et communion. Ce n’est pas nous qui ont choisis le Christ ou la foi, mais Dieu nous a choisis en Christ et Il nous a donné la foi. Cette foi dont nous avons reçue, a une finalité. Comme la vie qui fait naître la vie, en vivant cette foi pleinement et joyeux, nous invitons les autres à voir et à percevoir la foi en nos œuvres. C’est ainsi, les ouvres qui naissent d’une foi profonde, deviennent les ouvres divine.

Pour cela, nous devons nous disposer librement d’être aimés et animés par le Christ, sans savoir où il va nous amener, et comment. Tout sera un mystère, et nous le découvrirons plus tard. Chaque fois que nous venons participer à cette Eucharistie, ce n’est pas le prêtre seul qui  préside et s’offre en offrant la Victime sans tache, avec lui, nous offrons nous-mêmes, nous tous ici présents et aussi absents, le monde entier, pour que ‘Dieu soit tout en tous.’

Notre foi, même si elle soit universelle, pourtant elle est personnelle. Donc,  il est nécessaire que nous  devons encore une fois, dans toute sincérité poser la même question que le Seigneur a auparavant posé au Pierre, ‘Que suis-je pour toi ?’ Qui est Jésus pour moi ? Quelle sorte de relations que je tisse avec lui quotidiennement ? Quelle est la qualité de dialogue ? Quel est son message pour moi aujourd’hui et maintenant ?  Dans l’Eucharistie, le Seigneur nous invite à vivre avec Lui, par Lui et en Lui. Seigneur, nous voulons que nous soyons nous aussi attirés par toi, pour que nous ayons la vie éternelle, Amen.

 

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Publié le 12 Août 2018

‘Give us today our daily bread’ is one of the essential parts of the prayer that the Lord has taught us. This prayer does explain to us our gospel today. God takes care not only our spiritual needs, but our every needs of life. He cares for his people. He gives her everything we need. Since the need for food is essential for our sustenance, He gives Himself, so that the people live, not only by Him, but also in Him. To discover this heavenly food that gives us eternal life, we must associate ourselves with its author, the Father. It is the same Father who gave the manna to the people of Israel, it is the same God who gave the food to Prophet Elijah, gives us Jesus, as a food, so that by eating his Flesh and drinking his Blood, we ourselves become worthily Christ for others.

Through visibility and taste, there is nothing else that our sensitivity and intelligence can reveal to us. If we learn to see everything with faith, we can perceive, the invisible presence of this God in the Flesh of Christ. God loves u through Christ, in a radical and wonderful way. It is no longer bread, but the Body of Christ who invites us and put us in communion with the Father.

One must be aware of a truth in this invitation and communion. It is not we who chose Christ or faith, but God chose us in Christ and He gave us faith. This faith of which we have received, has a finality. Like the life that gives birth to life, by living this faith fully and joyously, we invite others to see and perceive faith in our works, which will give them a new life filled with hope and joy. It is thus, the deeds which are born of a deep faith, become the divine works.

For this, we must dispose ourselves freely to be loved and animated by Christ, without knowing where he will bring us, and how. Everything will be a mystery, and we will find out later. Whenever we come to participate in this Eucharist, it is not the priest alone who presides and offers himself by offering the spotless Victim, with him we offer ourselves, all of us present and absent, the whole world, so that 'God be all in all.'

Our faith, even though it is universal, yet it is personal. So, it is necessary that we must once again, in all sincerity ask the same question that the Lord has previously asked Peter, 'What am I for you?' Who is Jesus for me? What kind of relationships do I have with him daily? What is the quality of dialogue I entertain with Him? What is His message for me today and now? In the Eucharist, the Lord invites us to live with Him, through Him and in Him. Lord, we want us to be attracted to you, so that we have eternal life, Amen.

 

 

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Publié le 10 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 17,14-20): 

Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri. 

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus. 

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

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Publié le 9 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 12,24-26): 

«Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».

 

L’Application

 

Nous pouvons comprendre cette parabole en trois étapes pour notre application: l’ouverture et l’accueille, s’adaptation à la nouveauté,  et savoir discerner et choisir.

Savoir mourir est aussi pouvoir faire tomber notre état actuel et ouvert à la nouvelle étape de la vie. C’est-à-dire, faire tomber notre enfance afin de pouvoir nous grandir comme un ados.

Si nous ne perdons pas notre adolescence, nous ne pouvons jamais grandir comme un adulte. Dans cette nouveauté, il faut savoir nous adopter à une nouvelle manière de vivre et voire les choses.

Le troisième est savoir discerner et choisir. Cette transformation va nous couter très cher et nous serons plus les mêmes. C’est ici Jésus nous invite à Le suivre. Faisons un bon choix de la vie et Il nous transformera, à une autre personne, une personne à son image.

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II) 

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.

 

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Publié le 8 Août 2018

Gospel text

(Mt 16,13-23): 

Jesus came to Caesarea Philippi. He asked his disciples, «Who do people say the Son of Man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God». Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven». Then He ordered his disciples not to tell anyone that he was the Christ. 

From that day Jesus began to make it clear to his disciples that He must go to Jerusalem; He would suffer many things from the Jewish authorities, the chief priests and the teachers of the Law. He would be killed and be raised on the third day. Then Peter took him aside and began to reproach him, «Never, Lord! No, this must never happen to you». But Jesus turned to him and said, «Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do».

 

The Application

 

It’s very important in our daily life to discern the origin of our way of thinking and doing. Today we have two kinds of dialogue, which begins by an interrogation extern orienting the person towards intern. This pilgrimage from the extern to the intern is a wonderful process of human formation, where man learns to decide and apply.


The first set of dialogue is animated by the Holy Spirit and revealed by the Father. It is quite possible that we be taken fully by the Lord, without us being aware of it. Peter was reminded of this truth of divine revelation.

It is equally possible that we may act in good faith, without knowing the origin and intention. The position of Peter, who refuses to take the cross, is certainly is not what God wishes to propose to His Son. In the due process of this human formation, Peter will one day wilfully accept the same cross. This is the wonder that God enacts in us, without us being fully aware of it.

The more we are aware of this human divine formation, the more we will cherish every moment of life, because we will be fully aware that God works in us and we are representing someone great in our limited way. What a wonderful gift that God has given to us! It’s here that the prophet Jeremiah confirms that there is no more a need to be formed or instructed, for God Himself will put everything into our hearts. Have a wonderful day.  

«You are their king not as God does, but as people do»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus proclaims Peter very fortunate for his rightful faith declaration: «Peter answered, ‘You are the Messiah, the Son of the living God’. Jesus replied ‘It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven’» (Mt 16:16-17). By this congratulation Jesus promises Peter the primacy of his Church; but, shortly after, He scolds Peter for having a very human and wrong idea of what the Messiah would do: «Then Peter took him aside and began to reproach him, ‘Never, Lord! No, this must never happen to you’. But Jesus turned to him and said, ‘Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do’» (Mt 16:22-23).

We have to be grateful to the evangelists for presenting us the first disciples of Jesus as they actually were: no idealized characters, but people of flesh and blood as ourselves, with their defects and virtues; which gets them closer to us and helps us to see that perfecting ourselves in Christian life is a certain path we all have to follow, for nobody is born knowing all the answers.

As we already know how history goes, let us accept Jesus Christ was the suffering Messiah prophet Isaiah announced who offered his life in the Cross. What is more difficult to accept is that we must keep on presenting his work by following the same path of surrendering, renunciation and sacrifice. Imbued, as we appear to be, with a society that encourages quick success, learning without any effort and in a funny way, and achieving the maximum profit with the least possible strain, it should not surprise us we end up by seeing things more as people do than as God does. Once he received the Holy Spirit, Peter learned where the path he had to follow went through and he lived by this expectation. «World tribulations are full of sadness and empty of any prizes; but those we suffer for God are softened by the hope of an eternal prize» (St. Ephraem).

 

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Publié le 8 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-23): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie. 

A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Dans ce récit nous voyons deux mouvements. Le premier est ceux de Pierre inspiré par le Père. La révélation n’a pas une origine humaine, mais divine. Le deuxième, une inspiration purement humaine, vouloir garder tout, sans passer par la croix, dont Jésus fait un reproche, en disant, ce n’est pas une pensée divine.

Dans notre vie, nous vivons ces confits intérieurs, qui sont les confits spirituels qui nous bouleversent de telle manière qu’on est obligé de prendre position. Soit on écoute la voix du Seigneur et l’applique en rigueur (la Pierre), soit on cherche tout ce que nous plaise et continuer à faire tout ce que nous aimerions (la Scandale).

Jésus nous montre le meilleur chemin. Un nouveau chemin avec une nouvelle alliance où Dieu même nous instruira, particulièrement dans l’Eucharistie.

 

«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus proclame que Pierre est bienheureux par la justesse de sa profession de foi: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux» (Mt 16,16-17). Dans cette proclamation Jésus promet à Pierre le primat de son Église, mais peu de temps après Il doit le réprimander pour avoir exprimé une idée humaine et fausse du Messie: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,22-23).

Nous devons remercier les quatre évangélistes de nous avoir décrit les premiers disciples tels qu'ils étaient réellement et non pas comme des grands personnages idéalisés, mais comme des hommes en chair et en os, comme nous, avec leurs vertus et leurs défauts, cela nous rapproche d'eux et nous aide à constater que nous devons tous parcourir le chemin de la perfection, car personne n'est parfait à la naissance.

Etant donné que nous connaissons déjà l'histoire de l'Évangile, nous acceptons comme un fait que Jésus soit le Messie annoncé par le prophète Isaïe et qu'Il a donné sa vie pour nous sur la Croix. Par contre, ce que nous avons du mal à accepter c'est que nous aussi nous devons continuer par l'abandon, le renoncement et le sacrifice à faire en sorte que son œuvre soit toujours présente. Nous sommes programmés par une société qui encourage le succès rapide, s'instruire sans le moindre effort et en s'amusant, et tirer profit au maximum de tout en faisant peu, il faut donc pas nous étonner que nous finissions par voir les choses à la manière des hommes et pas comme les voit Dieu. Après avoir reçu l'Esprit Saint, Pierre était conscient par où passait le chemin qu'il devait parcourir et a vécu dans l'espérance. «Les tribulations du monde sont remplies de souffrance et vidées de récompenses; mais celles qu'on endure pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephrem).

 

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Publié le 7 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 15,21-28): 

Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon». Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander: «Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris!». Jésus répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël». 

Mais elle vint se prosterner devant lui: «Seigneur, viens à mon secours!». Il répondit: «Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens». «C'est vrai, Seigneur, reprit-elle; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres». Jésus répondit: «Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux!». Et, à l'heure même, sa fille fut guérie.

«Femme, ta foi est grande»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala 
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous entendons souvent dire «il n'y a plus de foi», et ce sont les personnes qui demandent à nos communautés de baptiser leurs enfants, de leur enseigner le catéchisme ou de célébrer un mariage qui le disent. Cette façon de parler est une façon de voir le monde de manière négative, comme si les temps passés étaient meilleurs et que nous vivons la fin d'une époque où il n'y a rien de nouveau à dire ni à faire. Il s'agit, bien évidemment, des jeunes qui, pour la plupart d'entre eux, sont attristés de se rendre compte que le monde a beaucoup changé depuis l'époque de leurs parents qui vivaient, peut-être, une foi plus populaire et ils ont du mal à s'adapter. Or cette expérience les laisse insatisfaits et sans capacité de réaction alors qu'ils sont peut-être à l'aube d'une nouvelle étape dont il faut savoir profiter.

Ce passage de l'Évangile attire l'attention sur une mère de famille de la ville de Canna qui demande la grâce pour sa fille, reconnaissant en Jésus le fils de David: «Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David! Ma fille est tourmentée par un démon» (Mt 15,22). Le Maître est surpris par sa foi: «Femme, ta foi est grande», et dans des cas comme ça, Il ne peut qu'agir pour donner satisfaction à ceux qui Lui demandent quelque chose «que tout se fasse pour toi comme tu le veux!» (Mt 15,28) même si cela ne semble pas rentrer dans Ses plans. Nonobstant, la grâce de Dieu se manifeste dans la réalité humaine.

La foi ne constitue pas le patrimoine de quelques-uns, elle n'est pas non plus la propriété privée de ceux qui se croient bons ou de ceux qui l'ont été, qui ont une étiquette sociale ou religieuse. L'action de Dieu précède l'action de l'Église, et le Saint Esprit agit déjà dans le cœur des personnes qui bien que nous ne l'ayons pas soupçonné nous apporteront un message de Dieu, une demande en faveur des plus nécessiteux. Saint Léon disait: «Bien-aimés, la vertu et la sagesse de la foi chrétienne consistent dans l'amour de Dieu et du prochain; celui qui aime à servir Dieu et à secourir son prochain possède toutes les vertus».

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Publié le 7 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 14,22-36): 

Aussitôt Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il se rendit dans la montagne, à l'écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. 

La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils disaient: «C'est un fantôme», et la peur leur fit pousser des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance! c'est moi; n'ayez pas peur!». Pierre prit alors la parole: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau». Jésus lui dit: «Viens!». Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant qu'il y avait du vent, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il cria: «Seigneur, sauve-moi!». Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?». Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!». 

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth. Les gens de cet endroit reconnurent Jésus; ils firent avertir toute la région, et on lui amena tous les malades. Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés.

«Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau»

Abbé Lluc TORCAL Moine de Monastère de Sta. Mª de Poblet 
(Santa Maria de Poblet, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous ne verrons pas Jésus entrain de dormir dans une barque pendant que cette dernière s'enfonce dans l'eau, ni calmer la tourmente avec une seule parole de réprimande, suscitant ainsi l'admiration des disciples (cf. Mt 8,22-23). Mais l'action d'aujourd'hui est aussi déconcertante: autant pour les premiers disciples que pour nous-même. 

Jésus avait obligé les disciples à monter dans la barque et à se diriger vers l'autre rive; il s'était éloigné de tout le monde, après avoir donné à manger à une foule affamée et était demeuré seul dans la montagne, profondément plongé dans la prière (cf. Mt 14,22-23). Les disciples, sans le Maître, avançaient avec difficulté. Ce fut alors lorsque Jésus s'approcha à la barque en marchant sur les eaux.

Comme il est propre des personnes normales et saines d'esprit, les disciples s'effrayèrent à le voir: les hommes ne marchent généralement pas sur l'eau et donc, ils devaient être entrain de voir un fantôme. Mais ils se trompaient: il ne s'agissait pas d'une illusion, mais bien du Seigneur Lui-même, qui les invitaient —comme en tant d'autres occasions— à ne pas avec peur et à Lui faire confiance pour leur révéler la foi. Cette foi s'exigea tout d'abord de Pierre, qui dit alors: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur l'eau» (Mt 14,28). Avec cette réponse, Pierre démontre que la foi consiste en l'obéissance à la parole du Christ: il ne dit pas “fait que je puisse marcher sur les eaux”, mais il voulait faire ce que le Seigneur lui-même lui ordonne pour pouvoir croire en la véracité des paroles du Maître. 

Ses doutes le firent chanceler dans la foi naissante, mais permirent la confession des autres disciples, lorsqu'en présence du Maître: «Vraiment, tu es le Fils de Dieu!» (Mt 14,33). «Le groupe de ceux qui étaient déjà apôtres, mais qui ne croyaient toujours pas, lorsqu'ils virent que les eaux bougeaient sous les pieds du Seigneur et que malgré les mouvements agités des vagues, les pas du Seigneurs étaient certains, (…) crurent alors que Jésus était le véritable Fils de Dieu, le reconnaissant comme tel» (Saint Ambroise).

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Publié le 6 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,2-10): 

Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d'une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et ils s'entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus: «Rabbi, il est heureux que nous soyons ici! Dressons donc trois tentes: une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie». De fait, il ne savait que dire, tant était grande leur frayeur.

Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le». Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. En descendant de la montagne, Jésus leur défendit de raconter à personne ce qu'ils avaient vu, avant que le Fils de l'homme soit ressuscité d'entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette consigne, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire: «ressusciter d'entre les morts».

 

L'Application

 

La gloire divine qui était auparavant inaccessible et invisible, aujourd’hui Dieu nous l’a rendu visible. Que l’homme dans son humanité découvre cette gloire. Il ne surtout pas oublié, pourtant qu’elle était visible dans une haute montagne, couvert par une  pureté par excellence. Si nous voulons savourer cette gloire, ou d’être participant à cette gloire, que Dieu a déjà l’exprimé par l’incarnation, et nous l’a rendu digne par la mort et la résurrection, nous devons nous élever de notre état de péché vers son état de sainteté.

Chaque fois Dieu révèle sa gloire, il y a une grande mission à accomplir. Jésus va accomplir tout ce que  Moïse et les prophètes ont annoncé. Aujourd’hui Il a besoin de nous. Dieu nous a déjà élevé par notre baptême vers cette haute et sainte montagne. Nous avons une obligation par ce baptême de garder pour nous et aussi pour les autres cette Lumière toujours allumé. Que notre visage s’illumine et les autres découvrent par nos actes et nos parole que nous sommes porteurs de cette Lumière de Ressuscité, remplie d’amour et de miséricorde.

Si nous souhaitons rencontre le Christ transfiguré, il faut le chercher dans l’évangile, car ici nous le trouvons dans sa totalité, HOMME-DIEU. Dieu nous dit,  « Celui-ci est mon fils bien-aimé : écoutez-le. » Tout ce que Jésus nous a dit, ce qu’il est venu pour faire a volonté. En tant que chrétiens, nous devons incarner en nous cette unité divine dans notre diversité. Que cette fête de la transfiguration nous aide à biller cette Lumière que nous avons reçu. Comme le peuple d’Israël qui vu une lumière dans le visage de Moïse, que les voient en nous cette Lumière. Amen

«Rabbi, il est heureux que nous soyons ici!»

Abbé Ignasi NAVARRI i Benet 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la Transfiguration du Seigneur. Le mont Thabor, comme le mont Sinaï, est un lieu de proximité avec Dieu. C'est un espace élevé par rapport à la vie quotidienne où l'on respire l'air pur de la Création. C'est un lieu de prière où l'on se trouve en présence du Seigneur, comme Moïse et Elie qui apparaissent aux côtés de Jésus transfiguré et parlent avec Lui de l'Exode qui l'attendait à Jérusalem (c'est-à-dire sa Pâque).

"Ses vêtements devinrent resplendissants, très blancs, à tel point que personne sur terre ne serait capable de les blanchir de cette manière (Mc 9,3)". Cet événement symbolise la purification de l'Eglise. Et Pierre dit à Jésus "Nous allons monter trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une autre pour Elie" (Mc 9,5). Saint Augustin a commenté d'une belle manière le fait que Pierre cherchait trois tentes parce qu'il ne connaissait pas encore l'unité entre la Loi, la Prophétie et l'Evangile.

"Alors un nuage se forma et les recouvrit de son ombre et une voix qui venait du nuage dit "Voici mon Fils bien-aimé, écoutez-le" (Mc 9,7). La Transfiguration n'est pas un changement de Jésus mais la Révélation de sa Divinité. Pierre, Saint Jacques et Jean qui contemplent la Divinité du Seigneur se préparent à affronter le scandale de la Croix". La Transfiguration est un avant-goût de la Résurrection !

"Rabbi, c'est une bonne chose que nous soyons ici" (Mc 9,5). La Transfiguration nous rappelle que les joies que Dieu a semées dans la vie ne sont pas une destination mais des lumières qu'Il nous envoie dans notre pérégrination terrestre pour que "seul Jésus" soit notre Loi, et que sa parole soit le critère, la joie et le bonheur de notre existence.

Que la Vierge Marie nous aide à vivre intensément nos moments de rencontre avec le Seigneur pour que nous puissions le suivre chaque jour avec joie, et qu'elle nous aide à toujours écouter et suivre le Seigneur Jésus, jusqu'à la passion et la Croix afin de pouvoir aussi participer à sa Gloire.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 3 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 14,1-12): 

En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus et dit à ses serviteurs: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts, et voilà pourquoi il a le pouvoir de faire des miracles». 

Car Hérode avait fait arrêter Jean, l'avait fait enchaîner et mettre en prison, à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe. En effet, Jean lui avait dit: «Tu n'as pas le droit de vivre avec elle». Hérode cherchait à le mettre à mort, mais il eut peur de la foule qui le tenait pour un prophète. 

Lorsque arriva l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa devant tout le monde, et elle plut à Hérode. Aussi s'engagea-t-il par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait. Poussée par sa mère, elle: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean le Baptiste». Le roi fut contrarié, mais à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner. Il envoya décapiter Jean dans la prison. La tête de celui-ci fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère. Les disciples de Jean arrivèrent pour prendre son corps, l'ensevelirent et allèrent en informer Jésus.

«Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous invite à contempler une injustice: celle de la mort de Jean Baptiste, et en même temps à découvrir dans la parole de Dieu le besoin de porter témoignage clairement et concrètement de notre foi afin d'annoncer l'espérance au monde.

Je vous invite à focaliser notre réflexion sur le personnage d'Hérode. En réalité, pour nous il représente un mauvais témoin, mais il va nous aider à faire ressortir des aspects importants pour notre témoignage de foi au monde. «En ce temps-là, Hérode, prince de Galilée, apprit la renommée de Jésus» (Mt 14,1). Cette déclaration désigne en apparence une bonne attitude, mais elle est peu sincère. C'est une réalité que nous pouvons rencontrer de nos jours chez certaines personnes et peut-être même en nous-mêmes. Beaucoup de gens ont entendu parler de Jésus, mais on se demande: qui est-Il réellement? Quel est l'engagement personnel qui nous unit à Lui?

Tout d'abord, il est nécessaire de donner une réponse exacte: celle d'Hérode nous semble un peu vague: «Cet homme, c'est Jean le Baptiste, il est ressuscité d'entre les morts» (Mt 14,2). Il est clair que nous regrettons de ne pas donner la réponse de Pierre à la question posée par Jésus: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». «Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: ‘Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!’» (Mt 16,15-16) Cette affirmation ne laisse aucun doute, elle n'inspire ni la peur ni l'indifférence, mais elle ouvre la porte au témoignage d'espérance ancré dans l'Évangile. Saint Jean-Paul II le définit ainsi dans son Exhortation Apostolique Ecclesia in Europa: «Avec toute l'Église j'invite mes frères et sœurs dans la foi à savoir constamment s'ouvrir en toute confiance au Christ et à se laisser renouveler par lui, annonçant à toute personne de bonne volonté, avec la force de la paix et de l'amour, que celui qui rencontre le Seigneur connaît la Vérité, découvre la Vie, trouve la Voie qui y conduit».

Prions pour qu'aujourd'hui samedi, la Vierge Marie, Mère de l'espérance, nous aide à découvrir réellement qui est Jésus et à porter un bon témoignage sur Lui à nos frères.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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