Publié le 30 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 13,18-21): 

Jesus continued speaking, «What is the kingdom of God like? What shall I compare it to? Imagine a person who has taken a mustard seed and planted it in the garden. The seed has grown and become like a small tree, so that the birds of the air shelter in its branches». And Jesus said again, «What is the kingdom of God like? Imagine a woman who has taken yeast and hidden it in three measures of flour until it is all leavened».

 

The Application

 

Jesus searches the various images to make us to understand the Kingdom of God. With one single parable Jesus finds difficult to contain all the mysteries of the Kingdom of God. So, me as an ordinary human being, I don’t search to understand every elements of this Kingdom of God. All that I would to take from these parables is, that God continues to work and I need to have patience. Just like the mustard seed that becomes the source for a multitude and yeast which transforms everything, I know that this Kingdom of God will be too.

I personally, would like to be this earth which gives this seed the possibility to grow and multiply. My desire is to be this flour that the Lord transforms. I believe by the faith that the Lord has already implanted in my heart through the baptism, the Word and it is already in me working. It pushes me where I don’t like to be, asking me to do, exactly what He wants me to do. I pray to the Lord that with His grace, I may be able to give much fruit, though little it may be, in my petite capacity.

 

Daily Quote from the early church fathers:

The Word of God operates in us like leaven, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"The leaven is small in quantity, yet it immediately seizes the whole mass and quickly communicates its own properties to it. The Word of God operates in us in a similar manner. When it is admitted within us, it makes us holy and without blame. By pervading our mind and heart, it makes us spiritual. Paul says, 'Our whole body and spirit and soul may be kept blameless in the day of our Lord Jesus Christ' (1 Thessalonians 5:23). The God of all clearly shows that the divine Word is poured out even into the depth of our understanding... We receive the rational and divine leaven in our mind. We understand that by this precious, holy and pure leaven, we may be found spiritually unleavened and have none of the wickedness of the world, but rather be pure, holy partakers of Christ." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 96)

 

 

«What is the kingdom of God like?»

+ Fr. Francisco Lucas MATEO Seco 
(Pamplona, Navarra, Spain)

Today, the liturgical texts, through these two parables, place before our eyes one of the characteristics of the Kingdom of God: it is something that flourishes slowly —as a mustard seed— but, eventually, grows to offer shelter to the birds in its trees. Tertulian said it like this: «We come from yesterday and we fill everything». With this parable, Our Lord encourages us to patience, fortitude and hope. These virtues are especially necessary for those who devote themselves to propagate the Kingdom of God. We must be patient, and with God's grace and human cooperation, wait for the planted seed to grow while profoundly embedding its roots in the good soil to gradually become a tree. In the first place, we need to have faith in the virtuality —fecundity— contained in the seed of the Kingdom of God. This seed is the Word; it is also the Eucharist that is planted in us through Communion. Our Lord Jesus Christ compared himself to «a kernel of wheat that falls to the ground and dies (…). But if it dies, it produces many seeds» (Jn 12:24).

The Kingdom of God, our Lord goes on, is similar to «the yeast a woman has taken and hidden in three measures of flour until it is all leavened» (Lk 13:21). Here also the yeast capacity to leaven all the dough is mentioned. This is what happens with “the rest of Israel” which the Old Testament mentions: the rest will have to save and leaven all the people. Continuing on with the parable, we only need the yeast inside the dough, getting to the people, to be like salt that preserves from corruption and makes all food to taste (cf. Mt 5:13). Time is also of essence so that it can carry out with its function by and by.

Parables encouraging patience and the hopeful certainty; parables referring to the Kingdom of God and to the Church, and that are also applied to the growth of this same Kingdom in each of us.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 30 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 13,18-21): 

Jésus disait : «A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches». Il dit encore: «A quoi vais-je comparer le règne de Dieu? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé».

 

L’Application

 

Le Règne de Dieu a une qualité contagieuse, comme un feu qui consume tout. Le Seigneur cherche les images pour que nous comprenions. Pourtant, jusqu’aujourd’hui, nous n’avons pas tout compris. Heureusement, il y a les mystères  qui nous demandent d’avoir patience et de mettre confiance dans le Seigneur.

Personnellement je ne cherche même pas le comprendre. Tout ce qui va m’arriver après la mort, je mettrais tout dans la main du Seigneur. J’ai une vie que Dieu m’a confiée et j’aimerais la vivre pleinement.

Chaque fois je vois les frères dans la joie et dans la paix, chaque fois je vois le pardonne et la réconciliation, je ressens déjà la présence du Royaume de Dieu. Comme le grain de moutarde ou le levais qui disparaisse, pourtant continue à travailler dans la discrétion, je sais le Seigneur continue son œuvre et j’en suis sure, je verrai ses fruits sur la terre. Moi, de ma part, je vais être cette terre bonne où Dieu a déjà semé sa Parole, qui donne le bon fruit.

«A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?»

+ Abbé Francisco Lucas MATEO Seco 
(Pamplona, Navarra, Espagne)

Aujourd'hui, à travers deux paraboles, le texte de l'Évangile mets devant nous deux caractéristiques du Royaume de Dieu: c'est quelque chose qui grandit lentement -comme une graine de moutarde- mais qui devient tellement grande qu'elle sert d'abri aux oiseaux du ciel. Ainsi le disait Tertullien: «Nous sommes d'hier, et déjà nous avons rempli la terre». Avec cette parabole, le Seigneur nous exhorte à la patience, au courage et à l'espérance. Ces vertus sont particulièrement nécessaires à tous ceux qui se consacrent à la propagation du Royaume des Cieux. Il faut être patient et attendre que le grain semé, avec la grâce de Dieu, avec la collaboration humaine, grandisse en prenant racine en profondeur dans la bonne terre et pousse peu à peu jusqu'à devenir un arbre. Il faut, tout d'abord, avoir la foi dans la vertu -la fécondité- contenue dans la graine du Royaume de Dieu. Cette graine est la Parole, qui est aussi l'Eucharistie, qui est semée en nous par la sainte communion. Notre Seigneur Jésus Christ se comparait lui-même au «(…) grain de blé tombé en terre (...) s'il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jn 12,24).

Jésus poursuit en disant que le Royaume des Cieux, est semblable au «levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé» (Lc 13,21). Ici aussi on parle de la capacité de la levure à faire lever toute la pâte. C'est à ceci qu'on fait allusion dans l'ancien testament quand on parle du "reste d'Israel": "le reste" devra sauver et faire lever tout le peuple. En poursuivant avec la parabole, il est uniquement nécessaire que la levure soit à l'intérieur de la pâte, qu'elle soit parmi le peuple, qu'elle soit comme le sel, capable de préserver de la pourriture mais aussi de bien assaisonner les aliments (cf. Mt 5,13). Il faut du temps également pour que la levure puisse faire de l'effet. 

Ces paraboles nous encouragent à la patience et à l'espérance certaine, ce sont des paraboles qui font allusion au Royaume de Dieu et à l'Église, et qui s'appliquent également à la croissance de ce même Royaume à l'intérieur de chacun de nous.

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 13,10-17): 

Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat. Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser. Quand Jésus la vit, il l'interpella: «Femme, te voilà délivrée de ton infirmité». Puis, il lui imposa les mains; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu. 

Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat». Le Seigneur lui répliqua: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire? Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien?». Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

«Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat…»

Abbé Francesc JORDANA i Soler 
(Mirasol, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, nous assistons à un acte de Jésus qui proclame qu'il est le Messie. Face à ce fait, le chef de la synagogue s'indigne et sermonne les gens afin de les dissuader de venir se faire guérir le samedi: «Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat» (Lc 13,14).

J'aimerais que nous nous concentrions sur l'attitude de ce personnage. J'ai toujours été frappé de constater comme l'homme est parfois capable de se refermer, à tel point que, face à un miracle pourtant évident, ce à quoi il vient d'assister le laisse indifférent. C'est comme s'il n'avait pas vu ce qui vient de se passer et ce que cela signifie. Et la raison se trouve dans l'interprétation erronée des enseignements de Dieu par les juifs à l'époque. Pour certaines raisons —anthropologiques, culturelles, ou dessein divin— il est inévitable qu'entre Dieu et les hommes il y ait des conventions. Le problème est que les juifs faisaient de ces conventions un absolu. Or ces conventions ne les mettent pas en relation avec Dieu, mais ils restent bloqués dans leur propre convention. De ce fait, Dieu ne peut pas agir pour leur donner ses grâces, dons, amour et donc leur pratique religieuse n'enrichira pas leur vie.

Tout cela les conduit à une interprétation rigoureuse de la religion, à enfermer leur dieu dans leurs limites. Ils se fabriquent un dieu sur mesure et ils ne le laissent pas rentrer dans leur vie. Dans leur pratique de la religion, ils croient que du moment qu'ils obéissent aux règles tout est résolu. On comprend tout à fait la réaction de Jésus: «Esprits faux que vous êtes! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire?» (Lc 13,15). Jésus dévoile ainsi que la pratique erronée du sabath n'a aucun sens.

La parole de Dieu devrait nous aider à examiner notre interprétation de la religion et nous aider à discerner si nos conventions nous mettent en rapport avec Dieu et avec la vie. C'est seulement à partir d'une interprétation correcte des règles que nous pourrons comprendre la phrase de Saint Augustin: «Aime et fais ce que tu veux».

 

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Rédigé par JOHNBOSCO

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Publié le 29 Octobre 2017

Every dominical celebration is a get together of the people of God, and this faithful who long to hear the Word of God, are fully aware the necessity to have an open mind and heart. In the first reading we are invited to welcome each other as they are, especially by reminding us of our own story. God draws our attention that the weak, the hungry, the oppressed, the immigrants are our brothers who need us. Since we are the children of God, since He accepts us as we are, with our weaknesses and our limits, we try to follow him faithfully, by our acts of charity. He is our Father, the Father of all, who listens to the cry of every poor man in front of our door.

He is our rock, on this rock of love,  we build our house. The man who puts his trust in this Rock will be like a tree planted on the river bank , which gives fruit in time. How can a man forget or ignore this God who saves us? We know from our history that this God who accompanied the people of Israel, is still accompanying us through this holy church. Church helps us to understand, how much God loves us and she keeps reminding us of our baptismal vocation, 'hold the Light always on' and our Christian duty, 'to love one another as I have loved you'.

This word 'love' is very often used in a wild way, that man loves his dish, loves this flower, he loves everything and everyone. When we say, 'I love you', say exactly what? We must look at Jesus, how He has loved us and how He still loves us.

By his obedience, He has created for us a divine proximity, and by his incarnation He has perpetuated this closeness. By the same incarnation, He revealed to us the divine plan, the project of salvation. Like Him, on our part, we must seek the divine presence in us, discover and feel this closeness through the Holy Spirit, who continues to accompany us and protect us. It is in this closeness and intimacy, we present ourselves before the Lord, so that He discovers us and transforms us.

Jesus participated in our suffering, from birth to death. By his incarnation He purified our birth and by his death he offered us the resurrection. God allowed himself to be discovered in Jesus Christ and in Him He committed himself for the good of all. Like Him, we must discover God by letting ourselves be avaible for others to discover us and  commit to the fulfillment of the divine will.

To love an unknown and invisible God is easy and to love the neighbour known and before you, it is difficult. Jesus reminds us that divine love is best expressed in human love. We cannot love an invisible God, without being able to love one another, who make th

is God visible. There is a lot of poor Lazarus in front of our door. Let's get out of our places of security and open our doors. We must learn to take the steps towards neighbours who are in the peripheries of our society, who hope for our attention. It is here we will discover that God of love, who is waiting for us. Amen.

 

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Publié le 28 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 6,12-19): 

Jesus went out into the hills to pray, spending the whole night in prayer with God. When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles: Simon, whom He named Peter, and his brother Andrew, James and John; Philip and Bartholomew; Matthew and Thomas; James son of Alpheus and Simon called the Zealot; Judas son of James, and Judas Iscariot, who would be the traitor.

Coming down the hill with them, Jesus stood on a level place. Many of his disciples were there and a large crowd of people who had come from all parts of Judea and Jerusalem and from the coastal cities of Tyre and Sidon. They gathered to hear him and be healed of their diseases; likewise people troubled by evil spirits were healed. The entire crowd tried to touch him because of the power that went out from him and healed them all.

 

The Application

I believe that the prayer is a response to the call of God, particularly to listen to Him. Thus every prayer should push us towards action. I am convinced that the baptised should be contemplative of the Word of God and active in the accomplishment of the same Word. Just like Jesus, every act should find its source and meaning in the prayer.

 

Daily Quote from the early church fathers:

Jesus chose fishermen and tax collectors to be apostles, by Ambrose of Milan, 339-397 A.D.

"It says, 'He called his disciples, and he chose twelve of them,' whom he appointed sowers of the faith, to spread the help of human salvation throughout the world. At the same time, observe the heavenly counsel. He chose not wise men, nor rich men, nor nobles, but fishermen and tax collectors, whom he would direct, lest they seem to have seduced some by wisdom, or bought them with riches, or attracted them to their own grace with the authority of power and nobility. He did this so that the reasoning of truth, not the grace of disputation, should prevail." (excerpt fromEXPOSITION OF THE GOSPEL OF LUKE 5.44)

 

«Went out into the hills to pray»

+ Fr. Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Spain)

Today, we may contemplate a full day in the life of Jesus. A life with two clear sides: prayer and action. If, as Christians, we are to imitate Jesus' life, we cannot prescind of any of these two dimensions. All Christians, even those who are consecrated to a contemplative life, have, and must have, certain moments for praying and certain others for action. The length of time for each one may, of course, vary. We can see that even friars and nuns in close orders devote a good part of their time to some kind of work. On the other hand, those of us that are more “secular”, if we wish to imitate Jesus, we should not carry out a frantic activity without spreading it with a prayer. St. Jerome says: «Even though the Apostle ordered us to pray all the time, (...) we must devote to this exercise certain previously determined hours».

Did Jesus need these lengthy hours of lonely prayer, when everybody else was asleep? Theologians study the psychology of Jesus man: up to which point had He direct access to divinity and up to which point was He «one who has similarly been tested in every way, yet without sin» (He 4:15). To the point we consider him closer to us, his praying “practice”, must be evidently a clear example for us.

Once we have well established our praying, it only remains for us to imitate him in action. In today's fragment, we can see him “organizing the Church”, that is, choosing those who were to be his future evangelists, the followers of his mission on earth: «When day came, He called his disciples to him and chose twelve of them whom He called apostles» (Lk 6:13). We find him, later on, healing all type of sicknesses. «Everyone in the crowd sought to touch him because power came forth from him and healed them all» (Lk 6:19), the Evangelist says. So that our identification with him may be complete, we only need that this power to heal everybody may also come forth from us. This will only be possible if we remain in him so that we can bear plenty of fruit (cf. Jn 15:4).

 

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Publié le 27 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 6,12-19): 

En ces jours-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres: Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, Simon appelé le Zélote, Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, celui qui fut le traître. 

Jésus descendit de la montagne avec les douze Apôtres et s'arrêta dans la plaine. Il y avait là un grand nombre de ses disciples, et une foule de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon, qui étaient venus l'entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits mauvais en étaient délivrés. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.

L’Application

 

Toute la prière doit nous amener vers l’action. Si la prière ne nous conduit pas vers l’action, même dans notre prière, nous nous attachons à la chose charnelle, particulièrement le plaisir. Puisque la prière est une réponse à l’appel de Dieu, cet appel nous confie toujours une mission. Aujourd’hui la prière du Seigneur l’a conduit vers l’appel des Apôtres et vers la guérison.  Tous les chrétiens sont appelés à être les véritables  contemplatives de la Parole de Dieu et les actives dans l’accomplissement de cette Parole.

«Jésus s'en alla dans la montagne pour prier»

+ Abbé Albert TAULÉ i Viñas 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui nous contemplons toute une journée de la vie de Jésus. Une vie qui a deux aspects très clairs: la prière et l'action. Si la vie du chrétien doit imiter celle de Jésus nous ne pouvons pas nous passer de ces deux aspects. Tout chrétien, y compris ceux qui se sont consacrés à la vie contemplative, doivent dédier quelques moments à la prière et d'autres à l'action, même si le temps que nous consacrons à l'une et à l'autre varie. Les religieux et religieuses cloîtrés consacrent eux aussi beaucoup de temps de la journée au travail. En contrepartie si nous souhaitons imiter le Christ, ceux d'entre nous qui sont le plus "séculaires", ne devraient pas se lancer dans des actions effrénées sans les plonger dans la prière. Saint Jérôme nous apprend que: «même si l'apôtre nous a enseigné de toujours prier (…) il convient que nous destinions quelques heures à cette tâche».

Est-ce que Jésus avait besoin de longs moments de prière solitaire quand tous dormaient? Les théologiens font des études pour savoir quelle était la psychologie de Jésus Homme: jusqu'à quel point il avait un accès direct à la divinité et jusqu'à quel point «il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché» (He 4,15).

Une fois que nous avons fait la prière, il ne nous reste plus qu'à l'imiter dans l'action. Au cours de ce moment de la journée, nous l'observons en train d'organiser son église, c'est-à-dire, choisissant ceux qui seront les futurs évangélisateurs, ceux appelés à continuer sa mission dans le monde. «Le jour venu, il appela ses disciples, en choisit douze, et leur donna le nom d'Apôtres» (Lc 6,13). Après nous le trouvons en train de guérir toute sorte de maladies. «Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous» (Lc 6,19) nous dit l'évangéliste. Afin que notre identification à Lui soit totale, il suffirait que nous dégagions nous aussi une force qui puisse guérir toutes les personnes, ce qui sera possible uniquement si, afin de porter plus de fruits, nous demeurons en Lui (cf. Jn 15,4).

 

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Publié le 26 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 12,54-59): 

Jésus disait encore à la foule: «Quand vous voyez un nuage monter au couchant, vous dites aussitôt qu'il va pleuvoir, et c'est ce qui arrive. Et quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites qu'il fera très chaud, et cela arrive. Esprits faux! L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste? Ainsi, quand tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, pendant que tu es en chemin efforce-toi de te libérer envers lui, pour éviter qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre au percepteur des amendes, et que celui-ci ne te jette en prison. Je te le dis: tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime».

«Le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger? Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?»

Abbé Frederic RÀFOLS i Vidal 
(Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus veut que nous élevions notre regard vers le ciel. Après trois jours de pluie persistante, ce matin le ciel était lumineux et dégagé faisant de ce jour un des plus beaux de cet automne. Nous comprenons mieux le sujet du changement de climat, puisque de nos jours le météorologiste fait quasiment partie de notre famille. Par contre nous avons toujours du mal à comprendre l'époque où nous vivons: «L'aspect de la terre et du ciel, vous savez le juger; mais le temps où nous sommes, pourquoi ne savez-vous pas le juger?» (Lc 12,56). Parmi ceux qui écoutaient Jésus, nombreux d'entre eux ont laissé passer une opportunité unique dans l'histoire de l'humanité. Ils n'ont pas reconnu en Jésus le Fils de Dieu. Ils n'ont pas reconnu l'heure du Salut.

Le concile Vatican II, dans la constitution Gaudium et Spes (n? 4), actualise l'Évangile de ce jour: «Pour mener à bien cette tâche, l'Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l'Evangile, (...). Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique».

Quand nous contemplons l'histoire, nous n'avons pas de mal à repérer les occasions manquées de l'Église où elle n'a pas su reconnaître le moment vécu. Mais Seigneur: combien d'occasions avons-nous manquées car nous n'avons pas su reconnaître les signes des temps ou, c'est qui revient au même, parce que nous n'avons pas su vivre et illuminer les problématiques de nos jours avec la lumière de l'Évangile?: Jésus nous rappelle à nouveau: «Et pourquoi aussi ne jugez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?» (Lc 12,57).

Nous ne vivons pas dans un monde de méchanceté même si elle est partout. Dieu n'a pas abandonné son monde. Comme nous le rappelait Saint Jean de la Croix, nous habitons une terre que Dieu lui même a parcourue et a remplie de beauté. La bienheureuse Thérèse de Calcutta a su capter les signes de son temps et son temps, c'est-à-dire notre époque, a su comprendre Thérèse de Calcutta. Demandons-lui de nous encourager. Ne cessons pas de tourner notre regard vers le Ciel sans perdre de vue la terre.

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Publié le 25 Octobre 2017

Gospel text

(Lc 12,49-53): 

Jesus said to his disciples, «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled; but I have a baptism to undergo and what anguish I feel until it is over! Do you think that I have come to bring peace on earth? No, I tell you, but rather division. From now on, in one house five will be divided; three against two, and two against three. They will be divided, father against son and son against father; mother against daughter and daughter against mother; mother-in-law against her daughter-in-law, and daughter-in-law against her mother-in-law».

 

The Application

 

I would like to invite you all to take few words from today’s gospel and contemplate their meaning and which meaning we add to it for our daily applications. Certainly the words like fire, peace and division need not some deep understanding. Without entering into the biblical meaning, I wish that we take for an example ‘fire’ and meditate, what kind of fire that Jesus desires and what kind of fire that I personally ignite today. My fire destroys what, sin or peace? What kind of division Jesus desired and what kind of peace that I install in my surrounding, etc.? These kind of personal interrogation and their sincere answers will be the best way of gospel application. Have a wonderful day.

 

Daily Quote from the early church fathers: 

The fire of the Gospel and being baptized in the Holy Spirit, by Cyril of Alexandria (376-444 AD)

"We affirm that the fire that Christ sent out is for humanity's salvation and profit. May God grant that all our hearts be full of this. The fire is the saving message of the Gospel and the power of its commandments. We were cold and dead because of sin and in ignorance of him who by nature is truly God. The gospel ignites all of us on earth to a life of piety and makes us fervent in spirit, according to the expression of blessed Paul (Romans 12:11). Besides this, we are also made partakers of the Holy Spirit, who is like fire within us. We have been baptized with fire and the Holy Spirit. We have learned the way from what Christ says to us. Listen to his words: 'Truly I say to you, that except a man be born of water and spirit, he cannot see the kingdom of God' (John 3:5). It is the divinely inspired Scripture's custom to give the name of fire sometimes to the divine and sacred words and to the efficacy and power which is by the Holy Spirit by which we are made fervent in spirit." (excerpt from COMMENTARY ON LUKE, HOMILY 94)

 

«I have come to bring fire upon the earth»

Fr. Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Spain)

Today, the Gospel presents us Jesus as a person of great ambitions: «I have come to bring fire upon the earth and how I wish it were already kindled!» (Lk 12:49). Jesus would like to see the fire of charity and virtue already burning. As if He would be referring to it in passing! He has to undergo a baptism, that is, the trial of the Cross, and He feels anguished until it is all over. It’s only natural, Jesus has plans, and He is in a hurry to see them accomplished. We could say He has a “Divine Impatience”. We also have ideas and projects, and we would also like to see them fulfilled straightaway. Time gets in the way. «What anguish I feel until it is over!» (Lk 12:50).

It is the stress of life. It is the anxiety anyone with great projects feels. On the other hand, having no desires is like remaining at a standstill, dead, restrained; it is being sad, embittered, as being one who derives pleasure from reprehending those who actually work. People who are moving and cause others to move, who are progressing and cause others to progress, are ambitious people.

Have great aspirations! Train your goals onward and upward! Seek your personal perfection, that of your family, that of your work, that of your deeds, that of the assignments you receive. The saints have always aspired to the highest goals. They have not been afraid to face efforts and stress. They have moved. Carry on, move, too! Remember St. Augustine's words: «If you say enough, you are lost. Go further, keep going. Don't stay in the same place, don't go back, don't go off the road. Who does not move forward, stops; who keeps thinking of the starting point, goes backwards; he who reneges goes off the road. It is better to limp along that way than to stride along some other route». And he adds: «If want to be what you are not yet, you must always be displeased by what you are. For where you are pleased with yourself there you have stopped. Keep adding, keep walking, keep advancing». Are you advancing or have you stopped? Implore the help of the Blessed Virgin, Mother of Hope!

 

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Publié le 25 Octobre 2017

Texte de l'Évangile

(Lc 12,49-53): 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé! Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois; ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère».

L’Application

 

La foi chrétienne se fond dans la bonté et dans la générosité divine. Si nous avons la foi, même si, qu’elle soit faible, elle sera comme une plante qui donne le bon fruit. Beaucoup d’entre nous, nous ne savons pas donner le fruit, alors nous cherchons le Berger éternelle pour nous amener vers les herbes fraîches. En mettant les lectures du jour devant nous, y compris le psaume, comment voulons-nous les vivre aujourd’hui ? En tant que chrétiens, comment comprenons-nous ce concept de feu et la division ? Le baptême du Seigneur…………………….. ?  La réponse nous aidera à vivre cette journée dans le Seigneur. Aujourd’hui, quel est ce feu que nous apportons à ce monde qui est en peu froid ?

 

«Je suis venu apporter un feu sur la terre»

Abbé Joan MARQUÉS i Suriñach 
(Vilamarí, Girona, Espagne)

Aujourd'hui, Jésus se présente à nous comme un homme aux grands désirs: «Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé!» (Lc 12,49). Jésus voudrait déjà voir le monde brûler de charité et de vertu! Rien que ça! Il lui faut passer par l'épreuve d'un baptême -la croix- et il voudrait déjà l'avoir fait! Naturellement! Jésus a des plans et il est pressé de les voir se réaliser. Nous pourrions dire qu'il est la proie d'une sainte impatience. Nous aussi, nous avons des idées et des projets, et nous voudrions les voir tout de suite réalité. Le temps nous gêne. «Comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli!» (Lc 12,50), dit Jésus.

C'est la tension de la vie, l'inquiétude ressentie par les personnes qui ont de grands projets. D’autre part, celui qui n'a pas de désirs est éteint, c'est un mort, c'est un frein. En plus, c'est un triste sire, un type amer qui se défoule en critiquant ceux qui travaillent. Ce sont les personnes pleines de désirs qui se remuent et créent du mouvement autour d'elles, qui avancent et font avancer.

Aie de grands désirs! Vise haut! Cherche la perfection personnelle, celle de ta famille, de ton travail, de tes œuvres, des charges que l'on te confie. Les saints ont aspiré au plus parfait. Ils n'eurent pas peur devant l'effort et la tension. Ils se sont remués. Remue-toi, toi aussi! Souviens-toi des mots de saint Augustin: «Si tu dis ça suffit, tu es perdu. Va toujours, marche toujours, avance toujours; ne t'arrêtes pas en chemin, ne recule pas, ne dévie pas de ta route. Qui n'avance pas s'arrête; il fait marche arrière celui qui en vient à penser à une issue et l'apostat s'égare. Mieux vaut boiter sur le chemin, que courir hors de la route». Et il ajoute: «Examine-toi et ne te contentes pas de ce que tu es, si tu veux atteindre ce que tu n'es pas. Car à l'instant même où tu te plais, te voilà à l'arrêt». Bouges-tu ou es-tu arrêté? Demande son aide à la Très Sainte Vierge, Mère de l'Espérance.

 

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Publié le 24 Octobre 2017

Texte de l'Évangile (Lc 12,39-48): 

«Vous le savez bien: si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra». 

Pierre dit alors: «Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde?». Le Seigneur répond: «Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail. Vraiment, je vous le déclare: il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit: ‘Mon maître tarde à venir’, et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. 

»Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage».

«Vous aussi, tenez-vous prêts: c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra»

Abbé Josep Lluís SOCÍAS i Bruguera 
(Badalona, Barcelona, Espagne)

Aujourd'hui, avec la lecture de ce fragment de l'Évangile, nous pouvons nous rendre compte que chaque personne doit être un administrateur: quand nous naissons, nous recevons tous un patrimoine avec nos gènes et facultés pour nous réaliser dans la vie. Nous découvrons, alors, que ces potentialités, et même notre vie, ce ne sont qu'un don gratuit de Dieu, car nous n'avons rien fait pour les obtenir. Ce sont un cadeau personnel, unique et intransférable, qui façonne notre personnalité. Ce sont les "talents" dont le même Jésus nous en parle (cf. Mt 25,15), les qualités que nous devons soigner et cultiver tout au long de notre existence.

«C'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra» (Lc 12,40), dit Jésus dans le premier paragraphe. Notre espérance réside dans la venue du Seigneur Jésus à la fin du temps; mais maintenant et ici, Jésus se fait aussi présent à nous dans notre vie, dans la simplicité et complexité de chaque moment. C'est aujourd'hui lorsque, avec la force du Seigneur, nous pouvons vivre son Royaume. Saint Augustin nous les rappelle dans les paroles du Psalm 32,12: «Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!», afin que nous puissions en être conscients, et devenir part de cette nation.

«Vous aussi, tenez-vous prêts» (Lc 12,40), cette exhortation représentant un appel à la fidélité qui n'est jamais subordonnée à l'égoïsme. Nous sommes responsables de savoir comment "faire valoir" les biens que nous avons reçus avec notre vie. «Connaissant la volonté de son maître» (Lc 12,47), c'est ce que nous appelons "notre conscience", et c'est ce qui nous fait dignement responsables de nos actes. La réponse généreuse de notre part envers l'humanité, vers chacun des êtres vivants, c'est quelque chose juste et pleine d'amour.

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