Publié le 5 Mars 2018

Gospel text

(Mt 18,21-35): 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times.

»This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt. 

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe me!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for­give your brother or sister».

 

The Application

 

Today’s gospel message can’t be just reduced into the question of pardon or forgiveness. It is a question of the human identity and his capacity to act accordingly. Since we are regulated by rules and regulations, many of us give a self-certificate as good and right, or rather to say, to remain politically correct, in a given situation, judging everything according to these rules and regulations. Though it is not a bad idea in itself, it is not what is expected of a baptised Christian.

The baptised Christian is called to look at the Father and judge himself, according to the divine values, his or her own way life, and verify it, whether it is coherent with the divine will. Our mindlessness and insensitivity towards the pain and suffering of others, may lead us towards a just certification of our act as a ‘wicked servant.’

It is quite interesting to note that the first judgement doesn’t come directly from God, rather from the humanity, on the earth. Thus we have an opportunity here, in our own limited time, to verify ourselves, by simply looking without colouring our vision, at the sincere humanity, and look our own inner humanity. It is here we learn the need for conversion and reconciliation. There is no limit, and our perfection here on earth, is never permanent or eternal. It needs regular control and verification.

 

 

«The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt»

Fr. Enric PRAT i Jordana 
(Sort, Lleida, Spain)

Today, Matthew's Gospel invites us to ponder over the mystery of forgiveness by proposing a parallel between God's ways and our own human behavior when it comes to forgiving others.

Man even dares measuring and keeping control of the magnanimity of his forgiving nature: «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?» (Mt 18:21). Peter felt seven times was a bit too much, perhaps the very maximum we can stand. In fact, Peter comes out of it quite splendidly if compared to the official of the parable who, when he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver, «grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’» (Mt 18:28), refusing to listen to his pleading and promises of payment.

In actual fact, man either refuses to forgive or miserly measures out his forgiveness. Who would actually say that we have just received from God an infinitely reiterated and limitless forgiveness…? The parable says: «The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt» (Mt 18:27). And this, despite the fact his debt was very big.

But the parable we are commenting on emphasizes God's ways when it comes to granting forgiveness. After calling the debtor's attention to the gravity of his situation, he suddenly took pity on him before his humble and sorrowful pleading: «(...) he threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity...» (Mt 18:26-27). This episode reflects what each one of us knows by our own experience and with deep gratitude: that God forgives the repentant and converted one without any limit. The negative and sad ending of the parable, however, honors justice and evidences the truth of Jesus' words in Lk 6:38: «For with the measure you use, it will be measured to you».

 

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Publié le 5 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21-35): 

 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. 

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

 

L’Application

 

Jésus nous aide à découvrir deux vérités sur son Père : Dieu d’amour et de justice. Cet amour Il s’exprime dans sa miséricorde et cette justice Il s’exercera lorsque nous nous mettrons debout devant Lui.  

Nous avons une parabole qui nous rappelle non seulement notre devoir chrétien et en même temps  elle nous invite à vivre avec les autres d’une manière humaine et à tisser une relation saine.

Si nous observons cette parabole en peu près, nous découvrirons, ce n’est pas Dieu qui nous juge, mais notre propre humanité.  

Jésus nous révèle le jugement divin sans pitié, à tous ceux et celles qui refusent d’agir selon la volonté divine, une volonté plein d’amour et de miséricorde.

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Abbé Enric PRAT i Jordana 
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

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Publié le 4 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,24-30): 

Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien». 

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Hier je vous avis dit, il faut apprendre à écouter la colère du Seigneur. Très souvent cette colère divine est une grâce pour tous ceux et celles qui cherchent la volonté divine.

Aujourd’hui les lectures du jour nous aident à apprendre qu’écoute à la Parole de Dieu et une obéissance nous sauvera et purifiera. La veuve et Naaman sont présentés comme les modèles de cette obéissance. Heureusement ils sont les étrangers, que nous sommes, nous aussi.

En ce temps de Carême, Jésus nous invite à découvrir ce Dieu qui nous guéri et qui nous protège.

«Aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie»

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE 
(Cobourg, Ontario, Canada)

Aujourd'hui, dans l'Evangile, Jésus nous dit "qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie" (Lc 4,24). En utilisant ce proverbe, Jésus se présente comme un prophète.

Le "prophète", c'est celui qui parle au nom de quelqu'un autre, qui apporte le message de quelqu'un d'autre. Chez les hébreux, les prophètes étaient des hommes envoyés par Dieu pour annoncer, soit avec des paroles, soit avec des signes, la venue du Messie, le message du salut, de la paix et de l'espérance.

Jésus est le prophète par excellence, le Sauveur attendu ; toutes les prophéties s'accomplissent avec Lui. Mais, comme à l'époque d'Elie et d'Elisée, Jésus n'est pas "bien reçu" parmi les siens, puisque ce sont eux qui, pleins de colère, "l'ont jeté hors de la ville" (L 4,29).

Du fait de notre baptême, chacun de nous est aussi appelé à devenir prophète : C'est pour cela que :

1° Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle. Pour ce faire, comme le dit le Pape François, nous devons écouter la Parole avec une ouverture sincère, la laisser toucher notre propre vie, nous réclamer, nous exhorter, nous mobiliser, car si nous ne consacrons pas du temps à cette Parole pour prier, alors nous serons un "faux prophète", un "escroc", un "charlatan qui sonne creux".

2° Vivre l'Evangile. Le Pape François dit à nouveau "on ne nous demande pas d'être immaculés, mais d'être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l'Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d'avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours.

3° En tant que disciples de Jésus, nous devons être conscients que de même que Jésus a connu le rejet, la colère, a été chassé, cela se profile aussi à l'horizon de notre vie quotidienne.

Que Marie, Reine des prophètes, nous guide sur notre chemin.

 

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Publié le 4 Mars 2018

La vie chrétienne est une vie profondément fondé dans l’amour divin qui s’exprime explicitement dans l’amour humain. Cette vie qui a son origine dans la générosité divine doit reconnaitre et respecter non seulement son origine et identité divine, mais aussi approprier en lui toutes la propriété divine. Dieu n’a pas un devoir accomplir, alors l’homme par sa propre nature a des devoirs à accomplir. Nous l’appelons comme une responsabilité humaine envers l’humanité, y compris la création toute entière. Comme Dieu protège sa création, l’homme approprie en lui cette responsabilité divine. S’il ne respecte pas ce devoir, ou cette responsabilité, qui est étroitement lié à la responsabilité divine, avec la création, il disparaitre, lui aussi.  C’est pour cela, il est appelé à vivre avec les autres, y compris les animaux et les oiseaux de la terre, d’une manière cohérente et équilibre.  Le commandement que Moïse a reçu de Dieu et a donné à sa génération résume cette philosophie de la vie.

Cette philosophie de la vie devient pour les chrétiens une théologie de son existence en cherchant surtout la volonté divine qui est la sienne. En accomplissant cette volonté, une volonté remplie de bonté et de générosité, il trouvera sa joie et son bonheur. C’est ainsi il coopère à la construction du Royaume de Dieu sur la terre, un Royaume d’amour et de paix. Ce Royaume se construise, très souvent par le sang versé par les élus de Dieu, les martyres de l’Eglise, qui sont devenu les témoins de cet amour que Dieu s’exprime, pour son humanité dans la Croix. Saint Paul écris au peuple de Corinthe sur cette Croix du Seigneur  comme une folie pour le monde, car il n’a pas compris, combien Dieu l’aime.  Il faut reconnaitre que cet amour reste pourtant invisible.

L’homme par sa nature voit tout ce qui est visible, par cette visibilité il cherche la vérité, qui reste très souvent invisible. Alors Dieu par sa nature voit tout ce qui est invisible et tout ce qui va advenir. Dieu n’a besoin ni signe de la terre ni du ciel, tout est devant Lui. L’homme dans sa faiblesse cherche toujours les signes.

La purification temple est pour Dieu, une purification parfaite de l’humanité.  Puisque le Temple représente la demeure de Dieu et un lieu que  l’homme accorde un culte à son Dieu, par sa purification  Dieu purifie non seulement l’homme, mais aussi tout ce que le culte peut lui apporter. Détruire ce Temple, non pas simplement un bâtiment, mais tout ce que l’homme a établie dans son ignorance, les sacrifices pour faire plaisir à Dieu. C’est ainsi, désormais Jésus devient le Temple par excellence, qui fera par Lui-même une alliance parfaite devant son Père, pour l’humanité. Ce n’est plus une alliance que Dieu fera avec l’humanité, ou une alliance que l’homme ferra avec son Dieu par le culte qu’il a établi, mais Dieu fera une alliance avec Dieu en Jésus Christ, une alliance digne de Dieu. « Voici l’Agneau de Dieu» de Jean le Baptiste nous démontre cette alliance que Dieu va faire en Jésus Christ, ou le Christ qui va faire pour l’humanité, sur la Croix, un Agneau par excellence sans tache va s’offrir pour la rémission des péchés.

Mes amis, tout d’abord, il faut purifier notre cœur, le temple de l’Esprit Saint.  Que notre cœur ne soit pas un lieu de marchant, cherchant tout ce qui est favorable, et intéressant, plutôt qu’il devienne un lieu de paix et de réconciliation. Que notre culte soit un sacrifice digne et acceptable de Dieu, selon la volonté divine. En ce temps de Carême découvrons ce Dieu qui vient à la rencontre de l’humanité et qui veut à tout prix nous sauver et nous purifier. Il faut apprendre à accepter cette colère, la sainte colère comme un appel à la conversion, et  à la purification. Amen.

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Publié le 4 Mars 2018

The Christian life is a life deeply rooted in divine love that expresses itself explicitly in human love. This life which has its origin in the divine generosity must recognize and respect not only its origin and divine identity, but also appropriate in it all the divine property. God has created man, in His own image.  God does not have a duty to fulfil towards this humanity, because He has given to him the divine liberty and discernment. Man by his own nature has duties to accomplish to live his life in a dignified way, coherent to his own nature and identity. We call it a human responsibility to humanity, including the entire creation. As God protects His creation, man appropriates in Him this divine responsibility. If he does not respect this duty, or that responsibility, which is closely related to divine responsibility, with creation, he also will disappear. Any abuse incurred to the creation, is naturally an abuse to the humanity. That is why he is called to live with others, including animals and birds of the earth, in a consistent and balanced way. The command that Moses received from God and gave to his generation sums up this philosophy of life, particularly a balanced human divine relationship.

This philosophy of life becomes for Christians a theology of their existence by seeking above all the divine will which is in truth the human will, that we all desire for ourselves. By accomplishing this will, a will filled with kindness and generosity, he will find his joy and his happiness. This is how he cooperates in building the Kingdom of God on earth, a Kingdom of love and peace. This Kingdom is built, very often by the blood shed by the elites of God, the martyrs of the Church, who have become witnesses of this love that God expresses for his humanity on the Cross. St. Paul write to the people of Corinth on this Cross of the Lord as foolishness to the world, for the world did not understand, how much God loves him. It must be recognized that this love remains invisible, for those who don’t search for it.

Man by his nature sees all that is visible, by this visibility he seeks the truth, which remains very often invisible. God by nature sees all that is invisible and all that will happen. God does not need any sign of the earth or the sky, everything is before Him. The man in his weakness is always looking for signs.

The purification temple is for God, a perfect purification of humanity. Since the Temple represents the dwelling place of God and a place where man gives a cult to his God, by his purification, God purifies not only man, but also all that worship can bring him. Destroy this Temple, not just a building, but all that man has established in his ignorance, the sacrifices to please God. Thus, from now on Jesus becomes the Temple par excellence, who will make by Himself a perfect covenant in front of his Father, for the humanity. It is no longer a covenant that God will make with humanity, or a covenant that man will make with his God through the worship he has esætablished, but God will make a covenant with God in Jesus Christ, a covenant worthy of God. "Here is the Lamb of God" of John the Baptist shows us this covenant that God is going to make in Jesus Christ, or the Christ who will do for humanity, on the Cross, a Lamb par excellence without spot will offer himself for the forgiveness of sins.

My friends, first of all, we must purify our heart, the temple of the Holy Spirit. May our heart not be a place of bazar, seeking all that is favourable and interesting, or bargaining for a lesser price, rather may it become a place of peace and reconciliation. May our worship be a worthy and acceptable sacrifice of God, according to the divine will. In this time of Lent, let us discover this God who comes to meet humanity and who wants to save us and purify us at all costs. To achieve this, one must learn to accept this anger, holy wrath of Jesus in the Temple, as a call to conversion, and to purification.  Have a wonderful Sunday. Amen.

 

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Publié le 2 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 15,1-3.11-32): 

Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: «Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux». Mais il leur dit cette parabole: Il dit encore: «Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir’. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: ‘Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires’. Et il se leva, et alla vers son père. 

»Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: ‘Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils’. Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé’. Et ils commencèrent à se réjouir. 

»Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras’. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: ‘Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!’. ‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé’».

 

L’Application

 

Très souvent dans nos paroisses ce texte est choisi pour la célébration du sacrement de la réconciliation. Donc, je ne souhaite pas vous proposer encore un commentaire pour l’application, sauf ajouter un point important. Si le fils a décidé de se rendre chez lui comme un des serviteurs de son père, c’est parce qu’il était témoin de la miséricorde de son père et particulièrement il a savouré son amour. Si nous ne sommes pas témoins de la miséricorde divine et si nous n’avons pas savouré son amour, la conversion, la réconciliation, etc., est pratiquement impossible.

«Me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi»

Abbé Llucià POU i Sabater 
(Granada, Espagne)

Aujourd'hui, nous regardons la Miséricorde, la note distinctive de Dieu le Père, en ce moment où nous contemplons une Humanité orpheline, car elle —dans un oubli de sa mémoire— ne sait plus qu'elle est Fille de Dieu. Cronin parle d'un fils qui est parti de chez lui, qui a gaspillé tout son argent, sa santé, son honneur de famille et est allé en prison. Peu avant de reprendre sa liberté, il écrit chez lui en disant que si on le pardonnait il fallait accrocher au pommier qui donnait sur la voie ferrée un mouchoir blanc. Si le mouchoir était là il reviendrait à la maison sinon ils ne le reverraient plus jamais. Y aurait-il un mouchoir accroché au pommier? «Ouvre les yeux…! et regarde!», lui dit un compagnon. Il ouvre les yeux et reste bouche-ouverte, il n'y avait pas un mouchoir accroché au pommier… mais il y en avait des centaines!

Cela nous rappelle ce tableau de Rembrandt où on voit comment le fils qui revient, malade et affamé est accueilli par un vieillard avec deux mains différentes, l'une forte d'un père qui le serre fort, l'autre délicate d'une mère qui douce et affectueuse le caresse. C'est pareil pour Dieu, Il est Père et Mère…

«Mon père, j'ai péché» (Lc 15,21), nous aussi nous voulons dire cela au Père et sentir comment Il nous serre dans Ses bras au moment de la confession pour nous préparer à participer à la fête de l'Eucharistie. Ainsi, puisque: «Dieu nous attend chaque jour, comme ce père de l'Evangile attendait son fils prodigue» (San Josemaría), parcourons le chemin de retour avec Jésus jusqu'à notre rencontre avec le Père, où tout sera lumière: «Le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné» (Concile Vatican II).

Le sujet principal est toujours le Père. Demandons que le trajet à travers le désert du Carême nous amène à nous interroger intérieurement sur cet appel à participer dans le mystère de la Miséricorde Divine, puisque, après tout, la vie n'est que un retour vers le Père.

 

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Publié le 1 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mt 21,33-43.45-46):

 «Écoutez une autre parabole. Il y avait un homme, maître de maison, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l'afferma à des vignerons, et quitta le pays. Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons, pour recevoir le produit de sa vigne. Les vignerons, s'étant saisis de ses serviteurs, battirent l'un, tuèrent l'autre, et lapidèrent le troisième. Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers; et les vignerons les traitèrent de la même manière. Enfin, il envoya vers eux son fils, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais, quand les vignerons virent le fils, ils dirent entre eux: ‘Voici l'héritier; venez, tuons-le, et emparons-nous de son héritage’. Et ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?».

Ils lui répondirent: «Il fera périr misérablement ces misérables, et il affermera la vigne à d'autres vignerons, qui lui en donneront le produit au temps de la récolte». Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Écritures: ‘La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle; c'est du Seigneur que cela est venu, et c'est un prodige à nos yeux?’. C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits». 

Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu'elle le tenait pour un prophète.

«La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle»

Abbé Melcior QUEROL i Solà 
(Ribes de Freser, Girona, Espagne)

Aujourd'hui Jésus, par la parabole des vignerons homicides, nous parle de l'infidélité; il compare Israël à la vigne et les chefs du peuple élu aux vignerons. C'est à eux et à toute la descendance d'Abraham que le Royaume de Dieu avait été confié, mais ils ont perverti l'héritage: «C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits» (Mt 21,43).

Au début de l'Évangile de Matthieu, la Bonne Nouvelle paraît adressée uniquement à Israël. Déjà dans l'Ancienne Alliance, le peuple élu a pour mission d'annoncer et de porter le salut à toutes les nations. Mais Israël n'a pas été fidèle à sa mission. Jésus, le médiateur de la Nouvelle Alliance, réunira autour de lui les douze apôtres, symboles du “nouvel” Israël, appelé à donner des fruits de vie éternelle et à annoncer à tous les peuples le salut.

Ce nouvel Israël, c'est l'Église, tous les baptisés. Nous avons reçu, en la personne de Jésus et de son message, un présent unique que nous devons faire fructifier. Nous ne pouvons pas nous contenter d'une vie individualiste et fermée à notre foi; il faut la communiquer et en faire don à chaque personne qui s'approche de nous. Il en découle que le premier fruit est que nous vivions notre foi dans la chaleur de notre famille, celle de la communauté chrétienne. Ce sera facile, car «là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d'eux» (Mt 18,20).

Mais il s'agit d'une communauté chrétienne ouverte, c'est-à-dire éminemment missionnaire (deuxième fruit). Par la force et la beauté du Ressuscité “au milieu de nous”, la communauté est attirante dans tous ses faits et gestes, et chacun de ses membres jouit de la capacité d'engendrer des hommes et des femmes à la vie nouvelle du Ressuscité. Un troisième fruit est que nous vivions avec la conviction et la certitude de ce que dans l'Évangile se trouve la solution à tous les problèmes.

Vivons dans la sainte crainte de Dieu, pour que le Royaume ne nous soit pas enlevé et donné à d'autres.

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Publié le 28 Février 2018

Gospel text

(Lc 16,19-31): 

Jesus said to his disciples, «Once there was a rich man who dressed in purple and fine linen and feasted every day. At his gate lay Lazarus, a poor man covered with sores, who longed to eat just the scraps falling from the rich man's table. Even dogs used to come and lick his sores. 

»It happened that the poor man died and angels carried him to take his place with Abraham. The rich man also died and was buried. From hell where he was in torment, he looked up and saw Abraham afar off, and with him Lazarus at rest. He called out: ‘Father Abraham, have pity on me and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire’. Abraham replied: ‘My son, remember that in your lifetime you were well-off while the lot of Lazarus was misfortune. Now he is in comfort and you are in agony. But that is not all. Between your place and ours a great chasm has been fixed, so that no one can cross over from here to you or from your side to us’.

»The rich man implored once more: ‘Then I beg you, Father Abraham, to send Lazarus to my father's house where my five brothers live. Let him warn them so that they may not end up in this place of torment’. Abraham replied: ‘They have Moses and the prophets. Let them listen to them’. But the rich man said: ‘No, Father Abraham. But if someone from the dead goes to them, they will repent’. Abraham said: ‘If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con­vinced even if someone rises from the dead’».

 

The Application

 

The writing is on the wall for the whole world to see. And, if we haven’t seen yet, then there is something wrong in our way of living. Let us look at this gospel little differently. Jesus is addressing to his close associates, particularly those who desire to be his disciples. If we are close to him, then there is a personal message for us too.

I would like to invite you all to look at these personages of the gospel and see to ourselves, the areas where we have to improve ourselves. Like, the confidence of the poor man, and his perseverance, without being judgemental about the behaviour of this rich man. Though the story ended up miserably for him, it may be repeated for us. God does take initiative to save us, here on the earth.

The rich can be we who refuse to see the needy just in front of us. There are many people who are around us, but we are not interested in them. Living in our own world and remain without being connected to the world around us, may led us to the isolation and misery. Why don’t we take initiative to break these barriers and advance in taking risk in our relationship? The Lord is always there to guide us and protect us.

Abraham does see in this rich me, the loving child of God. And, how do we look at people who are judged by the society?  If God is joyful for Lazarus, the same God is sad for the rich man. Do we look the world with the eyes of the Lord, filled with compassion and love?

«If they will not listen to Moses and the prophets, they will not be con¬vinced even if someone rises from the grave»

Fr. Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Spain)

Today, the Gospel is a parable discovering the realities of man in afterlife. Jesus tells us about the divine reward or retribution we shall have depending upon our behavior.

The contrast between the rich and the poor is very strong. The luxury of the rich and his indifference to the plight of poor Lazarus lying at his door, his pathetic situation, even when dogs used to come and lick his sores (cf. Lk 16:19-21). It all has a deep realism introducing us into the scene.

We might ponder, where would I be if I was one of the two main characters of the parable? Our society reminds us, constantly, that we have to live well, in comfort and well-being, enjoying ourselves, worry free... To live for oneself, without minding others, or at the very best, the minimum necessary to keep one's conscience at ease, but certainly not because of a sense of justice, love or solidarity.

Today, we are presented with the need to listen to God in this life, to convert ourselves and take advantage of the time He offers us. God will eventually call us to account. In this life we risk our eternal life.

Jesus is quite explicit about the reality of Hell and He describes some of its characteristics: the sorrow senses suffer —«and send Lazarus with the tip of his finger dipped in water to cool my tongue, for I suffer so much in this fire» (Lk 16:24)— and its eternity —«Between your place and ours a great chasm has been fixed» (Lk 16:26).

Saint Gregory the Great tells us that «all these things are told so that nobody may apologize because of their ignorance». We have got to get rid of the old man and be free to be able to love our fellow man. We have to react to the suffering of the poor, the unwell or the forsaken. It would be good we might frequently remember this parable so that it would made us more responsible of our life. We all will have to face the moment of death. And we should better be always ready because one day we shall be judged.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 28 Février 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 16,19-31): 

«Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d'ulcères, et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères. 

»Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham. Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux; et, tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s'écria: ‘Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme’. Abraham répondit: ‘Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire’.

»Le riche dit: ‘Je te prie donc, père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j'ai cinq frères. C'est pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments’. Abraham répondit: ‘Ils ont Moïse et les prophètes; qu'ils les écoutent’. Et il dit: ‘Non, père Abraham, mais si quelqu'un des morts va vers eux, ils se repentiront’. Et Abraham lui dit: ‘Sils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait’».

 

L’Application

 

La parabole de pauvre Lazare peut nous aider à comprendre l’amour et la compassion de Dieu. Même si Lazare était pauvre, devant Dieu, son nom était s’inscrit parmi les saints. Pour la contemplation, notre nom, est-il s’inscrit dans le ciel ?

Abraham s’adresse ‘mon enfant’ et Dieu est toujours miséricordieux. Sommes-nous digne de l’accueillir ?

Dieu nous demande d’écouter, comme nous l’avons entendu le dimanche dernier. Avons-nous écouté la voix du Seigneur ?

L’évangile du jour nous donne les pistes ou les chemins, si nous le voulons, comme Moïse et prophètes. Sommes-nous connectés à ces personnages ?

«S'ils n'écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu'un des morts ressusciterait»

Abbé Xavier SOBREVÍA i Vidal 
(Castelldefels, Espagne)

Aujourd'hui l'Évangile est une parabole qui nous dévoile la réalité de l'homme après sa mort. Jésus nous parle de prix ou châtiment d'après notre comportement.

Le contraste entre le riche et le pauvre est très fort. Le luxe et l'indifférence du riche; la pathétique situation de Lazare, avec les chiens qui viennent lécher ses ulcères (cf. Lc 16,19-21). Tout cela a un grand réalisme qui nous met en scène.

Nous pouvons songer, où serais-je si j'étais une des deux protagonistes de la parabole? Notre société nous incite à toute heure à bien vivre. Avec du confort et bien-être, en jouissant et sans préoccupations. Vivre pour soi-même, sans s'occuper d'autrui, ou tout au plus, en ne nous préoccupant que le nécessaire pour tranquilliser notre conscience, mais pas par un sens de justice, amour ou solidarité.

Aujourd'hui on nous présente la nécessité d'écouter Dieu dans notre vie, de nous y convertir et d'en profiter du temps qu'Il nous a accordé. Dans cette vie nous jouons la vie.

Jésus clarifie l'existence de l'enfer et nous décrit quelques unes de ses caractéristiques: la peine qui souffrent nos sens —«qu'il trempe le bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme» (Lc 16,24) — et l'éternité —«il y a entre nous et vous un grand abîme» (Lc 16,26).

Saint Grégoire le Grand nous dit que «on dit toutes ces choses afin que personne ne puisse prétexter l'ignorance». Il faut se dépouiller du vieil homme et devenir libre pour aimer son prochain. Il faut répondre aux souffrances des pauvres, des malades ou de ceux qui ont été abandonnés. Il serait bon de nous souvenir souvent de cette parabole pour qu'elle puisse nous faire devenir plus responsables de notre vie. Nous devons tous mourir. Et il faut y être toujours prêt, parce qu'un jour nous serons certainement jugés.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 27 Février 2018

Texte de l'Évangile (Mt 20,17-28): 

Pendant que Jésus montait à Jérusalem, il prit à part les douze disciples, et il leur dit en chemin: «Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens, pour qu'ils se moquent de lui, le battent de verges, et le crucifient; et le troisième jour il ressuscitera». 

Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils, et se prosterna, pour lui faire une demande. Il lui dit: «Que veux-tu?». «Ordonne, lui dit-elle, que mes deux fils, que voici, soient assis, dans ton royaume, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche». Jésus répondit: «Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire?». «Nous le pouvons», dirent-ils. Et il leur répondit: «Il est vrai que vous boirez ma coupe; mais pour ce qui est d'être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui mon Père l'a réservé». 

Les dix, ayant entendu cela, furent indignés contre les deux frères. Jésus les appela, et dit: «Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n'en sera pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave. C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs».

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur»

Abbé Francesc JORDANA i Soler 
(Mirasol, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui l'Église —sous l'inspiration du Saint Esprit— nous propose en ce temps de Carême un texte dans lequel Jésus demande à ses disciples —à nous aussi, par conséquent— un changement de mentalité. Jésus, aujourd'hui, fait exploser les vues trop humaines et terrestres de ses disciples et leur ouvre un nouvel horizon de compréhension quant au style de vie de ceux qui le suivent.

Nos inclinations naturelles nous portent à dominer les choses et les personnes, à commander et à ordonner, pour qu'on fasse ce qui nous plait, pour que les gens nous reconnaissent un status, une position sociale. Eh bien, le chemin que Jésus nous propose est à l'opposé: «Quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur; et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave» (Mt 20,26-27). “Serviteur”, “esclave”: Nous ne pouvons en rester à l'énoncé de ces mots! Nous les avons entendu des centaines de fois, nous devons être capables d'entrer en contact avec la réalité qu'ils signifient et confronter cette réalité à nos attitudes et à nos comportements.

Le Concile Vatican II a affirmé que «l'homme acquiert sa plénitude à travers le service et le don désintéressé aux autres». Dans ce cas, il nous semble que nous donnons notre vie, alors qu'en vérité nous la trouvons. L'homme qui ne vit pas pour servir, ne sert pas pour vivre. Et pour cette manière de vivre, notre modèle est le Christ lui-même —l'homme pleinement homme— car «le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs» (Mt 20,28).

Être serviteur, esclave, exactement comme nous le demande Jésus, est impossible pour nous. C'est hors de portée de notre pauvre volonté: nous devons implorer, espérer et désirer intensément que ces dons nous soient concédés. Le Carême et ses pratiques —le jeûne, l'aumône et la prière— nous rappellent que pour recevoir ces dons nous devons nous y disposer dûment.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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