Publié le 10 Mars 2018

In every process of human development, God is at the heart in sprouting in us the hope and brings whenever needed the light to enlighten us. It is humanly understandable and we experience very often in our daily life that we stumble and fall, sometime wilfully, refusing to acknowledge our failures. The little pleasures of life submerge our capacity of reasoning, application of our intelligence and our deeper will to be with God. It is here God sends the messengers to remind us and rekindle in us the same desire for God and for His holiness. Our unfaithfulness and arrogance sometime have helped our enemies to destroy, this wonderful desire in us, and we were the cause of the desperations of the messengers of God.  The faithfulness and the mercy of God are there to remind us and help us, happily to re-join in the company of people, the people of God, the people that God so loved. The Lenten season is one such occasion to realise this divine faithfulness, discover his unconditional love and mercy, inviting us all to come back to God, just like the prodigal son.

It is important that we recall our past misadventures, which will earnestly help us not to fall once again by our stupidity. Our history of salvation is also filed with signs of Hope, because it gives us the wonderful image of a merciful God. A God who is always ready to forgive and help us. We are His people, a people chosen by Him, a people loved by Him. It is in this unconditional love that we find the reason to hope.  This hope is certainly not a handiwork of human being. It is a mere gift given by God, to us, with love and compassion.

The search of Nicodemus can be compared to the people of good will of our contemporary world, who still search for this God, the God of mercy and compassion. Just like him, who didn’t have the certitude of finding the Christ, advancing in doubt with the hope, we too should have the courage to take this pilgrimage towards the Christ, with the hope of finding Him. For the surprise of Nicodemus, Jesus has already found him under the fig tree, and today he is invited to discover the divinity of Jesus, the saviour of the Word. An invitation is extended to him, to join the angels of the Lord, particularly to participate in the divine movements in the human history. ‘You will see the greater things’ to come. This future history is not the beginning of a new history, rather the continuation of the NEW history, narrowly linked to the OLD history, the lifting of the serpent, which has saved the people in the desert.

This new history is a beautiful love story, the love story of God. God so ‘loved the world’. Even though this world repeatedly rejected the light and have chosen the darkness, God comes once again, in Christ to light up the world. The WORD became flesh, tangible and accessible to us all. Now it is up to us, to choose the light or the darkness. The way we act and think will discern whether we are with Jesus or not. All that we do and say, should give a life witness to this divine love story and make our life as a beautiful love story, in dedication to the divine love, given and received, in Jesus, on the Cross. Have a wonderful Sunday. 

 

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Publié le 9 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Lc 18,9-14): 

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres: «Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain. Le pharisien se tenait là et priait en lui-même: ‘Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes: voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne’. Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: ‘Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis!’. Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé; qui s'abaisse sera élevé».

«C'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste»

Fr. Gavan JENNINGS 
(Dublín, Irlande)

Aujourd'hui, le Christ nous présente deux hommes qui, pour un observateur "ordinaire" pourraient sembler presque identiques, car ils se trouvent au même endroit et font la même chose: tous les deux sont «montés au temple pour prier» (Lc 18,10). Mais au-delà des apparences, au plus profond de leur conscience personnelle, les deux hommes diffèrent radicalement: l'un, le pharisien, a la conscience tranquille, alors que l'autre, le publicain —collecteur d'impôts— est inquiet car il ressent de la culpabilité.

Aujourd'hui, nous avons tendance à considérer les sentiments de culpabilité —le remords— comme quelque chose qui se rapproche d'une aberration psychologique. Cependant, le sentiment de culpabilité permet au publicain de ressortir du Temple réconforté, car «lorsque cet homme est redescendu à sa maison il était devenu juste alors que l'autre non» (Lc 18,14). «Ce sentiment de culpabilité» a écrit Benoît XVI quand il était encore le Cardinal Ratzinger ("Conscience et vérité") «trouble la fausse tranquillité de la conscience et on peut l'appeler "protestation de la conscience" contre mon existence faite d'auto-satisfaction. Il est aussi nécessaire pour l'homme que la douleur physique, qui signifie une altération du fonctionnement normal du corps».

Jésus ne nous incite pas à penser que le pharisien ne dit pas la vérité quand il affirme qu'il n'est pas un rapace, qu'il n'est ni injuste ni adultère et qu'il jeûne et donne de l'argent au Temple (cf. Lc 18,11); ni que le collecteur d'impôts délire en se considérant comme un pécheur. Ce n'est pas la question. C'est plutôt que «le pharisien ne se rend plus compte que lui aussi est coupable. Sa conscience est complètement nette. Mais le "silence de la conscience" le rend impénétrable vis-à-vis de Dieu et des hommes, alors que le "cri de la conscience" qui inquiète le publicain le rend capable de sentiments de vérité et d'amour. Jésus peut troubler les pécheurs!» (Benoît XVI).

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Publié le 8 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mc 12,28b-34): 

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s'avança pour lui demander: «Quel est le premier de tous les commandements?». Jésus lui fit cette réponse: «Voici le premier: Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là». 

Le scribe reprit: «Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices». Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu». Et personne n'osait plus l'interroger.

«Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là»

Abbé Pere MONTAGUT i Piquet 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui la liturgie du carême nous présente l'amour comme la racine la plus profonde de l'auto communication avec Dieu: «L'âme ne peut vivre sans amour, elle veut toujours aimer quelque chose, parce qu'elle est faite d'amour, et que Moi je l'ai créée par amour» (Sainte Catherine de Sienne). Dieu est Amour tout puissant, amour à l'extrême, amour crucifié: «C'est dans la croix qu'on peut contempler cette vérité» (Benoît XVI). Cet Evangile n'est pas uniquement une révélation de comment Dieu —par l'intermédiaire de son Fils— souhaite être aimé. Avec un commandement du Deutéronome: «Aime le Seigneur ton Dieu» (Dt 6,5) et un autre du Lévitique (Lv 19,18): «Aime ton prochain», Jésus conduit à son terme la plénitude de la loi. Il aime le Père comme Dieu vrai, né du vrai Dieu, et en tant que Verbe fait homme, Il crée une nouvelle humanité de Fils de Dieu, frères qui s'aiment avec l'amour du Fils.

L'appel de Jésus à la communion et à notre mission demande une participation dans le propre de sa nature, c'est une intimité dans laquelle il faut s'introduire. Jésus ne revendique à aucun moment être le but de nos prières et de notre amour. Il rend grâce au Père et Il est continuellement dans Sa présence. Le mystère du Christ nous attire vers l'amour de Dieu —invisible et inaccessible— et en même temps c'est un chemin pour nous permettre de reconnaître l'amour dans la vérité et dans la vie envers nos frères visibles et présents. Ce qui est le plus précieux ce ne sont pas les offrandes qu'on brûle sur l'autel mais le Christ qui brûle comme sacrifice et offrande unique afin que nous soyons avec Lui un seul autel et un seul amour. 

Cette unification de connaissance et d'amour tissé par l'Esprit Saint permet que Dieu puisse aimer à travers nous en utilisant toutes nos capacités et pour nous cela nous permet de pouvoir aimer avec le même amour filial et fraternel que le Christ. Ce que Dieu a uni dans l'amour, l'homme ne peut pas le séparer. C'est bien ça la grandeur de celui qui se soumet au Royaume des Cieux: l'amour de soi-même n'est plus un obstacle mais devient pour chacun d'entre nous une extase d'amour envers l'unique Dieu et la multitude de nos frères.

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Publié le 7 Mars 2018

Gospel text

(Lc 11,14-23): 

 

One day Jesus was driving out a dumb demon. When the demon had been driven out, the mute person could speak, and the people were amazed. Yet some of them said, «He drives out demons by the power of Beelzebul, the chief of the demons». So others wanted to put him to the test by asking him for a heavenly sign.

But Jesus knew their thoughts and said to them, «Every nation divided by civil war is on the road to ruin, and will fall. If Satan also is divided, his em­pire is coming to an end. How can you say that I drive out demons by calling upon Bee­lze­bul? If I drive them out by Beelzebul, by whom do your fellow mem­bers drive out demons? They will be your judge, then. But suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you? As long as the strong and armed man guards his house, his goods are safe. But when a stronger one attacks and overcomes him, the challenger takes away all the weapons he relied on and disposes of his spoils. Whoever is not with me is against me, and whoever does not gather with me, scatters».

 

The Application

 

If God has given us the eyes to see, He has given us also the heart and the intelligence to perceive in the visible realities the essential truth of life. If we refuse to go deeper into what we have seen and heard, we are condemned to remain in the periphery of life, without realising the marvellous beauty that this life offers to us in a daily manner. Sometime, it is important to climb on the top of the mountain to perceive the largess of the sea.

Today Jesus is inviting us to see deep into our hearts the way we think and the way we look at people and the events of life. He is teaching us to identify in these events the visible signs of divine presence.

In many at times, what we see outside may be a revelation of our own hidden interiority. If we are able to see the goodness in others and be able to appreciate all that the life give to us, in its generosity, then we can say that our interiority is healthy and ready to participate in the divine goodness. If we see only what is bad and if our way of looking at events and people are very hurting and judgemental, then our interiority is wounded, and it needs a healing and attention.

In these days of fasting and praying, Jesus calls each and every one of us to be with him to be healed and encouraged and continue to do the good deeds, imitating Jesus himself as our master and guide.

 

 

«Suppose I drive out demons by the finger of God; would not this mean that the kingdom of God has come upon you?»

Fr. Josep GASSÓ i Lécera 
(Ripollet, Barcelona, Spain)

Today, in the proclamation of the Word of God, the figure of the devil appears once more: «One day Jesus was driving out a dumb demon» (Lk 11:14). Each time the texts speak of the devil, we feel, maybe, slightly uncomfortable. However, it is true evil exists, and it is so deeply rooted we cannot fully remove it. It is also true evil has a very broad scope: it keeps on “digging” and we simply cannot stop it. Yet, Jesus has come to fight these evil forces, to fight the devil. He is the only one who can drive him out.

Jesus has been slandered and accused: the devil is able to achieve everything. While the people were amazed at what Jesus Christ had done, «Yet, some of them said, ‘He drives out demons by the power of Beelzebub, the chief of the demons’» (Lk 11:15).

Jesus' response shows the absurdity of the argument from those contradicting him. In passing, this answer means for us a call to unity, to the strength meant by the unity. Disunity, instead, is an evil and destructive ferment. One of the evil signs is, precisely, division and making us unable to understand each other. Unfortunately, the present world is marked by this type of evil spirit which prevents our understanding and recognition of one another. 

It will be good for us to ponder over which should be our cooperation in this matter of “throwing out the devil”, or keeping off evil. Let's wonder: do I contribute with what is needed so that our Lord expels evil from me? For «out of the heart come evil thoughts» (Mt 15:19). It is very important the response we can all give, that is, our necessary cooperation at a personal level.

Let's hope the Virgin Mary intercedes before Jesus, her beloved Son, so that He expels any type of evil from the world (wars, terrorism, mistreatment, violence) and from our heart, too. Virgin Mary, Mother of the Church and Queen of Peace, pray for us!

 

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Publié le 7 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Lc 11,14-23): 

Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration. Mais certains se mirent à dire: «C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons». D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit: «Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous. Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse».

 

L’Application

 

Ce n’est plus les yeux seules qui nous aident à découvrir la vérité, mais le cœur et l’intelligence de l’homme qui nous soutiennent à découvrir la vérité telle qu’elle se présente.

Le regard que nous portons surs les autres, sont très souvent une révélation de notre intériorité. Une personne qui a une âme pure verra partout la présence du bien. Une personne qui a une pensée mauvaise ne sera pas capable d’identifier le bien dans le cœur des autres.

Aujourd’hui, si nous ne sommes pas capables de reconnaitre dans les biens quotidiens, la présence divine, c’est vraiment, je le dirais, dommage.

«Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous»

Abbé Josep GASSÓ i Lécera 
(Ripollet, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui dans la proclamation de la parole de Dieu, la présence du démon se manifeste à nouveau: «Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet» (Lc 11,14). Chaque fois que les textes nous parlent du démon, nous nous sentons, peut être, un peu mal à l'aise. En tout cas, il est vrai que le mal existe, et qu'il a des racines si profondes que nous ne pouvons pas les éliminer totalement. Il est aussi vrai que le mal se répand: il “travaille” tout le temps et nous ne pouvons guère le dominer. Mais Jésus est venu pour combattre les forces du mal, le démon. Lui seul peut le rejeter.

On a calomnié et accusé Jésus: le démon peut tout faire. Alors que la foule était dans l'admiration de ce que Jésus-Christ venait d'accomplir, «certains se mirent à dire: ‘C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons’» (Lc 11,15).

La réponse de Jésus montre l'absurdité de l'argument de ses contradicteurs. Au passage, cette réponse est un appel pour nous à l'unité, à la force de l'union. La désunion, en revanche, est un ferment maléfique et destructeur. D'ailleurs, l'un des signes du mal est la division et l'incompréhension entre nous. Malheureusement, le monde actuel se distingue par ce type d'esprit mauvais qui empêche la compréhension et la reconnaissance des uns pour les autres.

Il est bon que nous méditions quelle est notre participation à cette «expulsion des démons» ou à ce refus du mal. Demandons-nous: fais-je le nécessaire pour faire que le Seigneur écarte le mal du dedans de moi? Est-ce que je coopère suffisamment à cette “expulsion”? Car «c'est du coeur que proviennent les pensées mauvaises» (Mt 15,19). La réponse de chacun, c'est-à- dire, notre collaboration personnelle, est très importante. 

Que Marie intercède auprès de Jésus, son Fils aimé, pour qu'il expulse de notre coeur et du monde tous les maux (guerres, terrorisme, mauvais traitements, toutes les formes de violence). Marie, Mère de l'Église et Reine de la Paix, prie pour nous!

 

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Publié le 6 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Mt 5,17-19): 

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis: Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux».

«Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais accomplir»

Abbé Vicenç GUINOT i Gómez 
(Sant Feliu de Llobregat, Espagne)

Aujourd'hui l'on respecte beaucoup les différentes religions. Toutes expriment la recherche de la transcendance par l'homme, la recherche de l'Au-delà, des réalités éternelles. Par contre, dans le christianisme, qui plonge ses racines dans le judaïsme, ce phénomène est l'inverse du cas précédant: c'est Dieu qui cherche l'homme.

Comme Jean Paul II nous le rappelait, Dieu veut s'approcher de l'homme, Dieu veut lui adresser la parole, lui montrer son visage parce qu'Il cherche son intimité avec lui. Ceci devient une réalité avec le peuple d'Israël, le peuple choisi par Dieu pour recevoir sa parole. C'est bien l'expérience que fait Moïse lorsqu'il dit: «Quelle est en effet la grande nation dont les dieux soient aussi proches que le Seigneur notre Dieu est proche de nous chaque fois que nous l'invoquons?» (Dt 4,7). Et le psalmiste chante que Dieu «révèle sa parole à Jacob, ses volontés et ses lois à Israël. Pas un peuple qu'il ait ainsi traité; nul autre n'a connu ses volontés» (Ps 147,19-20)

Jésus, par sa présence, accomplit la volonté de Dieu de s'approcher de l'homme. C'est pour cela qu'Il dit «ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes: je ne suis pas venu abolir, mais accomplir» (Mt 5,17). Il vient pour les enrichir, pour les éclairer, afin que tous les hommes puissent connaître le véritable visage de Dieu et entrer dans Son intimité.

En ce sens, mépriser les indications de Dieu, aussi insignifiantes soient-elles, suppose une très faible connaissance de Dieu et, par la suite, d'être certainement déclaré très petit dans le Royaume des Cieux. Car, comme le disait saint Théophile d'Antioche, «Dieu est vu par ceux qui peuvent le voir; ils n'ont besoin que d'ouvrir les yeux de l'esprit (...), mais certains les ont brouillés».

Dans notre prière, cherchons à suivre avec une grande fidélité toutes les indications du Seigneur. C'est ainsi que nous parviendrons à une grande intimité avec Lui et que nous serons en conséquence déclarés grands dans le Royaume des Cieux.

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Publié le 5 Mars 2018

Gospel text

(Mt 18,21-35): 

Peter asked Jesus, «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?». Jesus answered, «No, not seven times, but seventy-seven times.

»This story throws light on the kingdom of heaven. A king decided to settle the accounts of his servants. Among the first was one who owed him ten thousand gold ingots. As the man could not repay the debt, the king commanded that he be sold as a slave with his wife, children and all his goods in payment. The official threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt. 

»This official then left the king's presence and he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver. He grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe me!’. His companion threw himself at his feet and asked him, ‘Give me time, and I will pay everything’. The other did not agree, but sent him to prison until he had paid all his debt. His companions saw what happened. They were indignant and so they went and reported everything to their lord. Then the lord summoned his official and said, ‘Wicked servant, I forgave you all that you owed when you begged me to do so. Weren't you bound to have pity on your companion as I had pity on you?’. The lord was now angry, so he handed his servant over to be punished, until he had paid his whole debt». Jesus added, «So will my heavenly Father do with you unless each of you sincerely for­give your brother or sister».

 

The Application

 

Today’s gospel message can’t be just reduced into the question of pardon or forgiveness. It is a question of the human identity and his capacity to act accordingly. Since we are regulated by rules and regulations, many of us give a self-certificate as good and right, or rather to say, to remain politically correct, in a given situation, judging everything according to these rules and regulations. Though it is not a bad idea in itself, it is not what is expected of a baptised Christian.

The baptised Christian is called to look at the Father and judge himself, according to the divine values, his or her own way life, and verify it, whether it is coherent with the divine will. Our mindlessness and insensitivity towards the pain and suffering of others, may lead us towards a just certification of our act as a ‘wicked servant.’

It is quite interesting to note that the first judgement doesn’t come directly from God, rather from the humanity, on the earth. Thus we have an opportunity here, in our own limited time, to verify ourselves, by simply looking without colouring our vision, at the sincere humanity, and look our own inner humanity. It is here we learn the need for conversion and reconciliation. There is no limit, and our perfection here on earth, is never permanent or eternal. It needs regular control and verification.

 

 

«The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt»

Fr. Enric PRAT i Jordana 
(Sort, Lleida, Spain)

Today, Matthew's Gospel invites us to ponder over the mystery of forgiveness by proposing a parallel between God's ways and our own human behavior when it comes to forgiving others.

Man even dares measuring and keeping control of the magnanimity of his forgiving nature: «Lord, how many times must I forgive the offenses of my brother or sister? Seven times?» (Mt 18:21). Peter felt seven times was a bit too much, perhaps the very maximum we can stand. In fact, Peter comes out of it quite splendidly if compared to the official of the parable who, when he met one of his companions who owed him a hundred pieces of silver, «grabbed him by the neck and almost strangled him, shouting, ‘Pay me what you owe!’» (Mt 18:28), refusing to listen to his pleading and promises of payment.

In actual fact, man either refuses to forgive or miserly measures out his forgiveness. Who would actually say that we have just received from God an infinitely reiterated and limitless forgiveness…? The parable says: «The king took pity on him and not only set him free but even canceled his debt» (Mt 18:27). And this, despite the fact his debt was very big.

But the parable we are commenting on emphasizes God's ways when it comes to granting forgiveness. After calling the debtor's attention to the gravity of his situation, he suddenly took pity on him before his humble and sorrowful pleading: «(...) he threw himself at the feet of the king and said, ‘Give me time, and I will pay you back everything’. The king took pity...» (Mt 18:26-27). This episode reflects what each one of us knows by our own experience and with deep gratitude: that God forgives the repentant and converted one without any limit. The negative and sad ending of the parable, however, honors justice and evidences the truth of Jesus' words in Lk 6:38: «For with the measure you use, it will be measured to you».

 

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Publié le 5 Mars 2018

Texte de l'Évangile

(Mt 18,21-35): 

 

Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?». Jésus lui répondit: «Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois. 

»En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent). Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’. Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. 

»Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’. Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai’. Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé. Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit: ‘Serviteur mauvais! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi?’. Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur».

 

L’Application

 

Jésus nous aide à découvrir deux vérités sur son Père : Dieu d’amour et de justice. Cet amour Il s’exprime dans sa miséricorde et cette justice Il s’exercera lorsque nous nous mettrons debout devant Lui.  

Nous avons une parabole qui nous rappelle non seulement notre devoir chrétien et en même temps  elle nous invite à vivre avec les autres d’une manière humaine et à tisser une relation saine.

Si nous observons cette parabole en peu près, nous découvrirons, ce n’est pas Dieu qui nous juge, mais notre propre humanité.  

Jésus nous révèle le jugement divin sans pitié, à tous ceux et celles qui refusent d’agir selon la volonté divine, une volonté plein d’amour et de miséricorde.

«Saisi de pitié, lui remit sa dette»

Abbé Enric PRAT i Jordana 
(Sort, Lleida, Espagne)

Aujourd'hui l'Evangile de Matthieu nous invite à la réflexion sur le mystère du pardon, en nous proposant un parallèle entre la façon de pardonner de Dieu et la nôtre.

L'homme ose mesurer et compter sa générosité pour accorder son pardon: «Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu'à sept fois?» (Mt 18,21). Pierre pense que sept fois c'est déjà beaucoup ou bien peut-être que c'est le maximum que l'on peut supporter. Enfin si nous y réfléchissons Pierre nous semble même très généreux, si nous le comparons à l'homme de la parabole qui en trouvant son compagnon qui lui devait cent pièces d'argent «se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant: ‘Rembourse ta dette!’» (Mt 18,28) refusant d'entendre ses supplications et ses promesses.

En fin compte, l'homme se nie à pardonner ou bien il donne son pardon à la baisse. En vérité, personne ne dirait qu'on vient de recevoir un pardon sans limites, réitéré à plusieurs reprises de la part de Dieu. La parabole nous dit: «Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette» (Mt 18,27). Et cela même s'agissant d'une dette très élevée.

Néanmoins, la parabole que nous commentons ici met plutôt l'accent sur la manière dont Dieu nous confère son pardon. D'abord Il rappelle à l'ordre son débiteur et lui fait voir la gravité de la situation, soudain Il est saisi de pitié par sa prière contrite et humble «le serviteur demeurait prosterné et disait: ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout’» (Mt 18,26-27). Cet épisode met en évidence ce que chacun de nous connaît bien par expérience et avec beaucoup de reconnaissance: Dieu pardonne sans limite celui qui vient vers lui repenti et converti. La fin de cette parabole qui est négative et triste, fait honneur à la justice et mets en évidence la véracité d'une autre parole de Jésus dans Lc 6,38: «Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous».

 

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Publié le 4 Mars 2018

Texte de l'Évangile (Lc 4,24-30): 

Puis il ajouta: «Amen, je vous le dis: aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. En toute vérité, je vous le déclare: Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël; pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien». 

A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

 

L’Application

 

Hier je vous avis dit, il faut apprendre à écouter la colère du Seigneur. Très souvent cette colère divine est une grâce pour tous ceux et celles qui cherchent la volonté divine.

Aujourd’hui les lectures du jour nous aident à apprendre qu’écoute à la Parole de Dieu et une obéissance nous sauvera et purifiera. La veuve et Naaman sont présentés comme les modèles de cette obéissance. Heureusement ils sont les étrangers, que nous sommes, nous aussi.

En ce temps de Carême, Jésus nous invite à découvrir ce Dieu qui nous guéri et qui nous protège.

«Aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie»

Abbé Higinio Rafael ROSOLEN IVE 
(Cobourg, Ontario, Canada)

Aujourd'hui, dans l'Evangile, Jésus nous dit "qu'aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie" (Lc 4,24). En utilisant ce proverbe, Jésus se présente comme un prophète.

Le "prophète", c'est celui qui parle au nom de quelqu'un autre, qui apporte le message de quelqu'un d'autre. Chez les hébreux, les prophètes étaient des hommes envoyés par Dieu pour annoncer, soit avec des paroles, soit avec des signes, la venue du Messie, le message du salut, de la paix et de l'espérance.

Jésus est le prophète par excellence, le Sauveur attendu ; toutes les prophéties s'accomplissent avec Lui. Mais, comme à l'époque d'Elie et d'Elisée, Jésus n'est pas "bien reçu" parmi les siens, puisque ce sont eux qui, pleins de colère, "l'ont jeté hors de la ville" (L 4,29).

Du fait de notre baptême, chacun de nous est aussi appelé à devenir prophète : C'est pour cela que :

1° Nous devons annoncer la Bonne Nouvelle. Pour ce faire, comme le dit le Pape François, nous devons écouter la Parole avec une ouverture sincère, la laisser toucher notre propre vie, nous réclamer, nous exhorter, nous mobiliser, car si nous ne consacrons pas du temps à cette Parole pour prier, alors nous serons un "faux prophète", un "escroc", un "charlatan qui sonne creux".

2° Vivre l'Evangile. Le Pape François dit à nouveau "on ne nous demande pas d'être immaculés, mais d'être toujours en progrès, de vivre le désir profond de grandir sur le chemin de l'Evangile et de ne pas baisser les bras". Il est indispensable d'avoir la certitude que Dieu nous aime, que Jésus nous a sauvés, que son amour durera toujours.

3° En tant que disciples de Jésus, nous devons être conscients que de même que Jésus a connu le rejet, la colère, a été chassé, cela se profile aussi à l'horizon de notre vie quotidienne.

Que Marie, Reine des prophètes, nous guide sur notre chemin.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 4 Mars 2018

La vie chrétienne est une vie profondément fondé dans l’amour divin qui s’exprime explicitement dans l’amour humain. Cette vie qui a son origine dans la générosité divine doit reconnaitre et respecter non seulement son origine et identité divine, mais aussi approprier en lui toutes la propriété divine. Dieu n’a pas un devoir accomplir, alors l’homme par sa propre nature a des devoirs à accomplir. Nous l’appelons comme une responsabilité humaine envers l’humanité, y compris la création toute entière. Comme Dieu protège sa création, l’homme approprie en lui cette responsabilité divine. S’il ne respecte pas ce devoir, ou cette responsabilité, qui est étroitement lié à la responsabilité divine, avec la création, il disparaitre, lui aussi.  C’est pour cela, il est appelé à vivre avec les autres, y compris les animaux et les oiseaux de la terre, d’une manière cohérente et équilibre.  Le commandement que Moïse a reçu de Dieu et a donné à sa génération résume cette philosophie de la vie.

Cette philosophie de la vie devient pour les chrétiens une théologie de son existence en cherchant surtout la volonté divine qui est la sienne. En accomplissant cette volonté, une volonté remplie de bonté et de générosité, il trouvera sa joie et son bonheur. C’est ainsi il coopère à la construction du Royaume de Dieu sur la terre, un Royaume d’amour et de paix. Ce Royaume se construise, très souvent par le sang versé par les élus de Dieu, les martyres de l’Eglise, qui sont devenu les témoins de cet amour que Dieu s’exprime, pour son humanité dans la Croix. Saint Paul écris au peuple de Corinthe sur cette Croix du Seigneur  comme une folie pour le monde, car il n’a pas compris, combien Dieu l’aime.  Il faut reconnaitre que cet amour reste pourtant invisible.

L’homme par sa nature voit tout ce qui est visible, par cette visibilité il cherche la vérité, qui reste très souvent invisible. Alors Dieu par sa nature voit tout ce qui est invisible et tout ce qui va advenir. Dieu n’a besoin ni signe de la terre ni du ciel, tout est devant Lui. L’homme dans sa faiblesse cherche toujours les signes.

La purification temple est pour Dieu, une purification parfaite de l’humanité.  Puisque le Temple représente la demeure de Dieu et un lieu que  l’homme accorde un culte à son Dieu, par sa purification  Dieu purifie non seulement l’homme, mais aussi tout ce que le culte peut lui apporter. Détruire ce Temple, non pas simplement un bâtiment, mais tout ce que l’homme a établie dans son ignorance, les sacrifices pour faire plaisir à Dieu. C’est ainsi, désormais Jésus devient le Temple par excellence, qui fera par Lui-même une alliance parfaite devant son Père, pour l’humanité. Ce n’est plus une alliance que Dieu fera avec l’humanité, ou une alliance que l’homme ferra avec son Dieu par le culte qu’il a établi, mais Dieu fera une alliance avec Dieu en Jésus Christ, une alliance digne de Dieu. « Voici l’Agneau de Dieu» de Jean le Baptiste nous démontre cette alliance que Dieu va faire en Jésus Christ, ou le Christ qui va faire pour l’humanité, sur la Croix, un Agneau par excellence sans tache va s’offrir pour la rémission des péchés.

Mes amis, tout d’abord, il faut purifier notre cœur, le temple de l’Esprit Saint.  Que notre cœur ne soit pas un lieu de marchant, cherchant tout ce qui est favorable, et intéressant, plutôt qu’il devienne un lieu de paix et de réconciliation. Que notre culte soit un sacrifice digne et acceptable de Dieu, selon la volonté divine. En ce temps de Carême découvrons ce Dieu qui vient à la rencontre de l’humanité et qui veut à tout prix nous sauver et nous purifier. Il faut apprendre à accepter cette colère, la sainte colère comme un appel à la conversion, et  à la purification. Amen.

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Rédigé par JOHNBOSCO

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