Publié le 16 Juillet 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 11,20-24): 

Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles ne s'étaient pas converties: «Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil et la cendre en signe de pénitence. En tout cas, je vous le déclare: Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous, au jour du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez toi avaient eu lieu à Sodome, cette ville subsisterait encore aujourd'hui. En tout cas, je vous le déclare: le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi, au jour du Jugement».

 

L’Application

 

La foi est un don de Dieu, pourtant croire est une faculté humaine qui nous facilite et aide à avoir ou à accueillir cette foi que Dieu nous offre gratuitement. Croire est un fruit de notre capacité de voir tout ce qui est invisible. Très souvent la vérité se cache dans cette invisibilité, pourtant visible dans les réalités actuelles. Même si, je suis en peu philosophique dans l’explication, la vie quotidienne s’explique elle-même cette vérité.

Jean a vu et il a cru. Saint Thomas a vu en Jésus ce Dieu que le regard des autres n’était pas capable de Le percevoir. Voilà certains exemples disponibles pour notre compréhension. Ce regard peut nous aider à découvrir non seulement la vérité extérieure, mais aussi la vérité intérieure. Il est essentiel pour vivre notre foi pleinement.

 

«"Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde!" »

Fr. Damien LIN Yuanheng 
(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui, le Christ réprimande deux villes de Galilée, Corazine et Bethsaïde à cause de leur manque de foi: "Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, … les gens se seraient convertis" (Mt 11,21). Jésus Lui-même témoigne en faveur des villes phéniciennes, Tyr et Sidon: elles auraient fait pénitence avec une grande humilité si elles avaient vu les merveilles du pouvoir divin.
Personne n'est heureux de recevoir une bonne réprimande. En effet, il doit être particulièrement douloureux de se faire réprimander par le Christ, Lui qui nous aime d'un cœur infiniment miséricordieux. Simplement, il n'y a pas d'excuse, il n'y a pas d'immunité quand on est réprimandé par la Vérité même. Recevons donc chaque jour, avec humilité et responsabilité, l'appel de Dieu à la conversion.
Il faut noter également que le Christ ne tourne pas autour du pot. Il met ses auditeurs face à la vérité. Nous devons analyser la façon dont nous parlons du Christ aux autres. Souvent, nous aussi nous devons lutter contre le respect que nous avons pour les personnes afin de mettre nos amis face aux vérités éternelles, telles que la mort et le jugement final. Le Pape François décrit saint Paul, sciemment, comme un "fauteur de troubles": "le Seigneur veut que nous allions toujours plus loin…que nous ne nous réfugions pas dans une vie tranquille ni dans des structures obsolètes (…)". Et Paul dérangeait en prêchant le Seigneur. Mais il allait de l'avant, car il avait dans son for intérieur cette attitude chrétienne qu'est le zèle apostolique. Il n'était pas un "homme de compromis". Ne fuyons pas notre devoir de charité!
Vous trouverez peut-être, comme moi, les paroles de San Joseph Marie Escrivá édifiantes: "(…) il s'agit de parler comme un sage, comme un chrétien, mais de façon accessible à tous". Nous ne pouvons pas nous endormir sur nos lauriers – nous accommoder- afin d'être entendus de tous, mais au contraire nous devons demander la grâce d'être des instruments du Saint Esprit, afin de situer pleinement chaque homme et chaque femme face à la vérité divine.

 

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Publié le 15 Juillet 2018

Voici le message du Père Général 

 

Chaque année le 16 juillet nous invite à être sur la même longueur d’onde avec l’inspiration fondamentale  laquelle fut à l’origine de la Congrégation, en 1849. Notre humble début ne compta pas sur des possessions matérielles ou sur un grand nombre  de prédicateurs pour entreprendre « la grande œuvre » que commençait ce jour-là. Nous n’avons ni « argent ni or » (cf, Act. 3,6) pour assurer notre vie et mission, mais seulement l’esprit du Seigneur Ressuscité vivant dans nos vies comme le « feu de l’amour de Dieu ». 
C’est pourquoi, il ne faut pas s’alarmer au sujet du vieillissement naturel de no membres ou du besoin de fermer certaines missions, ou du nombre chaque fois en diminution dans certaines parties de la Congrégation.  Le danger réel se trouve lorsque le eu  de notre charisme est absent ou éteint chez le cœur  de nos membres, ou lorsque il ne brûle plus  chez la vie de nos communautés. Seulement ce feu de l’amour de Dieu en nous nourrira  notre vie communautaire et éveillera la semence vocationnelle dans le cœur de ceux à qui Dieu appelle à ambrasse la vie clarétaine. 
« La force d’une chaine est la force son chainon  le plus faible ».Notre Congrégation  est aussi forte comme la manière avec laquelle ses membres s’adonnent à l’œuvre de l’Esprit en eux. J’ai observé  un fait intéressant  dans les documentaires de National Geograpfic au sujet du comportement des lions. Rarement ils attaquent de front  une bande d’animaux forts. Normalement,  ils profitent des faibles et de ceux qui se trouvent éloignés de la bande après l’avoir dispersée. Souvent, nos frères, dont les 
cœurs  refroidissent  manque de contact avec la Parole et l’Eucharistie, et s’éloignent de la communauté deviennent des prises de l’ennemi qui rôde comme un lion rugissant  cherchant quelqu’un  à qui dévorer (cf, 1 P., 5, 8). 
Chacun e nous est appelé personnellement  à devenir un événement  de refondation  de la Congrégation. Il n peut pas exister aucun feu charismatique collectif  sans individus clarétains brulant et irradiant  la lumière. Rappelons-nous du destin des vierges qui  ne veillèrent sur l’huile de leurs lampes (cf. Mt. 25, 1-13) 
Prenons la décision de maintenir allumé  le feu du charisme en nous. A l’occasion de la journée de la Fondation je vous invite à contempler et à nous imaginer près de notre Fondateur dans la cellule de la Fondation. Claret, nous dirait, aussi que chacun  de nous est quelqu’un « à qui le Seigneur avait donné le même esprit qui me motiva » (Cf. Aut. 489). Comment comprends-tu cet esprit en toi ? Comment veux-tu exprimer ce cadeau dans ta circonstance concrète de la vie ? Qu’as-tu besoin de faire dans ta vie personnelle et dans ta communauté pour garder allumé le feu de l’amour ? 
Je vous invite, également, à rappeler  une fois de plus les paroles de l’Archange Gabriel à Marie : « L’Esprit Saint descendra  sur toi, et la puissance du Dieu Très-Haut se posera sur toi comme une nuée » (Lc 1, 35). Ce même Esprit vint sur Jésus lors de son Baptême, sur l’Église à la Pentecôte, sur cette petite communauté-là réunie  le 16 juillet, 1849 à Vic, et il continue  de nous couvrir, chacun d’entre-nous  de son ombre de conseil et connaissance, de zèle et passion, de sagesse et prophétisme. 
Que cet Esprit qui alimente ce feu en nous, incite notre créativité, pousse notre imagination, provoque  nos rêves afin que Dieu soit connu, aimé, servi et loué. 
Finalement, du 3 au 28 octobre, 2018 aura lieu la XV Assemblée Général Ordinaire du Synode des Évêques sur les Jeunes, la Foi et le Discernement Vocationnel.  Afin de n’être qu’un avec l’Église universelle et garder ce feu en flammes, je vous invite à que vous rejoigniez  ce que le XXV Document du Chapitre Général nous parle : « sortir à la rencontre, cheminer avec eux et faire en sorte qu’ils entendent  les appels de Jésus » (MS 68). Que le même Esprit continue de garder l’authenticité et la fidélité de chacun de nous au don reçu ainsi qu’à la mission qui nous a été confiée, parce que, c’est notre témoignage, et non pas le confort, ce qu’éveille et attire des nouvelles vocations (cf. le Pape François aux participants au Congrès organisé par la Pastorale de Vocations de la Conférence Épiscopale italienne, lequel Congrès eut lieu le  5 janvier, 2017) 
Je vous souhaite, à vous tous,  une fructueuse célébration de la journée de notre Fondation ! 
  
Mathew Vattamattam, CMF 
Supérieur Général 

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Publié le 15 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,34--11,1): 

«Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre: je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère: on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. 

»Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m'accueille; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis: il ne perdra pas sa récompense». 

Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays.

«Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi»

Abbé Valentí ALONSO i Roig 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous offre un cocktail explosif de recommandations, c'est comme un buffet à la mode où il y a des petits plats à déguster. Il s'agit de conseils profonds et difficiles à avaler, destinés à ses disciples et qui sont le centre du processus de leur formation et préparation à leur mission (cf. Mt 11,1). Afin de bien les déguster nous devons les contempler un par un.

Jésus commence par leur révéler les bienfaits de l'enseignement. Au-delà des séquelles positives, évidentes dans l'attitude du Seigneur, l'Évangile évoque également les contretemps et effets secondaires de la prédication «on aura pour ennemis les gens de sa propre maison» (Mt 10,36). C'est cela le paradoxe de vivre la foi: le risque de nous confronter, même à nos proches, quand nous ne comprenons pas qui est Jésus, le Seigneur, et nous ne le percevons pas comme le Maître de l'union.

Ensuite, Jésus nous demande de le placer au plus haut niveau sur l'échelle de l'amour: «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi…» (Mt 10,37), «celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi» (Mt 10,37). Ainsi, Il propose de nous laisser accompagner par Lui en tant que présence de Dieu, car «qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé» (Mt 10,40). La conséquence de vivre accompagné par le Seigneur, quand on l'accueille chez soi, est de jouir de la récompense des prophètes et des justes, car nous avons accueilli chez nous un prophète et un juste.

Le Maître finit ses recommandations en donnant beaucoup de valeur aux petits gestes d'aide et de soutien que nous devons avoir envers ceux qui vivent en Sa compagnie: ses disciples, c'est à dire, nous les chrétiens «et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple» (Mt 10,42). De ce conseil naît une responsabilité: celle du respect d'autrui, nous devons prendre conscience que celui qui vit dans le Seigneur, qui que ce soit, doit être considéré comme si c'était Jésus Lui-même. Saint Jean Chrysostome nous dit: «Si l'amour était parsemé partout, cela donnerait une foule de biens».

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Publié le 15 Juillet 2018

Every dominical get together has a battery recharging effect in the personal life of every Christian. It’s here that our spiritual life is nourished and taken care in a communitarian way. Today I would propose two words to understand and for the application of this Sunday readings: chosen and sent. The secret of Christian life is our personal call and mission entrusted to us.  In the first reading the prophet Amos will answer firmly to the priest of Bethel, "I was a drover, and I looked after the sycamores. The truth is, he was nothing until he was not chosen by the Lord. Today he is a prophet before this people and the false prophets. He announces the message of his God courageously that makes not only the priests of Bethel, but also their king tremble before his words, because it is directly from the Lord. There is no fear of power than the faithfulness to the mission entrusted.

This divine call challenges us and gives us the courage to announce the Good News. This announcement of the Good News begins with a testimony in our everyday life, of everything we have heard and all that we deeply believe. In a simple way, with an ordinary act or gesture. Whatever may be our merits or past history, God calls us, consecrates us and sends us to this world, the world He loves so much. The first Christian community was born in this testimony of the Apostles who testified to all that they heard from the Lord, seen and experienced with Him and also after His resurrection. In the Acts of the Apostles we read this testimony of Peter to the family of Cornelius who wanted to listen to this message of hope. This dialogue will end up with conversion and baptism.

We know it well the economy of salvation, the project that God has prepared to save us, does not stop with incarnation and resurrection. For this, He chose his only Son so that we clearly understood, the mystery of salvation, in a human way through His humanity which was previously purely divine. Fortunately God needs our humanity, including our weakness, especially ordinary beings like Amos, Peter and Paul, to announce the Word of hope and joy.

We are all chosen in our baptism, consecrated and sent by the Lord, to be witnesses of His presence, as the light and salt of the earth. If we become aware of this truth, nourished in the Eucharist in this fraction of the Bread we share, with a burning heart of His love, just like the disciples of Emmaus, even if it is night, we will leave our house, to the peripheries of our society. Nothing will stop us. As the disciples of the Lord responded to the elites of Synagogue, we too will be able to respond to the world with courage and conviction, ‘it’s better listen to the Lord than to the human desires and intelligence.’

Let us listen again to the instructions given by the Lord and apply them with due indulgence.

• He sends them two by two. Let us not be alone in proclaiming the Gospel. In solitude we can not share the joy of the Gospel. Joy is best expressed in sharing, listening, etc.

• To announce the Good News, we need a pure heart, consecration, and good will. Material things will be given to us by the Lord.

• Our main responsibility as the messengers of the Lord is: to share PEACE and to proclaim the conversion that God desires. The Holy Spirit will accompany us and do the work. We must only lend our body and heart and our intelligence and will in freedom. We are not called to succeed but be faithful, says Saint Theresa of Kolkata.

 

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Publié le 15 Juillet 2018

Nous célébrons aujourd’hui avec l’Eglise universelle le 15ème dimanche ordinaire. En ce dimanche si nous voulons, nous pouvons choisir les mots clé pour bien comprendre et appliquer les lectures du jour ; choisi et Envoyé. Dans la première lecture le prophète Amos répondra fermement au prêtre de Béthel, « j’étais bouvier, et je soignais les sycomores. » Le vrai dire, il n’était rien avant qu’il ne soit pas choisi par le Seigneur. Aujourd’hui il est un prophète devant ce people et devant les faux prophètes. Il annonce le message de son Dieu courageusement qui fait trembler non seulement les prêtres de Béthel, mais aussi leur roi.

Cet appel divin nous interpelle et nous donne le courage d’annoncer la Bonne Nouvelle. Cette annonce de la Bonne Nouvelle commence par un témoignage de la vie, dans la vie quotidienne, de tout ce que nous avons entendu et de tout ce que nous croyons profondément. Quoi que soit nos mérités ou nos passé, Dieu nous appelle, nous consacre et nous envoi vers ce monde, le monde qu’Il aime tellement. La première communauté chrétienne est née dans ce témoignage des Apôtres qui ont témoigné de tout ce qu’ils ont entendu du Seigneur, vus et vécus avec Lui et aussi après sa Résurrection. Dans les actes des Apôtre nous lisons ce témoignage de Pierre à la famille de Cornélius qui a voulu écouter ce message d’espérance.

Nous le savon bien l’économie de salut, le projet que Dieu a préparé pour nous sauver, ne s’arrête pas avec l’incarnation et la résurrection. Pour cela, Il a choisi son Fils unique pour que nous comprenions clairement,  le mystère de salut,  d’une manière humaine à travers son humanité qui était auparavant purement divin. Heureusement Dieu a besoin de notre humanité, y compris notre faiblesse, particulièrement les êtres ordinaires comme Amos, Pierre et Paul, pour annoncer la Parole d’espérance et de joie.

Nous sommes tous choisi dans notre baptême, consacrés et envoyés par le Seigneur, pour être les témoins de sa présence, comme la lumière et le sel de la terre. Si nous prenons conscience de cette vérité, nourris dans l’Eucharistie dans cette fraction du Pain que nous partageons, avec un cœur brulant de Son amour, comme les disciples d’Emmaüs, même s’il fait nuit, nous sortirons de notre maison, vers les périphéries de notre société.

Ecoutons encore une fois les consignes données par le Seigneur.

  • Il les envois deux par deux. Ne soyons pas seul dans l’annonce de l’Evangile. Dans la solitude nous ne pouvons pas partager la joie de l’Evangile. La joie s’exprime mieux dans le parage, dans l’écoute, etc.  
  • Pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous avons besoin d’un cœur pur, d’une consécration, et d’une bonne volonté. Les choses matérielles nous seront données par le Seigneur.
  • Notre devoir principal : partager la PAIX et proclamer la conversion que Dieu désire. L’Esprit Saint va nous accompagner et ferra le travail. Nous ne devons prêter que notre corps et cœur et notre intelligence et volonté, dans la liberté. Soyons fidèle à cet appel et nous ne sommes pas là pour réussir, comme nous dit sainte Theresa de Kolkotta. 

 

 

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Publié le 13 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,24-33): 

«Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison. 

»Ne craignez pas les hommes; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde. 

»Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux».

«Le disciple n'est pas au-dessus de son maître»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à méditer sur la relation maître et disciple: «Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur» (Mt 10,24). Dans la dimension humaine, il n'est pas impossible que l'élève arrive à surpasser celui qui lui a enseigné l'abc d'une discipline donnée. Il existe des exemples dans l'histoire, tels que Giotto, qui s'est avancé à son maître Cimabue, ou comme Manzini, à Pieri. Mais la clef de la sagesse ultime est uniquement dans les mains de l'Homme-Dieu, et les autres peuvent participer d'elle, en la saisissant à divers degrés: depuis le grand théologien Saint-Thomas d'Aquin jusqu'à l'enfant qui se préparera pour la Première Communion. Nous pouvons ajouter des ornements divers, mais ils ne seront jamais rien d'essentiel qui enrichira la valeur intrinsèque de la doctrine. Sinon, il est possible que nous tombions dans l'hérésie. 

Nous devons faire attention avant d'essayer de faire des mélanges qui pourraient, au lieu d'enrichir, dénaturer la substance de la Bonne Nouvelle. “Nous devons nous abstenir de la bonne nourriture, mais nous devons surtout jeûner des erreurs”, dit Saint Augustin. À un moment donné, on m'a laissé un livre sur les Anges Gardiens, dans lequel apparaissaient des éléments de doctrines ésotériques, tel que la métempsycose, et une nécessité incompréhensible de rédemption qui affecterait à ces bons esprits. 

L'Évangile d'aujourd’hui nous ouvre les yeux au fait inévitable que le disciple est quelques fois incompris, rencontre des obstacles, ou peut même être maltraité pour s'être déclaré disciple du Christ. La vie de Jésus fut un service ininterrompu à la défense de la vérité. Si on L'a surnommé «Belzébul», il n'est pas étrange qu'en moment de disputes, de confrontations culturelles, ou dans les confrontations que nous voyons à la télévision, on nous taxe de rétrogrades. La fidélité au Maître Christ est la reconnaissance ultime dont nous pouvons nous glorifier: «Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux» (Mt 10,32).

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Publié le 12 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,16-23): 

«Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc adroits comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes: ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez traînés devant des gouverneurs et des rois à cause de moi: il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous tourmentez pas pour savoir ce que vous direz ni comment vous le direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. 

»Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de mon nom; mais celui qui aura persévéré jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis: vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra».

«Vous serez détestés de tous à cause de mon nom»

Abbé Josep LAPLANA OSB Moine de Montserrat 
(Montserrat, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile souligne les difficultés et les contradictions que le chrétien devra subir à cause du Christ et de son Évangile, et comment il devra résister et persévérer jusqu’au bout. Jésus nous a promis: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20); mais Il n'a pas promis aux siens un chemin facile, tout au contraire, Il leur a dit: «Vous serez détestés de tous à cause de mon nom» (Mt 10,22).

L'Église et le monde sont deux réalités difficiles à concilier. Le monde, que l'Église doit convertir à Jésus-Christ, n'est pas une réalité neutre, comme s'il s'agissait d'une cire vierge qui n'attend que le sceau qui lui donne forme. Il n'en irait ainsi que s'il n'y avait pas eu une histoire de péché entre la création de l'homme et sa rédemption. Le monde, comme structure éloignée de Dieu, obéit à un autre seigneur, que l'Évangile de saint Jean désigne comme “le prince de ce monde”, l'ennemi de l'âme, auquel le chrétien, le jour de son baptême, a fait serment de désobéir, de le planter là pour n'appartenir qu'au Seigneur et à l'Église qui l'a engendré en Jésus-Christ.

Mais le baptisé continue de vivre dans ce monde et non un autre, il ne renonce pas à en être le citoyen, ni ne lui refuse son honnête apport pour son soutien et son amélioration; les devoirs civiques sont aussi des devoirs chrétiens; payer ses impôts est un devoir de justice pour le chrétien. Jésus a dit que ses disciples sont dans le monde, mais qu'ils ne sont pas du monde (cf. Jn 17,14-15). Nous n'appartenons pas au monde de façon inconditionnelle, nous n'appartenons complètement qu'à Jésus-Christ et à l'Église, véritable patrie spirituelle, qui se trouve ici-bas mais traverse les barrières de l'espace et du temps pour nous conduire jusqu'à la patrie définitive du ciel.

Cette double citoyenneté heurte inéluctablement les forces de péché et de domination qui meuvent les rouages mondaines. Repassant l'histoire de l'Église, Newman disait que «la persécution est la marque de l'Église, peut-être la plus durable de toutes».

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Publié le 11 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,7-15):

 «Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement: donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni petite monnaie pour en garder sur vous; ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. Car le travailleur mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez chez lui jusqu'à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l'habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n'en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l'on refuse de vous accueillir et d'écouter vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, en secouant la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis: au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville».

«"Allez proclamer que le Règne des Cieux est proche"»

Abbé Antonio BORDAS i Belmonte 
(L’Ametlla de Mar, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous invite à évangéliser ; il nous dit : "prêchez" (cf. Mt 10,7). Ce qui est annoncé, c'est la bonne nouvelle de Jésus, qui essaie de nous parler du royaume de Dieu, du fait que c'est Lui notre sauveur, que le Père l'a envoyé dans le monde, et que pour cette raison, c'est le seul qui peut nous régénérer de l'intérieur et changer la société dans laquelle nous vivons.

Jésus annonçait "le Règne des Cieux est proche" (Mt 10,7). C'est lui qui annonçait le règne de Dieu qui progressait entre les hommes et les femmes au fur et à mesure que le bien avançait et que le mal reculait.

Jésus veut le salut de l'homme en entier, dans son corps et dans son esprit ; plus encore, face à l'énigme qui préoccupe l'humanité qu'est la mort, Jésus propose la résurrection. Celui qui est un mort vivant à cause du péché, expérimente une nouvelle vie quand il retrouve la grâce. C'est un grand mystère que nous commençons à expérimenter à partir de notre baptême : Nous chrétiens, nous sommes appelés à la résurrection !

Voici un exemple de la façon dont le Pape François recherche le bien de l'homme : "Cette "culture du rejet" nous a aussi rendus insensibles face à la profusion et au gaspillage des aliments. A une autre époque, nos grands-parents veillaient scrupuleusement à ce qu'aucun reste de nourriture ne soit jeté. Jeter un aliment revient à le voler de la table du pauvre, de celui qui a faim !".

Jésus nous demande d'être toujours des messagers de la paix. Quand nous les prêtres nous apportons la Communion à un malade nous disons : Que la paix du Seigneur vienne dans cette maison !" Et la paix du Christ reste là-bas, s'il y a des personnes dignes de la recevoir. Pour recevoir les dons du royaume de Dieu il faut être dans une bonne disposition intérieure. D'un autre côté, nous voyons aussi comment beaucoup de gens trouvent des excuses pour ne pas recevoir l'Évangile.

Nous avons un grand devoir au milieu des hommes, c'est qu'une fois que nous sommes croyants, nous ne pouvons pas cesser d'annoncer l'Évangile car nous le vivons et nous voulons que d'autres gens le vivent aussi.

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Publié le 10 Juillet 2018

Gospel text (Mt 10,1-7): 

Jesus called his twelve disciples to him and gave them authority over the unclean spirits to drive them out and to heal every disease and sickness. These are the names of the twelve apostles: first Simon, called Peter, and his brother Andrew; James, the son of Zebedee, and his brother John; Philip and Bartholomew, Thomas and Matthew, the tax collector; James, the son of Alphaeus, and Thaddaeus; Simon, the Canaanite, and Judas Iscariot, the man who would betray him. Jesus sent these twelve on mission with the instruction: «Do not visit pagan territory and do not enter a Samaritan town. Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’».

«Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’»

Fr. Fernando PERALES i Madueño 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, the Gospel shows us Jesus sending his Apostles on a mission: «Jesus sent these twelve on mission with these instructions...» (Mt 10:5). The twelve make up the “Apostolic College”, that is “missionary”. The Church, in its earthly pilgrimage, is a Missionary Community, as its origin lies in the fulfillment of the mission of the Son and the Holy Spirit, following God Father's divine intentions. In the same way as Peter and the other Apostles, by institution of our Lord, constituted a single Apostolic College, the Roman Pontiff, Peter's successor, and the Bishops, successors of the Apostles, form a body which has the duty to announce the Gospel everywhere.

Among the disciples sent on mission we find those with an outstanding position, given by Christ, and a greater responsibility, such as Peter; and others, as Thaddaeus, whom we practically know nothing about; however, the Gospels, which communicate Good News, were not intended to satisfy our curiosity. On our side, we are supposed to pray for all the bishops, for the famous and for the not so famous ones, while living in communion with them: «See that you all follow the bishop as Jesus Christ follows the Father and the presbytery as you would the apostles...» (St. Ignatious of Antioch). Jesus was not looking for cultivated people, but simply for people who were available, willing and able to follow him to the end. This means that, as a Christian, I must also feel responsible of a part of Jesus' plan of salvation. Do I keep away from evil? Do I help my fellow-men?

As their mission was just beginning, Jesus hurries to give them instructions with some limitations: «Do not visit pagan territory and do not enter a Samaritan town. Go instead to the lost sheep of the people of Israel. Go and proclaim this message: ‘The kingdom of heaven is near’» (Mt 10:5-6). Today we must do what we can, with the certainty that God is calling all pagans and Samaritans in another phase of the missionary work.

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Publié le 10 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 10,1-7): 

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra. Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche».

«Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche»

Abbé Fernando PERALES i Madueño 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous montre Jésus en envoyant ses disciples en mission: «Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes» (Mt 10,5). Les douze disciples forment le “Collège Apostolique”, c’est-à-dire “missionnaire”; dans sa pérégrination terrestre, l'Église est une communauté missionnaire, car elle a son origine dans l'accomplissement de la mission du Fils et du Saint Esprit selon le dessein de Dieu le Père. 

De même que saint Pierre et les autres Apôtres constituent, de par l'institution du Seigneur, un seul Collège Apostolique semblablement le Pontife romain, successeur de Pierre, et les évêques, successeurs des apôtres, forment entre eux un tout sur lequel échoit le devoir d'annoncer l'Évangile partout.

Parmi les disciples envoyés en mission nous trouvons ceux qui le Christ a placés dans un lieu important et avec une plus grande responsabilité, comme Pierre; et d'autres, comme Thaddée, sur qui nous ne savons que peu de choses. Or, les Évangiles nous communiquent la Bonne Nouvelle, et ils ne sont pas faits pour satisfaire notre curiosité. De notre côté. Nous devons prier pour tous les Évêques, pour les célèbres et pour ceux qui ne le sont pas, tout en demeurant en communion avec eux: «Suivez tous l'évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les Apôtres» (Saint Ignace d'Antioche) 

Jésus ne cherchait pas des personnes instruites, mais tout simplement qu'elles fussent disponibles et prêtes à Le suivre jusqu'à la fin. Cela m'a enseigné que moi, comme Chrétien, je dois me sentir responsable d'une partie de l'ouvre salvatrice de Jésus. Est-ce que je m'éloigne du mal?, est-ce que j'assiste mes frères? 

Et comme l'ouvre n'est qu'au commencement, Jésus s'empresse de rajouter une consigne de limitation: «N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche» (Mt 10,5-6). Aujourd'hui, il faut faire de notre mieux, avec la confiance que Dieu appellera tous les païens et samaritaines dans une autre phase du travail missionnaire.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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