Publié le 30 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 14,27-31a): 

«C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit: Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé. Levez-vous, partons d'ici».

«C'est ma paix que je vous donne; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus nous parle indirectement de la croix: il nous laisse sa paix, mais au prix de son douloureux départ de ce monde. Aujourd'hui nous pouvons lire ses paroles dites avant le sacrifice de la Croix et écrites après sa Résurrection. Sur la Croix, par sa mort il a vaincu la mort et la peur. Il ne nous donne pas la paix «à la manière du monde» (cf. Jn 14,27), mais Il le fait en passant par la douleur et l'humiliation: Il a ainsi prouvé son amour miséricordieux pour l'être humain.

Dans la vie des hommes la souffrance est inévitable depuis le jour où le pêché est entré dans le monde. Parfois c'est la douleur physique; d'autres fois, la douleur morale; d'autres fois encore, il s'agit d'une douleur spirituelle..., et tôt ou tard, nous devons tous mourir. Mais Dieu, dans son amour infini, nous a donné le moyen d'avoir la paix au beau milieu de la douleur: Il a accepté de “s'en aller” de ce monde par un “départ” souffrant et enveloppé de sérénité.

Pourquoi l'a-t-Il voulu ainsi? Parce que, de cette façon, la douleur humaine —unie à celle du Christ— devient un sacrifice qui nous sauve du mal et du pêché. «Sur la Croix du Christ (...), toute souffrance humaine a aussi été rachetée» (Jean Paul II). Jésus-Christ souffre avec sérénité parce que son acte de coûteuse obéissance, par lequel, Il s'offre volontairement pour notre salut, plait au Père célestiel.

Un auteur inconnu du Deuxième Siècle attribue au Christ les paroles suivantes: «Regarde sur mon visage les crachats que j'ai reçus pour toi afin de te replacer dans l'antique paradis. Regarde sur mes joues la trace des soufflets que j'ai subis pour rétablir en mon image ta beauté détruite. Regarde sur mon dos la trace de la flagellation que j'ai reçue afin de te décharger du fardeau de tes péchés qui avait été imposé sur ton dos. Regarde mes mains qui ont été solidement clouées au bois à cause de toi qui autrefois as mal étendu tes mains vers le bois…».

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Publié le 29 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 14,21-26): 

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui». Jude lui demanda: «Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde?». Jésus lui répondit: «Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m'aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, la parole que vous entendez n'est pas de moi: elle est du Père, qui m'a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous; mais le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit».

«Le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit»

Abbé Norbert ESTARRIOL i Seseras 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous montre son immense désir de ce que nous participions de sa plénitude. Incorporés à Lui, nous sommes à la source de la vie divine qu'est la Très Sainte Trinité. «Dieu est avec toi. Dans ton âme en état de grâce habite la Bienheureuse Trinité. -C'est pourquoi, toi, en dépit de tes misères, tu peux et tu dois être en continuelle conversation avec le Seigneur» (Saint Josemaría).

Jésus assure qu'il sera présent en nous par l'inhabitation divine dans l'âme en état de grâce. Les chrétiens ne sont donc plus orphelins. Puisqu'Il nous aime tant, alors qu'Il n'a pas besoin de nous, il ne veut pas se passer de nous.

«Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui» (Jn 14,21). Cette pensée nous aide à demeurer en présence de Dieu. Alors, il n'y a pas de place pour d'autres désirs ou pensées qui, pour le moins, nous font perdre du temps et nous empêchent d'accomplir la volonté divine. Voici une recommandation de saint Grégoire le Grand: «Ne nous laissons pas séduire par la flatterie de la prospérité, car il chemine sottement celui qui voit sur sa route des prés délicieux et en oublie sa destination».

La présence de Dieu dans notre cœur nous aidera à découvrir et à réaliser dans ce monde les plans que la Providence nous a assignés. L'Esprit du Seigneur suscitera dans nos cœurs des initiatives pour les placer au sommet de toutes les activités humaines et rendre ainsi présent le Christ au plus haut de la terre. Si nous avons cette intimité avec Jésus, nous parviendrons à être de bons enfants de Dieu et nous nous sentirons ses amis en tout lieu et à tout instant: dans la rue, au milieu de la tâche quotidienne, dans la vie de famille.

Toute la lumière et le feu de la vie divine se déverseront sur chacun des fidèles qui sont disposés à recevoir le don de l'inhabitation. La Mère de Dieu, qui est notre mère, intercèdera pour que nous pénétrions dans cette fréquentation de la Sainte Trinité.

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Publié le 29 Avril 2018

Dimanche dernier nous avons contemplé sur l’image de ‘Bon Pasteur’ et comment Dieu prend soit de ses fidèles, ses brebis. Nous avons aujourd’hui encore une autre, ‘La vigne et ses sarments et son Vigneron’.  Le message est nettement clair : Si nous nous attachons à la Vigne, nous aurons la Vie. Jésus nous affirme que son Père comme un bon vigneron prend soins de Lui, pour qu’Il donne la vie aux autres. Une relation et union par excellence tissé dans l’amour pour son Père et pour son Fils.  

Cette parabole de la vigne nous montre la relation d’entre Jésus et de son Père. Nous découvrons à travers cette parabole, pourquoi Jésus a voulu glorifié son Père et comme en retour comment Dieu a glorifié son Fils en exhaussant tout ce dont son Fils Lui a demandé. Jésus voit en Lui la présence de son Père, Lui-même est un sarment de la Vigne de son Père. Comme Lui, nous sommes invités à nous attacher à Jésus, la Vigne qui donne la vie et à travers Jésus au Vigneron qui prendra soins de nous tous. Il ne faut pas de nous nous attacher à la vigne pour soi-même, mais il faut faire un effort personnel et collectif pour que nous donnions les fruits, le fruit que la Vigne aimerai donner aux autres. Quel était le fruit de Jésus ? La bonté et la générosité de son Père qui s’exprime dans son amour: que Ta volonté soit faite, en Tes mains je confie mon Esprit.

Il y aura toujours les échecs. Comme Paul qui était rejeté même par les disciples du Seigneur à cause de leur ignorance et de peur. Il est tout-à-fait possible que nous soyons nous aussi rejetés par les autres, les hommes de bonne volonté. Comme Barnabé, nous trouverons aussi les personnes qui viendront à nous aider et à nous accompagner. Si nous voulons bien ressentir cet accompagnement divin, nous ne devrions pas nous contenter avec les paroles et discours, mais mettre l’œuvre d’amour en acte et en vérité. Devant nos ennemis et tous ceux qui nous haïssent, il est difficile de mettre cette œuvre d’amour en acte. Pourtant, si Jésus demeure en nous, et si nous demeurons en Jésus, nous pouvons facilement mettre cet amour et ce pardon en pratique.  Si nous trouvons encore difficile de pardonner les uns les autres, il est évident que nous ne demeurons plus en Christ et nous ne laissons pas l’Esprit Saint travailler en nous.

Pour nous les chrétiens, la fondation de foi se fond dans cet amour et ce pardon de Jésus. Aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimé. Dans ce monde qui est tellement commercialisé et fragmenté, si Jésus ne demeure pas en nous, découvrir la vitalité d’amour dans ce monde est un travail d’hercule et presque impossible. Avec notre relation en Jésus, en ressentant notre racine dans cette vigne de Dieu, tout est possible.

Tant d’hommes et de femmes de bonne volonté ont ressenti cette demeure de Dieu en eux. Cette découverte véritable  leurs a permis et a aidé à découvrir la même présence divine dans les faibles et oppressés. Ils ont pu consacrés leurs vie entière à leurs service. Comme Paul, ils ont dit que, ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ vit en moi. Poussé par l’Esprit Saint, ils ont considéré même leur vie comme rien, car elles ont été configurées à l’amour de Jésus. Une vie entièrement reçue de Dieu et en retour donnée dans sa totalité à ce Dieu.

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Publié le 29 Avril 2018

Last Sunday we contemplated on the image of 'Good Shepherd' and how God is taking care of  his faithful, his sheep as a loving shepherd. Today we have another one, 'The vine and its branches and its winegrower'. The message is clear: If we attach ourselves to the Vine, we will have Life. We must ask ourselves this question; why do we have to attach ourselves to the vine? The purpose of this attachment is to give fruits, not to live for itself. The branches that do not give the fruits, the winegrower will cut and throw them. Why give fruits? It is the will and the glory of God. Why give glory to God? Since God dwells in us, the glory of God is the glory of man. By glorifying God in our lives, we will feel the glorification of the man that we are. Let me explain this in detail!

This parable of the vineyard shows us the relationship between Jesus and his Father. We discover through this parable, why Jesus wanted to glorify his Father and in return God glorified his Son. Jesus sees in Him the presence of his Father, Father and I am ONE. He Himself is a branch of the vine of his Father. He lives in the Father and the Father lives in Him.  Like Him, we are invited to attach ourselves to Him, the vine that gives life. It is not enough for us to attach ourselves to the vine, but we must make a personal and collective effort to give the fruits. What was the fruit of Jesus? To fulfill the will of his Father, always consulted with his Father before and after of every event, a deep desire to fulfill all that his Father has asked him: that your will be done, in your hands I entrust my Spirit.

There will always be failures and difficulties in our life to know and execute the divine will. Like Paul who was rejected even by the disciples of the Lord because of their ignorance and fear, it is quite possible that we too are rejected by others. If we remain faithful and abide in His love, like Barnabas, we will also find others who will come to help us and to accompany us. If we want to feel this divine accompaniment, we should not be content with the words and speeches, but put the work of love into action and truth. Before our enemies and all those who hate us, it is difficult to put this work of love into action. Yet if Jesus dwells in us, and if we abide in Jesus, we can easily put that love and forgiveness into practice. If we still find it difficult to forgive one another, it is obvious that we no longer live in Christ and Christ can no longer work in us.

For us Christians, the foundation of faith is in this love and forgiveness of Jesus. Love one another, as I have loved you. This love expresses itself better in our forgiveness. In this world that is so commercialized and fragmented, if we don't  abide in  Jesus and Jesus in us, discovering the vitality of love in this world is a Herculous job and almost impossible. With our relationship in Jesus, feeling our root in this vine of God, everything is possible. God will feed us and guide us.

So many men and women of good will have felt this divine call and presence in them. This true discovery allowed them and helped them to discover the same divine presence in the weak and oppressed. They were able to dedicate their whole lives to their service. Like Paul, they said that I no longer live, it is Christ who lives in me. Driven by the Holy Spirit, they even considered their lives as nothing because they were configured to the love of Jesus. A life fully received from God and given back in its totality to this God.

God wishes that we remain as the true face of God in this world. Just like Jesus, we too are called to abide in this divine love and to love the world that God has created. This true love is possible only to God and to those who are in God. Thus it is important  that we ask this question: am I attached to the vine and what is the taste of my fruit. The quality of our fruit will orient the world to the source of our life. Is Jesus is our vine and we His branches? Have a wonderful day.

 

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Publié le 28 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 14,7-14): 

«Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu». Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit». Jésus lui répond: «Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’? Tu ne crois donc pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi! Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; mais c'est le Père qui demeure en moi, et qui accomplit ses propres oeuvres. 

»Croyez ce que je vous dis: je suis dans le Père, et le Père est en moi; si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des oeuvres. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi. Il en accomplira même de plus grandes, puisque je pars vers le Père. Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai».

 

L’Application

 

Connaître le Père ! C’est un désir profond de tous les croyants, pourtant nous le savons que nous ne pouvons jamais Le connaître. Est-il nécessaire de le connaître ? Il me semble, secondaire, si nous connaissons le Christ, qui a donné sa vie. En vérité, nous ne pouvons même pas connaitre le Christ, sans l’Esprit Saint. Et comment pouvons- nous connaitre l’Esprit Saint ? Tout devient compliquer…………. ! Personnellement ne veux pas perdre mon temps sur cette connaissance.

Simplement je crois, je crois en tout ce que Jésus a fait, et en tout ce que Jésus a dit, sans demander aucune explication quoique ce soit. Les  œuvres de Jésus nous montrent qu’il est bon et il est important que je crois tout ce dont Jésus a dit. C’est dans cette bonté de Jésus, je découvre la bonté de son Père et l’Esprit Saint qui accomplit tout ce dont le Père Lui demande. Faisons Le confiance et ce Dieu qui est bon nous revaudra.

 

«Je suis dans le Père et le Père est en moi»

Père Jacques PHILIPPE 
(Cordes sur Ciel, France)

Aujourd'hui nous sommes invités à reconnaître en Jésus le Père qui se révèle à nous. Philippe exprime une intuition très juste: «Montre-nous le Père; cela nous suffit!» (Jn 14,8). Voir le Père, c’est découvrir Dieu comme origine, comme vie jaillissante, comme générosité, comme don qui sans cesse peut renouveler toute chose. De quoi avons-nous besoin d’autre? Nous venons de Dieu, et tout homme, même s’il n’en a pas conscience, porte le désir profond de retourner vers Dieu, de retrouver la maison du Père et y demeurer pour toujours. Là en effet se trouvent tous les biens que nous pouvons désirer: la vie, la lumière, l’amour, la paix… Saint Ignace d’Antioche, martyrisé au début du 2e siècle, disait: «Il y a en moi une eau vive qui murmure et dit au-dedans de moi: 'Viens vers le Père!'».

Jésus nous fait entrevoir l’intimité réciproque si profonde qu’il y a entre lui et le Père. «Je suis dans le Père et le Père est en moi» (Jn 14,11). Ce que dit et fait Jésus trouve sa source dans le Père, et le Père s’exprime pleinement en Jésus. Tout ce que le Père désire nous dire se trouve dans les paroles et les actes du Fils. Tout ce qu’il veut accomplir en notre faveur, il le fait à travers son Fils. Croire dans le Fils nous permet d’avoir «libre accès auprès du Père» (Eph 2,18). 

La foi humble et fidèle en Jésus, le choix de le suivre et de lui obéir jour après jour, nous établit dans un contact mystérieux mais réel avec le mystère même de Dieu, et nous fait bénéficier de toutes les richesses de sa bienveillance et de sa miséricorde. Cette foi permet au Père de continuer à travers nous l’œuvre de grâce qu’il a commencé dans son Fils: «Celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi» (Jn 14,12).

«Si vous me demandez quelque chose en invoquant mon nom, moi, je le ferai»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui 4e Samedi de Pâques, l'Église nous invite à considérer l'importance pour un Chrétien de pouvoir connaître le Christ intimement et chaque fois mieux. Quels sont nos outils pour y parvenir? Évidemment, il y en a plusieurs et tous fondamentaux: la lecture attentive et méditée de l'Évangile; notre réponse personnelle dans la prière, en faisant de notre mieux pour qu'elle devienne un vrai dialogue d'amour et non un simple monologue introspectif; un désir, ravivé quotidiennement de découvrir le Christ dans ce prochain qui nous est plus proche: un membre de notre famille, un ami, un voisin qui a peu être besoin de notre attention, de notre avis, de notre amitié.

«Seigneur, montre-nous le Père; cela nous suffit», lui dit Philippe (Jn 14,8). Une bonne demande à renouveler pendant toute cette journée. —Seigneur, montre-nous ton visage. Et nous pouvons nous demander: Quel est mon comportement? Les autres, peuvent-ils voir en moi le reflet du Christ? Quel détail pourrais-je améliorer aujourd'hui? Nous, les Chrétiens, nous avons besoin de découvrir ce qu'il y a de divin dans notre tâche quotidienne, de trouver l'empreinte de Dieu dans tout ce qui nous entoure. 

Dans le travail, dans nos relations avec autrui. Et aussi lorsque nous sommes malades: le manque de santé est un bon moment pour nous identifier au Christ qui souffre. Sainte Thérèse d'Avila disait: «Si nous ne nous décidons pas à avaler une fois pour toutes la mort et le manque de santé, nous ne ferons jamais rien du tout».

Dans l'Évangile, le Seigneur nous assure: «Tout ce que vous demanderez en invoquant mon nom, je le ferai» (Jn 14,13). —Dieu est mon Père, qui veille sur moi comme un Père aimant: ils ne veut rien de mauvais pour moi. Tout ce qui arrive —tout ce qui m'arrive— est pour ma sanctification. Même si, avec nos vues humaines, nous n'arrivons pas à le comprendre. Même si nous n’arrivions jamais à le comprendre. Cela —quoique ce soit— Dieu l'ait permit. Fions-nous à Lui de la même façon que Marie.

 

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Publié le 26 Avril 2018

Scripture: John 14:1-6

1 "Let not your hearts be troubled; believe in God, believe also in me. 2 In my Father's house are many rooms; if it were not so, would I have told you that I go to prepare a place for you? 3 And when I go and prepare a place for you, I will come again and will take you to myself, that where I am you may be also. 4 And you know the way where I am going." 5 Thomas said to him, "Lord, we do not know where you are going; how can we know the way?" 6 Jesus said to him, "I am the way, and the truth, and the life; no one comes to the Father, but by me."

A request

 

Dear friends do pray for me today in a special way and thank the Lord for all the wonderful gift He has given to me in these 20 yrs of priesthood  to love Him and serve Him as a His priest. 

 

Daily Quote from the early church fathers

Walk by faith in the truth, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

"Persevere now in walking by faith in the truth, that you may succeed in coming at a definite and due time to the sight of the same truth. For as the apostle says, 'While staying here in the body, we are away from the Lord. For we are walking by faith, not by sight' (2 Corinthians 5:6-7). We are led to the direct sight and vision of the Father by Christian faith. That is why the Lord says, 'No one comes to the Father except through me.'" (excerpt from SERMON 12.5)

 

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Publié le 25 Avril 2018

Scripture: 

John 13:16-20

16 Truly, truly, I say to you, a servant is not greater than his master; nor is he who is sent greater than he who sent him. 17 If you know these things, blessed are you if you do them. 18 I am not speaking of you all; I know whom I have chosen; it is that the scripture may be fulfilled, `He who ate my bread has lifted his heel against me.' 19 I tell you this now, before it takes place, that when it does take place you may believe that I am he. 20 Truly, truly, I say to you, he who receives any one whom I send receives me; and he who receives me receives him who sent me."

 

The Application

 

If there is something which assures us in our unfaithfulness and sinfulness is, the divine faithfulness to the promise made to the fathers. It is in this goodness of God that we find our consolation. While living our life in our own way, it is important that our life remains coherent to what God so willed in us and from us. The more we remain coherent to this divine will, the more we will be free, happy and content in life.

It is here that we cooperate in the divine accomplishment and prove to that world that we are the disciples of Christ.  Jesus as our Master, we should accept the betrayal and solitude of even our close friends, but remain faithful to a faithful God. God does know our failures and let our failures not be a block to the divine mercy and forgiveness. I always said, if Judas could have dared to see the face of Christ of the cross, he would have converted and saved. Let us not forget this merciful face of God. In truth we as Christians are called to be this same face to the world. Just like Jesus was for us the face of the Father, we are called to be the face of Christ to the world. Have a wonderful day.

 

Daily Quote from the early church fathers

The Master wants his servants to reach their potential, by Origen, 185-254 A.D.

"The Savior, who is Lord, does something that surpasses all other lords, who have no desire to see their servants rise up to their level. He is such a Son of the Father's goodness and love that, although he was Lord, he produced servants who could become like him, their Lord, not having the spirit of bondage, which comes from fear, but the spirit of adoption in which they too cry, 'Abba, Father.' So then, before becoming like their teacher and lord, they need to have their feet washed because they are still deficient disciples who possess the spirit of bondage to fear. But when they attain the stature of master and lord... then they will be able to imitate their master and wash the disciple's feet as the teacher. (excerpt from COMMENTARY ON THE GOSPEL OF JOHN 32.120–22)

 

 

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Publié le 25 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 13,16-20): 

Après qu'il leur eut lavé les pieds, leur dit: «Amen, amen, je vous le dis: le serviteur n'est pas plus grand que son maître, le messager n'est pas plus grand que celui qui l'envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. Je ne parle pas pour vous tous. Moi, je sais quels sont ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse la parole de l'Écriture: Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu'elles n'arrivent; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez que moi, je suis. Amen, amen, je vous le dis: recevoir celui que j'envoie, c'est me recevoir moi-même; et me recevoir, c'est recevoir celui qui m'envoie».

«Après qu'il leur eut lavé les pieds…»

Abbé David COMPTE i Verdaguer 
(Manlleu, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui comme dans ces films qui commencent par raconter un événement passé, la liturgie se souvient d'un geste qui appartient au Jeudi Saint: Jésus lave les pieds de ses disciples (cf. Jn 13,12). Lu dans la perspective de Pâques, ce geste acquiert une valeur permanente. Voici simplement trois idées.

D'abord, le caractère central de la personne. Dans notre société, on dirait que le faire est le thermomètre de la valeur de quelqu'un. Il est alors facile de traiter les gens comme des instruments; nous nous servons des autres. L'Évangile d'aujourd'hui nous pousse à transformer cette dynamique en une dynamique de service: l'autre n'est jamais un pur instrument. Il s'agit de vivre une spiritualité de communion, où l'autre —selon les mots de Jean-Paul II— en vient à être «quelqu'un pour moi», un «don qui m'est adressé», auquel je dois «faire sa place». Sommes-nous attentifs aux autres? Les écoutons-nous quand ils nous parlent?

Dans une société de l'image et de la communication, il ne s'agit pas d'un message à transmettre, mais d'une tâche à remplir, à vivre chaque jour: «Heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique» (Jn 13,17). Voilà peut-être pourquoi le Maître ne se borne pas à une explication: il imprime le geste de service dans le souvenir des disciples, pour que l'Église en fasse mémoire; mémoire constamment appelée à se faire à nouveau geste: dans la vie des familles, dans la vie des personnes.

Et pour finir un cri d'alerte: «Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber» (Jn 13,18). Dans l'Eucharistie, Jésus ressuscité se fait notre serviteur, Il nous lave les pieds. Mais notre assistance physique ne suffit pas. Il faut apprendre de l'Eucharistie et y puiser les forces pour qu'il soit vrai qu'«ayant reçu le don de l'amour, nous mourions au péché et vivions pour Dieu» (Saint Fulgence de Ruspe).

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Publié le 24 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Mc 16,15-20): 

Puis il leur dit: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants: en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien». 

Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.

«Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création»

Mgr. Agustí CORTÉS i Soriano Evêque de Sant Feliu de Llobregat 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui il y aurait beaucoup à dire sur la raison pour laquelle la parole de l'Évangile n'a pas la force et la conviction qu'elle devrait avoir et pourquoi nous, chrétiens, gardons un silence suspect vis-à-vis de nos croyances, en dépit de l'appel à la "nouvelle évangélisation". Chacun devra faire sa propre analyse et prendra note de sa propre interprétation.

Mais en cette fête de Saint Marc, en écoutant l'Évangile et en voyant l'Évangélisateur, nous ne pouvons que proclamer avec assurance et gratitude où est la source et en quoi consiste la force de notre parole.

L'évangélisateur ne parle pas pour suivre une étude sociologique du moment, ni par "prudence" politique, ou encore moins parce que "il nous arrive de dire ce que nous pensons". Il répond simplement à un ordre ainsi qu'à une présence venue de l'extérieur, qui lui ordonne sans pression, mais avec l'autorité de Celui qui est digne de toute confiance: «Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création» (Mc 16,15). C'est à dire que nous évangélisons par obéissance mais dans la joie et la confiance.

Notre parole, d'autre part, ne se présente pas comme une de plus dans le "marché" d'idées et d'opinions, mais elle a tout le poids des messages forts et définitifs. La vie et la mort dépendent de son acceptation ou de son refus, et sa vérité et sa capacité de conviction lui ont été conférées par des témoignages, c'est à dire, elle a été accréditée par des signes de pouvoir en faveur de ceux qui sont dans le besoin. C'est pour cela que cette parole est une "proclamation", une déclaration publique, joyeuse et enthousiaste d'un fait décisif et salvateur.

Alors pourquoi ce silence? Peur, timidité? Saint Justin disait: «Les ignorants et ceux qui sont incapables d'éloquence ont persuadé par leur vertu tout le genre humain». Le signe ou le miracle de la vertu est notre éloquence. Laissons au moins le Seigneur accomplir ses œuvres à travers et parmi nous: «Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient» (Mc 16,20).

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Publié le 24 Avril 2018

Gospel text

(Jn 10,22-30): 

The time came for the feast of the Dedication. It was winter and Jesus walked back and forth in the portico of Solomon. The Jews then gathered around him and said to him, «How long will you keep us in doubt? If you are the Messiah, tell us plainly». Jesus answered, «I have already told you but you do not believe. The works I do in my Father's name proclaim who I am, but you don't believe because, as I said, you are not my sheep. My sheep hear my voice and I know them; they follow me and I give them eternal life. They shall never perish and no one will ever steal them from me. What the Father has given me is stronger than everything and no one can snatch it from the Father's hand. I and the Father are one».

 

The Application

 

The simple human curiosity and the search for the truth is the source of all discoveries and invention. We all desire to know the truth of life and all that this life can bring to us. In our search for this truth, many of us get struck with the appearance and visibilities. We find very difficult to penetrate from the visible realities into the invisible truths.

Jesus is proposing us to discover this Truth of Trinity, through visible signs of His Works, the Works of the Holy Spirit. The early Christian communities had the luxury of Apostles and be the witness of the direct interventions of the Holy Spirit. Though these elements are no more visible, for the people who have this faith, can still see these elements, in the Bishops and priests who are called, anointed and sent to them, by the Lord.

Today Jesus is inviting us to discover the divine Trinity through His works and particularly in His miracles. He is assuring us that if we remain faithful to Him, and follow Him as a faithful sheep, He will accompany us and guide us. The basic question is, do we feel that He is our Shepheard and are we ready to listen to Him?

«I and the Father are one»

Fr. Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Spain)

Today, we see Jesus walking «back and forth in the portico of Solomon» (Jn 10:23), during the Feast of Dedication, in Jerusalem. It was then when the Jews ask him: «If you are the Messiah, tell us plainly», and Jesus answers: «I have already told you but you do not believe» (Jn 10:24-25).

Only through Faith man is able to recognize Jesus Christ as the Son of God. When The Holy Father John Paul II addressed the young people on occasion of the 15th World Youth Day at Tor Vergata, in the year 2000, he spoke about the “school of faith”. To the question «Who do the crowds say that I am?» (Lk 9:18), there are many answers... But, then, Jesus becomes more personal: «But, who do you say that I am?». To correctly answer this question we need the “revelation of the Father”. To be able to answer like Simon Peter did —«You are the Messiah, the Son of the living God» (Mt 16:16)— it takes God's grace.

But, even though God wishes everybody to believe and be saved, only humble men are capacitated to receive the gift of grace. «But with the humble is wisdom», can be read in the Book of Proverbs (11:2). Man's true wisdom consists of trusting God.

Saint Thomas Aquinas comments on this passage of the Gospel by saying: «I can see thanks to the sun light, but if I close my eyes, I cannot see; but this is not the fault of the sun, but mine».

Jesus tells them to believe in him, if nothing else, because of his works that manifest God's power: «The works I do in my Father's name proclaim who I am» (Jn 10:25).

Jesus knows his sheep and his sheep hear his voice. Faith allows us to connect with Jesus through prayer. What else is a prayer but a way to communicate with Jesus Christ, who loves us and takes us to the Father? And the outcome and reward of this intimacy with Jesus in this life is eternal life, as we have read in the Gospel.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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