Publié le 17 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 19,3-12): 

Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve; ils lui demandèrent: «Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif?». Il répondit: «N'avez-vous pas lu l'Écriture? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme, et il leur dit: ‘Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un’. A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

Les pharisiens lui répliquent: «Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation?». Jésus leur répond: «C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis: si quelqu'un renvoie sa femme -sauf en cas d'union illégitime- pour en épouser une autre, il est adultère».

Ses disciples lui disent: «Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier». Il leur répondit: «Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée. Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne!».

«Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!»

Abbé Roger J. LANDRY 
(Hyannis, Massachusetts, Etats-Unis)

Aujourd'hui, Jésus répond aux questions de ses contemporains relativement au sens véridique du mariage, soulignant la indissolubilité de celui-ci. 

Sa réponse, par ailleurs, fournit une base adéquate sur laquelle les chrétiens peuvent s'appuyer afin de répondre à ceux dont les cœurs entêtés ont justifié l'ampliation de la définition du mariage aux couples homosexuels. 

En reportant le mariage au plan originel de Dieu, Jésus souligne quatre aspects pertinents pour lesquels seulement peuvent être unis par le mariage un homme et une femme:

1) «Au commencement, le Créateur les fit homme et femme» (Mt 19,4). Jésus nous enseigne que, dans le plan divin, la masculinité et la féminité ont un sens important. L'ignorer équivaut à ignorer ce que nous sommes. 

2) «Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme» (Mt 19,5). Le plan de Dieu n'est pas que l'homme abandonne ses parents pour aller avec qui bon lui semble, mais bien avec une épouse. 

3) «A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul» (Mt 19,5). Cette union corporelle va au-delà de la courte union physique qui a lieu durant l'acte conjugal. Il fait allusion à l'union véridique qui arrive lorsqu'un homme et une femme, à travers de son amour, conçoivent une nouvelle vie qui est le mariage perpétuel ou union de leur corps. Il est évident qu'un homme avec un autre homme, ou qu'une femme avec une autre femme, ne peut pas se considérer un corps unique de cette façon. 

4) «Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas» (Mt 19,6). Dieu Lui-même a uni au mariage l'homme et la femme, et dans la mesure où nous tenterons de séparer ce qu'il a uni, nous le ferons de notre propre chef et au coût de la société. 

Dans sa catéchèse sur la Genèse, le Pape Jean-Paul II dit: «Dans sa réponse aux pharisiens, Jésus-Christ présente à ses interlocuteurs la vision totale de l'homme, sans laquelle il n'est pas possible d'offrir une réponse adéquate aux questions reliées au mariage».

Chacun de nous est appelé à être “écho” de cette Parole de Dieu lorsque le moment s'y prête.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 16 Août 2018

Gospel text

(Mt 18,21—19,1): 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times. This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt.

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for-give your brother or sister».

When Jesus had finished this teaching, He left Galilee and arrived at the border of Judea, on the other side of the Jordan River.

 

The Application

 

Many of us live with very deep hurt feelings. This hurt feelings fail us in every aspect of life, particularly to identify the good things that we have received in our life. This poor man who has received the forgiveness, was so deeply hurt of his personal life, failed himself, by not fully aware of the forgiveness that his master has accorded to him.

It’s quite disgusting when the fault is pointed out, we refuse to budge and remain adamant in our approach, by giving ourselves 1001 excuses, for not forgiving the other. It’s here that this man made a blunder. We all make mistakes, but we should be humble enough to accept our mistakes and take genuine steps to correct ourselves.

This is a great process. It’s quite difficult to forgive others, when our hurts are very deep. To begin with, it’s important that we learn to forgive ourselves and with our perseverance and sincere positive engagement, we will certainly reach the destination. God, who is patience and merciful, gives us the necessary time to get converted. Sometime He does the miracle of life, even without us asking for. But then, if we are not open and ready, even this gratuity will do no charity for us.

«Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?»

Fr. Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Spain)

Today, asking «how many times must I forgive the offenses of my brother or sister?» (Mt 18:21), may mean: —These persons I love so much also have their little ways and whims that bother me; day after day, they pester me every five minutes; they do not speak to me... Lord, how long am I supposed to put up with them?

And Jesus answers with the lesson of the patience. Actually, both colleagues coincide when they say: «have patience» (Mt 18:26-29). But, while the intemperance of the wicked one, strangling his companion for a few silver coins, provokes his moral and economic ruin, the king's patience, while saving the debtor, his family and his goods, magnifies the monarch's personality and generates the confidence of his court. The king's reaction in Jesus' words reminds us the Psalm that goes: «But you are willing to forgive, so that you might be honored» (Ps 130:4).

Evidently, we have to oppose to injustice, and energetically, if at all necessary, (otherwise, it would be a sign of apathy or cowardice). But indignation is healthy only when there is no selfishness, nor wrath, nor any nonsense, but our straight desire to fight for the truth. The authentic patience brings us to put up mercifully with contradiction, weakness, inconveniences, unreasonable persons or events. To be patient is tantamount to dominate oneself. S

usceptible or violent persons cannot be patient because they neither take their time reflect about anything nor can they dominate themselves.

Patience is a Christian virtue because is a part of the message from the Kingdom of Heaven, and it is forged on the experience we all have defects. If Paul exhorts us to put on a heart of patience with one another (cf. Col 3:12-13), Peter reminds us that the Lord's patience offers us the chance of salvation (cf. 2Pet 3:15).

For, how many times has God's patience forgiven us in the confessionary?
Seven times? Seventy seven times, seven? Maybe more!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21—19,1): 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais!, je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur». 

Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

 

L’Application

 

Le pardon est un fruit de l’amour et de miséricorde. Si notre amour est sincère et s’il est rempli de miséricorde, le pardon fleurira.

Dieu est rempli d’amour de miséricorde et Il est capable de nous pardonner, même au dernier moment. Donc, ne soyons pas désespérés et simplement soyons croyants.

Nous pouvons facilement exprimer notre amour pour Dieu à la manière dont nous nous pardonnons les uns les autres.  Comment pouvons-nous d’être amis de Dieu si nous refusons le pardon ?

Nous entendons de temps en temps cette phrase, ‘Je peux tout faire pour lui ou pour elle, mais refuse le/la pardonner’. Ce comportement est comparable à cet homme qui dit, je travaille jour et nuit pour lui à la cuisine et à la fin j’ajoute en peux, et très peu de poison………………. ! C’est génial, n’est pas ?   Soyons raisonnable.

 

 

 

«Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner?»

Abbé Joan BLADÉ i Piñol 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, demander «Combien de fois dois-je lui pardonner?» (Mt 18,21), peut vouloir dire: —Ceux-là, que j'aime tant, je les vois aussi avec des manies et des caprices qui m'incommodent, me dérangent souvent, ils ne me parlent pas… Et ceci un jour, et un autre. Seigneur, jusqu'à quand devrais-je les supporter? 

Jésus répond avec la leçon de la patience. En réalité, les deux compagnons font de même lorsqu'ils disent: «Prends patience envers moi» (Mt 18,26.29). Pendant que le manque de tempérance du mauvais, qui étrangle l'autre pour peu de chose, le ruine moralement et économiquement, la patience du roi, en plus de sauver le débiteur, sa famille et ses biens, élève la personnalité du monarque et génère confiance chez la cour. La réaction du roi, dans les paroles de Jésus, nous rappelle ceci du livre des Psaumes: «Plus le pardon se trouve en toi, pour que tu sois craint» (Ps 130,4).

Il est clair que nous devons nous opposer à l'injustice et, s'il est nécessaire, de façon radicale (supporter le mal serait un indice d'apathie et de manque de courage). Mais l'indignation est saine lorsqu'en elle ne se trouve pas d'égoïsme, ni de colère, mais bien un désir droit de défendre la vérité. La patience authentique est celle qui nous amène à supporter la contradiction, la faiblesse, les dérangements, les fautes d'opportunité des gens, des évènements et des choses avec miséricorde. Être patient équivaut à se dominer soi-même. Les êtres susceptibles ou violents ne peuvent pas être patients parce qu'ils ne méditent pas et ne sont pas maîtres d’eux-mêmes. 

La patience est une vertu chrétienne parce qu'elle forme part du message du Royaume des Cieux, et elle se forge dans l'expérience de que tous nous avons des défauts. Si Paul nous exhorte à nous supporter les uns les autres (cf. Col 3,12-13), Pierre nous rappelle que la patience du Seigneur nous donne l'opportunité de nous sauver (cf. 2P 3,15).

Certainement, combien de fois la patience du bon Dieu nous a pardonné dans le confessionnal! Sept fois ? Soixante dix fois sept fois? Peut-être plus!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 15 Août 2018

Marie est en route, route vers la perfection que Dieu nous demande, d’être parfait comme son Père est parfait. C’est dans cette perfection qu’il y a cet empressement vers la maison de sa cousine. Cette perfection s’exprime d’une manière radicale par son humilité et savoir s’impliquer et s’engager effectivement, de n’est pas remettre à plus tard. Chaque moment a son heure. Marie nous apprend à écouter la Parole de Dieu et la mettre en pratique.

La salutation de Marie et la reconnaissance d’Elizabeth de cette salutation nous montre la profondeur de la relation d’entre deux personnes. Il est important que nous portions attention à tout ce que les autres font pour nous quotidiennement, qu’il soit une simple salutation. Dieu agit dans ces petites choses. Un petit regard, un petit geste, un mot, ils sont importants pour le Seigneur. L’enfant pousser par l’Esprit Saint a reconnu dans cette salutation, son Maître, le Seigneur, invisiblement visible au regard de foi. En reconnaissant ces petites choses, Marie a pu dire, « Quelle merveille fit le Seigner ! »

Il ne faut pas oublier l’histoire de salut et s’associer à ces merveilles que Dieu a faites pour nous. Nous participons encore à cette histoire et nous croyons que Dieu continue à faire ces merveilles à nos jours. « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des parole qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Elizabeth a bien reconnu dans cette rencontre le cadeau précieux que Dieu lui a offert. « D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » Comme Pierre qui a reconnu en Jésus, le Fils de Davide, l’Envoyé du Père, comme Thomas qui a reconnu, en disant ‘mon Seigneur et mon Dieu,’, cette fête de l’Assomption nous demande à reconnaitre la présence de Dieu dans chaque rencontre humain cette rencontre merveilleuse de Dieu. Que les hommes qui nous entourent, reconnaissent en nous, à travers nos regards, nos paroles et nos actes, la présence divine.

Reconnaissons-nous dans cette fête une humanité élevée en Marie qui est capable de recevoir la grâce de  Dieu dans sa perfection ? Dieu a élevé son humble servante et en elle toute l’Eglise sera élever et nous trouvons notre espérance de la vie. Cette élévation offerte à Marie, est symboliquement est offert à son Eglise, dont nous sommes membre. Avec Marie et l’Eglise du Seigneur, la promesse faite à Abraham, est une certitude pour toute humanité du jour.  Dans cet amour maternel de Marie, portons comme elle, le Christ dans notre rencontre humain, pour que tous ceux et celles qui viennent vers nous tressaillissent de la même joie de Jean Baptiste. Amen.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 13 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 18,1-5.10.12-14): 

Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent: «Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux?». Alors Jésus appela un petit enfant; il le plaça au milieu d'eux, et il déclara: «Amen, je vous le dis: si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux. Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille. Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. Que pensez-vous de ceci? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis: il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu».

 

L'Application

 

Maxmililien Kolbe n’est pas mort pour la foi, pourtant en lui, l’Eglise universelle a trouvé une raison de fêter son martyre. Mourir pour un homme totalement inconnu pour que l’autre vive au service de sa famille n’est un acte connu dans ce monde de technologie. Ce geste de ce franciscain nous démontre qui est grand dans le Royaume de Dieu.  Se faire petit pour que l’autre grandisse est un comportement divin que Jean baptiste pratiquait par excellence. L’incarnation n’est-elle pas un bon exemple que Jésus nous a laissé ? Dieu a prêt même laisser les 99 de ses amis, et aller chercher un seul fils qui s’égare volontairement. Jésus nous l’affirme, « Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »  

«Votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu»

Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous révèle à nouveau le Cœur de Dieu. Ce passage nous fait comprendre les sentiments de notre Père des Cieux dans sa façon d'agir envers ses enfants. Son empressement le plus fervent va vers les plus petits, ceux à qui personne ne fait attention, ceux qui n'arrivent pas là où arrivent les autres. Nous savions déjà que le Père, étant un bon Père, a une prédilection particulière pour les plus petits de ses fils, mais aujourd'hui Il nous fait part également d'un autre désir qui doit se transformer pour nous en obligation: «Si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux» (Mt 18,3)

En effet, nous comprenons par cela que ce qui a le plus de valeur pour notre Père n'est pas tant le fait d'être petit mais plutôt de le devenir: «Celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux» (Mt 18,4) Par ces paroles, nous pouvons comprendre que telle est notre responsabilité de "devenir petit". Il ne s'agit pas d'être de nature petite ou simple, limité ou non dans ses capacités, mais plutôt de renoncer à la grandeur acquise pour rester au niveau des humbles et des simples. L'important pour chacun de nous est de chercher à ressembler aux petits que Jésus lui-même nous présente.

Pour terminer, l'Évangile va plus loin dans la leçon d'aujourd'hui. Il nous dit qu'il y a parmi nous, et cela même dans notre proche entourage, des "petits" que nous avons abandonné plus que d'autres, ceux qui sont comme les brebis qui se sont égarées et que le Père cherche et quand Il les retrouve, Il est ravi car elles rentrent au bercail et ne s'égarent plus. Peut-être si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée: «La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger».

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Août 2018

Gospel text

(Mt 17,22-27): 

On day when they were together in Galilee, Jesus said to his disciples, «The Son of Man will be delivered into human hands, and they will kill him. But He will rise on the third day». The Twelve were deeply grieved. 

When they returned to Capernaum, the Temple tax collectors came to Peter and asked him, «Does your master pay the temple tax?». He answered, «Certainly». Peter then entered the house, but immediately Jesus asked him, «What do you think, Simon? Who pay taxes or tributes to the kings of the earth: their sons or the other people?». Peter replied, «The others». And Jesus told him, «The sons, then, are tax-free. But so as not to offend these people, go to the sea, throw in a hook and open the mouth of the first fish you catch. You will find a coin in it, take it and let it pay for you and for me».

 

The Application

 

Jesus can be a very good problem avoider. It is important to note that, even though Jesus is not fully in agreement with the system, He tries to avoid the conflicts. If we make an evaluation of this behaviour of Jesus, we will find that the finality of Jesus is to save the world and to save it, through the death and resurrection. Since the finality of the incarnation is before Him, He chooses the best means to achieve it. A provocation stupid, will certainly put the divine mission in difficulty. It is important that in our life too, we should learn to fix a finality and  to make some compromises, just like Jesus. Over righteousness may not produce good result, than arrogance and pride. Shall we limit the humility of Jesus and His openness to avoid all unnecessary problems, very often invented by our own egoism?

«When they were together in Galilee»

Fr. Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Spain)

Today, the liturgy offers, for us to consider, different possibilities. Amongst these we could, perhaps, stop in something implicit throughout the text: Jesus' familiar attitude with his disciples.

St. Matthew says that Jesus and his disciples «were together in Galilee» (Mt 17:22). Though it is quite evident, the fact the Evangelist deems it necessary to mention it seems to emphasize the nearness of Jesus Christ. Shortly afterwards, Jesus opens His heart to make them aware of his Passion, Death and Resurrection, that is, of something He had been keeping inside himself but He does not want to conceal any longer from those He loves so much. Still further, the text mentions the tax payment episode, and, here too, the Evangelist shows us Jesus' demeanor with them, by placing himself at Peter's level, and counterposing the tax-free sons (Jesus and Peter) to the others, who must pay. Finally, Christ, shows Peter how to get the necessary monies to pay, not only for Him, but for both of them and, thus, avoid any scandal.

In all these traits we may discover a fundamental vision of our Christian life: Jesus' desire to remain with us. In the book of Proverbs the Lord says: «Rejoicing in his whole world and delighting in mankind» (Pr 8:31). Amazing, how this reality may change our approach to our spiritual life where, at times, we only pay attention to what we do, as if that was the most important part of it…! Our interior life must be centered in Christ, in his love for us, in his dying on the Cross for me, in his constant search of our heart. In one meeting with the youth, in Spain, saint John Paul II expressed it very well, when he said, out loud: «Look at Him!».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Août 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 17,22-27): 

Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit: «Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes; ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera». Et ils furent profondément attristés. 

Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent: «Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas?». Il répondit: «Oui». Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier: «Simon, quel est ton avis? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes?». Pierre lui répondit: «Sur les autres». Et Jésus reprit: «Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute: va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi».

 

L’Application

 

Un homme de paix cherche un moyen pour non pas provoquer le monde. Jésus nous apprend à être humbles et ouverts. C’est dans cette humilité et ouverture Jésus a demandé à Pierre à faire tout ce qui est nécessaire, même s’il ne soit pas logique, même devant les lois que l’homme a établis. Ce n’est pas une soumission, mais savoir éviter les confits inutiles. Cette imitation de Jésus peut nous aider à éviter beaucoup de problèmes invités simplement par notre arrogance et égoïsme.

«Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre des possibilités nouvelles de réflexion. Parmi celles-ci nous pourrions nous fixer sur ce qui est présent tout au long du texte: la relation éminemment familière de Jésus avec les siens. 

Saint Matthieu nous dit que Jésus et les disciples «étaient réunis en Galilée» (Mt 17,22). Il semble bien évident, mais le fait de mentionner qu'ils étaient ensemble nous montre comme l'évangéliste veut souligner la proximité du Christ. Puis, Il leur ouvre son Cœur pour leur confier le chemin de sa Passion, Mort et Résurrection, c'est-à-dire, ce sentiment qu'Il porte au fond de son cœur et qu'Il ne veut pas que, ceux qu'Il aime tant, puissent ignorer. Après, le texte signale l'épisode du paiement des taxes, et ici, à nouveau, l'évangéliste nous laisse entrevoir le traitement de Jésus, en se mettant au même niveau que Pierre, en opposant les fils (Jésus et Pierre) exemptes de payer aux autres qui y sont obligés. Finalement, le Christ leur montre comment ils doivent faire pour obtenir l'argent nécessaire pour payer, pas seulement pour Lui, mais pour eux deux, de façon à ne pas être une occasion de chute et scandale. 

Dans tous ces traits nous découvrons une vision fondamentale de la vie chrétienne: il s'agit de l'ardeur que Jésus y met pour rester avec nous. Le Seigneur dit dans le livre des Proverbes: «Trouvant ma joie dans les fils des hommes» (Prov 8,31). À noter comment cette réalité peut changer notre approche à la vie spirituelle sur laquelle, souvent, nous ne plaçons aucune attention alors que, par contre, nous tendons à mettre tout l'accent sur ce que nous faisons, comme si c'était cela le plus important! La vie intérieure doit se centrer sur le Christ Jésus, sur son amour pour nous, sur son dévouement jusqu'à la mort pour nous, dans sa recherche constante de notre cœur. Le Pape st. Jean Paul II l'a très bien exprimé lors d'une visite en Espagne, lorsqu'il a dit aux jeunes d'une voix forte: «Regardez-Le!».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Août 2018

Dieu prend soin de son peuple. Il lui donne tout ce dont il en a besoin. Puisque le besoin d’une nourriture est essential pour sa subsistance, Il se donne, pour que le peuple vive, non seulement par lui, mais aussi en Lui. Pour découvrir cette nourriture qui nous donne la vie éternelle, il faut nous associer à son auteur, le Père. C’est le même Père qui a donné au peule la manne, nous donne Jésus, comme une nourriture, pour que en mangeant sa Chair et en buvant son Sang, nous devenions, nous-même dignement les Christ pour les autres.

Par la visibilité et le goût, il n’y a rien d’autre que notre sensibilité et intelligence  peuvent nous révéler. Si nous nous apprenons à voir tout avec un regard de foi, nous pouvons percevoir, la présence invisible de ce Dieu dans la Chair du Christ.  Ce n’est plus le pain, mais le Corps du Christ qui nous met en communion avec Lui.

Il faut prendre conscience une vérité dans cette invitation et communion. Ce n’est pas nous qui ont choisis le Christ ou la foi, mais Dieu nous a choisis en Christ et Il nous a donné la foi. Cette foi dont nous avons reçue, a une finalité. Comme la vie qui fait naître la vie, en vivant cette foi pleinement et joyeux, nous invitons les autres à voir et à percevoir la foi en nos œuvres. C’est ainsi, les ouvres qui naissent d’une foi profonde, deviennent les ouvres divine.

Pour cela, nous devons nous disposer librement d’être aimés et animés par le Christ, sans savoir où il va nous amener, et comment. Tout sera un mystère, et nous le découvrirons plus tard. Chaque fois que nous venons participer à cette Eucharistie, ce n’est pas le prêtre seul qui  préside et s’offre en offrant la Victime sans tache, avec lui, nous offrons nous-mêmes, nous tous ici présents et aussi absents, le monde entier, pour que ‘Dieu soit tout en tous.’

Notre foi, même si elle soit universelle, pourtant elle est personnelle. Donc,  il est nécessaire que nous  devons encore une fois, dans toute sincérité poser la même question que le Seigneur a auparavant posé au Pierre, ‘Que suis-je pour toi ?’ Qui est Jésus pour moi ? Quelle sorte de relations que je tisse avec lui quotidiennement ? Quelle est la qualité de dialogue ? Quel est son message pour moi aujourd’hui et maintenant ?  Dans l’Eucharistie, le Seigneur nous invite à vivre avec Lui, par Lui et en Lui. Seigneur, nous voulons que nous soyons nous aussi attirés par toi, pour que nous ayons la vie éternelle, Amen.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 12 Août 2018

‘Give us today our daily bread’ is one of the essential parts of the prayer that the Lord has taught us. This prayer does explain to us our gospel today. God takes care not only our spiritual needs, but our every needs of life. He cares for his people. He gives her everything we need. Since the need for food is essential for our sustenance, He gives Himself, so that the people live, not only by Him, but also in Him. To discover this heavenly food that gives us eternal life, we must associate ourselves with its author, the Father. It is the same Father who gave the manna to the people of Israel, it is the same God who gave the food to Prophet Elijah, gives us Jesus, as a food, so that by eating his Flesh and drinking his Blood, we ourselves become worthily Christ for others.

Through visibility and taste, there is nothing else that our sensitivity and intelligence can reveal to us. If we learn to see everything with faith, we can perceive, the invisible presence of this God in the Flesh of Christ. God loves u through Christ, in a radical and wonderful way. It is no longer bread, but the Body of Christ who invites us and put us in communion with the Father.

One must be aware of a truth in this invitation and communion. It is not we who chose Christ or faith, but God chose us in Christ and He gave us faith. This faith of which we have received, has a finality. Like the life that gives birth to life, by living this faith fully and joyously, we invite others to see and perceive faith in our works, which will give them a new life filled with hope and joy. It is thus, the deeds which are born of a deep faith, become the divine works.

For this, we must dispose ourselves freely to be loved and animated by Christ, without knowing where he will bring us, and how. Everything will be a mystery, and we will find out later. Whenever we come to participate in this Eucharist, it is not the priest alone who presides and offers himself by offering the spotless Victim, with him we offer ourselves, all of us present and absent, the whole world, so that 'God be all in all.'

Our faith, even though it is universal, yet it is personal. So, it is necessary that we must once again, in all sincerity ask the same question that the Lord has previously asked Peter, 'What am I for you?' Who is Jesus for me? What kind of relationships do I have with him daily? What is the quality of dialogue I entertain with Him? What is His message for me today and now? In the Eucharist, the Lord invites us to live with Him, through Him and in Him. Lord, we want us to be attracted to you, so that we have eternal life, Amen.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 10 Août 2018

Texte de l'Évangile (Mt 17,14-20): 

Quand ils rejoignirent la foule, un homme s'approcha, et tombant à genoux devant lui, il lui dit: «Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir». Jésus leur dit: «Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici». Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri. 

Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier: «Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répond: «C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis: si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera; rien ne vous sera impossible».

«Si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde (…), rien ne vous sera impossible»

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, encore, Jésus nous fait comprendre que ses miracles sont à la mesure de notre foi: «Je vous le dis: si vous avez de la foi grosse comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne: ‘Transporte-toi d'ici jusque là-bas’, et elle se transportera» (Mt 17,20). En effet, comme nous le font remarquer Saint Jérôme et Saint Augustin, dans l'œuvre de notre sainteté (quelque chose qui clairement est au-dessus de nos forces) se réalise ce “déplacement de montagnes”. Pourtant, les miracles sont là et si nous ne voyons pas beaucoup plus c'est parce que notre peu de foi nous l'empêche.

Face à une situation déconcertante et incompréhensible, l'être humain réagit de manières différentes. Dans le temps, l'épilepsie était considérée comme une maladie incurable dont souffraient ceux qui étaient possédés par un esprit malin.

Le père de cet enfant exprime son amour pour son fils en cherchant une guérison totale et il fait appel à Jésus. Sa démarche est un vrai acte de foi. Il s'agenouille devant Jésus et l'implore directement avec la conviction intérieure que sa demande sera exaucée. La manière d'exprimer sa demande nous montre à la fois, l'acceptation de sa condition ainsi que la reconnaissance de la miséricorde de Celui qui peut avoir pitié pour les autres.

Ce père met en évidence le fait que les disciples n'avaient pas pu expulser ce démon. Jésus profite de cette occasion pour nous faire remarquer le peu de foi de ses disciples. Suivre Jésus, être son disciple, prendre part à sa mission demande une foi profonde et bien enracinée, capable d'endurer les contrariétés, les contretemps, les difficultés et les incompréhensions. Une foi active car elle est enracinée d'une manière solide. Dans d'autres passages de l'Évangile Jésus lui-même se plaint du manque de foi de ses disciples. L'expression «rien ne vous sera impossible» (Mt 17,20) exprime avec force l'importance qu'a la foi chez ceux qui vont à la suite de Jésus. 

La parole de Dieu nous amène à réfléchir sur la qualité de notre foi et sur notre manière de l'approfondir et nous rappelle l'attitude de ce père de famille en s'approchant de Jésus pour l'implorer avec tout l'amour de son cœur.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0