Publié le 19 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,52-59): 

Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement». Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

«Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus affirme trois vérités incontournables: nous devons manger et boire le corps et le sang du Fils de Dieu, si nous ne prenons pas l'Eucharistie nous ne pouvons pas avoir la Vie, nous sommes déjà dans la vie éternelle et cette vie est l'unique condition pour la résurrection (cf. Jn 6,53-58). Rien n'est plus clair dans l'Evangile que ces trois affirmations.

Souvent nous, les catholiques, nous ne sommes pas à la hauteur des conditions requises pour recevoir l'Eucharistie: parfois nous prétendons “vivre” sans pour autant satisfaire les conditions de vie demandées par Jésus, et pourtant comme l'a écrit Jean Paul II: «L'Eucharistie est un don si grand qu'il n'accepte pas d'ambiguïtés ou réductions».

“Manger pour vivre”: manger le corps du Fils de l'Homme afin de “vivre” comme le Fils de l'Homme. Ici manger signifie prendre l'Eucharistie. C'est “manger”. Et le terme “manger” est utilisé afin que le besoin d'une ressemblance et d'une identification avec Jésus soit évident: nous devons communier afin de conserver cette union intacte, c'est à dire: afin de penser, parler et aimer comme Lui. Nous, les Chrétiens, avions vraiment besoin de l'encyclique de Jean Paul II "L'église vit dans l'Eucharistie". C'est une encyclique remplie de passion: elle est comme un “feu” car l'Eucharistie est brûlante.

«J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir!» (Lc 22,15) leur dit Jésus le soir du Jeudi Saint. Nous devons retrouver la ferveur eucharistique. Aucune autre religion n'a une telle initiative. C'est Dieu Lui-même qui vient directement dans le cœur de l'homme afin d'établir avec lui une mystérieuse et extraordinaire relation d'amour. Et à partir de cette union s'établit l'Eglise et ainsi nous prenons part à l'activité apostolique et ecclésiastique de l'Eucharistie.

Nous sommes à l'intérieur même du mystère, comme Thomas, qui touche les plaies de Jésus crucifié. En tant que chrétiens, nous devons réévaluer notre dévouement au mystère eucharistique tel que le Christ nous le révèle et comme l'Eglise nous le propose. Et nous devons retrouver cette tendresse envers l'Eucharistie et le respect d'antan: des génuflexions bien posées, plus de communions spirituelles,… Et à partir de l'Eucharistie notre prochain nous semblera plus saint tel qu'il est ainsi nous pourrons nous mettre à son service avec un dévouement tout nouveau.

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Publié le 18 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,44-51): 

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source de salut: «je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du coeur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire célestielle: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.

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Publié le 18 Avril 2018

Gospel text

 (Jn 6,35-40): 

Jesus said to the crowds, «I am the bread of life; whoever comes to me shall never be hungry, and whoever believes in me shall never be thirsty. Nevertheless, as I said, you refuse to believe, even when you have seen. Yet, all that the Father gives me will come to me, and whoever comes to me, I shall not turn away. For I have come from heaven, not to do my own will, but the will of the One who sent me. And the will of him who sent me is that I lose nothing of what He has given me, but instead that I raise it up on the last day. This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life; and I will raise him up on the last day».

 

The Application

 

We all would like to do the will of the Father. The question is how to discern the divine will in our daily life, particularly in eating and drinking, for example. If we consecrate little of our precious time to meditate, even in this material activities, we will easily find out how God acts in these little eating and drinking. The more we search for the divine will, the more we are in the contemplation. The soul which contemplates, even the eating and drinking, will find, that God nourishes and quenches our thirst.

I don’t mean by this that every human act is a divine act, not necessarily. However, God is capable of transforming our misadventures and failures as grace and benediction. It is here we discover that in the early Christian persecution, the Church got spread like a fire, in the early stage. Thus even our sins can be a grace to come closer to God. I always thank God for my sins, because, it is here I feel the divine mercy and get confirmed of God’s forgiveness in me. If I don’t sin, I would become very arrogant and miserable for others (more than what I am today to my brothers in the community.

The Eucharistic mystery is the only way of becoming Christ for the world. By eating His body and drinking His blood, we become the Christ for the World. Once se realise this divine identity in us, our act and thinking will change and we will be a totally transformed person. As Christians, we have this responsibility of being a Christ, a saviour of the world, because God wishes to save the whole world. We are called to be the light of the world and the salt of the earth. It is though our witnessing life, through our deeds and words that God wishes to communicate to the world. The more we discover Jesus, the more God will reveal Himself to us. It is in this revelation that God transforms us and He transforms us, so that we may be a mean for others transformation and conversion. Though we may fail to recognise the work of God in us, we should assure us that God will never abandon the believers.

 

«Whoever comes to me shall never be hungry»

Fr. Gavan JENNINGS 
(Dublín, Ireland)

Today we see how much our hunger and our thirst concern God! How can we continue to think that God is indifferent to our sufferings? And yet, so often, we “refuse to believe” in the tender love that God has for each one of us. In hiding himself in the Eucharist, God manifests the incredible lengths He will go to in order to satiate our thirst and our hunger. 

But what thirst and hunger are these? Ultimately it is the hunger and thirst for “eternal life”. Physical hunger and thirst is only a pale reflection of a deep desire each man has for a divine life that only Christ can give us. «This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life» (Jn 6,39). And what must we do to obtain this eternal life we so desire? Some heroic, superhuman feat? No, it is something much simpler for Jesus says: «Whoever comes to me, I shall not turn away» (Jn 6,37). We simply have to turn up – to come to Him. 

These words of Christ spur us to come to him daily in Mass. This is the easiest thing in the world: simply to turn up at Mass, pray and then receive his Body. Once we do this, we not only possess this new life, but we radiate it to others. Pope Francis, the then Cardinal Bergoglio, said in a Corpus Christi homily: «How beautiful it is, after receiving Holy Communion, to think of our lives as a prolonged Mass in which we bring the fruit of the presence of the Lord to the world of families, to the housing estates, to our study and work; thus we will also come to think of our life as a daily preparation for the Eucharist, in which the Lord takes everything that is ours and offers it once again to the Father».

 

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Publié le 18 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 6,35-40): 

Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour».

L’Application

 

Dieu agit à travers les hommes, pourtant tout acte humain n’est pas nécessairement de l’œuvre divine. Dieu transforme tout en bien, particulièrement à tous ceux et celles qui croient en Lui. Même si cet acte de transformation est universel, malheureusement, seulement un homme de foi peut l’identifier et le reconnaitre.

Le salut est ouvert pour tous et universel. C’est pourquoi Jésus nous invite à le découvrir dans notre foi chrétienne, comme une source de la vie, une vie auprès Dieu. En mangeant son Corps et en buvant son sang, nous les devenons aux frères du monde. Par notre vie chrétienne, nous rendons Jésus visible, non seulement pour la visibilité, mais pour l’être vraiment. En reconnaissant cette vérité de la vie en Jésus Christ, celle que nous avons reçue lors de baptême, nous devenons non seulement croyants, mais les chrétiens, les christs au monde. En devenant les christs au monde, Dieu se révélera en nous, essentiellement à travers nos actes. Dans cette révélation, nous découvrirons Dieu, le Père de Jésus Christ. Tous ceux et celles qui croirons, Dieu les accueillera, comme Il nous a accueilli et transformé. Une bonne journée.  

 

«La volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus se présente en tant que pain de la vie. A première vue, la définition qu'il donne de lui-même provoque curiosité et perplexité; mais lorsque nous y pensons bien, nous nous rendons compte qu'en ces paroles se manifeste le sens de sa mission: sauver l'homme et lui donner vie. «Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour» (Jn 6,39). Pour cette raison et pour perpétuer son action rédemptrice et sa présence parmi nous, Jésus-Christ s'est fait pour nous aliment de la vie. 

Dieu rend possible que nous croyions en Jésus-Christ et que nous nous approchions à Lui: «Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé» (Jn 6,37-38). Approchons-nous, donc, avec foi, à Celui qui a voulu être notre nourriture, notre lumière et notre vie, étant donné que “la foi est le principe de la vie authentique”, comme affirme Saint Ignace d'Antioche. 

Jésus-Christ nous invite à le suivre, à nous alimenter de Lui, car c'est ce que signifie croire en Lui. À la fois, Il nous enseigne à réaliser la volonté du Père, tel qu'Il la réalise. En enseignant aux disciples la prière des enfants de Dieu, le Notre Père, il fit suivre les deux pétitions suivantes: «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour». Ce pain ne fait pas seulement référence à l'aliment matériel, sino à Lui-même, aliment de la vie éternel, avec qui nous devons demeurer unis jour après jour, avec la cohésion profonde du Saint-Esprit.

 

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Publié le 16 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,30-35): 

Ils lui dirent alors: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne; comme dit l'Écriture: Il leur a donné à manger le pain venu du ciel». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde». Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours». Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif».

«C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans les paroles de Jésus, nous pouvons constater la différence et la complémentarité entre l'Ancien et le Nouveau Testament: l'Ancien est la figure du Nouveau et dans le Nouveau les promesses faites par Dieu aux patriarches dans l'Ancien parviennent à leur plénitude. Ainsi, la manne que les israélites mangèrent dans le désert n'était pas l'authentique pain du ciel, mais la figure du vrai pain que Dieu, notre Père, nous a donné chez la personne de Jésus-Christ, qu'Il a envoyé comme Sauveur du monde. Moïse demanda à Dieu, en faveur des israélites, une nourriture matérielle; Jésus-Christ, en revanche, s'offre lui-même comme aliment divin qui donne la vie.

«Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?» (Jn 6,30), exigent les juifs, incrédules et impertinents. Le signe de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus le jour précédent leur a-t-il paru de peu? Pourquoi hier voulaient-ils proclamer Jésus roi et aujourd'hui ne le croient-ils plus? Que le cœur humain est inconstant! Saint Bernard de Clairvaux dit: «Les impies tournent autour de Lui, car bien sûr ils veulent satisfaire leur désir, et sottement ils méprisent le moyen de parvenir à leur fin». C'est ce qui arrivait aux juifs: imbus d'une vision matérialiste, ils prétendaient que quelqu'un les nourrisse et résolve leurs problèmes, mais ils ne voulaient pas croire; c’était tout ce qui les intéressait de Jésus. N'est-ce pas la perspective de celui qui désire une religion commode, faite sur mesure et qui n'engage à rien?

«Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours» (Jn 6,34): que ces paroles, prononcées par les juifs de leur point de vue matérialiste, je les prononce avec la sincérité que me donne la foi; qu'elles expriment vraiment le désir de me nourrir de Jésus-Christ et de vivre uni à Lui pour toujours.

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Publié le 15 Avril 2018

Gospel text

(Jn 6,22-29): 

After Jesus had fed the five thousand, his disciples saw him walking on the water. Next day the people who had stayed on the other side realized that only one boat had been there and that Jesus had not entered it with his disciples; rather, the disciples had gone away alone. Bigger boats from Tiberias came near the place where all these people had eaten the bread. When they saw that neither Jesus nor his disciples were there, they got into the boats and went to Capernaum looking for Jesus. 

When they found him on the other side of the lake, they asked him, «Master, when did you come here?». Jesus answered, «Truly, I say to you, you look for me, not because you have seen through the signs, but because you ate bread and were satisfied. Work then, not for perishable food, but for the lasting food which gives eternal life. The Son of Man will give it to you, for he is the one the Father has marked». Then the Jews asked him, «What shall we do? What are the works that God wants us to do?». And Jesus answered them, «The work God wants is this: that you believe in the One whom God has sent».

 

The Application

 

We all would like to have a deep faith and wish to witness this. The question is how to measure the depth of our faith. There are two ways of doing. First and the best is to be placed in the place of Stephan or be in the place of persecution. The second is to identify from us, the pure act of faith. Let us not be confused by our prayers as an act of faith, because, many of our prayers are supplication in nature and thus there are not pure act of faith. Even our charities can be because we like it and it is for our pleasure and will that we may be engaging, without knowing exactly the divine will. It can be purely  an act of concern and love for the person, not necessarily an act of faith.

The second question is why do we search for the Lord? What is that lasting food for which we are working? And how do we engage?

What is ‘believing’ in Jesus means and what is the consequence of this belief?  

«Work (…) for the lasting food which gives eternal life»

Abbé Jacques FORTIN 
(Alma (Quebec), Canada)

Today, after the miracle of the multiplication of the loaves, the people went looking for Jesus as far as Capernaum. Then as now, people are seeking the divine. Isn't the proliferation of religious sects and esotericism proof of this thirst for all things divine?

However, some people would like to adapt this divinity to their own needs. History tells us that sometimes, there have been attempts to use the divine for political or other purposes. Today the crowd went looking for Jesus. Why? It is the question that Jesus asks when he says: «Truly, I say to you, you look for me, not because you have seen through the signs, but because you ate bread and were satisfied» (Jn 6:26). Jesus was not fooled. He knows that they were not able to read the signs for the multiplication of the loaves. He announced that what nourishes man is a spiritual food which gives us eternal life (cf. Jn 6:27). God is the one who gives us this food and he gives it to us through his Son. Anything that increases our faith in Him is the kind of food in which we should invest all our energies.

We understand why the Pope encourages us to work on a re-evangelization of our world, which often does not come to God for the good reasons. The Fathers of the Vatican II Council, in the constitution "Gaudium et Spes" ("The Church in the Modern World") remind us that: «The Church truly knows that only God, Whom she serves, meets the deepest longings of the human heart, which is never fully satisfied by what this world has to offer». And why do we continue to follow Jesus? What does the church bring to us? We must remember what Vatican II tells us! Are we convinced that the well-being this nourishment provides can be given to the world?

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Publié le 15 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 6,22-29): 

Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.

L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent: «Rabbi, quand es-tu arrivé ici?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte». Ils lui dirent alors: «Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu?». Jésus leur répondit: «L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé».

L’Application

 

Nous avons une impression que notre foi est solide et profonde. La profondeure de la foi sera explicitement visible lors d’une présecution ou dans une situation celle de saint Etienne. Il y a aussi une autre manière dont nous pouvons vérifier la profondeure de la foi. Quel est cet acte qui signifie comme un acte de foi, qui n’a aucun intérêt personnel ? Un acte choisi et commis pour l’amour divin ? Avons-nous une réponse concrete ?

Tous cherchaient le Seigneur et pourquoi ? Pourquoi je cherche le Seigngeur ? Est-Il ce banquier qui va exhauser nos demandes et pourquoi Il nous réponde positivement ?

Comment pouvons nous travailler pour le Seigneur et pourquoi nous travaillons, pour quelle nourriture ? Croire en Jésus Christ est croire en son Père. Comment comprennons-nous cet enseignement ?

 

 

«L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera 
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous contemplons les résultats de la multiplication des pains, résultats qui surprirent toute cette foule. Le jour suivant, en descendant de la montagne jusqu'aux rives du lac, les gens restent cloués sur place, à regarder Capharnaüm. S'ils sont ainsi, c'est parce qu'il n'y a pas de barque. En fait, il n'y en avait eu qu'une: celle-là même qui, le soir précédent, était partie sans Jésus.

Question: où est Jésus? Les disciples sont partis sans Lui; donc, il n'est pas là-bas. Alors, où se trouve-t-il? Par bonheur, les gens peuvent monter dans des barques qui ont accosté et ils naviguent à la recherche du Seigneur à Capharnaüm.

Et de fait, en arrivant de l'autre côté du lac, ils le trouvent. Surpris de le voir, ils lui demandent: «Rabbi, quand es-tu arrivé ici?» (Jn 6,25). Au vrai, les gens ignoraient que Jésus avait marché miraculeusement sur les eaux et Jésus ne répond pas non plus directement à leurs questions.

Quelle direction et quel effort conduisent à rencontrer vraiment Jésus? Le Seigneur lui-même nous le dit: «Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte» (Jn 6,27).

Tout cela a pour arrière-plan la multiplication des pains, signe de la générosité divine. Les gens insistent; ils continuent d’interroger: «Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu?» (Jn 6,28). Jésus répond clairement: «L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé» (Jn 6,29).

Jésus ne demande pas une multiplication d'œuvres bonnes, mais d'avoir foi en celui que Dieu le Père a envoyé. Car avec la foi, l'homme fait l'œuvre de Dieu. Aussi désigne-t-Il la foi comme une œuvre. En Marie réside notre meilleur modèle d'amour manifesté par des œuvres de foi.

 

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Publié le 15 Avril 2018

‘La vérité nous sauvera’, Pilate l’a voulu avoir sans l’avoir cherchée. Heureusement cette vérité se trouve devant nous, en nous, et dans notre cœur. Les écritures sacrées, l’histoire de salut, la tradition, les témoignages des pères de l’Eglise et les saints de nos jours nous aident à creuser et à découvrir cette vérité de la vie, le Ressuscité, Il est vivant et parmi nous. Tans des hommes et des femmes de bonne volonté ont trouvé cette vérité : Dieu demeure en nous. Ils ont consacré leur vie pour la préserver et la propager.  Ils sont les véritables modèles de vie, les missionnaires de la paix et de la réconciliation. Très souvent nous nous agissons dans l’ignorance et c’est pourquoi nos actes ne sont pas cohérents avec notre foi. Aujourd’hui le Seigneur réveille notre intelligence et nous aide à relire notre vie entière avec un regard de foi et de confiance. Le Seigneur nous salue et veut partager avec nous ce message de paix et de consolation,  ‘n’ayez pas peur.’  N’ayez pas peur, car Je suis avec vous et en vous.

Un homme de foi pourtant vivra sa vie pleinement en reconnaissant cette présence divine et en vivant la paix intérieurement que Dieu lui a accordée. Il sait identifier la présence divine, même dans son malheur. Lorsque les choses ne se passent pas comme nous voudrions, nous devons nous ouvrir et laisser les portes ouvertes. Ne soyons pas nous enfermer en nous-mêmes.   Jésus est avec nous. Il nous dit, « la paix soit avec vous. Il faut apprendre à fixer  notre regard sur Jésus. Souvenez-vous l’histoire de Pierre sur l’eau ? Ne l’oublions pas.

Si nous ne faisons pas confiance dans la présence de Dieu, nous ne pouvons pas nous avancer. Dieu est capable de franchir toute sorte de mur, pourtant si nous refusons de l’accueillir, il nous laissera libre dans notre liberté, car Dieu est libre. Les disciples d’Emmaüs peuvent nous aider à agir correctement. Dans leur malheur et tristesse, ils savaient partager leur tristesse et découragement avec un étranger totalement inconnu. Ils prêtent attentions à tout ce dont cet étranger enseigne. Plus tard, ils diront, notre cœur n’est-il pas brûlant quand Il nous a parlé ? 

Jésus nous invite à Le découvrir, particulièrement sa divinité dans son humanité, même transfiguré, glorifié, transformé, il est pourtant ce même Jésus avec toute sa personne, un HOMME de chair et de sang. La passion ne sera jamais effacée par la résurrection. Rappelons-nous tout ce dont Il nous dit dans les écritures sacrées. C’est un processus de vie que l’homme ne doit jamais oublier.

Aujourd’hui, nous les chrétiens, nous avons un grand devoir dans cette société déchirée et découragée. Porter cette paix et œuvrer de telle manière qu’elle demeure en nous. Que nous soyons ce visage de Dieu qui incite dans le cœur des hommes un désire pour la paix et pour la réconciliation.  Que notre visage donne une espérance et affirme et réaffirme que tout ne va pas mal. On peut toujours espérer et soyons témoins de la résurrection.

 

 

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Publié le 14 Avril 2018

'The truth will save us', . The more we are connected to the truth, particularly the presence of God in us, the more we will be human and will act divinely in our human encounters. Pilate wanted it without searching for it. Fortunately this truth is before us, in us, in our heart. The sacred scriptures, the history of salvation, the tradition and the testimonies of the fathers of the Church help us to scratch and discover this truth of life, the Risen One. IThe men and women of good will have found this truth: God dwells in us and has dedicated their lives to preserve this presence in their heart and around their surroundings and worked hard to spread this presence wherever they went. They have been, and still are, in these days of brokenness and violence, the true models of life, the missionaries of peace and reconciliation. Very often we act in ignorance and that is why our actions are not consistent with our faith. Today the Lord awakens our intelligence and helps us to re-read our entire lives with a look of faith and trust. The Lord greets us and wants to share with us this message of peace and consolation, 'Do not be afraid.' Do not be afraid, because I am with you and in you.

A man of faith, however, will live his life fully by recognizing this divine presence and living the inner peace that God has given him. They know how to identify the divine presence, even in their misfortune. When things do not go as we would like, we have to open our doors, not be locked in ourselves. Let us learn to open our doors which will in their turn will open for us the door of hope. Jesus is with us. He tells us, "Peace be with you. We must learn to fix our gaze on Jesus. Remember the story of Peter on the water? Let's not forget this story et not be distracted, even we are in the midst of a storm of life.

If we do not trust the presence of God in our troubled moments of life, we cannot move forward. God is able to cross any kind of wall, yet he will leave us free in our freedom. For God is free and the freedom He has given to us, He will respect it. The disciples of Emmaus can help us to act properly. In their misfortune and sadness, they share with a stranger totally unknown. They pay attention to everything this foreigner teaches. Later, they will say, is not our heart burning when He spoke to us? It is important that we reread our past histories and find in our miseries, how God was with us and accompanied us.

Jesus invites us to discover Him in his humanity, even though transfigured, glorified, transformed, yet he is this same Jesus with all his person, a MAN of flesh and blood. Yet God with us. Passion will never be erased by the resurrection. Let us remember all that He tells us in the sacred scriptures. It is a process that the man must never forget. With courage let us announce this Good News of divine presence in this world.

Today we as Christians have a great duty in this broken and discouraged society. Carry this divine peace and work in such a way that this peace remains in us. May we be that face of God that incites in the hearts of men a desire for peace and reconciliation. May our presence in the famaily and in our society give hope, affirm and reaffirm that all is not wrong. We can always hope and be a life giving witness to the resurrection. Amen.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 13 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,16-21): 

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints. Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte. Mais il leur dit: «C'est moi. Soyez sans crainte». Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.

«C'est moi. Soyez sans crainte»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui Jésus nous déconcerte. Nous étions habitués à un Rédempteur qui, prêt à s'occuper de n'importe quel type d'indigence humaine, n'hésitait pas a avoir recours à son pouvoir divin. Dans les faits, l'action se déroule juste après la multiplication des pains et des poissons pour nourrir la foule affamée. Alors que, maintenant, au contraire, le miracle nous déconcerte. Marcher sur la mer ressemble, plutôt, une action faite pour épater la galerie. Mais, certainement pas! Jésus avait déjà écarté l'emploi de son pouvoir divin pour chercher un éclat ou un profit personnel lorsque, au commencement de sa mission Il avait refusé les tentations du Malin.

En marchant sur les eaux, Jésus-Christ nous montre son pouvoir sur les choses crées. Mais nous pouvons aussi y voir une mise en scène de son pouvoir sur le Malin, représenté par un lac houleux, dans la nuit.

«Soyez sans crainte» (Jn 6,20), leur disait-Il à ce moment-là. «Mais ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde» (Jn 16,33), leur dira-t-il plus tard, dans le Cénacle. Finalement, c'est Jésus qui dit aux femmes le matin du Pâques, après s'être relevé du sépulcre: «N’ayez pas peur». Par le témoignage des Apôtres, nous connaissons sa victoire sur les ennemis de l'homme, le péché et la mort. C'est pourquoi, aujourd'hui, ses paroles résonnent dans nos cœurs avec une force spéciale, car ce sont les paroles de Quelqu'un qui est vivant. 

Les mêmes paroles que Jésus adressait à Pierre et aux Apôtres, Jean Paul II, le successeur de Pierre, les répétait au commencement de son Pontificat: «N'ayez pas peur». C'était un appel à ouvrir le cœur, notre existence même, au Rédempteur afin qu'avec Lui nous n'ayons plus peur devant les coups de tabac des ennemis du Christ.

Devant notre fragilité personnelle pour mener à bien les missions que le Seigneur nous confie (une vocation, un projet apostolique, un service...), nous sommes rassurés en apprenant que Marie aussi —créature comme nous— a entendu ces mêmes paroles, dites par l'ange avant de s'affronter à la mission que le Seigneur lui réservait. Apprenons d'elle à accueillir l'invitation de Jésus chaque jour, en chaque circonstance.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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