Publié le 6 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 5,1-11): 

One day, as Jesus stood by the Lake of Gennesaret, with a crowd gathered around him listening to the word of God, He caught sight of two boats left at the water's edge by the fishermen now washing their nets. He got into one of the boats, the one belonging to Simon, and asked him to pull out a little from the shore. There He sat and continued to teach the crowd. 

When He had finished speaking He said to Simon, «Put out into deep water and lower your nets for a catch». Simon replied, «Master, we worked hard all night and caught nothing. But if you say so, I will lower the nets». This they did and caught such a large number of fish that their nets began to break. They signaled their partners in the other boat to come and help them. They came and filled both boats almost to the point of sinking. Upon seeing this, Simon Peter fell at Jesus' knees, saying, «Leave me, Lord, for I am a sinful man!». For he and his companions were amazed at the catch they had made and so were Simon's partners, James and John, Zebedee's sons. Jesus said to Simon, «Do not be afraid. You will catch people from now on». So they brought their boats to land and followed him, leaving everything.

 

The Application

 

I invite you all to observe all the inner movements of this story and try to put ourselves there and find out our own inner movements, which are in silence, but quite enriching and resourcing. Let us take the role of Jesus, Peter, the other disciples and the people who came to listen and see by ourselves their own inner movements. It all begins with a teaching, filled with wisdom, which nourished not only the general public, but also in silence indirectly preparing Peter for a great mission, which Peter was totally ignorant. Many at times, we too are prepared not in a way as we wish to be, rather strangely and surprisingly, it’s through our pains and sufferings, failures and disappointments, particularly in our emptiness that Jesus comes and elevates us, from nothing to divine fullness.

To achieve and raise towards this fullness, we should be ready to do something which go beyond the understanding of our minds and hearts. Here, we find that the carpenter gives direction to the professional fisher man. Though strange, Peter has decided to obey in silence. The fruit is exceptional even to his own understanding. He finds the greatness of God’s gift, beyond his capacity to hold on. It’s here Jesus elevates him as the fisher of men.

Are we ready for this moment of life? Let us learn to listen to the word of God and put the word in practice. Have a wonderful day.

«Put out into deep water»

Fr. Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Spain)

Today, we are still surprised at how those fishermen were capable of leaving everything behind, their job, their families, to follow Jesus («They brought their boats to land and followed him, leaving everything»: Lk 5:11), precisely when He manifested himself before them as an exceptional collaborator for the business which they lived from. If Jesus of Nazareth would make the same proposal to us, in our 21st century..., would we have as much courage as those other men had?; should we be able to sense which is the true gain for us?

We Christians believe that Christ is ever present; this resurrected Christ, therefore, requests us, not only to Peter, John or James, but to George, Joe, Paula, and all of us who accept him as our Lord, that we accept him —from Luke's text— in the boat of our life for He wants to rest by our side; He requests us to let him make use of us, to allow him to show us where He wants to guide our existence to, so we can become productive amid a society which every day is more far away and in need of God's Good News. The proposal is quite attractive, we need only to know how are we, and if we really wish, to manage to get rid of our fears, of our worries about what people may “say” or “think” and set a course for deeper waters, or what is equivalent, to horizons which may be farther away than those restricting our quotidian mediocrity of anguish and disappointments. «He who stumbles on his way, no matter how little he moves forward, always gets somewhat closer to the end of his journey; but he who runs out of his way, the more he runs the farther he gets from the end of his trip» (St. Thomas Aquinas).

«Duc in altum»; «To pull out a little from the shore» (Lk 5:4): let us try not to rest by the shore of a world that lives by contemplating its navel! Our navigation through the seas of life has to take us towards the harbor on the promise land, the end of our course in this Heaven long waited for, which is a gift from the Father, but, indivisible too, the work of man —yours, mine— from the service to others in the Church's boat. Christ knows quite well the fishing grounds; it all depends upon us: or in our harbor of selfishness, or towards his horizons.

 

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Publié le 5 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 5,1-11): 

Un jour, Jésus se trouvait sur le bord du lac de Génésareth; la foule se pressait autour de lui pour écouter la parole de Dieu. Il vit deux barques amarrées au bord du lac; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques, qui appartenait à Simon, et lui demanda de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit et, de la barque, il enseignait la foule. 

Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson». Simon lui répondit: «Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets». Ils le firent, et ils prirent une telle quantité de poissons que leurs filets se déchiraient. Ils firent signe à leurs compagnons de l'autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu'elles enfonçaient. A cette vue, Simon-Pierre tomba aux pieds de Jésus, en disant: «Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur». L'effroi, en effet, l'avait saisi, lui et ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu'ils avaient prise; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, ses compagnons. Jésus dit à Simon: «Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras». Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

 

L’Application

 

Un charpentier donne le conseil et un pécheur Professional l’écoute.  Pour que cette écoute se passe bien, Pierre était préparé indirectement par l’enseignement que le Seigneur à donner au grand pulque. C’est dans cette écoute Pierre a appris écouter le conseil d’un charpentier. Il y a une grande différence d’entre la sagesse divine et la sagesse humaine.

Voilà le paradoxe de la vie chrétienne. La volonté divine nous apportera tellement de joie et bonheur, si nous restons fidèles à ce conseil que Dieu nous donne dans notre vie quotidienne. La sagesse humaine va nous déconseiller de l’écouter, car il n’y a rien convaincante dans ce conseil, selon la pensée contemporaine. La Croix est encore rejetée comme un scandale, et le monde cherche la résurrection sans passé par la passion. Pourtant, si mettons cette Parole en pratique, même si elle nous contrarie, elle produira beaucoup de fruit. Et Dieu nous transformera et nous élèvera de pécheurs ordinaires de la mer à pécheurs des hommes.

«Avance au large»

Abbé Pedro IGLESIAS Martínez 
(Rubí, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, nous sommes surpris de constater que ces pécheurs furent capables de quitter leur travail, leur famille et de suivre Jésus («laissant tout, ils le suivirent»: Lc 5,11) précisément au moment où Celui-ci se présente à leurs yeux comme un collaborateur d'exception dans le négoce qui assure leur subsistance. Si Jésus de Nazareth nous faisait la même proposition, en notre XXIe siècle…, aurions-nous le courage de ces hommes? Serions-nous capables de saisir où est le véritable gain?

Nous, chrétiens, nous croyons que le Christ est éternel présent; par conséquent, ce Christ qui est ressuscité demande, non plus à Pierre, à Jean ou à Jacques, mais à Georges, à Emmanuel ou à Paula, à chacun de ceux qui le confessent comme leur Seigneur, Il demande, je le répète, sur la base du texte de Luc, de le prendre dans la barque de notre vie, car Il veut se reposer à nos côtés; Il nous demande de le laisser se servir de nous, de lui permettre de nous montrer vers où orienter notre existence pour être féconds au milieu d'une société nécessiteuse de la Bonne Nouvelle, dont elle s'éloigne pourtant chaque fois davantage. La proposition est attirante, il ne nous manque qu'à savoir et à vouloir nous défaire de nos craintes, de nos préjugés et de mettre le cap vers des eaux plus profondes ou, ce qui revient au même, vers des horizons plus lointains que ceux qui limitent notre médiocre quotidien fait d'angoisses et de découragements. «Celui qui peine sur la route, pour peu qu'il avance, se rapproche du but; celui qui court hors du chemin, plus il court, plus il s’éloigne du but» (saint Thomas d'Aquin).

«Duc in altum», «Avance au large» (Lc 5,4): Ne restons pas sur les bords d'un monde qui vit en se regardant le nombril! Notre navigation sur les mers de la vie doit nous emmener à jeter l'ancre dans la terre promise, fin de notre traversée vers ce Ciel espéré, cadeau du Père mais aussi —indivisiblement— travail de l'homme —le tien, le mien— au service des autres dans la barque de l'Église. Le Christ connaît bien les fonds, tout dépend de nous: ou bien le port de notre égoïsme, ou bien ses horizons à Lui.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,38-44): En quittant la synagogue, Jésus entra chez Simon. Or, la belle-mère de Simon était oppressée par une forte fièvre, et on implora Jésus en sa faveur. Il se pencha sur elle, interpella vivement la fièvre, et celle-ci quitta la malade. A l'instant même, elle se leva, et elle les servait. Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des infirmes atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Et Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant: «Tu es le Fils de Dieu!». Mais Jésus les interpellait vivement et leur interdisait de parler parce qu'ils savaient, eux, qu'il était le Messie. 

Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Les foules le cherchaient; elles arrivèrent jusqu'à lui, et elles le retenaient pour l'empêcher de les quitter. Mais il leur dit: «Il faut que j'aille aussi dans les autres villes pour leur annoncer la Bonne Nouvelle du règne de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé». Et il se rendait dans les synagogues de Judée pour y proclamer la Bonne Nouvelle.

«Jésus, imposant les mains à chacun d'eux, les guérissait. Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons un contraste: ceux qui cherchent Jésus et Jésus, Lui qui guéri toute “infirmité” (à commencer par la belle-mère de Simon Pierre) en même temps: «Des esprits mauvais sortaient de beaucoup d'entre eux en criant» (Lc 4,41). C'est-à-dire: le bien et la paix, d'un côté; et le mal et le désespoir de l'autre.

Ce n'est pas la première fois que le diable est présenté en “sortant”, c'est à dire, en fuyant la présence de Dieu parmi les cris et les hurlements. Rappelons nous également le possédé du pays des Géraséniens (cf. Lc 8,26-39). Il est surprenante que le diable lui-même reconnaisse Jésus et que comme dans le cas de celui du possédé du pays des Géraséniens, ce soit lui qui vienne à sa rencontre (en colère et furieux, bien entendu, parce que la présence de Dieu dérange sa méprisable tranquillité).

Combien de fois avons-nous pensé que notre rencontre avec Jésus était une gêne! Cela nous gêne d'aller à la messe le dimanche, nous nous inquiétons du fait que nous n'avons pas prié depuis longtemps, nous sommes honteux de nos erreurs, au lieu d'aller chez le Médecin de notre âme et simplement lui demander pardon… Réfléchissons si n'est pas le Seigneur qui doit toujours venir à notre rencontre, car nous nous faisons prier pour laisser notre petit “trou” et aller à la rencontre de Celui qui est le Pasteur de nos vies! Cela s'appelle tout simplement: tiédeur.

Il y a un diagnostic pour ça: atonie; aucune pulsation dans l'âme, angoisse, curiosité désordonnée, hyperactivité, paresse spirituelle à l'égard des questions de la foi, pusillanimité; envie d'être seul… mais, il y a aussi un antidote: arrêter de se regarder soi-même et se retrousser les manches. S'engager à consacrer un moment chaque jour à Jésus (c'est ce qu'on entend par oraison), Jésus le faisait, puisque «quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert» (Lc 4,42). S'engager à vaincre notre égoïsme sur une petite chose chaque jour pour le bien des autres (c'est ce qu'on appelle aimer). Faire le “petit-grand” engagement de vivre chaque jour en cohérence avec notre vie chrétienne.

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Publié le 3 Septembre 2018

 Gospel text

(Lc 4,31-37): 

Jesus went down to Capernaum, a town of Galilee, and began teaching the people at the sabbath meetings. They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority. In the synagogue there was a man possessed by an evil spirit who shouted in a loud voice, «What do you want with us, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I recognize you: you are the Holy One of God». Then Jesus said to him sharply, «Be silent and leave this man!». The evil spirit then threw the man down in front of them and came out of him without doing him harm. Amazement seized all these people and they said to one another, «What does this mean? He commands the evil spirits with authority and power. He orders, and you see how they come out!». And news about Jesus spread throughout the surrounding area.

 

The Application

 

Why Jesus is harsh with the devil who says the truth? Simply because Jesus doesn’t desire human glory, rather the will of the Father. Thus, in his discernment Jesus has rightly discovered that the intention of the devil is bad, though the act may be considered good to the human eyes.

The second question is the authority. Jesus draws his authority from the Father and delegates the same to us. The more we use this divine authority, the more we too become the givers of life and the liberators.

The third is more important than the first two points I have shared with you, because without this nothing is possible. It is the divine revelation. Though the identity of Jesus was not explicitly hidden, only those who are in spirit can identify this divine presence. All those who live in God, or at least connected to the divine will, or simply doing the will of God, (without even knowing it) will have the pleasure of seeing and identifying the divine work in them and in and around them. Though they may fail sometime in their discernment, these people are filled with joy and inner peace. Shall we learn to know the divine will and inherit the joy promised to us?

«They were astonished at the way He taught them, for his word was spoken with authority»

Fr. Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Spain)

Today, we can see how his teaching activity was Jesus' central mission of his public life. Jesus' preaching, however, was very different to others, and this surprised and amazed people. Despite the fact Jesus had not studied (cf. Jn 7:15), He, certainly, befuddled the Jews with his teachings, «for his word was spoken with authority» (Lk 4:32). His style of speech had the authority of he who knows He is the “Saint of God”.

It was precisely such authority in his speech that gave strength to his language. He used living and specific images, without any syllogisms or definitions; words and images He pulled out from the very nature or, more often than not, from the Holy Scriptures. Jesus was, no doubt, a good observer, a man close to human situations: while we can watch him teaching, we can also see him so close to people doing good to them (healing their sicknesses, driving out evil spirits, etc.). In the book of everyday life He read those experiences that, later on, He would use in his teachings. Despite this elementary and “basic” material, the Lord's word was always profound and perturbing, radically new and definite.

The greatest thing about Jesus Christ's speech was how He could combine his divine authority with the most incredible human simplicity. Both authority and simplicity were possible in Jesus thanks to his knowledge of the Father and his relation of amorous obedience with Him (cf. Mt 11:25-27). It is this especial relationship with the Father that explains that unique harmony between greatness and humility. The authority of his speech did not adjust to human parameters; there was no competition, no personal interest or glitter. It was the kind of authority manifested both by the sublimity of the word and its humility and simplicity. There was never in his lips any personal praise, haughtiness or shouting. Mansuetude, gentleness, understanding, peace, truth, light, justice..., this was the aroma surrounding the authority of his teachings.

 

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Publié le 3 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 4,31-37): 

Jésus descendit à Capharnaüm, ville de Galilée, et il y enseignait, le jour du sabbat. On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité. Or, il y avait dans la synagogue un homme possédé par un esprit démoniaque, qui se mit à crier d'une voix forte: «Ah! que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais fort bien qui tu es: le Saint, le Saint de Dieu!». Jésus l'interpella vivement: «Silence! Sors de cet homme!». Alors le démon le jeta par terre devant tout le monde et sortit de lui sans lui faire aucun mal. Tous furent effrayés, et ils se disaient entre eux: «Quelle est cette parole? Car il commande avec autorité et puissance aux esprits mauvais, et ils sortent!». Et la réputation de Jésus se propagea dans toute la région.

 

L’Application

 

Pour mieux comprendre les mystères, nous avons besoin de grâce de Dieu. Même si ces mystères sont accessibles à tous, seulement les hommes animés par l’Esprit de Dieu peuvent les identifier, comme Anne et Siméon au temple. Laissons nos yeux ouverts pour qu’ils voient les œuvres de Dieu.

Je vous invite à méditer sur l’autorité divine et notre autorité,  est-elle née de cette autorité divine ou humaine ? Pouvons-nous apprendre à exercer l’autorité divine dans notre vie quotidienne  qui fait naître la vie et libère les hommes?

«On était frappé par son enseignement parce que sa parole était pleine d'autorité»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous voyons comment l'enseignement fut le centre de la mission de Jésus dans sa vie publique. Mais la prédication de Jésus était très différente de celle des autres maîtres de la loi et cela faisait que les gens étaient dans la confusion et dans l'admiration. C'est clair que bien que Jésus n'avait jamais fait des études Il déconcertait par son enseignement car Il «parlait avec autorité». Sa façon de parler avait l'autorité de celui qui sait qu'Il est “le Saint de Dieu”.

Précisément, cette autorité dans sa façon de parler était ce qui donnait de la force à son langage. Il utilisait des images vives et concrètes, sans syllogismes ni définitions; paroles et images qu'Il tirait de la nature ou des Saintes Ecritures. Il n'y a pas de doute que Jésus était un bon observateur, et très proche des situations humaines en tous genres: en même temps que nous le voyons en train d'enseigner, nous le voyons en train de faire le bien autour de Lui (guérison des malades, expulsion des démons, etc.). Il lisait dans le livre de la vie de tous les jours, des expériences de tous les jours qu'il utilisait pour enseigner. Même si ce matériel était basique et rudimentaire, la parole du Seigneur était toujours d'une grande profondeur, inquiétante, tout à fait nouvelle, définitive. 

La chose la plus grande dans la manière de parler de Jésus était qu'Il conciliait l'autorité divine avec la plus incroyable simplicité humaine. Autorité et simplicité étaient possibles pour Jésus grâce à sa connaissance du Père et à la relation d'obéissance amoureuse qu'Il entretenait avec Lui (cf. Mt 11,25-27). C'est précisément cette relation avec le Père qui explique l'harmonie unique entre la grandeur et l'humilité. L'autorité de son langage ne s'ajustait pas du tout aux paramètres humains, Il n'y avait aucune concurrence, aucun intérêt personnel ou empressement de se montrer. C'était une autorité qui se manifestait tant par le sublime de ses paroles ou ses actions que par son humilité et sa simplicité. De sa bouche ne sortaient pas des éloges personnels, ni de l'arrogance, ni des cris… Mansuétude, douceur, compréhension, paix, sérénité, miséricorde, vérité, lumière, justice… voici les parfums qu'exhalait l'autorité de son enseignement.

 

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Publié le 2 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,16-30): 

Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l'habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui présenta le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit: ‘L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur’». 

Jésus referma le livre, le rendit au servant et s'assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire: «Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit». Tous lui rendaient témoignage; et ils s'étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils se demandaient: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?». Mais il leur dit: «Sûrement vous allez me citer le dicton: ‘Médecin, guéris-toi toi-même. Nous avons appris tout ce qui s'est passé à Capharnaüm: fais donc de même ici dans ton pays!’». Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien». 

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L'Application

 

Jésus entre dans son village, ce retour est important pour nous tous. Tout commence ici et il faut, car Dieu nous demande d’être missionnaire d’abord, à la maison, au bureau, quoi que soit le lieu que nous sommes.

Il s’appui à l’écriture sacré. Même s’il soit la Parole vivante, il nous oriente vers cette écriture sacré, qui sera notre source de resourcement.

Il est envoyé à annoncer la Bonne Nouvelle. Comme nous dit saint Grégoire le grand, nous sommes les guetteurs et veilleurs de la société.

Jésus nous affirme que Dieu ne s’arrête pas travailler et Il fait son choix. Il faut apprendre à être juste devant regard de ce Dieu qui nous aime.  Il y aura les oppositions et les échecs. Comme Lui, glisser parmi eux, il faut savoir vivre avec les opposants, en leur donnant une possibilité de conversion et de réconciliation.

 

 

«Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit»

Abbé David AMADO i Fernández 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, «cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit» (Lc 4,21). Avec ces paroles Jésus commente dans la synagogue de Nazareth le texte d'Isaïe: «L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction» (Lc 4,18) Ces paroles ont une signification qui dépasse le moment exact auquel elles furent prononcées. L'Esprit Saint habite dans la plénitude à l'intérieur du Christ et c'est Lui qui le transmet aux croyants.

Mais, en plus, toutes les paroles de l'Évangile ont une actualité qui est éternelle. Elles sont éternelles car elles ont été prononcées par l'Éternel, et elles sont toujours d'actualité car Dieu fait qu'elles s'accomplissent à toute époque. Quand nous écoutons la Parole de Dieu nous devons la recevoir non pas comme un discours humain, mais comme une parole qui a le pouvoir de nous transformer. Dieu ne parle pas à nos oreilles, il parle à notre cœur. Tout ce qu'Il dit est profondément rempli de sagesse et d'amour. La parole de Dieu est une source inépuisable de vie: «Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source» (Saint Ephrem). Ses paroles sortent du cœur de Dieu. Et, de ce même cœur, du sein de la Trinité Jésus, Verbe du Père, est venu aux hommes. 

C'est pour cela que chaque jour, quand nous entendons l'évangile, nous devons nous dire ce que disait Marie: «qu'il me soit fait selon votre parole» (Lc 1,38) et là Dieu nous répondra: Cette parole de l'Écriture, que vous venez d'entendre, c'est aujourd'hui qu'elle s'accomplit. Mais, pour que cette Parole soit efficace sur nous, il faut nous détacher de tout préjugé. Les contemporains de Jésus ne l'ont pas compris parce qu'ils le regardaient avec les yeux humains: «N'est-ce pas là le fils de Joseph?» (Mc 4,22). Ils voyaient l'humanité du Christ mais ils n'ont jamais constaté sa divinité. A chaque fois que nous écoutons la Parole de Dieu, au-delà du style littéraire, de la beauté du texte ou de la particularité de la situation, nous devons savoir que c'est Dieu Lui-même qui nous parle.

 

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Publié le 2 Septembre 2018

La foi chrétienne est une foi de parole non pas des mots ou des lettres. La fidélité à cette Parole dictée par Dieu Lui-même, et de temps en temps  à travers les bouches des prophètes, Elle nous oriente et nous enseigne. Si nous mettons cette Parole en pratique comme nous exige la foi, nous aurons la vie, la Vie en Dieu. C’est ainsi, une vie totalement configurée et transformée, nous aurons une nouvelle vie en Christ et Jésus Lui-même devient notre Vie.

Nourri par cette Parole de Dieu, elle devient de facto le centre de notre existence, la source de notre pensée et la cause de nos actes. Si nous faisons un choix, il me semble logique, d’entre la Parole et la Personne, il faut savoir discerner et choisir la Personne, l’auteur de la Parole que la Parole elle-même.  La tradition, la culture, le culte, etc.,  doivent céder sa place à Dieu, l’auteur de la création.  Les hommes, les petits hommes cherchent et s’appuient à la loi et à  la tradition et les hommes de foi cherchent la volonté divine dans cette loi et la tradition.

L’histoire de salut nous confirme que ce Dieu dont nous croyons est avec nous, et en nous. Il nous a accompagné jusqu’au jour de notre temps et Il nous accompagnera jusqu’à la fin. Nous le savons que par l’incarnation il a créé une proximité divine que l’homme ne peut jamais imaginer.  Par son humanité Jésus nous a fait participés à sa divinité. C’est pourquoi Il nous demande d’être fidèles à l’essentiel de la vie chrétienne : la volonté divine.

Le don de discernement doit impérativement jouer un rôle important dans notre décision. Puisque Dieu nous a créés à son image, il faut grader cette image scrupuleusement pure, sans aucune manipulation et pollution. Si notre conscience et cette image de Dieu en nous, est polluée par les pensées purement charnelles, tout ce qui sort de notre pensée et de notre bouche sera autant charnelle que nous sommes. C’est ainsi, les actes même s’ils soient bon, resteront purement charnels. Nous oublierons dans le courant des vents de la société et avec les pensée contemporaines et modernes que d’être humain est d’être divin.  En effet  l’homme devient dieu de sa propre création en enseignant un nouvel enseignement cohérent avec la pensée contemporaine, et en s’éloignant de l’Auteur de la vie, Dieu. Il restera fidèle à la loi et à la tradition. Jésus nous en garde et nous rappelle aujourd’hui en nous invitant à aller à l’essentiel de la vie.

Mes amis, soyons fidèles au enseignement de l’Eglise du Seigneur. Mettons en pratique l’amour de Dieu et en nous nous exprimant dans notre pardon et de miséricorde. De la bouche de saint Jacques l’Eglise du Seigneur nous enseigne : Mettez la Parole (amour et miséricorde) en pratique, ne vous contentez pas de l’écouter : ce serait vous faire illusion. » Amen.

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Publié le 1 Septembre 2018

Christian faith is a faith conditioned by the Word of God, not mere words or letters. Fidelity to this Word dictated by God Himself, and from time to time through the mouths of the prophets, necessarily guides, orients us and teaches us. If we put this Word into practice as faith demands of us, we will have life, Life in God. Thus, a totally configured and transformed life, will be a new life and since this life in configured in Christ, we will have a new life in Christ and Jesus Himself becomes our Life.

Nourished by this Word of God, it becomes de facto the centre of our existence, the source of our thoughts and the cause of our actions. If we make a choice, it seems logical to me, between the Word and the Person, we must know how to discern and choose the Person, the author of the Word than the Word itself.  Tradition, culture, worship, etc., must give way to God, the author of creation.  The great difference of the man oriented by excellence is the Man, little men who seeks and support the law and tradition in its perfection and a man of faith seek the divine will in this law and tradition. Thus he learns to go beyond what is established and visible, towards a newness and invisible truth in every moment and event of life.

The history of salvation confirms to us that this God of our faith is with us, and in us. He has accompanied us until the day of our time and He will accompany us until the end. We know that through the incarnation He created a divine closeness that man can never imagine.  Through the humanity Jesus, God has made us in a dignified way, capable of participating in His divinity. That is why He asks us to be faithful to the essential of Christian life: the divine will.  Without seeking this divine will in our personal and social life, our life itself will lose the meaning of existence.

The gift of discernment, one of the seven gifts of the Holy Spirit, must play an important role in our decision making process. This process of discernment will certainly take in account the story of creation. Since God created us in His image, we must preserve this image scrupulously pure, without any manipulation and pollution. If our consciousness and this image of God in us, is polluted by purely sensual thoughts, everything that comes out of our thoughts and mouth will be as fleshly as we are. Thus, acts even if they are good, will remain purely carnal. If we continue to do so, we will certainly forget in the current of the winds of society and with contemporary and modern thoughts that to be human is to be divine.  Indeed in this circumstance, man becomes god of his own creation by teaching a new thought coherent with contemporary thinking, and by consequence moves away from the Author of life, God. Without divine foundation, in his thirst to be perfect and holy, he will remain true to the law and tradition, without understandng neither the source nor the finality. Jesus keeps us from this worldly and sensual mentality and reminds us today by inviting us to go to the essentials of life: The divine will, expressed explicitly in His teachings.

My dear friends, let us be faithful to the teaching of Christ and of the Church of the Lord. This is the first step towards inner peace and joy. Let us put into practice the love of God by expressing ourselves as Christians in our forgiveness and mercy. This positive engagement will help us to preserve the joy and hope in us  that God has gladly and gnenerously has accorded to us. From the mouth of Saint James, the Church of the Lord teaches us: Put the Word (love and mercy) into practice, do not just listen to it: it would be an illusion. " Have a wonderful Sunday.

 

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 31 Août 2018

Gospel text

(Mt 25,14-30): 

Jesus told this parable to his disciples, «Imagine someone who, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them. He gave five talents of silver to one, then two to another, and one to a third, each one according to his ability; and he went away. He who received five talents went at once to do business with the money and gained another five. The one who received two did the same and gained another two. But the one with one talent dug a hole and hid his master's money.

»After a long time, the master of those servants returned and asked for a reckoning. The one who received five talents came with another five talents, saying: ‘Lord, you entrusted me with five talents, but see I have gained five more with them’. The master answered: ‘Very well, good and faithful servant, since you have been faithful in a few things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. Then the one who had two talents came and said: ‘Lord, you entrusted me with two talents; I have two more which I gained with them’. The master said: ‘Well, good and faithful servant, since you have been faithful in little things, I will entrust you with much more. Come and share the joy of your master’. 

»Finally, the one who had received one talent came and said: ‘Master, I know that you are an exacting man. You reap what you have not sown and gather what you have not invested. I was afraid, so I hid your money in the ground. Here, take what is yours’. But his master replied: ‘Wicked and worthless servant, you know that I reap where I have not sown and gather where I have not invested. Then you should have deposited my money in the bank, and you would have given it back to me with interest on my return. Therefore, take the talent from him, and give it to the one who has ten. For to all those who have, more will be given, and they will have an abundance; but from those who are unproductive, even what they have will be taken from them. As for that useless servant, throw him out into the dark where there will be weeping and gnashing of teeth’».

 

The Application

 

Those who complain that they don’t have enough of what they merit or what they judge as basic of life, fail to understand the very little what they have received, and have radically failed to use them or multiply them.

When we say that we don’t have a generous brother, sister or parents, we fail to recognise in them a very rich human relationship that we can establish with them. When we complain that we don’t have much wealth, we fail to see through in our relationship that we have a very rich human relationship and lot of friends. When we complain that we don’t have high intelligence or memory power, we fail radically understand the great heart and humanity that we carry in us, without any effort. And the list can be very long.

It’s here Jesus is inviting each and every one us to identify the talents and good things that He has naturally put in us, sometime personally, sometime through our generations, as heritage. They all have a purpose, particularly to accomplish the mission. Some of us are rich in spirituality and others are rich in science. Every one of us is rich in something or the other. The self-knowledge will help us to identify them and use them in a right way, so that the Kingdom of God may be established, here and now.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Eternal Joys, by Gregory the Great (540-604 AD)

"All the good deeds of our present life, however many they may appear to be, are few in comparison with our eternal recompense. The faithful servant is put in charge of many things after overcoming all the troubles brought him by perishable things. He glories in the eternal joys of his heavenly dwelling. He is brought completely into the joy of his master when he is taken into his eternal home and joined to the company of angels. His inner joy at his gift is such that there is no longer any external perishable thing that can cause him sorrow."  (excerpt from FORTY GOSPEL HOMILIES 9.2)

 

«Someone, before going abroad, summoned his servants to entrust his property to them»

Fr. Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Spain)

Today, we contemplate the parable of the Talents. Here, we can appreciate something like a change of style in Jesus' message: the announcement of the Kingdom is no longer limited to point out its nearness but to the description of its contents through stories: it is the time of the parables!

A great man sets out to start a long trip, and entrusts his assets to his servants. He might have distributed them equally, but he preferred not to. He gave each one according to his abilities (five, two and one). Each servant could capitalize with that money the beginning of a good business. The two first servants did well administering their deposits, but the third one —through fear or laziness— preferred to hide it away and eluded any investment: he chose the comfort of his own poverty.

The master came back... and asked for a reckoning. He rewarded the courage and foresight of the two first servants that were able to duplicate his entrusted deposits. But the treatment to the “cautious” servant was very different.

Two thousand years later the message of this parable is still very much applicable. Modern democracies are moving towards a progressive separation between Church and State, which is not bad; rather on the contrary. However, this global and progressive mentality hides a secondary effect, which may be dangerous for us Christians: to become the living image of that third servant whom the master (biblical figure of God Father) scolded to with great severity. Without any malice, just out of comfort or fear, we are running the risk of hiding away and reducing our Christian faith to the private environment of our family and intimate friends. The Gospel should not be limited to a reading and sterile contemplation. With courage and risk, we have to manage our Christian vocation in our own social and professional environment, while proclaiming the figure of Christ with words and examples.

St. Augustine cites: «Those of us who preach the word of God to the people are not so far away from human condition and from the thinking supported by faith that we may not realize our own dangers. But we are consoled by the fact that where our risk lies because of our Christian ministry, we have the help of your prayers».

 

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Publié le 31 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 25,14-30): 

«C'est comme un homme qui partait en voyage: il appela ses serviteurs et leur confia ses biens. A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître. 

»Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié cinq talents; voilà, j'en ai gagné cinq autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, tu m'as confié deux talents; voilà, j'en ai gagné deux autres’. ‘Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître’. 

»Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit: ‘Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain. J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient’. Son maître lui répliqua: ‘Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!’».

 

L’Application

 

Le Maître en voyage confie en nous ses brebis en nous offrant les dons nécessaires, selon notre capacité. Je vous invite à identifier les dons que nous avons reçus.

 

Le maître revient : ce retour nous aide à comprendre non seulement l’utilité de ces dons, mais aussi notre propre devoir envers de ce propriétaire de ces dons dont nous avons reçus. Si nous n’avons pas encore les identifier, comment pouvons-nous les multiplier ?  

Comment répondrions-nous à ce serviteur qui juge son maître ?

«C'est comme un homme qui partait en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens»

Abbé Albert SOLS i Lúcia 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons la parabole des talents. Nous constatons un changement de style dans le message de Jésus: l'annonce du Royaume ne se limite plus à nous signaler son approche mais plutôt à nous raconter ce qu'il contient par des descriptions: c'est l'heure des paraboles!

Un grand homme décide d'entreprendre un long voyage, et confie tout son patrimoine à ses serviteurs. Il aurait pu en effet le répartir en parties égales, mais ne l'a pas fait ainsi. Il donne à chacun selon ses capacités (cinq, deux et un talent). Avec cet argent chaque serviteur peut capitaliser le début d'un commerce. Les deux premiers se lancent dans l'administration de leurs dépôts, mais le troisième, par crainte ou par paresse, préfère le garder en évitant tout investissement: il s'est enfermé dans le confort de sa pauvreté.

Le Seigneur revient et exige qu'on lui rende des comptes (cf. Mt 25,19). Il récompense le courage des deux premiers qui avaient doublé les sommes qu'il leur avait confiées. Sa réaction envers le serviteur “prudent” fut tout autre. 

Deux mille ans après, le message de cette parabole est toujours d'actualité. Les démocraties modernes se dirigent vers une séparation progressive entre l'Église et l'État. Cela n'est pas mauvais, au contraire. Néanmoins, cette mentalité globale et progressive cache un effet secondaire, dangereux pour les chrétiens: devenir l'image vivante du troisième serviteur qui se fait réprimander sévèrement par son Maître (figure biblique de Dieu le Père). Sans aucune malice, par confort ou par crainte, nous courons le risque de cacher et réduire notre foi chrétienne aux membres de notre famille et amis intimes. On ne peut pas se contenter d'une simple lecture et d'une contemplation stérile de l'Évangile. Nous devons gérer avec courage, et en prenant des risques, notre vocation chrétienne dans notre milieu social et professionnel, en proclamant le Christ par des paroles et par des témoignages.

Saint Augustin dit: «Nous qui prêchons la parole de Dieu aux peuples nous ne sommes pas si éloignés de la condition humaine et de la réflexion appuyée sur la foi au point de ne plus voir nos dangers. Mais cela nous console de savoir que là où il y a des dangers à cause de notre ministère, là aussi nous avons l'aide de vos prières».

 

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