Publié le 11 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 3,31-36): 

Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre, et il parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage. Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité. En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter. Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main. Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

 

L’Application

 

Jean nous aide à comprendre non seulement la divinité de Jésus, mais aussi la PERSONNE dans sa totalité. Il nous affirme que nous les hommes de la terre, n’est pas donnés cette connaissance de la vérité, le mystère de la personne, le Fils du Père. Pourtant en observant tout ce dont Jésus a fait, et en écoutant tout ce dont Jésus a dit, nous pouvons comprendre non seulement la PERSONNE, mais aussi l’ESPRIT qui habite en LUI. Grâce à l’Esprit Saint, nous pouvons comprendre l’amour divin, et comment cet amour demeure en Jésus. Si nous avons goûté cet amour, nous ne pouvons pas nous mettre en paix, tant que nous n’avons pas brulé le monde entier avec cet amour.

«Celui qui croit au Fils a la vie éternelle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, l'Évangile nous invite à cesser d'être “terrestres”, à cesser d'être des hommes qui ne parlent que de choses mondaines, pour parler et agir comme «Celui qui vient d'en haut» (Jn 3,31), Jésus. Dans ce texte nous voyons —encore une fois— que dans la radicalité évangélique il n'y a guère de moyen terme. À tout moment et en toutes circonstances, il faut nous efforcer d'avoir la pensée de Dieu, les sentiments mêmes du Christ et d'aspirer à regarder les hommes et les circonstances du même regard que celui du Verbe devenu homme. Si nous agissons comme “celui qui vient d'en haut” nous pourrons découvrir le tas des choses positives qui arrivent tout le temps autour de nous, car l'amour de Dieu est action continue en faveur de l'homme. Si nous venons d'en haut, nous aimerons tout le monde sans exception, et notre vie sera une invitation à agir de la même façon.

«Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout» (Jn 3,31), et pour cela Il peut servir chaque homme, chaque femme, justement dans ce dont ils ont besoin; en plus, «Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu» (Jn 3,32). Et son service a le sceau de la gratuité. Cette attitude de servir sans rien attendre en retour, sans avoir besoin de la réponse d'autrui, crée une ambiance profondément humaine et de respect pour le libre arbitre de la personne; cette attitude se répand et les autres se sentent librement poussés à répondre et réagir de la même manière.

Service et témoignage vont toujours de pair, l'un s'identifie à l'autre. Notre monde a besoin de ce qui est authentique. Et quoi de plus authentique que les paroles de Dieu? Quoi de plus authentique que celui qui «donne l'Esprit sans compter» (Jn 3,34)? C'est pour cela, d'ailleurs, que «celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité» (Jn 3,33).

“Croire au Fils” veut dire avoir la vie éternelle, et cela signifie que le jour du Jugement ne pèse pas sur le croyant qui a été déjà jugé favorablement; par contre, «celui qui refuse de croire en Lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui» (Jn 3,36)..., tant qu'il ne croit pas.

 

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Publié le 11 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 3,16-21):

 «Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le Jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu».

«La lumière est venue dans le monde»

Fr. Damien LIN Yuanheng 
(Singapore, Singapour)

Aujourd'hui avec la myriade d'opinions de la vie moderne, on pourrait croire que la vérité n'existe pas —la vérité sur Dieu, la vérité sur le sexe des personnes, la vérité sur le mariage, les vérités morales et, pour finir, la vérité sur moi-même.

Le passage de l'Évangile d'aujourd'hui identifie le Christ comme «le chemin, la vérité, et la vie» (Jn 14,6). Séparé du Christ, il n'y a que désolation, fausseté et mort. Il n'y a qu'un chemin qui conduit au paradis et il s'appelle Jésus Christ.

Le Christ n'est pas juste une autre opinion. Le Christ est la Vérité même. Le fait de nier la vérité est semblable à quelqu'un qui persiste à fermer ses yeux devant la lumière du soleil. Que cela lui plaise ou non, le soleil sera toujours là; mais le pauvre homme a délibérément choisi de fermer ses yeux au soleil de la vérité. De même, nombreux sont ceux qui se consacrent à leur carrière avec toute leur volonté, ils prétendent qu'ils utilisent tout leur potentiel, en oubliant qu'ils ne pourraient atteindre la vérité sur eux-mêmes qu'en marchant avec le Christ.

D'un autre côté, selon Benoît XVI «chaque personne trouve ce qui est bon pour elle en adhérant au plan que Dieu a pour elle, afin qu'il se réalise pleinement: dans ce plan, il trouve la vérité, et en adhérant à cette vérité il devient libre (cf. Jn 8,32)» (Lettre Encyclique "Caritas in Veritate"). La vérité de chacun est un appel à être un fils ou une fille de Dieu au royaume des cieux: «La volonté de Dieu, c'est que vous viviez dans la sainteté» (1Th 4,3). Dieu veut des filles et des fils libres, pas des esclaves.

Le parfait "moi" est en réalité un projet conjoint entre Dieu et moi. Lorsque nous recherchons de toutes nos forces la sainteté, nous commençons à refléter la vérité de Dieu dans nos vies. Le Pape l'a dit d'une manière magnifique: «Chaque saint est semblable à un rayon de lumière qui jaillit de la Parole de Dieu» (Exhortation Apostolique "Verbum Domini").

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Publié le 9 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 3,7-15): 

«Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut: tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit». Nicodème reprit: «Comment cela peut-il se faire?». Jésus lui répondit: «Toi, tu es chargé d'instruire Israël, et tu ne connais pas ces choses-là?». Amen, amen, je te le dis: nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous n'acceptez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel? Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme. De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle».

«Il vous faut renaître»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous parle de la difficulté de prévoir et de connaître l'action du Saint- Esprit: en réalité, «il souffle où il veut» (Jn 3,8). Ceci est à mettre en relation avec le témoignage que Lui même nous donne ainsi qu'au besoin de renaître. «Il vous faut renaître» (Jn 3,7), dit le Seigneur clairement; une nouvelle vie est nécessaire pour nous faire entrer dans la Vie Éternelle. Il ne suffit pas de se traîner pour arriver au Royaume du Ciel, une nouvelle vie régénérée par l'action de l'Esprit de Dieu est aussi nécessaire. Notre vie professionnelle et familiale, nos activités sportives et culturelles, nos distractions et, sur tout, notre vie de piété, doivent être transformées par le sens chrétien et par l'action de Dieu. Tout, de part en part, doit être imprégné par son Esprit. Rien, absolument rien, ne doit rester en dehors du renouvellement que Dieu opère chez nous par son Esprit.

Une transformation dont Jésus-Christ est le catalyseur. Lui qui devait, auperavant, être élevé sur la Croix et qui devait aussi ressusciter, Il est celui qui peut faire que l'Esprit de Dieu nous soit envoyé. Il est venu d'en haut; par ses miracles, Il nous a montré son pouvoir et sa bonté; Il a toujours fait la volonté de son Père; Il a versé pour nous jusqu'à la dernière goutte de son sang. Grâce â l'Esprit qu'Il nous enverra, nous «pourrons monter au Royaume du Ciel, Lui seul nous permet d'obtenir l'adoption filiale, Lui seul nous donne la confiance pour appeler Dieu du nom de “Père”, la participation de la grâce du Christ et le droit de participer de la gloire éternelle» (Saint Basile le Grand).

Faisons en sorte que l'action de l'Esprit se réalise en nous, sachons l'écouter et mettre en œuvre ses inspirations pour que chacun de nous soit —à sa place habituelle— un bon exemple élevé qui irradie la lumière du Christ.

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Publié le 9 Avril 2018

Gospel text

(Lc 1,26-38): 

In the sixth month, the angel Gabriel was sent from God to a town of Galilee called Nazareth. He was sent to a young virgin who was betrothed to a man named Joseph, of the family of David; and the virgin's name was Mary. The angel came to her and said, «Rejoice, full of grace, the Lord is with you». Mary was troubled at these words, wondering what this greeting could mean. But the angel said, «Do not fear, Mary, for God has looked kindly on you. You shall conceive and bear a son and you shall call him Jesus. He will be great and shall rightly be called Son of the Most High. The Lord God will give him the kingdom of David, his ancestor; he will rule over the people of Jacob for­­ever and his reign shall have no end».

Then Mary said to the angel, «How can this be if I am a virgin?». And the angel said to her, «The Holy Spirit will come upon you and the power of the Most High will overshadow you; therefore, the holy child to be born shall be called Son of God. Even your relative Elizabeth is expecting a son in her old age, although she was unable to have a child, and she is now in her sixth month. With God nothing is impossible». Then Mary said, «I am the handmaid of the Lord, let it be done to me as you have said». And the angel left her.

The Application

 

The feast of the Annunciation is in fact a feast for the people of good will, particularly to those who long to see the Lord and His marvellous work. It is the visible sign of God’s direct intervention in to our own human history. Such intervention is always a beginning of a new history, which taken a new direction, as willed by the Lord.

However, no one was aware about the immense importance of this great beginning, which begun in a simple way, in an isolated place, fully guarded and graced by God. It is important that we realise the way God works in our life and try to understand in every human encounter the way God is moving the events, for the salvation of the humanity.

Mary’s certitude of God and God’s way of functioning, made her feel the fear of consequences, particularly the risks involved. God gives her the signs and support, so that she could accomplish this mission in courage and freedom. We should never hesitate to undertake the divine mission, for the Lord will accompany us very closely.

Our total surrender is not a fruit of ignorance, but the fruit of certitude of divine support. In His goodness, we will be nourished and guided. Mary will continue this work in her, not in doubt but with certitude. She will certainly sing, “What a marvellous work the Lord has done for me!”  Our total surrender to the divine will make us too to identify such wonderful things happening around us and will make us participative in the hymn of Mary.

Have a wonderful day.

«Rejoice, full of grace»

Fr, Johannes VILAR 
(Köln, Germany)

Today, in «Rejoice, full of grace» (Lk 1:28) for the first time we hear the name of the Mother of God: Mary (Archangel Gabriel’s second phrase). She has the fullness of grace and the gifts. It is said like this: "keharitoméne", «full of grace» (Angel’s greeting).

Perhaps 15 years old and alone, Mary has to answer in a way that will change the full history of mankind. Saint Bernard pleaded: «Behold, the price of our salvation is offered to you. We shall be set free at once if you consent. In the eternal Word of God we all came to be, and behold, we die. In your brief response we are to be remade in order to be recalled to life». God is awaiting an uninhibited response, and the "full of grace", representing all of us needing Redemption, responds: "génoitó", become! As of today, Mary is freely linked to the Work of her Son; today her Mediation begins. As of today, she is the Mother of those who are all one in Christ Jesus (Gal 3:28). 

Benedict XVI was saying in an interview: «[I would like] to reawake the courage to make definitive decisions: they are really the only ones that allow us to grow, to move ahead and to reach something great in life. They are the only decisions that do not destroy our freedom but offer to point us in the right direction. Risk making this leap, so to speak, towards the definitive and so embrace life fully: this is something I would be happy to communicate to them». Mary: behold an example!

And Saint Joseph is also included in God’s plans: he has to accept taking Mary as his wife and name her son (cf. Mt 1:20s): Jesua, "the Lord saves". And He does it. Another example!

The Annunciation also reveals the Trinity: The Father sends the Son, incarnated by the Holy Spirit. And the Church sings: «And the Word becomes flesh today and makes his dwelling among us». His redeeming work —Christmas, Good Friday, Easter— is present in this seed. He is Immanuel, «God with us» (cf. Is 7:15). Rejoice Humanity! 

The festivities of Saint Joseph and the Annunciation prepare us excellently to celebrate the Paschal Mystery.

 

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Publié le 8 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 1,26-38): 

Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie. L'ange entra chez elle, et dit: «Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi». Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L'ange lui dit: «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin». 

Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?». L'ange lui répondit: «Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu. Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois. Car rien n'est impossible à Dieu». Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!». Et l'ange la quitta.

 

L’Application

 

Je vous invite à méditer……………………

Pleine de Grâce, le Seigneur est avec toi. Ressentons-nous cette présence divine et la grâce dont Dieu nous a accordé lors de baptême ?

La grâce vient avec une mission……………. Quelle est dont cette mission Dieu nous a confiée ?

Dieu lui a donné un signe. Avons-nous reçus les signes ? Et quel est notre réponse ?

Une Bonne fête !

 

 

 «Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu»

+ Abbé Josep VALL i Mundó 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous célébrons la fête de l'Annonciation du Seigneur. A travers l'annonce de l'Ange Gabriel et le consentement de Marie qui accepte la volonté divine de s'incarner dans son ventre, Dieu adopte la nature humaine —«Il a partagé notre vie en tout, hormis le péché»— afin que nous soyons élevés comme Fils de Dieu et que nous partagions sa nature divine. Le mystère de la foi est tellement profond que Marie, face à cette annonce, est effrayée. Gabriel lui dit: «Ne crains point, Marie» (Lc 1,30): Tu es la préférée du Tout-puissant, et Il t'a choisie pour être la Mère du Sauveur. Les raisonnements divins brisent les faibles raisonnements humains.

«Ne crains point». Ce sont des paroles que nous lirons souvent dans l'Evangile, le Seigneur lui-même devra les répéter aux apôtres quand ils se trouvent face aux forces surnaturelles, et quand ils ont peur face aux prodiges de Dieu. Nous pouvons nous demander le pourquoi de cette peur. Est-ce une peur mauvaise, irrationnelle? Non! C'est une peur logique que ressentent ceux qui se trouvent petits et pauvres face à Dieu, qui sentent visiblement leur fragilité et leur faiblesse face à la grandeur divine et ressentent leur petitesse face à la richesse du Tout-puissant. Le pape Saint Léon se pose la question: «qui ne verrait pas dans le Christ sa propre faiblesse?». Marie, la fille modeste du village, se voit toute petite… mais dans le Christ elle se sent forte et sa peur disparaît!

C'est là que nous comprenons que Dieu «ce que le monde tient pour rien, c'est ce que Dieu a choisi pour confondre les forts» (1Cor 1,26). Le Seigneur voit Marie et en voyant la petitesse de son esclave il accomplit en Elle la plus grande merveille de l'histoire: l'incarnation du Verbe à la Tête d'une Humanité renouvelée. Comme s'appliquent bien à Marie les paroles que Bernanos dit à la protagoniste de "La joie": «un sentiment exquis de sa propre faiblesse la réconfortait et la consolait merveilleusement car c'était comme le signe ineffable de la présence de Dieu en Elle; Dieu-même resplendissait dans son cœur».

 

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Publié le 7 Avril 2018

On this Sunday of divine Mercy, we observe that we live in a world of individuals who seek the good of each and every one, insisting their right and freedom. In this personal freedom, they conveniently forget the existence of others, especially all those who are in need of others for their survival. Thanks to the apostolic influence and the fervour of the faithful, the Christian community of the day is called to integrate these people so that they too live a peaceful and pleasant life.

This social balancing is born in the spiritual integration, with communitarian engagement of a simple sharing. Since we are members of one BODY, the body of the Lord, we cannot ignore anyone, even those who are outside of our belief, for they are also  the children of Abraham, the beloved ones of the Father. . The first Christian community devoted all its time to this mission received in their worship, the worship of the true God.

This unity of the people will form a community of peoples, with its diversity, making visible the eternal unity, by faith, faith in Jesus Christ, the Risen One. In this contemporary world,  we are this people of God, who give thanks to the Lord, with Mary, his mother, saying, what marvellous that the Lord has done to us and He continues to do! Heirs of this filiation, giving life to the hungry and afflicted, we will receive the renewal of a new life in God, a life filled with love and forgiveness, fully animated by the Holy Spirit.

Since our (the resurrected people of God) lives are filled with love and forgiveness, we make visible through our life of witness, this God of love and mercy. The world that does not know this God of love, is invited by our acts and our words, to discover this God who accompanies and the one who still loves. It is quite possible that we are rejected by this world. Do not be afraid. The Holy Spirit who accompanies us and guides us, will give us strength and courage. He will tell us everything we need to say and what we need to do.

In accomplishing this divine will animated by the Holy Spirit, fully realizing with our limits, we participate in the apostolic mission, even in our weakness, in our personal or family problems like divorce and separation. Attacks, natural disasters, wars, etc., do feed the world with fear without recourse. It spreads and promotes violence as a perfect and immediate solution. We Christians in the image of the risen Christ, have a duty to feed this world with love and forgiveness, with sharing and reconciliation. For we have heard from the Apostles that the Lord has greeted them with this saying, "Peace be with you! Just as the Father sent me, so I send you. We are the envoys of the Father. A Father who is infinitely good.

In this gospel we find ourselves once again with the Creator, the One who breathed for the first time. Christ is the new 'MAN' who came to cleanse the world of the sin of disobedience. "The Apostles are now empowered to complete the work that Christ began during his earthly life. The Church continues this work of God, through her priests and her faithful, not only through the sacrament of reconciliation, but also in every human encounter. We should never be disappointed. Though the doors remain closed, the Lord is there in our midst to strengthen us. He can break any barriers of life, material and spiritual.

Like Thomas, everyone is asked to see the Risen One, especially today in the universal Church, through his pierced side. Men of good will from now on will discover Christ easily, yet mystically in faith, 'to believe without seeing'. This world need the signs of hope and charity. We are the signs of faith to men, to those of Thomas who still seek them. We should believe in our salvation history, particularly how God has chosen Saul to be Paul to announce the Good News. Once discovered, like Thomas, they too will proclaim the profession of faith, "My Lord and my God. " Jean concludes the gospel in précising that there were still a lot about Jesus that is not written. However, what is written are sufficiently enough for us to see, to read and to believe. Our Faith in Christ and sincere engagement to accomplish His will, will transform us to be resurrected, just like Jesus.

On this Sunday of Divine Mercy, let us entrust all our brothers and sisters who spread hatred in the world and with all their victims. Pray for all those who work tirelessly for peace and reconciliation. Let's be in our daily lives, missionaries of divine mercy. Amen.

 

 

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Publié le 5 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 21,1-14): 

Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie: Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit: «Je m'en vais à la pêche». Ils lui répondent: «Nous allons avec toi». Ils partirent et montèrent dans la barque; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. 

Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle: «Les enfants, auriez-vous un peu de poisson?». Ils lui répondent: «Non». Il leur dit: «Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez». Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!». Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. 

En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit: «Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre». Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons: il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors: «Venez déjeuner». Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?». Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.

«C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples»

Abbé Joaquim MONRÓS i Guitart 
(Tarragona, Espagne)

Aujourd'hui pour la troisième fois depuis sa résurrection, Jésus se manifeste aux disciples. Pierre est retourné à son travail de pêcheur et les autres l'ont accompagné. S'il était pêcheur avant de se joindre à Jésus, il est normal qu'il continue après, alors que certains s'étonnent que, pour suivre le Christ, l'on ne soit pas tenu d’abandonner un travail honnête.

Cette nuit-là, ils ne prirent rien! Et quand au lever du jour, Jésus apparaît, ils ne le reconnaissent que lorsqu'il leur demande quelque chose à manger. Quand ils répondent qu'ils n'ont rien, Il leur indique où ils doivent jeter le filet. Et bien que les pêcheurs soient au courant de tout, et qu'ils aient travaillé sans résultat toute la nuit, ils obéissent. «Pouvoir de l'obéissance! —Le lac de Génésareth, a refusé ses poissons aux filets de Pierre. Toute la nuit en vain. —Maintenant, obéissant, il remet le filet à l'eau et voici qu'ils prennent (...) une grande quantité de poissons. —Crois-moi: le miracle se reproduit chaque jour» (Saint Josemaría). 

L'évangéliste nous raconte qu'il y avait «cent cinquante-trois gros poissons» (cf. Jn 21:11) mais que, malgré cette quantité, le filet ne se rompit pas. Ce sont des détails à prendre en considération; la Rédemption s'est faite avec une obéissance responsable, au beau milieu des tâches quotidiennes.

Tous savaient «que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne» (Jn 21:12-13). Ainsi que les poissons. Que ce soit la nourriture spirituelle ou la matérielle, elle ne nous manquera pas si nous obéissons. Il l'apprend à ses disciples plus prochains et nous le redit par l'entremise de Jean Paul II: «Au début du nouveau millénaire (…) dans notre cœur résonnent à nouveau les paroles par lesquelles Jésus, (…) invita l'Apôtre à «avancer au large» pour pêcher: «Duc in altum» (Lc 5:4). Pierre et ses premiers compagnons firent confiance à la parole du Christ et jetèrent leurs filets. «Et l'ayant fait, ils capturèrent une grande multitude de poissons» (Lc 5,6). Cette parole résonne aujourd'hui pour nous. 

Avec une obéissance, comme celle de Marie, nous demandons au Seigneur de continuer d'octroyer à toute l'Église des fruits d'apostolat.

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Publié le 5 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Lc 24,35-48): 

A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit: «La paix soit avec vous!». Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit: «Pourquoi êtes-vous bouleversés? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous? Voyez mes mains et mes pieds: c'est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai». Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit: «Avez-vous ici quelque chose à manger?». Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. 

Puis il déclara: «Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous: Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures. Il conclut: «C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture: les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins».

«La Paix soit avec vous!»

Abbé Joan Carles MONTSERRAT i Pulido 
(Cerdanyola del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui le Christ ressuscité salue à nouveau les disciples et leur souhaite la paix: «La Paix soit avec vous!» (Lc 24:36). Il efface ainsi les craintes et les pressentiments qui avaient assailli les Apôtres pendant les jours de passion et de solitude.

Jésus n'est pas un esprit, il est bien réel, mais, parfois, la peur s'empare de nous et devient l'unique réalité. D'autres fois, c'est le manque de foi et de vie intérieure qui transforment les choses: la peur devienne réalité et le Christ s'efface de nos vies. Au contraire, la présence de Christ dans la vie du chrétien écarte les doutes et illumine notre existence, spécialement ces recoins qu'aucune explication humaine ne saurait pas éclaircir. Saint Grégoire de Nazianze nous exhorte: «Nous devrions avoir honte de ne pas faire le salut de la Paix que le Seigneur nous a laissé lorsqu'il allait partir de ce monde. La paix est un nom et une chose savoureuse en provenance de Dieu, d'après ce que l'Apôtre dit aux Philippiens: ‘La paix de Dieu’; et qu'elle vient de Dieu il le confirme lorsque il dit aux Éphésiens: ‘Il est notre paix’». 

La résurrection de Christ donne leur sens à toutes les vicissitudes et à tous les sentiments, elle nous permet de récupérer le calme et de trouver la paix dans les ténèbres de notre vie. Les autres petites lumières que nous rencontrons ici-bas n'ont un sens qu'en cette Lumière. 

«Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes». Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures» (Lc 24:44-45), comme il l'avait déjà fait avec les disciples d'Emmaüs. Le Seigneur veut aussi nous ouvrir l'intelligence des Écritures; il désire transformer notre pauvre coeur en un coeur aussi ardent que le sien, grâce à l'explication des Écritures et à la fraction du Pain, l'Eucharistie. En d'autres termes, la tâché du chrétien est de voir que le Seigneur veut transformer son histoire en histoire du salut. 

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Publié le 3 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Lc 24,13-35): 

Le même jour, deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient ensemble de tout ce qui s'était passé. Or, tandis qu'ils parlaient et discutaient, Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient aveuglés, et ils ne le reconnaissaient pas. 

Jésus leur dit: «De quoi causiez-vous donc, tout en marchant?». Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes. L'un des deux, nommé Cléophas, répondit: «Tu es bien le seul de tous ceux qui étaient à Jérusalem à ignorer les événements de ces jours-ci». Il leur dit: «Quels événements?». Ils lui répondirent: «Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth: cet homme était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Les chefs des prêtres et nos dirigeants l'ont livré, ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié. Et nous qui espérions qu'il serait le libérateur d'Israël! Avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé. A vrai dire, nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe. Elles sont allées au tombeau de très bonne heure, et elles n'ont pas trouvé son corps; elles sont même venues nous dire qu'elles avaient eu une apparition: des anges, qui disaient qu'il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit; mais lui, ils ne l'ont pas vu». Il leur dit alors: «Vous n'avez donc pas compris ! Comme votre coeur est lent à croire tout ce qu'ont dit les prophètes! Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire?». Et, en partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur expliqua, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait. 

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir: «Reste avec nous: le soir approche et déjà le jour baisse». Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre: «Notre coeur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?». 

A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent: «C'est vrai! le Seigneur est ressuscité: il est apparu à Simon-Pierre». A leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route, et comment ils l'avaient reconnu quand il avait rompu le pain.

«Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route, et qu'il nous faisait comprendre les Écritures?»

Abbé Luis PERALTA Hidalgo SDB 
(Lisboa, Portugal)

Aujourd'hui, l'Evangile nous assure que Jésus est vivant et qu'il est toujours le centre à partir duquel se construit la communauté de ses disciples. C'est précisément dans ce contexte ecclésiastique- dans une rencontre communautaire, dans le dialogue avec nos frères qui partagent notre foi, dans l'écoute communautaire de la parole de Dieu, dans l'amour partagé par des actes fraternels et de service aux autres- que les disciples peuvent expérimenter leur rencontre avec Jésus ressuscité. 

Les disciples accablé de tristes pensées, n'ont jamais imaginé que cet étranger fut précisément leur Maître qui était déjà ressuscité. Pourtant, leur cœur «brûlait» (cf. Lc 24,32), lorsqu'Il leur parlait et leur expliquait les Ecritures. La lumière de la Parole enlevait la dureté de leur cœur et «leurs yeux s'ouvrirent» (Lc 24,31). 

L'icône des disciples d'Emmaüs nous sert de guide sur la longue route de nos doutes, de nos inquiétudes et parfois même de nos rudes déceptions, le divin Voyageur est toujours notre compagnon de route afin de nous faire comprendre, en interprétant les écritures, les mystères de Dieu. Quand la rencontre devient plénitude, la lumière de la Parole fait suite à la lumière qui jaillit du «Pain de vie» par lequel le Christ accomplit de manière décisive sa promesse: «Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28,20).

«L'annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d'ombre du monde dans lequel nous vivons», a expliqué le pape Benoit XVI.
 

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 2 Avril 2018

Gospel text

(Jn 20,11-18): 

Mary stood weeping outside the tomb, and as she wept she bent down to look inside; she saw two angels in white sitting where the body of Jesus had been, one at the head, and the other at the feet. They said, «Woman, why are you weeping?». She answered, «Because they have taken my Lord and I don't know where they have put him». As she said this, she turned around and saw Jesus standing there, but she did not recognize him. Jesus said to her, «Woman, why are you weeping? Who are you looking for?». She thought it was the gardener and answered him, «Lord, if you have taken him away, tell me where you have put him, and I will go and remove him». Jesus said to her, «Mary». She turned and said to him, «Rabboni» —which means, “Master”. Jesus said to her, «Do not cling to me; you see I have not yet ascended to the Father. But go to my brothers and say to them: ‘I am ascending to my Father, who is your Father, to my God, who is your God’». So Mary of Magdala went and announced to the disciples, «I have seen the Lord, and this is what he said to me».

 

The Application

 

It’s quite normal in our life that we make blunders in our discernment and identification. If our approach is sincere and deeply rooted in love, God will transform everything in our favours. Though Mary misunderstood the identity of Jesus, Jesus has raised her from a simply woman, into a great missionary to be apostle of the Apostles. He has raised her from a simply lover to a great witness of His resurrection.

In every invitation God has a personal message to us, not necessarily for us, very often for others. All need to do is to surrender ourselves to the divine will, and learn to carry on without complaining of what we don’t have, rather filled with gratitude of what we have. Mary didn’t accuse herself for the misidentification nor the Lord. We should be generous to forgive ourselves in our mistakes and learn to carry on. God is generous in identifying in us our strengths and talents than judge us for our failures.

All that we needs is that we remain fully liberated, but remain connected to the will of the Father. Thus in our human relationship, we too will learn to put our trust in the Lord, than in the human beings. There we can say in a liberated way, without any hesitation that ‘we have seen the Lord’. This personal witness is possible, only if we liberate ourselves from human desires and experience the joy of accomplishing the will of the Father. Here even our broken relationship will be mended and our interpersonal relationship will be nourished.

 

«Mary of Magdala went and announced to the disciples, I have seen the Lord»

+ Fr. Antoni ORIOL i Tataret 
(Vic, Barcelona, Spain)

Today, in the figure of Mary of Magdala we may contemplate two levels of acceptance of our Savior: the first one, imperfect; complete, the second one. According to the first one, Mary appears as the most sincere of Jesus' disciples. She follows him, unmatched Master; heroically, she sticks to Jesus, crucified because of his love; she looks for him, beyond death, buried and missing. How full of admirable and humble submission to her “Lord” are her two exclamations that, as two unique pearls, the evangelist John has kept for us: «They have taken my Lord and I don't know where they have put him» (Jn 20:13); «Lord, if you have taken him away, tell me where you have put him, and I will go and remove him»! (Jn 20:15). History has seen few disciples as loyal and full of affection as Mary of Magdala.

Notwithstanding, the good news of this Tuesday, octave of Easter, far exceeds all ethical uprightness and religious faith in an admirable Jesus, but in the last instance, death, to take us to an ambience of faith in Jesus Christ Resurrected. A Jesus Christ that, in the first moment, taking her from the level of imperfect faith, asks Mary of Magdala: «Woman, why are you weeping?» (Jn 20:15) To which, with myopic eyes, she replies to as a farmer only interested in her own anxiety would; a Jesus, now, that in a second and definitive moment, calls her by her name: «Mary»! to move and shake her up with resurrection and life, that is, with Himself, Resurrected and Alive Forever. Outcome? Mary of Magdala believer and Mary of Magdala, apostle: «So Mary of Magdala went and announced to the disciples, ‘I have seen the Lord’» (Jn 20:18).

It is not infrequent today to find many Christians that cannot clearly see what will come after this life and who, therefore, have doubts about Jesus' resurrection. Am I among them? On the other hand, there are too those Christians who have enough faith to follow Jesus privately, but who are afraid of apostolically proclaiming it. Do I belong to these ones? If this were the case, let us tell him, as Mary of Magdala did: «Master!», let us cling to his feet and let us go to our brothers and tell them: —The Lord has risen and I have seen him!

 

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