Publié le 9 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 6,6-11): 

Un autre jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée. Les scribes et les pharisiens observaient Jésus afin de voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat; ils auraient ainsi un motif pour l'accuser. Mais il connaissait leurs pensées, et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde». L'homme se leva et se tint debout. Jésus leur dit: «Je vous le demande: Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien, ou de faire le mal? de sauver une vie, ou de la perdre?». Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit à l'homme: «Étends ta main». Il le fit, et sa main redevint normale. Quant à eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce qu'ils allaient faire à Jésus.

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer sur deux points importants. Le premier, ‘Lève-toi’ et le discernement.

Dieu nous invite à la nouveauté de la vie, une nouvelle vie en Christ, le nouvel Adam, qui nous a rendus digne et juste devant son Père, par son Sang. Saint Paul nous invite à nous associer particulièrement à cette personne JESUS. Cette nouveauté fait naître en nous une nouvelle vie, tous les jours, renouvelée par la célébration Eucharistique. En célébrant avec joie, nous écoutons la Parole de Dieu, nourris par la nourriture du ciel, nous sommes envoyés vers ce monde que Dieu tant aime. Nous devenons les Christs pour nous-mêmes et pour tous, envoyés avec une autorité divine, remplis d’amour et de miséricorde. Dans cet appel, ‘lève-toi’, ne devenons pas les consommateurs égoïstes en regardant simplement notre propre handicapé ou infirmité, mais devenons les véritables missionnaires qui libères le peuple que Dieu nous a confié.  

Comme Jésus nous sommes demandés de discerner, discerner devant Dieu, tout ce qui est juste et bon. Dans ce discernement nous choisissons les mots, les gestes et les actes, le temps et le lieu appropriés et cohérents avec la volonté divine, qui se fond à sa bonté et à sa générosité, sans limite et sans aucune condition.

C’est ainsi, comme Dieu, nous laisserons nos adversaires tous libres devant leurs propre conscience, en leurs donnant toujours une occasion de se convertir, sans porter aucun jugement.

 

«Lève-toi, et reste debout devant tout le monde (…). Étends ta main»

Abbé Julio César RAMOS González SDB 
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous donne en exemple la liberté. Nous parlons tellement d'elle de nos jours. Mais, à la différence de ce qu'aujourd'hui on annonce et on vit comme “liberté”, celle de Jésus est une liberté totalement associée et adhérée à l'action du Père. Lui-même dira: «Je vous assure que le Fils de l'homme ne peut faire quoi que ce soit de lui-même, sinon seulement ce qu'il voit faire par le Père; ce que le Père fait, le fait le Fils» (Jn 5,19). Et le Père agit seulement par amour. 

L'amour ne s'impose pas, mais fait agir, mobilise rendant généreusement la vie. Cet ordre de Jésus: «Lève-toi, et reste debout devant tout le monde» (Lc 6,8) a la force de recréer de celui qui aime, et qui par la parole agit. Encore davantage: «Étends ta main» (Lc 6,10), qui termine par un miracle, rétablit définitivement la force et la vie à ce qui était faible et mort. “Sauver” signifie arracher à la mort, et c'est la même parole qui se traduit par “guérir”. Jésus en guérissant, sauve ce qu'il y avait de mort en ce pauvre homme malade, ce qui constitue un signe, on ne peut plus claire, de l'amour de Dieu le Père pour ses créatures. Ainsi, dans la nouvelle création dans laquelle le Fils ne fera autre chose que ce qu'il voit faire par le Père, la nouvelle loi qui règnera sera celle de l’amour qui se manifeste à travers l'action, et non celle d'un repos “inactif” incluant pour faire le bien à un frère qui a besoin d'aide. 

En conséquence, conjuguer liberté et amour est la clef d’aujourd’hui. Conjuguer liberté et amour à la façon de Jésus. Ce que disait Saint Augustin est maintenant pleinement en vigueur pour apprendre à ressembler pleinement au Christ Sauveur : « Aime et fait ce que tu veux».

 

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Publié le 9 Septembre 2018

Jésus est en plein mouvement, de  son divinité qui est invisible vers son humanité qui s’exprime dans ce miracle, et particulièrement dans un pays étranger, un pays païen. Sa présence comme une lumière qui ne peut rester inaperçue, elle a fait bouger un monde tout entier et ils sont tous ensembles, amenèrent les malades vers le Seigneur.  Leur foi en Jésus Christ, le Sauveur du monde, a fait une supplication universelle, voire, toucher et transformer. Beaucoup d’expectations et d’attendes. Jésus voit non seulement les mouvements extérieurs, mais aussi les agissements intérieurs, particulièrement ceux des malades. Il y a une soif et une faim. Jésus prend ce malade appart de ces agissements et des bruits. Il  cherche un lieu de silence et un lieu de rencontre, pour que l’autre puisse avoir une rencontre personnelle avec le Seigneur.  

En levant ses yeux vers le Ciel, Il soupira. Ce souffle du Seigneur a son origine en son Père. Ce n’est plus Jésus seul en œuvre, c’est en union avec son Père qui donne la vie et libère cette personne de toute son infirmité. La libération que Dieu nous donne est une libération Trinitaire et missionnaire. Dieu travaille ensembles et en imitant ce Dieu, il faut apprendre  à travailler avec les autres. Dans notre engagement soit pastoral soit social, nous représentons l’Eglise universelle. Prenons consciences de cette vérité, que nos paroles et nos actes soient dignes de cette Eglise sainte et catholique.

Dieu travaille en nous et par nous. Il a besoin de nous et de notre générosité. Si tous les chrétiens s’engagent, selon notre vocation baptismale, les aveugles verront la lumière, les sourds entendront la Parole de Dieu, les boiteux bondiront comme un cerf. Avec Dieu nous pouvons rêver justement un désert où jaillira l’eau vive.

Dieu vient avec la revanche. Il vient pour enlever et faire disparaître le mal, l’injustice, l’aveuglement, dans ce monde qu’Il a créé. Dieu créa le monde et Il le trouva bon. Il est là pour rétablir sa bonté, son amour infini pour nous tous. Ouvrons-nous à cette espérance et exprimons notre foi dans le bon accueil, dans nos actes et dans nos parles qui sauvent le peuple.  Mes amis, if faut aller à l’écart, mettre les doigts dans les oreilles, toucher la langue, lever yeux au ciel, soupirer et prier. « Ouvre-toi » Ouvrons-nous à Dieu et aux autres. Que le Seigneur nous Bénisse. Amen.

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Publié le 9 Septembre 2018

Jesus is in full movement, from the inside of his divinity which is invisible to the outside world, towards the visible sign by a miracle.  By this visible act of moving from the place of security towards a foreign country, a pagan country, He proves to us His willingness to save us.  His presence is happily noticed and moved an entire world and once again, they are all together, the sick and the healthy carriers who bring the sick to the Lord.  There is a perfect communion of people living together. It can be a model for our ego centric world. Their faith in Jesus Christ, the Saviour of the world, made them to make a supplication for the sick of their society. Lots of expectations and Jesus made a choice of the sick, among the many.  In these noises of the world, in these movements of peoples, (inner and outer movements) Jesus seeks a place of silence and a place of encounter, so that the other can have a personal encounter with the Lord.  It is important to establish an inner silence for any divine encounter.

‘As he looked up to Heaven’. This breath of the Lord, and associating it to the heaven, helps us to realise that its origin is in his Father. It is no longer Jesus alone at work, but in union with his Father who gives life and frees this person from all his infirmity. The liberation that God gives us is a Trinitarian and missionary liberation. God works together and by imitating God, we must learn to work with others. In our pastoral or social commitment, we represent the universal Church. Let us be aware of this truth, that our words and actions may be worthy of this holy and Catholic Church.  In and through us, it is the Church which is represented and through the Church, it’s our Lord who is in action.

God works in us and through us. He needs us and our generosity. If all Christians commit themselves, according to our baptismal vocation, the blind will see the light, the deaf will hear the Word of God, and the lame will leap like a deer. With God we can dream of a desert where the living water will flow.

God comes with revenge. He comes to remove and make disappear the evil, the injustice, the blindness, in this world He created. God created the world and He found it good. He is there to restore his goodness, his infinite love for all of us. Let us open ourselves to this hope and express our faith our openness, in our actions and in our words that save the people.  My dear friends, we must learn to move from our place od security towards the peripheries of our society, put our fingers in your ears, touch the tongue, look up to heaven, sigh and pray. "Open up" Let us open ourselves to God and others. May the Lord bless us. Amen.

 

 

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Publié le 7 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 1,1-16.18-23): 

Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret. Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Tout cela arriva pour que s'accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète: Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel, qui se traduit: "Dieu-avec-nous".

«La Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel»

+ Abbé Agustí ALTISENT i Altisent Moine de Santa Mª de Poblet 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, l'arbre généalogique de Jésus, le Sauveur qui devait être mis au monde par Marie, nous illustre comment l'œuvre de Dieu est entrelacée avec l'histoire de l'humanité, et comment Dieu agit dans le secret et dans le silence de chaque jour. En même temps nous constatons qu'Il est formel dans l'accomplissement de ses promesses. Même Ruth et Rahab (cf. Mt 1,5) étrangères converties à la foi du Dieu unique (et Rahab était une prostituée!) sont des ancêtres du Seigneur.

Le Saint Esprit, qui devait accomplir en Marie l'Incarnation du Fils, a pénétré dans notre histoire depuis bien loin, depuis très tôt, et Il a tracé la route qui mène à Marie de Nazareth, et grâce à Elle à son Fils Jésus. «Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d'Emmanuel» (Mt 1,23). Comme les entrailles, le cœur et la volonté de Marie devaient être spirituellement délicates pour attirer l'attention du Père et la choisir comme Mère de Dieu-avec-les-hommes, Lui qui devait porter la lumière et la grâce surnaturelles pour le salut de tous. Tout dans cette œuvre nous amène à contempler, admirer et adorer dans l'oraison, la grandeur, la générosité et la simplicité de l'action divine, qui exalte et rachètera notre souche humaine en s'impliquant Lui-même de manière personnelle.

Plus loin dans l'Évangile de ce jour, nous voyons comment fut envoyé à Marie le message qu'elle porterait le Sauveur du Monde. Et pensons que cette femme, vierge et mère de Jésus, serait en même temps notre mère. Ce choix spécial de Marie —«Bénie entre toutes les femmes» (Lc 1,42) fait que nous soyons dans l'admiration de cette tendresse du Seigneur envers nous dans sa façon de procéder car Il ne nous a pas sauvé “à distance” mais en traçant un lien très personnel avec notre famille humaine et notre histoire. Qui aurait imaginé que Dieu pourrait être si grand et en même temps si condescendant en se rapprochant intimement de nous?

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Publié le 6 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 5,33-39): 

On disait un jour à Jésus: «Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent!». Jésus leur dit: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé: ces jours-là, ils jeûneront». 

Et il dit pour eux une parabole: «Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit: ‘C'est le vieux qui est bon’».

«Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l¨'Époux est avec eux?»

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dans notre réflexion sur l'Évangile de ce jour, nous voyons comment les pharisiens et les maîtres de la loi trichent quand ils tergiversent une question importante: ils opposent le jeûne et le temps de prière des disciples de Jean et des pharisiens au boire et au manger des disciples de Jésus. 

Jésus nous dit que dans la vie il y a un temps pour jeûner et pour prier et qu'il y a un temps pour boire et manger. C'est bien cela: la personne qui prie et jeûne est aussi celle qui boit et mange. Nous le voyons dans la vie de tous les jours: contemplons la joie simple d'une famille, peut-être même la nôtre. Et nous voyons, qu'à un autre moment les tribulations lui rendent visite. Les sujets sont les mêmes, mais chaque chose a son temps: «Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux?» (Lc 5,34).

Il y a un moment pour tout: sous le ciel il y a un temps pour chaque chose: «Un temps pour déchirer, et un temps pour coudre» (Qo 3,7). Ces paroles exprimées par un sage de l'Ancien Testament, pas des plus optimistes, coïncident presque avec la parabole du vêtement rapiécé. Et coïncident sûrement d'une certaine manière avec nos propres expériences. L'erreur c'est que pendant le temps de déchirer nous cousions et que pendant le temps de coudre nous déchirions, à ce moment là plus rien ne va.

Nous savons que comme Jésus, nous arriverons à la gloire de la résurrection par la mort et par la passion et tout autre chemin n'est pas le chemin de Dieu. Précisément, Simon Pierre est grondé quand il veut éloigner le Seigneur du “chemin unique”: «tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,23) Si nous pouvons profiter de moments de paix et de joie, profitons-en. Nous aurons certainement de durs moments de jeûne. La seule différence c'est que, par chance, nous aurons toujours l'Epoux avec nous. C'est cela que les Pharisiens ne savaient pas et c'est peut-être pour cela que dans l'Évangile on nous les présente presque toujours comme des personnes de mauvaise humeur. En admirant la douce ironie du Seigneur qui émane de l'Évangile d'aujourd'hui, essayons surtout de ne pas être des personnes de mauvaise humeur.

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Publié le 6 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 5,1-11): 

One day, as Jesus stood by the Lake of Gennesaret, with a crowd gathered around him listening to the word of God, He caught sight of two boats left at the water's edge by the fishermen now washing their nets. He got into one of the boats, the one belonging to Simon, and asked him to pull out a little from the shore. There He sat and continued to teach the crowd. 

When He had finished speaking He said to Simon, «Put out into deep water and lower your nets for a catch». Simon replied, «Master, we worked hard all night and caught nothing. But if you say so, I will lower the nets». This they did and caught such a large number of fish that their nets began to break. They signaled their partners in the other boat to come and help them. They came and filled both boats almost to the point of sinking. Upon seeing this, Simon Peter fell at Jesus' knees, saying, «Leave me, Lord, for I am a sinful man!». For he and his companions were amazed at the catch they had made and so were Simon's partners, James and John, Zebedee's sons. Jesus said to Simon, «Do not be afraid. You will catch people from now on». So they brought their boats to land and followed him, leaving everything.

 

The Application

 

I invite you all to observe all the inner movements of this story and try to put ourselves there and find out our own inner movements, which are in silence, but quite enriching and resourcing. Let us take the role of Jesus, Peter, the other disciples and the people who came to listen and see by ourselves their own inner movements. It all begins with a teaching, filled with wisdom, which nourished not only the general public, but also in silence indirectly preparing Peter for a great mission, which Peter was totally ignorant. Many at times, we too are prepared not in a way as we wish to be, rather strangely and surprisingly, it’s through our pains and sufferings, failures and disappointments, particularly in our emptiness that Jesus comes and elevates us, from nothing to divine fullness.

To achieve and raise towards this fullness, we should be ready to do something which go beyond the understanding of our minds and hearts. Here, we find that the carpenter gives direction to the professional fisher man. Though strange, Peter has decided to obey in silence. The fruit is exceptional even to his own understanding. He finds the greatness of God’s gift, beyond his capacity to hold on. It’s here Jesus elevates him as the fisher of men.

Are we ready for this moment of life? Let us learn to listen to the word of God and put the word in practice. Have a wonderful day.

«Put out into deep water»

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, we are still surprised at how those fishermen were capable of leaving everything behind, their job, their families, to follow Jesus («They brought their boats to land and followed him, leaving everything»: Lk 5:11), precisely when He manifested himself before them as an exceptional collaborator for the business which they lived from. If Jesus of Nazareth would make the same proposal to us, in our 21st century..., would we have as much courage as those other men had?; should we be able to sense which is the true gain for us?

We Christians believe that Christ is ever present; this resurrected Christ, therefore, requests us, not only to Peter, John or James, but to George, Joe, Paula, and all of us who accept him as our Lord, that we accept him —from Luke's text— in the boat of our life for He wants to rest by our side; He requests us to let him make use of us, to allow him to show us where He wants to guide our existence to, so we can become productive amid a society which every day is more far away and in need of God's Good News. The proposal is quite attractive, we need only to know how are we, and if we really wish, to manage to get rid of our fears, of our worries about what people may “say” or “think” and set a course for deeper waters, or what is equivalent, to horizons which may be farther away than those restricting our quotidian mediocrity of anguish and disappointments. «He who stumbles on his way, no matter how little he moves forward, always gets somewhat closer to the end of his journey; but he who runs out of his way, the more he runs the farther he gets from the end of his trip» (St. Thomas Aquinas).

«Duc in altum»; «To pull out a little from the shore» (Lk 5:4): let us try not to rest by the shore of a world that lives by contemplating its navel! Our navigation through the seas of life has to take us towards the harbor on the promise land, the end of our course in this Heaven long waited for, which is a gift from the Father, but, indivisible too, the work of man —yours, mine— from the service to others in the Church's boat. Christ knows quite well the fishing grounds; it all depends upon us: or in our harbor of selfishness, or towards his horizons.

 

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Publié le 5 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 5,1-11): 

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. 

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

L’Application

 

Un charpentier donne le conseil et un pécheur Professional l’écoute.  Pour que cette écoute se passe bien, Pierre était préparé indirectement par l’enseignement que le Seigneur à donner au grand pulque. C’est dans cette écoute Pierre a appris écouter le conseil d’un charpentier. Il y a une grande différence d’entre la sagesse divine et la sagesse humaine.

Voilà le paradoxe de la vie chrétienne. La volonté divine nous apportera tellement de joie et bonheur, si nous restons fidèles à ce conseil que Dieu nous donne dans notre vie quotidienne. La sagesse humaine va nous déconseiller de l’écouter, car il n’y a rien convaincante dans ce conseil, selon la pensée contemporaine. La Croix est encore rejetée comme un scandale, et le monde cherche la résurrection sans passé par la passion. Pourtant, si mettons cette Parole en pratique, même si elle nous contrarie, elle produira beaucoup de fruit. Et Dieu nous transformera et nous élèvera de pécheurs ordinaires de la mer à pécheurs des hommes.

«Avance au large»

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 

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Publié le 4 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,38-44): En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie. 

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

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Publié le 3 Septembre 2018

 Gospel text

(Lc 4,31-37): 

Jesus went down to Capernaum, a town of Galilee, and began teaching the people at the sabbath meetings. They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority. In the synagogue there was a man possessed by an evil spirit who shouted in a loud voice, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I recognize you: you are the Holy One of God». Then Jesus said to him sharply, «Be silent and leave this man!». The evil spirit then threw the man down in front of them and came out of him without doing him harm. Amazement seized all these people and they said to one another, «What does this mean? He commands the evil spirits with authority and power. He orders, and you see how they come out!». And news about Jesus spread throughout the surrounding area.

 

The Application

 

Why Jesus is harsh with the devil who says the truth? Simply because Jesus doesn’t desire human glory, rather the will of the Father. Thus, in his discernment Jesus has rightly discovered that the intention of the devil is bad, though the act may be considered good to the human eyes.

The second question is the authority. Jesus draws his authority from the Father and delegates the same to us. The more we use this divine authority, the more we too become the givers of life and the liberators.

The third is more important than the first two points I have shared with you, because without this nothing is possible. It is the divine revelation. Though the identity of Jesus was not explicitly hidden, only those who are in spirit can identify this divine presence. All those who live in God, or at least connected to the divine will, or simply doing the will of God, (without even knowing it) will have the pleasure of seeing and identifying the divine work in them and in and around them. Though they may fail sometime in their discernment, these people are filled with joy and inner peace. Shall we learn to know the divine will and inherit the joy promised to us?

«They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority»

Fr. Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Spain)

Today, we can see how his teaching activity was Jesus' central mission of his public life. Jesus' preaching, however, was very different to others, and this surprised and amazed people. Despite the fact Jesus had not studied (cf. Jn 7:15), He, certainly, befuddled the Jews with his teachings, «for his word was spoken with authority» (Lk 4:32). His style of speech had the authority of he who knows He is the “Saint of God”.

It was precisely such authority in his speech that gave strength to his language. He used living and specific images, without any syllogisms or definitions; words and images He pulled out from the very nature or, more often than not, from the Holy Scriptures. Jesus was, no doubt, a good observer, a man close to human situations: while we can watch him teaching, we can also see him so close to people doing good to them (healing their sicknesses, driving out evil spirits, etc.). In the book of everyday life He read those experiences that, later on, He would use in his teachings. Despite this elementary and “basic” material, the Lord's word was always profound and perturbing, radically new and definite.

The greatest thing about Jesus Christ's speech was how He could combine his divine authority with the most incredible human simplicity. Both authority and simplicity were possible in Jesus thanks to his knowledge of the Father and his relation of amorous obedience with Him (cf. Mt 11:25-27). It is this especial relationship with the Father that explains that unique harmony between greatness and humility. The authority of his speech did not adjust to human parameters; there was no competition, no personal interest or glitter. It was the kind of authority manifested both by the sublimity of the word and its humility and simplicity. There was never in his lips any personal praise, haughtiness or shouting. Mansuetude, gentleness, understanding, peace, truth, light, justice..., this was the aroma surrounding the authority of his teachings.

 

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Publié le 3 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 4,31-37): 

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

 

L’Application

 

Pour mieux comprendre les mystères, nous avons besoin de grâce de Dieu. Même si ces mystères sont accessibles à tous, seulement les hommes animés par l’Esprit de Dieu peuvent les identifier, comme Anne et Siméon au temple. Laissons nos yeux ouverts pour qu’ils voient les œuvres de Dieu.

Je vous invite à méditer sur l’autorité divine et notre autorité,  est-elle née de cette autorité divine ou humaine ? Pouvons-nous apprendre à exercer l’autorité divine dans notre vie quotidienne  qui fait naître la vie et libère les hommes?

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive. 

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

 

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