Publié le 5 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 15,29-37): 

Jésus gagna les bords du lac de Galilée, il gravit la montagne et s'assit. De grandes foules vinrent à lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d'autres infirmes; on les déposa à ses pieds et il les guérit. Alors la foule était dans l'admiration en voyant des muets parler, des estropiés guérir, des boiteux marcher, des aveugles retrouver la vue; et ils rendirent gloire au Dieu d'Israël. 

Jésus appela ses disciples et leur dit: «J'ai pitié de cette foule: depuis trois jours déjà, ils sont avec moi et n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun; ils pourraient défaillir en route». Les disciples lui disent: «Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour qu'une telle foule mange à sa faim?». Jésus leur dit: «Combien de pains avez-vous?». Ils dirent: «Sept, et quelques petits poissons». Alors il ordonna à la foule de s'asseoir par terre. Il prit les sept pains et les poissons, il rendit grâce, les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules. Tous mangèrent à leur faim; et, des morceaux qui restaient, on ramassa sept corbeilles pleines.

 

L’Application

Pour veiller, je vous relève trois points.

Regarder Jésus et son regard plein de bonté et de miséricorde. Veillons si nous avons le même.

Jésus nous fait participer. Il faut savoir partager et faire participer. Dans ma vie quotidienne, sommes-nous capable de partager et faire participer ?

Les disciples regardent tout ce qu’ils n’ont pas et Jésus leur demande de ramasser tous les morceaux. Où regardons-nous ? Et le gaspillage……………… !

 

«‘Combien de pains avez-vous?’. Ils dirent: ‘Sept, et quelques petits poissons’»

Abbé Joan COSTA i Bou 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous contemplons dans l'Evangile la multiplication des pains et des poissons. «De grandes foules —nous raconte l'évangéliste Matthieu— vinrent à lui» (Mt 15,30) au Seigneur. Des hommes et des femmes qui ont besoin du Christ, des aveugles, des boiteux et beaucoup d'autres infirmes, ainsi que ceux qui les accompagnent. Nous aussi nous avons besoin du Christ, de sa tendresse, de son pardon, de sa lumière, de sa miséricorde... En Lui nous trouvons la plénitude de tout ce qui est humain.

L'Évangile d'aujourd'hui nous fait aussi nous rendre compte qu'il est nécessaire que des hommes conduisent les autres vers Jésus-Christ. Ceux qui amènent les infirmes à Jésus pour qu'Il les guérisse sont l'image de tous ceux qui savent que la plus grande preuve de charité envers le prochain c'est de l'approcher du Christ, source de toute Vie. Une vie de foi exige, donc, la sainteté et l'apostolat.

Saint Paul nous exhorte à avoir les mêmes dispositions que le Christ Jésus (cf. Ph 2,5). Notre récit nous montre son cœur: «J'ai pitié de cette foule» (Mt 15,32). Il ne peut pas les abandonner car ils sont affamés et fatigués. Le Christ cherche l’homme dans le besoin et il feint de le rencontrer par hasard. Que le Seigneur est bon! Et que nous sommes importants à ses yeux! Quand il y songe, le cœur humain se dilate plein de gratitude, d'admiration et d'un désir sincère de conversion.

Ce Dieu fait homme, tout-puissant et qui nous aime passionnément, et dont nous avons besoin en tout et pour tout —«car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire» (Jn 15,5)— a aussi, paradoxalement, besoin de nous: telle est la signification des sept pains et des quelques petits poissons dont il se servira pour nourrir une grande foule. Si nous savions à quel point Jésus s'appuie sur nous, et la valeur que possède à Ses yeux tout ce que nous faisons, pour aussi peu que ce soit, nous lui montrerions chaque fois mieux notre plus entière reconnaissance.

 

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Publié le 5 Décembre 2017

Gospel text

(Lc 10,21-24): 

Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, «I praise you, Father, Lord of heaven and earth, for you have hidden these things from the wise and learned, and made them known to the little ones. Yes, Father, such has been your gracious will. I have been given all things by my Father, so that no one knows the Son except the Father, and no one knows the Father except the Son and he to whom the Son chooses to reveal him».

Then Jesus turned to his disciples and said to them privately, «Fortunate are you to see what you see, for I tell you that many prophets and kings would have liked to see what you see but did not, and to hear what you hear but did not hear it».

 

The Application

What is important in our daily life is that our life be filled with joy. This joy is possible, only if we learn to look everything like a little child with amusement and newness. Every word we hear, every person we encounter, every look and touch, has a meaning and comes with a divine will.

The devil always encourages us to see what we don’t have, envy what others have, remembering for the eternity the personal hurt of the injustice done to us, the pain and suffering unjustly imposed by this world, particularly the silence of divine author before these situations. Thus leading us towards sadness, discouragement and discontentment.

If we learn to look everything like a child, we will discover the marvellous divine accompaniment, in the words of a little child, in the look of a beggar, etc. In every individual encounter, we will discover a reason to celebrate and in all those who are happy and joyful, we will transform their joy as ours, in giving thanks to God for them.

Jesus is looking at us in a delicate and affectionate way and telling us, that we are blessed to see the divine goodness in our brothers and sisters. It is purely a gift of the Holy Spirit.

«I praise you, Father»

Fr. Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgium)

Today, we are reading an excerpt of Chapter 10, of the Gospel after St. Luke. The Lord had sent seventy-two disciples to the towns He intended to visit. And they came back exultant. While listening to the accounts of their doings and exploits, «Jesus was filled with the joy of the Holy Spirit and said, ‘I praise you, Father, Lord of heaven and earth’» (Lk 10:21). 

One of the aspects of humility is gratitude. The arrogant one feels he owes nothing to anybody. To feel grateful, we need first to discover our insignificance. “Thanks” is one of the first words we teach our children. «I praise you, Father, Lord of heaven and earth, for you have hidden these things from the wise and learned, and made them known to the little ones» (Lk 10:21). 

Benedict XVI, when speaking of the attitude of adoration, he affirms «that adoring God means recognizing his presence as Creator and Lord of the Universe. The hallmark of worship is, recognizing the greatness of God that arises from the depths of one's heart and marks one's whole being, (…) ensuring that God is the most important part of one's life with the realization that with God at the centre of our lives the purpose of their existence will become clear». 

A sensible soul feels the need to express its gratitude. It is the only way for us to reciprocate for the divine favors received. «What do you possess that you have not received?» (1Co 4:7). We must certainly «give thanks to God the Father, through his Son, in the Holy Spirit, because in his great love for us He took pity on us, and when we were dead in our sins he brought us to life with Christ, so that in him we might be a new creation» (St. Leo the Great).

 

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Publié le 4 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 10,21-24): 

 

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Toutes choses m'ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n'est le Père, ni qui est le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu».

 

L’Application

 

La révélation est ouverte à tous, pourtant, si nous n’avons pas un regard pur comme un enfant, nous ne pouvons jamais reconnaitre cette présence. Même si on se trouve en plein soleil, si nous fermons nos yeux, nous vivrons dans les ténèbres. Veillons que nos yeux soient ouvertes, pour qu’elles reconnaissent Jésus dans le cœur des hommes. Prions que nos yeux apprennent à regarder Jésus debout devant nous.

«Je te loue, Père»

Abbé Jean GOTTIGNY 
(Bruxelles, Belgique)

Aujourd'hui nous lisons un extrait du chapitre 10 de l'Évangile selon saint Luc. Le Seigneur a envoyé soixante-douze disciples dans les localités où lui-même devait se rendre. Ils reviennent exultants. En les entendant raconter leurs faits et gestes, «Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: ‘Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre’» (Lc 10,21). 

La gratitude est une des facettes de l'humilité. L'arrogant estime ne rien devoir à personne. Pour remercier, il faut être capable de découvrir sa petitesse. “Merci” est un des premiers mots que l'on apprend aux enfants. «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les a révélées aux enfants» (Lc 10,21). 

Benoît XVI, parlant de l'attitude d'adoration, affirme qu'elle suppose une «reconnaissance de la présence de Dieu, Créateur et Seigneur de l'univers. C'est une reconnaissance emplie de gratitude, qui part du plus profond du cœur et qui investit l'être tout entier, car ce n'est qu'en adorant et en aimant Dieu par-dessus tout que l'homme peut se réaliser pleinement lui-même». 

Une âme délicate éprouve le besoin d'exprimer sa reconnaissance. C'est la seule chose que les hommes peuvent faire pour répondre aux faveurs divines. «Qu'as-tu que tu n'aies reçu?» (1Co 4,7). Dès lors, il nous faut «rendre grâce à Dieu le Père, par son Fils, dans l'Esprit Saint; avec la grande miséricorde dont il nous a aimés, il nous a pris en pitié, et alors que nous étions morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ pour que nous soyons en lui une nouvelle création» (S. Léon le Grand).

 

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Publié le 3 Décembre 2017

Gospel text

(Mt 8,5-11): 

When Jesus entered Capernaum, an army captain approached him to ask his help, «Sir, my servant lies sick at home. He is paralyzed and suffers terribly». Jesus said to him, «I will come and heal him». The captain answered, «I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my boy will be healed. For I myself, a junior officer, give orders to my soldiers. And if I say to one: ‘Go’, he goes, and if I say to another: ‘Come’, he comes, and to my servant: ‘Do this’, he does it».

When Jesus heard this he was astonished and said to those who were following him, «I tell you, I have not found such faith in Israel. I say to you, many will come from east and west and sit down with Abraham, Isaac and Jacob at the feast in the kingdom of heaven».

 

The Application

 

Though we may be blessed with plenty, there will be a day, we may be forced to surrender before God and to make a supplication. It is possible, that we may not be blessed with plenty, (though it is not truth, because God gives us according our capacity), we should learn to look at the direct direction and approach the right person. In Any case, this Centurion, or the army captain did the right thing, the best he could do then.

Like him, we should learn to look at the right direction, and never be closed with, what we don’t have and be sad. It is important in our life that we don’t lose our hope, for the Lord is always there at our door side.

To do this, we should be filled with gratitude of what we have received, humble before the greatness of God, and be courageous with hope. We all have this spiritual fight of losing to gain. This Centurion was ready to lose everything to get what he desired from the Lord. He left behind his authority, his religion, his boundary, etc. To fill us, we should learn to empty ourselves. We have to ask ourselves, what I have emptied to receive from the Lord.

This week we will meditate on the theme of ‘watching and praying’. Let us be watchful that we may not be broken by the negative impulses, rather filled with hope and joy, advancing towards the Lord.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Welcoming the Lord Jesus with expectant faith and humility, by Augustine of Hippo, 354-430 A.D.

 

"When the Lord promised to go to the centurion's house to heal his servant, the centurion answered, 'Lord, I am not worthy to have you come under my roof; but only say the word, and my servant will be healed.' By viewing himself as unworthy, he showed himself worthy for Christ to come not merely into his house but also into his heart. He would not have said this with such great faith and humility if he had not already welcomed in his heart the One who came into his house. It would have been no great joy for the Lord Jesus to enter into his house and not to enter his heart. For the Master of humility both by word and example sat down also in the house of a certain proud Pharisee, Simon, and though he sat down in his house, there was no place in his heart. For in his heart the Son of Man could not lay his head" (Matthew 8:20). (excerpt from SERMON 62.1)

 

«I tell you, I have not found such faith in Israel»

Fr. Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze
del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, Capernaum is our city and our village, where there are sick people, some we know, others anonymous, often forgotten because of the hectic rhythm of life that we lead. Loaded with work, we rush about non-stop without thinking of those who, due to their illness or for whatever other circumstance, remain marginalised from the frenetic activity of our world. However, Jesus told us: «Truly, I say to you: whenever you did this to these little ones who are my brothers and sisters, you did it to me» (Mt 25:40). The great thinker Blaise Pascal follows this idea when he says that «in his believers, Jesus finds himself in the agony of Gethsemane until the end of time».

The centurion of Capernaum does not forget about his servant who is ill in bed, because he loves him. In spite of being more powerful and having more authority than his servant, the centurion is grateful to him because of all his years of help and appreciates him very much. Because of that, he approaches Jesus, and in the Saviour's presence, manages to make an extraordinary confession of faith, seen in the liturgy of the Eucharist: «I am not worthy to have you under my roof. Just give an order and my servant will be healed» (Mt 8:8). This confession is based on hope; it comes from the centurion's faith in the Lord and, at the same time, from his feeling of lack personal worthiness, which makes him aware of his own neediness.

We can only approach Jesus with a humble attitude, like that of the centurion. That way we can live the hope of Advent: the hope of salvation and life, of reconciliation and peace. Only he who acknowledges his poverty and realizes that the meaning of life is not to be found in himself, but in God, in turning his life over to Him, can really have hope. Let's approach Christ confidently, and, at the same time, make the centurion's prayer our own.

 

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Publié le 3 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

(Mt 8,5-11): 

Jésus était entré à Capharnaüm; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia: «Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement». Jésus lui dit: «Je vais aller le guérir». Le centurion reprit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Va’, et il va, à un autre : ‘Viens’, et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci’, et il le fait». 

A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient: «Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis: Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux».

 

L’Application

Cette semaine nous allons porter attention sur le thème ‘veiller’. Jésus a pu creuser tout ce qui se passait dans le cœur de ce centurion. La profondeur de sa foi, son humilité et son courage. Il était capable de franchir la frontière  de la religion, le peuple, etc. Il faut savoir sortir. Jésus voit ce combat spirituel de l’homme et sa capacité d’en sortir, en faisant confiance dans la générosité du Seigneur.

Faisons une relecture de notre vie intérieure et vérifions, si nous avons le même comportement de ce centurion. Veillons de tout ce qui nous empêche et approfondissons notre foi.  

 

 

«Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi»

Abbé Joaquim MESEGUER García 
(Sant Quirze del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui Capharnaüm est notre ville et notre peuple, parmi les malades, les uns connus, les autres anonymes, fréquemment oubliés en raison du rythme frénétique qui caractérise la vie actuelle: chargés de travail, nous courrons sans cesse et sans songer à ceux qui, à cause de la maladie ou d'autres circonstances, restent en marge et ne peuvent pas suivre ce rythme. Cependant, Jésus nous dira un jour: «Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Mt 25:40). Blaise Pascal reprend cette idée lorsqu'il affirme que «Jésus s'arrache d'avec ses disciples pour entrer dans l'agonie de Gethsémaní jusqu'à la fin des temps». 

Le centurion de Capharnaüm n'oublie pas son serviteur souffrant au lit, parce qu'il l'aime. Même s'il est plus puissant que lui et que son serviteur soit placé sous son autorité, il lui est reconnaissant par toutes ces années de service; il l'estime profondément. Aussi, poussé par son amour, s'adresse-t-il à Jésus, et en Sa présence, fait une extraordinaire confession de foi, que la liturgie eucharistique recueille: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri» (Mt 8:8). 

Cette confession s'appui sur l'espérance; elle jaillit de la confiance mise en Jésus Christ, ainsi que d'un sentiment d'indignité personnelle qui lui permet de reconnaître son propre dénuement.

Nous ne pouvons approcher le Christ qu'avec une démarche humble, comme celle du centurion. C'est ainsi que nous pourrons vivre l'espoir de l'Avent: espoir de salut et de vie, de réconciliation et de paix. Seul peut espérer celui qui reconnaît sa pauvreté et se rend compte que le sens de sa vie ne se trouve pas en lui-même, mais en Dieu, en s'abandonnant entre les mains du Seigneur. Approchons-nous du Christ avec confiance, et que la prière du centurion soit aussi la nôtre.

 

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Publié le 3 Décembre 2017

Le premier dimanche d’Avent est un dimanche d’espérance. Cette espérance se fond dans l’incarnation, remplie de joie. Ce n’est pas facile de ressentir cette joie dans notre vie quotidienne. Pour cela, l’Eglise nous propose, tous les dimanches, les textes sacrées qui nous aident à vivre notre foi dans la joie.

La prière du prophète Isaïe, est la nôtre. Même si nous y  trouvons les paroles, comme un crie de découragement, ce texte se termine avec une citation très profonde de confiance et de foi. « Nous sommes l’argile, c’est toi qui nous façonnes ; nous sommes tous l’ouvrage de ta main. »

C’est pourquoi les prophètes ont exhorté le peuple à crier vers Dieu, ‘vient nous sauver’. Cette crie est un signe d’espérance et de confiance. Nous mettons tout à la main du Seigneur, pour qu’Il les dispose comme Il le veut, pour que le monde retrouve sa joie et son bonheur, que Dieu l’a voulu, dès le commencement de la création.

Un Dieu plein de bonté et de générosité, ne fera que du bien à ses fidèles. La fidélité du peuple à ce Dieu est une reconnaissance de son amour. Mes amis, nous avons un Dieu qui nous aime. Il faut savoir Lui répondre positivement à son appel. Sa grâce est surabondante et nous pouvons l’avoir quand nous la voulons.

Le temps de l’Avent est une préparation à accueillir cette grâce de Dieu. Nous la reconnaissions déjà  dans l’incarnation et nous la souhaitons encore. Comment pouvons-nous l’avoir? Voilà une proposition faite par Jésus : veiller et de prier.

Comment pouvons-nous veiller ? Je voudrais vous rappeler la parabole de dix vierges. La lampe représente la foi. Ne perdons jamais notre foi, elle sera très utile au moment difficile de notre vie, comme les ténèbres. L’huile représente la charité et l’amour. Si notre foi ne nous aide pas à être charitable, à quoi sert cette lampe de foi, qu’on ne peut jamais allumée. Ce n’est pas suffisant d’avoir la foi et la charité séparément comme les entités différentes. Il faut avoir la prière, l’allumette. Sans cette prière nous ne pouvons jamais rendre visible cette foi et la charité que nous avons.  L’allumette reste pourtant discrète, et une vraie prière ne fera aucun bruit. Donc, veillons bien que cette lampe soit toujours allumée. C’est un devoir chrétien, une vocation baptismale, que nous avons reçue. Un très bon Dimanche et une très bonne préparation.

 

 

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Publié le 3 Décembre 2017

 

The first Sunday of Advent can be called as a Sunday of hope.  It is not simply recalling the incarnation of the Lord, rather, we  march towards the second coming of the Lord. However, this hope finds its origin in the incarnation, filled with joy. Though the incarnation was and is a mystery for our simple understanding, we pray that we may be able to welcome the second coming with sufficient preparedness and awareness. It is easy said than done. The Church from her part,  offers us every Sunday through the dominical celebration the sacred texts which are useful to nourish our faith and help us to live this faith in joy.

The prayer of the prophet Isaiah in the first reading is ours. Even today we hear them from the mouth of the people of good will. We don’t understand the reason behind the unjust suffering of the people, the sickness, separations, divorce etc.  Even though there are plenty to be discouraged, the first reading does give us the hope and helps us to discover the source of this hope.  "We are clay, it is you who shapes us; we are all the work of your hand. " This total surrender before the goodness of God, allowing the Holy Spirit to mould us, will give to the believes the necessary energy to nourish our hope.

This is why the prophets urged the people to cry out to God, 'come and save us'. This scream is a sign of hope and trust. We put everything in the hands of the Lord that He may use them as He wants, so that the world can find its joy and happiness that God wished for it, right from the beginning of the creation.

A God filled with goodness and generosity, is a great support to the believers, to be desired and be trusted.  The fidelity of the people in this God is a recognition of His unconditional love and eternal mercy. My friends, we have a God who loves us. It is important that we learn to respond to him positively. His grace is superabundant and we can have it whenever we want it.

The time of Advent is a preparation to welcome this grace of God. We have already recognized it in the incarnation and we still wish it. Today the question is how to access this grace of incarnation, now? Today’s gospel message gives us through the mouth of Jesus a wonderful proposal: watch and pray.

How can we watch? I would like to remind you of the parable of ten virgins. The lamp represents faith. Never lose our faith. Oil represents charity and love. If our faith does not help us to be charitable, doesn’t give us the reason to forgive and love others, what is the use of this lamp of faith, which can never be lit. It is not enough to have faith and charity separately. They need to  be interconnected and linked. It is here that prayer plays an important role like that of a match box. Without this prayer we can never make visible this faith and the charity we have. The match box however remain still discreet, and a true prayer will never be exposed for mere publicity. Watching and praying is simply making sure that this lamp is always on. It is a Christian duty, a baptismal vocation that we have received: Light of the world and salt of the earth. Have a wonderful Advent season. God bless you all.

 

 

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Publié le 1 Décembre 2017

Gospel text

(Lc 21,34-36): 

Jesus said to his disciples, «Be on your guard; let not your hearts be weighed down with a life of pleasure, drunkenness and worldly cares, lest that day catch you suddenly as a trap. For it will come upon all the inhabitants of the whole earth. But watch at all times and pray, that you may be able to escape all that is bound to happen and to stand before the Son of Man».

 

The Application

 

Tomorrow we will enter officially into the preparation, particularly to welcome Christ in our life. This preparation is an ultimate preparation to welcome, the second coming of Christ, not as a dependent child, rather as a King. Here all our approach towards God and humanity get modified.

To avoid all the unpleasant surprises, Jesus is proposing two ways, which are closely interlinked. Watch and pray.

How to watch? I would like to reminder the parable of virgins with Lamps and oil. Why not the parable of wedding cloth?

The second means is prayer. Since prayer is a means of communication, let us transform all our prayers as a dialogue and a place to listen to the Lord. Once we remain connected, there is no surprises, because Jesus reveals everything to his friends. Are you his friend?  

 

Daily Quote from the early church fathers: 

Drunkenness weakens both soul and body, by Origen of Alexandria (185-254 AD)

 

    "'But take heed to yourselves lest your hearts be weighed down with dissipation and drunkenness and cares of this life, and that day come upon you suddenly like a snare.' You heard the proclamation of the eternal King. You learned the deplorable end of 'drunkenness' or 'intoxication' Imagine a skilled and wise physician who would say, 'Beware, no one should drink too much from this or that herb. If he does, he will suddenly be destroyed.' I do not doubt that everyone would keep the prescriptions of the physician's warning concerning his own health. Now the Lord, who is both the physician of souls and bodies, orders them to avoid as a deadly drink the herb 'of drunkenness' and the vice 'of intoxication' and also the care of worldly matters. I do not know if any one can say that he is not wounded, because these things consume him.
    "Drunkenness is therefore destructive in all things. It is the only thing that weakens the soul together with the body. According to the apostle, it can happen that when the body 'is weak,' then the spirit is 'much stronger' (2 Corinthians 12:10), and when 'the exterior person is destroyed, the interior person is renewed' (2 Corinthians 4:16). In the illness of drunkenness, the body and the soul are destroyed at the same time. The spirit is corrupted equally with the flesh. All the members are weakened: the feet and the hands. The tongue is loosened. Darkness covers the eyes. Forgetfulness covers the mind so that one does not know himself nor does he perceive he is a person. Drunkenness of the body has that shamefulness." (excerpt from HOMILIES ON LEVITICUS 7.5–6)

 

«Watch at all times and pray»

Fr. Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Spain)

Today, last day of the Ordinary Time, Jesus clearly warns us about the fate of our pass through life. Should we stubbornly insist on living imbued by the immediacy of our worldly cares, the last day of our earthly existence will come upon us so suddenly that the very blindness of our own greediness will prevent us from recognizing God himself, who will come (do you remember we are just passers-by around here?) to take us towards the divine intimacy of His Infinite Love. Something like what happens to a spoiled child: he is so entertained by “his” toys, that he ends up by forgetting his parents' tenderness and his friends' company. And when he finally realizes what he has done, he disconsolately wails because of his unexpected loneliness.

The antidote Jesus offers us is equally clear: «Watch, therefore, at all times and pray» (Lk 21:36). To watch and to pray... The same advise He gave his apostles the night He was betrayed. The prayer has an admirable prophecy component, often forgotten when preaching, that is, to switch from the mere “seeing” to “watching” the quotidian in its deepest and crudest reality. As Evagrius Ponticus wrote, «Just as sight is the most worthy of the senses, so also is prayer the most divine of the virtues». The classics of spirituality name it “supernatural vision”, i.e. to look through God's eyes. Or what amounts to the same, to know the Truth: about God, about the world, about oneself. The prophets were not only those who “preceded what was about to happen”, but also those who knew how to interpret their present time in its just measurement, scope and density. The end result: they knew, with God's help, how to redress history.

So often we complaint about our world situation. —Where shall all this lead us to? Today, is the last day of the Ordinary Time, it is also a day of definite resolutions. Maybe it is about time that someone may make up his mind and give up his present drunkenness while starting to work for a better future. —Would you like this someone to be you?
Then, cheer up! And may God bless you!

 

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Publié le 1 Décembre 2017

Texte de l'Évangile

 (Lc 21,34-36):

 

 «Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre coeur ne s'alourdisse dans la débauche, l'ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l'improviste. Comme un filet, il s'abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps: ainsi vous serez jugés dignes d'échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l'homme».

 

L’Application

 

Nous avons deux mots classique, ‘éveiller et prier’. Eveiller, pour que nous entendions la voix de l’Epoux. Restons fidèles à la prière, autrement dire, restons connectés à Dieu.

Veillons, que nous apportions non seulement la lampe, mais aussi l’huile avec. Que notre prière soit un moyen de communication et de dialogue, pour que nous entendions clairement la Parole de Dieu.

«Restez éveillés et priez en tout temps»

Abbé Antoni CAROL i Hostench 
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, dernier jour du temps ordinaire, Jésus nous met clairement en garde sur le sort de notre passage sur terre. Si nous nous obstinons à vivre absorbés par le train-train quotidien de notre vie, le dernier jour de notre existence arrivera d'une manière tellement soudaine qu'aveuglés par notre gloutonnerie nous ne reconnaîtrons pas le Seigneur Lui-même quand Il viendra pour nous amener, (car, comme vous le savez nous ne sommes ici que de passage), dans l'intimité de son Amour infini. Ce sera comme ce qui arrive à un enfant mal élevé: il est tellement occupé et distrait avec "ses" jouets qu'à la fin il oublie l'amour de ses parents et la compagnie de ses amis. Quand il s'en rend compte, inconsolable il pleure à cause de sa solitude inattendue. 

L'antidote que nous offre Jésus est également très clair: «Restez éveillés et priez en tout temps» (Lc 21,36). Veiller et prier. C'est le même avertissement qu'il a donné à ses disciples la nuit où Il a été trahi. La prière a un élément prophétique formidable qui est souvent oublié dans la prédication: c'est-à-dire, de passer du simple "voir" à vraiment "regarder" le quotidien dans sa plus profonde réalité. Comme le dit Evagrio Pontico: «La vue est le meilleur de tous les sens, et la prière est la plus divine des vertus». Les classiques de la spiritualité appellent cela la "vision surnaturelle", regarder avec les yeux de Dieu. Ou bien, ce qui revient au même, connaître la vérité: de Dieu, du monde, de soi-même. Les Prophètes n'étaient pas seulement ceux qui "prédisaient ce qui allait arriver" mais ils interprétaient également le présent à sa juste valeur, portée et densité. Or, ils ont pu avec l'aide de Dieu reconduire l'histoire.

Nous déplorons souvent l'état du monde actuel -Où va-t-on? On se dit. Aujourd'hui dernier jour du temps ordinaire, c'est aussi un jour pour prendre des résolutions définitives. Il est peut-être temps que quelqu'un de plus soit prêt à se relever de l'ivresse du présent et se retrousser les manches pour un futur meilleur. Est-ce que tu veux être celui-là? Alors, courage! Et que Dieu te bénisse!

 

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Publié le 30 Novembre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 21,29-33): 

Et il leur dit cette parabole: «Voyez le figuier et tous les autres arbres. Dès qu'ils bourgeonnent, vous n'avez qu'à les regarder pour savoir que l'été est déjà proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. Amen, je vous le dis: cette génération ne passera pas sans que tout arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas».

«Lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche»

Deacre Abbé Evaldo PINA FILHO 
(Brasilia, Brsil)

Aujourd'hui, Jésus nous invite à regarder les signes de notre temps et de notre époque et à reconnaitre en ceux-ci l'avènement du Royaume des Cieux. L'invitation est afin que nous fixions nos regards sur le figuier et les autres arbres —«Voyez le figuier et tous les autres arbres» (Lc 21,29)— et concentrer notre attention sur eux pour percevoir ce qui leur arrive «vous n'avez qu'à les regarder pour savoir que l'été est déjà proche» (Lc 21,30). Les figuiers commençaient à bourgeonner. Les bourgeons commençaient à sortir. Ce n'était pas uniquement l'annonce des fleurs et des fruits mais aussi l'annonce de l'été, saison durant laquelle tous les arbres «bourgeonnent». 

Selon Benoît XVI «la parole de Dieu nous incite à changer notre concept du réalisme. En effet, «la personne réaliste est celle qui reconnaît dans le Verbe de Dieu le fondement de tout». Cette Parole vivante qui nous montre l'été comme le signe de l'approche et de l'exubérance de la luminosité, est la lumière même: «lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche» (Lc 21,31). Par conséquent, maintenant, on ne peut pas seulement entendre la Parole, elle n'as pas seulement une voix, elle a aussi un visage que nous pouvons voir: Jésus de Nazareth» (Benoît XVI).

La communication entre Jésus et le Père fut parfaite, et tout ce qu'il a reçu du Père il nous l'a donné, en communiquant avec nous de la même manière. De ce fait, la proximité du Royaume des Cieux, qui s'exprime par la libre initiative de Dieu de venir à notre rencontre, doit nous amener à reconnaître l'approche du Royaume afin que nous aussi nous puissions communiquer d'une manière parfaite avec le Père à travers la Parole de Dieu —Verbum Domini—, en reconnaissant les signes de l'avènement du Royaume des Cieux qui est proche comme la réalisation des promesses du Père en Jésus Christ.

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