Publié le 3 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 4,31-37): 

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

 

L’Application

 

Pour mieux comprendre les mystères, nous avons besoin de grâce de Dieu. Même si ces mystères sont accessibles à tous, seulement les hommes animés par l’Esprit de Dieu peuvent les identifier, comme Anne et Siméon au temple. Laissons nos yeux ouverts pour qu’ils voient les œuvres de Dieu.

Je vous invite à méditer sur l’autorité divine et notre autorité,  est-elle née de cette autorité divine ou humaine ? Pouvons-nous apprendre à exercer l’autorité divine dans notre vie quotidienne  qui fait naître la vie et libère les hommes?

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive. 

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

 

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Publié le 2 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,16-30): 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’». 

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien». 

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L'Application

 

Jésus entre dans son village, ce retour est important pour nous tous. Tout commence ici et il faut, car Dieu nous demande d’être missionnaire d’abord, à la maison, au bureau, quoi que soit le lieu que nous sommes.

Il s’appui à l’écriture sacré. Même s’il soit la Parole vivante, il nous oriente vers cette écriture sacré, qui sera notre source de resourcement.

Il est envoyé à annoncer la Bonne Nouvelle. Comme nous dit saint Grégoire le grand, nous sommes les guetteurs et veilleurs de la société.

Jésus nous affirme que Dieu ne s’arrête pas travailler et Il fait son choix. Il faut apprendre à être juste devant regard de ce Dieu qui nous aime.  Il y aura les oppositions et les échecs. Comme Lui, glisser parmi eux, il faut savoir vivre avec les opposants, en leur donnant une possibilité de conversion et de réconciliation.

 

 

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

Abbé David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes. 

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

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Publié le 2 Septembre 2018

La foi chrétienne est une foi de parole non pas des mots ou des lettres. La fidélité à cette Parole dictée par Dieu Lui-même, et de temps en temps  à travers les bouches des prophètes, Elle nous oriente et nous enseigne. Si nous mettons cette Parole en pratique comme nous exige la foi, nous aurons la vie, la Vie en Dieu. C’est ainsi, une vie totalement configurée et transformée, nous aurons une nouvelle vie en Christ et Jésus Lui-même devient notre Vie.

Nourri par cette Parole de Dieu, elle devient de facto le centre de notre existence, la source de notre pensée et la cause de nos actes. Si nous faisons un choix, il me semble logique, d’entre la Parole et la Personne, il faut savoir discerner et choisir la Personne, l’auteur de la Parole que la Parole elle-même.  La tradition, la culture, le culte, etc.,  doivent céder sa place à Dieu, l’auteur de la création.  Les hommes, les petits hommes cherchent et s’appuient à la loi et à  la tradition et les hommes de foi cherchent la volonté divine dans cette loi et la tradition.

L’histoire de salut nous confirme que ce Dieu dont nous croyons est avec nous, et en nous. Il nous a accompagné jusqu’au jour de notre temps et Il nous accompagnera jusqu’à la fin. Nous le savons que par l’incarnation il a créé une proximité divine que l’homme ne peut jamais imaginer.  Par son humanité Jésus nous a fait participés à sa divinité. C’est pourquoi Il nous demande d’être fidèles à l’essentiel de la vie chrétienne : la volonté divine.

Le don de discernement doit impérativement jouer un rôle important dans notre décision. Puisque Dieu nous a créés à son image, il faut grader cette image scrupuleusement pure, sans aucune manipulation et pollution. Si notre conscience et cette image de Dieu en nous, est polluée par les pensées purement charnelles, tout ce qui sort de notre pensée et de notre bouche sera autant charnelle que nous sommes. C’est ainsi, les actes même s’ils soient bon, resteront purement charnels. Nous oublierons dans le courant des vents de la société et avec les pensée contemporaines et modernes que d’être humain est d’être divin.  En effet  l’homme devient dieu de sa propre création en enseignant un nouvel enseignement cohérent avec la pensée contemporaine, et en s’éloignant de l’Auteur de la vie, Dieu. Il restera fidèle à la loi et à la tradition. Jésus nous en garde et nous rappelle aujourd’hui en nous invitant à aller à l’essentiel de la vie.

Mes amis, soyons fidèles au enseignement de l’Eglise du Seigneur. Mettons en pratique l’amour de Dieu et en nous nous exprimant dans notre pardon et de miséricorde. De la bouche de saint Jacques l’Eglise du Seigneur nous enseigne : Mettez la Parole (amour et miséricorde) en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion. » Amen.

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Publié le 1 Septembre 2018

Christian faith is a faith conditioned by the Word of God, not mere words or letters. Fidelity to this Word dictated by God Himself, and from time to time through the mouths of the prophets, necessarily guides, orients us and teaches us. If we put this Word into practice as faith demands of us, we will have life, Life in God. Thus, a totally configured and transformed life, will be a new life and since this life in configured in Christ, we will have a new life in Christ and Jesus Himself becomes our Life.

Nourished by this Word of God, it becomes de facto the centre of our existence, the source of our thoughts and the cause of our actions. If we make a choice, it seems logical to me, between the Word and the Person, we must know how to discern and choose the Person, the author of the Word than the Word itself.  Tradition, culture, worship, etc., must give way to God, the author of creation.  The great difference of the man oriented by excellence is the Man, little men who seeks and support the law and tradition in its perfection and a man of faith seek the divine will in this law and tradition. Thus he learns to go beyond what is established and visible, towards a newness and invisible truth in every moment and event of life.

The history of salvation confirms to us that this God of our faith is with us, and in us. He has accompanied us until the day of our time and He will accompany us until the end. We know that through the incarnation He created a divine closeness that man can never imagine.  Through the humanity Jesus, God has made us in a dignified way, capable of participating in His divinity. That is why He asks us to be faithful to the essential of Christian life: the divine will.  Without seeking this divine will in our personal and social life, our life itself will lose the meaning of existence.

The gift of discernment, one of the seven gifts of the Holy Spirit, must play an important role in our decision making process. This process of discernment will certainly take in account the story of creation. Since God created us in His image, we must preserve this image scrupulously pure, without any manipulation and pollution. If our consciousness and this image of God in us, is polluted by purely sensual thoughts, everything that comes out of our thoughts and mouth will be as fleshly as we are. Thus, acts even if they are good, will remain purely carnal. If we continue to do so, we will certainly forget in the current of the winds of society and with contemporary and modern thoughts that to be human is to be divine.  Indeed in this circumstance, man becomes god of his own creation by teaching a new thought coherent with contemporary thinking, and by consequence moves away from the Author of life, God. Without divine foundation, in his thirst to be perfect and holy, he will remain true to the law and tradition, without understandng neither the source nor the finality. Jesus keeps us from this worldly and sensual mentality and reminds us today by inviting us to go to the essentials of life: The divine will, expressed explicitly in His teachings.

My dear friends, let us be faithful to the teaching of Christ and of the Church of the Lord. This is the first step towards inner peace and joy. Let us put into practice the love of God by expressing ourselves as Christians in our forgiveness and mercy. This positive engagement will help us to preserve the joy and hope in us  that God has gladly and gnenerously has accorded to us. From the mouth of Saint James, the Church of the Lord teaches us: Put the Word (love and mercy) into practice, do not just listen to it: it would be an illusion. " Have a wonderful Sunday.

 

 

 

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Publié le 31 Août 2018

Gospel text

(Mt 25,14-30): 

Jesus told this parable to his disciples, «Imagine someone who, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them. He gave five talents of silver to one, then two to another, and one to a third, each one according to his ability; and he went away. He who received five talents went at once to do business with the money and gained another five. The one who received two did the same and gained another two. But the one with one talent dug a hole and hid his master's money.

»After a long time, the master of those servants returned and asked for a reckoning. The one who received five talents came with another five talents, saying: ‘Lord, you entrusted me with five talents, but see I have gained five more with them’. The master answered: ‘Very well, good and faithful servant, since you have been faithful in a few things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. Then the one who had two talents came and said: ‘Lord, you entrusted me with two talents; I have two more which I gained with them’. The master said: ‘Well, good and faithful servant, since you have been faithful in little things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. 

»Finally, the one who had received one talent came and said: ‘Master, I know that you are an exacting man. You reap what you have not sown and gather what you have not invested. I was afraid, so I hid your money in the ground. Here, take what is yours’. But his master replied: ‘Wicked and worthless servant, you know that I reap where I have not sown and gather where I have not invested. Then you should have deposited my money in the bank, and you would have given it back to me with interest on my return. Therefore, take the talent from him, and give it to the one who has ten. For to all those who have, more will be given, and they will have an abundance; but from those who are unproductive, even what they have will be taken from them. As for that useless servant, throw him out into the dark where there will be weeping and gnashing of teeth’».

 

The Application

 

Those who complain that they don’t have enough of what they merit or what they judge as basic of life, fail to understand the very little what they have received, and have radically failed to use them or multiply them.

When we say that we don’t have a generous brother, sister or parents, we fail to recognise in them a very rich human relationship that we can establish with them. When we complain that we don’t have much wealth, we fail to see through in our relationship that we have a very rich human relationship and lot of friends. When we complain that we don’t have high intelligence or memory power, we fail radically understand the great heart and humanity that we carry in us, without any effort. And the list can be very long.

It’s here Jesus is inviting each and every one us to identify the talents and good things that He has naturally put in us, sometime personally, sometime through our generations, as heritage. They all have a purpose, particularly to accomplish the mission. Some of us are rich in spirituality and others are rich in science. Every one of us is rich in something or the other. The self-knowledge will help us to identify them and use them in a right way, so that the Kingdom of God may be established, here and now.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Eternal Joys, by Gregory the Great (540-604 AD)

"All the good deeds of our present life, however many they may appear to be, are few in comparison with our eternal recompense. The faithful servant is put in charge of many things after overcoming all the troubles brought him by perishable things. He glories in the eternal joys of his heavenly dwelling. He is brought completely into the joy of his master when he is taken into his eternal home and joined to the company of angels. His inner joy at his gift is such that there is no longer any external perishable thing that can cause him sorrow."  (excerpt from FORTY GOSPEL HOMILIES 9.2)

 

«Someone, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them»

Fr. Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Spain)

Today, we contemplate the parable of the Talents. Here, we can appreciate something like a change of style in Jesus' message: the announcement of the Kingdom is no longer limited to point out its nearness but to the description of its contents through stories: it is the time of the parables!

A great man sets out to start a long trip, and entrusts his assets to his servants. He might have distributed them equally, but he preferred not to. He gave each one according to his abilities (five, two and one). Each servant could capitalize with that money the beginning of a good business. The two first servants did well administering their deposits, but the third one —through fear or laziness— preferred to hide it away and eluded any investment: he chose the comfort of his own poverty.

The master came back... and asked for a reckoning. He rewarded the courage and foresight of the two first servants that were able to duplicate his entrusted deposits. But the treatment to the “cautious” servant was very different.

Two thousand years later the message of this parable is still very much applicable. Modern democracies are moving towards a progressive separation between Church and State, which is not bad; rather on the contrary. However, this global and progressive mentality hides a secondary effect, which may be dangerous for us Christians: to become the living image of that third servant whom the master (biblical figure of God Father) scolded to with great severity. Without any malice, just out of comfort or fear, we are running the risk of hiding away and reducing our Christian faith to the private environment of our family and intimate friends. The Gospel should not be limited to a reading and sterile contemplation. With courage and risk, we have to manage our Christian vocation in our own social and professional environment, while proclaiming the figure of Christ with words and examples.

St. Augustine cites: «Those of us who preach the word of God to the people are not so far away from human condition and from the thinking supported by faith that we may not realize our own dangers. But we are consoled by the fact that where our risk lies because of our Christian ministry, we have the help of your prayers».

 

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Publié le 31 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 25,14-30): 

«C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. 

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. 

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».

 

L’Application

 

Le Maître en voyage confie en nous ses brebis en nous offrant les dons nécessaires, selon notre capacité. Je vous invite à identifier les dons que nous avons reçus.

 

Le maître revient : ce retour nous aide à comprendre non seulement l’utilité de ces dons, mais aussi notre propre devoir envers de ce propriétaire de ces dons dont nous avons reçus. Si nous n’avons pas encore les identifier, comment pouvons-nous les multiplier ?  

Comment répondrions-nous à ce serviteur qui juge son maître ?

«C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»

Abbé Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre. 

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

 

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Publié le 30 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 25,1-13):

 «Alors, le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s'en allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes: les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d'huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l'huile en réserve. Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre: ‘Voici l'époux! Sortez à sa rencontre’. Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent’. Les prévoyantes leur répondirent: ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous; allez plutôt vous en procurer chez les marchands’. Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l'on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’. Il leur répondit: ‘Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas’. Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l'heure».

«Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas»

Abbé Joan Ant. MATEO i García 
(La Fuliola, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, vendredi XXI du temps ordinaire, le Seigneur nous rappelle que nous devons être toujours vigilants et préparés pour notre rencontre avec Lui. A minuit, à n'importe quel moment, on peut sonner à notre porte pour nous inviter à recevoir le Seigneur. La mort ne prend pas de rendez-vous à l'avance. De ce fait «vous ne savez ni le jour ni l'heure» (Mt 25,13).

Être vigilants ne veut pas dire non plus vivre dans la crainte et dans l'angoisse. Cela veut dire vivre avec responsabilité notre vie d'enfants de Dieu, notre vie de foi, d'espérance et de charité. Le Seigneur attend continuellement notre réponse de foi et d'amour, constants et patients, au milieu de nos occupations et préoccupations de tous les jours qui tissent notre avenir.

Et cette réponse nous seuls pouvons la donner, toi et moi. Personne ne peut la donner à notre place. C'est cela qui signifie la réponse négative de filles prudentes aux filles insensées quand celles-ci leur demandent de leur céder un peu de leur huile de réserve: «Allez plutôt vous en procurer chez les marchands» (Mt 25,9). Ainsi notre réponse au Seigneur est personnelle et non-transférable.

N'attendons pas le lendemain —qui peut-être n'arrivera jamais— pour allumer notre lampe d'amour pour l'Époux. Carpe diem! Il faut vivre chaque seconde de notre vie avec toute la passion qu'un chrétien doit avoir pour son Seigneur. C'est un dicton bien connu, mais qui nous ferait du bien de nous le rappeler: «Vit chaque jour de ta vie comme s'il était le premier de ton existence, comme s'il était le seul jour de ta vie, comme s'il était le dernier jour de ta vie». Un appel, très réaliste, à la conversion nécessaire et raisonnable que nous devons réaliser.

Que Dieu dans sa miséricorde nous accorde la grâce qu'à l'heure de notre rencontre nous n'entendons pas: «Amen, je vous le dis: je ne vous connais pas» (Mt 25,12), c'est à dire «vous n'avez eu aucun rapport ou relation avec Moi». Fréquentons le Seigneur en cette vie de manière que nous devenions ses connaissances ou ses amis dans le temps et dans l'éternité.

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Publié le 29 Août 2018

Gospel text

(Mt 24,42-51): 

Jesus said to his disciples, «Stay awake, then, for you do not know on what day your Lord will come. Just think about this: if the owner of the house knew that the thief would come by night around a certain hour, he would stay awake to prevent his house to be broken into. So be alert, for the Son of Man will come at the hour you least expect. Imagine a capable servant whom his master has put in charge of his household to give them food at the proper time. Fortunate indeed is that servant whom his master will find at work when he comes. Truly, I say to you, his lord will entrust that one with everything he has. Not so with the bad servant who thinks: ‘My master is delayed’. And he begins ill-treating his fellow servants while eating and drinking with drunkards. But his master will come on the day he does not know and at the hour he least expects. He will dismiss that servant and deal with him as with the hypocrites, where there will be weeping and gnashing of teeth».

 

The Application

 

How to stay awaken and how do we understand this important divine message, which is very much vital for our existence and particularly to live our life happily?  The gospel is simply calling each and every one of us, to live present, without wasting the precious time in dreaming of the future or crying of the past.

We have to make a right choice of living in the present time. Jesus is giving us one simple example of a servant entrusted with a work. Being aware of our role and responsibilities, seeing clearly our present needs and necessities, we are called to engage positively.

As children of God, we have a greater responsibility, particularly being aware of the baptismal mission entrusted to us. It is by fulfilling this mission, which is a divine mission that we will live in joy and inner peace. If we count on what we don’t have and try to fulfil it, we may fail to understand, what is given, by consequence, doing nothing what is expected of us (not using what is given to us), as Christian, as a mere human being, remaining always uncontended and grumbling all time(though we may have reason).

Being prepared is, to say to the Lord in every act and thinking that you have given me these talents and I have used these talents to its perfection. There are many beneficiaries today have given glory of your marvellous work through me. I am happy that today in such and such occasion, I have become your instrument. I am content of what I am today, in my strength and in my weakness, in my joys and pains. I offer everything back to you. All belong to you. It’s here that our heart will bound in joy and gratitude. It’s here that Lord will find us, watching and ready to receive Him, when He calls us. Have a wonderful day.

 

«So be alert»

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Spain)

Today, the evangelic text speaks of the uncertainty of the moment when the Lord will come: «You do not know on what day your Lord will come» (Mt 24:42). If we want him to find us on the alert when He comes, we cannot get absent-minded or asleep: we have to be always alert. Jesus gives many instances of this vigil: the owner who stays awake to prevent his house to be broken into by a thief, the servant who wants to please his master... Today, maybe He would refer instead to a goalkeeper who does not know when, or where from, the ball will shot at him...

But, maybe, we should first clarify which coming is He talking about. Is He referring to our death?; is He talking about the end of the world? Both are certainly comings of the Lord He has expressly left out uncertain to provoke a constant attention on us. But, going by an estimate of probabilities, perhaps none of our generation will bear witness of a universal cataclysm that means the end of human life in this planet. And, insofar as death is concerned, this will be only once and that will be it. But, while this moment does not arrive, is there any other closer coming before which we are to be always on our guard?

«How years go by! Months are reduced to weeks, weeks to days, days to hours, hours to seconds...» (St. Francis de Sales). Every day, every hour, every instant in our life, the Lord is close to us. Through internal inspirations, through the persons around us, through the events that are happening and, as the Apocalypse says: «Behold, I am standing at the door, and I am knocking: if any one hears my voice, and open the door, I will come in to him, and will sup with him, and he with me» (Rev 3:20). Today, if we take the communion, the same think will happen. Today, if we patiently listen to the problems someone else may be telling us about or if we generously give our money to help the needy, the same thing will happen again. And, if in our personal prayer, today, we —suddenly— receive an unexpected inspiration, the same thing will happen again.

 

 

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Publié le 29 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 24,42-51): 

«Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien: si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail! Amen, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit: ‘Mon maître s'attarde’, et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue: il se séparera de lui et le mettra parmi les hypocrites; là il y aura des pleurs et des grincements de dents».

 

L’Application

 

Il n’est pas difficile d’appliquer le message du jour. Jésus nous affirme que nous ne pouvons pas maîtriser l’heure, l’heure du Seigneur. Soyons vigilants.

Pouvons-nous d’être prêts à tout le temps ? Il me semble, possible. Comment ? Simplement en cherchant la volonté divine, dans nos actes et nos pensées. En mettant pratique tout ce que nous avons reçu, particulièrement l’amour et le pardon.

Pourquoi cette exigence ? Parce que nous les chrétiens sommes les enfants de Dieu qui par le baptême ont promis de tenir la Lumière du Christ ressuscité, toujours allumée. C’est un appel à la fidélité au baptême.  La lumière du monde et le sel de la terre.

 

«Tenez-vous donc prêts»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.

 

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Publié le 28 Août 2018

Gospel text

(Mc 6,17-29): 

Herod had sent to have John arrested, and had him chained up in prison because of Herodias, his brother Philip's wife whom he had married. For John had told him, «It is not right for you to live with your brother's wife». So Herodias held a grudge against John and wanted to kill him, but she could not because Herod respected John. He knew John to be an upright and holy man and kept him safe. And he liked listening to him, although he became very disturbed whenever he heard him.

Herodias had her chance on Herod's birthday, when he gave a dinner for all the senior government officials, military chiefs and the leaders of Galilee. On that occasion the daughter of Herodias came in and danced; and she delighted Herod and his guests. The king said to the girl, «Ask me for anything you want and I will give it to you». And he went so far as to say with many oaths, «I will give you anything you ask, even half my kingdom». She went out to consult her mother, «What shall I ask for?». The mother replied, «The head of John the Baptist». The girl hurried to the king and made her request: «I want you to give me the head of John the Baptist, here and now, on a dish». The king was very displeased, but he would not refuse in front of his guests because of his oaths. So he sent one of the bodyguards with orders to bring John's head. He went and beheaded John in prison; then he brought the head on a dish and gave it to the girl. And the girl gave it to her mother. When John's disciples heard of this, they came and took his body and buried it.

 

The Application

 

If there is something which I personally insist very often is the question of discernment. Today’s readings do speak largely about this discernment, though not directly, but certainly indirectly. Paul is asking the community members to discern correctly and have a correct behaviour. The gospel is directly concerned about the faithfulness and discernment. Faithfulness to the word of God and divine teaching should have the primordial importance than our own words. We should discern the essentials of life.

Our faithfulness should have a foundation. What I have said and I have wished or what I have judged correct, should be the point of interest in our personal life or the divine will? Once we discern the priority of life, it is rather easy sometime to leave behind our personal ego and honour, simply because God desires something more important than our personal ego desires. In all that God desires or God’s will, our personal well-being is always inclusive. Thus seeking the divine will, will always fulfil our own happiness and joy. It’s here we are called to discern and positively concretise our own engagement. If we fail in this discernment, we may regret throughout our life. Herod had a good will without proper engagement and courage. He can be a very good negative model for us, for what not to be done. Have a wonderful day.

«For John had told him, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’»

Fr. Josep Mª MASSANA i Mola OFM 
(Barcelona, Spain)

Today, we remember the Martyrdom of St. John the Baptist, the Messiah's Precursor. All his life moves around Jesus, to the extent that without Him, the very existence and aim of the Messiah's Precursor would have had no significance whatsoever.

From his mother's womb, the Baptist already senses the nearness of the Savior. Mary and Elisabeth embrace, two future mothers, opens up the dialogue between the two infants: the Savior sanctified John, and John enthusiastically jumped inside his mother's womb.

In his mission as Forerunner he kept this enthusiasm, —whose etymological meaning is “to be full of God”—, he prepared the path Jesus was to follow, he smoothed the way and leveled off mounds for Him, he announced Him when already present and pointed Him out as the Messiah: «Look, the Lamb of God!» (Jn 1:36).

In the dusk of his existence, when preaching the messianic freedom to those enslaved by their vices, John is imprisoned: «For John had told Herod, ‘It is not right for you to live with your brother's wife’» (Mk 6:18). The testimony of the martyrdom of John the Baptist is centered upon the Person of Jesus. John the Baptist was Jesus' Forerunner in life, and he preceded Him also in his cruel death.

St. Beda tells us «He was locked away in the darkness of prison, through he came bearing witness to the Light of life and deserved to be called a “bright and shining lamp” by that Light itself, which is Christ. (...). There is no doubt that blessed John suffered imprisonment and chains as a witness to our Redeemer, whose forerunner he was, and gave his life for him».

Let us hope that this day, when we remember the Beheading of St. John the Baptist, martyr, overwhelms us, in its etymological meaning of the word, and thus, full of God, may we valiantly bear witness of our faith in Jesus. That our Christian life may also move around the Person of Jesus, which will grant it his full meaning and implication.

 

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