Publié le 14 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 5,27-32):

 «Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu ne commettras pas d'adultère’. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur. Si ton oeil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi: car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi : car c'est ton intérêt de perdre un de tes membres, et que ton corps tout entier ne s'en aille pas dans la géhenne. 

»Il a été dit encore: ‘Si quelqu'un renvoie sa femme, qu'il lui donne un acte de répudiation’. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d'union illégitime, la pousse à l'adultère; et si quelqu'un épouse une femme renvoyée, il est adultère».

 

L’Application

 

‘Vous avez appris’ va nous amener vers la perfection divine. Cette perfection est possible, si nous avons le courage d’enlever tout ce qui nous empêche de nous avancer vers le Seigneur, y compris tout ce qui est cher à nous.

Dans cette volonté humaine nous chercherons la volonté divine et Dieu nous dictera exactement quoi et comment, comme il  dictait à son prophète Elie.

«Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère»

+ Abbé Josep LIÑÁN i Pla SchP 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus continue à approfondir sur le thème des exigences du sermon des Béatitudes. Il n'abolit pas la loi, mais lui donne plus d'ampleur. C'est pour cette raison que son observation consiste à beaucoup plus que remplir certaines conditions minimes pour avoir nos papiers en règle. Dieu nous donne la loi de l'amour pour arriver au sommet, mais nous cherchons toujours le moyen de la changer en la loi du moindre effort. Dieu nous demande beaucoup…! Oui mais il nous a donné beaucoup plus, il s'est donné lui-même.

Aujourd'hui, Jésus vise très haut en manifestant son autorité sur le sixième et le neuvième commandement, les préceptes qui se référent à la sexualité et à la pureté de la pensée. La sexualité est le langage humain qui signifie amour et alliance, de ce fait, il ne peut pas être banalisé, nous ne pouvons pas non plus transformer les autres en objets de plaisir, même pas par la pensée! De là l'affirmation très sévère de Jésus: «Tout homme qui regarde une femme et la désire a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur» (Mt 5,28). Il est donc nécessaire de couper le mal à la racine et éviter les pensées et les occasions qui nous feraient faire ce que Dieu hait. Voilà ce que veulent dire ces paroles qui peuvent nous sembler radicales et exagérées, mais que ceux qui écoutaient Jésus comprenaient par leur expression: heurter, couper, jeter…

Finalement, la dignité du mariage doit être protégée pour toujours, car elle fait partie du projet de Dieu pour l'homme et pour la femme; afin que par l'amour et le don mutuel ils deviennent une seule chair, et en même temps c'est un signe et une participation à l'alliance du Christ et de l'Église. Le chrétien ne peut vivre la relation homme-femme ni la vie conjugale selon l'ordre du monde, saint Basile nous dit: «Il ne faut pas croire que parce que vous avez choisi la vie de couple, il vous est permis de continuer à vivre d'une façon mondaine en s'abandonnant à l'oisiveté et à la paresse, au contraire, cela même vous oblige à travailler d'avantage et à veiller plus attentivement sur votre salut».

 

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Publié le 13 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 5,20-26): 

Je vous le dis en effet: «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux. 

»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu'un commet un meurtre, il en répondra au tribunal. Eh bien moi, je vous dis: Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal. Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil. Si quelqu'un maudit son frère, il sera passible de la géhenne de feu. 

»Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Accorde-toi vite avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu'on ne te jette en prison. Amen, je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier sou».

«Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux»

Abbé Julio César RAMOS González SDB 
(Mendoza, Argentine)

Aujourd'hui, Jésus nous invite à aller au-delà de ce que peut vivre n'importe quel fidèle. Même si elle ne se traduit pas par de mauvaises actions, la coutume endurcit souvent le désir de rechercher la sainteté, en nous moulant commodément sur la routine des actions correctes, et rien d'autre. Saint Jean Bosco répétait: «Le bon est l'ennemi du meilleur». C'est là que nous atteint la Parole du Maître, qui nous invite à nous “surpasser” (cf. Mt 5,20), à partir d'une attitude différente. Surpassement qui, paradoxalement, passe par les choses les plus petites. Se mettre en colère, insulter et maudire son frère n'a rien de bon pour le disciple du Royaume, appelé à être —rien de plus, mais rien de moins— le sel de la terre et la lumière du monde (cf. Mt 5,13-16), par la vigueur des béatitudes (cf. Mt 5,3-12).

Jésus, avec autorité, modifie l'interprétation du précepte négatif «Tu ne tueras pas» (cf. Ex 20,13) par l'interprétation positive de la profonde et radicale exigence de réconciliation, mise, pour insister davantage, en relation avec le culte. Ainsi n'y a-t-il pas d'offrande qui vaille quand «tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi» (Mt 5,23). C'est pourquoi il importe d'arranger tout litige, sinon l'invalidité de l'offrande se retournera contre toi (cf. Mt 5,26).

Tout cela ne peut être mis en œuvre que par un grand amour. Saint Paul nous dira: «En effet, le précepte: Tu ne commettras pas d'adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude» (Rom 13,9-10). Demandons à être renouvelés —jusque dans le moindre détail— dans le don de la charité à l'égard du prochain, et notre vie sera la meilleure et la plus authentique offrande à Dieu.

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Publié le 12 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 5,17-19): 

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

«Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir»

Abbé Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, nous entendons le Seigneur nous dire: «Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: (…) mais accomplir» (Mt 5,17). Dans l'Évangile d'aujourd'hui Jésus nous apprend que l'Ancien Testament est une partie de la Révélation divine: D'abord, Dieu se révèle aux hommes à travers les prophètes. Le Peuple élu se réunissait les samedis à la Synagogue pour entendre la Parole de Dieu. Et de la même façon qu'un bon Israélite connaissait les Saintes Écritures et les mettait en pratique, nous, les Chrétiens, devrions méditer plus fréquemment les Saintes Écritures —tous les jours, si possible.

En Jésus nous avons la plénitude de la Révélation. Il est le Verbe, la Parole de Dieu devenu chair vivante (cf. Jn 1,14), qui vient à nous pour nous faire connaître qui est Dieu et combien Il nous aime. Dieu attend de l'homme une réponse d'amour, manifestée dans l'accomplissement de son enseignement: «Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements» (Jn 14,15).

Nous trouvons une bonne interprétation du texte de l'Évangile d'aujourd'hui dans la première lettre de Saint Jean: «Car l'amour de Dieu, c'est cela: garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau» (1Jn 5,3). Garder les commandements de Dieu est la preuve que nous l'aimons avec des œuvres et en vérité. L'amour n'est pas seulement un sentiment; il requiert aussi des œuvres, des œuvres d'amour, il requiert de vivre le double précepte de la charité.

Jésus nous enseigne aussi la malice du scandale: «Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux» (Mt 5,19). Car, comme nous le dit saint Jean, «Celui qui dit: ‘Je le connais’, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur: la vérité n'est pas en lui» (1Jn 2,4).

En même temps, Jésus nous apprend l'importance du bon exemple: «Celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux» (Mt 5,19). Le bon exemple est le premier élément de l'apostolat chrétien.

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Publié le 11 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 5,13-16):*

 «Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel? Il n'est plus bon à rien: on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes: alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux».

«Vous êtes le sel de la terre (…). Vous êtes la lumière du monde»

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Saint Matthieu nous rappelle les paroles de Jésus par lesquelles Il nous rappelle notre mission en tant que chrétiens: être le sel et la lumière du monde. Le sel, d'une part, est un condiment qui donne plus de goût aux aliments, sans sel les plats sont fades. Au cours du temps, le sel a été aussi utilisé pour la conservation d'aliments grâce à ses propriétés qui évitent la pourriture. 

De nos jours, beaucoup ont perdu le sens de la vie et disent qu'elle ne vaut pas la peine d'être vécue, car elle est remplie d'amertume, de difficultés et de souffrance, qu'elle passe trop vite et qu'elle a une bien triste fin: la mort.

«Vous êtes le sel de la terre» (Mt 5,13). Le chrétien doit donner du goût: par sa joie et par son optimisme serein de se savoir fils de Dieu, que tout dans cette vie est chemin de sainteté, que les difficultés et les souffrances nous aident à nous purifier, et qu'à la fin une vie de gloire et de joie éternelle nous attend. 

De ce fait, en tant que sel, le disciple du Christ doit préserver de la pourriture: là où il y a des chrétiens à la foi vive, il ne peut y avoir de l'injustice, ni de la violence, ni d'abus des plus faibles... au contraire, l'esprit de charité doit briller dans toute sa splendeur: la préoccupation d'autrui, la solidarité, la générosité…

Ainsi, le chrétien devient lumière du monde (cf. Mt 5,14). Le chrétien est le flambeau qui par son exemple apporte la lumière de la vérité dans toutes les recoins du monde, en montrant le chemin du salut… Là où régnaient les ténèbres, l'incertitude et le doute, naissent la clarté, la certitude et l'assurance.

 

 

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Publié le 10 Juin 2018

Gospel text

(Mt 5,1-12): 

When Jesus saw the crowds, He went up the mountain. He sat down and his disciples gathered around him. Then he spoke and began to teach them: «Fortunate are those who are poor in spirit, for theirs is the kingdom of heaven. Fortunate are those who mourn, they shall be comforted. Fortunate are the gentle, they shall possess the land. Fortunate are those who hunger and thirst for justice, for they shall be satisfied. Fortunate are the merciful, for they shall find mercy. Fortunate are those with a pure heart, for they shall see God. Fortunate are those who work for peace, they shall be called children of God. Fortunate are those who are persecuted for the cause of justice, for theirs is the kingdom of heaven. Fortunate are you, when people insult you and persecute you and speak all kinds of evil against you because you are my followers. Be glad and joyful, for a great reward is kept for you in God. This is how this people persecuted the prophets who lived before you».

 

The Application

 

Yesterday we were having our bishop with us and had the pleasuring of listening to him. In one of our dialogue he was telling, that many of us think that the present church is living in a difficult time and the past was glorious. The truth is that the church was always persecuted and the in this church there were some exceptionally wonderful people who were witnessing the faith in an extraordinary way. What we live today is not desolation or desperation, rather what is called to live, particularly with hope and joy.

While remembering Barnabas, one of the apostles of the Lord, we remember their courage and joy of dying for Christ. Though they had a very tough time, there were essentially a happy people. People those who met them, even in their imprisonment, were recharged with new and forced energy. If we look behind the secret of this inner joy, we will find very easily that their life was fully configured in Christ and they felt even in their persecution, the Christ joyful and glorious. They remembered the Cross, but with hope of resurrection and the joy of being just before God.

Thus for us today, if we wish to be happy, the secret is, that we learn to configure our life in Christ and allow the Holy Spirit to guide and animate our life. By consequence, just like Paul, we too can say with certitude, it’s no more I who life, but the Christ lives in me. Have a wonderful day.

 

 

«Fortunate are those who are poor in spirit»

Fr. Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Spain)

Today, with the proclamation of the Beatitudes, Jesus helps us realize how forgetful we can be and how we tend to be like children, who usually forget their memories because of their plays. Jesus feared that the amount of his “good news” —his words, his gestures, his silences— would be diluted amidst our sins and worries. In the parable of the sower, do you remember the image of the thorns that sprang up with his seeds, and choked them? Well, this is why St. Mathew run the Beatitudes as fundamental principles, so that we do not never ever forget them. They are a compendium of the New Law presented by Jesus, basic points which help us living a Christian life.

The Beatitudes are intended for everybody. The Master is not only teaching his disciples around him, nor does He exclude any kind of persons, but He delivers a Universal message. However, He emphasizes the disposition we must have and the moral behaviour He expects from us. While the definite salvation is not given in this world, but in the next, we must change, right now, while we are here, our mentality and our evaluation of things. It is necessary we get used to see the crying face of Christ, in those who mourn, in those poor of spirit, in the meek at heart, in those who yearn to become saints, in those who have taken a “determined determination”, as St. Therese of the Child Jesus liked to say, so that we can become Sowers of Peace and Joy.

The Beatitudes are the Lord's perfume participated in human history. But, also in yours and mine. The last two verses incorporate the presence of the Cross, as they invite us to rejoice when, because of him and of the Gospel, things go humanly wrong. For when the coherence of our Christian life is strong, we will then, most probably suffer persecution in a thousand different ways, amid unexpected difficulties and setbacks. St. Matthew's text is emphatic: so «Be glad and joyful, for a great reward is kept for you in God» (Mt 5,12).

 

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Publié le 10 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 5,1-12): 

Quand Jésus vit la foule, il gravit la montagne. Il s'assit, et ses disciples s'approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait: «Heureux les pauvres de coeur: le Royaume des cieux est à eux! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise! Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice: ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux: ils obtiendront miséricorde! Heureux les coeurs purs: ils verront Dieu! Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice: le Royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux! C'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés».

 

L’Application

 

Aujourd’hui l’Eglise fait mémoire de saint Barnabé. Les premiers disciples du Seigneur sont accompagnés par l’Esprit Saint. Par tout, ils ont dit tout ce qu’ils ont entendu et vu. Leur vie personnelle aussi rendait témoignage à tout ce dont ils vivaient intérieurement. C’est cette vie intérieure animée par l’Esprit Saint leur a donné la joie de martyre. Malgré les souffrances, peines ou persécutions, ils sont était les hommes heureux. Si nous voulons d’être heureux comme eux, il faut savoir nous centrer en Jésus Christ (configuration au Christ) et mettre en pratique tout ce que le Seigneur nous dira.

«Heureux les pauvres de coeur»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui avec la proclamation des Béatitudes, Jésus nous fait remarquer que souvent nous sommes ingrats et nous agissons comme des enfants, car le fait de jouer nous fait perdre la mémoire. Jésus avait peur que la grande quantité de “bonnes nouvelles” qu'il nous avait communiquées, c'est-à-dire toutes ses paroles, ses gestes et ses silences, se noient dans nos péchés et nos préoccupations. Vous rappelez-vous de la parole du semeur, l'image du grain de blé étouffé par les épines? C'est pour cela que Saint Matthieu qualifie les Béatitudes comme des principes fondamentaux, pour que nous n'oubliions jamais. Elles sont un résumé de la Nouvelle Loi présentée par Jésus, comme des points basiques qui nous aident à vivre comme des chrétiens.

Les Béatitudes sont destinées à tout le monde. L'enseignement de Jésus ne se limite pas aux disciples qui l'entourent, il n'exclut personne, c'est un message universel. Or, il précise l'attitude ainsi que la conduite morale que nous devons avoir. Même si le salut définitif ne se donne pas dans ce monde, mais dans l'autre, tant que nous vivons sur cette terre nous devons changer notre mentalité et transformer notre manière de valoriser les choses. Nous devons nous habituer à voir la face du Christ qui pleure chez ceux qui pleurent, chez ceux qui veulent vivre détachés des paroles et des faits, chez ceux qui ont les cœurs doux, chez ceux qui favorisent le désir de sainteté, chez ceux qui ont pris la “détermination déterminée”, comme disait Sainte Thérèse de Jésus, d'être semeurs de paix et joie.

Les Béatitudes sont le parfum du Seigneur qui se dégage dans l'histoire de l'humanité. Aussi bien dans la tienne que dans la mienne. Les deux derniers versets incorporent la présence de la Croix, puisqu'ils invitent à la joie quand les choses, humainement parlant, tournent mal à cause de Jésus et de l'Evangile. Et c'est parce que lorsque la cohérence de la vie chrétienne devient ferme, vienne alors plus facilement la persécution de mille et une façons, par des difficultés et des contrariétés inattendues. Le texte de Saint Matthieu est catégorique: alors «Réjouissez-vous, soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux» (Mt 5,12).

 

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Publié le 8 Juin 2018

The message of Fr.General to all the Claretains. 

 

Message for the Solemnity of the Heart of Mary - June 9, 2018

 

Dear brothers:

 

We are sons of the heart – of the Immaculate Heart of Mary. As Claretian missionaries, we are born of her heart, formed, and accompanied by the same heart. As Pope Saint John Paul II observed in his Redemptor Hominis, “the mystery of the Redemption took shape beneath the heart of the Virgin of Nazareth when she pronounced her ‘fiat’. From then on, under the special influence of the Holy Spirit, this heart, the heart of both a virgin and a mother, has always followed the work of her Son and has gone out to all those whom Christ has embraced and continues to embrace with inexhaustible love.” (22).

 

As we celebrate the Solemnity of the Immaculate Heart of the Blessed Virgin Mary, we honor her maternal heart by reminding ourselves of our identity as her sons, renewing our pledge to live up to the “pen picture” of such sons, as given by Father Claret in his famous definition of a missionary (cf. Aut. 494). What a blessing for us to be called the sons of her heart! For, her heart is truly a temple of God, beating every moment with love for God and of humanity. As St. Jerome wrote, “even while living in the world, the heart of Mary was so filled with motherly tenderness and compassion for [people] that no-one ever suffered so much for their own pains, as Mary suffered for the pains of her children.” Our struggles are her struggles, our dreams are her dreams, our joys are her joys. Pope Francis reminds us that Mary is “the handmaid of the Father who sings his praises. She is the friend who is ever concerned that wine not be lacking in our lives. She is the woman whose heart was pierced by a sword and who understands all our pain. As mother of all, she is a sign of hope for peoples suffering the birth pangs of justice. She is the missionary who draws near to us and accompanies us throughout life, opening our hearts to faith by her maternal love. As a true mother, she walks at our side, she shares our struggles and she constantly surrounds us with God’s love” (Evangelii Gaudium, 286).

 

This heart of Mary is tender, full of compassion; but, as is evident from her Magnificat (Cf. Luke 1:46-55) it also seeks justice – God’s justice: She dreams, desires, and works for a transformed world where the poor are cared for; the oppressed go free; pride, power, and hunger are eliminated; and God’s mercy rules.  “This interplay of justice and tenderness, of contemplation and concern for others, is what makes the ecclesial community look to Mary as a model of evangelization” (Evangelii Gaudium, 288): Indeed, a model for our Claretian evangelization. We seek refuge in this heart; and we pray that our hearts truly become like hers, so filled with love for Christ and suffering humanity. We pray as Mother Teresa prayed: "Mary, give me your Heart: so beautiful, so pure, so immaculate; your Heart so full of love and humility that I may be able to receive Jesus in the Bread of Life and love Him as You love Him and serve Him in the distressing guise of the poor."

 

It makes heart-sense that the Solemnity of the Immaculate Heart follows immediately the Solemnity of the Sacred Heart: the heart of the Mother closely follows that of the Son. Symeon, the New Theologian, of the tenth century wrote that we must put our mind in the heart and stay inside it, and from the depth of the heart, we should lift up our prayers to God. We may interpret his words as an invitation to join our hearts with the heart of Mary, contemplating the heart of her Son. I wish you all the joys and blessings of the Mother’s Heart, our missionary hearth and home.

 

Mathew Vattamattam, CMF

Superior General

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Publié le 7 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Jn 19,31-37): 

Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus. 

Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse: ‘Aucun de ses os ne sera brisé’. Et un autre passage dit encore: ‘Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé’.

«Un des soldats avec sa lance lui perça le côté»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, on offre devant nos yeux corporels, ou mieux encore devant nos "yeux intérieurs" illuminés par la foi, la figure du Christ qui venant tout juste de mourir sur la Croix, a eu son flanc ouvert par un coup de lance infligé par le centurion, «…aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau» (Jn 19,34). Un spectacle angoissant et à la fois extrêmement éloquent! Il n’y a pas le moindre espace pour soutenir la thèse de celui qui affirme que c'est une mort apparente: Jésus est véritablement mort à 100%. En fait, cette mystérieuse "eau", qui ne sortirait pas d’un corps sain, normal, nous indique, selon la médecine moderne, que le Christ a dû mourir à cause d’un infarctus ou, comme disaient nos ancêtres, d'un cœur brisé. C'est uniquement dans ce cas-là que se produit la séparation du sérum des globules rouges. Ce qui expliquerait le phénomène de "sang et eau".

Par conséquent, le Christ, est réellement mort, que ce soit à cause de nos péchés, ou que ce soit en raison de son désir primordial et le plus vif: pouvoir effacer nos péchés. «Par ma mort j’ai vaincu la mort et j’ai élevé l’homme à la sublimité du ciel» (Méliton de Sardes). Dieu, qui a tenu la promesse de ressusciter son Fils, tiendra également sa deuxième promesse: il nous ressuscitera également et nous élèvera à sa droite. Mais il pose une condition minime: croire en Lui et nous laisser sauver par Lui. Dieu n'impose son amour à personne au détriment de sa liberté humaine.

Enfin, à propos de cet Homme qui a subi un coup de lance dans son cœur, «ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé» (Jn 19,37), l’Apocalypse nous donne également confirmation: «Voici qu'il vient parmi les nuées, et tous les hommes le verront, même ceux qui l'ont transpercé» (Ap 1, 7). Ceci est une exigence sacrée de la justice divine: à la fin des temps, même ceux qui l’ont repoussé obstinément, devront le reconnaître. Y compris, le tyran auto-idolâtre, l’assassin impitoyable, l’athée prétentieux… tous sans exception se verront contraints à s’agenouiller devant Lui, le reconnaissant comme le vrai, l’unique Dieu. N’est-ce donc pas mieux, d'être son ami dès maintenant?

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Publié le 6 Juin 2018

Gospel text

(Mc 12,28-34): 

One of the scribes came up to Jesus and put a question to him, «Which commandment is the first of all?». Jesus answered, «The first is: ‘Hear, Israel! The Lord, our God, is One Lord; and you shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul, with all your mind and with all your strength’. And after this comes another one: ‘You shall love your neighbor as yourself’. There is no commandment greater than these two».

The teacher of the Law said to him, «Well spoken, Master; you are right when you say that he is one and there is no other. To love him with all our heart, with all our understanding and with all our strength, and to love our neighbor as ourselves is more important than any burnt offering or sacrifice».

Jesus approved this answer and said, «You are not far from the kingdom of God». But after that, no one dared to ask him any more questions.

 

The Application

 

Even a doctor of the law is confused before numerous rules and regulations. Sometime, we too are confused with numerous choices before us. Jesus is inviting us to centre ourselves and everything in God. If we keep God at the centre of all our discernment and decision, then, our heart will be in peace.

The second law that the Lord has oriented ourselves is, towards His humanity. It is in the heart of each and every human being that God resides. If we realise this eternal truth, our personal relationship will have a radical change and we will be able to discover the divinity in our humanity. God in man. Though we are not perfect, our love towards the other can be perfect.

«There is no commandment greater than these two»

Fr, Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP 
(La Roca del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, in Mark's Gospel, we see how one of the scribes asks Jesus: «Which commandment is the first of all?» (Mk 12:28). The question is somewhat cunning. In the first place, because he is trying to establish some sort of ranking amongst the different commandments; and, secondly, because his question is centered in the Law. This is logical, bearing in mind that the question comes from a master of the Law.

The Lord's answer takes to pieces the spirituality of that «master of the Law» And the attitude of the disciple of Jesus with respect to God can be summed up in two points: «You shall love the Lord, your God, with all your heart» (Mk 12:30) and «You shall love your neighbor as yourself» (Mk 12:31). The religious behavior is defined in his relationship with God and with his neighbor; and the human behavior, in his relationship with the others and with God. St. Augustine says the same with other words: «Love God, and do whatever you please». Love God and love the others, and all the rest will just be a consequence of this plenitude of love. 

The teacher of the Law understands it perfectly well. And he adds that to love God with all one’s heart, and one’s neighbor as oneself, «is more important than any burnt offering and sacrifice» (Mk 12:33). God is awaiting our reply, our total deliverance, «with all our heart, with all our understanding and with all our strength» (Mk 12:30), for God means Truth, Goodness, and generous dedication to others. «Offerings and sacrifices» have a meaning only insofar they will be the true expression of this double love. And to think that, at times, we use the “little commandments” and «the offerings and sacrifices» as stumbling-block to criticize or wound others!

Jesus approves the reply of the master of the Law with «You are not far from the kingdom of God» (Mk 12:34). For Jesus, whoever loves his neighbor over everything else is not far from God.

 

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Publié le 6 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28-34): 

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: ‘Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là». 

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». 

Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

L’Application

Personne ne peut disputer sur ce sujet. La question que nous aimerions poser est celle-ci, comment pouvons-nous aimer Dieu ? Par l’appliquons de l’amour humain, nous comprendrons mieux comment pouvons-nous aimer Dieu. Si j’aime quel qu’un, j’essaie de le connaitre et faire tout ce que nous pouvons selon notre capacité pour que l’autre soit heureux et joyeux. C’est ainsi nous pouvons aider l’autre à se grandir selon la volonté divine. Puisque Dieu demeure en nous, nous pouvons l’aimer facilement dans notre humanité.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

Abbé Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP 
(La Roca del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, un maître de la Loi demande à Jésus: «Quel est le premier de tous les commandements?» (Mc 12,28). La question est captieuse. Premièrement parce qu'elle tente d'établir un ordre parmi les divers commandements; et deuxièmement parce que sa question se centre dans la Loi. Il est clair qu'il s'agit de la question d'un maître de la Loi. 

La réponse du Seigneur démontre la spiritualité de ce «maître de la Loi». L'attitude du disciple de Jésus-Christ par rapport à Dieu se résume en deux dimensions: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur» et «tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mc 12,31). Le comportement religieux est défini dans sa relation avec Dieu et avec le prochain; et le comportement humain, dans sa relation avec les autres et avec Dieu. Saint Augustin le dit en autres mots: «Aime et fait tout ce que tu veux». Aime Dieux et les autres, et le reste sera conséquence de cet amour en plénitude.

Le maître de la Loi comprend parfaitement. Et il affirme qu'aimer Dieu de tout son cœur et les autres comme soi-même «vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices» (Mc 12,33). Dieu attend la réponse de chaque personne, le don de soi-même «de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force» (Mc 12,30) à Lui, qui est Vérité et Bonté, et le don généreux de soi-même aux autres. Les «sacrifices et les offrandes» n'ont du sens que dans la mesure où ils sont l'expression véridique de ce double amour. Et lorsqu'on pense que quelques fois nous utilisons les «petits commandements» et «les offrandes et les sacrifices» comme une pierre pour critiquer ou blesser les autres!

Jésus complète la réponse du maître de la Loi en lui disant «tu n'es pas loin du royaume de Dieu» (Mc 12,34). Pour Jésus-Christ, quiconque aime son prochain au dessus de toute chose n'est pas loin du royaume de Dieu.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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