Publié le 1 Avril 2018

Forty days of fasting and penance come to its logical conclusion. We are witness to this great event, the Resurrection of the Lord. Yesterday we had the vigil and in this celebration with various rites and movements, all of us were nourished (I imagine) with very rich theological and sometime with philosophical enrichment, pastorally orienting us towards hope and Joy. Thus today I would like to propose a simple meditation of the gospel without pushing many ideas in your mind.

Today is the celebration of light. However, on the morning of Easter, Mary Magdalene was in front of the tomb, and the gospel of the day tells us that it was still darkness. Darkness is not only in its natural state, but also a spiritual state within the person. Filled with deep sadness, she let herself be animated by her feelings and emotions, without being connected to the truth. We are before the truth of which Pilate wanted to know, without seeking it. Peter, as we have heard in the first reading, remembers all that he has seen, heard and lived and will bear witness to the world. The winner of death is before us, and the death gives the way to the eternal life. It is in Him that we put all our hope.

The stone is removed and the door is open. Yet many of us, like Mary Magdalene, do not dare to go there to discover the truth. We must dare like Moses and discover ourselves the wonders of God. The Lord invites us to discover Him, the Risen One. To our astonishment, we discover today that there were other people whom the Lord has prepared for his resurrection: Mary Magdalene. She is chosen to be an Apostle of the Apostles, because she is the first one, chosen and sent to announce the resurrection. By his resurrection the Lord removes the darkness that dwelt in the heart of Mary Magdalene and filled it with hope. The resurrection assures us that any stone that prevents us from advancing will be removed by the Lord.

Peter and John, both ran together, not with the same speed. One happens in little faster than the other. Yet there is a protocol that God has established in our life. The first will always be the one God has chosen in our life. Not according to our merits, or the talents or qualities that inhabit us, rather according to the divine will. You must know how to respect this protocol of life, and give it the first place. If we do not respect this protocol of life, we will never understand the mystery and we will lose ourselves in the name of the right and freedom that respects nothing but his personal interest.

The man in his ignorance sees through all emptiness, and certainly for Mary Magdalene who loved the Lord, the tomb was empty. And was it really empty?  For a purely human way of looking at events, which is not able to perceive further from all that is visible or palpable, will see this emptiness. Only a man of faith, who will be able to see in this void, the visible and invisible signs of the truth: the divine presence, the Risen One. A man of faith, sees everywhere and in all, the divine works. In health and also in sickness, in joy and misery, he will see his God.

He saw and believed. What did he see to believe? He looked at everything, looking simply without any prejudice. He remembered everything he learned and heard from his Master's mouth. By associating and connecting all these into one single act, he felt an inner serenity looking at how things were arranged. In our life, we must recognize and know how to look just as God did, including in our broken family relationship. I am not here to say that every human work is divine. Rather, God does not abandon us. Everyone has its place and its importance. He is able to transform everything. Nothing was stolen or by chance, everything was planned, death and also the Resurrection.

Like Mary Magdalene, let us be missionaries of the resurrection, carry in us the divine hope with a Word gives Life accompanied by concrete acts. May the Risen Lord be our light and the Body delivered and the Blood shed for us be the food on the road. May this Winner be our Way, our Truth and our Life. Amen.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 29 Mars 2018

En ce jour de la fête, on est invité à découvrir le mystère de l’Eucharistie et tout ce qu’elle nous apporte dans notre vie quotidienne. Comme le peuple d’Israël qui se rappelait de leur premier jour de l’année, le jour de la libération, le ‘Passe over’, nous les chrétiens le peuple de la nouvelle alliance, nous nous rappelons cet événement, l’heure du Seigneur. En regardant tout ce qui se passait, nous commençons à méditer et à contempler non seulement tout ce dont Dieu nous a fait en Jésus Christ, mais aussi tout ce dont Il continue à faire à travers ses prêtres, les hommes choisis, appelés, consacrés et envoyés vers ce peuple qu’Il aime encore.   

A travers de ces prêtre Il vient vers nous, pour lavé nos péchés. Pierre qui refusa le lavement de ses pieds, celui-là a voulu que le Seigneur le lave tout entier. Un désire pour la perfection, même s’il est bon or désirable, Jésus l’ignore et Il nous invite à concentrer sur l’essential de la vie. La société nous apprend à choisir tout ce qui est du bien et de bon et rejeter tout ce qui nous dérange or imparfait.  Ce rejet ou isolation d’un seul être peut nous détruire tout entier.

Le dialogue nous enseigne le mystère de l’Eucharistie, Dieu avec nous. Comme les disciples qui ne comprirent rien, il est tout-à-fait possible que nous ne comprenions non plus. Pourtant on est invité à suivre le Seigneur et nous le comprendrons plus tard. Si Eucharistie était le cœur de cet événement, le lavement des pieds était un signe et symbole extérieur d’une vérité intérieur de l’amour divin. Il est au service de ce peuple qu’Il a créé. Le monde contemporain, qui est heureux d’accueillir ce Serviteur dans ces prêtres, pourtant paradoxalement hésite à accueillir sa sainteté, le mystère : Voice mon Corps et voici mon Sang

Dans ce mystère, Il se donne et se donnera toujours. Par cette nourriture céleste Dieu veut que nous découvrions Dieu et son intimité, la Trinité et l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous transforme. Jésus nous révèle non seulement son humanité, mais aussi l’intimité divine. Dieu souffre pour et avec nous.  Dans cette table, Jésus s’exprime sa tristesse profonde devant la trahison de son propre disciple Judas Iscariote. Ce n’est plus un événement du passé, mais un événement du jour. Et le Judas Iscariote, n’est pas encore mort et nous le faisons revivre dans notre vie relationnelle.

Le Seigneur a choisi parmi ses disciples certains d’entre eux, pour qu’ils l’accompagnent dans la prière et dans la contemplation. Il leur a dit « « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Mais les disciples qui devaient veillés étaient fatigués. Ils l’ont laissé seul à souffrir. Il nous trouve encore faibles, même aujourd’hui. Il nous réveille en disant, « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »  Prions pour les prêtres pour qu’ils se configurent en Christ, le Sauveur.  

En ce jour de fête de l’établissement de l’institution de l’Eucharistie, le Sacerdoce ministériel, Jésus nous demande de prier et de nous mettre au service de son peuple. Il faut que ces tous les deux éléments marchent ensembles. L’Eucharistie sans service et l’activité caritives sans lier à l’Eucharistie ne nous sauvera pas. Il faut les garder ensembles, car le Seigneur nous les a montré ensembles.  

Mes amis, je voudrais vous inviter encore une fois à relire l’évangile du jour. « Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout. » C’est dans cet amour divin que nous sommes invités à adorer le Christ dans le Saint Sacrement. Que notre adoration soit une expression de notre amour pour le Seigneur. Veillons et prions. Amen.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 27 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mt 26,14-25): 

Alors, l'un des Douze, nommé Judas Iscariote, alla trouver les chefs des prêtres et leur dit: «Que voulez-vous me donner, si je vous le livre?». Ils lui proposèrent trente pièces d'argent. Dès lors, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. 

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent dire à Jésus: «Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal?». Il leur dit: «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’». Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. 

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il leur déclara: «Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer». Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, l'un après l'autre: «Serait-ce moi, Seigneur?». Il leur répondit: «Celui qui vient de se servir en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l'homme s'en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Il vaudrait mieux que cet homme-là ne soit pas né!». Judas, celui qui le livrait, prit la parole: «Rabbi, serait-ce moi?». Jésus lui répond: «C'est toi qui l'as dit!».

«Amen, je vous le dis: l'un de vous va me livrer»

Abbé Raimondo M. SORGIA Mannai OP 
(San Domenico di Fiesole, Florencia, Italie)

Aujourd'hui l'Evangile nous propose, au moins, trois sujets de réflexion. Le premier c'est que lorsque l'amour envers le Seigneur se refroidit, alors notre volonté cède à d'autres envies là où la volupté semble nous offrir des plats plus agréables au palais mais qui sont en réalité assaisonnés de poisons dégradants et mortels. Nous sommes de nature sensible et il faut veiller à ce que le feu de notre dévotion, que ce soit sentimental ou mental, qui nous maintient unis à Celui, qui nous a tant aimés jusqu'à offrir sa vie pour nous, ne diminue pas.

Le deuxième, concerne le choix mystérieux de Jésus quant à l'endroit où il veut célébrer la cène pascale. «Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui: ‘Le Maître te fait dire: Mon temps est proche; c'est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples’» (Mt 26,18). Le propriétaire des lieux n'était peut-être pas un des amis proches de Jésus, mais néanmoins il était à l'écoute de son cœur et a dû entendre l'appel du Seigneur. Le Seigneur a dû lui parler dans son cœur —comme Il le fait souvent avec nous— par divers moyens afin qu'Il l'accueille chez lui. L'imagination de Jésus ainsi que son omnipotence, piliers de l'amour infini qu'Il a pour nous, n'ont pas de limites et elles s'expriment toujours de manière adaptée à notre situation personnelle. Dès que nous entendons son appel nous devons nous “rendre” et laisser de côté nos sophismes en acceptant avec allégresse son message libérateur. C'est comme si quelqu'un se présentait à la porte de la prison et nous invitait à le suivre, comme l'a fait l'Ange avec Pierre en lui disant: «Lève-toi vite (...) et suis-moi» (Ac 12,7).

Le troisième sujet de méditation nous est offert par le traître qui cherche à cacher son crime devant le regard indiscret de l'Omniscient. Adam avait déjà essayé auparavant, ainsi que Caïn, son fils fratricide, mais en vain. Avant de devenir notre Juge, Dieu est notre Père et notre Mère, qui n'abandonne pas devant l'idée de perdre un de ses enfants. Le Cœur de Jésus se remplit de douleur non pas parce qu'Il a été trahi mais plutôt parce qu'un de ses enfants s'éloigne de Lui définitivement

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 26 Mars 2018

Gospel text

(Jn 13,21-33.36-38): 

Jesus was distressed in spirit and said plainly, «Truly, one of you will betray me». The disciples then looked at one another, wondering who He meant. One of the disciples, the one Jesus loved, was reclining near Jesus; so Simon Peter signaled him to ask Jesus whom He meant. And the disciple who was reclining near Jesus asked him, «Lord, who is it?». Jesus answered, «I shall dip a piece of bread in the dish, and he to whom I give it, is the one». So Jesus dipped the bread and gave it to Judas Iscariot, the son of Simon. And as Judas took the piece of bread, Satan entered into him. Jesus then said to him, «What you are going to do, do quickly». None of the others reclining at table understood why Jesus said this to Judas. As he had the common purse, they may have thought that Jesus was telling him, «Buy what we need for the feast», or, «Give something to the poor». Judas left as soon as he had eaten the bread. It was night.

When Judas had gone out, Jesus said, «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him. God will glorify him, and He will glorify him very soon. My children, I am with you for only a little while; you will look for me, but, as I already told the Jews, so now I tell you: where I am going you cannot come». Simon Peter said to him, «Lord, where are you going?». Jesus answered, «Where I am going you cannot follow me now, but afterwards you will». Peter said, «Lord, why can't I follow you now? I am ready to give my life for you». Jesus answered, «To give your life for me! Truly, I tell you, the cock will not crow before you have denied me three times».

 

The Application

 

These days we have plenty of elements to meditate and it’s not difficult to find a theme for this purpose. In today’s gospel we have plenty for our meditation. So I hesitate to propose to you all one single orientation, rather certain elements useful for your personal meditations.

The feelings of Jesus and the spirit in destress……….. what does this imply to us in our personal relationship with Jesus.

The time of Jesus and has the time has already here or not yet?  

What is the relation between the bread given by the lord and the entry of Satan into him? Jesus gave the benediction or simply approved? This act, was it willed by God and enacted by Satan, or fully willed and enacted by Satan?

The glorification of the Lord and the glory of God? How did Jesus glorify God and How did God glorify Jesus?

Following and dying, are they correlated or a simple consequence?

Good reflexion and meditation.

 

 

«It was night»

Fr. Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgium)

Today, Holy Tuesday, the liturgy emphasizes the drama which is about to develop and will end with the crucifixion in Good Friday. «Judas left as soon as he had eaten the bread. It was night» (Jn 13:30). It is always night when we move away from he who is «light from light, true God from true God» (Nicaea-Constantinople Symbol). 

The sinner turns his back on the Lord to gravitate around the created things, without referring them to its Creator. St. Augustine describes sin as «as a love of self to the point of despising God». That is, a betrayal. A prevarication that is the fruit of «an arrogance with which we want to emancipate from God and be only ourselves; an arrogance which makes us believe we do not need the eternal love; an arrogance with which we wish to become the only masters of our own life» (Benedict XVI). We may understand that Jesus, that night, has felt «distressed in spirit» (Jn 13:21). 

Fortunately, sin is not the last word. The last word is God's mercy. This means, however, a “change” on our side. Inverting the situation to part from all creatures and become attached to God to find again the true freedom. Nevertheless, to change to God we should not wait to become sick of the false freedom we have been using. As Louis Bourdaloue denounces, «we would like to convert when we would get tired of this world or, rather, when the world would get tired of us». We should know better than that. Let us make up our mind right now. Easter time is the adequate time. In the Cross, Christ opens his arms wide to all of us. Nobody is excluded. Every repented thief has his place in Paradise. On condition, however, to change his life and remedy his shortcomings, like the thief in the Gospel: «And indeed, we have been condemned justly, for the sentence we received corresponds to our crimes, but this man has done nothing criminal» (Lc 23:41).

«Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him»

+ Fr. Lluís ROQUÉ i Roqué 
(Manresa, Barcelona, Spain)

Today, we are given to contemplate Jesus in the darkness of His Passion days. Darkness that will be over when He will exclaim: «It is finished» (Jn 19:30); as of that moment, Easter's light will flare up. In Easter's glowing night —in opposition to the darkness of the vigil of his death— Jesus' words will become true: «Now is the Son of Man glorified and God is glorified in him» (Jn 13:31). We can indeed say that each step Jesus takes is a step from death to Life and it has a Paschal character, expressed by an attitude of total obedience to the Father: «I have come to do your will» (Heb 10:9); attitude corroborated by words, gestures and deeds which are opening the way to his glorification as the Son of God. 

Today, we also contemplate the person of Judas, the traitor apostle. And his heart, full of evil intentions he is seeking to dissimulate; hipocritically, he is also trying to cover up the greediness that rules and blinds him, despite he is so close to him, who is the Light of the world. In spite of being surrounded by Light and exemplar unselfishness, for Judas «it was night» (Jn 13:30): thirty silver coins, «the devil's excrement» —as Papini qualified money— have dazzled and gagged him. Dominated by avidity, he betrays and sells Jesus, the most honored amongst honored men; but Judas experienced despair too, for money is not everything and it can definitely enslave us.

Finally, we consider Peter with attention and devotion. Everything in him is good will, love, generosity, simplicity, nobility... He is Judas' counterpoint. It is true that three times Peter denied Jesus, but his intentions were not mean; he just did it out of cowardice and human feebleness. «He denied him for the third time, and when Jesus Christ looks at him, he immediately cried, and bitterly he cried» (Saint Ambrose). Peter's remorse and repentance was sincere as shown by his excruciating pain full of love. This is why, Jesus afterwards, reaffirmed him in the vocation and in the mission He had prepared for him.

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 26 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit. 

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

 

L’Application

 

En ces jours nous avons beaucoup pour méditer et contempler. Je vous invite aujourd’hui à méditer sur certains mots dont je crois importants.

L’heure du Seigneur.

La gloire de Dieu et de Jésus.

L’invitation et l’appel de Dieu (première lecture)

Le bouleversement du Seigneur : pourquoi ce bouleversement, alors Il le savait déjà ! Dieu est-il conditionné par les émotions.

Jésus est-il (ici) purement humain et pourquoi sa divinité n’agit pas ?

L’entré et la sortie de Judas…………….. ?

Bonne méditation.

 

«Il faisait nuit»

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21). 

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 25 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 12,1-11): 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. 

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?». Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit: «Laisse-la! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours». 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.

«Elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous montre deux attitudes envers Dieu, envers Jésus Christ et à l'égard de la vie elle-même. Devant le parfum que Marie répand sur les pieds de son Seigneur, Judas proteste: «Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: ‘Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?’» (Jn 12,4-5). Ce n'est pas sot; c'est même en accord avec la doctrine de Jésus. Mais il est facile de critiquer ce que les autres font, même sans intentions cachées, comme c'était les cas de Judas.

N'importe quelle critique doit être un acte de responsabilité: avec la critique nous devons aussi expliquer ce que nous ferions à la place, ce que nous serions prêts à faire. Autrement, la critique n'est —comme ici— que la plainte de ceux qui agissent de mauvaise foi face à ceux qui tâchent de faire de son mieux.

Marie répand du parfum sur les pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux, car elle croit que c'est son devoir. Cette action montre une magnanimité splendide: elle le fait en prenant «une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur» (Jn 12,3). C'est un acte d'amour et, comme tout acte d'amour, difficile à comprendre pour ceux qui ne le partagent pas. Il me semble qu'à partir de ce moment-là, Marie sut ce que Saint Augustin devait écrire quelques siècles plus tard: «Il se peut que sur la terre les pieds du Seigneur soient dans le besoin. N'est-ce pas de ses membres, en effet, qu'il dira à la fin du monde: ‘Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? Trouvez un emploi à votre superflu; pour vous, il est inutile, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur’».

La protestation de Judas n'a aucune utilité, elle le mène seulement à la trahison. L'action de Marie la porte à aimer encore plus son Seigneur et, en conséquence, à aimer encore plus les “pieds” du Christ qu'il y a dans notre monde.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 23 Mars 2018

Gospel text

(Jn 11,45-56): 

Many of the Jews who had come with Mary believed in Jesus when they saw what He did; but some went to the Pharisees and told them what Jesus had done. So the chief priests and the Pharisees called the Sanhedrin Council. They said, «What are we to do? For this man keeps on giving miraculous signs. If we let him go on like this, all the people will believe in him and, as a result of this, the Romans will come and sweep away our Holy Place and our nation». Then one of them, Caiaphas, who was High Priest that year, spoke up, «You know nothing at all nor do you see clearly what you need. It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed». In saying this Caiaphas did not speak for himself, but being High Priest that year, he foretold as a prophet that Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God. So, from that day on, they were determined to kill him.

Because of this, Jesus no longer moved about freely among the Jews. He withdrew instead to the country near the wilderness and stayed with his disciples in a town called Ephraim. The Passover of the Jews was at hand and people from everywhere were coming to Jerusalem to purify themselves before the Passover. They looked for Jesus and as they stood in the Temple, they talked with one another, «What do you think? Will He come to the festival?». Meanwhile the chief priests and the elders had given orders that anyone who knew where he was should let them know so that they could arrest him.

 

The Application

 

Sometime things go drastically wrong. Everything around us go wrong. We wonder, why such things happens and in a particular moment of life? Strangely, for those who believe in God, and allow God to act in their personal life, find meaning in everything, every moment of life, good and bad, without any distinction.

The incarnation, death and resurrection was essentially meant to reveal to the people of God, the deep divine love and His faithfulness towards this unfaithful people. Even in their wickedness God accomplishes the prophecy. It’s important to all be believers to see the marvellous work of God in our failures and distress. Only the people of Faith can see the work of God in good health and in the sickness, without making any distinction.

The God who gave His only begotten Son for our salvation is a faithful God, a God who brings everyone together. It is important for us, the believers of this God, to remain united, just like the Trinity, keeping our difference and diversity preciously. Jesus died not only for us, even for those who detest Him and for those who refuse to believe Him. Do we have the generosity and mercy  of God, while dealing with such difficult persons?  

«Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God»

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, while on his way to Jerusalem, Jesus is aware he is persecuted, harassed, sentenced, because the greatest and newest his revelation has been —the announcement of the Kingdom of God— the greatest and wider has been too the division and the opposition He has found amongst his audience (cf. Jn 11:45-46).

The negative words by Caiaphas, «It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed» (Jn 11:50), will be positively assumed by Jesus in the redemption performed for us. Jesus, God's only begotten Son, dies in the Cross for the love of all of us! He dies to make true the Father's plan, that is, «to gather the scattered children of God» (Jn 11:52).

And this is the wonder and the creativity of our God! Caiaphas, with his sentence («It is better to have one man die...») and out of his hate, does nothing else but to try to eliminate an idealist; God Father, instead, by sending his Son out of his love for us, does something wonderful: to transform that malevoulous sentence into a work of redemptive love, because to God Father, each man is worth all the blood shed by Jesus Christ!

One week from today, we shall sing —in solemn vigil— the Easter Proclamation. With this wonderful prayer, the Church praises the original sin. And it does not do it because the Church ignores its gravity, but because God —in his infinite goodness— has done some deeds as a response to man's sin. That is, in the face of the “original disgust”, He has replied with the Incarnation, with his personal immolation and institution of the Eucharist. This is why, next Saturday, our liturgy will sing: «O, admirable condescendence of your goodness! O, immeasurable predilection which you have loved us with! O, lucky guilt, that has deserved us so great a Redeemer!».

If only our sentences, words and actions could be no more a deterrent for the evangelization, since we, too, have been requested by Christ to gather the scattered children of God: «Therefore go and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit» (Mt 28:19).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 23 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 11,45-56): 

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil; ils disaient: «Qu'allons-nous faire? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation». Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien; vous ne voyez pas quel est votre intérêt: il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas». Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. 

C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux: «Qu'en pensez-vous? Il ne viendra sûrement pas à la fête!». Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres: quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

 

L’Application

 

C’est intéressant, même dans la méchanceté Dieu les transforme comme les merveilles. Dans leur méchanceté ils sont devenus les rassembleurs du peuple de Dieu.  Certes, Dieu a payé un prix, le prix de Sang, le Sang versé pour la purification du monde. Pour l’application de l’évangile, il faut découvrir toujours la volonté de Dieu, car Dieu est capable de transformer nos malheurs comme une grâce ou une bénédiction. Seulement un homme de foi, sera capable de découvrir cette transformation.

«Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, alors qu'Il monte vers Jérusalem, Jésus se sait poursuivi, traqué, condamné d'avance, car, plus grande et plus neuve fut sa révélation —l'annonce du Royaume— plus vaste et plus claire fut la division et l'opposition qu'Il trouva chez ceux qui l'écoutaient (cf. Jn 11,45-46).

Les paroles négatives de Caïphe, «il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas» (Jn 11,50), seront positivement assumées par Jésus dans notre rédemption par Sa mort expiatoire. Jésus, le seul vrai Fils engendré par Dieu, meurt sur la Croix par amour pour chacun de nous! Il meurt pour faire réalité le plan du Père, c'est à dire, «rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés» (Jn 11,52).

Et voici l'admirable créativité de notre Dieu. Caïphe, avec sa sentence («il vaut mieux qu'un seul homme meure...») ne fait qu'éliminer, emporté par sa haine, un idéaliste; Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse: convertir cette sentence malveillante en une ouvre d'amour, car, pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout le sang versé par Jésus Christ!

Dans une semaine, nous chanterons —lors de la solennelle Veillée Pascale— l'annonce de la Pâque. À travers cette merveilleuse prière, l'Église fait l'éloge du péché originel. Et elle ne le fait pas parce qu'elle ignore sa gravité, mais parce que Dieu —dans sa bonté infinie— fit des prouesses en réponse au péché de l'homme. À son “chagrin originel”, Il a répondu par l'Incarnation, l'immolation personnelle et l'institution de l'Eucharistie. Aussi la liturgie chantera-t-elle samedi prochaine: «Merveilleuse condescendance de ta grâce! Imprévisible choix de ton amour! Heureuse fut la faute qui nous valut un tel Rédempteur!».

Que nos paroles et nos actes ne soient pas des obstacles à l'évangélisation, car nous aussi, nous avons reçu du Christ le mandat de rassembler les fils dispersés de Dieu: «Allez donc! De toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19).

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 22 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 10,31-42): 

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

«J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?»

Abbé Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants. 

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0

Publié le 21 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 8,51-59): 

«Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort». Les Juifs lui dirent: «Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: ‘Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort’. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être?». Jésus répondit: «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie». Les Juifs lui dirent alors: «Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham!». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: avant qu'Abraham ait existé, moi, Je Suis». Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous connaitre Dieu et L’adorer ? La réponse est nettement négative, car avec notre petite intelligence  nous ne pouvons jamais connaitre Dieu. Sans Le connaitre notre adoration n’a aucun sens qu’une admiration ou étonnement. Avec l’Eprit Saint, cette connaissance pourtant est accessible à une intelligence humaine.

Pour nous, le peuple qui croit en ce Dieu en Jésus Christ, notre tradition, histoire du salut, les écritures sacrées, etc. sont une règle de Vie. La Parole de Jésus qui se trouve dans la Bible sera le chemin de vie. Si nous restons fidèles à cette Parole de Dieu, qui vient vers nous dans une forme de commandement d’amour, nous vivrons en Jésus Christ et Dieu en nous.  

«Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de saint Jean nous conduit devant une manifestation de Jésus au Temple. Le Sauveur révèle un fait méconnu des juifs: Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s'était réjoui de le voir. Ils savaient tous que Dieu avait conclu une alliance avec Abraham, par laquelle Il lui avait promit le salut de toute sa descendance. Mais ils ignoraient l'étendue de la lumière de Dieu. Le Christ leur révèle qu'Abraham avait vu le Messie dans le jour de Yahvé, et Il a appelé ce jour son jour. 

Dans cette révélation, Jésus démontre qu'Il possède la vision éternelle de Dieu. Mais, surtout, Il se manifeste à eux comme une présence préexistante et présente au temps d'Abraham. Peu après dans le feu de la discussion, quand les juifs le contredirent en lui disant qu'Il n'a même pas 50 ans, Il leur dit: «Avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis» (Jn 8,58). C'est une proclamation éclatante de sa divinité, ils pouvaient la comprendre parfaitement et ils auraient pu également croire en Lui s'ils avaient eu plus de connaissance du Père. L'expression «Je suis» fait partie du tétragramme saint Yahvé, qui a été révélé au Mont Sinaï. 

Le Christianisme est beaucoup plus qu'un ensemble de règles élevées de morale, comme peuvent l'être l'amour parfait ainsi que le pardon. Le christianisme est la foi d'une personne. Jésus est Dieu et vrai Homme. «Dieu parfait, homme parfait», nous dit le Quicumque. Saint Hilaire de Poitiers, a écrit dans une belle prière: «Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l'intelligence, la noblesse du langage, l'orthodoxie de la foi; ce que nous croyons, accorde-nous de l'affirmer aussi. C'est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, pussions aussi te célébrer comme Dieu, en qui il n'y a pas unicité de personne, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi».

 

Voir les commentaires

Rédigé par JOHNBOSCO

Repost0