Publié le 24 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 10,1-12): 

En partant de là, Jésus arrive en Judée et en Transjordanie. De nouveau, la foule s'assemble près de lui, et de nouveau, il les instruisait comme d'habitude. Des pharisiens l'abordèrent et pour le mettre à l'épreuve, ils lui demandaient: «Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme?». Jésus dit: «Que vous a prescrit Moïse?». Ils lui répondirent: «Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d'établir un acte de répudiation». Jésus répliqua: «C'est en raison de votre endurcissement qu'il a formulé cette loi. Mais, au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils ne font qu'un. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas!». 

De retour à la maison, les disciples l'interrogeaient de nouveau sur cette question. Il leur répond: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d'adultère».

«Il les instruisait comme d'habitude»

Abbé Miquel VENQUE i To 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Seigneur, je voudrais prendre un peu de temps pour te faire une prière de remerciement pour tous tes enseignements. Tu enseignais avec autorité et tu le faisais dès qu'on te laissait faire et tu profitais de toutes les occasions: bien sûr, je comprends Seigneur que le but de ta mission était de transmettre la Parole du Père. Et tu l'as fait.

—Aujourd'hui, connecté à internet je te dis: Parle-moi, parce que je veux prendre un petit moment pour prier comme un disciple fidèle. D'abord, je voudrais te demander la capacité d'apprendre ce que tu enseignes et ensuite être capable de l'enseigner aux autres. Je reconnais qu'il est facile de tomber dans l'erreur de te faire dire des choses que tu n'as jamais dites, et avec une audace malveillante, j'essaie de te faire dire ce que j'aimerais que tu dises. Je reconnais que mon cœur est peut-être plus endurci que celui de ceux qui t'écoutaient.

—Je connais ton évangile, le Magistère de l'Église, le catéchisme, et je me souviens des paroles du pape Jean Paul II dans sa "Lettre aux familles": «Le dessein de l'utilitarisme, fondé sur une liberté orientée dans un sens individualiste, c'est-à-dire une liberté sans responsabilité, constitue l'antithèse de l'amour». Seigneur, je te demande de briser mon cœur qui a envie d'un bonheur utilitariste et de me faire entrer dans la vérité divine dont j'ai tant besoin.

—Vu d'ici, comme du sommet d'une montagne, je comprends que tu dises que l'amour du mariage est définitif, que l'adultère —en plus d'être un péché comme toute offense grave envers toi, qui est le Seigneur de la Vie et de l'Amour— est un faux chemin vers le bonheur: «Celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d'adultère envers elle» (Mc 10,11). 

Je me rappelle aussi d'un jeune homme qui me disait: «Mon père, le péché promet beaucoup, ne donne rien et enlève tout». Bon Jésus, fais que je puisse te comprendre, et que je puisse l'expliquer aux autres: ce que tu as uni, l'homme ne peut pas le séparer (cf. Mc 10,9). Loin d'ici, en dehors de tes chemins je ne trouverai pas le bonheur véritable. Jésus, apprends moi à nouveau!

Merci Jésus. Mon cœur est dur mais je sais que tu as raison.

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Publié le 23 Mai 2018

exte de l'Évangile (Mc 9,41-50): 

«Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense. Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer. Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas. Car tout homme sera salé au feu. C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous».

«Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense»

Abbé Xavier PARÉS i Saltor 
(La Seu d'Urgell, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, la proclamation de l'évangile est un peu difficile à comprendre en raison de la dureté des paroles de Jésus : «si ta main t'entraîne au péché, coupe-la (…) Si ton œil t'entraîne au péché, arrache-le» (Mc 9,43.47). Jésus est très exigeant envers ses fidèles. Tout bêtement, Jésus veut nous dire que nous devons renoncer à toutes ces choses qui nous font du mal, même si ce sont des choses que nous aimons beaucoup, car elles peuvent nous conduire au péché et au vice. Saint Grégoire écrit que «nous ne devons pas désirer les choses qui ne font que satisfaire nos besoins matériels et répréhensibles». Jésus exige la radicalité. Dans un autre passage de l'évangile il nous dit aussi: «celui qui veut garder sa vie, la perdra, mais celui qui la perdra pour Moi la gardera» (Mt 10,39).

En outre, cette demande de Jésus est une exigence d'amour et de croissance. Nous ne resterons pas sans récompense. Ce qui doit donner un sens à nos actes doit être toujours l'amour: nous devons parvenir à donner un verre d'eau à celui qui en a besoin et pas pour une satisfaction personnelle mais par amour. Nous devons être capables de voir Jésus dans les pauvres et ceux qui sont dans le besoin. Jésus ne fait que dénoncer et condamner sévèrement ceux qui font le mal et ceux qui font des scandales, ceux qui éloignent les plus petits du bien et de la grâce de Dieu.

Enfin, nous devons tous passer par l'épreuve du feu. C'est le feu de la charité et de l'amour qui nous purifie, afin que nous devenions le sel qui donne le bon goût de l'amour, du service et de la charité. C'est dans la prière et dans l'Eucharistie que nous chrétiens puisons la force de la foi et du bon goût du sel du Christ. Nous ne resterons pas sans récompense.

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Publié le 22 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,38-40): 

Jean, l'un des Douze, disait à Jésus: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent» Jésus répondit: «Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi; celui qui n'est pas contre nous est pour nous».

«Celui qui n'est pas contre nous est pour nous»

Abbé David CODINA i Pérez 
(Puigcerdà, Gerona, Espagne)

Aujourd'hui, nous assistons à une récrimination à l'encontre de Jean, qui a vu des gens faire de bonnes œuvres au nom du Christ sans pour autant faire partie du groupe des disciples: «Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent» (Mc 9,38). Jésus nous indique ici le regard que nous devons avoir envers ces personnes: les accueillir et ouvrir notre regard envers eux, en ayant beaucoup d'humilité vis-à-vis de nous-mêmes, partageant toujours un lien commun, une même foi, une même orientation, c'est-à-dire, cheminer ensemble vers la perfection de l'amour de Dieu et du prochain.

Cette manière de vivre notre vocation d'"Église" nous invite à revoir en paix et sérieusement la cohérence avec laquelle nous vivons cette ouverture d'esprit qu'avait Jésus. Tant qu'il y a "d'autres" qui nous dérangent parce qu'ils font la même chose que nous, cela veut dire que l'amour du Christ n'a toujours pas imprégné notre vie dans toute sa profondeur et Il nous demandera d'avoir l'humilité d'accepter que nous ne déversons pas "toute la sagesse et l'amour de Dieu". En somme, nous devons accepter que nous sommes ceux choisis par le Christ pour annoncer à tous que l'humilité est le chemin pour nous approcher de Dieu.

Jésus a agi de cette manière depuis son Incarnation, quand Il nous rapproche au plus haut de la majesté de Dieu par la petitesse des pauvres. Sain Jean Chrysostome nous dit: «Il ne s'est pas contenté de la mort et de la croix; mais il a voulu être pauvre, étranger, errant, nu, prisonnier, malade, afin de vous attirer à lui.» Si le Seigneur n'a pas laissé passer l'opportunité pour que nous vivions l'amour de notre prochain, ne laissons pas nous non plus passer l'opportunité d'accepter celui qui ne vit pas de la même manière que nous sa vocation de faire partie de l'Église, car «celui qui n'est pas contre nous est pour nous» (Mc 9,40).

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Publié le 21 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,30-37): 

En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu'on le sache. Car il les instruisait en disant: «Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera». Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l'interroger. 

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait: «De quoi discutiez-vous en chemin?». Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: «Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa, et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé».

«Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous apporte deux enseignements de Jésus qui sont étroitement liés. D'une part, le Seigneur nous annonce qu'«ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera» (Mc 9,31). C'est la volonté du Père à son égard: Il est venu au monde pour cela, Il veut nous libérer ainsi de notre esclavage du péché et de la mort éternelle; pour nous faire ainsi des fils de Dieu. Le dévouement du Seigneur au point de donner sa vie pour nous démontre l'infinité de l'amour de Dieu: un amour sans limite, un amour qui se contrefiche de s'abaisser à la folie et l'indignation de la croix.

C'est terrifiant d'entendre la réaction des apôtres, toujours occupés à se regarder eux-mêmes en négligeant d'apprendre du Maître: ils «ne comprenaient pas ces paroles» (Mc 9,32), car en route ils discutaient toujours qui d'entre eux serait le plus grand et au cas où eux aussi devraient y passer, ils ont peur de lui poser des questions.

Avec une douce patience, le Seigneur ajoute: il faut se faire le dernier et le serviteur de tous. Il faut accueillir le petit et le simple, car le Seigneur a voulu s'identifier à eux. Nous devons accueillir Jésus dans nos vies car c'est ainsi que nous ouvrons les portes à Dieu lui-même. C'est comme un programme de vie pour la route.

Ainsi l'explique le saint Curé d'Ars, Jean Baptiste Marie Vianney: «A chaque fois que nous pouvons renoncer à notre volonté pour faire celle des autres, quand notre conscience n'y est pas compromise, nous obtenons des grandes mérites que Dieu seul connaît». Jésus enseigne par ses paroles, mais surtout par ses œuvres. Ces apôtres, qui au début étaient incapables de comprendre, après la Croix et la Résurrection suivront les mêmes traces que leur Seigneur et leur Dieu. Et accompagnés par la Sainte Vierge, ils deviendront de plus en plus petits pour laisser Jésus grandir en eux et dans le monde.

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Publié le 20 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Mc 9,14-29): 

En rejoignant les autres disciples, ils virent une grande foule qui les entourait, et des scribes qui discutaient avec eux. Aussitôt qu'elle vit Jésus, toute la foule fut stupéfaite, et les gens accouraient pour le saluer. Il leur demanda: «De quoi discutez-vous avec eux?». Un homme dans la foule lui répondit: «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi». 

Jésus leur dit: «Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous? Combien de temps devrai-je vous supporter? Amenez-le auprès de moi». On l'amena auprès de lui. Dès qu'il vit Jésus, l'esprit secoua violemment l'enfant; celui-ci tomba, il se roulait par terre en écumant. Jésus interrogea le père: «Combien y a-t-il de temps que cela lui arrive?». Il répondit: «Depuis sa petite enfance. Et souvent il l'a même jeté dans le feu ou dans l'eau pour le faire périr. Mais si tu y peux quelque chose, viens à notre secours, par pitié pour nous!». Jésus reprit: «Pourquoi dire: ‘Si tu peux’? Tout est possible en faveur de celui qui croit». Aussitôt le père de l'enfant s'écria: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!». 

Jésus, voyant que la foule s'attroupait, interpella vivement l'esprit mauvais: «Esprit qui rends muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus jamais!». L'esprit poussa des cris, secoua violemment l'enfant et sortit. L'enfant devint comme un cadavre, de sorte que tout le monde disait: «Il est mort». Mais Jésus, lui saisissant la main, le releva, et il se mit debout. Quand Jésus fut rentré à la maison, seul avec ses disciples, ils l'interrogeaient en particulier: «Pourquoi est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser?». Jésus leur répondit: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière».

«Je crois! Viens au secours de mon incroyance!»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons —encore!— le Seigneur sollicité par les gens («ils accouraient pour le saluer») et, en même temps, plein de sollicitude à leur égard. Dès qu'il sent qu'il se passe quelque chose, il s'y intéresse.

L'un des personnages intervient. C'est le père d'un garçon possédé par un esprit mauvais. «Maître, je t'ai amené mon fils, il est possédé par un esprit qui le rend muet; cet esprit s'empare de lui n'importe où, il le jette par terre, l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide» (Mc 9,17-18).

Qu'il est terrible le mal que parvient à faire le Diable, cette créature dépourvue de toute charité! —Seigneur, il nous faut prier: «Délivre nous du mal»! Comment peut-il y avoir de nos jours des voix qui disent que le Diable n'existe pas, ou des gens qui lui rendent une sorte de culte! C'est absurde! Voici la leçon à tirer de tout cela: il ne faut pas jouer avec le feu.

«J'ai demandé à tes disciples d'expulser cet esprit, mais ils n'ont pas réussi» (Mc 9,18). Jésus est triste quand il entend ces mots. Attristé, surtout, par le manque de foi…. Et la foi leur manque parce qu'ils doivent prier davantage: «Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière» (Mc 9,29).

La prière est un dialogue intime avec Dieu. Jean-Paul II a dit que «la prière implique toujours d'aller se cacher avec le Christ en Dieu. Ce n'est qu’en semblable intimité qu'agit le Saint-Esprit». Dans cette cachette intime, l'on pratique cette amicale fréquentation de Jésus, qui accroît notre confiance en Lui, c'est-à-dire notre foi.

Mais cette foi, qui remue les montagnes et expulse les esprits mauvais («Tout est possible en faveur de celui qui croit»), est surtout un don de Dieu. Notre oraison, en tout cas, nous met en disposition de recevoir ce don. Mais nous devons l'implorer: «Je crois! Viens au secours de mon incroyance!» (Mc 9,24). Le Christ, Lui, ne se fera pas prier!

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Publié le 20 Mai 2018

La fête de la pentecôte est une fête de naissance, la naissance de l’Eglise, une naissance dans le  baptême de l’eau et du feu confectionné par l’Esprit Saint.   Cette Eglise catholique est universelle, animé par l’Esprit Saint qui fait naitre en elle un peuple saint consacré et envoyé. Dans cette Eglise universelle et catholique  avec une immense diversité, l’Esprit de vérité unifie tous les peuples, comme un seul peuple avec plusieurs langues, cultures, race, etc. Aujourd’hui nous célébrons et prions ensembles, en plusieurs langues et rites, comme les membres d’un seul corps.

S’il y a une chose qui identifie les chrétiens et nous unifie, c’est le commandement du Seigneur, «’aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé’. En Jésus nous avons un modèle à imité et à nous configurer. Par son accompagnement et par notre engagement, cet amour qui domine le cœur des hommes, désormais est transformé comme un amour pur de Dieu, un amour descend du ciel. Cet amour est capable, nous dit saint Paul de soigner toute notre blessure. Comme un feu qui brule et transforme, cet amour burle en nous tout ce qui nous fait mal et dans sa douceur fait naitre en nous l’eau vive, qui donne la vie au monde.

Vivre une vie remplie d’amour n’est pas possible si nous ne sommes pas conduits par l’Esprit Saint, car nous vivons dans un monde plein de haine et de vengeance. Saint Paul nous confirme qu’un homme qui est conduis par l’Esprit Saint est capable d’espérer ce qu’il ne voit pas et à attendre avec persévérance. L’Esprit Saint qui habite en nous, nous apprend à nous patienter et il nous aide à persévérer dans notre engagement.

La vie chrétienne est une vie de témoignage qui rende visible l’Esprit Saint qui habite en nous et tout ce qui est invisible aux yeux des hommes. Par notre vie de témoignage, on est demandé de démontrer au monde que le vrai amour existe encore et nous pouvons toujours espérer avec certitude. Le Défenseur envoyé par Jésus nous aidera à découvrir cette vérité, le véritable accompagnement divin dans la vie de chacun et chacune de nous. Nous le croyons ou non, Dieu demeure en nous et Il fait encore les merveilles que notre Mère a chanté dans le magnificat : Quelle merveille fit le Seigneur !

Mes chers amis en Jésus Christ, c’est dans ce feu d’amour et de l’eau vive que le Seigneur a voulu nous faire naître dans cette Eglise. La création nous a révélé le créateur, l’incarnation nous a révélé le Rédempteur et la fête de la Pentecôte nous révèle Celui qui nous Sanctifie. L’Eglise du jour nous révèle le fruit de la Trinité qui unifie tout. Comme les disciples du Seigneur avec la Mère de Dieu, sortons de nos maisons, détruisons les murs qui nous séparent et annonçons au monde ce feu qui nous brule et l’eau qui nous fait vivre. Une bonne fête de la Pentecôte. Amen.

 

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Publié le 19 Mai 2018

The feast of Pentecost is our birthday celebration, the birth of the Church, a birth in the baptism of water and fire made by the Holy Spirit. This Catholic Church is universal, animated by the Holy Spirit who sanctifies the people and send them as missionaries to the whole world. In this universal and Catholic Church, there are differences, of course, but also with a rich diversity that unifies all peoples, as one people with many languages, cultures, races, etc. As we today in this church that gathers, by all over the world we are together, celebrate the feast in many languages ​​and rites. This Church the Bridegroom of the Lord, prays together as members of one body.

If there is one thing that identifies us and unifies us, it is the commandment of the Lord, "Love one another, as I have loved you." In this commandment even though there is no novelty in itself, the newness is in the way Jesus loved us and in Him we have a model to imitate and to configure us. Through his accompaniment and by our listening and commitment, we can love one another as Jesus loved us. Thus, this love that dominates men's hearts, is now transformed as a pure love of God, a love descends from heaven. This love is capable, as Saint Paul tells us, of healing all our wound. Like a fire that burns and transforms, this love buries in us all that hurts us and in its gentleness makes us born again in the living water, which gives life to the world.

To live a life filled with love is not possible if we are not led by the Holy Spirit, because we live in a world full of hatred and revenge which produce lot of violence and war. St. Paul confirms to us that a man who is led by the Holy Spirit will be a man of God. The Holy Spirit helps him to hope for what he does not see and to wait with perseverance. The Holy Spirit who lives in us, teaches us to wait and helps us to persevere in our commitment.

The Christian life is a life of witness that makes visible the Holy Spirit who lives in us and all that is invisible to men. Through our life, we must demonstrate to the world that true love still exists and we can always hope with certainty and conviction. The Defender sent by Jesus will help us to discover this truth, the true divine accompaniment in the life of each one of us. We believe it or not, God dwells in us and He still does the wonders that our Mother sang in the magnificat: What wonder the Lord has done to me! He continues this wonder in and through us.

My dear friends in the Lord, it is in this fire of love and the living water that the Lord wanted us to be born in this Church. Creation has revealed to us the creator, the incarnation revealed to us the Redeemer, and the feast of Pentecost reveals to us the One who sanctifies us. The Church of the day reveals to us the fruit of the Trinity, which unifies everything. Just like the Apostles of the Lord with the Mother of God, let us come out of our homes and announce to the world this fire that burns us and the water that makes us live. I wish you all a holy feast of Pentecost. Amen.

 

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Publié le 18 Mai 2018

Gospel text

(Jn 21,20-25): 

Peter looked back and saw that the disciple Jesus loved was following as well, the one who had reclined close to Jesus at the supper and had asked him, « Lord, who is to betray you?». On seeing him, Peter asked Jesus, «Lord, what about him?». Jesus answered, «If I want him to remain until I come, does that concern you? Follow me». Because of this the rumor spread in the community that this disciple would not die. Yet Jesus had not said to Peter, «He will not die», but «suppose I want him to remain until I come». 

It is this disciple who testifies about the things he has recorded here and we know that his testimony is true. But Jesus did many other things; if all were written down, the world itself would not hold the books recording them.

 

The Application

Many of us spend lots of energy in looking generously what others have and worry about all that we don’t have. Thus inviting sadness and disappointments in our personal, social, affective and spiritual life. The way Peter looks at John is the common temptation that should be avoided at any price.

Jesus is rather inviting you and me to look into what He has already given to us and use them in a meaningful way to achieve its finality. Following Jesus is not looking at what others have, rather looking interiorly all that the Lord has given to us. He has put into our hearts the divine goodness and our responsibility to give witness to this divine goodness in us.

It is in the self-realisation of this goodness and gratitude that our life becomes itself a witnessing life. All that the Apostles have transmitted to us is this divine goodness and generosity. By our goodness and generosity, we too can give witness to divine love and mercy.

 

«He has recorded here and we know that his testimony is true»

Fr. Fidel CATALÁN i Catalán 
(Terrassa, Barcelona, Spain)

Today, we read the end of St. John's Gospel. Actually, it is the end of the appendix St. John's community added to the original text. In this particular case, it is a willingly significant fragment. The Resurrected Lord appears before his disciples and confirms they are to follow him, particularly as regards Peter. Next, comes the text we proclaim today in the liturgy.

The figure of the beloved disciple is central in this fragment and even in the totality of St. John's Gospel. It may refer to a concrete person —the disciple John— or, it can be a figure, behind which, any disciple loved by the Master can be placed. Whatever its meaning, the text helps to give an element of continuity to the Apostles' experience. The Resurrected Lord assures us of his presence amongst those who want to follow him.

«Suppose I want him to remain until I come» (Jn 21:22), may perhaps refer to this continuity rather than to a chronological space-time element. The beloved disciple becomes a testimony of all that, to the extent he realizes the Lord will always remain beside him. This is why he can write and his words are worth believing, because he glosses with his pen the continuous experiences of those living their mission in the midst of the world, while experiencing the presence of Jesus Christ. This beloved disciple can be each one of us provided we let be guided by the Holy Spirit, He who helps discovering this presence. 

This text, already prepares us to celebrate, tomorrow, the Solemnity of Pentecost, the Gift of the Spirit: «And the Paraclete came down from Heaven: the Church's custodian and sanctifier, the souls' administrator, the castaways' pilot, the wanderers' lighthouse, the fighting ones' arbitrator and he who crowns the winners» (St. Cyril of Jerusalem).

 

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Publié le 18 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 21,20-25):

 En se retournant, Pierre aperçoit, marchant à leur suite, le disciple que Jésus aimait. (C'est lui qui, pendant le repas, s'était penché sur la poitrine de Jésus pour lui dire: «Seigneur, quel est celui qui va te livrer?») Pierre, voyant ce disciple, dit à Jésus: «Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il?». Jésus lui répond: «Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire? Mais toi, suis-moi». Ainsi se répandit parmi les frères l'idée que ce disciple ne mourrait pas. Or, Jésus n'avait pas dit à Pierre: «Il ne mourra pas», mais: «Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne, est-ce ton affaire?». 

C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai. Il y a encore beaucoup d'autres choses que Jésus a faites; et s'il fallait rapporter chacune d'elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres que l'on écrirait ainsi.

 

L’Application

 

Toute grâce qui a été reçue, a une finalité : accomplir la volonté divine. Aujourd’hui Jésus nous invite à regarder à l’intérieur de soi que regarder les biens que les autres ont reçus. Comme Pierre tous sont invités à suivre le Seigneur de leur manière et à accomplir la mission qu’Il nous a confiée personnellement. Il est tout-à-fait possible comme Pierre que nous ayons nous aussi la même tentation de fixer notre regard à l’extérieur et le comparer avec notre intériorité.

De notre intériorité nous pouvons découvrir la profondeur de notre amour pour le Seigneur et vérifier dans notre extériorité, la manière dont nous nous l’exprimons. Un cœur rempli d’amour rendra visible cet amour par son engagement positive pour un monde nouveau, comme Dieu l’a voulu dès le commencement.

«C'est lui, le disciple qui rend témoignage de tout cela, et qui l'a rapporté par écrit, et nous savons que son témoignage est vrai»

Abbé Fidel CATALÁN i Catalán 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous lisons la dernière partie de l'Évangile de saint Jean. Il s'agit en effet, de la fin de l'appendice inséré par la communauté de Jean au texte original. En l'occurrence il s'agit d'un texte délibérément significatif. Le Seigneur ressuscité se montre à ses disciples et Il renouvelle leur adhésion, particulièrement celle de Pierre. Et ensuite l'Évangile continue avec le texte de l'Évangile d'aujourd'hui.

L'image du disciple aimé de Jésus est au centre de ce passage et même dans tout l'Évangile de saint Jean. Il peut faire référence à une personne concrète —Jean le disciple— ou bien il se peut qu'elle fasse référence à l'image de tout disciple bien aimé de Jésus. Quelle que soit sa signification le texte aide à donner un semblant de continuité à l'expérience vécue par les apôtres. Le Seigneur ressuscité leur affirme sa présence à coté de ceux qui Le suivent.

«Si je veux qu'il reste jusqu'à ce que je vienne» (Jn 21,22) cela nous donne confirmation de cette continuité bien plus qu'un élément chronologique dans l'espace et dans le temps. Le disciple bien-aimé rend témoignage de cela dans la mesure où il est conscient que le Seigneur est avec lui en toute circonstance. C'est la raison pour laquelle il peut l'écrire et sa parole est véritable, car par sa main il rend témoignage de l'expérience continue de ceux qui vivent leur mission à travers le monde en éprouvant la présence continue du Christ. Chacun d'entre nous peut devenir ce disciple bien-aimé dans la mesure où nous nous laissons guider par l'Esprit Saint car c'est l'Esprit Saint qui nous aide à découvrir à l'intérieur de nous-mêmes cette présence.

Ce texte nous prépare pour la fête solennelle de la Pentecôte, le don de l'Esprit Saint: «Et le Paraclet est descendu du ciel: le gardien et sanctificateur de l'Église, le régisseur des âmes, guide de ceux qui sombrent, phare des vagabonds, arbitre de ceux qui luttent et qui couronne les gagnants» (Saint Cyrille de Jérusalem).

 

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Publié le 18 Mai 2018

Gospel text

(Jn 21,15-19): 

After Jesus and his disciples had finished breakfast, Jesus said to Simon Peter, «Simon, son of John, do you love me more than these?». He answered, «Yes, Lord, you know that I love you». And Jesus said, «Feed my lambs». A second time Jesus said to him, «Simon, son of John, do you love me?». And Peter answered, «Yes, Lord, you know that I love you». Jesus said to him, «Look after my sheep». 

And a third time He said to him, «Simon, son of John, do you love me?». Peter was saddened because Jesus asked him a third time, «Do you love me?», and he said, «Lord, you know everything; you know that I love you». Jesus then said, «Feed my sheep. Truly, I say to you, when you were young you put on your belt and walked where you liked. But when you grow old, you will stretch out your hands and another will put a belt around you and lead you where you do not wish to go». Jesus said this to make known the kind of death by which Peter was to glorify God. And He added, «Follow me».

 

The Application

 

All the graces received have a finality, particularly with an aspect of participative in the divine project. This divine project is also has an aspect of participative in a sense which is associated with the divine goodness that correlates and propagates the same divine goodness in the humanity. Thus every human goodness finds its root in the divine generosity and divine goodness. All are invited to participate in this goodness and to live in peace and joy.

Though this divine goodness is apparently invisible to our eyes, they are always available to those who search for it and specially to all those who search internally in their own humanness where God has generously placed this goodness,  very deep in our heart.  

‘Do you love me?’ though is a personal and affective question, this carries essentially a pastoral mission and the divine will. In every relationship there are two aspects and if you fail to see the truth with an eye of faith, this divine and pastoral aspect will be lost. Jesus has entrusted to us a people and we are send like a good pastor who takes care of the Lord’s sheep. Jesus is our shepherd and we are called to imitate this ‘sheperdness’ in our mission.

«‘Lord, you know everything; you know that I love you’. Jesus then said, ‘Feed my sheep’»

Fr. Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Spain)

Today, we should be grateful to St. John for having left with us the evidence of an intimate dialogue between Jesus and Peter: «Simon, son of John, do you love me?», and he said, «Lord, you know everything; you know that I love you». Jesus then said, «Feed my lambs’» (Jn 21:15). —From the smallest ones, newly born to the Grace of God... you must take care, as if you were Myself... When a second time... «Jesus said to him, ‘Look after my sheep’», He is actually telling Simon Peter: —You must guide all those who follow me in my Love, and you must see to it they all have the charity ordained. Thus, through you, everyone will realize they are following Me; for it is my Will you go always first, while administering the merits that —for each one— I have gained.

«Peter was saddened because Jesus asked him a third time, ‘Do you love me?’», and he said, «Lord, you know everything; you know that I love you’» (Jn 21:17). His triple denial makes him rectify, and just remembering it, saddens him. —I truly love you despite I denied you..., you know how much I have regretted my betrayal, you know how much I found consolation by being with your Mother and brothers.

I find consolation in remembering that the Lord established the power to forgive sins that separate us, whether a little or a lot, from his Love and the love to our brothers. —I find consolation when admitting the truth of my distancing from You while feeling from your priestly lips the «I absolve you» “by way of judgment”.

We find consolation in the power of those keys Jesus Christ confers to his priests-ministers, to open again the doors to his friendship. —Lord, I see that indifference can be arranged by a more intense act of love. It makes us altogether evaluate the immense joy of the Sacrament of forgiveness to confess our sins, which are really a “lack of love”.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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