Publié le 21 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 20,1-16): 

«En effet, le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste’. Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit: ‘Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire?’. Ils lui répondirent: ‘Parce que personne ne nous a embauchés’. Il leur dit: ‘Allez, vous aussi, à ma vigne’. 

Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers’. Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine: ‘Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur!’. Mais le maître répondit à l'un d'entre eux: ‘Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi: n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien? Vas-tu regarder avec un oeil mauvais parce que moi, je suis bon?’. Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers».

«Les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la Parole de Dieu nous invite à comprendre que la “logique” divine va très largement au-delà de la simple logique humaine. Alors que nous, les hommes, nous calculons («ils pensaient recevoir davantage»: Mt 20,10), Dieu —qui est le Père soucieux—, tout simplement nous aime («Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?»: Mt 20,15). Et la mesure de l'Amour c'est d'aimer sans mesure: «J'aime, parce que j'aime, j'aime pour aimer» (Saint Bernard).

Mais cela ne veut pas dire que la justice est inutile: «je vous donnerai ce qui est juste» (Mt 20,4). Dieu n’est pas arbitraire et il veut nous traiter comme des fils intelligents: il est donc logique qu'il «négocie» avec nous. En fait, à d'autres moments, les enseignements de Jésus laissent clairement entendre qu'à celui qui a le plus reçu sera le plus grand compte demandé (rappelons-nous de la parabole des talents). Enfin, Dieu est juste, mais la charité n'ignore pas la justice; elle la supère plutôt (cf. 1Co 13,5).

Une maxime populaire affirme que «la justice par la justice est la pire des injustices». Heureusement pour nous, la justice de Dieu —répétons-le, débordée par son Amour— supère nos schémas. S'il s'eut agit de simple et stricte justice, nous attendrions toujours notre rédemption. Encore pire, nous n'aurions plus aucune espoir de rédemption. 

En stricte justice nous ne méritions aucune rédemption: nous serions, tout simplement, dépossédés de tout ce dont Dieu nous en a fait cadeau le moment de la création et que nous avons refusé lors du péché original. Regardons, donc, comment se porte notre capacité de jugement, comparaison et calcul lorsque nous traitons avec autrui.

En outre, s'il s'agit de parler de sainteté, nous devons partir de la base que tout est dû à la grâce. L'évidence la plus claire c'est le cas Dimas, le bon larron. Même la possibilité d'être valable auprès de Dieu est aussi une grâce (quelque chose qu'on nous donne gratuitement). Dieu est le maître, notre «propriétaire qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne» (Mt 20,1). La vigne (c'est-à-dire, la vie, le ciel…) est à Lui; quant à nous, nous sommes des invités, et pas de n'importe quelle façon: c'est un honneur pour nous de pouvoir travailler là et de pouvoir, ainsi, “gagner” le ciel.

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Publié le 21 Août 2018

Gospel text

(Mt 19,23-30): 

Jesus said to his disciples, «Truly I say to you: it will be hard for one who is rich to enter the kingdom of heaven. Yes, believe me: it is easier for a camel to go through the eye of a needle than for the one who is rich to enter the kingdom of heaven». On hearing this the disciples were astonished and said, «Who, then, can be saved?». Jesus looked steadily at them and answered, «For humans it is impossible, but for God all things are possible». 

Then Peter spoke up and said, «You see we have given up everything to follow you: what will be our lot?». Jesus answered, «You who have followed me, listen to my words: on the Day of Renewal, when the Son of Man sits on his throne in glory, you, too, will sit on twelve thrones to rule the twelve tribes of Israel. As for those who have left houses, brothers, sisters, father, mother, children or property for my Name's sake, they will receive a hundredfold and be given eternal life. Many who are now first will be last, and many who are now last will be first».

 

The Application

 

Very often this gospel is interpreted as a call to poverty and dependence in God’s providence. Though it is not wrong to interpret it in this way, I would invite you all to look into the gospel message as a call to discernment and decision.

It’s the question of emptying, emptying ourselves with all unnecessary elements accumulated since our birth, and identifying ourselves as created by God. Its here that God’s providence gets its meaning and sense. It is in this poverty that we will find the great richness of possessing the creator than the created elements. The golden duck is better than the golden egg, isn’t it? Shall we be reasonable and wise in our decisions?

«It will be hard for one who is rich to enter the kingdom of heaven... Who, then, can be saved?»

Fr. Fernando PERALES i Madueño 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, we contemplate the reaction provoked by the dialogue of Jesus with the rich young man: «Who, then, can be saved?» (Mt 19:25). The words our Lord addressed to the rich young man are very tough and severe, but they are supposed to awake and surprise our drowsiness. They are not isolated words, to be found here and there in the Gospels: this type of message is repeated twenty times. We must remember it: Jesus warns us of the obstacle riches and wealth represents to enter life...

And, despite it all, Jesus loved and called wealthy men, without demanding from them the abandonment of their responsibilities. Wealth, per se, is not bad; its origin is, if it was unjustly acquired or its destination, if it is selfishly employed without bearing in mind the needy, if it closes our heart to the true spiritual values (where there is no need of God).

«Who can be saved?». Jesus responds: «For humans it is impossible, but for God all things are possible» (Mt 19:26). —Lord, You know quite well men's skills to attenuate your Word. I must say it, Lord, help me! Convert my heart.

After the rich young man left, sadly, because he wanted to stick to his wealth, Peter spoke and said: —Grant, O Lord, your Church and your Apostles, to be capable of abandoning everything for You.

«On the Day of Renewal, when the Son of Man sits on his throne in glory...» (Mt 19:28). Your thoughts are aiming towards this “day”, towards the future. You are a man with a tendency towards the end of the world, towards the plenitude of man. Then, Lord, everything will be new, renewed and beautiful.

Jesus Christ says: —«You who have given up everything will sit with the Son of Man... Will receive a hundredfold... and be given eternal life... (cf. Mt 19:28-29).

The future you promise to your disciples, to those who have followed you and have given up all obstacles... is a happy future, and it is the abundance of life, the plenitude of life.


—Thank you Lord. Guide me towards that day!

 

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Publié le 21 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 19,23-30): 

Et Jésus dit à ses disciples: «Amen, je vous le dis: un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux. Je vous le répète: il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux». Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient: «Qui donc peut être sauvé?». Jésus les regarda et dit: «Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible». 

Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre: alors, qu'est-ce qu'il y aura pour nous?». Jésus leur déclara: «Amen, je vous le dis: quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël. Et tout homme qui aura quitté à cause de mon nom des maisons, des frères, des soeurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers».

 

L’Application

 

Quelle est la différence d’entre une personne riche et d’une personne pauvre ? La seule différence est la dépendance. Quelle personne, peut-il vivre une vie sans d’être dépendant des autres ? Il est possible à Dieu et à tous ceux et celles à qui Dieu l’a accordé.

Il faut faire un bon discernement et un bon choix. C’est mieux de choisir Dieu, l’auteur de toute existence que dépendre aux chosés crée.

«Un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux (…). Qui donc peut être sauvé?»

Abbé Fernando PERALES i Madueño 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons la réaction qu'a suscitée, chez ceux qui l'écoutaient, le dialogue entre le jeune riche et Jésus «Qui donc peut être sauvé?» (Mt 19,25). Les paroles que le Seigneur adresse au jeune sont effectivement très dures, elles sont destinées à nous surprendre, à nous réveiller de nos somnolences. Il ne s'agit pas de paroles isolées, qui se trouvent par hasard dans l'Évangile: nous retrouvons le même message vingt fois de suite. Nous devons nous rappeler que Jésus nous alerte des obstacles qui se dressent devant les plus riches pour rentrer dans la vie…

Pourtant, Jésus a aimé et a appelé des hommes riches, sans pour autant leur demander d'abandonner leurs responsabilités. La richesse en soi n'est pas mauvaise, c'est plutôt son origine qui l'est: si elle a été acquise à travers des injustices, ou bien si elle est utilisée de manière égoïste sans prendre en compte les défavorisés, ou encore si elle ferme le cœur aux vraies valeurs spirituelles (où le besoin de Dieu n'existe pas).

«Qui donc peut être sauvé?». Jésus répond: «Pour les hommes, c'est impossible, mais pour Dieu tout est possible». (Mt 19,26). —Seigneur tu sais bien comme les hommes sont habiles pour atténuer Ta parole. Je dois te dire Seigneur, aide-moi! Convertis mon cœur!

Après le départ du jeune riche, qui s'en va triste car il est attaché à ses richesses, Pierre prend la parole et dit: —Seigneur, permets à ton Église et à tes disciples d'être capables de tout laisser pour Toi.

«Amen, je vous le dis: quand viendra le monde nouveau, et que le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire» (Mt 19,28). Déjà ta pensée se dirige vers ce jour, vers ce futur. Tu es un homme qui va vers la fin du monde, vers la plénitude de l'homme. Quand ce moment sera venu, Seigneur, tout sera nouveau, renouvelé et beau.

Jésus nous dit: —Vous qui m'avez suivi, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'lsraël, …recevra beaucoup plus, et il aura en héritage la vie éternelle» (cf Mt 19,28-29).

L'avenir que Tu promets aux tiens, à ceux qui t'ont suivi en surmontant tous les obstacles, est un avenir heureux, c'est la vie en abondance, la plénitude divine.

—Merci Seigneur, conduis-moi à ce jour!

 

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Publié le 20 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 19,16-22): 

Quelqu'un s'approcha de Jésus et lui dit: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. -«Lesquels?», lui dit-il. Jésus reprit: «Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi: Tu aimeras ton prochain comme toi-même». Le jeune homme lui dit: «Tout cela, je l'ai observé: que me manque-t-il encore?». Jésus lui répondit: «Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

«Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?»

Abbé Óscar MAIXÉ i Altés 
(Roma, Italie)

Aujourd'hui, la liturgie nous donne à considérer le fameux passage du jeune riche, ce jeune qui n'a pas su quoi répondre face au regard plein d'amour avec lequel l'a fixé le Christ (cf Mc 10,21). Jean Paul II nous rappelle que dans ce jeune nous pouvons reconnaître tout homme qui s'approche du Christ pour lui demander quel est le sens de sa propre vie: «Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle?» (Mt 19,16). Le Pape explique que l'interlocuteur de Jésus a l'intuition qu'il existe une connexion entre le bien moral et l'accomplissement total de sa destinée.

Aujourd'hui aussi, combien de personnes se posent cette même question! Si nous regardons autour de nous, nous pouvons peut-être croire que le nombre de personnes qui voient au-délà est peu nombreux, ou nous pensons que l'homme du 21e siècle n'a pas besoin de se poser ces questions puisque les réponses qu'on lui donnera ne lui serviront à rien.

Jésus répond «Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements» (Mt 19,17). Ce n'est pas uniquement juste de se poser des questions sur l'au-délà, sur le sens de la vie, mais il est même indispensable de le faire! Le jeune homme demande à Jésus ce qu'il doit faire pour atteindre la vie éternelle et le Christ lui répond qu'il faut être bon.

De nos jours, pour certains, pour beaucoup, enfin peu importe, il semble impossible d'être bon. Ou alors ils considèrent que ça n'a pas de sens: quelle sottise! Aujourd'hui comme il y a 20 siècles, le Christ continue à nous rappeler que pour entrer dans la vie éternelle il faut obéir aux commandements de la loi de Dieu: il ne s'agit pas d'un aboutissement ou d'une finalité en soi mais c'est le chemin que doit prendre l'homme afin de ressembler à Dieu et ainsi pouvoir accepter des mains de son Dieu-Père la vie éternelle. En effet, «Jésus nous montre que les commandements ne doivent pas être compris comme une limite minimum qu'il ne faut pas dépasser, mais comme un sentier ouvert sur un chemin moral et spirituel de perfection dont le moteur intérieur est l'amour» (Jean-Paul II).

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Publié le 19 Août 2018

Jésus nous invite au repas, un grand repas, qui nous donne la vie éternelle. La vie éternelle n’est  pas une vie qui ne connait pas la mort, une longue durée, mais une connaissance parfaite du Père. Cette connaissance est possible, seulement si nous vivons en Christ et par le Christ. Vivre une vie en Christ est rendu possible par l’Eucharistie. En mangeant la chair et en buvant le Sang du Seigneur, nous devenons en chair et en sang, le Christ pour nous, et aussi pour les autres.

Devenir un autre est possible par la grâce. Nous ne sommes plus un homme ancien, qui s’associons à l’Adam, mais un nouvel homme, qui s’associe au Christ, l’Homme par excellence, l’Homme-Dieu. Le rassemblement dominical est une réponse à l’invitation de la sagesse. « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé. Quittez l’étourderie et vous vivrez, prenez le de l’intelligence. »

Cette intelligence nous aidera à veiller au temps voulu et à découvrir la volonté divine et désormais grâce à l’intelligence, nous ne vivrons plus comme les fous, mais comme les sages, en s’habillant avec une conduite juste et parfaite devant le regard de Dieu.  Comment est-il possible ? En disant entre nous des psaumes, des hymnes et des chants inspirés, nous chanterons le Seigneur et nous le célébrerons de tout notre cœur. En vivant ainsi, nous répondrons positivement à l’exigence de saint Paul.

Une vie de bienveillance, plein de sagesse avec un juste équilibre de l’Esprit (eschatologie) et de la chair (du monde)  est possible, dans l’Eucharistie. Pour cela, Jésus nous donne sa chair et son sang comme une nourriture digne de cette vie en Dieu. C’est un moment de fête pascale, un moment de passe-over. Passer d’ici vers l’autre. Passer de notre ‘humanité’ vers l’autre ‘divinité’. Ce passage de nous (faibles) ver LUI (perfection), est un moment de fête et de purification, où le sang est versé une fois pour toute. L’Eucharistie fait cette transformation de l’homme, une configuration au Christ. C’est dans cette humanité de Jésus, (chair et sang) que nous devenons divins, une demeure digne de Dieu. Sans cette Eucharistie nous ne pouvons pas demeurer en Dieu, comme Jésus demeure en Lui. Devenir le Christ qui est capable de demeurer naturellement en son Père, n’était-elle pas la prière de Jésus avant son départ vers son Père ?  

Grâce à l’Eucharistie nous ressentons ensembles avec les autres et elle nous fait catholique et universel. A travers l’Eucharistie nous entrons dans la vie Trinitaire en restant sur la terre. Le Christ vit sa vie en son Père par sa propre nature divine et nous  les chrétiens, nous vivons cette divinité du Fils par l’intermédiaire du pain. Avons-nous faim de ce Pain ?

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Publié le 19 Août 2018

Jesus invites us to a meal, a great meal, which gives us eternal life. Eternal life is not simply a life that does not know death, a long life, but a perfect knowledge and union with the Father. This knowledge  and union is possible only if we live in Christ and through Christ. To live a life in Christ is made possible by the Eucharist. By eating the flesh and drinking the Blood of the Lord, we become in flesh and blood, Christ for us, and for others as well.

Becoming another is possible by grace. We are no longer an ancient man who associates himself with the Adam, but a new man who associates himself with Christ, the Man par excellence, the Man-God. The Sunday gathering is a response to the invitation of wisdom. "Come, eat my bread, drink the wine that I have prepared. Leave the giddiness and you will live, take the intelligence. "

This intelligence will help us to watch the time and discover the divine will and now through the intelligence, we will not live like crazy, but as wise, with a perfect conduct before the eyes of God. How is it possible? In all our communications we are invited to say psalms, hymns and inspired songs, and put all that we say in practice. Thus we will sing the Lord and celebrate him with all our heart. By living this way, we will respond positively to St. Paul's requirement.

If Jesus gives us his flesh and blood as a food worthy of this life in God, it is because, Eucharist is the only means easily available for us to have the right balance of the Spirit (eschatology) and the flesh (of the world). It is a moment of Easter, a moment of pass-over. Move from here to the other. To move from our 'humanity' to the other 'divinity'. This passage from us (weak) to HIM (perfection), is a moment of celebration and purification, where the blood is poured once and for all. The Eucharist makes this transformation of man, a configuration to Christ possible. It is in this humanity of Jesus, (flesh and blood) that we become divine, a dwelling worthy of God. Without this Eucharist we can not remain in God, as Jesus dwells in Him. Becoming the Christ who is able to abide naturally in his Father, was it not the prayer of Jesus before his departure to his Father?

Through the Eucharist we feel together with others and it makes us Catholic and universal. Through the Eucharist we enter the Trinitarian life while remaining on the earth. Christ lives in the Father by his own divine nature and we Christians live it from the Son through the medium of bread. Are we hungry for this Bread?

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 17 Août 2018

 

Texte de l'Évangile (Mt 19,13-15): 

Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement. Jésus leur dit: «Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent». Il leur imposa les mains, puis il partit de là.

L'Application

Les adultes n’agissent pas forcement comme un adulte dans leur vie quotidienne. Le prophète nous donne une définition ancienne, pourtant valable jusqu’au jour contemporain, sur ‘le juste’ devant Dieu. Il faut faire une relecture sincère sur notre justesse actuelle.

La bénédictin du Seigneur est ouverte à nous tous, y compris les enfants, qui ne comprennent rien. Les adultes, au lieu de les amener vers le Seigneur, pour qu’Il les bénisse, font juste contraire. Malheureusement il est l’actualité du jour. Nous faisons la même chose, encore aujourd’hui par nos paroles et actes. Pouvons-nous mettre notre Eglise ouverte à tous !

Habillons-nous avec le comportement d’un enfant, ouverts et accueillants. Rendons-nous digne par notre pureté, de pensée et de l’être, digne d’accueillir la grâce de Dieu. Devenons nous-mêmes le véritable enfant de Dieu, car « le Royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent », nous dit le Seigneur.

«On présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons une scène qui est, malheureusement, toujours d'actualité «Alors, on présenta des enfants à Jésus pour qu'il leur impose les mains en priant. Mais les disciples les écartaient vivement» (Mt 19,13). Jésus aime tout spécialement les enfants, et nous avec un raisonnement soi-disant “adulte” nous les empêchons de s'approcher de Jésus et du Père: —Quand ils seront grands, s'ils le veulent, ils choisiront…! C'est une grave erreur.

Les pauvres, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien, les plus nécessiteux, sont l'objet de prédilection du Seigneur. Et les enfants sont aussi des “nécessiteux”. Ils sont pauvres en âge, en formation… c'est-à-dire, ils sont entièrement sans défense. C'est pour cela que l'Église —notre Mère— stipule que les parents baptisent leurs enfants très tôt, afin que l'Esprit Saint vienne habiter dans leurs âmes et qu'ainsi ils puissent rentrer dans la chaleur de la communauté chrétienne. Ainsi l'expliquent tant le Catéchisme de l'Église que le Code du droit canonique, deux ordonnances du plus haut rang dans l'Église, qui, comme toute communauté, doit avoir des ordonnances.

Mais non, les gens disent “quand ils seront grands!”. Cette manière de penser est absurde. Sinon posons-nous les questions suivantes: Que mangera cet enfant? Et bien, il mangera ce que sa mère lui donnera, et elle ne va pas attendre que l'enfant lui dise ce qu'il préfère. Quelle langue parlera cet enfant? Celle de ses parents, sinon l'enfant ne pourra jamais choisir une langue quelconque. Dans quelle école ira-t-il? Il ira là où ses parents vont l'inscrire, et ils ne vont pas attendre que l'enfant ait une idée bien arrêtée de ce qu'il veut faire comme études pour l'inscrire.

Qu'est-ce que Jésus mangeait? Ce que sa mère lui préparait. Quelle langue a-t-Il parlé? Celle de ses parents. Quelle religion a-t-il apprise et pratiquée? Celle de ses parents, la religion juive. Bien après, devenu adulte, et grâce à l'instruction religieuse reçue de ses parents, Il a fondé une autre religion... mais d'abord Il a pratiqué celle de ses parents, tout naturellement.

 

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Publié le 17 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 19,3-12): 

Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Abbé Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci. 

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels. 

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes. 

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse. 

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon. 

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société. 

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

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Publié le 16 Août 2018

Gospel text

(Mt 18,21—19,1): 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times. This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt.

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for-give your brother or sister».

When Jesus had finished this teaching, He left Galilee and arrived at the border of Judea, on the other side of the Jordan River.

 

The Application

 

Many of us live with very deep hurt feelings. This hurt feelings fail us in every aspect of life, particularly to identify the good things that we have received in our life. This poor man who has received the forgiveness, was so deeply hurt of his personal life, failed himself, by not fully aware of the forgiveness that his master has accorded to him.

It’s quite disgusting when the fault is pointed out, we refuse to budge and remain adamant in our approach, by giving ourselves 1001 excuses, for not forgiving the other. It’s here that this man made a blunder. We all make mistakes, but we should be humble enough to accept our mistakes and take genuine steps to correct ourselves.

This is a great process. It’s quite difficult to forgive others, when our hurts are very deep. To begin with, it’s important that we learn to forgive ourselves and with our perseverance and sincere positive engagement, we will certainly reach the destination. God, who is patience and merciful, gives us the necessary time to get converted. Sometime He does the miracle of life, even without us asking for. But then, if we are not open and ready, even this gratuity will do no charity for us.

«Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?»

Fr. Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Spain)

Today, asking «how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?» (Mt 18:21), may mean: —These persons I love so much also have their little ways and whims that bother me; day after day, they pester me every five minutes; they do not speak to me... Lord, how long am I supposed to put up with them?

And Jesus answers with the lesson of the patience. Actually, both colleagues coincide when they say: «have patience» (Mt 18:26-29). But, while the intemperance of the wicked one, strangling his companion for a few silver coins, provokes his moral and economic ruin, the king's patience, while saving the debtor, his family and his goods, magnifies the monarch's personality and generates the confidence of his court. The king's reaction in Jesus' words reminds us the Psalm that goes: «But you are willing to forgive, so that you might be honored» (Ps 130:4).

Evidently, we have to oppose to injustice, and energetically, if at all necessary, (otherwise, it would be a sign of apathy or cowardice). But indignation is healthy only when there is no selfishness, nor wrath, nor any nonsense, but our straight desire to fight for the truth. The authentic patience brings us to put up mercifully with contradiction, weakness, inconveniences, unreasonable persons or events. To be patient is tantamount to dominate oneself. S

usceptible or violent persons cannot be patient because they neither take their time reflect about anything nor can they dominate themselves.

Patience is a Christian virtue because is a part of the message from the Kingdom of Heaven, and it is forged on the experience we all have defects. If Paul exhorts us to put on a heart of patience with one another (cf. Col 3:12-13), Peter reminds us that the Lord's patience offers us the chance of salvation (cf. 2Pet 3:15).

For, how many times has God's patience forgiven us in the confessionary?
Seven times? Seventy seven times, seven? Maybe more!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 15 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21—19,1): 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais!, je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur». 

Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

 

L’Application

 

Le pardon est un fruit de l’amour et de miséricorde. Si notre amour est sincère et s’il est rempli de miséricorde, le pardon fleurira.

Dieu est rempli d’amour de miséricorde et Il est capable de nous pardonner, même au dernier moment. Donc, ne soyons pas désespérés et simplement soyons croyants.

Nous pouvons facilement exprimer notre amour pour Dieu à la manière dont nous nous pardonnons les uns les autres.  Comment pouvons-nous d’être amis de Dieu si nous refusons le pardon ?

Nous entendons de temps en temps cette phrase, ‘Je peux tout faire pour lui ou pour elle, mais refuse le/la pardonner’. Ce comportement est comparable à cet homme qui dit, je travaille jour et nuit pour lui à la cuisine et à la fin j’ajoute en peux, et très peu de poison………………. ! C’est génial, n’est pas ?   Soyons raisonnable.

 

 

 

«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter? 

Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29). Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour. La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage). Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité. La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec miséricorde. Être patient équivaut à se dominer soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes. 

La patience est une vertu chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts. Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal! Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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