Publié le 29 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,32-45): 

Les disciples étaient en route avec Jésus pour monter à Jérusalem; Jésus les précédait; ils étaient effrayés, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver: «Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens, ils se moqueront de lui, ils cracheront sur lui, ils le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera». 

Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent: «Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande». Il leur dit: «Que voudriez-vous que je fasse pour vous?». Ils lui répondirent: «Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire». Jésus leur dit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé?». Ils lui disaient: «Nous le pouvons». Il répond: «La coupe que je vais boire, vous y boirez; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées». 

Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit: «Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous: car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude».

 

L’Application

 

Jésus nous montre non seulement son humanité, mais aussi l’humanité de ses disciples. La chaire est faible, nous dit saint Paul, mais l’Esprit qui habite en nous, peut nous faire monter vers ce Dieu qui aime.  Le désire humain n’est pas forcement mauvais, car c’est Dieu qui a mis dans nos cœurs ce désire. Il faut savoir les orienter vers une bonne direction avec une philosophie, fondé sur l’amour divine, le roc sur laquelle nous devons construire notre maison. Dans cet amour nous pouvons nous mettre facilement à son service, qui est l’auteur de notre existence.

«Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude»

Abbé René PARADA Menéndez 
(San Salvador, El Salvador)

Aujourd'hui, le Seigneur nous apprend quelle devrait être notre attitude face à la croix. L'amour fervent pour l'accomplissement de la volonté de son Père, pour que l'humanité —tout homme et toute femme— soit sauvée, font que Jésus a hâte d'arriver à Jérusalem où Il «sera livré (...), ils le condamneront à mort, ils le livreront (...) et le tueront» (cf Mc 10,33-34). Même si parfois nous ne comprenons pas, ou bien même si nous éprouvons de la crainte face à la douleur, la souffrance ou les contraintes de la journée, tâchons de nous unir, par amour pour la volonté salvatrice de Dieu à l'offrande de la croix chaque jour.

La pratique constante de la prière et les saints sacrements, en particulier celui de la confession et de l'Eucharistie, augmente en nous l'amour de Dieu et par conséquent envers notre prochain par amour de Dieu, de telle façon que nous serons capables de dire «Nous le pouvons» (Mc 10,39), en dépit de nos misères, de nos craintes et de nos péchés. Oui, nous serons capables de nous unir à la croix de tous les jours (cf. Lc 9,23) par amour, avec le sourire, cette croix qui se manifeste dans nos habitudes et notre quotidien: la fatigue du travail, les difficultés dans notre vie de famille et avec nos proches, etc. 

Nous arriverons à nous identifier au Christ, qui «n'est pas venu pour être servi, mais pour servir» (Mc 10,45) uniquement si nous nous accrochons à notre croix de tous les jours, en délaissant nos envies afin de nous mettre au service des autres. Jean-Paul II expliquait que «la servitude de Jésus atteint sa plénitude dans sa mort sur la croix, c'est à dire dans le don total de soi». Imitons-Le, en transformant constamment notre amour envers Lui par nos actions, en nous mettant au service de tous sans distinctions: riches, pauvres, cultivés ou ignorants, jeunes ou vieux. En nous mettant à leur service afin de les rapprocher de Dieu et les libérer du péché.

 

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Publié le 28 Mai 2018

Gospel text

(Mc 10,28-31): 

At that time Peter began to tell Jesus, «We have given up everything to follow you». Jesus answered, «Truly, there is no one who has left house or brothers or sisters, or father or mother, or children, or lands for my sake and for the Gospel, who will not receive his reward. I say to you: even in the midst of persecution he will receive a hundred times as many houses, brothers, sisters, mothers, children, and lands in the present time and in the world to come eternal life. Do pay attention: Many who now are first will be last, and the last, first».

 

The Application

 

Though this philosophical message that the gospel communicates to us may seems to be quite disturbing, paradoxically holds the very sense of life discernment. If we don’t learn to empty ourselves, we can’t fill our interiority.

Jesus is proposing to us to choose the King and the kingdom will be ours. Since the king is ready to be with us, it is simple that we learn to give up all those which hold us, to grow towards the source of our life.

The discernment process begins with the true knowledge of ourselves and all those surround us. Without the self-knowledge, it is very difficult to discern and take decision. This self-knowledge will never pushes us in front, rather it will teach us about the humility (true humility) and the importance of being humble before God and before His people.

 

«Truly, there is no one who has left house for my sake and for the Gospel who will not receive his reward in the present time and in the world to come eternal life»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, just like that landowner who went out early in the morning to hire men to work in his vineyard, the Lord is seeking disciples, followers and friends. His, is a universal call. A captivating offer, the Lord entrust us with! On one condition, though. One condition that may dishearten us: «For my sake and for the Gospel» you are to leave «house, brothers or sisters, or father or mother, or children, or lands» (cf. Mk 10:29).

But, is there any compensation? Shall there be any reward? Shall we make any gain out of it? Peter, in the name of the Apostles, reminds the Master: «We have given up everything to follow you» (Mk 10:28), as if asking: what benefit shall we get?

The Lord's promise is very generous: «but he will receive one hundred times more now in this time (…) and in the age to come eternal life» (Mk 10:30). He cannot be surpassed as far as generosity. But He adds: «even in the midst of persecution». Jesus is very realistic and He does not want to deceive anybody. To be a disciple of his, if we are truly so, will bring us troubles and problems. However, Jesus considers persecutions and troubles a reward, for they help us to grow, if we accept and live through them as an opportunity to gain in maturity and responsibility. Whatever act of sacrifice makes us more like Jesus Christ who, by dying in the Cross, saves us.

We have always time to revise our life and get closer to Jesus Christ, especially during the times of Advent and Lent. Through prayer and the sacraments, these times and all times, we can find out whether we are amongst the disciples He is seeking, and decide which our answer must be to that call. Next to radical responses (such as those from the Apostles) there are others. For many, “to leave house, brothers or sisters, or father or mother…” will just mean whatever unable us to live deeply in Jesus' close friendship and, as a consequence, become his testimony before the world.
And this is urgent, don't you think so?

 

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Publié le 28 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,28-31): 

Pierre se mit à dire à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre». Jésus déclara: «Amen, je vous le dis: personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple: maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers».

 

L’Application

 

Cet évangile nous dit qu’il est facile de gagner le roi que son royaume. Perdre tout ce qui nous pèse pour avoir le meilleur est une orientation divine proposée par le Seigneur Lui-même. Si nous ne savons pas nous vider, comment pourrions-nous nous remplir ? Perdre tout pour le Seigneur………………….. !, ce n’est pas une question, mais une réponse de la vie.

«Personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple, et, dans le monde à venir, la vie éternelle»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme ce maître qui allait chaque matin au village afin de recruter la main d'œuvre pour travailler dans sa vigne, le Seigneur cherche des disciples, des gens qui le suivent, des amis. Son appel est universel. Il s'agit d'une offre fascinante! Le Seigneur met en nous sa confiance. Mais il pose une condition pour être son disciple, condition qui peut nous décourager: il faut quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants, ou une terre» «à cause de moi et de l'Évangile» (Mc 10,29). 

Et il n'y a pas de contreprestation? Il n'y aura pas de récompense? Ceci nous donnera-t-il quelque type de bénéfice? Pierre, au nom des Apôtres, rappelle au Maître: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre» (Mc 10,28). C'est sa façon de lui demander: que tirerons-nous de tout cela?

La promesse du Seigneur est généreuse: «En ce temps déjà, le centuple (…) et, dans le monde à venir, la vie éternelle» (Mc 10,30). Personne ne peut surpasser cette générosité. Mais il ajoute: «Avec des persécutions». Jésus est réaliste et ne veut pas nous tromper. Être son disciple, si nous le sommes à part entière, implique difficultés et problèmes. Mais Jésus considère les persécutions et les difficultés comme une récompense, dans la mesure où elles nous aident à grandir, si nous savons les accepter comme une occasion de grandir en maturité et en responsabilité. Tout ce qui est occasion de sacrifice nous rend semblable à Jésus-Christ qui nous sauve à travers sa mort sur la Croix.

Nous sommes toujours à temps de faire rétrospective sur notre vie et de nous rapprocher de Jésus-Christ. Ce temps nous permet —à travers la prière et les sacrements— d'examiner si parmi les disciples qu'Il cherche nous nous y trouvons, et nous verrons également quelle devrait être notre réponse à cet appel. Parmi certaines réponses radicales (comme celle des Apôtres) il en existe bien d'autres. Pour plusieurs, quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père…» signifiera laisser tout ce qui nous empêche de vivre avec intensité l'amitié avec Jésus-Christ et, conséquemment, agir comme ses témoins devant le monde. Et ceci ne te paraît-il pas urgent?

 

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Publié le 27 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 10,17-27): 

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements: Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère». L'homme répondit: «Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse». Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit: «Une seule chose te manque: va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi». Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples: «Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!». Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend: «Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu». De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux: «Mais alors, qui peut être sauvé?». Jésus les regarde et répond: «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu».

«Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre un Évangile qui ne peut laisser indifférent si on l'aborde avec un cœur sincère.

Personne ne doutera des bonnes intentions de ce jeune homme qui s'approcha de Jésus pour lui demander: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10,17). Si l'on s'en tient à ce que nous conte saint Marc, il est clair que dans ce cœur nichait le besoin de quelque chose de plus, car il est facile de supposer que —comme tout bon israélite— il connaissait très bien ce que la Loi disait à ce sujet, mais en son for intérieur, il était désireux d'aller plus loin; voilà pourquoi il s'adresse à Jésus.

Dans notre vie intérieure, nous devons apprendre à dépasser cette vision qui réduit la foi à un pur accomplissement. La foi, c'est bien davantage. C'est une adhésion du cœur à Quelqu'un, qui est Dieu. Quand nous mettons notre cœur dans quelque chose, nous y mettons aussi notre vie et, dans le cas de la foi, nous surmontons alors le conformisme qui paraît aujourd'hui tenailler l'existence de tant de croyants. Celui qui aime ne se contente pas de donner n'importe quoi; il cherche une relation personnelle, intime; il profite du moindre détail et sait découvrir en tout une occasion de grandir en amour. Celui qui aime se donne.

En réalité, la réponse de Jésus à la question du jeune homme est une porte ouverte sur ce don total par amour: «Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi» (Mc 10,21). Ce n'est pas le simple abandon de ce que l'on a, mais un abandon qui est don de soi, expression authentique de l'amour. Ouvrons donc notre cœur à cet amour-donation. Vivons sur ce registre notre relation avec Dieu. Prier, servir, travailler, se dépasser, se sacrifier: chemins du don de soi, chemins d'amour. Que le Seigneur trouve en nous non seulement un cœur sincère, mais aussi un cœur généreux et ouvert aux exigences de l'amour. Car, selon les mots de Jean-Paul II, «l'amour qui vient de Dieu, amour tendre et esponsal, est source d'exigences profondes et radicales».

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Publié le 26 Mai 2018

Beginning with the fest of the Resection of the Lord and till the feast of Pentecost we had the pleasure of meditating the divine mysteries. These great feasts have given us an occasion to discover the Father, the Son and the Holy Spirit in their particular function of creator, redeemer and the one who sanctifies. The feast of the Trinity is a feast of divine interiority. This feast has lots of resemblance to our daily life, particularly in relation to the complexity of human life.  This mystery reminds us of two paradoxically contradicting and unifying aspects that make life: unity (one God) and diversity (three persons). To understand this mystery I would like to invite you all to look at the gospel of the day and it can help us to understand this mystery by comparing this analogically with the paradox of life.

There is a gathering of the disciples of the Lord. All are called to come together and they will do it individually and at the same time, all are in motion towards a destination, thus a movement though individual but together. The scattered disciples, each in his side, is called to follow a path that will lead him to Jesus. All will make their own paths, according to their talents and limitations, giving themselves sufficient time and space, with hope and certitude. Though there are a diversity of acts and deeds they however will do the same job, in a personalized way, seeking an individual response for the whole question of their life. We are also gathered together today to pray and celebrate this feast of the Trinity, a feast that makes visible not only everything that unifies us, but also all the complexity of life, with its richness of diversity.

Even though this life is complex with its beauties, pains and suffering, it is filled with generosity. For us, we are introduced by baptism to another life, a purely divine life configured to divine holiness, to the holiness of the Trinity. We were baptised in the name of the Father, Son and the Holy Spirit. By accepting the diversity of people, in the different person of God, still in the unity of ONE God, we are called to discover our own diversity and unity of the same faith in Jesus Christ, who makes us live individually and brings us together as one single people of God.

The gospel says that all the disciples gathered around Jesus. It is important that we take cognizance of this truth. Without Jesus we can never welcome the Holy Spirit and without the support of the Holy Spirit, we can never know the Father. They are so united, without ONE, the other is impossible and if we know One, we can know ALL. This is the mystery of the Trinity. Jesus is the only humanly available way and means for all of us on earth to see, hear, and feel God in a human way. The imitation of Jesus par excellence and the configuration of our life to his humanity will make us discover through his Word and his deeds not only his divinity but also his Father who loves us.

For that, we must know how to move towards the right direction, especially towards the peripheries of our neighbourhoods, as Saint Father tells us. From the plain land (narrow vision)  towards a mountain (large vision), to go to meet him, to know him and to love him. We must gather around Jesus who will bless us, consecrate us and send us to the world He loves.

We can ask ourselves this question: Am I worthy to do it? Will God go with me while I still remain as a sinner and unfaithful. Certainly, we are right to have these doubts of the presence of God in our daily life and the effectiveness of his accompaniment because of our own infidelity. It is important that we know to assume them and accept our weakness, because in our weakness God can act easily than in our strength. In the recent apostolic exhortation (Gaudete et Exsultate ) the holy Father invites all to participate in the Trinitarian holiness. It is possible in a smaller way, as a religious, as a lay person, as a son and daughter, wife and husband, father and mother, by simply doing our responsibilities according divine will, in its perfection.

On this feast day, Jesus sends us to this world to transform it and make it as the heavenly Kingdom, not by his name alone, but in the name of the Trinity. May this feast of the Holy Trinity be a force of communion in our society and especially in our family. May we learn from the Holy Trinity to unite us as one people of God. May they teach us to appreciate diversity and to discover this unity in this diversity. May the Lord bless you and keep you. Amen

 

 

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Publié le 26 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,13-16): 

On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit: «Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis: celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas». Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

 

L’Application

 

On peut comparer la vie avec conduire une voiture. Dans la route, tout ne sera pas comme nous avons appris dans une école, pourtant on est demandé de l’appliquer tout dans la rigueur.  Aujourd’hui Jésus nous apprend à bénir tous, y compris les petits dans notre vie. Pour l’application, je vous invite à transformer cette journée comme une journée de bénédiction. Même si les choses se passent autrement que nous avons prévues, essayons d’être fidèles à ce comportement (bénédiction) comme nous conduisions une voiture. Apprenons à bénir tous et rendons grâce pour ces biens que nous avons reçus du Seigneur.

«Laissez les enfants venir à moi»

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les enfants sont toujours à la une. Plus que jamais, les enfants ont beaucoup à dire, même si être enfant veut dire qu'on ne sait pas parler. Nous le constatons avec les nouvelles technologies, ils sont capables de les faire marcher, de les utiliser y compris d'apprendre aux adultes comment bien les utiliser. Comme le disait un journaliste «ce n'est pas parce que les enfants ne parlent pas qu'ils ne pensent pas».

Dans le passage de l'Évangile de Marc nous rencontrons plusieurs variantes. «On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher; mais les disciples les écartèrent vivement» (Mc 10,13). Mais le Seigneur, que nous avons vu dans les évangiles de ces derniers jours se donner à tous, le fera avec plus grande raison avec les enfants. Ainsi, «voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit: «Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent» (Mc 10,14).

La charité est organisée: elle commence par celui qui en a le plus besoin. Qui donc est plus dans le besoin qu'un enfant? Tout le monde a le droit de s'approcher de Jésus l'enfant est donc le premier qui doit jouir de ce droit: «Laissez les enfants venir à moi» (Mc 10,14).

Mais il faut remarquer qu'en accueillant le plus nécessiteux, nous sommes les premiers à en tirer profit. C'est pour cela que le Seigneur nous prévient: «celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas» (Mc 10,15). Et répondant à l'humeur simple et ouverte des enfants, «Lui les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains» (Mc 10,16).

Il faut apprendre l'art d'accueillir le Royaume des cieux. Celui qui est comme un enfant —comme les anciens "pauvres de Yahvé"— discerne facilement que tout est un don, que tout est une grâce. Et pour "recevoir" les faveurs de Dieu, il faut écouter et contempler avec un "silence réceptif". Selon saint Ignace d'Antioche: «mieux vaut se taire et être que parler et ne pas être (…) Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus peut même entendre son silence».

 

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Publié le 26 Mai 2018

Gospel text

(Mc 10,13-16): 

People were bringing their little children to Jesus to have him touch them, and the disciples rebuked them for this. When Jesus noticed it, He was very angry and said, «Let the children come to me and don't stop them, for the kingdom of God belongs to such as these. Truly, I say to you, whoever does not receive the kingdom of God like a child will not enter it». Then He took the children in his arms and laying his hands on them, blessed them.

 

The Application

 

How to apply this gospel in our day today life? I would wish to propose something very strange of imitating Jesus in a simple way of blessing all the little ones in our life. Though they may appear little in the large world around us, they do impart in our inner being the very source of God’s blessings. Shall we turn this day as a blessing day for our dear and near ones?

«Let the children come to me»

Fr. Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, children are news. More than ever before, children have a lot to say, even the word “infant” means “he who does not speak”. We can better appreciate that in electronic devices: they know how to switch them on and off, how to use them properly and, even how to teach us, adults, to correctly use them. A noted reporter used to say that, «even if infants do not speak it does not mean they do not think».

In this fragment of Mark's Gospel we find several considerations: «People were bringing their little children to Jesus to have him touch them, and the disciples rebuked them for this» (Mk 10:13). But the Lord, who did not mind relating to everybody, did connect with infants even more so. This is why, «when Jesus noticed it, He was very angry and said, ‘Let the children come to me and don't stop them, for the kingdom of God belongs to such as these’» (Mk 10:14).

Charity must follow priorities: it begins with the most needy. And, if everybody has the right to approach Jesus, infants are the first ones to enjoy this privilege: «Let the children come to me and don't stop them» (Mk 10:14).

We should realize, however, that when helping the more needy, we happen to be the first ones to benefit of it. This is why the Master warns us: «Truly, I say to you, whoever does not receive the kingdom of God like a child will not enter it» (Mk 10:15). And, in correspondence to the simplicity and openness of those children «He took them in his arms and laying his hands on them, blessed them» (Mk 10:16). 

We must learn the art of receiving the Kingdom of God. He who is like a child can easily perceive that everything is a gift, a grace. From our smallness we should be open to receive. And, “to receive” God's favour, we must listen and contemplate with “receptive silence”. After St. Ignatius of Antioch, to the Ephesians « It is better for a man to be silent and be [a Christian], than to talk and not to be one. (...) He who possesses the word of Jesus, is truly able to hear even His very silence, that he may be perfect, and may both act as he speaks, and be recognized by his silence».

 

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Publié le 24 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 10,1-12): 

En partant de là, Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s'assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d'habitude. Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient: «Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?». Jésus dit: «Que vous a prescrit Moïse?». Ils lui répondirent: «Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation». Jésus répliqua: «C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère».

«Il les instruisait comme d'habitude»

Abbé Miquel VENQUE i To 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Seigneur, je voudrais prendre un peu de temps pour te faire une prière de remerciement pour tous tes enseignements. Tu enseignais avec autorité et tu le faisais dès qu'on te laissait faire et tu profitais de toutes les occasions: bien sûr, je comprends Seigneur que le but de ta mission était de transmettre la Parole du Père. Et tu l'as fait.

—Aujourd'hui, connecté à internet je te dis: Parle-moi, parce que je veux prendre un petit moment pour prier comme un disciple fidèle. D'abord, je voudrais te demander la capacité d'apprendre ce que tu enseignes et ensuite être capable de l'enseigner aux autres. Je reconnais qu'il est facile de tomber dans l'erreur de te faire dire des choses que tu n'as jamais dites, et avec une audace malveillante, j'essaie de te faire dire ce que j'aimerais que tu dises. Je reconnais que mon cœur est peut-être plus endurci que celui de ceux qui t'écoutaient.

—Je connais ton évangile, le Magistère de l'Église, le catéchisme, et je me souviens des paroles du pape Jean Paul II dans sa "Lettre aux familles": «Le dessein de l'utilitarisme, fondé sur une liberté orientée dans un sens individualiste, c'est-à-dire une liberté sans responsabilité, constitue l'antithèse de l'amour». Seigneur, je te demande de briser mon cœur qui a envie d'un bonheur utilitariste et de me faire entrer dans la vérité divine dont j'ai tant besoin.

—Vu d'ici, comme du sommet d'une montagne, je comprends que tu dises que l'amour du mariage est définitif, que l'adultère —en plus d'être un péché comme toute offense grave envers toi, qui est le Seigneur de la Vie et de l'Amour— est un faux chemin vers le bonheur: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle» (Mc 10,11). 

Je me rappelle aussi d'un jeune homme qui me disait: «Mon père, le péché promet beaucoup, ne donne rien et enlève tout». Bon Jésus, fais que je puisse te comprendre, et que je puisse l'expliquer aux autres: ce que tu as uni, l'homme ne peut pas le séparer (cf. Mc 10,9). Loin d'ici, en dehors de tes chemins je ne trouverai pas le bonheur véritable. Jésus, apprends moi à nouveau!

Merci Jésus. Mon cœur est dur mais je sais que tu as raison.

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Publié le 23 Mai 2018

exte de l'Évangile (Mc 9,41-50): 

«Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Car tout homme sera salé au feu. C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous».

«Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense»

Abbé Xavier PARÉS i Saltor 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, la proclamation de l'évangile est un peu difficile à comprendre en raison de la dureté des paroles de Jésus : «si ta main t'entraîne au péché, coupe-la (…) Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le» (Mc 9,43.47). Jésus est très exigeant envers ses fidèles. Tout bêtement, Jésus veut nous dire que nous devons renoncer à toutes ces choses qui nous font du mal, même si ce sont des choses que nous aimons beaucoup, car elles peuvent nous conduire au péché et au vice. Saint Grégoire écrit que «nous ne devons pas désirer les choses qui ne font que satisfaire nos besoins matériels et répréhensibles». Jésus exige la radicalité. Dans un autre passage de l'évangile il nous dit aussi: «celui qui veut garder sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra pour Moi la gardera» (Mt 10,39).

En outre, cette demande de Jésus est une exigence d'amour et de croissance. Nous ne resterons pas sans récompense. Ce qui doit donner un sens à nos actes doit être toujours l'amour: nous devons parvenir à donner un verre d'eau à celui qui en a besoin et pas pour une satisfaction personnelle mais par amour. Nous devons être capables de voir Jésus dans les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Jésus ne fait que dénoncer et condamner sévèrement ceux qui font le mal et ceux qui font des scandales, ceux qui éloignent les plus petits du bien et de la grâce de Dieu.

Enfin, nous devons tous passer par l'épreuve du feu. C'est le feu de la charité et de l'amour qui nous purifie, afin que nous devenions le sel qui donne le bon goût de l'amour, du service et de la charité. C'est dans la prière et dans l'Eucharistie que nous chrétiens puisons la force de la foi et du bon goût du sel du Christ. Nous ne resterons pas sans récompense.

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Publié le 22 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,38-40): 

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent» Jésus répondit: «Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi; celui qui n'est pas contre nous est pour nous».

«Celui qui n'est pas contre nous est pour nous»

Abbé David CODINA i Pérez 
(Puigcerdà, Gerona, Espagne)

Aujourd'hui, nous assistons à une récrimination à l'encontre de Jean, qui a vu des gens faire de bonnes œuvres au nom du Christ sans pour autant faire partie du groupe des disciples: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent» (Mc 9,38). Jésus nous indique ici le regard que nous devons avoir envers ces personnes: les accueillir et ouvrir notre regard envers eux, en ayant beaucoup d'humilité vis-à-vis de nous-mêmes, partageant toujours un lien commun, une même foi, une même orientation, c'est-à-dire, cheminer ensemble vers la perfection de l'amour de Dieu et du prochain.

Cette manière de vivre notre vocation d'"Église" nous invite à revoir en paix et sérieusement la cohérence avec laquelle nous vivons cette ouverture d'esprit qu'avait Jésus. Tant qu'il y a "d'autres" qui nous dérangent parce qu'ils font la même chose que nous, cela veut dire que l'amour du Christ n'a toujours pas imprégné notre vie dans toute sa profondeur et Il nous demandera d'avoir l'humilité d'accepter que nous ne déversons pas "toute la sagesse et l'amour de Dieu". En somme, nous devons accepter que nous sommes ceux choisis par le Christ pour annoncer à tous que l'humilité est le chemin pour nous approcher de Dieu.

Jésus a agi de cette manière depuis son Incarnation, quand Il nous rapproche au plus haut de la majesté de Dieu par la petitesse des pauvres. Sain Jean Chrysostome nous dit: «Il ne s'est pas contenté de la mort et de la croix; mais il a voulu être pauvre, étranger, errant, nu, prisonnier, malade, afin de vous attirer à lui.» Si le Seigneur n'a pas laissé passer l'opportunité pour que nous vivions l'amour de notre prochain, ne laissons pas nous non plus passer l'opportunité d'accepter celui qui ne vit pas de la même manière que nous sa vocation de faire partie de l'Église, car «celui qui n'est pas contre nous est pour nous» (Mc 9,40).

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