Publié le 1 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mc 11,11-25): 

Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il inspecta du regard toutes choses et, comme c'était déjà le soir, il sortit avec les Douze pour aller à Béthanie. 

Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s'il y trouverait quelque chose; mais, en s'approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier: «Que jamais plus personne ne mange de tes fruits!». Et ses disciples écoutaient. 

Ils arrivent à Jérusalem. Alors Jésus entra dans le Temple et se mit à expulser ceux qui vendaient et ceux qui achetaient dans le Temple. Il renversa les comptoirs des changeurs et les sièges des marchands de colombes, et il ne laissait personne traverser le Temple en portant quoi que ce soit. Il enseignait, et il déclarait aux gens: «L'Écriture ne dit-elle pas: Ma maison s'appellera maison de prière pour toutes les nations? Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits». Les chefs des prêtres et les scribes apprirent la chose, et ils cherchaient comment le faire mourir. En effet, ils avaient peur de lui, car toute la foule était frappée par son enseignement. Et quand le soir tombait, Jésus et ses disciples s'en allaient hors de la ville. 

Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu'aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s'était passé, dit à Jésus: «Rabbi, regarde: le figuier que tu as maudit est desséché». Alors Jésus leur déclare: «Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis: tout homme qui dira à cette montagne: ‘Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer’, s'il ne doute pas dans son coeur, mais croit que ce qu'il dit va arriver, cela lui sera accordé! C'est pourquoi, je vous le dis: tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Et quand vous êtes là, en train de prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes».

«Tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu»

Abbé Agustí BOADAS Llavat OFM 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, fruit et prière sont les mots-clés de l'Évangile. Le Seigneur s'approche d'un figuier et, n'y trouvant que des feuilles, Il réagit en le maudissant. D'après saint Isidore de Séville, “figue” et “fruit” ont la même racine. Le lendemain, les Apôtres, surpris, lui disent: «Rabbi, regarde: le figuier que tu as maudit est desséché» (Mc 11,21). En réponse, Jésus-Christ leur parle de la foi et de la prière: «Ayez foi en Dieu» (Mc 11,22).

Il y a des gens qui ne prient presque jamais et, lorsqu'ils le font, c'est en espérant que Dieu puisse résoudre pour eux un problème si compliqué qu'ils ne voient pas de solution. Et ils justifient leur attitude par les paroles de Jésus que nous venons d'entendre: «tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l'avez déjà reçu, cela vous sera accordé» (Mc 11,24). Ils ont raison. Il est très humain, compréhensible et légitime que, devant des problèmes qui nous dépassent, nous fassions confiance à Dieu, à une force supérieure à la nôtre. 

Mais il faut ajouter que toute prière est “inutile” («votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé»: Mt 6,8), en ce sens qu'elle n'a pas d'utilité pratique directe, comme —par exemple— celle d'allumer une lumière. Nous ne recevons rien en échange de notre prière, parce que tout ce que nous recevons de Dieu est grâce pour grâce.

Alors, faut-il prier? Certainement, car c'est maintenant que nous savons que nous recevons la grâce, que la prière a le plus de valeur: parce qu'elle est “inutile” et “gratuite”. En plus, la prière de demande nous apporte trois bienfaits: la paix intérieure (rencontrer Jésus, notre ami, et avoir confiance en Dieu, c'est relaxant); réfléchir, rationaliser un problème et savoir comment le présenter, c'est l'avoir presque résolu; enfin, la prière nous aide à distinguer entre ce qui est bon et ce qui n’est peut-être qu'un caprice. Alors, après-coup, nous comprendrons avec les yeux de la foi ce que Jésus nous dit: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils» (Jn 14,13).

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Publié le 30 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Lc 1,39-56): 

En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte: «Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur». 

Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais». 

Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»

Mgr. F. Xavier CIURANETA i Aymí Evêque Emérite de Lleida 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui nous contemplons la Visite de la Vierge Marie à sa cousine Élisabeth. Aussitôt qu'elle eut appris que Dieu le Père l'avait choisi pour être la Mère du Fils de Dieu et que sa cousine Élisabeth avait aussi reçu le don de la maternité, Marie partit avec décision dans la montagne pour féliciter sa cousine, partager avec elle la joie d'avoir reçu le don de la maternité et se mettre à son service.

La salutation de la Mère de Dieu fait tressaillir d'allégresse l'enfant qu'Élisabeth porte dans ses entrailles. La Mère de Dieu, qui est enceinte de Jésus, est la cause de cette joie. La maternité est un don de Dieu qui suscite la joie. Les familles se réjouissent à l'annonce d'une nouvelle vie. La naissance du Christ produit certainement «une grande joie» (Lc 2,10).

Malgré ce, la maternité n'est pas vraiment appréciée de nos jours. Fréquemment, on lui oppose d'autres intérêts superficiels, qui ne sont qu'une manifestation de complaisance et d'égoïsme. Les éventuels renoncements qu'entraîne l'amour paternel et maternel effrayent beaucoup de couples mariées qui, à cause des biens qu'ils ont reçus de Dieu, devraient être plus généreux et dire “oui” à de nouvelles vies d'une façon plus responsable. Trop de familles ne sont plus des “sanctuaires de la vie”. Saint Jean Paul II constate que la contraception et l'avortement «sont des maux qui s'enracinent dans une mentalité hédoniste et de déresponsabilisation en ce qui concerne la sexualité et supposent une conception égoïste de la liberté, qui voit dans la procréation un obstacle à l'épanouissement de la personnalité de chacun».

Pendant cinq mois, Élisabeth n'a pas quitté la maison, et elle songeait: «Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi» (Lc 1,25). Et Marie disait: «Mon âme exalte le Seigneur (...) parce qu'Il s'est penché sur son humble servante» (Lc 1,46.48). La Vierge Marie et Élisabeth apprécient et sont reconnaissantes à l'œuvre que Dieu a fait en elles: la maternité! Les catholiques doivent retrouver le sens de la vie comme don sacré de Dieu aux hommes.

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Publié le 29 Mai 2018

Gospel text

(Mc 10,32-45): 

The disciples were on the road going up to Jerusalem, and Jesus was walking ahead. The Twelve were anxious and those who followed were afraid. Once more Jesus took the Twelve aside to tell them what was to happen to him, «You see we are going up to Jerusalem, and the Son of Man will be given over to the chief priests and the teachers of the Law. They will condemn him to death and hand him over to the foreigners who will make fun of him, spit on him, scourge him and finally kill him; but three days later He will rise».

James and John, the sons of Zebedee, came to Jesus and said to him, «Master, we want you to grant us what we are going to ask of you». And He said, «What do you want me to do for you?». They answered, «Grant us to sit one at your right and one at your left when you come in your glory». But Jesus said to them, «You don't know what you are asking. Can you drink the cup that I drink or be baptized in the way I am baptized?». They answered, «We can». And Jesus told them, «The cup that I drink you will drink, and you will be baptized in the way I am baptized. But to sit at my right or at my left is not mine to grant. It has been prepared for others».

On hearing this, the other ten were angry with James and John; Jesus then called them to him and said, «As you know, the so-called rulers of the nations act as tyrants and their great ones oppress them. But it shall not be so among you; whoever would be great among you must be your servant, and whoever would be first among you shall make himself slave of all. Think of the Son of Man who has not come to be served but to serve and to give his life to redeem many».

The Application

The desire is the source of all the human development. This desire is to be well oriented and directed. If not, it may end with pleasure seeking and won’t be able to go beyond. ‘I like’ should never be the final end of our orientation. The day this liking is oriented towards God and His will, this normal human desire is configured with the divine will. The more we are close with God, the lesser will be our charnel desire.

We are often charnel, because we don’t realise our divine identity. The person who sees the spiritual family in heaven, the house Jesus has promised, the more will be his desire to be there and will learn to ignore all human glory which doesn’t glorify God. Thus Jesus is not against our human desire, rather He wishes that we orient this with the plan of God, for us and for our brothers and sisters. It is here we will learn from Jesus ‘servant of God’ which He wishes that we assume it in our daily life.

 

 

«Think of the Son of Man who has not come to be served but to serve and to give his life to redeem many»

Fr, René PARADA Menéndez 
(San Salvador, El Salvador)

Today, the Lord teaches us which our attitude before the Cross must be. The ardent love of Jesus for His Father's Will, to carry out the salvation of Mankind, of each man, of each woman, urges Him to quickly move towards Jerusalem, where «the Son of Man will be given over (…) they will condemn him to death (…) they will scourge him and finally kill him» (Mk 10:33-34). Though, at times, we may not understand it or may be afraid of pain and suffering or of every day's contradictions, let us try to lovingly join God's salvific Will with the offering of our daily Cross. 

Assiduous prayer and the Sacraments, especially the personal Confession of our sins and the Eucharist, will increase our love for God and our love for others, in such a way that we shall be able to affirm that «We can!» (Mk 10:39), in spite of our misery, fears and sins. Yes, we shall be able to take up our daily Cross and follow Him (cf. Lk 9:23) for love, with a smile; that cross that is evidenced by our ordinary everyday life: tiredness in our job, family difficulties, social relations, etc. 

Only if we embrace our cross every day, denying us to serve others, shall we be able to identify ourselves with the Christ, who «came to serve and to give his life to redeem many» (Mk 10:45). John Paul II explained «the servitude of Jesus attains its culmination with his death in the Cross, that is by the total gift of himself». Let us, therefore, imitate Jesus Christ, by constantly transforming our love for Him in servicing actions for other people: wealthy or poor, educated or uneducated, young or old, without distinction. Servicing actions to get them closer to God and free them from sin.

 

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Publié le 29 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,32-45): 

Les disciples étaient en route avec Jésus pour monter à Jérusalem; Jésus les précédait; ils étaient effrayés, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze avec lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver: «Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux chefs des prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens, ils se moqueront de lui, ils cracheront sur lui, ils le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera». 

Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent: «Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande». Il leur dit: «Que voudriez-vous que je fasse pour vous?». Ils lui répondirent: «Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire». Jésus leur dit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé?». Ils lui disaient: «Nous le pouvons». Il répond: «La coupe que je vais boire, vous y boirez; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées». 

Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean. Jésus les appelle et leur dit: «Vous le savez: ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous: car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude».

 

L’Application

 

Jésus nous montre non seulement son humanité, mais aussi l’humanité de ses disciples. La chaire est faible, nous dit saint Paul, mais l’Esprit qui habite en nous, peut nous faire monter vers ce Dieu qui aime.  Le désire humain n’est pas forcement mauvais, car c’est Dieu qui a mis dans nos cœurs ce désire. Il faut savoir les orienter vers une bonne direction avec une philosophie, fondé sur l’amour divine, le roc sur laquelle nous devons construire notre maison. Dans cet amour nous pouvons nous mettre facilement à son service, qui est l’auteur de notre existence.

«Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude»

Abbé René PARADA Menéndez 
(San Salvador, El Salvador)

Aujourd'hui, le Seigneur nous apprend quelle devrait être notre attitude face à la croix. L'amour fervent pour l'accomplissement de la volonté de son Père, pour que l'humanité —tout homme et toute femme— soit sauvée, font que Jésus a hâte d'arriver à Jérusalem où Il «sera livré (...), ils le condamneront à mort, ils le livreront (...) et le tueront» (cf Mc 10,33-34). Même si parfois nous ne comprenons pas, ou bien même si nous éprouvons de la crainte face à la douleur, la souffrance ou les contraintes de la journée, tâchons de nous unir, par amour pour la volonté salvatrice de Dieu à l'offrande de la croix chaque jour.

La pratique constante de la prière et les saints sacrements, en particulier celui de la confession et de l'Eucharistie, augmente en nous l'amour de Dieu et par conséquent envers notre prochain par amour de Dieu, de telle façon que nous serons capables de dire «Nous le pouvons» (Mc 10,39), en dépit de nos misères, de nos craintes et de nos péchés. Oui, nous serons capables de nous unir à la croix de tous les jours (cf. Lc 9,23) par amour, avec le sourire, cette croix qui se manifeste dans nos habitudes et notre quotidien: la fatigue du travail, les difficultés dans notre vie de famille et avec nos proches, etc. 

Nous arriverons à nous identifier au Christ, qui «n'est pas venu pour être servi, mais pour servir» (Mc 10,45) uniquement si nous nous accrochons à notre croix de tous les jours, en délaissant nos envies afin de nous mettre au service des autres. Jean-Paul II expliquait que «la servitude de Jésus atteint sa plénitude dans sa mort sur la croix, c'est à dire dans le don total de soi». Imitons-Le, en transformant constamment notre amour envers Lui par nos actions, en nous mettant au service de tous sans distinctions: riches, pauvres, cultivés ou ignorants, jeunes ou vieux. En nous mettant à leur service afin de les rapprocher de Dieu et les libérer du péché.

 

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Publié le 28 Mai 2018

Gospel text

(Mc 10,28-31): 

At that time Peter began to tell Jesus, «We have given up everything to follow you». Jesus answered, «Truly, there is no one who has left house or brothers or sisters, or father or mother, or children, or lands for my sake and for the Gospel, who will not receive his reward. I say to you: even in the midst of persecution he will receive a hundred times as many houses, brothers, sisters, mothers, children, and lands in the present time and in the world to come eternal life. Do pay attention: Many who now are first will be last, and the last, first».

 

The Application

 

Though this philosophical message that the gospel communicates to us may seems to be quite disturbing, paradoxically holds the very sense of life discernment. If we don’t learn to empty ourselves, we can’t fill our interiority.

Jesus is proposing to us to choose the King and the kingdom will be ours. Since the king is ready to be with us, it is simple that we learn to give up all those which hold us, to grow towards the source of our life.

The discernment process begins with the true knowledge of ourselves and all those surround us. Without the self-knowledge, it is very difficult to discern and take decision. This self-knowledge will never pushes us in front, rather it will teach us about the humility (true humility) and the importance of being humble before God and before His people.

 

«Truly, there is no one who has left house for my sake and for the Gospel who will not receive his reward in the present time and in the world to come eternal life»

Fr. Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Spain)

Today, just like that landowner who went out early in the morning to hire men to work in his vineyard, the Lord is seeking disciples, followers and friends. His, is a universal call. A captivating offer, the Lord entrust us with! On one condition, though. One condition that may dishearten us: «For my sake and for the Gospel» you are to leave «house, brothers or sisters, or father or mother, or children, or lands» (cf. Mk 10:29).

But, is there any compensation? Shall there be any reward? Shall we make any gain out of it? Peter, in the name of the Apostles, reminds the Master: «We have given up everything to follow you» (Mk 10:28), as if asking: what benefit shall we get?

The Lord's promise is very generous: «but he will receive one hundred times more now in this time (…) and in the age to come eternal life» (Mk 10:30). He cannot be surpassed as far as generosity. But He adds: «even in the midst of persecution». Jesus is very realistic and He does not want to deceive anybody. To be a disciple of his, if we are truly so, will bring us troubles and problems. However, Jesus considers persecutions and troubles a reward, for they help us to grow, if we accept and live through them as an opportunity to gain in maturity and responsibility. Whatever act of sacrifice makes us more like Jesus Christ who, by dying in the Cross, saves us.

We have always time to revise our life and get closer to Jesus Christ, especially during the times of Advent and Lent. Through prayer and the sacraments, these times and all times, we can find out whether we are amongst the disciples He is seeking, and decide which our answer must be to that call. Next to radical responses (such as those from the Apostles) there are others. For many, “to leave house, brothers or sisters, or father or mother…” will just mean whatever unable us to live deeply in Jesus' close friendship and, as a consequence, become his testimony before the world.
And this is urgent, don't you think so?

 

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Publié le 28 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,28-31): 

Pierre se mit à dire à Jésus: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre». Jésus déclara: «Amen, je vous le dis: personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple: maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers».

 

L’Application

 

Cet évangile nous dit qu’il est facile de gagner le roi que son royaume. Perdre tout ce qui nous pèse pour avoir le meilleur est une orientation divine proposée par le Seigneur Lui-même. Si nous ne savons pas nous vider, comment pourrions-nous nous remplir ? Perdre tout pour le Seigneur………………….. !, ce n’est pas une question, mais une réponse de la vie.

«Personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple, et, dans le monde à venir, la vie éternelle»

Abbé Jordi SOTORRA i Garriga 
(Sabadell, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, comme ce maître qui allait chaque matin au village afin de recruter la main d'œuvre pour travailler dans sa vigne, le Seigneur cherche des disciples, des gens qui le suivent, des amis. Son appel est universel. Il s'agit d'une offre fascinante! Le Seigneur met en nous sa confiance. Mais il pose une condition pour être son disciple, condition qui peut nous décourager: il faut quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants, ou une terre» «à cause de moi et de l'Évangile» (Mc 10,29). 

Et il n'y a pas de contreprestation? Il n'y aura pas de récompense? Ceci nous donnera-t-il quelque type de bénéfice? Pierre, au nom des Apôtres, rappelle au Maître: «Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre» (Mc 10,28). C'est sa façon de lui demander: que tirerons-nous de tout cela?

La promesse du Seigneur est généreuse: «En ce temps déjà, le centuple (…) et, dans le monde à venir, la vie éternelle» (Mc 10,30). Personne ne peut surpasser cette générosité. Mais il ajoute: «Avec des persécutions». Jésus est réaliste et ne veut pas nous tromper. Être son disciple, si nous le sommes à part entière, implique difficultés et problèmes. Mais Jésus considère les persécutions et les difficultés comme une récompense, dans la mesure où elles nous aident à grandir, si nous savons les accepter comme une occasion de grandir en maturité et en responsabilité. Tout ce qui est occasion de sacrifice nous rend semblable à Jésus-Christ qui nous sauve à travers sa mort sur la Croix.

Nous sommes toujours à temps de faire rétrospective sur notre vie et de nous rapprocher de Jésus-Christ. Ce temps nous permet —à travers la prière et les sacrements— d'examiner si parmi les disciples qu'Il cherche nous nous y trouvons, et nous verrons également quelle devrait être notre réponse à cet appel. Parmi certaines réponses radicales (comme celle des Apôtres) il en existe bien d'autres. Pour plusieurs, quitter «une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père…» signifiera laisser tout ce qui nous empêche de vivre avec intensité l'amitié avec Jésus-Christ et, conséquemment, agir comme ses témoins devant le monde. Et ceci ne te paraît-il pas urgent?

 

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Publié le 27 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 10,17-27): 

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?». Jésus lui dit: «Pourquoi m'appelles-tu bon? Personne n'est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements: Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère». L'homme répondit: «Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse». Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit: «Une seule chose te manque: va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi». Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples: «Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!». Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend: «Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu». De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux: «Mais alors, qui peut être sauvé?». Jésus les regarde et répond: «Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu; car tout est possible à Dieu».

«Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi»

Abbé Joaquim PETIT Llimona, L.C. 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, la liturgie nous offre un Évangile qui ne peut laisser indifférent si on l'aborde avec un cœur sincère.

Personne ne doutera des bonnes intentions de ce jeune homme qui s'approcha de Jésus pour lui demander: «Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Mc 10,17). Si l'on s'en tient à ce que nous conte saint Marc, il est clair que dans ce cœur nichait le besoin de quelque chose de plus, car il est facile de supposer que —comme tout bon israélite— il connaissait très bien ce que la Loi disait à ce sujet, mais en son for intérieur, il était désireux d'aller plus loin; voilà pourquoi il s'adresse à Jésus.

Dans notre vie intérieure, nous devons apprendre à dépasser cette vision qui réduit la foi à un pur accomplissement. La foi, c'est bien davantage. C'est une adhésion du cœur à Quelqu'un, qui est Dieu. Quand nous mettons notre cœur dans quelque chose, nous y mettons aussi notre vie et, dans le cas de la foi, nous surmontons alors le conformisme qui paraît aujourd'hui tenailler l'existence de tant de croyants. Celui qui aime ne se contente pas de donner n'importe quoi; il cherche une relation personnelle, intime; il profite du moindre détail et sait découvrir en tout une occasion de grandir en amour. Celui qui aime se donne.

En réalité, la réponse de Jésus à la question du jeune homme est une porte ouverte sur ce don total par amour: «Va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis viens et suis-moi» (Mc 10,21). Ce n'est pas le simple abandon de ce que l'on a, mais un abandon qui est don de soi, expression authentique de l'amour. Ouvrons donc notre cœur à cet amour-donation. Vivons sur ce registre notre relation avec Dieu. Prier, servir, travailler, se dépasser, se sacrifier: chemins du don de soi, chemins d'amour. Que le Seigneur trouve en nous non seulement un cœur sincère, mais aussi un cœur généreux et ouvert aux exigences de l'amour. Car, selon les mots de Jean-Paul II, «l'amour qui vient de Dieu, amour tendre et esponsal, est source d'exigences profondes et radicales».

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Publié le 26 Mai 2018

Beginning with the fest of the Resection of the Lord and till the feast of Pentecost we had the pleasure of meditating the divine mysteries. These great feasts have given us an occasion to discover the Father, the Son and the Holy Spirit in their particular function of creator, redeemer and the one who sanctifies. The feast of the Trinity is a feast of divine interiority. This feast has lots of resemblance to our daily life, particularly in relation to the complexity of human life.  This mystery reminds us of two paradoxically contradicting and unifying aspects that make life: unity (one God) and diversity (three persons). To understand this mystery I would like to invite you all to look at the gospel of the day and it can help us to understand this mystery by comparing this analogically with the paradox of life.

There is a gathering of the disciples of the Lord. All are called to come together and they will do it individually and at the same time, all are in motion towards a destination, thus a movement though individual but together. The scattered disciples, each in his side, is called to follow a path that will lead him to Jesus. All will make their own paths, according to their talents and limitations, giving themselves sufficient time and space, with hope and certitude. Though there are a diversity of acts and deeds they however will do the same job, in a personalized way, seeking an individual response for the whole question of their life. We are also gathered together today to pray and celebrate this feast of the Trinity, a feast that makes visible not only everything that unifies us, but also all the complexity of life, with its richness of diversity.

Even though this life is complex with its beauties, pains and suffering, it is filled with generosity. For us, we are introduced by baptism to another life, a purely divine life configured to divine holiness, to the holiness of the Trinity. We were baptised in the name of the Father, Son and the Holy Spirit. By accepting the diversity of people, in the different person of God, still in the unity of ONE God, we are called to discover our own diversity and unity of the same faith in Jesus Christ, who makes us live individually and brings us together as one single people of God.

The gospel says that all the disciples gathered around Jesus. It is important that we take cognizance of this truth. Without Jesus we can never welcome the Holy Spirit and without the support of the Holy Spirit, we can never know the Father. They are so united, without ONE, the other is impossible and if we know One, we can know ALL. This is the mystery of the Trinity. Jesus is the only humanly available way and means for all of us on earth to see, hear, and feel God in a human way. The imitation of Jesus par excellence and the configuration of our life to his humanity will make us discover through his Word and his deeds not only his divinity but also his Father who loves us.

For that, we must know how to move towards the right direction, especially towards the peripheries of our neighbourhoods, as Saint Father tells us. From the plain land (narrow vision)  towards a mountain (large vision), to go to meet him, to know him and to love him. We must gather around Jesus who will bless us, consecrate us and send us to the world He loves.

We can ask ourselves this question: Am I worthy to do it? Will God go with me while I still remain as a sinner and unfaithful. Certainly, we are right to have these doubts of the presence of God in our daily life and the effectiveness of his accompaniment because of our own infidelity. It is important that we know to assume them and accept our weakness, because in our weakness God can act easily than in our strength. In the recent apostolic exhortation (Gaudete et Exsultate ) the holy Father invites all to participate in the Trinitarian holiness. It is possible in a smaller way, as a religious, as a lay person, as a son and daughter, wife and husband, father and mother, by simply doing our responsibilities according divine will, in its perfection.

On this feast day, Jesus sends us to this world to transform it and make it as the heavenly Kingdom, not by his name alone, but in the name of the Trinity. May this feast of the Holy Trinity be a force of communion in our society and especially in our family. May we learn from the Holy Trinity to unite us as one people of God. May they teach us to appreciate diversity and to discover this unity in this diversity. May the Lord bless you and keep you. Amen

 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 26 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 10,13-16): 

On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit: «Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis: celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas». Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

 

L’Application

 

On peut comparer la vie avec conduire une voiture. Dans la route, tout ne sera pas comme nous avons appris dans une école, pourtant on est demandé de l’appliquer tout dans la rigueur.  Aujourd’hui Jésus nous apprend à bénir tous, y compris les petits dans notre vie. Pour l’application, je vous invite à transformer cette journée comme une journée de bénédiction. Même si les choses se passent autrement que nous avons prévues, essayons d’être fidèles à ce comportement (bénédiction) comme nous conduisions une voiture. Apprenons à bénir tous et rendons grâce pour ces biens que nous avons reçus du Seigneur.

«Laissez les enfants venir à moi»

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, les enfants sont toujours à la une. Plus que jamais, les enfants ont beaucoup à dire, même si être enfant veut dire qu'on ne sait pas parler. Nous le constatons avec les nouvelles technologies, ils sont capables de les faire marcher, de les utiliser y compris d'apprendre aux adultes comment bien les utiliser. Comme le disait un journaliste «ce n'est pas parce que les enfants ne parlent pas qu'ils ne pensent pas».

Dans le passage de l'Évangile de Marc nous rencontrons plusieurs variantes. «On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher; mais les disciples les écartèrent vivement» (Mc 10,13). Mais le Seigneur, que nous avons vu dans les évangiles de ces derniers jours se donner à tous, le fera avec plus grande raison avec les enfants. Ainsi, «voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit: «Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent» (Mc 10,14).

La charité est organisée: elle commence par celui qui en a le plus besoin. Qui donc est plus dans le besoin qu'un enfant? Tout le monde a le droit de s'approcher de Jésus l'enfant est donc le premier qui doit jouir de ce droit: «Laissez les enfants venir à moi» (Mc 10,14).

Mais il faut remarquer qu'en accueillant le plus nécessiteux, nous sommes les premiers à en tirer profit. C'est pour cela que le Seigneur nous prévient: «celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas» (Mc 10,15). Et répondant à l'humeur simple et ouverte des enfants, «Lui les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains» (Mc 10,16).

Il faut apprendre l'art d'accueillir le Royaume des cieux. Celui qui est comme un enfant —comme les anciens "pauvres de Yahvé"— discerne facilement que tout est un don, que tout est une grâce. Et pour "recevoir" les faveurs de Dieu, il faut écouter et contempler avec un "silence réceptif". Selon saint Ignace d'Antioche: «mieux vaut se taire et être que parler et ne pas être (…) Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus peut même entendre son silence».

 

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Publié le 26 Mai 2018

Gospel text

(Mc 10,13-16): 

People were bringing their little children to Jesus to have him touch them, and the disciples rebuked them for this. When Jesus noticed it, He was very angry and said, «Let the children come to me and don't stop them, for the kingdom of God belongs to such as these. Truly, I say to you, whoever does not receive the kingdom of God like a child will not enter it». Then He took the children in his arms and laying his hands on them, blessed them.

 

The Application

 

How to apply this gospel in our day today life? I would wish to propose something very strange of imitating Jesus in a simple way of blessing all the little ones in our life. Though they may appear little in the large world around us, they do impart in our inner being the very source of God’s blessings. Shall we turn this day as a blessing day for our dear and near ones?

«Let the children come to me»

Fr. Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Spain)

Today, children are news. More than ever before, children have a lot to say, even the word “infant” means “he who does not speak”. We can better appreciate that in electronic devices: they know how to switch them on and off, how to use them properly and, even how to teach us, adults, to correctly use them. A noted reporter used to say that, «even if infants do not speak it does not mean they do not think».

In this fragment of Mark's Gospel we find several considerations: «People were bringing their little children to Jesus to have him touch them, and the disciples rebuked them for this» (Mk 10:13). But the Lord, who did not mind relating to everybody, did connect with infants even more so. This is why, «when Jesus noticed it, He was very angry and said, ‘Let the children come to me and don't stop them, for the kingdom of God belongs to such as these’» (Mk 10:14).

Charity must follow priorities: it begins with the most needy. And, if everybody has the right to approach Jesus, infants are the first ones to enjoy this privilege: «Let the children come to me and don't stop them» (Mk 10:14).

We should realize, however, that when helping the more needy, we happen to be the first ones to benefit of it. This is why the Master warns us: «Truly, I say to you, whoever does not receive the kingdom of God like a child will not enter it» (Mk 10:15). And, in correspondence to the simplicity and openness of those children «He took them in his arms and laying his hands on them, blessed them» (Mk 10:16). 

We must learn the art of receiving the Kingdom of God. He who is like a child can easily perceive that everything is a gift, a grace. From our smallness we should be open to receive. And, “to receive” God's favour, we must listen and contemplate with “receptive silence”. After St. Ignatius of Antioch, to the Ephesians « It is better for a man to be silent and be [a Christian], than to talk and not to be one. (...) He who possesses the word of Jesus, is truly able to hear even His very silence, that he may be perfect, and may both act as he speaks, and be recognized by his silence».

 

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