Publié le 7 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Jn 19,31-37): 

Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus. 

Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse: ‘Aucun de ses os ne sera brisé’. Et un autre passage dit encore: ‘Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé’.

«Un des soldats avec sa lance lui perça le côté»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui, on offre devant nos yeux corporels, ou mieux encore devant nos "yeux intérieurs" illuminés par la foi, la figure du Christ qui venant tout juste de mourir sur la Croix, a eu son flanc ouvert par un coup de lance infligé par le centurion, «…aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau» (Jn 19,34). Un spectacle angoissant et à la fois extrêmement éloquent! Il n’y a pas le moindre espace pour soutenir la thèse de celui qui affirme que c'est une mort apparente: Jésus est véritablement mort à 100%. En fait, cette mystérieuse "eau", qui ne sortirait pas d’un corps sain, normal, nous indique, selon la médecine moderne, que le Christ a dû mourir à cause d’un infarctus ou, comme disaient nos ancêtres, d'un cœur brisé. C'est uniquement dans ce cas-là que se produit la séparation du sérum des globules rouges. Ce qui expliquerait le phénomène de "sang et eau".

Par conséquent, le Christ, est réellement mort, que ce soit à cause de nos péchés, ou que ce soit en raison de son désir primordial et le plus vif: pouvoir effacer nos péchés. «Par ma mort j’ai vaincu la mort et j’ai élevé l’homme à la sublimité du ciel» (Méliton de Sardes). Dieu, qui a tenu la promesse de ressusciter son Fils, tiendra également sa deuxième promesse: il nous ressuscitera également et nous élèvera à sa droite. Mais il pose une condition minime: croire en Lui et nous laisser sauver par Lui. Dieu n'impose son amour à personne au détriment de sa liberté humaine.

Enfin, à propos de cet Homme qui a subi un coup de lance dans son cœur, «ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé» (Jn 19,37), l’Apocalypse nous donne également confirmation: «Voici qu'il vient parmi les nuées, et tous les hommes le verront, même ceux qui l'ont transpercé» (Ap 1, 7). Ceci est une exigence sacrée de la justice divine: à la fin des temps, même ceux qui l’ont repoussé obstinément, devront le reconnaître. Y compris, le tyran auto-idolâtre, l’assassin impitoyable, l’athée prétentieux… tous sans exception se verront contraints à s’agenouiller devant Lui, le reconnaissant comme le vrai, l’unique Dieu. N’est-ce donc pas mieux, d'être son ami dès maintenant?

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juin 2018

Gospel text

(Mc 12,28-34): 

One of the scribes came up to Jesus and put a question to him, «Which commandment is the first of all?». Jesus answered, «The first is: ‘Hear, Israel! The Lord, our God, is One Lord; and you shall love the Lord, your God, with all your heart, with all your soul, with all your mind and with all your strength’. And after this comes another one: ‘You shall love your neighbor as yourself’. There is no commandment greater than these two».

The teacher of the Law said to him, «Well spoken, Master; you are right when you say that he is one and there is no other. To love him with all our heart, with all our understanding and with all our strength, and to love our neighbor as ourselves is more important than any burnt offering or sacrifice».

Jesus approved this answer and said, «You are not far from the kingdom of God». But after that, no one dared to ask him any more questions.

 

The Application

 

Even a doctor of the law is confused before numerous rules and regulations. Sometime, we too are confused with numerous choices before us. Jesus is inviting us to centre ourselves and everything in God. If we keep God at the centre of all our discernment and decision, then, our heart will be in peace.

The second law that the Lord has oriented ourselves is, towards His humanity. It is in the heart of each and every human being that God resides. If we realise this eternal truth, our personal relationship will have a radical change and we will be able to discover the divinity in our humanity. God in man. Though we are not perfect, our love towards the other can be perfect.

«There is no commandment greater than these two»

Fr, Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP 
(La Roca del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, in Mark's Gospel, we see how one of the scribes asks Jesus: «Which commandment is the first of all?» (Mk 12:28). The question is somewhat cunning. In the first place, because he is trying to establish some sort of ranking amongst the different commandments; and, secondly, because his question is centered in the Law. This is logical, bearing in mind that the question comes from a master of the Law.

The Lord's answer takes to pieces the spirituality of that «master of the Law» And the attitude of the disciple of Jesus with respect to God can be summed up in two points: «You shall love the Lord, your God, with all your heart» (Mk 12:30) and «You shall love your neighbor as yourself» (Mk 12:31). The religious behavior is defined in his relationship with God and with his neighbor; and the human behavior, in his relationship with the others and with God. St. Augustine says the same with other words: «Love God, and do whatever you please». Love God and love the others, and all the rest will just be a consequence of this plenitude of love. 

The teacher of the Law understands it perfectly well. And he adds that to love God with all one’s heart, and one’s neighbor as oneself, «is more important than any burnt offering and sacrifice» (Mk 12:33). God is awaiting our reply, our total deliverance, «with all our heart, with all our understanding and with all our strength» (Mk 12:30), for God means Truth, Goodness, and generous dedication to others. «Offerings and sacrifices» have a meaning only insofar they will be the true expression of this double love. And to think that, at times, we use the “little commandments” and «the offerings and sacrifices» as stumbling-block to criticize or wound others!

Jesus approves the reply of the master of the Law with «You are not far from the kingdom of God» (Mk 12:34). For Jesus, whoever loves his neighbor over everything else is not far from God.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 6 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 12,28-34): 

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: ‘Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même’. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là». 

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». 

Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

L’Application

Personne ne peut disputer sur ce sujet. La question que nous aimerions poser est celle-ci, comment pouvons-nous aimer Dieu ? Par l’appliquons de l’amour humain, nous comprendrons mieux comment pouvons-nous aimer Dieu. Si j’aime quel qu’un, j’essaie de le connaitre et faire tout ce que nous pouvons selon notre capacité pour que l’autre soit heureux et joyeux. C’est ainsi nous pouvons aider l’autre à se grandir selon la volonté divine. Puisque Dieu demeure en nous, nous pouvons l’aimer facilement dans notre humanité.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

Abbé Rodolf PUIGDOLLERS i Noblom SchP 
(La Roca del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, un maître de la Loi demande à Jésus: «Quel est le premier de tous les commandements?» (Mc 12,28). La question est captieuse. Premièrement parce qu'elle tente d'établir un ordre parmi les divers commandements; et deuxièmement parce que sa question se centre dans la Loi. Il est clair qu'il s'agit de la question d'un maître de la Loi. 

La réponse du Seigneur démontre la spiritualité de ce «maître de la Loi». L'attitude du disciple de Jésus-Christ par rapport à Dieu se résume en deux dimensions: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur» et «tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mc 12,31). Le comportement religieux est défini dans sa relation avec Dieu et avec le prochain; et le comportement humain, dans sa relation avec les autres et avec Dieu. Saint Augustin le dit en autres mots: «Aime et fait tout ce que tu veux». Aime Dieux et les autres, et le reste sera conséquence de cet amour en plénitude.

Le maître de la Loi comprend parfaitement. Et il affirme qu'aimer Dieu de tout son cœur et les autres comme soi-même «vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices» (Mc 12,33). Dieu attend la réponse de chaque personne, le don de soi-même «de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force» (Mc 12,30) à Lui, qui est Vérité et Bonté, et le don généreux de soi-même aux autres. Les «sacrifices et les offrandes» n'ont du sens que dans la mesure où ils sont l'expression véridique de ce double amour. Et lorsqu'on pense que quelques fois nous utilisons les «petits commandements» et «les offrandes et les sacrifices» comme une pierre pour critiquer ou blesser les autres!

Jésus complète la réponse du maître de la Loi en lui disant «tu n'es pas loin du royaume de Dieu» (Mc 12,34). Pour Jésus-Christ, quiconque aime son prochain au dessus de toute chose n'est pas loin du royaume de Dieu.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 5 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mc 12,18-27): 

Des sadducéens -ceux qui affirment qu'il n'y a pas de résurrection- viennent trouver Jésus, et ils l'interrogeaient: «Maître, Moïse nous a donné cette loi: Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant, qu'il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Il y avait sept frères; le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance. Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance. Le troisième pareillement. Et aucun des sept ne laissa de descendance. Et finalement, la femme mourut aussi. A la résurrection, quand ils ressusciteront, de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?». 

Jésus leur dit: «N'êtes-vous pas dans l'erreur, en méconnaissant les Écritures, et la puissance de Dieu? Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit: Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob? Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur».

«Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants»

Abbé Federico Elías ALCAMÁN Riffo 
(Puchuncaví - Valparaíso, Chili)

Aujourd'hui, la Sainte Eglise, par le biais de la parole du Christ, nous met face à la réalité de la résurrection ainsi qu'aux propriétés des corps ressuscités. En effet, l'Évangile nous raconte la rencontre de Jésus avec les saducéens, qui ne croyaient pas à la résurrection et qui en évoquant l'hypothèse d'un fait très recherché, lui exposent un problème concernant la résurrection des morts.

Ils font allusion à une femme veuve sept fois de suite, et lui demandent «de qui sera-t-elle l'épouse, puisque les sept l'ont eue pour femme?» (Mc 12,23). Ils cherchent ainsi à mettre Jésus et sa doctrine dans l'embarras. Mais le Seigneur rejette cette notion en leur disant que «Lorsqu'on ressuscite d'entre les morts, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans les cieux» (Mc 12,25).

Et saisissant l'occasion Jésus confirme l'existence de la résurrection en leur citant les paroles de Dieu à Moïse dans le récit du buisson ardent: «Moi, je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob», et ajoute «Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants» (Mc 12,26-27). Là Jésus leur reproche leur erreur, car ils ne comprennent ni les écritures ni la puissance divine, en effet, cette vérité avait été révélée dans l'ancien testament: les anciens Isaïe, la mère des Macabées, Job et les autres anciens l'avaient déjà enseignée.

Saint Augustin décrivait ainsi la vie d'éternelle et amoureuse communion: «Là-bas tu ne seras ni limité ni réduit car tu posséderas tout, tu auras tout et ton prochain aura tout également, car toi et lui ne serez qu'un, et ce tout unique aura aussi Celui à qui vous appartenez tous les deux».

Nous, loin de douter de la parole des écritures et de la puissance miséricordieuse de Dieu, nous adhérons à cette vérité d'espérance avec tous nos esprits et nos cœurs, nous sommes heureux de ne pas rester frustrés par notre soif de vie entière et éternelle, de dont nous sommes assurés en Dieu lui-même, dans sa gloire et dans sa joie. Face à cette invitation divine il ne nous reste qu'à faire accroître notre désir de voir Dieu, et espérer vivement d'être avec Lui pour régner avec Lui éternellement.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 4 Juin 2018

Gospel text

(Mc 12,13-17): 

Jewish leaders sent to Jesus some Pharisees with members of Herod's party, with the purpose of trapping him in his own words. They came and said to Jesus, «Master, we know that you are true; you are not influenced by any-one, and your answers do not vary according to who is listening to you, but you truly teach God's way. Tell us, is it against the Law to pay taxes to Caesar? Should we pay them or not?».

But Jesus saw through their trick and answered, «Why are you testing me? Bring me a silver coin and let me see it». They brought him one and Jesus asked, «Whose head is this, and whose name?». They answered, «Caesar's». Then Jesus said, «Return to Caesar what is Caesar's, and to God what is God's». And they were greatly astonished.

 

The Application

 

This gospel message is being used universally and this doesn’t need any explanation. However, for the application, I would like to invite you all to reread yesterday’s first reading, which continues to flow in today’s readings.

We all should be aware that we belong to God and our real home is where Jesus has promised to prepare for us. It is to this heavenly family that we have become members. Once we realise this truth, our relationship with others will radically change. For we will become humble and gently in our approach. This self-realisation of our own divine identity will help us to grow in our fraternity. There we become true Christian, carrying in us the universal mission of God’s Kingdom.

«Return to Caesar what is Caesar's, and to God what is God's»

Fr. Manuel SÁNCHEZ Sánchez 
(Sevilla, Spain)

Today, we marvel again at Christ's wit and wisdom. With his masterly response, He directly points out to the fair autonomy of the worldly realities: «Return to Caesar what is Caesar's» (Mk 12:17). 

Today's Word, however, is something more than knowing how to successfully get out of a conflict; it is something utterly relevant to all aspects of our life: what am I giving God?; is it really what I prize more in my life? Where did I place my heart? Because... «where your treasure is, there will your heart be also» (Lk 12:34).

Yes, indeed, according to St. Jerome, «you must necessarily render unto Caesar the coin in his image; but you willingly give your best to God, because it is his image, not Caesar's, that is on us». Throughout his life, Jesus Christ constantly poses the matter of choice. It is up to us to choose, and our options are clear: either we choose the worldly values to live by or we decide to live by the Gospel's values.

It is always a time for choice before us, a time for conversion, a time to “replace” our life again in the dynamics of God. Our prayer, and specially the prayer made by God's Word, will gradually be discovering us what God expects of us. He who opts for God becomes God's dwelling place, for «if a man loves me, he will keep my words: and my Father will love him, and we will come unto him, and make our abode with him» (Jn 14:23). And prayer becomes the true school where, as Tertulian says, «Christ teaches us which was the Father's purpose which He was carrying out in this world, and what a man's ethical behavior should be so that it is in agreement with this very purpose». If only we would succeed in choosing the right way that suits us!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 4 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 12,13-17): 

On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler, et ceux-ci viennent lui dire: «Maître, nous le savons: tu es toujours vrai; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur? Devons-nous payer, oui ou non?». Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit: «Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve? Faites-moi voir une pièce d'argent». Ils le firent, et Jésus leur dit: «Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles?». «De l'empereur César», répondent-ils. Jésus leur dit: «A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu». Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet».

 

L’Application

 

Hier nous avons appris l’importance de connaitre le Père, non seulement comme un Dieu miséricordieux, mais aussi comme un Dieu de justice. Aujourd’hui nous sommes invités à reconnaitre notre appartenance, notre véritable maison préparée par le Seigneur.  Il faut reconnaitre non seulement notre propre adhérence, mais aussi tout ce qui existe sur la terre. Cette reconnaissance nous aidera à respecter les uns les autres, tels qu’ils sont. Cette reconnaissance nourrira notre fraternité et cette fraternité révélera notre foi et notre adhérence. Je vous souhaite une bonne journée.  

«A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu»

Abbé Manuel SÁNCHEZ Sánchez 
(Sevilla, Espagne)

Aujourd'hui, nous nous émerveillons à nouveau de l'ingéniosité et de l'initiative du Christ. Avec sa réponse magistrale, Il souligne directement la juste autonomie des réalités temporelles: «A César, rendez ce qui est à César» (Mc 12,17). 

Mais, aujourd'hui, la Parole n'a pas seulement pour objet de se tirer d'embarras; elle agite une question d'actualité pour tous les moments de notre existence: qu'est ce que je suis en train de donner à Jésus? Est-ce réellement le plus important de ma vie? Dans quoi ai-je mis mon cœur? Parce que... «Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur» (Lc 12,34).

En effet, d'après saint Jérôme, «vous devez forcement rendre à César la monnaie où son image est gravée; mais livrez avec plaisir votre être tout entier à Dieu, parce que c'est son image qui est gravée en nous et non celle de César». Tout au long de sa vie, Jésus-Christ présente constamment des choix. C'est à nous de choisir et les termes de l'option sont très clairs: vivre selon les valeurs de notre monde, ou, ou contraire, vivre selon les valeurs de l'Évangile.

Il est toujours temps de choisir, de se convertir, temps de “mettre à nouveau” notre vie dans la dynamique de Dieu. Ce sera la prière, très spécialement celle que nous faisons avec la Parole de Dieu, qui nous montrera ce que Dieu nous demande. Celui qui sait choisir Dieu devient la demeure de Dieu, car «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui» (Jn 14,23). C'est la prière qui devient l'authentique école où, comme Tertullien l'affirme, «le Christ nous apprend quel est le dessein du Père qu'Il réalise dans le monde, et quel est le comportement de l'homme, afin qu'il se conforme à ce même dessein». Sachons, donc, choisir ce qui nous convient le mieux!

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Juin 2018

Texte de l'Évangile (Mc 12,1-12): 

Jésus se mit à leur parler en paraboles : «Un homme planta une vigne, il l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage. 

»Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne. Mais les vignerons se saisirent du serviteur, le frappèrent, et le renvoyèrent sans rien lui donner. De nouveau, il leur envoya un autre serviteur; et celui-là, ils l'assommèrent et l'insultèrent. Il en envoya encore un autre, et celui-là, ils le tuèrent; puis beaucoup d'autres serviteurs: ils frappèrent les uns et tuèrent les autres. Il lui restait encore quelqu'un: son fils bien-aimé. Il l'envoya vers eux en dernier. Il se disait: ‘Ils respecteront mon fils’. Mais ces vignerons-là se dirent entre eux: ‘Voici l'héritier: allons-y! tuons-le, et l'héritage va être à nous!’. Ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. 

»Que fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr les vignerons, et donnera la vigne à d'autres. N'avez-vous pas lu ce passage de l'Écriture? La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'oeuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux!». 

Les chefs des Juifs cherchaient à arrêter Jésus, mais ils eurent peur de la foule. (Ils avaient bien compris que c'était pour eux qu'il avait dit cette parabole.) Ils le laissèrent donc et s'en allèrent.

«Il envoya son serviteur auprès des vignerons pour se faire remettre par ceux-ci ce qui lui revenait du produit de la vigne»

Abbé Alphonse DIAZ 
(Nairobi, Kenya)

Aujourd'hui le Seigneur nous invite à nous promener dans sa vigne: «Un homme planta une vigne (…). Puis il la donna en fermage à des vignerons» (Mc 12,1). Nous sommes tous tenanciers de cette vigne. La vigne, c'est notre propre esprit, celui de l'Église, celui du monde entier. Dieu veut de nous des fruits réels. D'abord, notre sainteté personnelle; ensuite, un apostolat constant parmi nos amis, que notre exemple et notre parole peuvent encourager chaque jour à s'approcher davantage du Christ; enfin, le monde deviendra un meilleur endroit pour vivre si nous sanctifions notre travail professionnel, nos relations sociales et notre participation à la réalisation du bien commun. 

Quel genre de tenanciers sommes-nous? Ceux qui travaillent dur, ou ceux qui sont agacés parce que le propriétaire envoie ses serviteurs pour leur demander compte des fruits de la vigne? Nous pouvons nous opposer à ceux qui ont le devoir de nous aider à fournir les fruits que Dieu attend de nous. Nous pouvons soulever des objections aux enseignements de notre Sainte Mère l'Église et du Pape, des évêques, ou peut-être, même, de nos parents, de notre directeur spirituel, ou de ce bon ami qui essaie de nous aider. Nous pourrions aussi devenir hargneux, et essayer de les blesser ou même de les “tuer” par notre critique et nos commentaires négatifs. Nous devrions nous interroger sur les motifs réels de cette attitude. Peut-être avons-nous besoin d'une connaissance plus profonde de notre foi; ou, peut-être devons-nous faire un examen de conscience général, afin de découvrir les raisons pour lesquelles nous ne voulons pas porter de fruit. 

Demandons à Notre Mère Marie son aide pour pouvoir travailler avec amour, sous la conduite du Pape. Nous pouvons tous devenir de “bons bergers” et des “pécheurs” d'hommes. «Alors, allons et prions le Seigneur, pour qu'il nous aide à porter du fruit, un fruit qui demeure. Ce n'est qu'ainsi que la terre peut être transformée d'une vallée de larmes en un jardin de Dieu» (Benoît XVI). Nous pourrions rapprocher de Jésus-Christ notre esprit, celui de nos amis ou celui du monde entier, si seulement nous lisions et méditions les enseignements du Saint Père, et essayions de les mettre en pratique.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 3 Juin 2018

(This homily is prepared for the young students of 12/13 years old for their day of the profession of their Faith and three of them receive their first communion. Thus the language is simple without great theological explanation. )

 

(This homily is prepared for the young students of 12/13 years old for their day of the profession of their Faith and three of them receive their first communion. Thus i have tried to make the language  simple without great theological explanation. The students will tell me whether i have done justice to them )

 

It is the feast of the profession of faith that brings us together in this church of St. Bernadette. By professing this Catholic faith, you take charge with the accompaniment of the Holy Spirit, the responsibility to yourself  to rediscover that God who dwells in you. Since three Sundays we have been celebrating the mysteries of Ascension, the feast of Pentecost, and last Sunday was the feast of the Trinity. Today the universal Church celebrates the Blessed Sacrament, the Body and Blood of the Lord, 'Corpus Christi'. On this day, we have three young people out of 27 who will make their first communion.

The heart of our faith is in the Eucharist, because it is a visible sign that we can touch it, look and taste. If the Lord has given us this Sacrament, there are three ends. The first ; that we are invited to give thanks to the Lord for his permanent presence among us and also to honour and adore him. The second, to educate us about the mystery of the divine presence in our world, even if we do not deserve it. The third, that we discover the great gift that God has offered us and that we learn to accept this receive it in a dignified way.

What is this gift that we are offered? We heard in the first reading that God made a covenant with his people by shedding blood. He is still doing it with us in the Eucharist. Jesus shed his blood and He will always do it. The Eucharist is a perfect covenant made by Christ for us, so that we may be a dignified place that God makes it as His home and we be able to welcome his presence in us.

Here is my Body and here is my Blood, is an invitation to all those who believe in the resurrection. For Christians, the Cross is a doorway to eternal life, the door to the true resurrection that Jesus promised us. Last Friday you received the cross that reminds you of the price God paid to save us. Let us never forget the good the Lord has done to us. God is still working with us and for us, particularly  through our parents, brothers and sisters, teachers, friends, etc. We must know how to accept the daily crosses that will bring us to the resurrection, because there are many around us carry this cross for us.

The establishment of the Eucharist was held in all discretion. That day the disciples did not feel anything like a grandiose action. It was like any other year, the great feast of Passover.  Yet later on, it is here that they found the source of their faith and transmitted this gift to us. In your daily approach to the Lord, as today, perhaps you will not find anything. We are like the disciples of Emmaus. We will understand it and feel it later. Today God speaks to you directly in this Sacrament. Each Eucharistic celebration is a new covenant. Watch everything, listen to everything you hear, observe not only the outward movements, but also the inner movements, because God dwells there. The fait you have professed today is the flame of hope, joy and love that God has established in the Eucharist. Protect it and preserve it preciously that this flame continue to give light for you and for all those who surround you. God bless you all.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Juin 2018

Gospel text

(Mc 11,27-33): 

They were once again in Jerusalem. As Jesus was walking in the Temple, the chief priests, the teachers of the Law and the elders came to him and asked, «What authority do you have to act like this? Who gave you authority to do the things you do?». Jesus said to them, «I will ask you a question, only one, and if you give me an answer, then I will tell you what authority I have to act like this. Was John's preaching and baptism a work of God, or was it merely something human? Answer me».

And they kept arguing among themselves, «If we answer that it was a work of God, He will say: ‘Why then did you not believe him?’». But neither could they answer before the people that the baptism of John was merely something human, for everyone regarded John as a prophet. So they answered Jesus, «We don't know», and Jesus said to them, «Neither will I tell you what authority I have to act as I do».

 

The Application

 

We are living in a world with people who are not very sincere in their approach. However, they are not our model of life. Our model is Jesus and His teachings of life. Today we have a very good example of a bad day of Jesus and it is important that we learn from Jesus to face such people.

Though apparently there is a question of authority, the real game is Jesus’ divinity, the source of Jesus’ very existence. For our application of the gospel, I would like to invite you all to ask the same question of the gospel. From where we resource ourselves for our daily activities? Do they have their origin in the divine will or they are coloured by our personal desires? If we don’t learn to centre everything on Jesus, there is a great possibility of discouragement.

The send point of imitation is, the way Jesus deals with his adversaries. Many of the people around us are so cunny to put us down by our own deeds and words. In one such occasions, Jesus is returning the ball into their ground by choosing a personage of their own community, John the Baptist. We need not give them answers from us, such people deserve a response from their own court. When are confronted with a wicket intention, let us learn to respond to the situation, not by an affirmative or negative response, we can gently respond to such people with an interrogation, just like Jesus.

Have a wonderful day.  

«What authority do you have to act like this?»

Fr. Antoni BALLESTER i Díaz 
(Camarasa, Lleida, Spain)

Today, the Gospel is asking us to think what our intentions are when we go to meet Jesus. Some go without faith, without recognizing His authority: this is why, «the chief priests, the teachers of the Law and the elders came to him and asked, «What authority do you have to act like this? Who gave you authority to do the things you do?» (Mk 11:27-28). 

If our prayers do not turn to God, we have no faith. But, as St. Gregory the Great says, «when we vehemently stand fast on prayer, Jesus halts to restitute the light because God stops in the heart which recovers the light it had lost». If we have a good disposition, even if we are mistaken, believing the other person to be right, we shall welcome his words. If our intentions are good, even if we drag the weight of sin, when we pray, God will help us understand our misery, so that we can reconcile with Him, and may ask with all our heart his forgiveness through the Sacrament of Penance.

Faith and prayer go together. St. Augustine tells us «if faith is lacking, prayer is impossible. So, when we pray, let us believe and pray so faith is not lacking us. Faith produces prayer, and prayer, in turn, produces the strengthening of the faith». If our intentions are good, and we turn to Jesus, we shall discover who is He and will understand his word, when He asks us: «Was John's preaching and baptism a work of God, or was it merely something human?» (Mk 11:30). Through the faith we know it was a work of God, and that His authority comes by way of his Father, who is God, and by Himself, for He is the second Person of the Blessed Trinity.

And because we know Jesus is the only savior of the world, we turn to his Mother who is also our Mother, so that we may receive Jesus' words and life, with good intention and good will, to relish in the peace and joy of the sons of God.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 1 Juin 2018

Texte de l'Évangile

(Mc 11,27-33): 

Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: «Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?». Jésus leur dit: «Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes? Répondez-moi». 

Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement: «Si nous disons: ‘Du ciel’, il va dire: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole?’. Mais allons-nous dire: ‘Des hommes’?». Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus: «Nous ne savons pas!». Alors Jésus leur dit: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela».

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous mettre cet évangile en pratique ? Simplement en posant la même question de l’évangile du jour : de quelle autorité nous parlons et agissons dans notre vie quotidienne ? Est-elle d’une autorité divine ou d’une autorité purement humaine selon nos désirs et nos intérêts personnels ? Regardons-nous les événements du jour avec un regard de foi et un regard purement humain ?

La deuxième proposition : Je vous invite à imiter la manière dont Jésus a agi devant ses adversaires. Au lieu de répondre par une affirmation ou négation, Jésus a choisis de répondre par une interrogation. Dans notre réponse devant un méchant, il faut être prudent et bienveillant. Ne soyons pas d’être découragés, car Dieu nous aidera à les confronter.

Une bonne journée.

«Par quelle autorité fais-tu cela?»

Abbé Antoni BALLESTER i Díaz 
(Camarasa, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous demande de songer à l'intention avec laquelle nous allons trouver Jésus. Il y a ceux qui y vont sans foi, sans reconnaître son autorité: «les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient: ‘Par quelle autorité fais-tu cela? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire?’» (Mc 11,27-28). 

Si nous ne parlons pas à Dieu dans nos prières, nous n'aurons pas la foi. Mais, comme le dit saint Grégoire le Grand, «lorsque nous insistons avec véhémence dans la prière, Dieu s'arrête dans notre cœur et nous recouvrons la vue perdue». Si notre disposition est bonne, même si nous nous trompons, en voyant que l'autre a raison, nous accueillerons ses paroles. Si notre intention est bonne, même si nous traînons le poids du péché, quand nous prierons, Dieu nous fera comprendre notre misère pour que nous puissions nous réconcilier avec Lui, en Lui demandant pardon de tout notre cœur moyennant le sacrement de la pénitence. 

Foi et prière vont de pair. Saint Augustin nous dit que «si la foi s'éteint, la prière cesse elle-même d'exister. Croyons donc pour assurer le succès de nos prières, et prions pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi». Si notre intention est bonne, et que nous nous adressons à Jésus, nous découvrirons qui Il est et nous comprendrons quand Il nous demande: «Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes?» (Mc 11,30). Par la foi, nous savons qu'il venait du ciel, et que son autorité Lui vient aussi de son Père, qui est Dieu, et de Lui même, car Il est la deuxième Personne de la Sainte Trinité.

Parce que nous savons que Jésus est l'unique sauveur du monde, nous nous adressons à Marie qui est aussi notre Mère, pour accueillir la parole et la vie de Jésus, avec bonne intention et bonne volonté, et pour avoir la paix et la joie des enfants de Dieu.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0