Publié le 28 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 9,18-22): 

Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea: «Pour la foule, qui suis-je?». Ils répondirent: «Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Pierre prit la parole et répondit: «Le Messie de Dieu». Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant: «Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite».

 

L’Application

 

La foi chrétienne nous aide  à répondre à cette question qui très personnelle. Si nous avons une réponse positive, il faut savoir nous engager. Si nous n’avons pas encore une réponse, il faut très vite la chercher et la trouver.

«Pour la foule, qui suis-je? (…). Et vous, que dites-vous?»

Abbé Pere OLIVA i March 
(Sant Feliu de Torelló, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui,dans l'Évangile, il y a deux questions que le Maître lui-même pose à tous. La première question demande une réponse de statistique, approximatif: «Pour la foule, qui suis-je?» (Lc 9,18). Il nous amène à regarder autour de nous et observer comment les autres résolvent cette question: les voisins, les collègues de travail, les amis, les proches. Nous regardons dans notre entourage et nous nous sentons plus ou moins responsables (cela dépend des cas) ou proches de certaines de ces réponses formulées par ceux qui ont affaire à nous et avec notre milieu, les gens. Et la réponse nous en dit long, elle nous informe, ce dont ces gens proches de nous désirent, ou ils sont besoin, ou ce qu'ils cherchent. Elle nous aide à nous synchroniser, à découvrir un point commun avec l'autre pour aller de l'avant…

Il y a une seconde question qui nous concerne nous-mêmes: «Et vous, que dites-vous?» (Lc 9,20). C'est une question fondamentale qui frappe à notre porte, qui mendie auprès de chacun d'entre nous: une adhésion ou un rejet; une vénération ou une indifférence; marcher avec Lui et en Lui ou finir par faire un rapprochement par simple sympathie… Cette question est délicate, elle est déterminante car elle nous touche. Que disent nos lèvres et nos actes? Veut-on être fidèle à Celui qui est et qui donne un sens à notre être? Y a-t-il en nous une sincère volonté de le suivre dans les chemins de la vie? Sommes nous disposés à le suivre à Jérusalem sur le chemin de la croix et de la gloire?

«C'est un chemin de croix et de résurrection (…). La croix est une exaltation du Christ. Il l'a dit Lui-même: ‘Quand Je serai levé sur la croix, J'attirerai tous à moi’. (…) La croix, donc, est gloire et exaltation du Christ» (Saint André de Crête). Êtes-vous partant pour faire la route vers Jérusalem? Seulement avec Lui et en Lui, n'est pas?

 

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Publié le 26 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 9,7-9): 

Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait, et il ne savait que penser. Car les uns disaient que Jean était ressuscité des morts; d'autres, qu'Élie était apparu; et d'autres, qu'un des anciens prophètes était ressuscité. Mais Hérode disait: «J'ai fait décapiter Jean; qui donc est celui-ci, dont j'entends dire de telles choses?». Et il cherchait à le voir.

 

L’Application

 

Tous parlent de Jésus et ses œuvres. Ils reconnaissent par ce regard porter sur Jésus, un Homme tout autre, qui a une puissance extraordinaire, agit comme un des grands prophètes qu’ils connaissent dans leur histoire. Même s’il soit vrai en Jésus, malheureusement tous ne franchirons pas de ce mur de la visibilité vers la vérité de l’invisibilité, la présence divine, Le Sauveur du monde.

Pourquoi ce paradoxe ? Simplement ils ne s’engagement pas comme Moïse qui savait s’avancer à découvrir le plus près possible, cette présence divine.  Hérode ne sortira pas de son palais et il n’a pas pu découvrir ou rencontrer ce Dieu qui l’aime. Il faut  sortir ou savoir déplacer pour mieux comprendre tout ce qui se passe autour de nous.

Je pense et je crois, mais ça ne nous suffit pas. Un chrétien s’engage par sa foi. S’il ne s’engage pas, il perdra certainement sa foi. Il faut reconnaitre que certaine culpabilité est bonne, si elle nous aide à grandir et à se convertir. Autrement, elle nous détruira. A quoi sert la foi, si elle ne produit aucun fruit ?  

«Et il cherchait à le voir»

Abbé Jorge R. BURGOS Rivera SBD 
(Cataño, Porto Rico)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous raconte qu'Hérode voulait rencontrer Jésus (cf. Lc 9,9). Son désir de voir Jésus est inspiré par la curiosité. On parlait beaucoup de Jésus à cause des miracles qu'Il effectuait sur son passage. Beaucoup de personnes parlaient de Lui. La façon de se comporter de Jésus rappelait au peuple la façon de se comporter des prophètes: Elie, Jean le Baptiste, etc. Mais en étant simple curiosité, ce désir ne transcende pas. A un tel point que lorsque Hérode le rencontre Il ne l'impressionne pas (cf. Lc 23,8-11). Son désir s'évanouit quand il se trouve face à face avec Lui, car Jésus refuse de répondre à ses questions. Le silence de Jésus confirme Hérode comme corrompu et dépravé. 

Comme Hérode, nous avons sûrement senti, à un moment donné, le désir de voir Jésus. Mais nous ne comptons plus sur Jésus en chair et en os comme Hérode, et pourtant nous comptons sur la présence de Jésus de plusieurs façons. Je veux vous parler de deux d'entre elles.

En premier lieu la tradition de l'Église a fait que le jeudi soit un jour par excellence pour voir Jésus dans l'Eucharistie. Beaucoup d'endroits exposent Jésus-Eucharistie. «L'adoration eucharistique est une manière essentielle d'être avec le Seigneur. Dans l'ostensoir est présent le vrai trésor, et Il nous attend toujours: Il n'est pas là pour Lui mais pour nous» (Benoît XVI). —Approche-toi de Lui afin que tu sois ébloui par sa présence.

En second lieu nous pouvons faire référence à la chanson populaire qui dit «Il est avec nous et nous ne le connaissons pas». Jésus est présent dans tant et tant de nos frères qui se trouvent marginalisés, qui souffrent et qui n'ont personne qui veuille d'eux. Dans son encyclique Dieu est amour, le pape Benoît XVI nous dit: «L'amour du prochain ancré dans l'amour de Dieu est avant tout une tâche pour chacun des fidèles, mais elle en est une également pour toute la communauté ecclésiastique». Ainsi donc, Jésus t'attend, avec ses bras grands ouverts dans les deux cas. Approche-toi!

 

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Publié le 25 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 9,1-6): 

Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases. And He sent them to proclaim the kingdom of God and to heal the sick. He instructed them, «Don't take anything for the journey, neither walking stick, nor bag, nor bread, nor silver coins; and don't even take a spare tunic. Whatever house you enter, remain there until you leave that place. And wherever they don't welcome you, leave the town and shake the dust from your feet: it will be as a testimony against them». So they set out and went through the villages, proclaiming the good news and healing people everywhere.

 

The Application

 

We are all limited with our talents and qualities. We wish to bring all these in to perfection, for our use and for the development of our society. Today Jesus seems to propose another approach which is not our habitual way of looking at events. He is asking each and every one us, to be aware of being send and believe that He gives us all that we need to proclaim the Kingdom of God.

Looking very practically, without making any exaggeration, we can say with certitude that merely a simple heart filled with love and mercy is sufficient to announce the Kingdom of God. Believing that God is good and all that happens in our life, God is able to change them as wonder in life, is the first step to proclaim the Kingdom of God. We should believe that this God is with us and in us. It’s here that we learn to be simple, humble and depend on God’s providence for everything.

Jesus does warns us that there will be huddles in life and we will certainly find people to oppose our good work. He is suggesting us that we may not be discouraged by these opposition and learn to bring into the perfection and accomplishment, of what is expected of us, the divine expectation. Let our good may not be conditioned by the opinion or behviours of others, rather the divine will and mission that the Lord has entrusted to us, here and now. Have a wonderful day.

 

«Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases»

Fr. Jordi CASTELLET i Sala 
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Spain)

Today, we are given to live in times when new mental diseases are reaching unsuspected levels never ever known before. At present, our rhythm of life is impelling us towards a stressing race to consume and misrepresent more than our neighbor next door, the whole dragnet being seasoned with a strong dosage of individualism, that is customizing persons isolated from the rest of the world. This loneliness, that many of us are forced to put up with because of social conveniences, job pressure or enslaving practices, is responsible for quite a few of us buckling under depression, neurosis, hysterics, schizophrenia, or some other mental disorders, that may severely endanger a person's future. 

«Jesus called his twelve disciples and gave them power and authority to drive out all evil spirits and to heal diseases» (Lk 9:1). Diseases we can identify in the same Gospel as mental diseases. 

Meeting Christ, the perfect Person, brings about a state of equilibrium and peace that soothes our mood and allows us to rediscover ourselves while providing light and lucidity to our lives and to our approach to future. The Gospels are criteria to clarify any doubts; they are good to teach and mentor, to educate both young and older, and to lead persons through the path of life, that path that never has to shrivel. 

«So they set out and went through the villages, proclaiming the good news» (Lk 9:6). This is our mission too: to live and ponder over the Gospel, the very word of Jesus, so that it can be imbued into us. Thus, by and by, we shall be able to find the path to follow and the freedom to accomplish. As John Paul II has written, «peace has to be accomplished through truth (...); it has to be built in freedom».

Let Jesus Christ —who called us to faith and eternal joy— overfills us with his hope and love, He who has given us a new life and an inexhaustible future.

 

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Publié le 25 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 9,1-6): 

Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. «Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques. Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c'est de là que vous partirez. Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux». Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

 

L’Application

 

Comment appliquer cet évangile du jour dans notre vie quotidienne, alors il y un pouvoir de guérisons et miracle ? Je n’ai ni le don de guérison, ni le pouvoir de faire les miracles. Pourtant pour l’application, je prendrais conscience que Je suis envoyé du Père, pour annoncer la Bonne Nouvelle, la présence de Dieu, un Dieu qui est proche à nous. Pour annoncer cette Bonne Nouvelle, j’ai besoin un cœur ouvert, rempli d’amour et de miséricorde. Pour mieux annoncer la Bonne Nouvelle, il faut savoir regarder, écouter et observer. Dans ce regard, dans cette écoute, et dans mon observation je découvrirais facilement la mission que Dieu me confie, ici maintenant et je mettrais tout mon cœur pour l’accomplir.

Nous verrons certainement les échecs, les oppositions, etc. Jésus nous demande de les ignorer et continuer à faire du bien. Que nos œuvres ne soient pas conditionnées par les comportements des autres. Une Bonne journée.

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies»

Abbé Jordi CASTELLET i Sala 
(Sant Hipòlit de Voltregà, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où de nouvelles maladies mentales atteignent une portée insoupçonnée, comme jamais on ne l'avait vu dans le cours de l'histoire. Le rythme de vie actuel qui augmente le niveau de stress, la course pour acheter et faire croire qu'on possède plus que ce que possède le voisin, le tout arrosé d'une forte dose d'individualisme, construit une personne isolée du reste des mortels. Cette solitude à laquelle nous sommes obligés, par convenances sociales, par la pression au travail, par certaines conventions qui rendent esclaves, font que plusieurs tombent dans la dépression, la névrose, l'hystérie, la schizophrénie ou autres déséquilibres qui marquent profondément le futur de ces personnes. 

«Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies» (Lc 9,1). Ce sont ces maux, que nous pouvons identifier dans l'Évangile comme des maladies mentales. 

La rencontre avec le Christ, une personne complète et réalisée, apporte un équilibre et une paix qui peut tranquilliser les esprits et permettre à la personne de se rencontrer de nouveau avec elle-même, lui apportant clarté et lumière dans sa vie, bien pour instruire et enseigner, éduquer les jeunes et les personnes âgées, et remettre les personnes sur le droit chemin de la vie. 

Les Apôtres «allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle» (Lc 9,6). C'est aussi notre mission: vivre et méditer l'Évangile, la parole de Jésus, afin de la laisser faire son œuvre en nous. Ainsi, peu à peu, nous pourrons retrouver le chemin à suivre et la liberté à réaliser. Comme l'a écrit Jean-Paul II, «la paix doit se réaliser à travers la vérité (…); elle doit se faire dans la liberté». 

Que ce soit Jésus-Christ lui-même, qui nous appelle à la foi et au bonheur éternel, qui nous remplie de son espérance et de son amour, Celui qui nous a donné une vie nouvelle et un futur inépuisable.

 

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Publié le 25 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Lc 8,19-21): 

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir». Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique».

«Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons un beau passage des Évangiles. Jésus n'offense en rien sa Mère, car Elle est la première à écouter la Parole de Dieu et d'Elle naquît Celui-là même qui est la Parole. C'est Elle aussi qui a le plus parfaitement accompli la volonté de Dieu: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38), répond-Elle à l'ange lors de l'Annonciation.

Jésus nous dit ce qu'il nous faut pour être, nous aussi, membres de sa famille: «ce sont ceux qui écoutent…» (Lc 8,21) et pour écouter il faut nous approcher comme ces mêmes membres, qui parvinrent jusqu'où il se trouvait; mais ils ne purent s'approcher de Lui à cause de la foule. Il conviendrait que nous nous demandions si nous luttons et nous efforçons de vaincre les obstacles que nous rencontrons au moment de nous approcher de la Parole de Dieu. Est-ce que je dédie chaque jour quelques minutes à lire, écouter et méditer la Sainte Écriture? Saint Thomas d'Aquin nous rappelle que «nous devons méditer continuellement la Parole de Dieu (…); cette méditation aide puissamment dans la lutte contre le péché».

Et, finalement, accomplir la Parole, il ne suffit pas de l'écouter; il faut l'accomplir si nous voulons être membres de la famille de Dieu. Nous devons mettre en pratique ce qu'on nous dit! C'est pourquoi il est bon que nous nous demandions si nous obéissons seulement quand ce qu'on nous demande nous plaît ou est relativement facile, et si, au contraire, quand il faut renoncer à notre confort, à notre réputation, aux biens matériels ou à nos moments de repos…, nous mettons la Parole entre parenthèses jusqu'à ce que viennent des temps meilleurs. Demandons à la Vierge Marie d'écouter et d'accomplir comme Elle la Parole de Dieu, afin d'avancer sur le chemin qui conduit à la félicité perdurable.

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Gospel text

(Lc 8,16-18): 

Jesus said to his disciples, «No one, after lighting a lamp covers it with a bowl or puts it under the bed; rather he puts it on a lamp-stand so that people coming in may see the light. In the same way, there is nothing hidden that shall not be uncovered; nothing kept secret that shall not be known clearly. Now, take care how well you listen, for whoever produces will be given more, but from those who do not produce, even what they seem to have will be taken away from them».

 

The Application

 

Though this example may look very much stupid (because no one lights up the lamp and cover it with a bowl), in truth, many of us do the same, in relation to our talents and gifts that God has naturally put in us. Sadly, some of us don’t know the good qualities that Lord has put in us. Our generosity, our listening capacity, our ability to do some good work like singing and dancing, etc, are some of the examples of such good qualities that the Lord has put in us.

The self-knowledge is the best knowledge, because it is here that all begins. Knowing ourselves and our talents may help us to develop them for the well-being of our brothers and sisters. If we don’t know what we are, the talents that we have naturally cultivated, the experiences that we had, both pleasant and painful, we won’t understand and know the many wonderful means that God has given to us, to accomplish the mission that He has entrusted to us. Even if we don’t understand the mission entrusted to us, if we use the talents, to its perfection, somewhere we will be close to the accomplishment of the mission entrusted to us. Have a wonderful day.

«He puts it on a lamp-stand so that people coming in may see the light»

+ Fr. Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Spain)

Today, a Gospel as brief as this one, is all the same rich in themes appealing to our attention. In the first place, “to give light”: everything is clear in God's eyes! Second great theme: Graces keep in line, if we are faithful to one we receive one blessing after another: «Gratia pro Gratia» (Jn 1:16). And last, human language for divine and imperishable things. 

God's Light for those joining the Church! Christian mothers, whispering in their children's ear, have been teaching them for centuries, expressive words, but most of all, they have been doing it with the “light” of their good examples. They have also sown the typical popular and evangelic wisdom, compressed in many proverbs, as full of wisdom as of faith. One of these sayings is this: «Throw some light on, not smoke». St. Matthew tells us: «(...) and it gives light unto all that are in the house. Let your light so shine before men, that they may see your good works, and glorify your Father which is in Heaven» (Mt 5:15-16).

Examining our conscience at dusk can be compared to the shopkeeper who cashes up to check the fruit of his work. He does not start by asking: —How much have I lost today? He rather wonders: —How much money did I make today? And immediately after, he may add: —How can I make more tomorrow, what can I do to improve? To finalize our working day we may end it up with a thanksgiving prayer and, in contrast, with an act of love and regret. —I regret not having loved more and hope with illusion, to start, tomorrow, a new day to please Our Lord, who always sees me, comes with me and loves me so much. —I want to give more light while diminishing the smoke of my love's fire.

In family evenings, parents and grandparents have forged —and still do— the personality and compassion of today's children and tomorrow's men. It is worth it! It is urgent! The Virgin Mary, Morning Star, Virgin of Dawn preceding the Light of the Sun-Jesus, guides us and gives us her hand. «O Happy Virgin! It is impossible that he whom you have looked at, gets lost» (St. Anselm).

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 8,16-18): 

«Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir».

 

L’Application

 

Soyons la lumière du monde et apprenons à utiliser tous les dons dont Dieu nous a accordé. La lumière dont Jésus a mis dans notre cœur, a une spécialité. Le plus elle s’illumine, le plus elle peut se grandir en nous. Cette lumière d’espérance et d’amour, si nous l’utilisons pas bien, comme il faut, il y a un grand danger, de perdre, même tout ce que nous avons.

Pourquoi nous devons les multiplier ou utiliser ? Parce qu’il y a une finalité de ces dons. Si nous ne les utilisons ou multiplions pas, comment pouvons-nous, accomplir la mission confiée à nous, (personnellement par le Seigneur) ?

«On la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière»

+ Abbé Joaquim FONT i Gassol 
(Igualada, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, cet Évangile si bref est riche en thèmes qui attirent notre attention. En premier lieu, “faire la lumière”: tout est évident aux yeux de Dieu! Deuxième grand thème: les Grâces sont entrelacées, la fidélité à l'une attire les autres: «Gratia pro Gratia» (Jn 1,16). Enfin, voici un langage humain pour des choses divines et perdurables. 

Lumière pour ceux qui entrent dans l'Église! Depuis des siècles, les mères chrétiennes ont enseigné dans l'intimité leurs enfants par des paroles expressives, mais surtout avec la “lumière” de leur bon exemple. Elles ont aussi semé avec cette franchise typique du peuple et de l'Évangile, recueillie dans nombre de dictons pleins de sagesse et de foi. L'un d'entre eux dit ceci: «Illuminer et non disséminer». Saint Matthieu nous dit: «(…) elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux» (Mt 5,15-16).

Notre examen de conscience en fin journée peut se comparer aux comptes de l'épicier qui fait sa caisse pour voir le produit de son travail. Il ne commence pas en se demandant: —Combien ai-je perdu? Mais plutôt: —Qu'est-ce que j'ai gagné? Puis: —Comment pourrais-je gagner davantage demain, que puis-je améliorer? La révision de notre journée finit dans l'action de grâces et, par contraste, en un acte d'amour douloureux. —Je souffre de ne pas avoir aimé plus et j'espère, plein d'ardeur, étrenner demain un nouveau jour pour plaire davantage à Notre Seigneur, qui toujours me voit, m'accompagne et m’aime tant. —Je veux apporter plus de lumière et diminuer la fumée du feu de mon amour.

Dans les soirées familiales, parents et grands-parents ont forgé —et forgent encore— la personnalité et la piété des enfants d'aujourd'hui et des hommes de demain. Ça en vaut la peine! C'est urgent! Marie, Étoile du matin, Vierge de l'aube qui précède Jésus, Lumière du Soleil, guide-nous et donne-nous la main. «Ô Vierge bienheureuse! Il est impossible que se perde celui sur qui tu as posé ton regard» (Saint Anselme).

 

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Publié le 23 Septembre 2018

There is a new teaching very rich and the disciples understood nothing. This new teaching though difficult to understand, it’s not because of this difficulty in understanding that the disciples failed to understand, rather, they were busy with something else. If we read further today's gospel, we understand that their hearts had been busy with another thought, which was far from the divine thought. "For on the way they had discussed among themselves who was the greatest. »  When we are occupied with other things, even very simple thing will be difficult for our understanding. The greatness lies in the Father, who was ready even to give His only Son as a ransom for our sins. It’s this divine generosity that the disciples failed to understand. The disciples will understand this after the death and resurrection of the Lord.

Jesus helps us to understand who is the greatest in the world: those who are able to welcome others, like children, are great, not only before God, but also before men. Let me explain this in a small example. A man of small heart, can't be generous. A person who is not generous cannot put himself at the service of others. A man who does not know how to put himself at the service of others, has not only failed to understand the divine generosity, he failed even to understand the natural generosity, such as rain, sun, air, tree, etc., They all contribute to our physical, mental, psychological and very importantly to our spiritual well-being.  If we do not become aware of this truth of dependence or interdependence, we will live in the islands, without being able to connect with the humanity which is richer than the service it provides us.

We Christians are invited to discover through the events that are happening around us, through the world and its people, this invisible God and his works.  Our service to the humanity, to this earth, is a service to God, because our God is resides in a concrete way in this humanity and on this earth that He created. By preserving this land, we are preserving divine creation. By honouring our brothers and sisters, by putting ourselves at the service of humanity, we honour and glorify the Author of Creation; GOD. It’s here that we learn to be humble and generous. God has blessed me with lot of richness and we have a duty to share and protect.

Jesus invites us to discover a great mystery of creation and its contribution that we often forget. He presents us a little child as an example.  "Whoever welcomes a child like this in my name, he welcomes me. And he who welcomes me, it is not I whom he welcomes, but He who sent me. "If man has become aware of this truth, we would no longer have war, no divorce, no hatred, and we will find in our diversity, an invisible yet imposing unity, even in our own body. My friends, the Church invites us in the name of the Lord to transform every encounter, including a simple ordinary human encounter as a divine encounter. Let us discover this God who loves us through our brothers and sisters, and the same God who suffers in our own humanity. Let us be merciful and generous, as our Father is merciful and generous with us.

 

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Publié le 23 Septembre 2018

Il y a un nouvel enseignement et les disciples ne comprenaient rien. La nouveauté se trouve dans la générosité divine. Il a choisi son bien aimé, Il l’a envoyé parmi nous  pour que nous devenions nous aussi ses bien aimés. Pour cela, Il a choisi la Croix et la résurrection. Pourquoi ses disciples, si proches à Lui, n’ont pas compris ce message d’amour et de compassion ? Etait-t-il compliqué ou incompréhensible ? En lisant l’évangile du jour, nous comprenons que  leurs cœurs s’étaient s’occuper par une autre pensée, qui était loin de la pensée divine. « Car, en chemin, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. »

Jésus nous aide à comprendre qui est le plus grand dans le monde : ceux et celles qui sont capables d’accueillir les autres, comme les enfants, sont grand, non seulement devant Dieu, mais aussi devant les hommes. Un homme de petit cœur, ne peut pas d’être généreux. Une personne qui n’est pas généreux, ne peut pas se mettre au service des autres. Un homme qui ne sait pas se mettre au service des autres, n’a pas compris non seulement la générosité divine, même aussi la générosité naturelle, comme la pluie, le soleil, l’arbre, etc. Si nous ne prenons pas conscience de cette vérité de la dépendance, nous vivrons dans les îles, sans pouvoir nous connecté, à l’humanité plus riche que le service qu’elle nous accorde.

Nous les chrétiens sont invité à découvrir à travers les événements qui se passent autour de nous, à travers le monde et le son peuple, ce Dieu invisible et ses œuvres.  Notre service à l’humanité, à cette terre, est un service à Dieu, car notre Dieu se trouve dans cette humanité et sur cette terre qu’Il a créée. En préservant cette terre, nous préservons la création divine. En honorant nos frères et sœurs, en nous mettant au service de l’humanité, nous honorons et glorifions l’Auteur de la Création ; DIEU.

Jésus nous invite à découvrir un grand mystère de la création que nous oublions très souvent. « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueillie. Et celui qui m’accueillie, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé. »  Si l’homme a pris conscience de cette vérité, il n’aurait plus la guerre, pas de divorce, pas de haine, et nous trouverons dans notre diversité, une unité invisible pourtant imposante, même dans notre propre corps. Mes amis, l’Eglise nous invite au nom du Seigneur à transformer toute rencontre humaine comme une rencontre divine. Découvrons ce Dieu qui nous aime, ce Dieu qui souffre dans notre propre humanité. Soyons miséricordieux, comme notre Père est miséricordieux.

 

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Publié le 20 Septembre 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,9-13): 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs»

Abbé Joan PUJOL i Balcells 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, nous fêtons saint Matthieu, apôtre et évangéliste. Lui-même nous raconte dans son Évangile sa conversion. Il était assis à l'endroit où l'on collectait l'impôt et Jésus l'invita à le suivre. Matthieu -dit l'Évangile- «se leva et le suivit» (Mt 9,9). Avec lui, s'adjoint au groupe des Douze un homme totalement différent des autres apôtres, tant par sa formation que par sa position sociale et sa fortune. Son père lui avait fait faire des études d'économie pour pouvoir fixer le prix du blé et du vin, des poissons que Pierre, André et les fils de Zébédée devaient lui apporter, et des perles précieuses dont parle l'Évangile.

Son métier de collecteur d'impôts était mal vu. Ceux qui l'exerçaient étaient considérés comme des publicains et des pécheurs. Il était au service du roi Hérode, maître de la Galilée, un roi haï par son peuple et que le Nouveau Testament nous présente comme adultère, assassin de Jean-Baptiste et se moquant de Jésus le Vendredi Saint. À quoi songeait Matthieu quand il allait rendre des comptes au roi Hérode? Sa conversion dût supposer pour Matthieu une véritable libération, comme le montre le banquet auquel il invita publicains et pécheurs. Ce fut sa manière de prouver sa reconnaissance au Maître d'être sorti d'une situation misérable et d'avoir trouvé le vrai bonheur. Saint Bède le Vénérable écrit, en commentant la conversion de saint Matthieu: «La conversion d'un collecteur d'impôts donne un exemple de pénitence et d'indulgence à d'autres collecteurs d'impôts et pécheurs (…). Dès le premier instant de sa conversion, il attire à Lui, c'est-à-dire au salut, tout un groupe de pécheurs».

Dans sa conversion se manifeste la miséricorde de Dieu comme l'indiquent les paroles de Jésus face aux critiques des pharisiens: «C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

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Rédigé par JOHNBOSCO

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