Publié le 30 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 25,1-13):

 «Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».

«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»

Abbé Joan Ant. MATEO i García 
(La Fuliola, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

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Publié le 29 Août 2018

Gospel text

(Mt 24,42-51): 

Jesus said to his disciples, «Stay awake, then, for you do not know on what day your Lord will come. Just think about this: if the owner of the house knew that the thief would come by night around a certain hour, he would stay awake to prevent his house to be broken into. So be alert, for the Son of Man will come at the hour you least expect. Imagine a capable servant whom his master has put in charge of his household to give them food at the proper time. Fortunate indeed is that servant whom his master will find at work when he comes. Truly, I say to you, his lord will entrust that one with everything he has. Not so with the bad servant who thinks: ‘My master is delayed’. And he begins ill-treating his fellow servants while eating and drinking with drunkards. But his master will come on the day he does not know and at the hour he least expects. He will dismiss that servant and deal with him as with the hypocrites, where there will be weeping and gnashing of teeth».

 

The Application

 

How to stay awaken and how do we understand this important divine message, which is very much vital for our existence and particularly to live our life happily?  The gospel is simply calling each and every one of us, to live present, without wasting the precious time in dreaming of the future or crying of the past.

We have to make a right choice of living in the present time. Jesus is giving us one simple example of a servant entrusted with a work. Being aware of our role and responsibilities, seeing clearly our present needs and necessities, we are called to engage positively.

As children of God, we have a greater responsibility, particularly being aware of the baptismal mission entrusted to us. It is by fulfilling this mission, which is a divine mission that we will live in joy and inner peace. If we count on what we don’t have and try to fulfil it, we may fail to understand, what is given, by consequence, doing nothing what is expected of us (not using what is given to us), as Christian, as a mere human being, remaining always uncontended and grumbling all time(though we may have reason).

Being prepared is, to say to the Lord in every act and thinking that you have given me these talents and I have used these talents to its perfection. There are many beneficiaries today have given glory of your marvellous work through me. I am happy that today in such and such occasion, I have become your instrument. I am content of what I am today, in my strength and in my weakness, in my joys and pains. I offer everything back to you. All belong to you. It’s here that our heart will bound in joy and gratitude. It’s here that Lord will find us, watching and ready to receive Him, when He calls us. Have a wonderful day.

 

«So be alert»

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Spain)

Today, the evangelic text speaks of the uncertainty of the moment when the Lord will come: «You do not know on what day your Lord will come» (Mt 24:42). If we want him to find us on the alert when He comes, we cannot get absent-minded or asleep: we have to be always alert. Jesus gives many instances of this vigil: the owner who stays awake to prevent his house to be broken into by a thief, the servant who wants to please his master... Today, maybe He would refer instead to a goalkeeper who does not know when, or where from, the ball will shot at him...

But, maybe, we should first clarify which coming is He talking about. Is He referring to our death?; is He talking about the end of the world? Both are certainly comings of the Lord He has expressly left out uncertain to provoke a constant attention on us. But, going by an estimate of probabilities, perhaps none of our generation will bear witness of a universal cataclysm that means the end of human life in this planet. And, insofar as death is concerned, this will be only once and that will be it. But, while this moment does not arrive, is there any other closer coming before which we are to be always on our guard?

«How years go by! Months are reduced to weeks, weeks to days, days to hours, hours to seconds...» (St. Francis de Sales). Every day, every hour, every instant in our life, the Lord is close to us. Through internal inspirations, through the persons around us, through the events that are happening and, as the Apocalypse says: «Behold, I am standing at the door, and I am knocking: if any one hears my voice, and open the door, I will come in to him, and will sup with him, and he with me» (Rev 3:20). Today, if we take the communion, the same think will happen. Today, if we patiently listen to the problems someone else may be telling us about or if we generously give our money to help the needy, the same thing will happen again. And, if in our personal prayer, today, we —suddenly— receive an unexpected inspiration, the same thing will happen again.

 

 

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Publié le 29 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 24,42-51): 

«Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail! Amen, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit: ‘Mon maître s'attarde’, et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».

 

L’Application

 

Il n’est pas difficile d’appliquer le message du jour. Jésus nous affirme que nous ne pouvons pas maîtriser l’heure, l’heure du Seigneur. Soyons vigilants.

Pouvons-nous d’être prêts à tout le temps ? Il me semble, possible. Comment ? Simplement en cherchant la volonté divine, dans nos actes et nos pensées. En mettant pratique tout ce que nous avons reçu, particulièrement l’amour et le pardon.

Pourquoi cette exigence ? Parce que nous les chrétiens sommes les enfants de Dieu qui par le baptême ont promis de tenir la Lumière du Christ ressuscité, toujours allumée. C’est un appel à la fidélité au baptême.  La lumière du monde et le sel de la terre.

 

«Tenez-vous donc prêts»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.

 

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Publié le 28 Août 2018

Gospel text

(Mc 6,17-29): 

Herod had sent to have John arrested, and had him chained up in prison because of Herodias, his brother Philip's wife whom he had married. For John had told him, «It is not right for you to live with your brother's wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not because Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Galilee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And he went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my kingdom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

 

The Application

 

If there is something which I personally insist very often is the question of discernment. Today’s readings do speak largely about this discernment, though not directly, but certainly indirectly. Paul is asking the community members to discern correctly and have a correct behaviour. The gospel is directly concerned about the faithfulness and discernment. Faithfulness to the word of God and divine teaching should have the primordial importance than our own words. We should discern the essentials of life.

Our faithfulness should have a foundation. What I have said and I have wished or what I have judged correct, should be the point of interest in our personal life or the divine will? Once we discern the priority of life, it is rather easy sometime to leave behind our personal ego and honour, simply because God desires something more important than our personal ego desires. In all that God desires or God’s will, our personal well-being is always inclusive. Thus seeking the divine will, will always fulfil our own happiness and joy. It’s here we are called to discern and positively concretise our own engagement. If we fail in this discernment, we may regret throughout our life. Herod had a good will without proper engagement and courage. He can be a very good negative model for us, for what not to be done. Have a wonderful day.

«For John had told him, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, we remember the Martyrdom of St. John the Baptist, the Messiah's Precursor. All his life moves around Jesus, to the extent that without Him, the very existence and aim of the Messiah's Precursor would have had no significance whatsoever.

From his mother's womb, the Baptist already senses the nearness of the Savior. Mary and Elisabeth embrace, two future mothers, opens up the dialogue between the two infants: the Savior sanctified John, and John enthusiastically jumped inside his mother's womb.

In his mission as Forerunner he kept this enthusiasm, —whose etymological meaning is “to be full of God”—, he prepared the path Jesus was to follow, he smoothed the way and leveled off mounds for Him, he announced Him when already present and pointed Him out as the Messiah: «Look, the Lamb of God!» (Jn 1:36).

In the dusk of his existence, when preaching the messianic freedom to those enslaved by their vices, John is imprisoned: «For John had told Herod, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’» (Mk 6:18). The testimony of the martyrdom of John the Baptist is centered upon the Person of Jesus. John the Baptist was Jesus' Forerunner in life, and he preceded Him also in his cruel death.

St. Beda tells us «He was locked away in the darkness of prison, through he came bearing witness to the Light of life and deserved to be called a “bright and shining lamp” by that Light itself, which is Christ. (...). There is no doubt that blessed John suffered imprisonment and chains as a witness to our Redeemer, whose forerunner he was, and gave his life for him».

Let us hope that this day, when we remember the Beheading of St. John the Baptist, martyr, overwhelms us, in its etymological meaning of the word, and thus, full of God, may we valiantly bear witness of our faith in Jesus. That our Christian life may also move around the Person of Jesus, which will grant it his full meaning and implication.

 

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Publié le 28 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 6,17-29): 

Car c'était lui, Hérode, qui avait fait arrêter Jean et l'avait mis en prison. En effet, il avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe, et Jean lui disait: «Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère». Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mettre à mort. Mais elle n'y arrivait pas parce que Hérode avait peur de Jean: il savait que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait; quand il l'avait entendu, il était très embarrassé, et pourtant, il aimait l'entendre. 

Cependant, une occasion favorable se présenta lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un banquet à ses dignitaires, aux chefs de l'armée et aux notables de la Galilée. La fille d'Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi tout ce que tu veux, je te le donnerai». Et il lui fit ce serment: «Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'est la moitié de mon royaume». Elle sortit alors pour dire à sa mère: «Qu'est-ce que je vais demander?». Hérodiade répondit: «La tête de Jean le Baptiste». Aussitôt la jeune fille s'empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande: «Je veux que tout de suite tu me donnes sur un plat la tête de Jean Baptiste». Le roi fut vivement contrarié; mais à cause du serment fait devant les convives, il ne voulut pas lui opposer un refus. Aussitôt il envoya un garde avec l'ordre d'apporter la tête de Jean. Le garde s'en alla, et le décapita dans la prison. Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent cela, ils vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

 

L’Application

 

Pour l’application je voudrais vous proposer deux mots importants ; la fidélité et l’engagement. La fidélité de Jean à l’enseignement d’amour et sa fermeté lui affirme certain respect. Le non engagement d’Hérode et la fidélité à sa parole lui coutera son âme toute sa vie sans aucun recours.

Il faut nous poser cette question ; Je suis fidèle à quoi ? Quel est mon engagement ? Et je m’engage à ma parole et à mon goût, ou selon la volonté divine ? Une bonne journée.

«Jean lui disait: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’»

Abbé Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous évoquons le martyre de saint Jean Baptiste, le Précurseur du Messie. Toute la vie du Baptiste tourne autour de la Personne de Jésus, de telle façon que, sans Lui, l'existence et la besogne du Précurseur n'aurait pas de sens.

Dans les entrailles de sa mère, il sent déjà la proximité du Sauveur. L'étreinte de Marie et d'Élisabeth, deux futures mères, ouvrit le dialogue entre les deux enfants: le Sauveur sanctifiait Jean, et celui-ci tressaillait d'enthousiasme dans le sein de sa mère.

En tant que Précurseur il maintint cet enthousiasme -dont l'étymologie signifie "être plein de Dieu"-, lui prépara le chemin, lui aplani les routes, lui amoindrit les sommets, l'annonça déjà présent, et le signala du doigt comme le Messie: «Voici l'Agneau de Dieu» (Jn 1,36).

Au crépuscule de son existence, Jean est incarcéré lorsqu'il prêchait la liberté messianique à ceux qui étaient prisonniers de leurs vices: «Jean disait à Hérode: ‘Tu n'as pas le droit de prendre la femme de ton frère’» (Mc 6,18). La mort du Baptiste est le témoignage de son martyre centré en la personne de Jésus. Il fût son Précurseur dans la vie et, maintenant, il le précède dans la mort.

Saint Bède nous dit qu'Il «est enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. Par son propre sang est baptisé celui à qui fut donné de baptiser le Rédempteur du monde».

Espérons que la commémoration du Martyre de saint Jean Baptiste puisse nous enthousiasmer, dans le sens étymologique du terme et, ainsi, pleins de Dieu, nous puissions témoigner avec courage de notre foi en Jésus. Que notre vie chrétienne tourne aussi autour de la Personne de Jésus, ce qui lui rendra son plein sens.

 

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Publié le 28 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 23,23-26): 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi: la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu'il fallait pratiquer sans négliger le reste. Guides aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l'extérieur de la coupe et de l'assiette, mais l'intérieur est rempli de cupidité et d'intempérance! Pharisien aveugle, purifie d'abord l'intérieur de la coupe afin que l'extérieur aussi devienne pur».

«Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur"»

Abbé Austin NORRIS 
(Mumbai, Inde)

Aujourd'hui, nous avons l'impression de surprendre Jésus dans un accès de mauvaise humeur – quelqu'un l'a vraiment agacé. Jésus-Christ se sent mal à l'aise avec la fausse religiosité, les demandes pompeuses et la piété égoïste. Il a ressenti un manque d'amour, à savoir un manque de "justice, de miséricorde et de foi" (Mt 23,23) suite aux actions superficielles de ceux qui essaient de respecter la Loi. Jésus incarne ces qualités en personne et dans l'exercice de son ministère. Il était la justice, la miséricorde et la foi. Ses actions, ses miracles, ses guérisons et ses paroles résumaient ces vrais fondements qui jaillissent de son cœur aimant. Pour Jésus-Christ ce n'était pas une question de "Loi" mais une question de cœur…

Même dans ses paroles de châtiment nous voyons en Dieu un soupçon d'amour qui est important pour ceux qui veulent en revenir aux bases : "Homme, on t'a indiqué ce qui est bon et ce que le Seigneur exige de toi : rien de plus que pratiquer la justice, aimer la fidélité et marcher avec humilité avec ton Dieu" (Michée, 6,8). Le Pape François a dit : "Un peu de miséricorde rend le monde moins froid et plus juste. Nous avons besoin de bien comprendre cette miséricorde de Dieu, ce Père miséricordieux qui est si patient… Souvenons-nous du prophète Isaïe quand il affirmait que même si nos pêchés étaient rouge écarlate, l'Amour de Dieu les rendrait blancs comme neige. Elle est belle cette miséricorde".

"Purifie d'abord la coupe à l'intérieur pour qu'elle reste pure aussi à l'extérieur !" (Mt 23,26). Comme c'est vrai pour chacun d'entre nous ! Nous savons comme l'hygiène personnelle nous permet de nous sentir frais et vibrants à l'intérieur et à l'extérieur. Plus encore, dans le domaine spirituel et moral, notre intérieur, notre esprit, s'il est propre et sain brillera en faisant des bonnes œuvres et des actions qui honorent Dieu et lui rendent un vrai hommage (cf. Jn, 5,23). Concentrons-nous sur le plus grand but de l'amour, de la justice et de la foi et ne perdons pas notre temps avec des broutilles qui nous rabaissent et nous rendent pointilleux. Plongeons-nous dans le vaste océan de l'Amour de Dieu et ne nous contentons pas de ruisseaux de mesquinerie !

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Publié le 26 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 23,13-22): 

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer! Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous! Malheureux êtes-vous, guides aveugles, vous qui dites: ‘Si l'on fait un serment par le Temple, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'or du Temple, on doit s'en acquitter’. Insensés et aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'or? ou bien le Temple par lequel cet or devient sacré? Vous dites encore: ‘Si l'on fait un serment par l'autel, il est nul; mais si l'on fait un serment par l'offrande posée sur l'autel, on doit s'en acquitter’. Aveugles! Qu'est-ce qui est le plus important: l'offrande? ou bien l'autel par lequel cette offrande devient sacrée? Celui qui fait un serment par l'autel fait donc un serment par l'autel et par tout ce qui est posé dessus; et celui qui fait un serment par le Temple fait un serment par le Temple et par Celui qui l'habite; et celui qui fait un serment par le ciel fait un serment par le trône divin et par Celui qui siège sur ce trône».

«Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le Royaume des cieux devant les hommes»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, le Seigneur veut nous éclairer sur un concept élémentaire de soi-même, mais sur lequel seulement quelques uns arrivent à approfondir: mener vers un malheur ce n'est pas mener à la vie, mais à la mort. Celui qui enseigne quelqu'un à mourir ou à tuer les autres n'est pas un enseignant de vie, mais plutôt un “assassin”. 

Aujourd'hui le Seigneur se trouve —dirait-on— de très mauvaise humeur; Il est justement en colère avec les guides qui égarent autrui et leur enlèvent le goût de vivre et, finalement, même la vie: «Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un seul converti, et quand vous y avez réussi, vous en faites un homme voué à la géhenne, deux fois pire que vous!» (Mt 23,15).

Il y a ceux qui vraiment essayent d'entrer dans les Royaume des Cieux, et leur enlever cette illusion est certainement grave. Ils ont pris les clés d'accès, mais pour eux elles ne représentent qu'une “babiole”, quelque chose de tapageur pour pendre de leur ceinture et puis rien! 

Les pharisiens poursuivent les individus, en les “traquant” pour les conduire à leur propre conviction religieuse; pas celle de Dieu, mais la leur; avec l'intention de les transformer non pas en fils de Dieu, mais de l'enfer. Leur orgueil ne porte pas au ciel, ne conduit pas à la vie, mais à un destin funeste, à la perte. Quelle erreur, mais quelle erreur! 

«Guides —leur dit Jésus— aveugles! Vous enlevez le moucheron avec un filtre, et vous avalez le chameau!» (Mt 23,24). Tout est renversé, brouillé; le Seigneur a essayé à plusieurs reprises de dégager les oreilles et dévoiler les yeux aux pharisiens, mais le prophète Zacharie nous dit déjà: «Mais ils refusèrent d'être attentifs, ils eurent l'épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre» (Za 7,11). Et puis, lors du jugement, le juge émettra une sentence sévère: «Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!» (Mt 7,23). Il n'en suffit pas plus: il ne faut que connaître la vérité et l'enseigner avec une humble fidélité. Rappelons-nous de l'adage d'un authentique maître de sagesse, saint Thomas d'Aquin: «Lorsqu'ils exaltent leur propre bravoure, les superbes avilissent l'excellence de la vérité!».

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Publié le 24 Août 2018

Gospel text

(Mt 23,1-12): 

Jesus said to the crowds and to his disciples, «The teachers of the Law and the Pharisees sat on the seat of Moses. So you shall do and observe all they say, but do not do as they do, for they do not do what they say. They tie up heavy burdens and load them on the shoulders of the people, but they do not even raise a finger to move them. They do everything in order to be seen by people; so they wear very wide bands of the Law around their foreheads, and robes with large tassels. They enjoy the first place at feasts and reserved seats in the synagogues, and being greeted in the marketplace and being called “Master” by the people.

»But you, do not let yourselves be called Master because you have only one Master, and all of you are brothers and sisters. Neither should you call anyone on earth Father, because you have only one Father, He who is in heaven. Nor should you be called leader, because Christ is the only leader for you. Let the greatest among you be the servant of all. For whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great».

 

The Application

 

Sometime while trying to apply the evangelical values like humility, as explained today, we fail to understand the source of this virtue and why we are asked to be so. Thus by consequence, we radically fail to implement the evangelical values, or we find extremely difficult to achieve them in our personal life.

Let’s look today’s evangelical message in a different way. The more we realise that the Father of Jesus is our father, and that by our nature, we have a deep relationship with Him, even in our own ‘being’ as human, we will understand, that our very source of human existence depend upon this divine nourishment. The more we resource ourselves into this divine BEING, the more we become human, in our own humanity. Rather in a simplified way, by participating in to the humanity of Jesus (a configuration to Christ), we participate in the divinity of Jesus. Thus a perfect human being, will be a good resemblance of divine being. Being HUMAN will be easily understood as being DIVINE.  

It’s here the humility is formed and nourished. Our pride will be the association of our being into the divine BEING, the glory of God. Thus arrogance and pride disappears naturally, without any effort from us, because, we will be living in Christ and Christ in us. Thus the humility of Jesus, will be de-facto ours. Have a wonderful day.

 

«Whoever makes himself great shall be humbled, and whoever humbles himself shall be made great»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, once more, Jesus Christ addresses us a request for humility, an invitation to position us in the true place we belong to: «Do not let yourselves be called Master (…); neither should you call anyone on earth Father, (…) nor should you be called leader» (Mt 23:8-10). Before assuming all these titles, let us try to thank God, for we have received from him whatever we have.

As St. Paul says «For who makes you different? And what do you have that you did not receive? But if you did receive it, why do you boast as if you had not received it?» (1Co 4:7). So, when we are conscious of having correctly behaved, it would do us good to repeat: «We are unworthy servants; we have only done our duty» (Lk 17:10).

Modern men are undergoing a regrettable amnesia: we live and behave as if we should have been the generators of life and creators of the world. In direct contrast, though, Aristotle is to be admired. In his natural theology he ignores the concept of “creation” (concept known in those times only by Divine Revelation), but, at least, he had quite clear in his mind this world depended on the Divinity (the “Incaused cause”). John Paul II appeals to us to remember what we owe to God: «Man must honour his Creator by offering him, in praise and thanksgiving, whatever he has received from Him. Man cannot lose this sense of duty, which only him may recognize, amongst all other earthly realities».

Besides, thinking of the everlasting life, our cooperation —He will not do anything without our permission nor without our effort!— consists of not disturbing the Holy Spirit's labour: to let God do it!; for saintliness is not “manufactured” by us, but granted by him, who is Master, Father and Leader. In any case, if we do believe we are and possess something, let us hasten to put it at the service of our fellow men: «Let the greatest among you be the servant of all» (Mt 23:11).

 

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Publié le 24 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 23,1-12): 

Alors Jésus déclara à la foule et à ses disciples: «Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse. Pratiquez donc et observez tout ce qu'ils peuvent vous dire. Mais n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas. Ils lient de pesants fardeaux et en chargent les épaules des gens; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt. Ils agissent toujours pour être remarqués des hommes: ils portent sur eux des phylactères très larges et des franges très longues; ils aiment les places d'honneur dans les repas, les premiers rangs dans les synagogues, les salutations sur les places publiques, ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi. 

»Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n'avez qu'un seul enseignant, et vous êtes tous frères. Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n'avez qu'un seul Père, celui qui est aux cieux. Ne vous faites pas non plus appeler maîtres, car vous n'avez qu'un seul maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé».

 

L’Application

 

C’est la question de l’être, d’être nous-mêmes, comme Dieu nous a créé. C’est dans cette vérité de la vie, nous nous associerons librement à Dieu, comme la source de notre existence. Dans cette resourcement, il n’y a pas d’arrogance ou de fierté.

Jésus nous oriente vers son Père, le Père de nous tous. Il faut savoir nous nous  associer à sa divinité, à travers l’humanité de Jésus. Dans cette humanité, qui est accessible à nous tous, (les hommes que nous sommes,) nous découvrirons la gloire divine.

«Qui s'élèvera sera abaissé, qui s'abaissera sera élevé»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous renvoie à nouveau un appel à l'humilité, une invitation à nous mettre à notre vraie place: «Ne vous faites pas donner le titre de “Rabbi” (…). Ne donnez à personne sur terre le nom de “père” (…). Ne vous faites pas non plus appeler “maîtres”» (Mt 23,8-10). Avant de nous approprier des titres de grandeur, commençons plutôt par remercier Dieu pour tout ce que nous avons et que nous avons reçu de sa part.

Comme le dit Saint Paul «As-tu quelque chose sans l'avoir reçu ? Et si tu as tout reçu, pourquoi t'enorgueillir comme si tu ne l'avais pas reçu?» (1Co 4,7). Donc quand nous avons une bonne conscience parce que nous avons bien agi, nous ferions mieux de nous dire: «Nous sommes des serviteurs quelconques: nous n'avons fait que notre devoir» (Lc 17,10).

L'homme moderne est atteint d'une amnésie déplorable: nous vivons et nous agissons comme si nous étions les auteurs de la vie, les créateurs du monde. D'une manière contrastante, Aristote est une source d'admiration, qui d'après sa théologie naturelle ignorait le concept de “création” (notion qui à l'époque, n'était connue que par révélation divine) et pourtant pour lui, il était clair que notre monde procédait d'une divinité (la Cause “non causée”). Jean-Paul II nous appelle à avoir toujours présent dans notre esprit la dette que nous avons acquise envers Dieu: «Il faut que l'homme rende honneur à son Créateur en faisant offrande, par une action de grâce et de louange, tout ce qu'il a reçu de Lui. L'homme ne peut pas oublier le sens de cette dette, dont lui seul, parmi toutes les réalités terrestres, peut la reconnaître».

D'autant plus que, si nous réfléchissons à la vie surnaturelle, notre collaboration (car Dieu ne fera rien sans notre autorisation ou sans effort de notre part) consiste à ne pas perturber le travail du Saint Esprit: Laissez Dieu agir!, car la sainteté nous ne la fabriquons pas nous-mêmes. C'est Lui, qui est Rabbi, Père et Maître, qui nous la donne. En tout cas, si nous croyons que nous sommes grands ou que nous avons quelque mérite, faisons de notre mieux et mettons-le au service des autres: «Le plus grand parmi vous sera votre serviteur» (Mt 21,11).

 

 

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Publié le 23 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 22,1-14): 

Jésus se remit à parler en paraboles: «Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs dire aux invités: ‘Voilà: mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce’. Mais ils n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et brûla leur ville. 

Alors il dit à ses serviteurs: ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins: tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce’. Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit: ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce?’. L'autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs: ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents’. Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux».

 

L’Application

 

Les lectures du jour sont consolantes, remplies d’espérance. Pour l’application, je vous invite à faire une relecture sincère de la vie, où nous n’avons pas répondu positivement aux appels divins. Aujourd’hui cherchons et entendons les paroles vivantes qui s’adressent à nous personnellement et essayons de répondre positivement.

Je vous invite aussi à faire une méditation sur ce vêtement de noce dont nous parle évangile du jour.  Quels sont ces vêtements de noce que le Seigneur nous exige aujourd’hui ? Sommes-nous nous habiller avec ce vêtement ? Si non, gardons-nous le silence sacré, ou avons-nous une réponse sincère et juste devant Dieu ? Une bonne journée.

«Mon repas est prêt, mes boeufs et mes bêtes grasses sont égorgés; tout est prêt: venez au repas de noce»

Abbé David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la parabole de l'Évangile nous parle du festin du Royaume des Cieux. C'est une image récurrente dans la prédication de Jésus. Il s'agit d'un festin de noces qui aura lieu à la fin des temps et qui signifie l'union de Jésus à son église. L'Église est l'épouse du Christ qui parcourt le monde mais qui à la fin s'unira à son Bien aimé pour toujours. Dieu Père lui a préparé ce festin et Il veut que nous participions à ce festin. Il invite tous les hommes à s'y rendre: «Venez au repas de noce» (Mt 22,4).

Cette parabole, par contre, a une fin tragique, car beaucoup «n'en tinrent aucun compte et s'en allèrent, l'un à son champ, l'autre à son commerce» (Mt 22,5). Pour cela la miséricorde de Dieu se rapproche des personnes de plus en plus lointaines. C'est comme un fiancé qui va se marier et qui invite ses parents et amis, mais ceux-ci ne veulent pas venir, donc il fait appel à ses connaissances, collègues de travail et voisins, mais ceux-ci font aussi des excuses; finalement, il s'adresse à tous ceux qu'il voit dans la rue car il a préparé un banquet et il voudrait avoir des invités à table. C'est pareil pour le Seigneur.

Il se peut, aussi que les différents personnages qui font partie de cette parabole représentent nos états d'âme. Par la grâce du baptême nous devenons amis de Dieu et avec Jésus, nous devenons les co-héritiers: nous avons donc une place réservée au banquet. Si nous oublions notre position en tant que fils de Dieu, Dieu nous traite toujours en amis et continue à nous inviter. Si nous laissons mourir en nous la grâce, alors nous devenons des gens dans la rue, des passants sans rien à voir avec les choses du Royaume. Mais Dieu continue toujours à nous inviter.

L'appel arrive à n'importe quel moment. C'est par invitation. Personne n'a droit à celle-ci. C'est Dieu lui-même qui nous aperçoit et nous invite: «Venez au repas de noce». C'est une invitation que nous devons accepter par nos paroles et par nos actes. C'est pour cela qu'un invité mal habillé sera expulsé: «Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce» (Mt 22,12).

 

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