Publié le 23 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 10,22-30): 

On célébrait à Jérusalem l'anniversaire de la dédicace du Temple. C'était l'hiver. Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon. Les Juifs se groupèrent autour de lui; ils lui disaient: «Combien de temps vas-tu nous laisser dans le doute ? Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement!». Jésus leur répondit: «Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage. Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis écoutent ma voix; moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle: jamais elles ne périront, personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut rien arracher de la main du Père. Le Père et moi, nous sommes un».

 

L’Application

 

Ça fait déjà 2000 ans, nous n’avons pas encore compris dans sa totalité, le mystère de la Trinité. Pour mieux le comprendre nous aimerions tout fragmenter et les analyser indépendamment. Jésus nous dit que nous ne pouvons pas les séparer, Ils sont tous, UN. Heureusement cette unité nous sauve, car, en découvrant Jésus le Ressuscité, en Lui nous pouvons découvrir son Père et le Père nous fera comprendre l’œuvre de l’Esprit Saint et à travers ses œuvres nous pouvons Le comprendre.

Pour une image, je prendrais les différentes portes d’une maison. Il nous suffit d’une seule porte pour y entrer. Notre connaissance d’une Personne de la Trinité, nous permettra à comprendre tous. Puisque Jésus est palpable, c’est mieux commencer avec Lui.

«Le Père et moi, nous sommes un»

Abbé Miquel MASATS i Roca 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous voyons Jésus qui «allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon» (Jn 10,23), durant la fête de la Dédicace à Jérusalem. Alors les juifs lui demandent: «Si tu es le Messie, dis-le nous ouvertement!», et Jésus leur répond: «Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas» (Jn 10,24.25).

Seule la foi rend l'homme capable de reconnaître Jésus-Christ comme Fils de Dieu. L'an 2000, pendant la rencontre avec les jeunes à Tor Vergata, Jean-Paul II parlait du “laboratoire de la foi”. À la question «Qui suis-je, aux dires des foules?» (Lc 9,18), il y a beaucoup de réponses… Mais Jésus passe ensuite au plan personnel: «Mais pour vous, qui suis-je?». Pour répondre correctement à cette question la “révélation du Père” est nécessaire. Pour répondre comme Pierre —«Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant» (Mt 16,16)— il faut la grâce de Dieu.

Même si Dieu veut que tout le monde croie et soit sauvé, seuls les humbles sont capables d'accueillir ce don. «Aux humbles, la sagesse», lit-on au livre des Proverbes (11,2). La vraie sagesse de l'homme consiste à se fier à Dieu.

Saint Thomas d'Aquin commente ainsi ce passage de l'Évangile: «Je puis voir grâce à la lumière du soleil, mais si je ferme les yeux, je ne vois pas; ce n'est pas la faute du soleil, mais la mienne».

Jésus leur dit que s'ils ne croient pas, qu’au moins ils croient les œuvres qu'Il fait, qui manifestent le pouvoir de Dieu: «Les œuvres que je fais au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage» (Jn 10,25).

Jésus connaît ses brebis et ses brebis écoutent sa voix. La foi mène à fréquenter Jésus dans la prière. Qu'est-ce que la prière, sinon la fréquentation de Jésus, qui nous aime et nous emmène au Père? Le résultat et la récompense de cette intimité avec Jésus dans cette vie, est la vie éternelle, comme nous l'avons lu dans l'Évangile.

 

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Publié le 22 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 10,1-10): 

«Amen, amen, je vous le dis: celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche à leur tête, et elles le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s'enfuiront loin de lui, car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus». Jésus employa cette parabole en s'adressant aux pharisiens, mais ils ne comprirent pas ce qu'il voulait leur dire. 

C'est pourquoi Jésus reprit la parole: «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis. Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance».

 

L’Application

 

Jésus est le Berger et la Porte. Sans Lui nous ne pouvons pas entrer dans le Royaume de Dieu. Pour nous, comment appliquer cette Parole en pratique ? Comme les brebis qui écoutent et suivre le berger, nous devons écouter tout ce dont Jésus nous enseigne et suivre le même chemin d’amour et de pardon. Comme Jésus qui est notre porte, nous devons de notre part devenir les portes pour nos frères et sœurs. Une bonne journée.

 

 

«Celui qui entre par la porte, c'est lui le pasteur. Les brebis écoutent sa voix et elles le suivent, car elles connaissent sa voix»

Abbé Francesc PERARNAU i Cañellas 
(Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous continuons de contempler l'une des images les plus belles et les mieux connues de la prédication de Jésus: le bon Berger, ses brebis et son bercail. Nous gardons tous le souvenir de ces santons du bon Pasteur que nous contemplions, quand nous étions petits. Une image chérie par les premiers fidèles et qui, dès le temps des catacombes, a fait partie de l'art sacré chrétien. Que des choses évoque ce jeune berger qui porte sa brebis blessée sur son épaule! Tant de fois nous nous sommes vus dans cette pauvre bête.

Tout récemment, nous avons célébré la fête de Pâques et, cette fois encore, nous nous sommes rappelé que Jésus ne parlait pas en langage figuratif lorsqu'Il nous disait que le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Il l'a fait réellement: sa vie a été le gage de notre rédemption; avec sa vie Il a acheté la nôtre, et grâce a cette rançon nous avons été libérés: «Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé» (Jn 10,9). Nous trouvons ici la manifestation du grand mystère de l'amour ineffable de Dieu qui arrive à des extrêmes inimaginables pour sauver chaque créature humaine. Jésus a aimé au point de donner sa vie. Nous pouvons encore entendre les paroles de l'Évangile de saint Jean, quand il nous introduit au récit de la Passion: «Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout» (Jn 13,1).

Parmi les paroles de Jésus je voudrais insister sur celles-ci: «Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent» (Jn 10,14); mieux encore, «les brebis écoutent sa voix (…) et elles le suivent, car elles connaissent sa voix» (Jn 10,3-4). C'est vrai que Jésus nous connaît, mais, pouvons-nous en dire autant? Le connaissons aussi bien, l'aimons-nous, le remercions-nous comme il faut?

 

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Publié le 20 Avril 2018

Gospel text

(Jn 6,60-69): 

After hearing his doctrine, many of Jesus' followers said, «This language is very hard! Who can accept it?». Jesus was aware that his disciples were murmuring about this and so He said to them, «Does this offend you? Then how will you react when you see the Son of Man ascending to where he was before? It is the spirit that gives life; the flesh cannot help. The words that I have spoken to you are spirit and they are life. But among you there are some who do not believe». From the beginning, Jesus knew who would betray him. So he added, «As I have told you, no one can come to me unless it is granted by the Father». 

After this many disciples withdrew and no longer followed him. Jesus asked the Twelve, «Will you also go away?» Peter answered him, «Lord, to whom shall we go? You have the words of eternal life. We now believe and know that you are the Holy One of God».

 

The Application

 

I am not a great theologian to inspire my lectors, rather I would like share with you how I personally try to put this gospel message in act. First I would like to see the behaviours of the people about the teachings of Jesus. It is quite possible that some of the teachings of Jesus disturb us. Let us not get panicked. I will allow myself to be disturbed and see, what I can do about it. Rather than abandoning totally, I would like to understand and if needed, I will ask for an explanation. Even if I don’t understand, if the person is good, I would personally love to hang around the person, in the hope of understanding the matter later. I will never wish to withdraw.

In the gospel, Jesus is inviting us to an upper level of understanding the divine realities. First Jesus affirms that the Holy Spirit guides and helps us. Even if we have a great desire for greater truths and put all our energy to discover the truth, we have to understand the limit of the flesh and all the Sprit to work in us. Only the Spirit can help us to understand the teachings of Jesus, through His teaching, the person of ‘JEESUS’ and through Him, the Father.

In the difficult moment of life, many have abandoned Jesus. How do we act in a difficult moment of life? Do I have the faith and if not, let us simply implore Him, and He will certainly have the pleasure of helping us. We should never lose our Hope and learn to surrender ourselves before the divine will, for the Lord is GOOD.

«You have the words of eternal life»

Fr, Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Spain)

Today, we have just read in the Gospel Jesus' allocution about the Bread of Life, which is Himself, offering us his body as nurture for our souls and for our Christian life. And, as it usually happens, we have to contemplate two different —if not opposite— reactions, from those who are listening to him. 

His language is too hard for some, too incomprehensible for their mentality, closed to the Lord's saving Word; St. John says, somewhat sadly, that «after this many disciples withdrew and no longer followed Him» (Jn 6:66). It is the same evangelist who gives us a clue to help us understanding the attitude of these persons: they would not believe, they would not be willing to accept Jesus' teachings, which were, so often, inexplicable for them.

But, on the other hand, we can see the Apostles' reaction, led by St. Peter: «Lord, to whom shall we go? You have the words of eternal life. We now believe» (Jn 6:68-69). It is not that the twelve are smarter, or even better, nor do they understand the Bible any better; but they are indeed more modest, more trusting, more open to the Holy Spirit, more docile. Every now and then, we can spot them in the Gospels when making mistakes, unable to understand Jesus, arguing over who is more important and even daring to correct the Master when he announces them his Passion; but they are always faithful, by his side. Their secret: they truly loved Him.

St. Augustine expresses it this way: «Good habits leave no trace in our soul, but good loves do (...). Truly, this is all love is about: to obey and believe whom you love». In the light of this Gospel we may wonder: where have I placed my love? what faith and what obedience have I to the Lord and to what the Church teaches? What kind of docility, simplicity and trust do I live with regards to God's things?

 

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Publié le 20 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 6,60-69): 

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, s'écrièrent: «Ce qu'il dit là est intolérable, on ne peut pas continuer à l'écouter!». Jésus connaissait par lui-même ces récriminations des disciples. Il leur dit: «Cela vous heurte? Et quand vous verrez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant? C'est l'esprit qui fait vivre, la chair n'est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas». Jésus savait en effet depuis le commencement qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et celui qui le livrerait. Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père». 

A partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui. Alors Jésus dit aux Douze: «Voulez-vous partir, vous aussi?». Simon-Pierre lui répondit: «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu».

 

L’Application

‘L’intolérable’……………… voilà une expression intéressante. L’Enseignement de Jésus n’est plus intéressant, et incompréhensible. Quelle est ton réaction devant une telle situation ? Tu lâches tout, abandonne tout ce que tu as fait, où tu écoutes et cherchent encore ?  

Comment comprenons-nous l’esprit et la chaire ? Avons-nous ressentis ce conflit spirituel en nous ?, et quel était le résultat ? Comment avons-nous discerné ?  

Jésus nous pose encore cette question, « Voulez-vous partir, vous aussi ? » La réponse de Simon Pierre était, « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint, le Saint de Dieu. »  Aujourd’hui, quelle sera ta réponse ? Et  ‘la vie éternelle’, ça te dit quoi exactement? Peux-tu l’expliquer aux enfants ?

 

«Tu as les paroles de la vie éternelle»

Abbé Jordi PASCUAL i Bancells 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui nous venons de lire dans l'Évangile le discours de Jésus sur le Pain de Vie, Lui-même qui va se donner à nous comme nourriture pour nos âmes et pour notre vie chrétienne. Et, comme il arrive souvent, nous avons pu observer deux réactions bien différentes, et même opposées, de la part de ceux qui l'écoutaient.

Pour certains, son langage est trop dur, incompréhensible pour leur mentalité fermée à la Parole salvifique et vivifiante du Seigneur, et saint Jean ajoute —un peu tristement— «qu'à partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s'en allèrent et cessèrent de marcher avec lui» (Jn 6,66). 

L'évangéliste nous donne un indice pour comprendre l'attitude de ces personnes. Ils ne croyaient pas, et ils n'étaient guère disposés à accepter les enseignements de Jésus, trop souvent incompréhensibles pour eux.

De l'autre côté, nous voyons la réaction des Apôtres, représentée par saint Pierre: «Seigneur, vers qui pourrions-nous aller? Tu as les paroles de la vie éternelle, et nous croyons» (Jn 6,68-69). Les douze ne sont pas plus malins que les autres; ni meilleurs; ni même plus experts dans les Ecritures; mais ils sont certainement plus simples, plus confiants, plus ouverts à l’Esprit, plus dociles. 

De temps en temps, dans les Évangiles, nous les surprenons à se tromper ou à avoir bien du mal à comprendre Jésus; à discuter de qui est le plus important d'entre eux; ou, même, à corriger leur Maître, lorsqu'il leur annonce sa passion; mais nous les trouvons toujours à ses côté, fidèles. Leur secret: ils l'aimaient vraiment.

Saint Augustin l'exprime ainsi: «Ce ne sont pas les bonnes mœurs qui laissent leurs empreintes dans l'âme, mais les bons amours (...). Voici en vérité l'amour: obéir et croire à celui qu'on aime». À la lumière de cet Évangile nous pouvons nous demander: où ai-je placé mon amour? Quelle foi et quelle obéissance ai-je dans mon Seigneur et dans ce que l'Église nous apprend? Avec quelle docilité, quelle simplicité et quelle confiance est-ce que je vis les choses de Dieu?

 

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Publié le 19 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,52-59): 

Les Juifs discutaient entre eux: «Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger?». Jésus leur dit alors: «Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel: il n'est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement». Voilà ce que Jésus a dit, dans son enseignement à la synagogue de Capharnaüm.

«Amen, amen, je vous le dis: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous»

Abbé Àngel CALDAS i Bosch 
(Salt, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus affirme trois vérités incontournables: nous devons manger et boire le corps et le sang du Fils de Dieu, si nous ne prenons pas l'Eucharistie nous ne pouvons pas avoir la Vie, nous sommes déjà dans la vie éternelle et cette vie est l'unique condition pour la résurrection (cf. Jn 6,53-58). Rien n'est plus clair dans l'Evangile que ces trois affirmations.

Souvent nous, les catholiques, nous ne sommes pas à la hauteur des conditions requises pour recevoir l'Eucharistie: parfois nous prétendons “vivre” sans pour autant satisfaire les conditions de vie demandées par Jésus, et pourtant comme l'a écrit Jean Paul II: «L'Eucharistie est un don si grand qu'il n'accepte pas d'ambiguïtés ou réductions».

“Manger pour vivre”: manger le corps du Fils de l'Homme afin de “vivre” comme le Fils de l'Homme. Ici manger signifie prendre l'Eucharistie. C'est “manger”. Et le terme “manger” est utilisé afin que le besoin d'une ressemblance et d'une identification avec Jésus soit évident: nous devons communier afin de conserver cette union intacte, c'est à dire: afin de penser, parler et aimer comme Lui. Nous, les Chrétiens, avions vraiment besoin de l'encyclique de Jean Paul II "L'église vit dans l'Eucharistie". C'est une encyclique remplie de passion: elle est comme un “feu” car l'Eucharistie est brûlante.

«J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir!» (Lc 22,15) leur dit Jésus le soir du Jeudi Saint. Nous devons retrouver la ferveur eucharistique. Aucune autre religion n'a une telle initiative. C'est Dieu Lui-même qui vient directement dans le cœur de l'homme afin d'établir avec lui une mystérieuse et extraordinaire relation d'amour. Et à partir de cette union s'établit l'Eglise et ainsi nous prenons part à l'activité apostolique et ecclésiastique de l'Eucharistie.

Nous sommes à l'intérieur même du mystère, comme Thomas, qui touche les plaies de Jésus crucifié. En tant que chrétiens, nous devons réévaluer notre dévouement au mystère eucharistique tel que le Christ nous le révèle et comme l'Eglise nous le propose. Et nous devons retrouver cette tendresse envers l'Eucharistie et le respect d'antan: des génuflexions bien posées, plus de communions spirituelles,… Et à partir de l'Eucharistie notre prochain nous semblera plus saint tel qu'il est ainsi nous pourrons nous mettre à son service avec un dévouement tout nouveau.

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Publié le 18 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,44-51): 

«Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes: Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu: celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis: celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel: si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie».

«Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous louons le Seigneur de qui nous viennent la gloire et le triomphe. Le Ressuscité se présente à son Église avec ce «Je suis celui qui suis» qui le désigne comme la source de salut: «je suis le pain de la vie» (Jn 6,48). En action des grâces, la communauté constituée autour du Vivant le connaît amoureusement et accepte l'instruction de Dieu, reconnue maintenant comme l'enseignement du Père.

Le Christ, immortel et glorieux, revient nous rappeler que c'est le Père qui est au centre de tout. Ceux qui l'écoutent et y croient vivent en communion avec celui qui vient de Dieu, avec le seul qui l'a vu. Ainsi, la foi est-elle le début de la vie éternelle. Le pain vivant c'est Jésus. Ce n'est pas d'une nourriture que nous assimilons; c'est elle qui nous assimile. Jésus nous donne faim de Dieu, soif d'entendre sa Parole qui est joie et allégresse du coeur. L'Eucharistie est l'anticipation de la gloire célestielle: «Rompant le même pain eucharistique, qui est remède d'immortalité, antidote pour ne pas mourir, mais pour vivre toujours en Jésus-Christ» (Saint Ignace d'Antioche).

La communion avec la chair du Christ ressuscité doit nous habituer à tout ce qui descend du ciel, c'est à dire, à demander, à recevoir et à assumer notre véritable condition: nous sommes faits pour Dieu et Lui seul soulage pleinement notre esprit.

Mais ce pain vivant, ne nous fera pas seulement vivre un jour au delà de notre mort physique, mais il nous est donné dès à présent «pour que le monde ait la vie» (Jn 6,51). Le dessein du Père, qui ne nous a pas créés pour mourir, est lié à la foi et à l’amour. Il veut une réponse à son initiative qui soit actuelle, libre et personnelle. Chaque fois que nous mangeons de ce pain, engageons-nous dans l'Amour vrai! Nous ne vivons plus pour nous-mêmes, nous ne vivons plus dans l'erreur. Notre monde est encore beau, car il y en Un qui continue de l'aimer à l'extrême, car il existe un Sacrifice qui profite même à ceux qui l'ignorent.

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Publié le 18 Avril 2018

Gospel text

 (Jn 6,35-40): 

Jesus said to the crowds, «I am the bread of life; whoever comes to me shall never be hungry, and whoever believes in me shall never be thirsty. Nevertheless, as I said, you refuse to believe, even when you have seen. Yet, all that the Father gives me will come to me, and whoever comes to me, I shall not turn away. For I have come from heaven, not to do my own will, but the will of the One who sent me. And the will of him who sent me is that I lose nothing of what He has given me, but instead that I raise it up on the last day. This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life; and I will raise him up on the last day».

 

The Application

 

We all would like to do the will of the Father. The question is how to discern the divine will in our daily life, particularly in eating and drinking, for example. If we consecrate little of our precious time to meditate, even in this material activities, we will easily find out how God acts in these little eating and drinking. The more we search for the divine will, the more we are in the contemplation. The soul which contemplates, even the eating and drinking, will find, that God nourishes and quenches our thirst.

I don’t mean by this that every human act is a divine act, not necessarily. However, God is capable of transforming our misadventures and failures as grace and benediction. It is here we discover that in the early Christian persecution, the Church got spread like a fire, in the early stage. Thus even our sins can be a grace to come closer to God. I always thank God for my sins, because, it is here I feel the divine mercy and get confirmed of God’s forgiveness in me. If I don’t sin, I would become very arrogant and miserable for others (more than what I am today to my brothers in the community.

The Eucharistic mystery is the only way of becoming Christ for the world. By eating His body and drinking His blood, we become the Christ for the World. Once se realise this divine identity in us, our act and thinking will change and we will be a totally transformed person. As Christians, we have this responsibility of being a Christ, a saviour of the world, because God wishes to save the whole world. We are called to be the light of the world and the salt of the earth. It is though our witnessing life, through our deeds and words that God wishes to communicate to the world. The more we discover Jesus, the more God will reveal Himself to us. It is in this revelation that God transforms us and He transforms us, so that we may be a mean for others transformation and conversion. Though we may fail to recognise the work of God in us, we should assure us that God will never abandon the believers.

 

«Whoever comes to me shall never be hungry»

Fr. Gavan JENNINGS 
(Dublín, Ireland)

Today we see how much our hunger and our thirst concern God! How can we continue to think that God is indifferent to our sufferings? And yet, so often, we “refuse to believe” in the tender love that God has for each one of us. In hiding himself in the Eucharist, God manifests the incredible lengths He will go to in order to satiate our thirst and our hunger. 

But what thirst and hunger are these? Ultimately it is the hunger and thirst for “eternal life”. Physical hunger and thirst is only a pale reflection of a deep desire each man has for a divine life that only Christ can give us. «This is the will of the Father, that whoever sees the Son and believes in him shall live with eternal life» (Jn 6,39). And what must we do to obtain this eternal life we so desire? Some heroic, superhuman feat? No, it is something much simpler for Jesus says: «Whoever comes to me, I shall not turn away» (Jn 6,37). We simply have to turn up – to come to Him. 

These words of Christ spur us to come to him daily in Mass. This is the easiest thing in the world: simply to turn up at Mass, pray and then receive his Body. Once we do this, we not only possess this new life, but we radiate it to others. Pope Francis, the then Cardinal Bergoglio, said in a Corpus Christi homily: «How beautiful it is, after receiving Holy Communion, to think of our lives as a prolonged Mass in which we bring the fruit of the presence of the Lord to the world of families, to the housing estates, to our study and work; thus we will also come to think of our life as a daily preparation for the Eucharist, in which the Lord takes everything that is ours and offers it once again to the Father».

 

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Publié le 18 Avril 2018

Texte de l'Évangile

(Jn 6,35-40): 

Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif. Mais je vous l'ai déjà dit: vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé. Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour».

L’Application

 

Dieu agit à travers les hommes, pourtant tout acte humain n’est pas nécessairement de l’œuvre divine. Dieu transforme tout en bien, particulièrement à tous ceux et celles qui croient en Lui. Même si cet acte de transformation est universel, malheureusement, seulement un homme de foi peut l’identifier et le reconnaitre.

Le salut est ouvert pour tous et universel. C’est pourquoi Jésus nous invite à le découvrir dans notre foi chrétienne, comme une source de la vie, une vie auprès Dieu. En mangeant son Corps et en buvant son sang, nous les devenons aux frères du monde. Par notre vie chrétienne, nous rendons Jésus visible, non seulement pour la visibilité, mais pour l’être vraiment. En reconnaissant cette vérité de la vie en Jésus Christ, celle que nous avons reçue lors de baptême, nous devenons non seulement croyants, mais les chrétiens, les christs au monde. En devenant les christs au monde, Dieu se révélera en nous, essentiellement à travers nos actes. Dans cette révélation, nous découvrirons Dieu, le Père de Jésus Christ. Tous ceux et celles qui croirons, Dieu les accueillera, comme Il nous a accueilli et transformé. Une bonne journée.  

 

«La volonté de mon Père, c'est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus se présente en tant que pain de la vie. A première vue, la définition qu'il donne de lui-même provoque curiosité et perplexité; mais lorsque nous y pensons bien, nous nous rendons compte qu'en ces paroles se manifeste le sens de sa mission: sauver l'homme et lui donner vie. «Or, la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour» (Jn 6,39). Pour cette raison et pour perpétuer son action rédemptrice et sa présence parmi nous, Jésus-Christ s'est fait pour nous aliment de la vie. 

Dieu rend possible que nous croyions en Jésus-Christ et que nous nous approchions à Lui: «Tous ceux que le Père me donne viendront à moi; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m'a envoyé» (Jn 6,37-38). Approchons-nous, donc, avec foi, à Celui qui a voulu être notre nourriture, notre lumière et notre vie, étant donné que “la foi est le principe de la vie authentique”, comme affirme Saint Ignace d'Antioche. 

Jésus-Christ nous invite à le suivre, à nous alimenter de Lui, car c'est ce que signifie croire en Lui. À la fois, Il nous enseigne à réaliser la volonté du Père, tel qu'Il la réalise. En enseignant aux disciples la prière des enfants de Dieu, le Notre Père, il fit suivre les deux pétitions suivantes: «Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour». Ce pain ne fait pas seulement référence à l'aliment matériel, sino à Lui-même, aliment de la vie éternel, avec qui nous devons demeurer unis jour après jour, avec la cohésion profonde du Saint-Esprit.

 

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Publié le 16 Avril 2018

Texte de l'Évangile (Jn 6,30-35): 

Ils lui dirent alors: «Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire? Au désert, nos pères ont mangé la manne; comme dit l'Écriture: Il leur a donné à manger le pain venu du ciel». Jésus leur répondit: «Amen, amen, je vous le dis: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel; c'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde». Ils lui dirent alors: «Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours». Jésus leur répondit: «Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura plus jamais faim; celui qui croit en moi n'aura plus jamais soif».

«C'est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans les paroles de Jésus, nous pouvons constater la différence et la complémentarité entre l'Ancien et le Nouveau Testament: l'Ancien est la figure du Nouveau et dans le Nouveau les promesses faites par Dieu aux patriarches dans l'Ancien parviennent à leur plénitude. Ainsi, la manne que les israélites mangèrent dans le désert n'était pas l'authentique pain du ciel, mais la figure du vrai pain que Dieu, notre Père, nous a donné chez la personne de Jésus-Christ, qu'Il a envoyé comme Sauveur du monde. Moïse demanda à Dieu, en faveur des israélites, une nourriture matérielle; Jésus-Christ, en revanche, s'offre lui-même comme aliment divin qui donne la vie.

«Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire? Quelle œuvre vas-tu faire?» (Jn 6,30), exigent les juifs, incrédules et impertinents. Le signe de la multiplication des pains et des poissons opéré par Jésus le jour précédent leur a-t-il paru de peu? Pourquoi hier voulaient-ils proclamer Jésus roi et aujourd'hui ne le croient-ils plus? Que le cœur humain est inconstant! Saint Bernard de Clairvaux dit: «Les impies tournent autour de Lui, car bien sûr ils veulent satisfaire leur désir, et sottement ils méprisent le moyen de parvenir à leur fin». C'est ce qui arrivait aux juifs: imbus d'une vision matérialiste, ils prétendaient que quelqu'un les nourrisse et résolve leurs problèmes, mais ils ne voulaient pas croire; c’était tout ce qui les intéressait de Jésus. N'est-ce pas la perspective de celui qui désire une religion commode, faite sur mesure et qui n'engage à rien?

«Seigneur, donne-nous de ce pain-là, toujours» (Jn 6,34): que ces paroles, prononcées par les juifs de leur point de vue matérialiste, je les prononce avec la sincérité que me donne la foi; qu'elles expriment vraiment le désir de me nourrir de Jésus-Christ et de vivre uni à Lui pour toujours.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 15 Avril 2018

Gospel text

(Jn 6,22-29): 

After Jesus had fed the five thousand, his disciples saw him walking on the water. Next day the people who had stayed on the other side realized that only one boat had been there and that Jesus had not entered it with his disciples; rather, the disciples had gone away alone. Bigger boats from Tiberias came near the place where all these people had eaten the bread. When they saw that neither Jesus nor his disciples were there, they got into the boats and went to Capernaum looking for Jesus. 

When they found him on the other side of the lake, they asked him, «Master, when did you come here?». Jesus answered, «Truly, I say to you, you look for me, not because you have seen through the signs, but because you ate bread and were satisfied. Work then, not for perishable food, but for the lasting food which gives eternal life. The Son of Man will give it to you, for he is the one the Father has marked». Then the Jews asked him, «What shall we do? What are the works that God wants us to do?». And Jesus answered them, «The work God wants is this: that you believe in the One whom God has sent».

 

The Application

 

We all would like to have a deep faith and wish to witness this. The question is how to measure the depth of our faith. There are two ways of doing. First and the best is to be placed in the place of Stephan or be in the place of persecution. The second is to identify from us, the pure act of faith. Let us not be confused by our prayers as an act of faith, because, many of our prayers are supplication in nature and thus there are not pure act of faith. Even our charities can be because we like it and it is for our pleasure and will that we may be engaging, without knowing exactly the divine will. It can be purely  an act of concern and love for the person, not necessarily an act of faith.

The second question is why do we search for the Lord? What is that lasting food for which we are working? And how do we engage?

What is ‘believing’ in Jesus means and what is the consequence of this belief?  

«Work (…) for the lasting food which gives eternal life»

Abbé Jacques FORTIN 
(Alma (Quebec), Canada)

Today, after the miracle of the multiplication of the loaves, the people went looking for Jesus as far as Capernaum. Then as now, people are seeking the divine. Isn't the proliferation of religious sects and esotericism proof of this thirst for all things divine?

However, some people would like to adapt this divinity to their own needs. History tells us that sometimes, there have been attempts to use the divine for political or other purposes. Today the crowd went looking for Jesus. Why? It is the question that Jesus asks when he says: «Truly, I say to you, you look for me, not because you have seen through the signs, but because you ate bread and were satisfied» (Jn 6:26). Jesus was not fooled. He knows that they were not able to read the signs for the multiplication of the loaves. He announced that what nourishes man is a spiritual food which gives us eternal life (cf. Jn 6:27). God is the one who gives us this food and he gives it to us through his Son. Anything that increases our faith in Him is the kind of food in which we should invest all our energies.

We understand why the Pope encourages us to work on a re-evangelization of our world, which often does not come to God for the good reasons. The Fathers of the Vatican II Council, in the constitution "Gaudium et Spes" ("The Church in the Modern World") remind us that: «The Church truly knows that only God, Whom she serves, meets the deepest longings of the human heart, which is never fully satisfied by what this world has to offer». And why do we continue to follow Jesus? What does the church bring to us? We must remember what Vatican II tells us! Are we convinced that the well-being this nourishment provides can be given to the world?

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Rédigé par JOHNBOSCO

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