Publié le 18 Septembre 2018

Gospel text (Lc 7,11-17): 

Jesus went to a town called Naim and many of his disciples went with him —a great number of people. As He reached the gate of the town, a dead man was being carried out. He was the only son of his mother and she was a widow; there followed a large crowd of townspeople. On seeing her, the Lord had pity on her and said, «Don't cry». Then He came up and touched the stretcher and the men who carried it stopped. Jesus then said, «Young man, awake, I tell you». And the dead man got up and began to speak, and Jesus gave him to his mother. A holy fear came over them all and they praised God saying, «A great prophet has appeared among us; God has visited his people». This news spread out in the Jewish country and the surrounding places.

 

The Application

 

There are many in Christ which are beyond our imitations. However, there are many which are humanly possible to be imitated. Let’s look into today’s story and see by ourselves all that could be imitated.

Jesus remains connected interiorly and exteriorly. There are quite a number of people following. However, Jesus could see beyond Him, another cortege which passes by. Jesus pauses and enquires. This is called to live in the present. Being aware of what’s happening around, and associate ourselves, with such moments, if they merit our attention.

The second aspect is the personal initiative of Jesus. Very often, Jesus responds. Today, its Jesus who takes the initiative. It’s important that we learn to take pause like Jesus, and be able to initiate the dialogue and reconciliation.

Jesus takes this young man and entrusts him to the mother. It’s important that we initiate the other for the reintegration in the society. Jesus always works for the unity. The last, but not the least, is the glory of God. In everything we do, in everything that we say, God should get the glory. We should learn to bring people close to God, than to ourselves.

«Young man, awake, I tell you»

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Spain)

Today, two groups of people cross each other's path… One group escorting the death; the other one escorting the life. A poor widow, followed by her relatives and friends, is carrying out his only son to the cemetery while, suddenly, she sees a lot of people following Jesus. The two groups of people get together and they come to a halt, while Jesus tells the mother that was going to lay to rest her son: «Don't cry» (Lk 7:13). The crowd looked at Jesus, who was not indifferent to that mother's pain and suffering, but feeling deeply sorry for her, He brings her son back to life. For, finding Jesus is to find life, as Jesus said about Himself: «I am the resurrection and the life» (Jn 11:25). St. Braulio of Saragossa writes: «Let the hope of resurrection encourage us, then, because we shall see again those whom we lose here below».

In reading this fragment of the Gospel about the resurrection of that young man of Naim, we could emphasize Jesus' divinity and stand fast on it, by saying that only God could have brought back his life to this young man; but, today, I would rather stress Jesus Humanity as, here, we do not see Jesus as a remote being, or as someone very different to us, or even somebody so important that He could not arouse in us the confidence and trust a good friend would.

We, Christians, must learn to emulate Jesus. We must ask God the grace to be like Christ for the others. How wonderful if others could see us as Jesus' very image on this earth! Those who saw St. Francis of Assissi, for instance, were also seeing Jesus' image. Saints are those that carry Jesus in their words and deeds, and imitate his way of doing things and his goodness. Our society need saints and you can be one in your environment.

 

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Publié le 17 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 7,11-17): 

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas». Il s'avança et toucha la civière; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi». Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple». Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

 

L’Application (1)

 

Dieu est avec nous pour nous lever de la mort à la vie, et Dieu seul peut le faire. ‘Lève-toi,’ est une invitation à redresser et se relever, pour que ta vie devienne une source de la vie aux frères et sœurs de ta communauté. Personne ne vit pour soi-même. Saint Paul nous dit, si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans la vie et dans la mort, nous nous appartenons au Seigneur.

C’est dans cette appartenance que nous nous formons un seul corps et un seul esprit en Christ. Tous sont membres de ce Corps, l’Eglise du Seigneur. Si nous prenons conscience de cette vérité, nous pouvons facilement nous supporter, les uns les autres. Nous verrons dans nos diversité, n’aucune différence. Les dons sont différents, mais une seule mission, nous affirme saint Paul.  

 

L’Application (2)

 

Jésus marche avec ses disciples, pourtant bien connecté à tout ce qui se passe autour de Lui. Ce comportement du Seigneur est très important pour ce monde contemporain, qui ne prend pas conscience de l’existence des autres. Chacun vit dans son côté, oubliant les souffrances des autres.

Jésus s’arrête et se renseigne. Il faut savoir faire une pause dans la vie. Nous marchons tous vers une finalité, comme le Bon Samaritain. Si nous n’apprenons pas comme lui, à faire une pause, nous ne pouvons jamais nous approcher vers l’autres, évidement nous ne comprendrons jamais leur souffrance.

Jésus s’engage et le fruit de son engagement, Il le confie à sa Mère, qui avait besoin de ce fils, une source de son espérance. Il faut savoir partager avec les autres, particulièrement avec tous ceux et celles qui ont besoin de notre service.

Il est important que nos œuvres rendent gloire à Dieu. Jésus qui participe à cette gloire, a voulu que tout soit accordé à son Père, même s’il soit Lui qui est une présence visible de Dieu dans cette histoire.

 

«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici». 

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami. 

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

 

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Publié le 16 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 7,1-10): 

Lorsque Jésus eut achevé de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans Capharnaüm. Un centurion de l'armée romaine avait un esclave auquel il tenait beaucoup; celui-ci était malade, sur le point de mourir. Le centurion avait entendu parler de Jésus; alors il lui envoya quelques notables juifs pour le prier de venir sauver son esclave. Arrivés près de Jésus, ceux-ci le suppliaient: «Il mérite que tu lui accordes cette guérison. Il aime notre nation: c'est lui qui nous a construit la synagogue». 

Jésus était en route avec eux, et déjà il n'était plus loin de la maison, quand le centurion lui fit dire par des amis: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. Moi-même, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. Moi qui suis un subalterne, j'ai des soldats sous mes ordres; à l'un, je dis: ‘Va’, et il va; à l'autre: ‘Viens’, et il vient; et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». 

Entendant cela, Jésus fut dans l'admiration. Il se tourna vers la foule qui le suivait: «Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!». De retour à la maison, les envoyés trouvèrent l'esclave en bonne santé.

 

 

«Je vous le dis, même en Israël, je n'ai pas trouvé une telle foi!»

Abbé John A. SISTARE 
(Cumberland, Rhode Island, Etats-Unis)

Aujourd'hui, nous sommes confrontés à une question intéressante. Pourquoi le centurion de l'Évangile n'alla-t-il pas trouver personnellement Jésus, mais envoya en ambassade quelques notables juifs, pour qu'ils Lui demandent de venir guérir son serviteur? Le centurion lui-même répond à notre place dans le passage évangélique: «Seigneur, je ne me suis pas senti le droit de venir te trouver. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri» (Lc 7,7). 

Ce centurion avait la vertu de foi, qui croyait que Jésus pourrait opérer le miracle —s'il le souhaitait— par le seul effet de sa divine volonté. Sa foi lui faisait croire que, quelque soit l'endroit où Jésus se trouvât, il serait capable de guérir le serviteur malade. Ce centurion était très convaincu de ce qu'aucune distance ne pouvait empêcher ou arrêter Jésus-Christ, s'il voulait mener à bien son œuvre de salut.

Nous aussi, nous sommes appelés à avoir la même foi dans nos vies. Parfois, nous pouvons être tentés de croire que Jésus est loin et qu'il n'écoute pas nos prières. Mais la foi éclaire nos esprits et nos cœurs en nous faisant croire que Jésus est toujours proche pour nous aider. De fait, la présence salvifique de Jésus dans l'Eucharistie doit nous rappeler en permanence que Jésus est toujours proche. Saint Augustin, avec les yeux de la foi, croyait en cette réalité: «Ce que nous voyons, c'est le pain et le calice; c'est là ce que tes yeux te disent. Mais ce que ta foi t'oblige à accepter, c'est que le pain est le Corps de Jésus-Christ et que dans le calice se trouve le Sang de Jésus-Christ». 

La foi illumine nos esprits pour nous faire voir la présence de Jésus au milieu de nous. Et, comme le centurion, nous dirons: «Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Lc 7,6). Lorsque nous nous humilions devant notre Seigneur et Sauveur, Il vient et s'approche pour nous guérir. Nous laissons ainsi Jésus pénétrer notre esprit, entrer dans notre maison, pour guérir et fortifier notre foi et nous amener jusqu'à la vie éternelle.

 

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Publié le 16 Septembre 2018

La foi est un don que Dieu nous offre. Cette foi se fond sur la connaissance de la vérité, non seulement par les émotions et ressentiments. Cette croyance,  ‘Dieu est avec nous’, si elle ne nous transformer pas radicalement, si elle ne nous aide pas à nous engager pour les bien des autres, cette foi n’est pas une foi en vérité, mais seulement dans ma pensée et émotion, que je la montre si je trouve une personne qui partage cette pensée, émotion ou ressentiment. C’est pourquoi devant un échec de la vie, comme une maladie, ou divorce, ou la mort, nous perdons la foi.

 Aujourd’hui Jésus nous invite à regarder tout ce qui se passe autour de nous, à écouter tout ce que les autres disent, et à observer tous les mouvements de la société. Si nous ne regardons pas, si nous n’écoutons pas, et si nous ne savons pas observer les événements qui se passent autour de nous, comment pourrions-nous vivre notre vie pleinement ?  Il y a les personnes parmi nous qui sont capables de le faire, comme cet homme jeune et riche dans l’évangile qui a cherché le Royaume de Dieu. « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? »

Jésus invite ses disciples à regarder à l’intérieur, ‘pour vous qui suis-je’, de l’extérieur Jésus  les amène à l’intérieur. La foi chrétienne est  à la foi personnelle et communautaire. Pour toi qui suis-je ? La foi nous aide à découvrir le Christ qui souffre dans le cœur des hommes. Si tu n’engages pas à enlever les souffrances de tes frères et sœurs, ta profession de foi, reste malheureusement émotionnelle et sentimentale, qui ne portera aucun fruit. Et Si tu n’arrives pas travailler avec les autres, particulièrement pour les biens des frères qui sont en difficulté, ta foi est fausse, et tu n’as pas la vérité en toi, nous confirme saint Jacques.

Dans cet évangile, il y a encore un autre élément qui est très important et aussi consolant.   Jésus accompagne ses disciples, jusqu’à la fin. Le niveau de la foi, même si elle soit dans la vérité, nous pouvons nous tromper dans notre discernement. Pierre associe ce Messie au royaume de la terre, avec les plaisirs et lux de la vie. Alors, ce Messie, s’associe à la Croix et à la résurrection. Voulons-nous d’être disciples du Seigneur ? « Pour toi, ‘qui suis-je ?’  Aujourd’hui cette question s’adresse à  nous tous.  Sommes-nous capables de Lui répondre avec une réponse concrète et sincère ?

Si nous disons oui à son appel, voici son exigence, « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »Renoncer soi-même est devenir le Christ pour les autres. Prendre notre propre croix, est prendre les croix que Jésus porte encore pour toi et pour moi. Prendre notre croix, c’est aussi reconnaître notre croix et l’accepter telle quelle est. Marcher à sa suite est de se laisser conduire par Lui. C’est un appel personnel et individuel, mais avec une conséquence communautaire.   Pour toi, qui suis-je ?

 

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Publié le 14 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 2,33-35): 

Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: «Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre».

 

L’Application

 

J’oriente très souvent les fidèles qui souffrent, vers le Christ Crucifié et vers la Vierge Marie, Mère de Jésus au pied de la croix. Ils sont notre espérance et la source de notre consolation. Je ne les invite pas à comparer notre souffrance avec leurs, mais simplement regarder leurs douleurs et ressentir en nous-même l’amour qu’ils portent ensemble envers nous. Tout ce qu’ils ont fait, ils l’ont fait pour nous et Jésus nous donne la Vierge Marie comme une modèle par excellence, pour que, nous aussi comme elle puissions soutenir les uns les autres, malgré notre propre douleur et souffrance.

En faisant mémoire de Notre-Dame de douleur, nous portons dans nos prières personnelles et communes, tous ceux et celles qui souffrent et aussi tous ceux et celles qui portent la souffrance des autres. En tant que chrétiens,  prions  particulièrement pour nos frères et sœurs qui sont persécutés pour leur foi en Jésus Christ.

 

 «Ton coeur sera transpercé par une épée»

Abbé Dom. Josep Mª SOLER OSB Abbé de Montserrat 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, en ce jour de fête de Notre-Dame la Vierge des Douleurs, nous écoutons des paroles lancinantes de la bouche du vieux Siméon: «Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée» (Lc 2,35). Une affirmation qui, dans son contexte, ne fait pas uniquement référence à la passion de Jésus-Christ, sinon à son ministère, qui provoquera une division parmi le peuple d'Israël et donc, une douleur interne en Marie. Tout au long de la vie publique de Jésus, Marie a souffert de voir Jésus rejeté par les autorités du peuple et menacé de mort. 

Marie, comme tout disciple de Jésus, doit apprendre à situer les relations familières dans un autre contexte. Elle aussi, en raison de l'Évangile, doit laisser son Fils (cf. Mt 19,29), et doit apprendre à ne pas voir le Christ depuis le prisme de la chair, bien qu'il soit né d'Elle, de la chair. Elle aussi doit crucifier sa chair (cf. Ga 5,24) pour pouvoir se transformer à l'image de Jésus-Christ. Mais le moment le plus fort de la souffrance de Marie, pendant lequel Elle vie le plus intensément la croix est celui de la crucifixion et de la mort de Jésus. 

Aussi dans la souffrance, Marie est le modèle de persévérance de la doctrine évangélique en participant aux souffrances du Christ avec patience (cf. Regle de saint Benoît, Prologue 50). Ainsi fut-il pendant toute sa vie et, surtout, au moment du Calvaire. De cette façon, Marie se convertit en la figure et le modèle pour tout chrétien. Pour avoir été étroitement unie à la mort du Christ, elle est aussi unie à sa résurrection (cf. Rm 6,5). La persévérance de Marie dans la douleur, qui réalise la volonté du Père, lui donne un rayonnement en faveur de l'Église et de l'Humanité. Marie nous précède dans la route de la foi et du cheminement vers le Christ. Et le Saint-Esprit nous conduit à participer avec Elle à cette grande aventure.

 

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Publié le 14 Septembre 2018

Gospel text

(Jn 3,13-17): 

Jesus said to Nicodemus, «No one has ever gone up to heaven except the one who came from heaven, the Son of Man. As Moses lifted up the serpent in the desert, so must the Son of Man be lifted up, so that whoever believes in him may have eternal life. Yes, God so loved the world that he gave his only Son that whoever believes in him may not be lost, but may have eternal life. God did not send the Son into the world to condemn the world; instead, through him the world is to be saved».

 

The Application

 

How a cross can be a reason to feast? Today’s feast does paradoxically affirm that even our daily crosses can lead us towards the resurrection, just like the Cross of Jesus has saved us and gives us the hope of conversion and reconciliation.

Many of us associate the cross with the suffering and pain. We are called rather to associate the cross with the resurrection and joy. Just like a surgical intervention is associated with the healing and joy, every cross of our own life can be easily associated with reconciliation and transformation, if we learn to look everything with an eye of faith.

Sometime man does fail and remain against divine will. Once the same person is converted and reconciled with God and with the brothers and sisters, then the same act is transformed as an invitation and step towards our own conversion and transformation. Even our painful moments of life, our failures and separation, will become a source of joy and peace.

 

«So that whoever believes in him may have eternal life»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel is a prophecy, that is, a glance into the mirror of reality that plunges us in its truth, far beyond what our own senses tell us: the Cross, the Holy Cross of Jesus Christ is the Saviour's Throne. That is why Jesus asserts, «the Son of man must be lifted up» (Jn 3:14).

We do know the Cross was the most ignominious and heinous torture of its time. To exalt the Holy Cross would therefore be some sort of cynical joke, was it not because the Crucified is hanging on it. The cross, without the Redeemer, is sheer cynicism; but with the Son of man the Cross is the new tree of Wisdom. By «freely submitting himself to the passion» of the Cross, Jesus Christ has opened the substance and purpose for our lives: to be lifted up with him to the Holy Cross to fling open our arms and our heart to God's heavenly gift, in an admirable exchange. Here too, we must listen to the Father's voice that came from the heavens: «You are my beloved Son; with you I am well pleased» (Mk 1:11). To be crucified with Jesus and resurrect with him: that is the reason for it all! There is hope, there is a meaning, and there is life! We are not mad when, we Christians, during the Paschal Vigil, in a most solemn way, that is, in the Easter Proclamation, sing a hymn of praise to the original sin: «O happy fault! O necessary fault of Adam, which gained for us so great a Redeemer!», who, through his pain has infused a new “significance” to pain. 

«See the tree of the cross, where the Saviour of the world was crucified: come and venerate it» (Good Friday Liturgy). If we manage to overcome the scandal and insanity of Christ crucified there is nothing else for us to do but to worship him and be grateful for his Gift. And to decidedly seek the Holy Cross in our own life, to fill us up with the certainty that, «through him, with him and in him», our donation will be transformed, in the hands of the Father, for the Holy Spirit, in eternal life: «Shed for you and for all men in the remission of sins».

 

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Publié le 13 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 3,13-17): 

«Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé».

 

L’Application

 

Jésus demande-t-il aujourd’hui à nous de porter sa Croix ? Dieu a envoyé son Fils Unique, non pas pour nous juger, mais par lui que le monde soit sauvé. Jésus a porté notre croix. L’évangile du jour nous affirme que Jésus porte encore nos croix et elle nous apporte l’espérance. Avec Jésus nous pouvons tout porter.

Si nous oublions la Croix dont Jésus a porté, nous pouvons ne jamais comprendre, combien Dieu nous aime. C’est cette Croix du Seigneur nous donne le courage et l’espérance, car dans cette Croix se trouve la résurrection.

La foi chrétienne nous apprend à vivre mieux en acceptant nos croix du jour et à les utiliser comme un moyen de transformation. Comme la croix qui était un scandale et devenu le chemin de la vie, en Jésus nous pouvons tout transformer comme un chemin de bonheur et de joie. Les martyres qui ont choisi la Croix n’étaient pas tristes. Ils étaient tous joyeux, remplie de paix et de miséricorde.

Nous ne devons pas chercher les croix, mais amener toutes sortes de croix quotidiennes avec la grâce du Seigneur, vers la résurrection.

«Tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile est une prophétie, c'est-à-dire un regard dans le miroir de la réalité qui nous introduit à sa vérité au-delà de ce que nous rapportent les sens: la Croix, la Sainte Croix de Jésus-Christ, est le Trône du Sauveur. C'est pourquoi Jésus affirme: «Ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé» (Jn 3,14).

Nous savons bien que la croix était le supplice le plus atroce et le plus honteux de l'époque. Exalter la Sainte Croix serait pur cynisme si le Crucifié ne s'y trouvait suspendu. La croix, sans le Rédempteur, est cynique; avec le Fils de l'Homme, elle est le nouvel arbre de la Sagesse. Jésus-Christ «s'offrant librement à la passion» de la Croix a ouvert le sens de notre destinée: monter avec Lui sur la Sainte Croix pour ouvrir les bras et le cœur au Don de Dieu, en un admirable échange. Ici aussi il nous convient d'écouter la voix du Père céleste: «Celui-ci est mon Fils (…), qui a toute ma faveur» (Mc 1,11). Nous trouver crucifiés avec Jésus et ressusciter avec Lui: voilà le sens de toutes choses! L'espérance est là, le sens est là, et l'éternité et la vie! Les chrétiens ne sont pas fous quand, dans l'Annonce de la Pâque, ils chantent la louange du péché originel: «Bienheureuse faute de l'homme, qui valut au monde en détresse le seul Sauveur», qui par sa douleur a donné sens à la douleur.

«Voici le bois de la Croix qui a porté le salut du monde: venez, adorons» (Liturgie du Vendredi Saint). Si nous parvenons à dépasser le scandale et la folie du Christ crucifié, il ne nous reste plus qu'à l'adorer et à lui rendre grâce pour son Don. Et chercher avec décision la Sainte Croix dans notre vie, pour nous remplir de la certitude que, «par Lui, avec Lui et en Lui», le don de nous-mêmes sera, dans les mains du Père et par l'Esprit Saint, transformé en vie éternelle: «Versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés».

 

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Publié le 12 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 6,27-38): 

«Je vous le dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. A celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. A celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. 

»Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous: une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

L’Application

 

La vie des hommes du jour est conduite par les droits et les devoirs. L’homme par sa connaissance, son intelligence et inspiré par l’expérience de l’humanité, propose et dispose les règles pour lui-même et aussi pour le bien de la société. Malheureusement il devient lui-même petit-à-petit esclave de ces lois qu’il se donnait depuis les siècles. Aujourd’hui Jésus nous invite à faire une relecture de la vie. Quel est la règle de la vie, particulièrement pour nous les chrétiens.  Qui est notre modèle de la vie ?

La société ne peut pas survivre sans les règles. Jésus nous présente une nouvelle loi, une règle de la vie, « aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé. » L’amour et la miséricorde deviennent le centre et la source de toutes lois qui peuvent exister. Nous ne regardons plus les lois des hommes, mais Dieu lui-même. Il est notre source. Puisque nous sommes ses enfants, Jésus nous demande d’agir dignement selon notre propre identité divine. Que nos paroles et nos actes soient dignes devant ce regard divin.

«Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux»

Abbé Jaume AYMAR i Ragolta 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile, par deux fois le Seigneur nous dit d’aimer nos ennemis. Et, tout de suite, Il nous précise trois fois comment: faites du bien à ceux qui vous haïssent, souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient. C'est une besogne qui semble difficile à accomplir: comment pouvons-nous aimer ceux qui ne nous aiment pas? Pire encore, comment pouvons-nous aimer ceux qui nous maudissent? Aimer de cette façon est un don de Dieu, mais il faut que nous soyons toujours ouverts à Lui. D'ailleurs, et humainement parlant, le plus sage est d'aimer nos ennemis: l'ennemi aimé se verra apaisé; l'aimer peut être la condition pour qu'il cesse d'être notre ennemi.

Et Jésus continue à dire: «À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre» (Lc 6,29). Il pourrait sembler un excès de soumission. Mais, qu'est ce que Jésus fit lorsqu'un des gardes lui donna une gifle lors de sa Passion? Certainement, il n'a pas contré. Au contraire, Il lui répliqua si fermement, plein de charité, qu'Il a fait réfléchir à ce garde tellement exaspéré: «Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?» (Jn 18,22-23).

Dans tous les religions il y a une règle d'or: «Ne fais pas aux autres ce qui tu n'aimerais pas qu'on te fasse». Cependant, Jésus est le seul à la formuler en positive: «Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux» (Lc 6,31). Cette règle d'or est le fondement de la morale. Saint Jean Chrysostome, en commentant ce strophe, nous enseigne: «mais il y a en plus, car Jésus n'a pas dit seulement: ‘souhaitez-vous du bien les uns aux autres’, mais aussi ‘faites le bien aux autres’»; c'est pour cela qu'il ne faut pas que la règle d'or proposé par Jésus reste un simple souhait, mais il nous faut la transformer en faits tangibles.

 

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Publié le 11 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 6,20-26): 

 

Lifting up his eyes to his disciples, Jesus said, «Fortunate are you who are poor, the kingdom of God is yours. Fortunate are you who are hungry now, for you will be filled. Fortunate are you who weep now, for you will laugh. Fortunate are you when people hate you, when they reject you and insult you and number you among criminals, because of the Son of Man. Rejoice in that day and leap for joy, for a great reward is kept for you in heaven. Remember that is how the ancestors of this people treated the prophets.

»But alas for you who have wealth, for you have been comforted now. Alas for you who are full, for you will go hungry. Alas for you who laugh now, for you will mourn and weep. Alas for you when people speak well of you, for that is how the ancestors of these people treated the false prophets».

The Application

 

It’s important to understand today’s gospel with the eyes and teachings of Jesus than our own contemporary understanding of vocabularies. God created the world so that man uses them and glorify the Lord. Thus poverty that Jesus proposes, should never be reduced with material richness. It is in fact, our imagination of total independence, distancing ourselves from the eyes of the Creator. The more we depend and attach ourselves on these material richness, the poorer we will be in our humanity and charity. The more we are free from these material needs, the richer we will be in our humanity and charity, which will give us lot of inner joy and peace, by consequence, without even seeking for it, we will have them naturally within us in a permanent way. The material richness will give us certainly pleasures of this world, which are temporary in nature and can never satisfy us fully. The more we have them the more we will be thirsty and hunger for it.

Thus for our application, I would like to invite you all to become rich in our humanity and become poor materially to be blessed by the Lord. In our material poverty, we will discover for our surprise, the same material goodness in abundance with us, more than what we need, and we will be able to share these with others. This material poverty will help us to depend on the divine providence and discover in our personal life, how God does miracles, even in our material needs. This is not a call to laziness, rather faithfulness to the will of God. The person who doesn’t work, can never accomplish the will of God. God bless you all.

«Fortunate are you who are poor. Alas for you who have wealth»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus points out where the true happiness lies in our lives. In Luke's version, beatitudes are accompanied by painful wails for those who do not accept the message of salvation, but prefer to stick to a self-sufficient and selfish life. With the beatitudes and wails, Jesus applies the doctrine of the two paths: the path of life and the fact of death. There is not a third and neutral possibility: he who does not follow the path of life is heading for the path of death; who does not follow the light, lives in darkness.

«Fortunate are you who are poor, the Kingdom of God is yours!» (Lk 6:29). This beatitude is the basis of all the others, because who is poor will be able to get the Kingdom of God as a gift. He who is poor will realize he must be hungry and thirsty: not of material things, but of the Word of God; not of power, but of love and justice. Who is poor will be able to cry over the world's sufferings. Who is poor, will know that God is all his wealth and, because of that, the world will not understand him and will harass him.

«But alas for you who have wealth, for you have been comforted now!» (Lk 6:24). This wail is also the basis for all the others: because who is rich and self-sufficient, who does not know how to place his wealth at the service of others, he just confines himself to his own selfishness and works out his own misfortune. May God deliver us from the thirst of riches, from going after this world's promises and from placing our heart in material things; may God deliver us from taking any pleasure in human praise and adulation, for that would mean we have placed our heart in the world's glory rather than in the Glory of Jesus Christ. It will be profitable for us to remember what St. Basil said: «Whomever loves his neighbor as he loves himself should not have more than his neighbor does (…) then everyone will share their goods and spend them on themselves».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 11 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 6,20-26): 

Regardant alors ses disciples, Jésus dit: «Heureux, vous les pauvres: le royaume de Dieu est à vous! Heureux, vous qui avez faim maintenant: vous serez rassasiés! Heureux, vous qui pleurez maintenant: vous rirez! Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme. Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car votre récompense est grande dans le ciel: c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. 

»Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation! Malheureux, vous qui êtes repus maintenant: vous aurez faim! Malheureux, vous qui riez maintenant: vous serez dans le deuil et vous pleurerez! Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous: c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes».

 

L’Application

 

Le conseil donné par saint Paul peut nous étonner dans ce monde contemporain. Célibat non pas une solution pour nos problèmes quotidiens, mais une vocation, un appel à accomplir une mission confiée par le Seigneur. Célibat peut nous aider à consacrer toute notre énergie au Royaume de Dieu.  Il faut reconnaitre que célibat peut nous aider à vivre une vie eschatologique, déjà ici sur la terre.

La pauvreté non pas non plus une solution ou moyen. La pauvreté matérielle peut être utile, si nous la comprenons avec la richesse que Dieu nous accorde.  La richesse en générale peut nous empêcher à avancer. Elle est capable de nous rendre esclaves à ses biens matériels, intellectuelle ou même une excellence morale sans l’humanité. Il y a certainement un danger d’arrogance et l’honneur humain.

Nous tous cherchons la joie et le bonheur. Cette joie et le bonheur est possible seulement en Dieu. Le plus nous nous éloignons de ce Dieu, l’auteur de la joie et du bonheur, le plus nous resterons piéger avec les plaisirs du jour, sans pouvoir nous habiller avec les dons d’humilité et d’obéissance, qui sont les portes de cette joie éternelle. La vie et la mort sont devant nous. Il faut apprendre à choisi la vie et à la vivre pleinement.

 

«Heureux, vous les pauvres. Malheureux, vous les riches»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous montre où se trouve le bonheur authentique. Dans la version de Luc, les béatitudes viennent accompagnées par les pleurs de ceux qui n'acceptent pas le message de la rédemption, mais sinon qui s'enferment dans une vie autosuffisante et égoïste. Avec les béatitudes et les pleurs, Jésus fait une application de la doctrine des deux chemins: le chemin de la vie et celui de la mort. Il n'y a pas de troisième possibilité neutre: qui ne va pas vers la vie s'achemine vers la mort: qui ne suit pas la lumière, vit dans les ténèbres. 

«Bienheureux les pauvres, parce que le Royaume de Dieu vous appartient» (Lc 6,20). Cette béatitude est à la base de toutes les autres, puisque celui qui est pauvre sera capable de recevoir le Royaume de Dieu comme un don. Celui qui est pauvre se rendra compte de quoi doit-il avoir faim et soif: non de biens matériels, sinon de la Parole de Dieu; non de pouvoir, sinon de justice et d'amour. Celui qui est pauvre pourra pleurer devant la souffrance du monde. Celui qui est pauvre saura que toute sa richesse est Dieu et pour cela, il devra être incompris et persécuté par le monde. 

«Mais malheureux, vous les riches: vous avez votre consolation!» (Lc 6,24). Cette plainte est aussi à la base de toutes celles qui suivent, car qui est riche et autosuffisant, qui ne sait pas placer ses richesses au service des autres, s'enferme dans son égoïsme et réalise lui même son malheur. Que Dieu nous libère de cette soif de richesses, de courir derrière les promesses du monde et de placer nos attentes dans les biens matériels; que Dieu ne permette pas que nous soyons satisfaits devant les louanges et les flatteries humaines, ce qui signifierait avoir placé son cœur au centre de la gloire du monde et non de Jésus-Christ. Il sera utile de rappeler ce que nous dit Saint Basile: «Celui qui aime son prochain comme lui-même n'accumulera pas de choses non nécessaires qui peuvent êtres indispensables pour les autres».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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