Publié le 1 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 8,18-22): 

Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras». Mais Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête». Un autre de ses disciples lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Jésus lui dit: «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts».

«Suis-moi»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente à travers ses deux personnages principaux une des qualités du bon disciple de Jésus: son indifférence à l'égard des biens matériels. Mais auparavant, le texte de saint Matthieu nous mentionne un détail que je ne voudrais pas négliger de souligner: «Jésus, voyant la foule autour de lui...» (Mt 8,18). 

Une grande foule s'est assemblée auprès de Jésus pour écouter ses paroles, pour que ses maux, corporels et spirituels, soient taris; ils cherchent le salut et une souffle de Vie Joyeuse et Éternelle dans l'agitation de ce monde. 

Il advient aujourd'hui quelque chose de semblable: tous —sens en prendre, peut être, conscience— avons besoin de Dieu, de rassasier notre cœur des véritables biens, comme la connaissance et l'amour de Jesús- Christ et une vie d'amitié avec Lui. Sinon, nous pouvons tomber dans le piège de vouloir remplir notre cœur d'autres “dieux” qui ne peuvent pas donner du sens à notre vie: le téléphone portable, l'Internet, les vacances aux Bahamas, le travail ininterrompu pour gagner chaque fois un peu plus d'argent, une voiture meilleure que celle du voisin, ou la salle de gym pour arborer le plus beau physique du pays.... C'est exactement ce qui arrive aujourd'hui à beaucoup du monde. 

Par contraste, le cri plein de force et de confiance du Pape Jean Paul II retentit, lorsqu'il parle aux jeunes du monde: «On peut être moderne et profondément fidèle à Jésus Christ». Pour cela, comme dit le Seigneur, il est nécessaire de savoir renoncer à tout ce qui nous lie à une vie trop matérialiste qui ferme les portes à l'Esprit. 

«Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. (…) Suis-moi» (Mt 8,22), nous dit l'Évangile d'aujourd'hui. Et saint Grégoire le Grand nous rappelle: «Les choses temporelles pour en user, les éternelles pour en jouir; temporelles comme à des voyageurs, les éternelles comme à des hommes en repos». C'est un bon critère pour examiner si nous suivons les traces de Jésus.

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Publié le 29 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 8,5-17): 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre: ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents». Et Jésus dit au centurion: «Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi». Et le serviteur fut guéri à cette heure même. 

Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

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Publié le 28 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 16,13-19): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux».

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

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Publié le 27 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 7,21-29): «Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront: ‘Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles?’. Alors je leur déclarerai: ‘Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal!’. 

»Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet». 

Jésus acheva ainsi son discours. Les foules étaient frappées par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes.

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux»

Abbé Joan Pere PULIDO i Gutiérrez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui, l'affirmation tranchée de Jésus nous impressionne: «Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux» (Mt 7,21). Au minimum, cette affirmation exige de nous la responsabilité dans notre condition de chrétien, tout en nous faisant sentir l'urgence de témoigner de notre foi.

Construire la maison sur la roche est une image claire qui nous invite à attacher du prix à notre engagement de foi, qui ne peut se limiter à de belles paroles, mais doit se fonder sur l'autorité des œuvres imprégnées de charité. Un de ces jours, l'Église va nous rappeler la vie de saint Pélage, jeune martyr de la chasteté. En souvenir de lui, saint Bernard écrivit dans son traité sur les mœurs et le ministère des évêques: «La chasteté, aussi belle qu'elle soit, n'a pas de valeur ni de mérite sans la charité. La pureté sans l'amour est comme une lampe sans huile; mais la sagesse dit: Qu'elle est belle la sagesse unie à l'amour! A cet amour dont nous parle l'Apôtre, qui provient d'un cœur pur, d'une conscience droite et d'une foi sincère».

La clarté du message, unie à la force de la charité, manifeste l'autorité de Jésus, qui étonnait ses contemporains: «Les foules étaient frappées par son enseignement, car il les instruisait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes» (Mt 7,28-29). Notre prière et notre contemplation d'aujourd'hui doivent être accompagnées d'une réflexion sérieuse: comment est-ce que je parle et agis dans ma vie comme chrétien? Comment est-ce que je concrétise mon témoignage? Comment est-ce que je traduis le commandement de l'amour dans ma vie personnelle, familiale, dans mon travail, etc.? Ce ne sont ni les paroles, ni les prières sans engagement qui comptent, mais l'effort pour vivre selon le Projet de Dieu. Notre oraison devrait toujours exprimer notre désir de faire le bien et un appel à l'aide, car nous reconnaissons notre faiblesse.

Seigneur, que notre prière soit toujours accompagnée par la force de la charité.

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Publié le 26 Juin 2018

Gospel text

(Mt 7,15-20): 

 

Jesus said to his disciples, «Beware of false prophets: they come to you in sheep's clothing but inside they are wild wolves. You will recognize them by their fruits. Do you ever pick grapes from thorn bushes, or figs from thistles? A good tree always produces good fruit, a rotten tree produces bad fruit. A good tree cannot produce bad fruit and a rotten tree cannot bear good fruit. Any tree that does not bear good fruit is cut down and thrown in the fire. So you will know them by their fruit».

 

The Application

 

Jesus has said to us that ‘just like His Father who works without end, we are also called to work’. Saint James will say, ‘from our fruit, the way we love that others will know that we are Christians.’ Jesus very often insisted that we should give fruit. Putting everything together, we can come to a conclusion that God has entrusted to each and every one us some little task, according our capacity. It is in accomplishing these little work that God has entrusted to us that we will find our joy and hope. It is here that we learn to serve God and to His people directly. If we don’t find the joy in our work (mission), then we should ask ourselves, whether we are doing the will of God, and in His manner, or we simply doing something without realising what we are doing? The man who is aware that he is constructing a house, will never say that he is arranging the bricks, rather in arranging the bricks, he will affirm that he is constructing the house. This mere awareness of what we are doing, changes our basic approach in our work and mission.

 

«You will know them by their fruit»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, a new evangelic contrast opens up before our eyes, the one between the good tree and the bad one. The avowals of Jesus are so simple they look almost simplistic. But we can affirm that they are certainly not! They are not simplistic, as real life is not simplistic either.

This one teaches us good trees can degenerate and end up by bearing bad fruits while, on the other hand, there may be rotten trees ending up by bearing good fruits. So what does that actually mean? Perhaps, that «every good tree bears good fruit» (Mt 7:17)? No, it means that the good one is good as long as he does not stop doing good. That he does good and he does not get tired of it. He does good and he does not give up before the temptation to do evil. He does good and perseveres in heroism. He does good, and if by any chance, he yields to the weariness of doing it, falls before the temptation of doing evil, or gets scared before the non-negotiable postulate, he sincerely and truly admits it, heartily repents and... restarts all over again.

Ah! And he also does it, amongst other reasons, because he is conscious that if the tree does not bear a good fruit, it will be cut down and thrown into the fire (the fear of God keeps the true vine of the vineyard!). And because, by being aware of the goodness of others through their good deeds, he knows, not only through personal experience, but through social experiences too, that he can be recognized as good not because of his good words but through his good deeds only.

It is not enough to say: «Lord, Lord!». As St. James reminds us, faith is shown through our works!: «Show me your faith apart from your works, and I will show you my faith by my works» (Jm 2:18).

 

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Publié le 26 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 7,15-20): 

«Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez».

«C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez»

+ Abbé Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, s'ouvre devant nous un nouveau contraste évangélique, entre les arbres mauvais et les bons. Les affirmations de Jésus à ce sujet sont d'une telle simplicité qu'on dirait qu'elles sont simplistes. Mais il est juste de dire qu'elles ne le sont pas du tout! Elles ne le sont pas du tout, comme notre vie de tous les jours ne l'est pas du tout non plus.

Nous apprenons qu'il y a des bons qui dégénèrent et finissent par donner de mauvais fruits et par contre il y a des mauvais qui changent et donnent de bons fruits. En définitive, que signifie «tout arbre bon donne de beaux fruits» (Mt 7,17)? Est-ce que cela signifie que le bon est bon car il ne cesse jamais de faire le bien? Qu'il fait le bien et ne se fatigue pas. Qu'il fait le bien et ne cède pas à la tentation de faire le mal. Qu'il fait le bien et persévère jusqu'au point de devenir un héros. Qu'il fait le bien et que si jamais par fatigue il cesse d'agir ainsi, ou tombe dans la tentation de faire le mal, ou encore prend peur face à cette exigence avec laquelle on ne peut pas transiger, il le reconnaît sincèrement, le confesse immédiatement, se repent de tout son cœur et… il recommence.

Ah! Et il le fait aussi, car entre autres choses, il sait que s'il ne donne pas de bons fruits il sera coupé et jeté au feu (la sainte crainte de Dieu garde la vigne des bons vignobles) et parce que connaissant la bonté d'autrui à travers de leurs bonnes œuvres, il sait, non seulement par sa propre expérience, mais aussi par expérience sociale, qu'il est bon et ne peut être reconnu comme tel que grâce à ses actes et non à ses paroles.

Car il ne suffit pas de dire «Seigneur, Seigneur!». Comme nous le rappelle Saint Jacques, la foi devient crédible uniquement par le biais de ses actions: «Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi» (Jc 2,18).

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Publié le 25 Juin 2018

Gospel text

(Mt 7,6.12-14): 

Jesus said to his disciples, «Do not give what is holy to the dogs, or throw your pearls to the pigs: they might trample on them and even turn on you and tear you to pieces. So, do to others whatever you would that others do to you: there you have the Law and the Prophets. Enter through the narrow gate; for wide is the gate and broad is the road that leads to destruction, and many go that way. How narrow is the gate that leads to life and how rough the road; few there are who find it».

The Application

Since I have explained little too much yesterday, I would like to restrain myself with few words. While reminding you all of what I have said yesterday, I would invite you all to apply them in a different way today. Let’s learn to make the right choices and good discernment. All that pleases to the eyes and minds need not be good for our finality of life. We should prioritise the essentials of life and give the best to achieve it. Once our life priorities are fixed, it’s not difficult to make some difficult decisions.

For an example, though in my personal desire opt for a non-surgical treatment, I may be forced to make the right choice, if this intervention may help me to better my health status. Thus choosing a narrow path, though may not be agreeable in an immediate approach, may help us to achieve what we desire.

«Enter through the narrow gate»

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué 
(Manresa, Barcelona, Spain)

Today, Jesus makes us three important recommendations. We shall, however, pay attention to the last one: «Enter through the narrow gate» (Mt 7:13), in order to attain the plenitude of Life and be always happy, while avoiding going to perdition and be forever doomed.

If you look around you and around your own existence, you will easily verify that whatever is worthwhile is costly, and that all things having a certain level are subject to the Master's recommendation: as the Church Fathers have said with wisdom, «by way of the Cross all mysteries contributing to our salvation are fulfilled» (St. John Crysostom). In her deathbed, an elderly woman who had suffered much in her life, told me once: «Father, if you do not savour the Cross, you do not desire Heaven; if there is no Cross there is no Heaven».

All this contradicts our falling human nature, even though it has been redeemed. For this reason, in addition to facing up to our natural tendencies, we shall have to go against the tide because of our environmental upbeat founded on materialism and the uncontrolled relish of our senses, that —at the price of not-being— long for getting more and more each time, to be able to enjoy the maximum pleasure.

When we follow Jesus —who said «I am the light of the world. Whoever follows me will never walk in darkness, but will have the light of life» (Jn 8:12)—, we realize that the Gospel does not condemn us to a boring and unhappy life in darkness; on the contrary, it promises and gives us the true happiness. We only have to review the Beatitudes and look at those who, having entered through the narrow gate, have been very happy and have made others happy too, while obtaining —for having believed in and waited for He who never let us down— the reward of self-denial: «Many times as much in this age and, in the age to come, eternal life» (Lk 18:30). The Virgin's “yes” is accompanied by humility, poverty, the Cross, but also by the prize to fidelity and generous surrender.

 

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Publié le 25 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 7,6.12-14): 

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons, pour éviter qu'ils les piétinent puis se retournent pour vous déchirer. Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l'Écriture: la Loi et les Prophètes. Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition; et ils sont nombreux, ceux qui s'y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent».

 

L’Application

 

Restons fidèle au sujet que nous avons médité hier : discernement. Il faut savoir choisi tout ce qui nous aide à grandir non pas tout ce qui nous plaise. Tout ce qui nous plaise ne forcement pas tout ce que nous désirerions au plus profond de nous-mêmes. Pour un exemple, subir une opération chirurgicale n’est pas une chose désirable, pourtant en sachant son utilité nous devons choisir cette intervention pour avoir une bonne santé.  Une bonne journée.

«Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens»

Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO 
(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, le Seigneur nous donne trois conseils. Le premier, «Ce qui est sacré, ne le donnez pas aux chiens; vos perles, ne les jetez pas aux cochons» (Mt 7,6), un contraste où d'une part les "biens" sont associés aux "perles" et à "ce qui est sacré", et d'autre part les "chiens et les cochons" à ce qui est impur. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que "nos ennemis sont pareils que nous dans leur nature mais non pas dans leur foi". Même si les richesses terrestres sont accordées d'une même manière aux dignes comme aux indignes, il n'est pas de même pour les "grâces spirituelles", privilège de ceux qui sont fidèles à Dieu. La distribution vraie des biens spirituels implique un zèle pour les choses sacrées.

Le deuxième c'est ce qu'on appelle la "règle d'or" (cf. Mt 7,12) qui résumait tout ce que la Loi et les prophètes avaient annoncé, telles les branches d'un même arbre: l'amour du prochain présuppose l'amour de Dieu et provient de Lui.

Faire au prochain ce que nous aimerions qu'on fasse pour nous, implique une transparence dans ce qu'on fait aux autres, dans la reconnaissance de sa ressemblance à Dieu et de sa dignité. Pourquoi recherchons-nous le Bien pour nous-mêmes? Parce que nous reconnaissons que c'est le seul moyen de nous identifier et nous unir au Créateur. Etant donné que le Bien est le seul moyen de vivre sa vie dans sa plénitude, l'absence de ce bien est inconcevable dans notre relation avec notre prochain. Il n'y a pas de place pour le Bien là ou prédominent le mensonge et le mal.

Le dernier, la "porte étroite"… le pape Benoît XVI nous demande: «Que signifie cette "porte étroite"? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S'agit-il d'un passage réservé uniquement à quelques élus?» la réponse est non!, le message du Christ nous dit que «tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est "étroite"… Le passage vers la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est "étroit" car il est exigeant, il demande engagement, abnégation, et mortification de son égoïsme».

Prions le Seigneur qui a obtenu le salut de l'univers par sa mort et sa résurrection, afin que nous soyons tous réunis au Banquet de la vie éternelle.

 

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Publié le 24 Juin 2018

Gospel text

(Mt 7,1-5): 

Jesus said to his disciples, «Do not judge and you will not be judged. In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you. Why do you look at the speck in your brother's eye and not see the plank in your own eye? How can you say to your brother: ‘Come, let me take the speck from your eye’, as long as that plank is in your own? Hypocrite, take first the plank out of your own eye, then you will see clear enough to take the speck out of your brother's eye».

The Application

 

No one can live without discernment and making some sort of judgement. Judgement is the final product of discernment and decision making. It’s here we are called to know thyself and this self-knowledge will help us to understand others. Many of us jump in our decision and judgement, without following proper process of discernment. Jesus is inviting us to follow this process of discernment and come to a conclusion. It’s in this process of discernment we will discover our own limits and strengths which will help us to understand others. Once we understand others as they are, we will find that there is nothing from our part to judge them and ignore them. We will find them just like us and we will try in our limited capacity to learn and to understand them. It is here that we find the encounter of the humanity. Once we discover this humanity in others, we will be able to translate this humanity into divinity.

Let me explain this to you in detail. Though it looks impossible for us, it is possible, only if we put God at the centre of our thinking and doing. Once God is centre in our words and engagements, we will discover the miracle of us becoming instruments in the hand of God to save others. It is here that the other discover God in us and we discover the same God in them. Thus every human encounter is transformed into a divine encounter. Here there is no question of judgement, to point the fingers, rather a call to become saints though our humanity. Have a wonderful day.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Judge from justice, forgive from grace,

by Ephrem the Syrian, 306-373 A.D.

"Do not judge, that is, unjustly, so that you may not be judged, with regard to injustice. With the judgment that you judge shall you be judged (Matthew 7:2). This is like the phrase 'Forgive, and it will be forgiven you.' For once someone has judged in accordance with justice, he should forgive in accordance with grace, so that when he himself is judged in accordance with justice, he may be worthy of forgiveness through grace. Alternatively, it was on account of the judges, those who seek vengeance for themselves, that he said, 'Do not condemn.' That is, do not seek vengeance for yourselves. Or, do not judge, from appearances and opinion and then condemn, but admonish and advise." (excerpt from COMMENTARY ON TATIAN’S DIATESSARON 6.18B)

 

«In the same way you judge others, you will be judged, and the measure you use for others will be used for you»

Fr. Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Spain)

Today, the Gospel has reminded me of the Marshalling's words in Der Rosenkavalier, by Hugo von Hofmansthal: «The big difference lies upon the “how”». In many aspects of our life —particularly our spiritual life— the end result will change, depending upon “how” we do something.

Jesus said: «Do not judge and you will not be judged» (Mt 7:1). But Jesus had also said that we are to correct our sinful brother, and to do that we have got to previously make some kind of judgment. In his writings, St. Paul does judge the Corinthian community and St. Peter condemns Ananias and his wife Sapphira for falsehood. Because of that, St. John Crisostom explains: «Jesus is not saying we cannot prevent a sinner from sinning; we have to correct him, indeed, though not as the enemy seeking revenge but, rather, as a doctor applying the cure». It seems, therefore, our judgment should be mostly made with an aim to mend, not to take revenge. 

But what St. Augustine says is even more interesting: «The Lord prevents us from judging quickly and unfairly (...). We should first ponder whether we have not made a similar sin; let us remember we are fragile, and let us always [judge] with the intention of serving God and not ourselves». If, when we see our brothers' sins we remember our own, it will not happen to us, as the Gospel says, that with a plank in our eyes we try to take the speck out of our brother's eye (cf. Mt 7:3).

If we are well prepared, we shall see the good and bad things in our fellow men, and almost unconsciously we shall form a judgment. But to look at others' faults from that point of view will help us as to the way “how” we judge: it will help us not to judge for the sake of judging, or just to say something or, perhaps, to cover our own deficiencies or, simply, because everybody does it. And, above all, let us always remember Jesus' words: «In the same way you judge others, you will be judged» (Mt 7:2).

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 24 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 7,1-5): 

«Ne jugez pas, pour ne pas être jugés; le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. Qu'as-tu à regarder la paille dans l'oeil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton oeil, tu ne la remarques pas? Comment vas-tu dire à ton frère: ‘Laisse moi retirer la paille de ton œil’, alors qu'il y a une poutre dans ton oeil à toi? Esprit faux! Enlève d'abord la poutre de ton oeil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l'oeil de ton frère».

 

L’Application

 

La connaissance de soi est le premier pas vers la vérité divine. Cette connaissance de soi nous aidera à reconnaitre les autres tels qu’ils sont avec leurs limites. Si nous nous mettons devant la vérité, il n’y aura plus un jugement injuste devant Dieu. C’est ainsi, nous aurons un regard pur ceux de Dieu qui nous accompagnera dans notre discernement pour prendre une décision selon la volonté divine. Avant de nous nous avancer, il faut savoir mettre Dieu au centre dans nos regards, nos paroles, nos gestes et nos actes. Notre regard est un miroir de notre intériorité. Si nous apprenons à veiller la manière dont nous regardons les personnes et les événements, nous grandirons facilement dans notre humanité qui nous fera participer à SON divinité.

«Le jugement que vous portez contre les autres sera porté aussi contre vous; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile me rappelle les paroles de la Maréchale dans le roman le Chevalier à la Rose, de Hugo von Hofmansthal: «C'est la manière qui fait la grande différence». La façon dont nous agissons changera le résultat dans de nombreux aspects de notre vie, surtout dans le contexte spirituel.

Jésus nous dit: «Ne jugez pas, pour ne pas être jugés» (Mt 7,1). Mais Jésus nous dit aussi de corriger celui qui est dans le péché, et pour cela il faut que nous ayons déjà fait un quelconque “jugement”. Même Saint Paul juge dans ses écrits la communauté de Corinthe et Saint Pierre condamne Ananias et son épouse pour leurs mensonges. C'est pour cela que Saint Jean de Chrysostome justifie cela en disant: «Jésus ne dit pas que nous ne devons pas éviter qu'un pécheur s'arrête de pécher, nous devons certainement le corriger, mais pas comme un ennemi qui cherche la vengeance, plutôt comme le médecin qui donne un remède au malade». Notre jugement doit donc se faire surtout dans un but de correction et non pas de vengeance.

Mais ce que dit Saint Augustin est encore plus intéressant: «Le Seigneur nous avertit de ne pas juger rapidement et injustement (…). Réfléchissons d'abord si nous n'avons pas commis un péché semblable, rappelons-nous aussi que nous sommes fragiles, et jugeons toujours avec l'intention de servir Dieu et non pas nous-mêmes». Si lorsque nous voyons les péchés de nos frères nous voyons les nôtres, il ne nous arrivera pas comme il est dit dans l'Évangile de vouloir “retirer la paille de l'oeil de notre frère alors qu'il y a une poutre dans le nôtre” (cf Mt 7,3).

Si nous avons une bonne formation, nous verrons, presque de manière inconsciente, les bonnes et les mauvaises choses chez les autres: et nous rendrons un jugement. Mais le fait de voir les fautes chez les autres avec un point de vue comme mentionné ci-dessus nous aidera dans notre “manière” de juger: cela nous aidera à ne pas juger juste pour juger ou juste pour faire un commentaire ou pour cacher nos défaillances ou simplement parce que tout le monde le fait. Et pour terminer, ayons surtout à l'esprit les paroles de Jésus: «La mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous» (Mt 7,2).

 

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