Publié le 26 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 13,21-33.36-38): 

À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, au cours du repas qu'il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta: «Amen, amen, je vous le dis: l'un de vous me livrera». Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit: «Seigneur, qui est-ce?». Jésus lui répond: «C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat». Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors: «Ce que tu fais, fais-le vite». Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit. 

Quand il fut sorti, Jésus déclara: «Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs: Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit: «Seigneur, où vas-tu?». Jésus lui répondit: «Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant; tu me suivras plus tard». Pierre lui dit: «Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant? Je donnerai ma vie pour toi!». Jésus réplique: «Tu donneras ta vie pour moi? Amen, amen, je te le dis: le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois».

 

L’Application

 

En ces jours nous avons beaucoup pour méditer et contempler. Je vous invite aujourd’hui à méditer sur certains mots dont je crois importants.

L’heure du Seigneur.

La gloire de Dieu et de Jésus.

L’invitation et l’appel de Dieu (première lecture)

Le bouleversement du Seigneur : pourquoi ce bouleversement, alors Il le savait déjà ! Dieu est-il conditionné par les émotions.

Jésus est-il (ici) purement humain et pourquoi sa divinité n’agit pas ?

L’entré et la sortie de Judas…………….. ?

Bonne méditation.

 

«Il faisait nuit»

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui mardi saint, la liturgie met l'accent sur le drame qui se prépare et qui débouchera sur la croix du vendredi saint. «Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt; il faisait nuit» (Jn 13,30). Il fait toujours nuit quand on s'éloigne de celui qui est «lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu» (Symbole de Nicée-Constantinople). 

Le pécheur est celui qui tourne le dos au Seigneur pour graviter autour des choses créées, sans les référer au Créateur. Saint Augustin décrit le péché comme «l'amour de soi jusqu'au mépris de Dieu». Une trahison, en somme. Une forfaiture, fruit de «l'arrogance avec laquelle nous voulons nous émanciper de Dieu et n'être rien d'autre que nous-mêmes, l'arrogance avec laquelle nous croyons ne pas avoir besoin de l'amour éternel, mais avec laquelle nous voulons maîtriser notre vie tout seuls» (Benoît XVI). On comprend que Jésus, ce soir-là, ait été «bouleversé au plus profond de lui-même» (Jn 13,21). 

Heureusement, le péché n'est pas le dernier mot. Le dernier mot, c'est la miséricorde de Dieu. Mais celle-ci suppose de notre part un “retournement”. Un renversement de situation qui consiste à se détacher des créatures pour s'attacher à Dieu et retrouver ainsi la liberté authentique. N'attendons cependant pas pour retourner à Dieu d'être écœurés des fausses libertés que nous avons prises. Selon le mot de Bourdaloue, «nous voulons nous convertir quand nous serons rebutés du monde ou plutôt quand le monde sera rebuté de nous». Soyons plus avisés. Décidons-nous maintenant. La semaine sainte est l'occasion propice. Sur la croix, le Christ tend les bras à tous. Nul n'est exclu. Tout larron repentant a sa place au paradis. À condition de changer de vie et de réparer, comme celui de l'Évangile: «Pour nous, c'est justice, nous payons nos actes; mais lui n'a rien fait de mal» (Lc 23,41).

 

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Publié le 25 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 12,1-11): 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. 

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: «Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?». Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur: comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit: «Laisse-la! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours». 

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.

«Elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux»

Abbé Jordi POU i Sabater 
(Sant Jordi Desvalls, Girona, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile nous montre deux attitudes envers Dieu, envers Jésus Christ et à l'égard de la vie elle-même. Devant le parfum que Marie répand sur les pieds de son Seigneur, Judas proteste: «Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors: ‘Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres?’» (Jn 12,4-5). Ce n'est pas sot; c'est même en accord avec la doctrine de Jésus. Mais il est facile de critiquer ce que les autres font, même sans intentions cachées, comme c'était les cas de Judas.

N'importe quelle critique doit être un acte de responsabilité: avec la critique nous devons aussi expliquer ce que nous ferions à la place, ce que nous serions prêts à faire. Autrement, la critique n'est —comme ici— que la plainte de ceux qui agissent de mauvaise foi face à ceux qui tâchent de faire de son mieux.

Marie répand du parfum sur les pieds de Jésus en les essuyant avec ses cheveux, car elle croit que c'est son devoir. Cette action montre une magnanimité splendide: elle le fait en prenant «une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur» (Jn 12,3). C'est un acte d'amour et, comme tout acte d'amour, difficile à comprendre pour ceux qui ne le partagent pas. Il me semble qu'à partir de ce moment-là, Marie sut ce que Saint Augustin devait écrire quelques siècles plus tard: «Il se peut que sur la terre les pieds du Seigneur soient dans le besoin. N'est-ce pas de ses membres, en effet, qu'il dira à la fin du monde: ‘Dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait? Trouvez un emploi à votre superflu; pour vous, il est inutile, mais il est nécessaire aux pieds du Seigneur’».

La protestation de Judas n'a aucune utilité, elle le mène seulement à la trahison. L'action de Marie la porte à aimer encore plus son Seigneur et, en conséquence, à aimer encore plus les “pieds” du Christ qu'il y a dans notre monde.

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Publié le 23 Mars 2018

Gospel text

(Jn 11,45-56): 

Many of the Jews who had come with Mary believed in Jesus when they saw what He did; but some went to the Pharisees and told them what Jesus had done. So the chief priests and the Pharisees called the Sanhedrin Council. They said, «What are we to do? For this man keeps on giving miraculous signs. If we let him go on like this, all the people will believe in him and, as a result of this, the Romans will come and sweep away our Holy Place and our nation». Then one of them, Caiaphas, who was High Priest that year, spoke up, «You know nothing at all nor do you see clearly what you need. It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed». In saying this Caiaphas did not speak for himself, but being High Priest that year, he foretold as a prophet that Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God. So, from that day on, they were determined to kill him.

Because of this, Jesus no longer moved about freely among the Jews. He withdrew instead to the country near the wilderness and stayed with his disciples in a town called Ephraim. The Passover of the Jews was at hand and people from everywhere were coming to Jerusalem to purify themselves before the Passover. They looked for Jesus and as they stood in the Temple, they talked with one another, «What do you think? Will He come to the festival?». Meanwhile the chief priests and the elders had given orders that anyone who knew where he was should let them know so that they could arrest him.

 

The Application

 

Sometime things go drastically wrong. Everything around us go wrong. We wonder, why such things happens and in a particular moment of life? Strangely, for those who believe in God, and allow God to act in their personal life, find meaning in everything, every moment of life, good and bad, without any distinction.

The incarnation, death and resurrection was essentially meant to reveal to the people of God, the deep divine love and His faithfulness towards this unfaithful people. Even in their wickedness God accomplishes the prophecy. It’s important to all be believers to see the marvellous work of God in our failures and distress. Only the people of Faith can see the work of God in good health and in the sickness, without making any distinction.

The God who gave His only begotten Son for our salvation is a faithful God, a God who brings everyone together. It is important for us, the believers of this God, to remain united, just like the Trinity, keeping our difference and diversity preciously. Jesus died not only for us, even for those who detest Him and for those who refuse to believe Him. Do we have the generosity and mercy  of God, while dealing with such difficult persons?  

«Jesus would die for the nation, and not for the nation only, but also to gather into one the scattered children of God»

Fr. Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Spain)

Today, while on his way to Jerusalem, Jesus is aware he is persecuted, harassed, sentenced, because the greatest and newest his revelation has been —the announcement of the Kingdom of God— the greatest and wider has been too the division and the opposition He has found amongst his audience (cf. Jn 11:45-46).

The negative words by Caiaphas, «It is better to have one man die for the people than to let the whole nation be destroyed» (Jn 11:50), will be positively assumed by Jesus in the redemption performed for us. Jesus, God's only begotten Son, dies in the Cross for the love of all of us! He dies to make true the Father's plan, that is, «to gather the scattered children of God» (Jn 11:52).

And this is the wonder and the creativity of our God! Caiaphas, with his sentence («It is better to have one man die...») and out of his hate, does nothing else but to try to eliminate an idealist; God Father, instead, by sending his Son out of his love for us, does something wonderful: to transform that malevoulous sentence into a work of redemptive love, because to God Father, each man is worth all the blood shed by Jesus Christ!

One week from today, we shall sing —in solemn vigil— the Easter Proclamation. With this wonderful prayer, the Church praises the original sin. And it does not do it because the Church ignores its gravity, but because God —in his infinite goodness— has done some deeds as a response to man's sin. That is, in the face of the “original disgust”, He has replied with the Incarnation, with his personal immolation and institution of the Eucharist. This is why, next Saturday, our liturgy will sing: «O, admirable condescendence of your goodness! O, immeasurable predilection which you have loved us with! O, lucky guilt, that has deserved us so great a Redeemer!».

If only our sentences, words and actions could be no more a deterrent for the evangelization, since we, too, have been requested by Christ to gather the scattered children of God: «Therefore go and make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father and of the Son and of the Holy Spirit» (Mt 28:19).

 

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Publié le 23 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 11,45-56): 

Les nombreux Juifs, qui étaient venus entourer Marie et avaient donc vu ce que faisait Jésus, crurent en lui. Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu'il avait fait. Les chefs des prêtres et les pharisiens convoquèrent donc le grand conseil; ils disaient: «Qu'allons-nous faire? Cet homme accomplit un grand nombre de signes. Si nous continuons à le laisser agir, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation». Alors, l'un d'entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien; vous ne voyez pas quel est votre intérêt: il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas». Ce qu'il disait là ne venait pas de lui-même; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il fut prophète en révélant que Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés. A partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir. 

C'est pourquoi Jésus ne circulait plus ouvertement parmi les Juifs; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d'Éphraïm où il séjourna avec ses disciples. Or, la Pâque des Juifs approchait, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la fête. Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux: «Qu'en pensez-vous? Il ne viendra sûrement pas à la fête!». Les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres: quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu'on puisse l'arrêter.

 

L’Application

 

C’est intéressant, même dans la méchanceté Dieu les transforme comme les merveilles. Dans leur méchanceté ils sont devenus les rassembleurs du peuple de Dieu.  Certes, Dieu a payé un prix, le prix de Sang, le Sang versé pour la purification du monde. Pour l’application de l’évangile, il faut découvrir toujours la volonté de Dieu, car Dieu est capable de transformer nos malheurs comme une grâce ou une bénédiction. Seulement un homme de foi, sera capable de découvrir cette transformation.

«Jésus allait mourir pour la nation. Or, ce n'était pas seulement pour la nation, c'était afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés»

Abbé Xavier ROMERO i Galdeano 
(Cervera, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui, alors qu'Il monte vers Jérusalem, Jésus se sait poursuivi, traqué, condamné d'avance, car, plus grande et plus neuve fut sa révélation —l'annonce du Royaume— plus vaste et plus claire fut la division et l'opposition qu'Il trouva chez ceux qui l'écoutaient (cf. Jn 11,45-46).

Les paroles négatives de Caïphe, «il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple, et que l'ensemble de la nation ne périsse pas» (Jn 11,50), seront positivement assumées par Jésus dans notre rédemption par Sa mort expiatoire. Jésus, le seul vrai Fils engendré par Dieu, meurt sur la Croix par amour pour chacun de nous! Il meurt pour faire réalité le plan du Père, c'est à dire, «rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés» (Jn 11,52).

Et voici l'admirable créativité de notre Dieu. Caïphe, avec sa sentence («il vaut mieux qu'un seul homme meure...») ne fait qu'éliminer, emporté par sa haine, un idéaliste; Dieu le Père, au contraire, en envoyant son Fils par amour pour nous, réalise une chose merveilleuse: convertir cette sentence malveillante en une ouvre d'amour, car, pour Dieu le Père, chaque homme vaut tout le sang versé par Jésus Christ!

Dans une semaine, nous chanterons —lors de la solennelle Veillée Pascale— l'annonce de la Pâque. À travers cette merveilleuse prière, l'Église fait l'éloge du péché originel. Et elle ne le fait pas parce qu'elle ignore sa gravité, mais parce que Dieu —dans sa bonté infinie— fit des prouesses en réponse au péché de l'homme. À son “chagrin originel”, Il a répondu par l'Incarnation, l'immolation personnelle et l'institution de l'Eucharistie. Aussi la liturgie chantera-t-elle samedi prochaine: «Merveilleuse condescendance de ta grâce! Imprévisible choix de ton amour! Heureuse fut la faute qui nous valut un tel Rédempteur!».

Que nos paroles et nos actes ne soient pas des obstacles à l'évangélisation, car nous aussi, nous avons reçu du Christ le mandat de rassembler les fils dispersés de Dieu: «Allez donc! De toutes les nations faites des disciples» (Mt 28,19).

 

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Publié le 22 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 10,31-42): 

Les Juifs allèrent de nouveau chercher des pierres pour lapider Jésus. Celui-ci prit la parole: «J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?». Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes: tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu». Jésus leur répliqua: «Il est écrit dans votre Loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’. Donc, ceux à qui la parole de Dieu s'adressait, la Loi les appelle des dieux; et l'Écriture ne peut pas être abolie. Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j'ai dit: Je suis le Fils de Dieu. Si je n'accomplis pas les oeuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire. Mais si je les accomplis, quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les oeuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père». Les Juifs cherchaient de nouveau à l'arrêter, mais il leur échappa. Il repartit pour la Transjordanie, à l'endroit où Jean avait commencé à baptiser. Et il y demeura. Beaucoup vinrent à lui en déclarant: «Jean n'a pas accompli de signe; mais tout ce qu'il a dit au sujet de celui-ci était vrai». Et à cet endroit beaucoup crurent en lui.

«J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider?»

Abbé Carles ELÍAS i Cao 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il ne nous reste qu'une semaine pour commémorer la mort du Seigneur, l'Evangile nous présente les motifs de sa condamnation. Jésus essaie de montrer la vérité, mais les juifs le tiennent pour un blasphémateur et le condamnent à être lapidé. Jésus leur parle des œuvres qu'Il a accomplies, actes de Dieu qui l'accréditent, Il leur explique pourquoi Il se nomme “Fils de Dieu”… Néanmoins ces sujets sont difficiles à comprendre par ses adversaires: “être dans la vérité”; “entendre sa voix”..., Il leur parlait de son cheminement ainsi que de l'engagement de sa personne, faits qui font que Jésus soit connu et aimé —«Maître où habites-tu?» (Jn 1,38), lui demandèrent les disciples au début de son ministère. Mais tout est en vain: ce que Jésus essaie de leur dire est d'une telle ampleur qu'ils n'arrivent pas à le saisir, les seuls à comprendre le sens de ses mots sont les simples et les petits, car le Royaume des cieux est caché aux grands et savants. 

Jésus se bat pour présenter des arguments qu'ils puissent accepter, mais Il essaie en vain. Au fond, Il mourra pour avoir dit la vérité sur lui-même, pour être fidèle à sa personne, à son identité et à sa mission. En tant que prophète, Il lancera un appel à la conversion et cet appel sera rejeté, Il est le nouveau visage de Dieu et on Lui crachera dessus, Il fonde une nouvelle fraternité et Il sera abandonné.

A nouveau la Croix du Seigneur s'élève de toutes ses force, comme un vrai étendard, comme la seule raison indiscutable: «Oh admirable vertu de la Croix! Oh ineffable gloire du Père! En elle nous pouvons contempler le tribunal du Seigneur, le jugement du monde et le pouvoir du Crucifié. Oh oui Seigneur! Tu as attiré à toi toutes les choses, lorsque t'as tendu tes mains vers le peuple incrédule et rebelle, l'univers entier a compris qu'il devait rendre hommage à ta majesté!» (Saint Léon le Grand). Jésus doit fuir de l'autre coté du Jourdan et ceux qui croient vraiment en Lui le rejoignent prêts à le suivre et à l'écouter.

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Publié le 21 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 8,51-59): 

«Amen, amen, je vous le dis: si quelqu'un reste fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort». Les Juifs lui dirent: «Nous voyons bien maintenant que tu es un possédé. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis: ‘Si quelqu'un reste fidèle à ma parole, jamais il ne connaîtra la mort’. Es-tu donc plus grand que notre père Abraham? Il est mort, et les prophètes aussi. Qui donc prétends-tu être?». Jésus répondit: «Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien; c'est mon Père qui me glorifie, lui que vous appelez votre Dieu, alors que vous ne le connaissez pas. Mais moi, je le connais, et, si je dis que je ne le connais pas, je serai un menteur, comme vous. Mais je le connais, et je reste fidèle à sa parole. Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie». Les Juifs lui dirent alors: «Toi qui n'as pas cinquante ans, tu as vu Abraham!». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: avant qu'Abraham ait existé, moi, Je Suis». Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.

 

L’Application

 

Comment pouvons-nous connaitre Dieu et L’adorer ? La réponse est nettement négative, car avec notre petite intelligence  nous ne pouvons jamais connaitre Dieu. Sans Le connaitre notre adoration n’a aucun sens qu’une admiration ou étonnement. Avec l’Eprit Saint, cette connaissance pourtant est accessible à une intelligence humaine.

Pour nous, le peuple qui croit en ce Dieu en Jésus Christ, notre tradition, histoire du salut, les écritures sacrées, etc. sont une règle de Vie. La Parole de Jésus qui se trouve dans la Bible sera le chemin de vie. Si nous restons fidèles à cette Parole de Dieu, qui vient vers nous dans une forme de commandement d’amour, nous vivrons en Jésus Christ et Dieu en nous.  

«Abraham votre père a tressailli d'allégresse dans l'espoir de voir mon Jour. Il l'a vu, et il a été dans la joie»

Abbé Enric CASES i Martín 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de saint Jean nous conduit devant une manifestation de Jésus au Temple. Le Sauveur révèle un fait méconnu des juifs: Abraham avait contemplé le jour de Sa venue et s'était réjoui de le voir. Ils savaient tous que Dieu avait conclu une alliance avec Abraham, par laquelle Il lui avait promit le salut de toute sa descendance. Mais ils ignoraient l'étendue de la lumière de Dieu. Le Christ leur révèle qu'Abraham avait vu le Messie dans le jour de Yahvé, et Il a appelé ce jour son jour. 

Dans cette révélation, Jésus démontre qu'Il possède la vision éternelle de Dieu. Mais, surtout, Il se manifeste à eux comme une présence préexistante et présente au temps d'Abraham. Peu après dans le feu de la discussion, quand les juifs le contredirent en lui disant qu'Il n'a même pas 50 ans, Il leur dit: «Avant qu'Abraham ait existé, moi, je suis» (Jn 8,58). C'est une proclamation éclatante de sa divinité, ils pouvaient la comprendre parfaitement et ils auraient pu également croire en Lui s'ils avaient eu plus de connaissance du Père. L'expression «Je suis» fait partie du tétragramme saint Yahvé, qui a été révélé au Mont Sinaï. 

Le Christianisme est beaucoup plus qu'un ensemble de règles élevées de morale, comme peuvent l'être l'amour parfait ainsi que le pardon. Le christianisme est la foi d'une personne. Jésus est Dieu et vrai Homme. «Dieu parfait, homme parfait», nous dit le Quicumque. Saint Hilaire de Poitiers, a écrit dans une belle prière: «Accorde-nous donc le sens exact des mots, la lumière de l'intelligence, la noblesse du langage, l'orthodoxie de la foi; ce que nous croyons, accorde-nous de l'affirmer aussi. C'est-à-dire, puisque nous connaissons par les prophètes et les Apôtres un seul Dieu, toi, le Père, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, pussions aussi te célébrer comme Dieu, en qui il n'y a pas unicité de personne, et confesser à ton Fils, en tout égal à toi».

 

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Publié le 20 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Jn 8,31-42): 

Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui: «Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres». Ils lui répliquèrent: «Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père». 

Ils lui répliquèrent: «Notre père, c'est Abraham». Jésus leur dit: «Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père». Ils lui dirent: «Nous ne sommes pas des enfants illégitimes! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu». Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même; c'est lui qui m'a envoyé».

 

«Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres»

Abbé Iñaki BALLBÉ i Turu 
(Terrassa, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui alors qu'il manque peu de jours pour entrer dans la Semaine Sainte, le Seigneur nous demande de lutter pour vivre des choses très concrètes, petites mais parfois difficiles. Nous les expliquerons peu à peu, mais il s'agit essentiellement d'être fidèle à sa parole. Qu'il est important de toujours rapporter notre vie à l'Évangile! Demandons-nous: que ferait Jésus dans la situation où je me trouve? Comment traiterait-il cette personne qui ne me revient pas? Quelle serait sa réaction en cette circonstance? Selon saint Paul, le chrétien doit être “un autre Christ”: «Je vis, mais non pas moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2,20). Le reflet du Seigneur dans ma vie quotidienne, comment est-il? Suis-je son miroir?

Le Seigneur nous garantit que si nous persévérons dans sa parole, nous connaîtrons la vérité et que la vérité nous rendra libres (cf. Jn 8,32). Dire la vérité n'est pas toujours facile. Que de fois nous échappent de petits mensonges, que de fois nous cachons quelque chose ou nous “faisons les sourds”! Dieu, nous ne pouvons pas le tromper. Il nous voit, il nous contemple, il nous aime et nous suit pas à pas chaque jour. Le huitième commandement nous enseigne que nous ne pouvons pas faire de faux témoignages, ni dire de mensonges, aussi petits soient-ils, même s'ils nous paraissent insignifiants. Pas même de “pieux” mensonges. «Que votre ‘oui’ soit ‘oui’ et votre ‘non’, ‘non’» (Mt 5,37), nous dit Jésus ailleurs. La liberté, cette tendance au bien, est très liée à la vérité. Parfois, nous ne sommes pas suffisamment libres parce que dans notre vie il y a comme un double fond, nous ne sommes pas transparents. Nous devons être clairs et nets. Le péché de mensonge nous rend esclave.

«Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez» (Jn 8,42), dit le Seigneur. Comment se concrétise notre désir quotidien de connaître le Maître? Avec quelle dévotion lisons-nous l'Évangile, même si nous disposons de peu de temps? Quelle empreinte laisse-t-il dans ma vie, dans ma journée? Pourrait-on dire, en me voyant, que je lis la vie du Christ?

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Publié le 19 Mars 2018

Gospel text

(Jn 8,21-30): 

Jesus said to the Pharisees, «I am going away, and though you look for me, you will die in your sin. Where I am going you cannot come». The Jews wondered, «Why does he say that we can't come where he is going? Will he kill him­self?». But Jesus said, «You are from below and I am from above; you are of this world and I am not of this world. That is why I told you that you will die in your sins. And you shall die in your sins unless you believe that I am He».

They asked him, «Who are you?»; and Jesus said, «Just what I have told you from the beginning. I have much to say about you and much to condemn; but the One who sent me is truthful and everything I learned from him, I proclaim to the world». They didn't understand that Jesus was speaking to them about the Father. So Jesus said, «When you have lifted up the Son of Man, then you will know that I am He and that I do nothing of my­self, but I say just what the Father taught me. He who sent me is with me and has not left me alone; because I always do what pleases him». As Jesus spoke like this, many believed in him.

 

The Application

 

Believing in Christ! Faith is purely a gift of God and all those who search for it, will find it or God makes them to find it. Even though faith is not a fruit of human intelligence, this intelligence does help us to understand, perceive the signs of faith in our daily life.  When this intelligence is applied with a heart filled with love and mercy, we will certainly see the fruit of Faith.

Our Faith is born essentially in our confidence with the providence of God (this God will never abandon us) and this providence is visible on the Cross (ever ready to forgive, even if we don’t merit it), particularly in the generosity of Jesus in forgiving his enemies. Jesus sees in them, the children of God.

Every Christian who believes in Christ is called to see his brothers and sisters as the same children of God and accord them the same love and forgiveness, imitating Jesus on the Cross. It is this same cross which has promised us the forgiveness and saved us. Without attaching ourselves into this Cross, we can’t participate in His resurrection.

Today Jesus is inviting us to discover him and His love by raising our eyes towards this Cross and identify Him as ours. Do we really know Him? And what is the response that we have for Jesus to this question, ‘who am I for you?’

 

 

«When you have lifted up the Son of Man, then you will know that I am He»

Fr. Josep Mª MANRESA Lamarca 
(Valldoreix, Barcelona,
Spain)

Today, the fifth Tuesday of Lent, only one week away from the contemplation of our Lord's Passion, He invites us to look at him in anticipation while redeeming us from the Cross: «Our High Priest is Christ Jesus, his precious body is our sacrifice that He immolated on the altar of the Cross for the salvation of all people» (Saint John Fisher).

«When you have lifted up the Son of Man» (Jn 8:28). The Crucified Christ, indeed,—“lifted up” Christ!— is the great and definite sign of the Father's love towards the fallen Humankind. His open arms, stretched out between Heaven and Earth, outline the indelible sign of His friendship with us, men. By seeing Him like this, lifted up before our sinful glance, we shall realize that He is (cf. Jn 8:28), and then, as those Jews that were listening to him, we shall also believe in Him.

Only the friendship of He, who is fully acquainted with the Cross, may provide us with the needed connaturality to get us into the Redemptor's heart. Pretending the Gospel without the Cross, bare of any Christian sense of mortification, or infected by the pagan and naturalist ambiance which unables us to understand the redeeming suffering values, would place us in the terrible conjuncture of having to hear from Christ's lips: —After all, why should I go on speaking to you?

That our serene and contemplative look of the Cross, be a question to the Crucified, whereby, wordless and noiseless, we tell him: «Who are you?» (Jn 8:25). And He will answer that He is «the way, the truth, and the life» (Jn 14:6), the Stock, which we, poor vine shoots, if not united to, will not be able to bear any fruit, because only him has words of eternal life. And thus, if we do not believe that He is, we shall die by our sins. However, we shall live, despite everything, and we shall already live in this world a Heavenly life, if we take from Him the joyous certitude that the Father is with us, that He will never leave us alone. Thus, we shall imitate the Son by doing always that which pleases the Father.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 19 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 8,21-30): 

Jésus leur dit encore: «Je m'en vais; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché. Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller». Les Juifs disaient: «Veut-il donc se suicider, puisqu'il dit: ‘Là où moi je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller’?». Il leur répondit: «Vous, vous êtes d'en bas; moi, je suis d'en haut. Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. C'est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés. Si, en effet, vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés». 

Ils lui demandaient: «Qui es-tu donc?». Jésus leur répondit: «Je n'ai pas cessé de vous le dire. J'ai beaucoup à dire sur vous, et beaucoup à condamner. D'ailleurs celui qui m'a envoyé dit la vérité, et c'est de lui que j'ai entendu ce que je dis pour le monde». Ils ne comprirent pas qu'il leur parlait du Père. Jésus leur déclara: «Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis, et que je ne fais rien par moi-même, mais tout ce que je dis, c'est le Père qui me l'a enseigné. Celui qui m'a envoyé est avec moi; il ne m'a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît». Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.

 

L’application

 

Croire en Jésus Christ ! La foi est un cadeau offert à tous ceux et celles qui la désirent. Cette foi est née non pas par une intelligence humaine, mais par la révélation divine. L’intelligence nous aide pourtant à découvrir, à percevoir et à comprendre ces révélations de Dieu. Pour mieux comprendre les fruits de cette foi, et les approprier, il faut avoir la patience, savoir appliquer cette intelligence avec un engagement de cœur, rempli d’amour et de pardon.

L’histoire de salut nous aide à comprendre la miséricorde et elle nous pousse dans nos faiblesses, à faire confiance, avec la certitude de pardon, si nous nous convertissions. Jésus sur la Croix n’a pas hésité d’accorder le pardon et ce pardon qu’Il a accordé à ses persécuteurs nous assure cette vérité de la miséricorde divine.

En ce temps de Carême, il faut nous demander, qui est Jésus pour nous et notre réponse sera de facto une expression ou la profession  de notre foi.

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme, alors vous comprendrez que moi, je suis»

Abbé Josep Mª MANRESA Lamarca 
(Valldoreix, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, cinquième mardi du Carême, à une semaine de la contemplation de la Passion du Seigneur, Celui-ci nous invite à le regarder lorsqu'Il nous rachète et nous libère d'abord sur la Croix: «Jésus Christ est notre pontife, son corps précieux est notre sacrifice qu'il a immolé sur l'autel de la Croix pour le salut de tous les hommes» (Saint John Fisher).

«Quand vous aurez élevé le Fils de l'homme...» (Jn 8,28). En effet, le Christ Crucifié —le Christ “élevé”!— c'est le signe grand et définitif de l'amour du Père pour l'Humanité abattue. Ses bras ouverts entre le ciel et la terre, tracent le signe indélébile de son amitié avec nous, les hommes. En le voyant, ainsi, élevé devant notre regard pécheur, nous comprendrons que Lui, il est (cf. Jn 8,28). Et alors, comme ces juifs qui l'écoutaient, nous aussi croirons en Lui. 

Seule l'amitié de celui qui est familiarisé avec la Croix peut nous rendre connaturel l'approfondissement du Cœur du Rédempteur. Prétendre à un Évangile sans Croix, dépourvu du sentiment chrétien de la mortification, ou contaminé par le milieu païen et naturaliste qui nous empêche de comprendre la valeur rédemptrice de la souffrance, nous placerait devant la terrible éventualité d'entendre des lèvres du Christ: «Après tout, pourquoi continuer à nous parler?».

Que notre regard vers la Croix, regard détendu et contemplative, soit une question adressée au Crucifié. Sans bruit de paroles, nous pouvons lui demander: «Qui es-tu donc?» (Jn 8,25). Il nous répondra «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» (Jn 14,6), la Vigne, sans laquelle, nous, pauvres sarments, ne pouvons donner de fruits, car Lui seul a les paroles de vie éternelle. Si nous ne croyons pas que Lui, il est, nous mourrons dans nos péchés. Mais nous vivrons, et vivrons déjà sur cette terre la vie du ciel, si nous apprenons de Lui la joyeuse certitude que le Père est parmi nous, et qu'Il ne nous abandonne pas. C'est ainsi que nous imiterons le Fils en faisant toujours ce qui plait au Père.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 18 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mt 1,16.18-21.24a): 

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret. 

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: «Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire: Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse.

«Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse»

+ Mgr. Ramon MALLA i Call Evêque Emérite de Lérida 
(Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Église célèbre la solennité de Saint Joseph, époux de Marie. C'est comme une parenthèse dans l'austérité du Carême. Mais dans la joie de cette fête, rien ne nous empêche de pouvoir continuer à avancer dans le chemin de la conversion, propre des jours du Carême.

Joseph est bien celui qui, élevant son regard, s'efforce pour s'adapter au plan de Dieu. Et Joseph est bien aussi celui qui, regardant les autres, essaie toujours d'interpréter dans le bon sens toutes leurs actions afin de sauvegarder leur bonne renommée. C'est dans ces deux aspects de la bonté que Saint Joseph nous apparaît dans l'Évangile d'aujourd'hui.

Sur chacun de nous Dieu a un plan d'amour, car «Dieu est amour» (1Jn 4,8). Mais les difficultés de notre vie font que, parfois, nous ne sachions pas le découvrir. Et, en bonne logique, nous nous plaignons et nous refusons les croix que le Seigneur nous tend.

Il a dû être difficile pour Saint Joseph de voir que Marie «avant qu'ils aient habité ensemble, fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint» (Mt 1,18). Il avait décidé de la répudier, mais «en secret» (Mt 1,19). Mais, en même temps, «lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe» (Mt 1,20), lui dévoilant qu'il devait devenir le père légal de l'Enfant, il accepta immédiatement «et il prit chez lui son épouse» (Mt 1,24).

Le Carême est une bonne occasion pour découvrir ce que Dieu attend de nous, et renforcer notre désir de le mener à bien. Demandons au bon Dieu, comme nous le dirons dans la collecte de la Messe, «que les mérites de l'Époux de votre très sainte Mère soient notre secours, nous vous en prions, Seigneur». Qu'Il nous fasse avancer dans notre chemin de conversion tout en imitant Saint Joseph dans l'acceptation de la volonté de Dieu et l'exercice de la charité envers notre prochain. Et, en même temps, rappelons-nous que «toute la sainte Église est débitrice avec la Mère Vierge, car c'est à travers Elle que l'Église a reçu le Christ, mais, ensuite, Saint Joseph est celui qui mérite le plus notre remerciement et notre révérence» (Saint Bernardin de Sienne).

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