Publié le 15 Août 2018

Marie est en route, route vers la perfection que Dieu nous demande, d’être parfait comme son Père est parfait. C’est dans cette perfection qu’il y a cet empressement vers la maison de sa cousine. Cette perfection s’exprime d’une manière radicale par son humilité et savoir s’impliquer et s’engager effectivement, de n’est pas remettre à plus tard. Chaque moment a son heure. Marie nous apprend à écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

La salutation de Marie et la reconnaissance d’Elizabeth de cette salutation nous montre la profondeur de la relation d’entre deux personnes. Il est important que nous portions attention à tout ce que les autres font pour nous quotidiennement, qu’il soit une simple salutation. Dieu agit dans ces petites choses. Un petit regard, un petit geste, un mot, ils sont importants pour le Seigneur. L’enfant pousser par l’Esprit Saint a reconnu dans cette salutation, son Maître, le Seigneur, invisiblement visible au regard de foi. En reconnaissant ces petites choses, Marie a pu dire, « Quelle merveille fit le Seigner ! »

Il ne faut pas oublier l’histoire de salut et s’associer à ces merveilles que Dieu a faites pour nous. Nous participons encore à cette histoire et nous croyons que Dieu continue à faire ces merveilles à nos jours. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des parole qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Elizabeth a bien reconnu dans cette rencontre le cadeau précieux que Dieu lui a offert. « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Comme Pierre qui a reconnu en Jésus, le Fils de Davide, l’Envoyé du Père, comme Thomas qui a reconnu, en disant ‘mon Seigneur et mon Dieu,’, cette fête de l’Assomption nous demande à reconnaitre la présence de Dieu dans chaque rencontre humain cette rencontre merveilleuse de Dieu. Que les hommes qui nous entourent, reconnaissent en nous, à travers nos regards, nos paroles et nos actes, la présence divine.

Reconnaissons-nous dans cette fête une humanité élevée en Marie qui est capable de recevoir la grâce de  Dieu dans sa perfection ? Dieu a élevé son humble servante et en elle toute l’Eglise sera élever et nous trouvons notre espérance de la vie. Cette élévation offerte à Marie, est symboliquement est offert à son Eglise, dont nous sommes membre. Avec Marie et l’Eglise du Seigneur, la promesse faite à Abraham, est une certitude pour toute humanité du jour.  Dans cet amour maternel de Marie, portons comme elle, le Christ dans notre rencontre humain, pour que tous ceux et celles qui viennent vers nous tressaillissent de la même joie de Jean Baptiste. Amen.

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Publié le 13 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 18,1-5.10.12-14): 

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L'Application

 

Maxmililien Kolbe n’est pas mort pour la foi, pourtant en lui, l’Eglise universelle a trouvé une raison de fêter son martyre. Mourir pour un homme totalement inconnu pour que l’autre vive au service de sa famille n’est un acte connu dans ce monde de technologie. Ce geste de ce franciscain nous démontre qui est grand dans le Royaume de Dieu.  Se faire petit pour que l’autre grandisse est un comportement divin que Jean baptiste pratiquait par excellence. L’incarnation n’est-elle pas un bon exemple que Jésus nous a laissé ? Dieu a prêt même laisser les 99 de ses amis, et aller chercher un seul fils qui s’égare volontairement. Jésus nous l’affirme, « Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »  

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»

Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».

 

 

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Publié le 12 Août 2018

Gospel text

(Mt 17,22-27): 

On day when they were together in Galilee, Jesus said to his disciples, «The Son of Man will be delivered into human hands, and they will kill him. But He will rise on the third day». The Twelve were deeply grieved. 

When they returned to Capernaum, the Temple tax collectors came to Peter and asked him, «Does your master pay the temple tax?». He answered, «Certainly». Peter then entered the house, but immediately Jesus asked him, «What do you think, Simon? Who pay taxes or tributes to the kings of the earth: their sons or the other people?». Peter replied, «The others». And Jesus told him, «The sons, then, are tax-free. But so as not to offend these people, go to the sea, throw in a hook and open the mouth of the first fish you catch. You will find a coin in it, take it and let it pay for you and for me».

 

The Application

 

Jesus can be a very good problem avoider. It is important to note that, even though Jesus is not fully in agreement with the system, He tries to avoid the conflicts. If we make an evaluation of this behaviour of Jesus, we will find that the finality of Jesus is to save the world and to save it, through the death and resurrection. Since the finality of the incarnation is before Him, He chooses the best means to achieve it. A provocation stupid, will certainly put the divine mission in difficulty. It is important that in our life too, we should learn to fix a finality and  to make some compromises, just like Jesus. Over righteousness may not produce good result, than arrogance and pride. Shall we limit the humility of Jesus and His openness to avoid all unnecessary problems, very often invented by our own egoism?

«When they were together in Galilee»

Fr. Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Spain)

Today, the liturgy offers, for us to consider, different possibilities. Amongst these we could, perhaps, stop in something implicit throughout the text: Jesus' familiar attitude with his disciples.

St. Matthew says that Jesus and his disciples «were together in Galilee» (Mt 17:22). Though it is quite evident, the fact the Evangelist deems it necessary to mention it seems to emphasize the nearness of Jesus Christ. Shortly afterwards, Jesus opens His heart to make them aware of his Passion, Death and Resurrection, that is, of something He had been keeping inside himself but He does not want to conceal any longer from those He loves so much. Still further, the text mentions the tax payment episode, and, here too, the Evangelist shows us Jesus' demeanor with them, by placing himself at Peter's level, and counterposing the tax-free sons (Jesus and Peter) to the others, who must pay. Finally, Christ, shows Peter how to get the necessary monies to pay, not only for Him, but for both of them and, thus, avoid any scandal.

In all these traits we may discover a fundamental vision of our Christian life: Jesus' desire to remain with us. In the book of Proverbs the Lord says: «Rejoicing in his whole world and delighting in mankind» (Pr 8:31). Amazing, how this reality may change our approach to our spiritual life where, at times, we only pay attention to what we do, as if that was the most important part of it…! Our interior life must be centered in Christ, in his love for us, in his dying on the Cross for me, in his constant search of our heart. In one meeting with the youth, in Spain, saint John Paul II expressed it very well, when he said, out loud: «Look at Him!».

 

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Publié le 12 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 17,22-27): 

Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés. 

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent: «Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas?». Il répondit: «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier: «Simon, quel est ton avis? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes?». Pierre lui répondit: «Sur les autres». Et Jésus reprit: «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute: va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi».

 

L’Application

 

Un homme de paix cherche un moyen pour non pas provoquer le monde. Jésus nous apprend à être humbles et ouverts. C’est dans cette humilité et ouverture Jésus a demandé à Pierre à faire tout ce qui est nécessaire, même s’il ne soit pas logique, même devant les lois que l’homme a établis. Ce n’est pas une soumission, mais savoir éviter les confits inutiles. Cette imitation de Jésus peut nous aider à éviter beaucoup de problèmes invités simplement par notre arrogance et égoïsme.

«Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre des possibilités nouvelles de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte: la relation éminemment familière de Jésus avec les siens. 

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu'ils étaient ensemble nous montre comme l'évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c'est-à-dire, ce sentiment qu'Il porte au fond de son cœur et qu'Il ne veut pas que, ceux qu'Il aime tant, puissent ignorer. Après, le texte signale l'épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l'évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l'argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale. 

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s'agit de l'ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l'accent sur ce que nous faisons, comme si c'était cela le plus important! La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu'à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l'a très bien exprimé lors d'une visite en Espagne, lorsqu'il a dit aux jeunes d'une voix forte: «Regardez-Le!».

 

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Publié le 12 Août 2018

Dieu prend soin de son peuple. Il lui donne tout ce dont il en a besoin. Puisque le besoin d’une nourriture est essential pour sa subsistance, Il se donne, pour que le peuple vive, non seulement par lui, mais aussi en Lui. Pour découvrir cette nourriture qui nous donne la vie éternelle, il faut nous associer à son auteur, le Père. C’est le même Père qui a donné au peule la manne, nous donne Jésus, comme une nourriture, pour que en mangeant sa Chair et en buvant son Sang, nous devenions, nous-même dignement les Christ pour les autres.

Par la visibilité et le goût, il n’y a rien d’autre que notre sensibilité et intelligence  peuvent nous révéler. Si nous nous apprenons à voir tout avec un regard de foi, nous pouvons percevoir, la présence invisible de ce Dieu dans la Chair du Christ.  Ce n’est plus le pain, mais le Corps du Christ qui nous met en communion avec Lui.

Il faut prendre conscience une vérité dans cette invitation et communion. Ce n’est pas nous qui ont choisis le Christ ou la foi, mais Dieu nous a choisis en Christ et Il nous a donné la foi. Cette foi dont nous avons reçue, a une finalité. Comme la vie qui fait naître la vie, en vivant cette foi pleinement et joyeux, nous invitons les autres à voir et à percevoir la foi en nos œuvres. C’est ainsi, les ouvres qui naissent d’une foi profonde, deviennent les ouvres divine.

Pour cela, nous devons nous disposer librement d’être aimés et animés par le Christ, sans savoir où il va nous amener, et comment. Tout sera un mystère, et nous le découvrirons plus tard. Chaque fois que nous venons participer à cette Eucharistie, ce n’est pas le prêtre seul qui  préside et s’offre en offrant la Victime sans tache, avec lui, nous offrons nous-mêmes, nous tous ici présents et aussi absents, le monde entier, pour que ‘Dieu soit tout en tous.’

Notre foi, même si elle soit universelle, pourtant elle est personnelle. Donc,  il est nécessaire que nous  devons encore une fois, dans toute sincérité poser la même question que le Seigneur a auparavant posé au Pierre, ‘Que suis-je pour toi ?’ Qui est Jésus pour moi ? Quelle sorte de relations que je tisse avec lui quotidiennement ? Quelle est la qualité de dialogue ? Quel est son message pour moi aujourd’hui et maintenant ?  Dans l’Eucharistie, le Seigneur nous invite à vivre avec Lui, par Lui et en Lui. Seigneur, nous voulons que nous soyons nous aussi attirés par toi, pour que nous ayons la vie éternelle, Amen.

 

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Publié le 12 Août 2018

‘Give us today our daily bread’ is one of the essential parts of the prayer that the Lord has taught us. This prayer does explain to us our gospel today. God takes care not only our spiritual needs, but our every needs of life. He cares for his people. He gives her everything we need. Since the need for food is essential for our sustenance, He gives Himself, so that the people live, not only by Him, but also in Him. To discover this heavenly food that gives us eternal life, we must associate ourselves with its author, the Father. It is the same Father who gave the manna to the people of Israel, it is the same God who gave the food to Prophet Elijah, gives us Jesus, as a food, so that by eating his Flesh and drinking his Blood, we ourselves become worthily Christ for others.

Through visibility and taste, there is nothing else that our sensitivity and intelligence can reveal to us. If we learn to see everything with faith, we can perceive, the invisible presence of this God in the Flesh of Christ. God loves u through Christ, in a radical and wonderful way. It is no longer bread, but the Body of Christ who invites us and put us in communion with the Father.

One must be aware of a truth in this invitation and communion. It is not we who chose Christ or faith, but God chose us in Christ and He gave us faith. This faith of which we have received, has a finality. Like the life that gives birth to life, by living this faith fully and joyously, we invite others to see and perceive faith in our works, which will give them a new life filled with hope and joy. It is thus, the deeds which are born of a deep faith, become the divine works.

For this, we must dispose ourselves freely to be loved and animated by Christ, without knowing where he will bring us, and how. Everything will be a mystery, and we will find out later. Whenever we come to participate in this Eucharist, it is not the priest alone who presides and offers himself by offering the spotless Victim, with him we offer ourselves, all of us present and absent, the whole world, so that 'God be all in all.'

Our faith, even though it is universal, yet it is personal. So, it is necessary that we must once again, in all sincerity ask the same question that the Lord has previously asked Peter, 'What am I for you?' Who is Jesus for me? What kind of relationships do I have with him daily? What is the quality of dialogue I entertain with Him? What is His message for me today and now? In the Eucharist, the Lord invites us to live with Him, through Him and in Him. Lord, we want us to be attracted to you, so that we have eternal life, Amen.

 

 

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Publié le 10 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 17,14-20): 

Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri. 

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus. 

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

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Publié le 9 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 12,24-26): 

«Amen, amen, je vous le dis: si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd; celui qui s'en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera».

 

L’Application

 

Nous pouvons comprendre cette parabole en trois étapes pour notre application: l’ouverture et l’accueille, s’adaptation à la nouveauté,  et savoir discerner et choisir.

Savoir mourir est aussi pouvoir faire tomber notre état actuel et ouvert à la nouvelle étape de la vie. C’est-à-dire, faire tomber notre enfance afin de pouvoir nous grandir comme un ados.

Si nous ne perdons pas notre adolescence, nous ne pouvons jamais grandir comme un adulte. Dans cette nouveauté, il faut savoir nous adopter à une nouvelle manière de vivre et voire les choses.

Le troisième est savoir discerner et choisir. Cette transformation va nous couter très cher et nous serons plus les mêmes. C’est ici Jésus nous invite à Le suivre. Faisons un bon choix de la vie et Il nous transformera, à une autre personne, une personne à son image.

«Si quelqu'un veut me servir, qu'il me suive; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Église à travers la liturgie de l'eucharistie qui célèbre la fête du martyr romain saint Laurent, nous rappelle qu'«Il existe un témoignage de cohérence que chaque chrétien doit être capable de porter chaque jour, y compris à travers la souffrance et les grands sacrifices» (Saint Jean Paul II) 

La loi morale est sainte et inviolable. Cette affirmation, contraste vraiment avec le milieu relativiste qui règne de nos jours, où nous adaptons les exigences éthiques sans difficulté à notre convenance ou à nos défaillances personnelles. Nous ne trouverons jamais personne qui va nous dire «Je suis corrompu»; ou «Je n'ai pas de conscience»; «Je suis une personne sans vérité»… celui qui le dirait se discréditerait lui-même immédiatement.

En définitive, la question serait plutôt: de quelle morale, de quelle conscience et de quelle vérité est-ce que nous parlons? Il est évident que la paix et une saine cohabitation sociale ne peuvent se baser sur une morale “à la carte”, où chacun choisit ce qui lui plaît, sans prendre en compte les inclinations ou les aspirations que notre Créateur a mis à notre disposition dans la nature de chacun d'entre nous. Cette soi-disant morale, loin de nous conduire par des chemins “sûrs” vers des prairies vertes comme le souhaite le Bon Pasteur (cf Ps 23,1-3) nous conduit irrévocablement vers les sables mouvants du “relativisme moral” où tout peut se négocier et se justifier.

Les martyrs sont les témoins irréfutables de la sainteté de la loi morale: il y a des exigences basiques d'amour qui n'admettent pas d'exceptions ni d'adaptations. C'est clair, «dans la Nouvelle Alliance nous retrouvons de nombreux témoignages de disciples du Christ qui (…) ont accepté les persécutions et la mort plutôt que de faire le geste païen de brûler de l'encens devant la statue de l'empereur» (Saint Jean Paul II).

Dans la Rome de l'empereur Valérien, le diacre «saint Laurent a aimé le Christ dans sa vie et l'a imité dans sa mort» (Saint Augustin). Et, une fois de plus, s'accomplissent les paroles «celui qui hait sa vie sur terre, la gardera pour la vie éternelle» (Jn 12,25). La mémoire de saint Laurent, restera toujours, heureusement pour nous, comme un signe pour nous faire comprendre qu'aller à la suite du Christ mérite bien de donner sa vie plutôt que d'accepter des interprétations frivoles de son chemin.

 

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Publié le 8 Août 2018

Gospel text

(Mt 16,13-23): 

Jesus came to Caesarea Philippi. He asked his disciples, «Who do people say the Son of Man is?». They said, «For some of them you are John the Baptist, for others Elijah or Jeremiah or one of the prophets». Jesus asked them, «But you, who do you say I am?». Peter answered, «You are the Messiah, the Son of the living God». Jesus replied, «It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven. And now I say to you: You are Peter (or Rock) and on this rock I will build my Church; and never will the powers of death overcome it. I will give you the keys of the kingdom of heaven: whatever you bind on earth shall be bound in heaven, and what you unbind on earth shall be unbound in heaven». Then He ordered his disciples not to tell anyone that he was the Christ. 

From that day Jesus began to make it clear to his disciples that He must go to Jerusalem; He would suffer many things from the Jewish authorities, the chief priests and the teachers of the Law. He would be killed and be raised on the third day. Then Peter took him aside and began to reproach him, «Never, Lord! No, this must never happen to you». But Jesus turned to him and said, «Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do».

 

The Application

 

It’s very important in our daily life to discern the origin of our way of thinking and doing. Today we have two kinds of dialogue, which begins by an interrogation extern orienting the person towards intern. This pilgrimage from the extern to the intern is a wonderful process of human formation, where man learns to decide and apply.


The first set of dialogue is animated by the Holy Spirit and revealed by the Father. It is quite possible that we be taken fully by the Lord, without us being aware of it. Peter was reminded of this truth of divine revelation.

It is equally possible that we may act in good faith, without knowing the origin and intention. The position of Peter, who refuses to take the cross, is certainly is not what God wishes to propose to His Son. In the due process of this human formation, Peter will one day wilfully accept the same cross. This is the wonder that God enacts in us, without us being fully aware of it.

The more we are aware of this human divine formation, the more we will cherish every moment of life, because we will be fully aware that God works in us and we are representing someone great in our limited way. What a wonderful gift that God has given to us! It’s here that the prophet Jeremiah confirms that there is no more a need to be formed or instructed, for God Himself will put everything into our hearts. Have a wonderful day.  

«You are their king not as God does, but as people do»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Jesus proclaims Peter very fortunate for his rightful faith declaration: «Peter answered, ‘You are the Messiah, the Son of the living God’. Jesus replied ‘It is well for you, Simon Barjona, for it is not flesh or blood that has revealed this to you but my Father in heaven’» (Mt 16:16-17). By this congratulation Jesus promises Peter the primacy of his Church; but, shortly after, He scolds Peter for having a very human and wrong idea of what the Messiah would do: «Then Peter took him aside and began to reproach him, ‘Never, Lord! No, this must never happen to you’. But Jesus turned to him and said, ‘Get behind me, Satan! You would have me stumble. You are their king not as God does, but as people do’» (Mt 16:22-23).

We have to be grateful to the evangelists for presenting us the first disciples of Jesus as they actually were: no idealized characters, but people of flesh and blood as ourselves, with their defects and virtues; which gets them closer to us and helps us to see that perfecting ourselves in Christian life is a certain path we all have to follow, for nobody is born knowing all the answers.

As we already know how history goes, let us accept Jesus Christ was the suffering Messiah prophet Isaiah announced who offered his life in the Cross. What is more difficult to accept is that we must keep on presenting his work by following the same path of surrendering, renunciation and sacrifice. Imbued, as we appear to be, with a society that encourages quick success, learning without any effort and in a funny way, and achieving the maximum profit with the least possible strain, it should not surprise us we end up by seeing things more as people do than as God does. Once he received the Holy Spirit, Peter learned where the path he had to follow went through and he lived by this expectation. «World tribulations are full of sadness and empty of any prizes; but those we suffer for God are softened by the hope of an eternal prize» (St. Ephraem).

 

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Publié le 8 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 16,13-23): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux». Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie. 

A partir de ce moment, Jésus le Christ commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches: «Dieu t'en garde, Seigneur! cela ne t'arrivera pas». Mais lui, se retournant, dit à Pierre: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes».

 

L’Application

 

Dans ce récit nous voyons deux mouvements. Le premier est ceux de Pierre inspiré par le Père. La révélation n’a pas une origine humaine, mais divine. Le deuxième, une inspiration purement humaine, vouloir garder tout, sans passer par la croix, dont Jésus fait un reproche, en disant, ce n’est pas une pensée divine.

Dans notre vie, nous vivons ces confits intérieurs, qui sont les confits spirituels qui nous bouleversent de telle manière qu’on est obligé de prendre position. Soit on écoute la voix du Seigneur et l’applique en rigueur (la Pierre), soit on cherche tout ce que nous plaise et continuer à faire tout ce que nous aimerions (la Scandale).

Jésus nous montre le meilleur chemin. Un nouveau chemin avec une nouvelle alliance où Dieu même nous instruira, particulièrement dans l’Eucharistie.

 

«Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus proclame que Pierre est bienheureux par la justesse de sa profession de foi: «Heureux es-tu, Simon fils de Jonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux» (Mt 16,16-17). Dans cette proclamation Jésus promet à Pierre le primat de son Église, mais peu de temps après Il doit le réprimander pour avoir exprimé une idée humaine et fausse du Messie: «Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes» (Mt 16,22-23).

Nous devons remercier les quatre évangélistes de nous avoir décrit les premiers disciples tels qu'ils étaient réellement et non pas comme des grands personnages idéalisés, mais comme des hommes en chair et en os, comme nous, avec leurs vertus et leurs défauts, cela nous rapproche d'eux et nous aide à constater que nous devons tous parcourir le chemin de la perfection, car personne n'est parfait à la naissance.

Etant donné que nous connaissons déjà l'histoire de l'Évangile, nous acceptons comme un fait que Jésus soit le Messie annoncé par le prophète Isaïe et qu'Il a donné sa vie pour nous sur la Croix. Par contre, ce que nous avons du mal à accepter c'est que nous aussi nous devons continuer par l'abandon, le renoncement et le sacrifice à faire en sorte que son œuvre soit toujours présente. Nous sommes programmés par une société qui encourage le succès rapide, s'instruire sans le moindre effort et en s'amusant, et tirer profit au maximum de tout en faisant peu, il faut donc pas nous étonner que nous finissions par voir les choses à la manière des hommes et pas comme les voit Dieu. Après avoir reçu l'Esprit Saint, Pierre était conscient par où passait le chemin qu'il devait parcourir et a vécu dans l'espérance. «Les tribulations du monde sont remplies de souffrance et vidées de récompenses; mais celles qu'on endure pour Dieu sont adoucies par l'espérance» (Saint Ephrem).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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