Publié le 6 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,14-17): 

Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant: «Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons?». Jésus leur répondit: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. Et personne ne coud une pièce d'étoffe neuve sur un vieux vêtement; car le morceau ajouté tire sur le vêtement et le déchire davantage. Et on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement les outres éclatent, le vin se répand, et les outres sont perdues. Mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le tout se conserve».

«Un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé»

Abbé Joaquim FORTUNY i Vizcarro 
(Cunit, Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous remarquons comment avec Jésus commence un temps nouveau et une nouvelle doctrine, enseignée avec autorité et, comme toute chose nouvelle, elle choque les politiques et les autorités. Ainsi, dans les pages qui précèdent cet Évangile nous voyons Jésus en train de pardonner et guérir l'homme paralysé pendant que les pharisiens se scandalisent; Jésus appelant Mathieu un percepteur d'impôts et mangeant chez lui avec d'autres publicains et pécheurs pendant que les pharisiens "grimpent aux murs"; et dans l'Évangile d'aujourd'hui ce sont les disciples de Jean qui viennent vers Jésus car ils ne comprennent pas pourquoi Lui et ses disciples ne jeûnent pas.

Jésus, qui ne laisse jamais personne sans réponse, leur dira: «Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront» (Mt 9,15). Le jeûne était et est, le "praxis" pénitentielle qui contribue à «acquérir la maîtrise de nos instincts et la liberté du cœur» (Catéchisme de l'Église Catholique, n. 2043) ainsi qu'à interpréter la miséricorde divine. Mais à ce moment précis la miséricorde et l'amour infini de Dieu étaient parmi eux dans la présence de Jésus, le Verbe Incarné. Comment pouvaient-ils jeûner? La seule attitude possible était la joie, le bonheur d'avoir la présence de Dieu fait homme. Comment pouvaient-ils jeûner si Jésus venait de leur révéler une nouvelle manière de se mettre en rapport avec Dieu, un esprit nouveau qui rompait avec toutes les anciennes façons de procéder?

Aujourd'hui Jésus est là: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20), et Il n'est pas là car Il a retourné au Père et nous clamons: «Viens Seigneur Jésus».

Nous sommes dans l'attente. C'est pour cela qu'il faut que nous nous renouvelions chaque jour avec l'esprit nouveau de Jésus, afin de nous détacher de la routine, jeûner de tout ce qui peut nous empêcher d'avancer vers une identification totale avec le Christ, vers la sanctification. «Justes sont nos pleurs -notre jeûne- si nous brûlons d'envie de le voir» (Saint Augustin).

Nous supplions notre Sainte Mère Marie de nous concéder les grâces nécessaires pour vivre la joie de savoir que nous sommes des enfants aimés.

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Publié le 5 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 9,9-13): 

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit: «Suis-moi». L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs?». Jésus, qui avait entendu, déclara: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole: C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs».

«Suis-moi»

+ Abbé Pere CAMPANYÀ i Ribó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous parle d'une vocation, celle du publicain Mathieu. Jésus prépare le petit groupe des disciples qui devront continuer sa mission de salut. Il prend ceux qu'Il veut: des pêcheurs ou des gens d'un métier humble. Ainsi Il appelle un publicain à le suivre, profession qui était mal vue par les juifs, qui se considéraient eux comme étant les parfaits témoins de la loi, et qui se disaient que cette profession se rapprochait un peu trop d'une vie de péché car ils percevaient les impôts au nom du gouverneur romain auquel ils ne voulaient pas se soumettre.

L'invitation de Jésus est suffisante: «Suis-moi» (Mt 9,9). Avec un seul mot du Maître, Mathieu abandonne sa profession et dans sa joie il l'invite chez lui pour un festin pour le remercier. Il va de soi que Mathieu avait de bons amis qui exerçaient le même métier que lui et qui étaient à ses cotés pour fêter cet événement. D'après les pharisiens, ils étaient tous des pécheurs reconnus par tout le monde comme tels.

Les pharisiens ne peuvent pas se taire et font des commentaires aux disciples: «Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs» (Mt 9,10). La réponse de Jésus ne se fait pas attendre: «Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades» (Mt 9,12). L'analogie est parfaite: «Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs» (Mt 9,13).

Les paroles de cet Évangile sont toujours d'actualité. Jésus continue à nous inviter à le suivre, chacun selon sa condition et sa profession. Suivre Jésus, veut dire très souvent, abandonner nos passions désordonnées, nos mauvais comportements familiaux, le gaspillage du temps pour consacrer du temps à la prière, au banquet eucharistique, à l'évangélisation. Enfin, tout cela veut dire «qu'un chrétien n'est pas son propre maître, mais qu'il s'offre au service de Dieu» (Saint Ignace d'Antioche)

Certainement, Jésus me demande des changements dans ma vie, et je me demande à quel groupe de personnes j'appartiens, à ceux qui se sentent parfaits ou bien à ceux qui se reconnaissent sincèrement comme étant imparfaits? Je peux vraiment m'améliorer, n'est-ce pas?

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Publié le 4 Juillet 2018

Gospel text

(Mt 9,1-8): 

Jesus got back into the boat, crossed the lake again, and came to his hometown. Here they brought a paralyzed man to him, lying on a bed. Jesus saw their faith and said to the paralytic, «Courage, my son! Your sins are forgiven». Then some teachers of the Law said to themselves, «This man insults God». Jesus was aware of what they were thinking, and said, «Why have you such evil thoughts? Which is easier to say: ‘Your sins are forgiven’ or ‘Stand up and walk’? You must know that the Son of Man has authority on earth to forgive sins». He then said to the paralyzed man, «Stand up! Take your stretcher and go home». The man got up, and went home. When the crowds saw this, they were filled with awe and praised God for giving such power to human beings.

 

The Application

 

I am neither a specialist in Bible nor a theologian, I am simply a pastor, who helps the readers to put the daily gospel in their ordinary life. Thus my simple question is how to put this gospel in practice, while being aware that we are not given the gift of miracle, without negating the possibilities and gifts that the Lord has accorded to us.

First point would be, not to be judgemental, while observing something incomprehensible. It’s very important that we don’t judge people, without having all the elements of their life.

The second point would be, the hope of forgiveness and pardon. Jesus assures us that the divine pardon is always available for a repentant soul. God is generous in His pardon. The more we are generous in pardon, the more we represent God, and glorify Him, in our daily life.

The third point would be, God doesn’t take our crosses, because, He has already done it once and for all. Let’s not blame God for our own incapacities to solve our problems. All that God does is, He gives us the courage and energy, or the means to solve all our problems. There is always someone near to us, if we have the eyes to see and perceive. God is always there with us and in us. I wish you all a wonderful day, a grace filled day.

«Stand up! Take your stretcher and go home»

Fr. Francesc NICOLAU i Pous 
(Barcelona, Spain)

Today, we find one of the many evangelic manifestations evidencing the merciful goodness of the Lord. They all show many aspects, rich in details. Jesus' compassion, mercifully exerted, goes from resurrecting the dead or healing a leper to forgive a public woman sinner and going through the healing of many ailments and acceptance of repented sinners. The latter can also be found in parables, as the lost sheep, the lost drachma or the prodigal son.

Today's Gospel is another instance of the Saviour's mercy, in two different aspects at the same time: the illness of the body and the sickness of the soul. And, the soul being more important Jesus starts with it. He knows the sick man has repented of his faults, He sees his faith and that of those bringing him, and says: «Courage, my son! Your sins are forgiven» (Mt 9:2).

Why does He start like this without his having been asked to do so? He is, of course, aware of what the paralytic is thinking and He knows this is what he will appreciate the most, for when facing the sanctity of Jesus, the paralytic might feel confused and ashamed of his own faults and scared that they may hamper his healing. So the Lord wants to calm him first. Jesus does not care whether some teachers of the law murmur in their hearts. Not only, but a part of his message is to prove He has come to show his mercy towards sinners, and He now proclaims it.

And so, it happens that, while those blinded by their pride, think of themselves as if they were the only just ones and cannot accept Jesus' claim, those that sincerely consider themselves as sinners, do take Him in. It is towards those God condescends to forgive them. As St. Augustine says: «Great misery is a proud man, but a humble God's mercy is even greater». And, in this case, the divine mercy goes even further: as an additional complement of his forgiveness He heals the paralytic too: «Stand up! Take your stretcher and go home» (Mt 9:6). Jesus wants the sinner's joy to be complete.

We must reaffirm our confidence in him. But, we should remember we are also sinners, so let us not close ourselves to his Grace.

 

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Publié le 4 Juillet 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 9,1-8): 

Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm. Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés». Or, quelques scribes se disaient: «Cet homme blasphème». Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit: «Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises? Qu'est-ce qui est le plus facile de dire: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou bien de dire: ‘Lève-toi et marche’? Eh bien! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés...», alors, il dit au paralysé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi». L'homme se leva et rentra chez lui. En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.

 

L’Application

 

Nous n’avons pas ce don de miracle, donc il me semble que faire les miracles n’a pas notre travail. Alors, comment allons-nous appliquer cet évangile dans notre vie quotidienne ? Je vous invite à regarder tous les événements qui se fassent autours de nous et à identifier les œuvres divines. Dieu continue à travailler, dont les miracles sont toujours là devant nos yeux.

Jésus est là pour querir et pour nous sauver, particulièrement de nos péchés. En lui nous trouvons le pardon. Le plus nous pardons les uns les autres, le plus nous représentons ce Dieu dans notre vie quotidienne.  

Le troisième, Dieu ne prendra pas nos soucis. Il faut savoir les assumer. Pourtant Il nous donner la grâce pour que nous poussions les porter nous-mêmes, comme ce paralysé.  Je vous souhaite une bonne journée, une journée remplie de grâce.

«Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi»

Abbé Francesc NICOLAU i Pous 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous trouvons un des nombreux témoignages évangéliques de la bonté miséricordieuse du Seigneur. Ils nous montrent tous des aspects riches en détails. La compassion de Jésus exercée avec la plus grande miséricorde s'étend de la résurrection d'un mort ou de la guérison d'un lépreux, au pardon accordé à une pécheresse connue publiquement en passant par toutes sortes de guérisons de malades et à l'accueil des pécheurs repentis. Ce dernier point Il l'exprime par des paraboles comme celle de la brebis égarée, et celle du fils prodigue.

L'Évangile d'aujourd'hui nous démontre la miséricorde du Sauveur sous deux aspects en même temps: face à l'infirmité du corps et à celle de l'âme. Et étant donné que celle de l'âme est la plus importante, Jésus commence par celle-ci. Il sait que le malade s'est repenti de ses péchés, Il voit sa foi et celle de ceux qui l'amènent et Il lui dit: «Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés» (Mt 9,2).

Pourquoi commence-t-Il toujours par dire cela quand personne ne le lui demande? C'est clair qu'Il lit dans les pensées et Il sait que c'est pour cela que le paralysé lui sera plus reconnaissant, car en présence de la sainteté de Jésus, il aurait probablement expérimenté confusion et honte pour ses péchés et une certaine crainte qu'ils soient un obstacle à sa guérison. Le Seigneur veut le mettre à l'aise. Peu importe que les docteurs de la loi murmurent dans leurs cœurs. Au contraire, montrer qu'Il est venu pour exercer la miséricorde envers les pécheurs fait partie de sa mission et Il veut le proclamer ainsi.

Ceux qui sont aveuglés par leur orgueil pensent qu'ils sont des justes, et n'acceptent pas l'appel de Jésus, par contre ceux qui se considèrent sincèrement comme des pécheurs l'accueillent. Devant eux c'est le Seigneur qui s'abaisse pour les pardonner. Comme le dit Saint Augustin: «L'homme orgueilleux est une grande misère, mais beaucoup plus grande est la miséricorde humble de Dieu». Et dans le cas présent, la miséricorde divine va encore plus loin: non seulement Il lui pardonne tout mais Il lui rend la santé: «Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi» (Mt 9,6). Jésus veut que la joie du pécheur converti soit totale.

Notre confiance dans le Seigneur doit se renforcer. Mais, considérons-nous toujours comme pécheurs afin de ne pas fermer notre cœur à la grâce.

 

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Publié le 3 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 8,28-34): 

Comme Jésus arrivait sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu'ils se mirent à crier: «Que nous veux-tu, Fils de Dieu? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?». Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus: «Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs». Il leur répondit: «Allez-y». Ils sortirent et ils s'en allèrent dans les porcs; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s'en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l'affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

«Les gens le supplièrent de partir de leur région»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons un triste contraste. “Contraste”, car nous admirons le pouvoir et la majesté divine de Jésus-Christ, auquel les démons sont soumis (signe certain de la venue du Royaume des cieux). Mais, en même temps, nous déplorons l'étroitesse de vue et la mesquinerie dont est capable le cœur humain lorsqu'il rejette le porteur de la Bonne Nouvelle: «Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu'ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région» (Mt 8,34). Et “triste” parce que «la vraie lumière est venue vers les siens, mais les siens ne l'ont pas reçu» (Jn 1,9.11).

Plus de contraste et plus de surprise, si nous considérons que l'homme est libre et que cette liberté a le “pouvoir d'arrêter” le pouvoir infini de Dieu. Dit d'une autre façon: l'infinie puissance divine parvient jusqu'où le lui permet notre “puissante” liberté. Et il en va ainsi parce que Dieu nous aime principalement avec un amour de Père et, par conséquent, il ne faut pas nous étonner qu'il soit très respectueux de notre liberté: Il n'impose pas son amour, mais nous le propose.

Dieu, avec une sagesse et une bonté infinies, gouverne providentiellement l'univers, en respectant notre liberté; même quand cette liberté humaine Lui tourne le dos et refuse sa volonté. Pour autant, le monde ne s’échappe pas de ses mains: Dieu conduit tout à son terme, en dépit des obstacles que nous pouvons présenter. De fait, nos obstacles sont, avant tout, des entraves pour nous-mêmes.

Malgré tout, l'on peut affirmer que «face à la liberté humaine, Dieu a voulu se faire “impuissant”. Et l'on peut aussi dire que Dieu paye pour ce grand don [la liberté] qu'Il a accordé à une créature faite par Lui à son image et ressemblance [l'homme]» (Jean-Paul II). Dieu paye ! Si nous le rejetons, Il obéit et s'en va. Il paye, mais c'est nous qui perdons. Nous sommes gagnants, en revanche, quand nous répondons comme Sainte Marie: «Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole» (Lc 1,38).

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Publié le 2 Juillet 2018

Gospel text

(Jn 20,24-29): 

Thomas, the Twin, one of the Twelve, was not with them when Jesus came. The other disciples told him, «We have seen the Lord». But he replied, «Until I have seen in his hands the print of the nails, and put my finger in the mark of the nails and my hand in his side, I will not believe».

Eight days later, the disciples were inside again and Thomas was with them. Despite the locked doors Jesus came and stood in their midst and said, «Peace be with you». Then He said to Thomas, «Put your finger here and see my hands; stretch out your hand and put it into my side. Resist no longer and be a believer». Thomas then said, «You are my Lord and my God». Jesus replied, «You believe because you see me, don't you? Happy are those who have not seen and believe» .

 

The Application

 

The feast of Saint Thomas does give us lot of hope and encouragement. Jesus does understand our difficulties and problems. With this God who loves us and with us, we can always go ahead in our life. However, we should never fail to love this God and express this love in action. Once we are faithful to our love commitment, then everything we follow in the right direction. Many of the people who are disappointed and discouraged today, are the ones who see inward than towards God with hope.

In every word and act, if we give lot of attention to this love commitment, then God will raise us from nothing to something extraordinary. Just like Thomas who was raised by the Lord to profess the deep love and the mystery of divine presence in Jesus, (as my God and my Lord,) we too will be made capable of professing such wonderful thing in an extraordinary way.

«You are my Lord and my God»

+ Fr. Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Spain)

Today, the Church celebrates the festivity of St. Thomas. After describing the apparition of Jesus on Easter Sunday, evangelist John, tell us that the apostle Thomas was not with them, and when the Apostles —who had seen the Lord— were bearing witness of him, Thomas replied: «Until I have seen in his hands the print of the nails, and put my finger in the mark of the nails and my hand in his side, I will not believe» (Jn 20:25).

Jesus is good and meets Thomas. Eight days later, Jesus appears once more and tells Thomas: «Put your finger here and see my hands; stretch out your hand and put it into my side. Resist no longer and be a believer» (Jn 20:27).

—O Jesus, you are so good! If you ever see me moving away from You, come to meet me, as you did to meet Thomas.

These words were Thomas' reaction: «You are my Lord and my God!» (Jn 20:28). How beautiful these words are! Thomas calls him “Lord” and “God”. He makes an act of faith in the divinity of Jesus. When seeing him resurrected, Thomas sees not only Jesus, the man, who was with the Apostles and ate with them, but his Lord and his God.

Jesus reprimands him and tells him not to be incredulous but a believer, and He adds: «Happy are those who have not seen and believe» (Jn 20:28). We have not seen the crucified Christ or have we seen the resurrected Christ either, nor has He appeared to us, but we are happy because we believe in this Jesus Christ that has died and has resurrected for us.

Let us therefore pray: «My Lord and my God, remove from me all that can prevent me from going to You. My Lord and my God, give me all that can draw me to You. My Lord and my God, detach me from myself to give my all to you» (St. Nicholas von Flüe).

 

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Publié le 2 Juillet 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 20,24-29): 

Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie: Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient: «Nous avons vu le Seigneur!». Mais il leur déclara: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas!». 

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit: «La paix soit avec vous!». Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant». Thomas lui dit alors: «Mon Seigneur et mon Dieu!». Jésus lui dit: «Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu».

 

L’Application

 

Chacun et chacune de nous, nous faisons tout ce que nous pouvons faire. Saint Thomas en est un modèle pour nous. Puisque nous avons un Dieu qui nous aime, si nous restons fidèles à son commandement de l’amour, Dieu nous relèvera, comme il a fait sortir de la bouche de saint Thomas une excellente profession de foi : C’est Thomas qui a proclamé Jésus comme Dieu.

«Mon Seigneur et mon Dieu!»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons le jour de la Saint Thomas. Jean, l'évangéliste, après avoir décrit l'apparition de Jésus, le jour même de la résurrection, rajoute que Thomas, l'apôtre, n'était pas présent, et lorsque les autres Apôtres, qui avaient vu le Seigneur lui en parlèrent, celui-ci répondit: «Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas» (Jn 20,25).

Jésus dans sa bonté va à la rencontre de Thomas. Huit jours après, Jésus vient encore parmi eux et dit à Thomas: «Avance ton doigt ici, et vois mes mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté: cesse d'être incrédule, sois croyant» (Jn 20,27).

—Oh Jésus que tu es bon! Si jamais tu vois que je m'éloigne de toi, viens à ma rencontre comme tu l'as fait avec Thomas.

La réaction de Thomas fut la suivante: «Mon Seigneur et mon Dieu» (Jn 20,28). Qu'elles sont belles les paroles de Thomas! Il l'appelle “Seigneur” et “Dieu”. Il y a dans ces paroles un acte de foi dans la divinité de Jésus. En le voyant ressuscité, il ne voit plus seulement l'homme Jésus, qui était avec les Apôtres et qui mangeait avec eux, mais il voit aussi son Dieu et son Seigneur.

Jésus le gronde en lui disant de ne plus être incrédule mais croyant et Il ajoute: «Heureux ceux qui croient sans avoir vu» (Jn 20,28) Nous, nous n'avons pas vu Jésus crucifié, ni Jésus ressuscité, et Il ne nous est pas apparu, néanmoins, nous sommes heureux car nous croyons en ce Jésus-Christ qui est mort et qui est ressuscité pour nous.

Alors, prions ainsi: «Mon Seigneur et mon Dieu enlève de mon chemin tout ce qui m'éloigne de toi; mon Seigneur et mon Dieu donne moi tout ce qui me rapproche de toi; mon Seigneur et mon Dieu, fais que je m'oublie moi-même afin de me donner entièrement à toi» (Saint Nicolas de Flüe).

 

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Publié le 1 Juillet 2018

Texte de l'Évangile (Mt 8,18-22): 

Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac. Un scribe s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras». Mais Jésus lui déclara: «Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête». Un autre de ses disciples lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père». Jésus lui dit: «Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts».

«Suis-moi»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous présente à travers ses deux personnages principaux une des qualités du bon disciple de Jésus: son indifférence à l'égard des biens matériels. Mais auparavant, le texte de saint Matthieu nous mentionne un détail que je ne voudrais pas négliger de souligner: «Jésus, voyant la foule autour de lui...» (Mt 8,18). 

Une grande foule s'est assemblée auprès de Jésus pour écouter ses paroles, pour que ses maux, corporels et spirituels, soient taris; ils cherchent le salut et une souffle de Vie Joyeuse et Éternelle dans l'agitation de ce monde. 

Il advient aujourd'hui quelque chose de semblable: tous —sens en prendre, peut être, conscience— avons besoin de Dieu, de rassasier notre cœur des véritables biens, comme la connaissance et l'amour de Jesús- Christ et une vie d'amitié avec Lui. Sinon, nous pouvons tomber dans le piège de vouloir remplir notre cœur d'autres “dieux” qui ne peuvent pas donner du sens à notre vie: le téléphone portable, l'Internet, les vacances aux Bahamas, le travail ininterrompu pour gagner chaque fois un peu plus d'argent, une voiture meilleure que celle du voisin, ou la salle de gym pour arborer le plus beau physique du pays.... C'est exactement ce qui arrive aujourd'hui à beaucoup du monde. 

Par contraste, le cri plein de force et de confiance du Pape Jean Paul II retentit, lorsqu'il parle aux jeunes du monde: «On peut être moderne et profondément fidèle à Jésus Christ». Pour cela, comme dit le Seigneur, il est nécessaire de savoir renoncer à tout ce qui nous lie à une vie trop matérialiste qui ferme les portes à l'Esprit. 

«Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. (…) Suis-moi» (Mt 8,22), nous dit l'Évangile d'aujourd'hui. Et saint Grégoire le Grand nous rappelle: «Les choses temporelles pour en user, les éternelles pour en jouir; temporelles comme à des voyageurs, les éternelles comme à des hommes en repos». C'est un bon critère pour examiner si nous suivons les traces de Jésus.

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Publié le 29 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 8,5-17): 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre: ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, lsaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents». Et Jésus dit au centurion: «Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi». Et le serviteur fut guéri à cette heure même. 

Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades. Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe: Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

«Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri»

Abbé Xavier JAUSET i Clivillé 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, dans l'Évangile nous observons l'amour, la foi, la confiance et l'humilité d'un centurion qui éprouve une très grande affection pour son serviteur. Il se fait du souci à un tel point qu'il va jusqu'à s'humilier devant Jésus et lui demander:«Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement» (Mt 8,6). Cette sollicitude envers les autres, spécialement envers un serviteur lui obtient de la part de Jésus une réponse immédiate: «Je vais aller le guérir» (Mt 8,7). Tout ce qui se passe ensuite abouti dans une série d'actes de foi et de confiance. Le centurion ne se considère pas digne mais cependant il exprime sa foi et sa confiance envers Jésus face à tous, de telle manière que Jésus ne peut que s'exclamer: «Je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi» (Mt 8,10).

Nous pouvons nous demander ce qui pousse Jésus à accomplir un miracle. Souvent on demande des choses et on dirait que Dieu ne s'occupe pas de nous! Et tout cela en ayant la certitude que Dieu entend toujours ce que nous lui demandons. Alors, qu'est-ce qui se passe? Nous pensons peut-être que nous le demandons correctement, mais est-ce que nous demandons comme l'a fait le centurion? La prière du centurion n'est pas égoïste, mais pleine d'amour, d'humilité et de confiance. Saint Pierre Crysologue nous dit: «La force de l'amour ne tient pas compte des possibilités (…). L'amour ne discerne pas, ne réfléchit pas, ne connaît aucun argument. L'amour n'est pas résignation devant l'impossible, car il ne se laisse pas intimider par les difficultés». Est-ce que notre prière est ainsi?

«Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit» (Mt 8,8). Ceci est la réponse du centurion, est-ce que vos sentiments sont ainsi? Est-ce que votre foi est comme la sienne? «Seule la foi peut comprendre ce mystère, la foi qui est le fondement et la base de tout ce qui surpasse l'expérience et la connaissance ordinaire» (Saint Maxime). S'il en est ainsi vous aussi vous entendrez ces paroles: «‘Que tout se passe pour toi selon ta foi’. Et le serviteur fut guéri à cette heure même» (Mt 8,13).

Sainte Marie, Vierge et Mère! Maîtresse de foi, d'espérance et d'amour prévenant, enseigne-nous à prier comme il faut pour obtenir du Seigneur tout ce dont on a besoin.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mt 16,13-19): 

Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples: «Le Fils de l'homme, qui est-il, d'après ce que disent les hommes?». Ils répondirent: «Pour les uns, il est Jean Baptiste; pour d'autres, Élie; pour d'autres encore, Jérémie ou l'un des prophètes». Jésus leur dit: «Et vous, que dites-vous? Pour vous, qui suis-je?». Prenant la parole, Simon-Pierre déclara: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant!». Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara: «Heureux es-tu, Simon fils de Yonas: ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux».

«Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant »

Mgr. Jaume PUJOL i Balcells Archevêque de Tarragone et Primat de Catalogne 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui, nous célébrons la solennité de Saint Pierre et Saint Paul, qui furent les fondements de l'Eglise primitive et, par conséquent, de notre foi chrétienne. Apôtres du Seigneur, témoins de la première heure, ils ont vécu les premiers moments de l'expansion de l'Eglise et ont scellé avec leur sang la fidélité à Jésus. Pourvu que nous, chrétiens du XXIème siècle, puissions être des témoins crédibles de l'amour de Dieu au milieu des hommes comme le furent les deux Apôtres et comme l'ont été tant de nos concitoyens.

Dans une des premières interventions du Pape François, en s'adressant aux cardinaux, il leur a dit que nous devons "marcher, édifier et confesser". C'est-à-dire que nous devons avancer sur notre chemin de vie, en construisant l'Eglise et en nous confessant au Seigneur. Le Pape a prévenu : "Nous pouvons marcher autant que nous voulons, nous pouvons construire beaucoup de choses, mais si nous ne nous confessons pas à Jésus, quelque chose ne fonctionne pas. Nous finirons par être une ONG d'assistance, mais pas l'Eglise, épouse du Seigneur".

Nous avons écouté dans l'Evangile de la messe un fait central pour la vie de Pierre et de l'Eglise. Jésus demande à ce pêcheur de Galilée un acte de foi dans sa condition divine et Pierre n'hésite pas à affirmer : "Tu es le Christ, le Fils de Dieu vivant" (Mt 16,16). Immédiatement, Jésus institue le Primat, en disant à Pierre qu'il sera le roc solide sur lequel se bâtira l'Eglise tout au long des temps (cf. Mt 16,18) et en lui donnant le pouvoir des clés, la puissance suprême.

Même si Pierre et ses successeurs sont assistés par la force de l'Esprit Saint, ils ont tout autant besoin de nos prières car leur mission est d'une grande transcendance pour la vie de l'Eglise : ils doivent être un fondement sûr pour tous les chrétiens tout au long des temps ; par conséquent, nous devons prier chaque jour pour le Saint Père, pour sa personne et pour ses intentions.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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