Publié le 2 Mai 2018

Texte de l'Évangile (Jn 14,6-14): 

Jésus lui répond: «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres oeuvres. Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».

«Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père»

Abbé Joan SOLÀ i Triadú 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la fête des apôtres Philippe et Jacques. L'Évangile fait référence aux conversations que Jésus avait avec les seuls Apôtres, pour les former en leur offrant des idées claires sur Sa personne et Sa mission. Car les Apôtres étaient fortement influencés par les idées que les Juifs avaient sur la personne du Messie: ils s'attendaient à un libérateur terrestre et politique alors que la personne de Jésus ne correspondait pas du tout à ces images préconçues.

Les premières paroles que nous pouvons lire dans l'Évangile d'aujourd'hui sont la réponse à une question de l'Apôtre Thomas. «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie; personne ne va vers le Père sans passer par moi» (Jn 14,6). Cette réponse à Thomas provoque la demande de Philippe: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit» (Jn 14,8). La réponse de Jésus est —en réalité— une reproche: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe?» (Jn 14,9).

Les Apôtres ne comprenaient pas l'unité entre le Père et le Fils, ils n'arrivaient pas à voir le Dieu et l'Homme dans la personne de Jésus. Mais Il ne se contente pas de prouver son égalité avec le Père, il leur rappelle aussi qu'ils devront continuer son œuvre salvifique: Il leur concède le pouvoir de faire des miracles, leur promet d'être toujours à leurs côtés, et que ce qu'ils demanderont en son nom Il le leur accordera.

Ces réponses de Jésus aux Apôtres, c'est à nous aussi qu'Il les adresse. Saint Josemaría, en commentant ce texte, nous dit: «‘Je suis le chemin, la vérité et la vie’. Par ces mots sans équivoque, le Seigneur nous a montré le vrai sentier qui mène au bonheur éternel (...). Il le déclare à tous les hommes. Mais Il le rappelle spécialement à ceux qui, comme toi et moi, Lui ont dit qu'ils sont décidés à prendre au sérieux leur vocation de chrétiens».

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Publié le 1 Mai 2018

Gospel text

(Jn 15,1-8): 

Jesus said to his disciples, «I am the true vine and my Father is the winegrower. If any of my branches doesn't bear fruit, he breaks it off; and he prunes every branch that does bear fruit, that it may bear even more fruit. You are already made clean by the word I have spoken to you; live in me as I live in you. The branch cannot bear fruit by itself but has to remain part of the vine; so neither can you if you don't remain in me. I am the vine and you are the branches. As long as you remain in me and I in you, you bear much fruit; but apart from me you can do nothing. Whoever does not remain in me is thrown away as they do with branches and they wither. Then they are gathered and thrown into the fire and burned. If you remain in me and my words in you, you may ask whatever you want and it will be given to you. My Father is glorified when you bear much fruit: it is then that you become my disciples».

 

The Application

 

Last Sunday, I have explained to you on the image of the vine and the branch. Today I would like to explain to you all the image of abiding in Jesus. I would like to take the image of perfuming ourselves as an image to understand this image of abiding. Our life should be perfumed with the love of Jesus and the way He forgives each and every one of us. That’s to say, when people come closer to us, they should realise, just like a perfume, that we are filled with love and mercy, and they could always count on us.

Just like a perfume, that need to renewed, our life too need to be renewed by this divine love. That’s to say, we should always consult the divine will in every words and deeds, particularly in every encounters. By this, just like a battery which is recharged, we too need to be regularly recharged by the divine love. By consequence, the words of Jesus will find its expression in our words and deeds. Here we seek nothing for ourselves, nor for our dear and near ones, rather will consecrate our full energy to know the divine will and put all our mind and heart, to accomplish this divine will.

It is here that we make the love of Gad abides in us and we abide in God’s love. Fully oriented by this love, Jesus is assuring us, that all that we may desire to accomplish this divine will, will be accorded for us. The more we are perfumed by God, the more the people around us will be perfumed. It is in this manner we glorify God and give fruit. Have a wonderful day.

«Live in me as I live in you»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, once more, we may see Jesus surrounded by the Apostles in an atmosphere of especial intimacy. He is giving them what we could consider as his final recommendations: what is normally said in the last moment, in the last farewell; that which has an especial force, as if it would be the last will.

We imagine them in the cenacle. Jesus has washed their feet there, has announced them again He must go, has transmitted them his command of fraternal love and has consoled them with the gift of the Eucharistic and the promise of the Holy Spirit (cf. Jn 14). And, well ahead this 15th chapter of John's Gospel we now find the exhortation to unity within charity.

Our Lord does not hide to his disciples all the dangers and difficulties they will have to face in the near future: «If they persecuted Me they will persecute you...» (Jn 15:20). But they should not be intimidated nor overwhelmed by all the hate they will find in this world: Jesus renews his promise of the arrival of the Protector, while assuring them they may ask and they will be given. Finally, the Lord prays for them —for all of us— to the Holy Father during his priestly prayer (cf. Jn 17).

But our danger does not come from outside, though: the worst menace may arise within ourselves when we fail to respect the fraternal love among the members of Christ's Mystic Body or the unity with the Head of that Body. The recommendation is clear: «I am the vine and you are the branches. As long as you remain in me and I in you, you bear much fruit; but apart from me you can do nothing» (Jn 15:5).

The first generations of Christians managed to keep a very clear conscience of the importance of remaining united through charity. Here is the testimony of one the Fathers of the Church, saint Ignatius of Antioch: «Do you therefore all run together as into one temple of God, as to one altar, as to one Jesus Christ, who came forth from one Father». And here is also an indication from the Virgin Mary, Mother of the Christians: «Whatsoever he said unto you, do [it]» (Jn 2:5).

 

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Publié le 1 Mai 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 15,1-8): 

«Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite: Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit: ainsi, vous serez pour moi des disciples».

 

L’Application

 

Comment comprenons-nous sur cette image de la vigne et la demeure ? Comment je vous ai déjà partagé sur la vigne, aujourd’hui je voudrais partager avec vous sur l’image de la demeure.

Demeure en Jésus est simplement de nous parfumer avec le parfum de Jésus. Entrer dans la maison du Seigneur, c’est goûter son amour et son pardon. Une fois qu’on a goûté cet amour de Dieu, on est rempli de cet amour, comme on est parfumé. Lorsque nous allons à la rencontre de nos frères et sœurs, par nos paroles et nos actes, que les autres aussi ressentent cet amour divin à travers l’amour humain. Il est important que nous soyons rechargés régulièrement comme une batterie, pour que ce parfum de Dieu demeure en nous.

En renouvelant ce geste de rechargement (cherchant toujours la volonté divine), nous serons éternellement parfumés par Dieu. C’est ainsi nous ressentirons la présence divine en nous et nous donnerons toujours le bon fruit. Une bonne journée.

«Demeurez en moi, comme moi en vous»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous contemplons à nouveau Jésus entouré de ses disciples, dans une ambiance d'intimité. Il leur confie ce qu'on pourrait qualifier comme ses dernières instructions, ce qu'on dit au dernier moment juste avant le départ, et comme tel cela a une force spéciale, car il fait office de testament.

Nous l'imaginons au cénacle. Là, Jésus leur a lavé les pieds, Il leur a annoncé une fois de plus son départ, leur a transmis l'amour fraternel et les a consolés en leur donnant l'Eucharistie ainsi que la promesse de la venue du Saint Esprit (cf. Jn 14). En lisant cet évangile, au chapitre 15, nous trouvons l'exhortation à l'unité dans la charité.

Le Seigneur ne cache pas à ses disciples les dangers et difficultés qu'ils rencontreront dans le futur: «Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi» (Jn 15,20). Mais Il leur conseille de ne pas se laisser abattre ni se sentir opprimés face à la haine du monde: Jésus renouvelle sa promesse de leur envoyer leur Défenseur, il leur garantit son assistance dans tout ce qu'ils lui demanderont et enfin, Il prie son Père pour eux, pour nous tous, dans sa prière sacerdotale.

Le danger pour nous ne vient pas de l'extérieur: la menace vient de nous mêmes quand l'amour fraternel parmi les membres du Corps Mystique de Jésus n'est pas présent et quand l'unité n'existe pas entre le Corps et la Tête de ce Corps Mystique. La recommandation de Jésus est claire: «Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5).

Les premières générations de chrétiens avaient conservé une notion vive du besoin de vivre unis par la charité: voici un témoignage d'un père de l'Eglise, Saint Ignace d'Antioche: «Courez tous à l'unisson comme un seul temple de Dieu, un seul autel, un seul Christ qui procède d'un seul Père». Voici encore la recommandation de notre Sainte Mère: «Faites tout ce qu'il vous dira» (Jn 2,5).

 

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Publié le 30 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 14,27-31a): 

«C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici».

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

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Publié le 29 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 14,21-26): 

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui». Jude lui demanda: «Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde?». Jésus lui répondit: «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi: elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit».

«Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous montre son immense désir de ce que nous participions de sa plénitude. Incorporés à Lui, nous sommes à la source de la vie divine qu'est la Très Sainte Trinité. «Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité. -C'est pourquoi, toi, en dépit de tes misères, tu peux et tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur» (Saint Josemaría).

Jésus assure qu'il sera présent en nous par l'inhabitation divine dans l'âme en état de grâce. Les chrétiens ne sont donc plus orphelins. Puisqu'Il nous aime tant, alors qu'Il n'a pas besoin de nous, il ne veut pas se passer de nous.

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui» (Jn 14,21). Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Alors, il n'y a pas de place pour d'autres désirs ou pensées qui, pour le moins, nous font perdre du temps et nous empêchent d'accomplir la volonté divine. Voici une recommandation de saint Grégoire le Grand: «Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination».

La présence de Dieu dans notre cœur nous aidera à découvrir et à réaliser dans ce monde les plans que la Providence nous a assignés. L'Esprit du Seigneur suscitera dans nos cœurs des initiatives pour les placer au sommet de toutes les activités humaines et rendre ainsi présent le Christ au plus haut de la terre. Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous parviendrons à être de bons enfants de Dieu et nous nous sentirons ses amis en tout lieu et à tout instant: dans la rue, au milieu de la tâche quotidienne, dans la vie de famille.

Toute la lumière et le feu de la vie divine se déverseront sur chacun des fidèles qui sont disposés à recevoir le don de l'inhabitation. La Mère de Dieu, qui est notre mère, intercèdera pour que nous pénétrions dans cette fréquentation de la Sainte Trinité.

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Publié le 29 Avril 2018

Dimanche dernier nous avons contemplé sur l’image de ‘Bon Pasteur’ et comment Dieu prend soit de ses fidèles, ses brebis. Nous avons aujourd’hui encore une autre, ‘La vigne et ses sarments et son Vigneron’.  Le message est nettement clair : Si nous nous attachons à la Vigne, nous aurons la Vie. Jésus nous affirme que son Père comme un bon vigneron prend soins de Lui, pour qu’Il donne la vie aux autres. Une relation et union par excellence tissé dans l’amour pour son Père et pour son Fils.  

Cette parabole de la vigne nous montre la relation d’entre Jésus et de son Père. Nous découvrons à travers cette parabole, pourquoi Jésus a voulu glorifié son Père et comme en retour comment Dieu a glorifié son Fils en exhaussant tout ce dont son Fils Lui a demandé. Jésus voit en Lui la présence de son Père, Lui-même est un sarment de la Vigne de son Père. Comme Lui, nous sommes invités à nous attacher à Jésus, la Vigne qui donne la vie et à travers Jésus au Vigneron qui prendra soins de nous tous. Il ne faut pas de nous nous attacher à la vigne pour soi-même, mais il faut faire un effort personnel et collectif pour que nous donnions les fruits, le fruit que la Vigne aimerai donner aux autres. Quel était le fruit de Jésus ? La bonté et la générosité de son Père qui s’exprime dans son amour: que Ta volonté soit faite, en Tes mains je confie mon Esprit.

Il y aura toujours les échecs. Comme Paul qui était rejeté même par les disciples du Seigneur à cause de leur ignorance et de peur. Il est tout-à-fait possible que nous soyons nous aussi rejetés par les autres, les hommes de bonne volonté. Comme Barnabé, nous trouverons aussi les personnes qui viendront à nous aider et à nous accompagner. Si nous voulons bien ressentir cet accompagnement divin, nous ne devrions pas nous contenter avec les paroles et discours, mais mettre l’œuvre d’amour en acte et en vérité. Devant nos ennemis et tous ceux qui nous haïssent, il est difficile de mettre cette œuvre d’amour en acte. Pourtant, si Jésus demeure en nous, et si nous demeurons en Jésus, nous pouvons facilement mettre cet amour et ce pardon en pratique.  Si nous trouvons encore difficile de pardonner les uns les autres, il est évident que nous ne demeurons plus en Christ et nous ne laissons pas l’Esprit Saint travailler en nous.

Pour nous les chrétiens, la fondation de foi se fond dans cet amour et ce pardon de Jésus. Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimé. Dans ce monde qui est tellement commercialisé et fragmenté, si Jésus ne demeure pas en nous, découvrir la vitalité d’amour dans ce monde est un travail d’hercule et presque impossible. Avec notre relation en Jésus, en ressentant notre racine dans cette vigne de Dieu, tout est possible.

Tant d’hommes et de femmes de bonne volonté ont ressenti cette demeure de Dieu en eux. Cette découverte véritable  leurs a permis et a aidé à découvrir la même présence divine dans les faibles et oppressés. Ils ont pu consacrés leurs vie entière à leurs service. Comme Paul, ils ont dit que, ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ vit en moi. Poussé par l’Esprit Saint, ils ont considéré même leur vie comme rien, car elles ont été configurées à l’amour de Jésus. Une vie entièrement reçue de Dieu et en retour donnée dans sa totalité à ce Dieu.

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Publié le 29 Avril 2018

Last Sunday we contemplated on the image of 'Good Shepherd' and how God is taking care of  his faithful, his sheep as a loving shepherd. Today we have another one, 'The vine and its branches and its winegrower'. The message is clear: If we attach ourselves to the Vine, we will have Life. We must ask ourselves this question; why do we have to attach ourselves to the vine? The purpose of this attachment is to give fruits, not to live for itself. The branches that do not give the fruits, the winegrower will cut and throw them. Why give fruits? It is the will and the glory of God. Why give glory to God? Since God dwells in us, the glory of God is the glory of man. By glorifying God in our lives, we will feel the glorification of the man that we are. Let me explain this in detail!

This parable of the vineyard shows us the relationship between Jesus and his Father. We discover through this parable, why Jesus wanted to glorify his Father and in return God glorified his Son. Jesus sees in Him the presence of his Father, Father and I am ONE. He Himself is a branch of the vine of his Father. He lives in the Father and the Father lives in Him.  Like Him, we are invited to attach ourselves to Him, the vine that gives life. It is not enough for us to attach ourselves to the vine, but we must make a personal and collective effort to give the fruits. What was the fruit of Jesus? To fulfill the will of his Father, always consulted with his Father before and after of every event, a deep desire to fulfill all that his Father has asked him: that your will be done, in your hands I entrust my Spirit.

There will always be failures and difficulties in our life to know and execute the divine will. Like Paul who was rejected even by the disciples of the Lord because of their ignorance and fear, it is quite possible that we too are rejected by others. If we remain faithful and abide in His love, like Barnabas, we will also find others who will come to help us and to accompany us. If we want to feel this divine accompaniment, we should not be content with the words and speeches, but put the work of love into action and truth. Before our enemies and all those who hate us, it is difficult to put this work of love into action. Yet if Jesus dwells in us, and if we abide in Jesus, we can easily put that love and forgiveness into practice. If we still find it difficult to forgive one another, it is obvious that we no longer live in Christ and Christ can no longer work in us.

For us Christians, the foundation of faith is in this love and forgiveness of Jesus. Love one another, as I have loved you. This love expresses itself better in our forgiveness. In this world that is so commercialized and fragmented, if we don't  abide in  Jesus and Jesus in us, discovering the vitality of love in this world is a Herculous job and almost impossible. With our relationship in Jesus, feeling our root in this vine of God, everything is possible. God will feed us and guide us.

So many men and women of good will have felt this divine call and presence in them. This true discovery allowed them and helped them to discover the same divine presence in the weak and oppressed. They were able to dedicate their whole lives to their service. Like Paul, they said that I no longer live, it is Christ who lives in me. Driven by the Holy Spirit, they even considered their lives as nothing because they were configured to the love of Jesus. A life fully received from God and given back in its totality to this God.

God wishes that we remain as the true face of God in this world. Just like Jesus, we too are called to abide in this divine love and to love the world that God has created. This true love is possible only to God and to those who are in God. Thus it is important  that we ask this question: am I attached to the vine and what is the taste of my fruit. The quality of our fruit will orient the world to the source of our life. Is Jesus is our vine and we His branches? Have a wonderful day.

 

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Publié le 28 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 14,7-14): 

«Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres oeuvres. 

»Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».

 

L’Application

 

Connaître le Père ! C’est un désir profond de tous les croyants, pourtant nous le savons que nous ne pouvons jamais Le connaître. Est-il nécessaire de le connaître ? Il me semble, secondaire, si nous connaissons le Christ, qui a donné sa vie. En vérité, nous ne pouvons même pas connaitre le Christ, sans l’Esprit Saint. Et comment pouvons- nous connaitre l’Esprit Saint ? Tout devient compliquer…………. ! Personnellement ne veux pas perdre mon temps sur cette connaissance.

Simplement je crois, je crois en tout ce que Jésus a fait, et en tout ce que Jésus a dit, sans demander aucune explication quoique ce soit. Les  œuvres de Jésus nous montrent qu’il est bon et il est important que je crois tout ce dont Jésus a dit. C’est dans cette bonté de Jésus, je découvre la bonté de son Père et l’Esprit Saint qui accomplit tout ce dont le Père Lui demande. Faisons Le confiance et ce Dieu qui est bon nous revaudra.

 

«Je suis dans le Père et le Père est en moi»

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui nous sommes invités à reconnaître en Jésus le Père qui se révèle à nous. Philippe exprime une intuition très juste: «Montre-nous le Père; cela nous suffit!» (Jn 14,8). Voir le Père, c’est découvrir Dieu comme origine, comme vie jaillissante, comme générosité, comme don qui sans cesse peut renouveler toute chose. De quoi avons-nous besoin d’autre? Nous venons de Dieu, et tout homme, même s’il n’en a pas conscience, porte le désir profond de retourner vers Dieu, de retrouver la maison du Père et y demeurer pour toujours. Là en effet se trouvent tous les biens que nous pouvons désirer: la vie, la lumière, l’amour, la paix… Saint Ignace d’Antioche, martyrisé au début du 2e siècle, disait: «Il y a en moi une eau vive qui murmure et dit au-dedans de moi: 'Viens vers le Père!'».

Jésus nous fait entrevoir l’intimité réciproque si profonde qu’il y a entre lui et le Père. «Je suis dans le Père et le Père est en moi» (Jn 14,11). Ce que dit et fait Jésus trouve sa source dans le Père, et le Père s’exprime pleinement en Jésus. Tout ce que le Père désire nous dire se trouve dans les paroles et les actes du Fils. Tout ce qu’il veut accomplir en notre faveur, il le fait à travers son Fils. Croire dans le Fils nous permet d’avoir «libre accès auprès du Père» (Eph 2,18). 

La foi humble et fidèle en Jésus, le choix de le suivre et de lui obéir jour après jour, nous établit dans un contact mystérieux mais réel avec le mystère même de Dieu, et nous fait bénéficier de toutes les richesses de sa bienveillance et de sa miséricorde. Cette foi permet au Père de continuer à travers nous l’œuvre de grâce qu’il a commencé dans son Fils: «Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi» (Jn 14,12).

«Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui 4e Samedi de Pâques, l'Église nous invite à considérer l'importance pour un Chrétien de pouvoir connaître le Christ intimement et chaque fois mieux. Quels sont nos outils pour y parvenir? Évidemment, il y en a plusieurs et tous fondamentaux: la lecture attentive et méditée de l'Évangile; notre réponse personnelle dans la prière, en faisant de notre mieux pour qu'elle devienne un vrai dialogue d'amour et non un simple monologue introspectif; un désir, ravivé quotidiennement de découvrir le Christ dans ce prochain qui nous est plus proche: un membre de notre famille, un ami, un voisin qui a peu être besoin de notre attention, de notre avis, de notre amitié.

«Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit», lui dit Philippe (Jn 14,8). Une bonne demande à renouveler pendant toute cette journée. —Seigneur, montre-nous ton visage. Et nous pouvons nous demander: Quel est mon comportement? Les autres, peuvent-ils voir en moi le reflet du Christ? Quel détail pourrais-je améliorer aujourd'hui? Nous, les Chrétiens, nous avons besoin de découvrir ce qu'il y a de divin dans notre tâche quotidienne, de trouver l'empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. 

Dans le travail, dans nos relations avec autrui. Et aussi lorsque nous sommes malades: le manque de santé est un bon moment pour nous identifier au Christ qui souffre. Sainte Thérèse d'Avila disait: «Si nous ne nous décidons pas à avaler une fois pour toutes la mort et le manque de santé, nous ne ferons jamais rien du tout».

Dans l'Évangile, le Seigneur nous assure: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai» (Jn 14,13). —Dieu est mon Père, qui veille sur moi comme un Père aimant: ils ne veut rien de mauvais pour moi. Tout ce qui arrive —tout ce qui m'arrive— est pour ma sanctification. Même si, avec nos vues humaines, nous n'arrivons pas à le comprendre. Même si nous n’arrivions jamais à le comprendre. Cela —quoique ce soit— Dieu l'ait permit. Fions-nous à Lui de la même façon que Marie.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 26 Avril 2018

Scripture: John 14:1-6

1 "Let not your hearts be troubled; believe in God, believe also in me. 2 In my Father's house are many rooms; if it were not so, would I have told you that I go to prepare a place for you? 3 And when I go and prepare a place for you, I will come again and will take you to myself, that where I am you may be also. 4 And you know the way where I am going." 5 Thomas said to him, "Lord, we do not know where you are going; how can we know the way?" 6 Jesus said to him, "I am the way, and the truth, and the life; no one comes to the Father, but by me."

A request

 

Dear friends do pray for me today in a special way and thank the Lord for all the wonderful gift He has given to me in these 20 yrs of priesthood  to love Him and serve Him as a His priest. 

 

Daily Quote from the early church fathers

Walk by faith in the truth, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Persevere now in walking by faith in the truth, that you may succeed in coming at a definite and due time to the sight of the same truth. For as the apostle says, 'While staying here in the body, we are away from the Lord. For we are walking by faith, not by sight' (2 Corinthians 5:6-7). We are led to the direct sight and vision of the Father by Christian faith. That is why the Lord says, 'No one comes to the Father except through me.'" (excerpt from SERMON 12.5)

 

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Publié le 25 Avril 2018

Scripture: 

John 13:16-20

16 Truly, truly, I say to you, a servant is not greater than his master; nor is he who is sent greater than he who sent him. 17 If you know these things, blessed are you if you do them. 18 I am not speaking of you all; I know whom I have chosen; it is that the scripture may be fulfilled, `He who ate my bread has lifted his heel against me.' 19 I tell you this now, before it takes place, that when it does take place you may believe that I am he. 20 Truly, truly, I say to you, he who receives any one whom I send receives me; and he who receives me receives him who sent me."

 

The Application

 

If there is something which assures us in our unfaithfulness and sinfulness is, the divine faithfulness to the promise made to the fathers. It is in this goodness of God that we find our consolation. While living our life in our own way, it is important that our life remains coherent to what God so willed in us and from us. The more we remain coherent to this divine will, the more we will be free, happy and content in life.

It is here that we cooperate in the divine accomplishment and prove to that world that we are the disciples of Christ.  Jesus as our Master, we should accept the betrayal and solitude of even our close friends, but remain faithful to a faithful God. God does know our failures and let our failures not be a block to the divine mercy and forgiveness. I always said, if Judas could have dared to see the face of Christ of the cross, he would have converted and saved. Let us not forget this merciful face of God. In truth we as Christians are called to be this same face to the world. Just like Jesus was for us the face of the Father, we are called to be the face of Christ to the world. Have a wonderful day.

 

Daily Quote from the early church fathers

The Master wants his servants to reach their potential, by Origen, 185-254 A.D.

"The Savior, who is Lord, does something that surpasses all other lords, who have no desire to see their servants rise up to their level. He is such a Son of the Father's goodness and love that, although he was Lord, he produced servants who could become like him, their Lord, not having the spirit of bondage, which comes from fear, but the spirit of adoption in which they too cry, 'Abba, Father.' So then, before becoming like their teacher and lord, they need to have their feet washed because they are still deficient disciples who possess the spirit of bondage to fear. But when they attain the stature of master and lord... then they will be able to imitate their master and wash the disciple's feet as the teacher. (excerpt from COMMENTARY ON THE GOSPEL OF JOHN 32.120–22)

 

 

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