Publié le 25 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 8,19-21): 

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir». Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique».

«Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons un beau passage des Évangiles. Jésus n'offense en rien sa Mère, car Elle est la première à écouter la Parole de Dieu et d'Elle naquît Celui-là même qui est la Parole. C'est Elle aussi qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38), répond-Elle à l'ange lors de l'Annonciation.

Jésus nous dit ce qu'il nous faut pour être, nous aussi, membres de sa famille: «ce sont ceux qui écoutent…» (Lc 8,21) et pour écouter il faut nous approcher comme ces mêmes membres, qui parvinrent jusqu'où il se trouvait; mais ils ne purent s'approcher de Lui à cause de la foule. Il conviendrait que nous nous demandions si nous luttons et nous efforçons de vaincre les obstacles que nous rencontrons au moment de nous approcher de la Parole de Dieu. Est-ce que je dédie chaque jour quelques minutes à lire, écouter et méditer la Sainte Écriture? Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que «nous devons méditer continuellement la Parole de Dieu (…); cette méditation aide puissamment dans la lutte contre le péché».

Et, finalement, accomplir la Parole, il ne suffit pas de l'écouter; il faut l'accomplir si nous voulons être membres de la famille de Dieu. Nous devons mettre en pratique ce qu'on nous dit! C'est pourquoi il est bon que nous nous demandions si nous obéissons seulement quand ce qu'on nous demande nous plaît ou est relativement facile, et si, au contraire, quand il faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels ou à nos moments de repos…, nous mettons la Parole entre parenthèses jusqu'à ce que viennent des temps meilleurs. Demandons à la Vierge Marie d'écouter et d'accomplir comme Elle la Parole de Dieu, afin d'avancer sur le chemin qui conduit à la félicité perdurable.

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 8,16-18): 

Jesus said to his disciples, «No one, after lighting a lamp covers it with a bowl or puts it under the bed; rather he puts it on a lamp-stand so that people coming in may see the light. In the same way, there is nothing hidden that shall not be uncovered; nothing kept secret that shall not be known clearly. Now, take care how well you listen, for whoever produces will be given more, but from those who do not produce, even what they seem to have will be taken away from them».

 

The Application

 

Though this example may look very much stupid (because no one lights up the lamp and cover it with a bowl), in truth, many of us do the same, in relation to our talents and gifts that God has naturally put in us. Sadly, some of us don’t know the good qualities that Lord has put in us. Our generosity, our listening capacity, our ability to do some good work like singing and dancing, etc, are some of the examples of such good qualities that the Lord has put in us.

The self-knowledge is the best knowledge, because it is here that all begins. Knowing ourselves and our talents may help us to develop them for the well-being of our brothers and sisters. If we don’t know what we are, the talents that we have naturally cultivated, the experiences that we had, both pleasant and painful, we won’t understand and know the many wonderful means that God has given to us, to accomplish the mission that He has entrusted to us. Even if we don’t understand the mission entrusted to us, if we use the talents, to its perfection, somewhere we will be close to the accomplishment of the mission entrusted to us. Have a wonderful day.

«He puts it on a lamp-stand so that people coming in may see the light»

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Spain)

Today, a Gospel as brief as this one, is all the same rich in themes appealing to our attention. In the first place, “to give light”: everything is clear in God's eyes! Second great theme: Graces keep in line, if we are faithful to one we receive one blessing after another: «Gratia pro Gratia» (Jn 1:16). And last, human language for divine and imperishable things. 

God's Light for those joining the Church! Christian mothers, whispering in their children's ear, have been teaching them for centuries, expressive words, but most of all, they have been doing it with the “light” of their good examples. They have also sown the typical popular and evangelic wisdom, compressed in many proverbs, as full of wisdom as of faith. One of these sayings is this: «Throw some light on, not smoke». St. Matthew tells us: «(...) and it gives light unto all that are in the house. Let your light so shine before men, that they may see your good works, and glorify your Father which is in Heaven» (Mt 5:15-16).

Examining our conscience at dusk can be compared to the shopkeeper who cashes up to check the fruit of his work. He does not start by asking: —How much have I lost today? He rather wonders: —How much money did I make today? And immediately after, he may add: —How can I make more tomorrow, what can I do to improve? To finalize our working day we may end it up with a thanksgiving prayer and, in contrast, with an act of love and regret. —I regret not having loved more and hope with illusion, to start, tomorrow, a new day to please Our Lord, who always sees me, comes with me and loves me so much. —I want to give more light while diminishing the smoke of my love's fire.

In family evenings, parents and grandparents have forged —and still do— the personality and compassion of today's children and tomorrow's men. It is worth it! It is urgent! The Virgin Mary, Morning Star, Virgin of Dawn preceding the Light of the Sun-Jesus, guides us and gives us her hand. «O Happy Virgin! It is impossible that he whom you have looked at, gets lost» (St. Anselm).

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 8,16-18): 

«Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir».

 

L’Application

 

Soyons la lumière du monde et apprenons à utiliser tous les dons dont Dieu nous a accordé. La lumière dont Jésus a mis dans notre cœur, a une spécialité. Le plus elle s’illumine, le plus elle peut se grandir en nous. Cette lumière d’espérance et d’amour, si nous l’utilisons pas bien, comme il faut, il y a un grand danger, de perdre, même tout ce que nous avons.

Pourquoi nous devons les multiplier ou utiliser ? Parce qu’il y a une finalité de ces dons. Si nous ne les utilisons ou multiplions pas, comment pouvons-nous, accomplir la mission confiée à nous, (personnellement par le Seigneur) ?

«On la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, cet Évangile si bref est riche en thèmes qui attirent notre attention. En premier lieu, “faire la lumière”: tout est évident aux yeux de Dieu! Deuxième grand thème: les Grâces sont entrelacées, la fidélité à l'une attire les autres: «Gratia pro Gratia» (Jn 1,16). Enfin, voici un langage humain pour des choses divines et perdurables. 

Lumière pour ceux qui entrent dans l'Église! Depuis des siècles, les mères chrétiennes ont enseigné dans l'intimité leurs enfants par des paroles expressives, mais surtout avec la “lumière” de leur bon exemple. Elles ont aussi semé avec cette franchise typique du peuple et de l'Évangile, recueillie dans nombre de dictons pleins de sagesse et de foi. L'un d'entre eux dit ceci: «Illuminer et non disséminer». Saint Matthieu nous dit: «(…) elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,15-16).

Notre examen de conscience en fin journée peut se comparer aux comptes de l'épicier qui fait sa caisse pour voir le produit de son travail. Il ne commence pas en se demandant: —Combien ai-je perdu? Mais plutôt: —Qu'est-ce que j'ai gagné? Puis: —Comment pourrais-je gagner davantage demain, que puis-je améliorer? La révision de notre journée finit dans l'action de grâces et, par contraste, en un acte d'amour douloureux. —Je souffre de ne pas avoir aimé plus et j'espère, plein d'ardeur, étrenner demain un nouveau jour pour plaire davantage à Notre Seigneur, qui toujours me voit, m'accompagne et m’aime tant. —Je veux apporter plus de lumière et diminuer la fumée du feu de mon amour.

Dans les soirées familiales, parents et grands-parents ont forgé —et forgent encore— la personnalité et la piété des enfants d'aujourd'hui et des hommes de demain. Ça en vaut la peine! C'est urgent! Marie, Étoile du matin, Vierge de l'aube qui précède Jésus, Lumière du Soleil, guide-nous et donne-nous la main. «Ô Vierge bienheureuse! Il est impossible que se perde celui sur qui tu as posé ton regard» (Saint Anselme).

 

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Publié le 23 Septembre 2018

There is a new teaching very rich and the disciples understood nothing. This new teaching though difficult to understand, it’s not because of this difficulty in understanding that the disciples failed to understand, rather, they were busy with something else. If we read further today's gospel, we understand that their hearts had been busy with another thought, which was far from the divine thought. "For on the way they had discussed among themselves who was the greatest. »  When we are occupied with other things, even very simple thing will be difficult for our understanding. The greatness lies in the Father, who was ready even to give His only Son as a ransom for our sins. It’s this divine generosity that the disciples failed to understand. The disciples will understand this after the death and resurrection of the Lord.

Jesus helps us to understand who is the greatest in the world: those who are able to welcome others, like children, are great, not only before God, but also before men. Let me explain this in a small example. A man of small heart, can't be generous. A person who is not generous cannot put himself at the service of others. A man who does not know how to put himself at the service of others, has not only failed to understand the divine generosity, he failed even to understand the natural generosity, such as rain, sun, air, tree, etc., They all contribute to our physical, mental, psychological and very importantly to our spiritual well-being.  If we do not become aware of this truth of dependence or interdependence, we will live in the islands, without being able to connect with the humanity which is richer than the service it provides us.

We Christians are invited to discover through the events that are happening around us, through the world and its people, this invisible God and his works.  Our service to the humanity, to this earth, is a service to God, because our God is resides in a concrete way in this humanity and on this earth that He created. By preserving this land, we are preserving divine creation. By honouring our brothers and sisters, by putting ourselves at the service of humanity, we honour and glorify the Author of Creation; GOD. It’s here that we learn to be humble and generous. God has blessed me with lot of richness and we have a duty to share and protect.

Jesus invites us to discover a great mystery of creation and its contribution that we often forget. He presents us a little child as an example.  "Whoever welcomes a child like this in my name, he welcomes me. And he who welcomes me, it is not I whom he welcomes, but He who sent me. "If man has become aware of this truth, we would no longer have war, no divorce, no hatred, and we will find in our diversity, an invisible yet imposing unity, even in our own body. My friends, the Church invites us in the name of the Lord to transform every encounter, including a simple ordinary human encounter as a divine encounter. Let us discover this God who loves us through our brothers and sisters, and the same God who suffers in our own humanity. Let us be merciful and generous, as our Father is merciful and generous with us.

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Il y a un nouvel enseignement et les disciples ne comprenaient rien. La nouveauté se trouve dans la générosité divine. Il a choisi son bien aimé, Il l’a envoyé parmi nous  pour que nous devenions nous aussi ses bien aimés. Pour cela, Il a choisi la Croix et la résurrection. Pourquoi ses disciples, si proches à Lui, n’ont pas compris ce message d’amour et de compassion ? Etait-t-il compliqué ou incompréhensible ? En lisant l’évangile du jour, nous comprenons que  leurs cœurs s’étaient s’occuper par une autre pensée, qui était loin de la pensée divine. « Car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. »

Jésus nous aide à comprendre qui est le plus grand dans le monde : ceux et celles qui sont capables d’accueillir les autres, comme les enfants, sont grand, non seulement devant Dieu, mais aussi devant les hommes. Un homme de petit cœur, ne peut pas d’être généreux. Une personne qui n’est pas généreux, ne peut pas se mettre au service des autres. Un homme qui ne sait pas se mettre au service des autres, n’a pas compris non seulement la générosité divine, même aussi la générosité naturelle, comme la pluie, le soleil, l’arbre, etc. Si nous ne prenons pas conscience de cette vérité de la dépendance, nous vivrons dans les îles, sans pouvoir nous connecté, à l’humanité plus riche que le service qu’elle nous accorde.

Nous les chrétiens sont invité à découvrir à travers les événements qui se passent autour de nous, à travers le monde et le son peuple, ce Dieu invisible et ses œuvres.  Notre service à l’humanité, à cette terre, est un service à Dieu, car notre Dieu se trouve dans cette humanité et sur cette terre qu’Il a créée. En préservant cette terre, nous préservons la création divine. En honorant nos frères et sœurs, en nous mettant au service de l’humanité, nous honorons et glorifions l’Auteur de la Création ; DIEU.

Jésus nous invite à découvrir un grand mystère de la création que nous oublions très souvent. « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueillie. Et celui qui m’accueillie, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »  Si l’homme a pris conscience de cette vérité, il n’aurait plus la guerre, pas de divorce, pas de haine, et nous trouverons dans notre diversité, une unité invisible pourtant imposante, même dans notre propre corps. Mes amis, l’Eglise nous invite au nom du Seigneur à transformer toute rencontre humaine comme une rencontre divine. Découvrons ce Dieu qui nous aime, ce Dieu qui souffre dans notre propre humanité. Soyons miséricordieux, comme notre Père est miséricordieux.

 

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Publié le 20 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,9-13): 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

Abbé Joan PUJOL i Balcells 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangile- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

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Publié le 19 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 7,36-50): 

Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table. Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. 

En voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : «Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est: une pécheresse». Jésus prit la parole: «Simon, j'ai quelque chose à te dire». «Parle, Maître». Jésus reprit: «Un créancier avait deux débiteurs; le premier lui devait cinq cents pièces d'argent, l'autre cinquante. Comme ni l'un ni l'autre ne pouvait rembourser, il remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera davantage». Simon répondit: «C'est celui à qui il a remis davantage, il me semble». «Tu as raison», lui dit Jésus. Il se tourna vers la femme, en disant à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré chez toi, et tu ne m'as pas versé d'eau sur les pieds; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as pas embrassé; elle, depuis son entrée, elle n'a pas cessé d'embrasser mes pieds. Tu ne m'as pas versé de parfum sur la tête; elle, elle m'a versé un parfum précieux sur les pieds. Je te le dis: si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour». 

Puis il s'adressa à la femme: «Tes péchés sont pardonnés». Les invités se dirent: «Qui est cet homme, qui va jusqu'à pardonner les péchés?». Jésus dit alors à la femme: «Ta foi t'a sauvée. Va en paix!».

«Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds»

Mgr. José Ignacio ALEMANY Grau, Evêque Emérite de Chachapoyas 
(Chachapoyas, Peru)

Aujourd'hui, Simon le pharisien invite Jésus à manger pour attirer l'attention des gens. C'était un acte de vanité mais le traitement qu'il donna à Jésus quand il le reçut n'était même pas des plus élémentaires.

Au cours du dîner, une pécheresse publique fit un grand acte d'humilité : "Se tenant derrière Jésus, à ses pieds, elle commença à pleurer, elle lui mouilla les pieds avec ses larmes et les sécha avec ses cheveux ; elle embrassa ses pieds et les oignit de parfum" (Lc 7,38).

Par contre, le pharisien n'embrassa pas Jésus pour lui souhaiter la bienvenue, ne lui donna pas d'eau pour ses pieds, ni une serviette pour les sécher et ne lui mit pas d'huile sur la tête. De plus, le pharisien avait de mauvaises pensées : "Si cet homme était prophète, il saurait qui est la femme qui le touche et quelle sorte de personne c'est, car c'est une pécheresse" (Lc 7,39). En fait, celui qui ne savait pas à qui il avait affaire était le pharisien !

Le Pape François a beaucoup insisté sur l'importance de s'approcher des malades et ainsi "toucher la chair du Christ". En canonisant Sainte Guadalupe García, François dit : "Renoncer à une vie confortable pour suivre l'appel de Jésus ; aimer la pauvreté, pour pouvoir aimer davantage les pauvres, les malades et ceux qui sont abandonnés, pour les servir avec tendresse et compassion : cela s'appelle "toucher la chair du Christ". Les pauvres, ceux qui sont abandonnés, les malades et les marginaux sont la chair du Christ". Jésus touchait les malades et se laissait toucher par les malades et les pécheurs.

La pécheresse de l'Evangile toucha Jésus et Il se réjouit en voyant comme son cœur se transformait. C'est pour cela qu'Il lui donna la paix récompensant ainsi sa foi courageuse. Toi, mon ami, est-ce que tu t'approches avec amour pour toucher la chair du Christ à travers tous ceux qui passent près de toi et qui ont besoin de toi ? Si tu sais le faire, ta récompense sera la paix avec Dieu, avec les autres et avec toi-même.

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Publié le 18 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 7,31-35): 

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération? A qui ressemblent-ils? Ils ressemblent à des gamins assis sur la place, qui s'interpellent entre eux: ‘Nous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous n'avez pas pleuré’. Jean Baptiste est venu, en effet; il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: ‘C'est un possédé!’. Le Fils de l'homme est venu; il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs’. Mais la sagesse de Dieu se révèle juste auprès de tous ses enfants».

 

L’Application

 

A qui Jésus nous comparera ? Quelle sorte de personne que nous sommes ? Comment discernons-nous et agissons nous dans notre vie quotidienne ? Quelle est la règle d’or dans notre vie ? Voilà certaines questions à répondre, pour mieux discerner, faire une relecture et voire nous-même, dans toute sincérité, la qualité de vie dont nous vivons aujourd’hui.

Jésus nous propose une sagesse divine, dont Paul nous exige aujourd’hui dans la première lecture. Si notre vie est remplie d’amour et de miséricorde, nous verrons par tout et en tous l’œuvre divine et nous découvrirons comment Dieu nous accompagne quotidiennement.

Ce regard intérieur, mêler avec le regard de Dieu ne portera aucun jugement sur l’autre et ce regard sans préjuger, nous aidera à découvrir la vérité, non seulement de notre intériorité, mais aussi de notre extériorité. Et cette vérité nous sauvera, nous dit le Seigneur.

«A qui donc vais-je comparer les hommes de cette génération?»

Abbé Xavier SERRA i Permanyer 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus constate la dureté de coeur des gens de son temps, au moins des pharisiens, si sûrs d'eux que nul ne peut les convertir. Ils ne bronchent pas. Ni devant Jean-Baptiste, «qui ne mange pas de pain et ne boit pas de vin» (Lc 7,33) et qu'ils accusent d'être un possédé. Ni devant le Fils de l'homme, «qui mange et boit» et qu'ils taxent de glouton et d'ivrogne, qui plus est d'être un ami des publicains et des pécheurs (Lc 7,34). Derrière ces accusations se cachent leur orgueil et leur superbe: personne ne doit leur donner de leçons; ils n'acceptent pas Dieu, mais se font leur propre Dieu, un Dieu qui ne leur ôte pas leur confort, leurs privilèges et leurs intérêts.

Nous aussi nous courrons ce danger. Que de fois nous critiquons tout: si l'Église a dit ceci ou cela, si elle a dit le contraire...; et de même pour Dieu et les autres. Au fond, peut-être inconsciemment, nous voulons justifier notre paresse et notre manque de désir d'une véritable conversion, notre commodité et notre manque de docilité. «Qu'y a-t-il de plus logique que de ne pas voir ses propres plaies, en particulier si on les a recouvertes pour ne pas les voir? Il en résulte que si, par la suite, quelqu'un les découvre, l'on s’entête à dire que ce ne sont pas des plaies, en laissant son coeur s'abandonner à des paroles trompeuses», a dit saint Bernard.

Nous devons laisser la Parole de Dieu toucher notre coeur et nous convertir, laisser sa force nous changer, nous transformer. Mais pour cela nous devons demander le don de l'humilité. Seuls les humbles peuvent accepter Dieu et, par conséquent, le laisser s'approcher d'eux qui, comme "publicains" et "pécheurs", ont besoin de guérison. Malheur à celui qui croit qu'il n'a pas besoin du médecin! Le pire, pour un malade, c'est de se croire en bonne santé, car alors le mal avancera et jamais il n'y mettra remède. Tous nous sommes malades à en mourir et seul le Christ peut nous sauver, que nous en soyons conscients ou non. Rendons grâce à notre Sauveur, en l'accueillant comme tel!

 

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Publié le 18 Septembre 2018

Gospel text (Lc 7,11-17): 

Jesus went to a town called Naim and many of his disciples went with him —a great number of people. As He reached the gate of the town, a dead man was being carried out. He was the only son of his mother and she was a widow; there followed a large crowd of townspeople. On seeing her, the Lord had pity on her and said, «Don't cry». Then He came up and touched the stretcher and the men who carried it stopped. Jesus then said, «Young man, awake, I tell you». And the dead man got up and began to speak, and Jesus gave him to his mother. A holy fear came over them all and they praised God saying, «A great prophet has appeared among us; God has visited his people». This news spread out in the Jewish country and the surrounding places.

 

The Application

 

There are many in Christ which are beyond our imitations. However, there are many which are humanly possible to be imitated. Let’s look into today’s story and see by ourselves all that could be imitated.

Jesus remains connected interiorly and exteriorly. There are quite a number of people following. However, Jesus could see beyond Him, another cortege which passes by. Jesus pauses and enquires. This is called to live in the present. Being aware of what’s happening around, and associate ourselves, with such moments, if they merit our attention.

The second aspect is the personal initiative of Jesus. Very often, Jesus responds. Today, its Jesus who takes the initiative. It’s important that we learn to take pause like Jesus, and be able to initiate the dialogue and reconciliation.

Jesus takes this young man and entrusts him to the mother. It’s important that we initiate the other for the reintegration in the society. Jesus always works for the unity. The last, but not the least, is the glory of God. In everything we do, in everything that we say, God should get the glory. We should learn to bring people close to God, than to ourselves.

«Young man, awake, I tell you»

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Spain)

Today, two groups of people cross each other's path… One group escorting the death; the other one escorting the life. A poor widow, followed by her relatives and friends, is carrying out his only son to the cemetery while, suddenly, she sees a lot of people following Jesus. The two groups of people get together and they come to a halt, while Jesus tells the mother that was going to lay to rest her son: «Don't cry» (Lk 7:13). The crowd looked at Jesus, who was not indifferent to that mother's pain and suffering, but feeling deeply sorry for her, He brings her son back to life. For, finding Jesus is to find life, as Jesus said about Himself: «I am the resurrection and the life» (Jn 11:25). St. Braulio of Saragossa writes: «Let the hope of resurrection encourage us, then, because we shall see again those whom we lose here below».

In reading this fragment of the Gospel about the resurrection of that young man of Naim, we could emphasize Jesus' divinity and stand fast on it, by saying that only God could have brought back his life to this young man; but, today, I would rather stress Jesus Humanity as, here, we do not see Jesus as a remote being, or as someone very different to us, or even somebody so important that He could not arouse in us the confidence and trust a good friend would.

We, Christians, must learn to emulate Jesus. We must ask God the grace to be like Christ for the others. How wonderful if others could see us as Jesus' very image on this earth! Those who saw St. Francis of Assissi, for instance, were also seeing Jesus' image. Saints are those that carry Jesus in their words and deeds, and imitate his way of doing things and his goodness. Our society need saints and you can be one in your environment.

 

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Publié le 17 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 7,11-17): 

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit: «Ne pleure pas». Il s'avança et toucha la civière; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit: «Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi». Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: «Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple». Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins.

 

L’Application (1)

 

Dieu est avec nous pour nous lever de la mort à la vie, et Dieu seul peut le faire. ‘Lève-toi,’ est une invitation à redresser et se relever, pour que ta vie devienne une source de la vie aux frères et sœurs de ta communauté. Personne ne vit pour soi-même. Saint Paul nous dit, si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans la vie et dans la mort, nous nous appartenons au Seigneur.

C’est dans cette appartenance que nous nous formons un seul corps et un seul esprit en Christ. Tous sont membres de ce Corps, l’Eglise du Seigneur. Si nous prenons conscience de cette vérité, nous pouvons facilement nous supporter, les uns les autres. Nous verrons dans nos diversité, n’aucune différence. Les dons sont différents, mais une seule mission, nous affirme saint Paul.  

 

L’Application (2)

 

Jésus marche avec ses disciples, pourtant bien connecté à tout ce qui se passe autour de Lui. Ce comportement du Seigneur est très important pour ce monde contemporain, qui ne prend pas conscience de l’existence des autres. Chacun vit dans son côté, oubliant les souffrances des autres.

Jésus s’arrête et se renseigne. Il faut savoir faire une pause dans la vie. Nous marchons tous vers une finalité, comme le Bon Samaritain. Si nous n’apprenons pas comme lui, à faire une pause, nous ne pouvons jamais nous approcher vers l’autres, évidement nous ne comprendrons jamais leur souffrance.

Jésus s’engage et le fruit de son engagement, Il le confie à sa Mère, qui avait besoin de ce fils, une source de son espérance. Il faut savoir partager avec les autres, particulièrement avec tous ceux et celles qui ont besoin de notre service.

Il est important que nos œuvres rendent gloire à Dieu. Jésus qui participe à cette gloire, a voulu que tout soit accordé à son Père, même s’il soit Lui qui est une présence visible de Dieu dans cette histoire.

 

«Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, deux cortèges se rencontrent. Un cortège qui accompagne la mort, et un autre qui accompagne la vie. Une pauvre veuve, suivie par ses familiers et amis, amenait son fils au cimetière et soudainement, voit la multitude qui allait avec Jésus. Les deux cortèges se croisent et s'arrêtent, et Jésus dit à la mère qui allait enterrer son fils: «Ne pleure pas» (Lc 7,13). Tous les regards se posent sur Jésus, qui ne demeure pas indifférent à la douleur et à la souffrance de cette pauvre mère, sinon au contraire, qui sent la compassion et rend la vie à son fils. C'est que croiser Jésus, c'est trouver la vie, ce qu'il dit de lui-même: «Je suis la résurrection et la vie» (Jn 11,25). Saint Braulio de Zaragoza écrit: «L'espérance de la résurrection doit nous consoler, car nous verrons au ciel ceux que nous avons perdu ici». 

Avec la lecture du fragment de l'Évangile qui nous parle de la résurrection du jeune Naïm, on pourrait insister à nouveau sur la divinité de Jésus, en disant que seulement Dieu peut rendre la vie à un jeune; mais aujourd'hui je préfèrerais mettre en évidence son humanité, pour que nous ne voyons pas Jésus comme un être lointain, comme un personnage tant différent à nous, ou comme quelqu'un si excessivement important qui ne nous inspire pas la confiance que peut nous inspirer un bon ami. 

Les chrétiens doivent apprendre à imiter Jésus. Nous devons demander à Dieu qu'il nous donne la grâce d'être Christ pour les autres. Si seulement tous ceux qui nous voyaient pouvaient contempler une image de Jésus sur la terre! Qui voyait Saint François d'Assis, par exemple, voyait l'image vivante de Jésus. Les saints sont ceux qui portent Jésus dans leurs paroles et leurs oeuvres et imitent sa façon d'agir et sa bonté. Notre société a soif de saint et tu peux être l'un deux dans ton entourage.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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